- Speaker #0
Retrouve dans cet épisode le parcours de Thibaut alias la science musicale, un jeune homme qui montre que l'on n'est pas obligé de se spécialiser pour réussir. Si tu préfères écouter la rencontre entière, rends-toi à l'épisode numéro 8, comprendre le vivant par le son, mécanisme physique du son et son de nature. La vie est un phénomène unique en son genre, alors tâchons de l'honorer. Je suis Margot. Bienvenue sur Phénoménale Existence, le podcast qui explore ce qui fait notre particularité, ici, au milieu de l'univers, pour habiter pleinement nos vies. Il faut dire qu'en tant qu'humain, on a des potentiels peut-être infinis, surtout notre vie d'occidentale du XXIe siècle, on a possibilité de créer... Des trajectoires tout à fait uniques et tu en es la preuve incarnée. Donc on peut dire que toi, tu as créé aussi ton propre schéma. Je crois que ton parcours au final et les événements marquants qui ont façonné ton modèle sur mesure, je pense que tu les as déjà plus ou moins évoqués. Est-ce que tu as des choses à rajouter sur ça ?
- Speaker #1
Je pense que ce qui façonne toujours les gens, c'est les rencontres, c'est les personnes qui ont croisé notre parcours, notre chemin. Je pense à plein de gens, évidemment. En fait, moi, j'ai eu vraiment beaucoup de chance parce que j'ai croisé sur ma route beaucoup de gens vraiment merveilleux qui m'ont donné accès à des savoirs dont je n'étais pas censé accéder forcément vu d'où je venais. En fait, j'ai suivi des cours au conservatoire avec des professeurs merveilleux qui m'ont ouvert des portes auxquelles je ne pensais pas du tout possible. Ça, grâce à un ami qui m'a dit « Mais non, mais viens suivre ce cours d'électro-acoustique, tu verras, c'est génial. » Et en fait, ce cours d'électro-acoustique que j'ai fait au lycée m'a ouvert pas mal de possibilités dans ma tête. C'était mes premiers cours de développement de logiciels audio. Et ça, au lycée, ce n'est quand même pas si courant. Donc c'est sûr que oui, ce schéma-là, il s'est créé par les accidents de la vie et ces rencontres qui font que tu ne suis pas le schéma classique habituel. Je pense que la musique a ouvert beaucoup à ça, et le vivant, mais tardif. le vivant très tardif je pense qu'il ne faut pas avoir honte mais c'est vrai que moi je viens d'une région de France on va dire assez verte quand même assez végétalisée assez arborée avec beaucoup de forêts de bois quand même surtout pas de forêts primaires mais en tout cas il y a des lynx dans le Jura c'est quand même pas rien c'est vrai que tout ça, certes quand j'étais petit j'avais un bouquin sur les lynx qui m'avait beaucoup intéressé Mais le vivant, on est très aseptisés de tout ça. En fait, on fait surtout un travail de déconstruction, je trouve. Il y a beaucoup de choses auxquelles on n'a pas accès, dont on devrait avoir accès très tôt dans notre apprentissage, mais notamment le vivant. Et qu'est-ce qui nous empêche d'avoir tous une connaissance des espèces et du vivant ? Qu'est-ce qu'on perdrait à enseigner ça par rapport à d'autres choses ? Peut-être pour finir sur la question, les événements marquants, en tout cas, ils ont été très nombreux très récemment, je dirais. est vraiment lié à toutes les expériences. Et je pense que la pluridisciplinarité y est pour quelque chose. C'est-à-dire de vraiment chercher à creuser un peu dans tous les sens. Moi, ça me permet en tout cas de me créer des opportunités dans tous les sens pour le coup. Que ce soit dans le cinéma, que ce soit dans l'écriture musicale, dans le podcast, dans la radio, dans la muséographie, dans la réalité virtuelle, parce que j'ai bossé aussi pour des films en réalité virtuelle, pour des expos. Je pense qu'il ne faut pas se fermer des portes. Même pour le jeu vidéo, j'ai fait des choses... Je trouve que c'est super de s'ouvrir le plus possible. Et ça, c'est le parcours qui le permet quand on rencontre les bonnes personnes. Ça, ce n'est pas toujours possible.
- Speaker #0
Oui, mais je ne peux qu'acquiescer à ce que tu dis parce que j'ai aussi ce profil-là. Je me reconnais complètement aussi dans ce profil, justement. Et ce besoin de toucher à tout, en tout cas à tout ce qui m'intéresse, tout en sachant qu'il y a derrière un fil conducteur. et que c'est une expérience qui n'est pas verticale mais qui est horizontale. Donc on n'est pas dans l'ultra spécialisation. Moi j'image ça comme ça. J'image ça comme l'ultra spécialisation c'est quelque chose qui va monter en verticalité. Donc c'est comme si tu accumulais des connaissances et petit à petit ça monte, Et au contraire, le côté généraliste, même si ça ne t'empêche pas d'avoir quand même de fortes compétences dans ces domaines-là, eh bien c'est plutôt à l'horizontale. Tu vas avoir des montées moins hautes, mais tu vas quand même avoir une largeur. Et cette largeur, elle te permet de faire des liens entre ces disciplines-là.
- Speaker #1
Exactement. Et c'est là où le groupe aussi a son intérêt, c'est que si tu es plutôt horizontal et ne pas avancer très vite sur des matières, justement d'autres qui ont leur spécialité vont pouvoir te permettre de créer des choses assez magiques. Et si je peux juste placer du coup le cas de cet outil que j'ai créé, qui s'appelle Morphosis, enfin que j'ai créé pas tout seul, mais en tout cas le code source vient de mes petites mains sur le clavier. En fait, le design d'un outil, je ne sais pas le faire, le tri des sons, je ne sais pas le faire. En fait, il y a plein de gens autour de cet outil qui sont en train d'aider à le créer, et ça c'est magique. Moi j'ai amené les briques, si tu veux, entre guillemets, pour que l'idée existe et que le projet émerge. Ensuite, tout ce qu'il y a autour. C'est le groupe et c'est l'humain. Il n'y a pas à être de telle manière ou d'une autre. Je pense que les deux se complètent très bien. Je ne m'en étais pas autant rendu compte avant ce moment-là.
- Speaker #0
Je pense que tu l'as peut-être dit, mais est-ce que tu as eu des mentors ou des personnes qui t'ont inspiré à faire autrement ? Ou est-ce que tu t'es senti plutôt seul à tracer ta route ?
- Speaker #1
Les mentors, on va dire que j'ai croisé des gens à des moments clés qui m'ont dit des choses qui m'ont inspiré. Après, est-ce qu'on m'a... Après, de façon de manière inconsciente, évidemment, j'ai fait autrement peut-être par des choses que des personnes ont pu me dire. Après, est-ce que vraiment ça m'a fait changer mes choix ? Je pense que vraiment, un peu toute ma vie, j'ai fait mes propres choix tout seul et je suis un peu mon propre moteur. On va dire que je n'ai pas besoin forcément de beaucoup d'essence à côté pour rouler. Oui, ça fait sens.
- Speaker #0
Ça fait sens, parce que je pense que moi, je ne saurais pas répondre à cette question non plus, étant donné que je me retrouve un peu dans ce que tu dis.
- Speaker #1
On se construit par ce que les gens ont fait de nous.
- Speaker #0
C'est des influences indirectes, plus que bien identifiées.
- Speaker #1
Même les mauvaises influences, vraiment tout.
- Speaker #0
Complètement,
- Speaker #1
oui. Après, le terme mentor, je pense que ça a été très succinct, s'il y en a eu en tout cas. J'ai beaucoup mis tout le temps les gens sur le même pied d'égalité. Pour moi, il n'y a jamais eu vraiment... En tout cas, aujourd'hui, c'est vraiment le cas. Il n'y a jamais vraiment de personne au-dessus d'une autre. Chacun a ses capacités, ses atouts et ses choses à raconter. Et voilà, donc je ne pense pas être dans ce truc de mentorat ou de fanatisme de personne, en tout cas. Après, dans le cas, par exemple, de Cosmo Sheldrake, là, effectivement, je suis quelqu'un qui est très admiratif de son travail, très, très fan pour le coup. Mais pour autant, je ne vais pas venir m'en inspirer pour faire la même chose. Je vais venir justement m'en servir pour... pour construire de quelque chose d'encore plus nouveau. Mais en tout cas, je me suis quand même, dans ma vie, en tout cas, assez senti seul sur la route pour la faire avancer, pour finir positivement. Mais c'est positif d'être seul. En tout cas, la solitude est quelque chose de positif.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
après,
- Speaker #0
ça dépend des individus, mais effectivement, si tu as toutes les ressources en toi...
- Speaker #1
Ouais. On bricole, on teste, on est imparfait, on rate, et on continue, on expérimente. J'ai beaucoup, beaucoup expérimenté. J'ai passé des années à faire des trucs qui ne servaient à rien. mais qui m'ont servi plus tard, malgré tout.
- Speaker #0
Oui, bien évidemment. On ne se rend pas compte sur le moment, sur l'instant T, si ça va être utile. Et puis en fait, on se rend compte que c'est le process qui fait que par la suite, ça nous sera utile. Parfois, c'est surtout la patience de se dire je verrai plus tard ce que ça m'aura apporté. Je ne peux pas en tirer de leçon tout de suite. Ce n'est pas évident de se dire ça quand on est dans le dur.
- Speaker #1
Je ne me le disais même pas, moi. C'était vraiment, on y va, on fonce.
- Speaker #0
C'est la meilleure manière d'aborder la chose. Qu'est-ce qui te passionne le plus dans ton approche ?
- Speaker #1
Là, par rapport à... C'était par rapport, du coup...
- Speaker #0
Ton approche, j'avoue que là,
- Speaker #1
c'est vrai qu'elle est à pleine ramification. C'est vrai. Mais peut-être pour parler un peu...
- Speaker #0
De manière générale, peut-être, ou je ne sais pas.
- Speaker #1
Oui, peut-être plus pour parler de la création de contenu que je fais sur Instagram. Mais c'est vrai que ce qui me passionne le plus dans tout ça... C'est de relier l'écoute au vivant, vraiment c'est ça. C'est mêler un peu la prise de son au vivant de manière très directe et très simple. On va dire de manière un peu plus large peut-être. Il y a deux ans, j'ai voulu tenter de faire une thèse, j'ai postulé pour une thèse au Muséum d'histoire naturelle sur l'évolution du chant des oiseaux, parce que je savais que cette voie m'intéressait énormément. Le vivant, c'est quelque chose qui me passionne et qui m'invite à persévérer en tout cas dans cette voie-là. Et malheureusement, j'ai été short-listé, mais... pas retenu parce qu'il n'y en a qu'un dans le monde antique qui est évidemment retenu. Puis je n'ai pas fait d'études à nouveau en biologie et pas d'études en bioacoustique, ce qui fait que je pars d'ores et déjà avec un énorme handicap qui m'indique très clairement de refaire des études, en fait, si je veux continuer là-dedans. Mais ce qui me passionne le plus, du coup, grâce à cette approche et qui permet de remédier un peu à ça, c'est que ça me permet, moi, d'apprendre des choses de manière continue, de faire apprendre aux gens des choses de manière un peu continue sur la biologie, sur plein de choses. Je reparle d'intelligence artificielle parce que c'est quand même un peu le cœur de mon métier et le cœur de ce dont je parle aussi souvent. C'est super de pouvoir justement mêler technologie, recherche, science. et nature. Je dirais que mon approche, ce qui la justifie aujourd'hui, c'est le fait de pouvoir continuer à travailler dans ces domaines-là. Notamment, en ce moment, je fais partie d'un groupe qui s'appelle Earth Species Project, ESP. C'est une sorte de communauté de chercheurs, de scientifiques, à travers le monde qui travaillent sur les thématiques du vivant, des animaux. Par exemple, tu as des personnes qui ont créé un outil qui permet d'isoler, comme pour la voix humaine sur, actuellement, Zoom, là où on se parle, qui permet d'isoler le bruit de fond. avec la voix, ils ont fait la même chose mais pour les animaux. Donc tous les sons d'animaux, toutes les vocalises animales, elles peuvent être isolées grâce à des chercheurs de ce groupe. Donc moi, je les ai rejoints sur Discord il n'y a pas très longtemps, donc ils font des projets divers et variés. Et moi, ça me permet de garder finalement un pied dans la recherche que je n'ai plus du tout vraiment aujourd'hui. Enfin moi, je ne sors pas de papier régulièrement, je ne suis pas du tout dans le domaine... Enfin l'académie, pour moi, elle s'est arrêtée au moment où j'ai rendu mon mémoire, il y a deux ans. Donc c'est vrai que moi, j'ai... J'aurais beaucoup aimé persévérer et je pense qu'un jour, je reprendrai cette part-là pour pouvoir imaginer peut-être poursuivre un jour dans cette thématique-là de manière un peu plus académique. C'est ça qui me fait choisir cette voie, on va dire. Je vais encore digresser, je suis désolé. Je pense à un truc que je trouve fascinant et j'en ai parlé hier avec une personne très spéciale que j'aime beaucoup, qui m'a parlé des dinosaures. J'ai fait des recherches sur les dinosaures et en fait, il y a des équipes qui cherchent à restituer à partir des squelettes. les conduits vocaux, la forme des conduits vocaux, la rinx, la cirinx de certains animaux préhistoriques, et de savoir un petit peu, et de se replacer, de comment ils communiquaient, et comment ils étaient capables d'émettre des sons, et surtout comment ils communiquaient, qu'est-ce qu'ils signifiaient à leurs congénères, quels étaient leurs cris, quels étaient leurs chants, s'ils en avaient un. Bon, a priori, ils n'avaient pas de chants, mais je trouve ça fascinant de se dire qu'il y a des pans de la recherche comme ça qui sont tellement fascinants, et c'est ça qui me passionne vraiment. C'est ces thématiques-là. Donc j'adore beaucoup en parler, en vulgarisation, parce que la vulgarisation, j'en fais depuis très longtemps, tout comme Anaïs, en fait. Mais j'en faisais déjà d'abord dans la musique, il y a 12 ans, quand j'ai commencé. Je parlais beaucoup de musique, de science. Ensuite, c'est devenu beaucoup plus science et chimie, etc. Et après, c'est devenu plus physique, plus technique. Comme j'ai fait prépa, maths, sup, je commençais à rentrer dans du lard, dans du bon détail. légitime quoi oui voilà et là le le sac le vivant maintenant qui s'intègre à tout ça depuis 3-4 ans il a vraiment sa sa place quoi en tout cas ouais ces domaines de recherche ils sont fascinants le truc que j'ai vu là ce soir qui est sorti le projet CETI donc c'est un projet de recherche où je discute un peu avec eux j'aimerais beaucoup collaborer avec eux parce que c'est une une équipe qui sort des papiers fascinants et qui ont réussi à développer un framework quoi un soft qui permet d'envoyer n'importe quel son animal ou humain et de le traduire en coda. Le coda, c'est le système de langage des mammifères marins, de certains mammifères marins. Donc, tu pourrais parler à un mammifère marin si tu le voulais. Donc là, on est vraiment sur la communication animale le plus proche. Et je trouve ça dingue. Ça nourrit tellement de possibles et d'imagination. Oui,
- Speaker #0
c'est une science-fiction qui devient...
- Speaker #1
Qui devient complètement réalité. Là, je vois des films dans ma tête et je me dis, waouh, en fait, c'est bon, on y est. Encore faut-il savoir décoder ce que disent les mammifères marins.
- Speaker #0
Est-ce qu'ils comprendraient ce qu'on pourrait leur dire aussi ?
- Speaker #1
Est-ce que c'est dans leur chambre ? Ils ont déjà travaillé là-dessus. Je sais que ce projet, CETI, les chercheurs de ce groupe-là ont déjà réussi à créer un alphabet, à comprendre un alphabet marin. Ça, c'est dingue de pouvoir y entendre des sons disparus. C'est fou. Moi, ça me passionne. L'archéologie des sons, c'est...
- Speaker #0
L'archéologie des sons, déjà, on dirait que c'est un oxymore, parce qu'effectivement...
- Speaker #1
Les sons ont tendance à s'éteindre. Ils sont émis et s'éteignent.
- Speaker #0
À part ce que tu disais tout à l'heure par rapport à les sons cosmologiques qu'on peut retrouver, mais là, pour le coup, dans la matière, ils ne sont plus là. Et il y a aussi des chercheurs qui ont essayé de reconstituer les sons un peu plus proches de nous, mais de nos ancêtres, justement, Néandertal et Homo sapiens.
- Speaker #1
La France Culture a sorti une suite d'épisodes sur ça, sur l'écoute de ce que pouvait être l'oreille humaine à l'époque préhistorique. Ce qui rejoint aussi un peu le travail de ma directrice de mémoire, de recherche, qui était Mylène Pardoin, qui avait travaillé sur la construction de la cathédrale Notre-Dame. À l'époque, comment se passait la vie sur le parvis de Notre-Dame ? Elle a travaillé sur ça, sur le quartier des Halles. Elle a travaillé sur plein de domaines très différents pour se replacer sur le patrimoine historique. le patrimoine de la construction aussi de cette époque-là et de se dire, tiens, qu'est-ce qu'entendait un Parisien à cette époque-là ? Donc oui, replacer le son dans un contexte, c'est aussi ouvrir un champ de la recherche que beaucoup de personnes n'ont pas conscientisé ou même pas imaginé. Moi, pour mon mémoire, comme c'était sur un château luthérien du XVIe siècle, j'avais rencontré un pasteur, j'avais rencontré une chercheuse au CNRS. Un chercheur au Paris, au CNRS, en habitat seigneurial fortifié, qui lui n'avait jamais imaginé, se posait la question de qu'est-ce qu'on entendait sur l'esplanade du château luthérien sur lequel il avait travaillé pendant des années en 1595. En fait, on entendait un chenil, on entendait une écurie, on entendait plein de choses. Un fouconnier, une tour qui se construisait, des cuisines de l'allemand, de l'époque, moyen allemand, ce genre de choses. Le fait de se replacer aussi du point de vue du son, ça fait se questionner, ça fait éveiller l'essence aussi des gens d'une autre manière. C'est ça qui est passionnant, c'est tout ça. C'est plein de choses. Tout est passionnant, en fait. Ouais,
- Speaker #0
ouais. Donc t'es vraiment à ta juste place, je crois.
- Speaker #1
Il est fou.
- Speaker #0
Enfin, quel serait ton conseil final pour celles et ceux qui souhaiteraient se créer une vie, justement, et un métier sur mesure ? Pas forcément le tien, mais d'une manière générale.
- Speaker #1
Même si j'aimerais beaucoup, beaucoup. Plus de gens s'intéressent aussi à ça, ce serait génial. Je trouve qu'il y a quand même encore une lacune. Il y a beaucoup de gens qui devraient s'y intéresser à la recherche autour du son. Les conseils, qui suis-je pour donner des conseils ? Qui suis-je ? Chacun a son train de vie en particulier à lui, chacun a ses propres expériences. Je pense qu'il faut se faire confiance avant tout sur qui l'on est et essayer de se comprendre le plus vite possible pour pouvoir avoir toutes ces chances de se créer son propre métier et son propre path. C'est vrai qu'il faut se comprendre soi-même déjà dans un premier temps avant d'anticiper quoi que ce soit. Moi, j'ai eu cette chance d'être assez privilégié de plein de raisons différentes et de pouvoir m'intéresser à ces choses-là bien avant d'autres gens qui passent par des phases qui sont des compréhensions de leur personne, etc. Donc oui, je dirais comprenons-nous nous-mêmes avant de nous lancer dans l'étude de choses plus complexes. Et je pense qu'il y a un autre conseil qui est celui de... le plus important même. Ce que je disais déjà tout à l'heure, c'est qu'on ne forme pas assez les jeunes générations aux vivants. Certes, tout ça ne prend pas dans les livres. Il y a aussi beaucoup de l'expérience directe qui est hyper importante. L'écoute, l'écoute active, l'observation, essayer de comprendre les phénomènes qui nous entourent, genre juste passer une heure, enfin une heure c'est beaucoup déjà peut-être pour certaines personnes, mais 20 minutes dans un endroit en forêt et de se poser les questions de qu'est-ce qui m'entoure en fait. qu'est-ce qui se passe ? Ça permettra certainement de mieux appréhender les disparitions, les manques, des choses qui ne sont pas toujours évidentes, mais qui sont nécessaires, je trouve. En tout cas, à l'échelle individuelle, je dirais, avec des gros guillemets, parce que qui suis-je pour donner des conseils, mais prenez le temps d'écouter, prenez le temps de trouver ce qui vous fait vraiment vibrer, même si ça a l'air très marginal. Finalement, ça vous correspond, et essayez de garder tout ça au centre de votre vie, et ça vous guidera, je pense, vers des choses qui ont du sens, et vers des gens qui vous feront sens.
- Speaker #0
Merci, merci pour ces conseils. Tu es parfaitement légitime parce que tu as un parcours qui est unique à toi, mais en même temps qui pourrait justement servir d'aiguillage pour d'autres personnes. C'est sous ce prisme-là que je voyais.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Comme chacun a son propre vécu, sa propre histoire, aussi, il ne faut pas essayer de l'écrire par rapport à quelqu'un. C'est surtout ça que je dirais.
- Speaker #0
Tu ne peux pas te calquer parce que tout est différent, effectivement. et bien nous en arrivons à la conclusion de cet épisode, pour celles et ceux qui voudraient continuer à explorer avec toi qui ne te connaissent pas encore où est-ce qu'on peut te trouver, qu'est-ce que tu proposes est-ce que tu vends des choses voilà, ta petite promo
- Speaker #1
2026 donc vous pouvez la retrouver sur les réseaux sociaux donc la plupart en tapant la science musicale pour mes travaux et mon contenu autour de l'enregistrement du vivant et d'autres phénomènes scientifiques. Sur Ecotip, qui est là pour le coup plutôt sur Instagram, où c'est plus mes photos d'animaux que je prends en milieu naturel et sauvage. Et donc une autre annonce, une autre exclue dans ce podcast. On ne fait que des exclus. Mais à partir de l'année prochaine, j'ouvre mon site Internet pour vendre mes tirages photographiques. Donc j'ai investi dans ma propre imprimante professionnelle pour pouvoir faire mes propres tirages. Donc à partir du début janvier, ce sera tout à fait possible de commander des tirages et de choisir par exemple un oiseau sur le compte, n'importe lequel, et faire un tirage de celui-ci, un peu personnalisé. Il y aura des tirages un peu plus premium, etc. Mais en tout cas, voilà, carte postale, ce genre de choses, des tirages photos assez chouettes. Et peut-être avec l'album, un CD, on ne sait pas l'année prochaine. Mais en tout cas, il y aura tout ça à venir. J'ai un site internet sur lequel je montre plus mon parcours professionnel. On voit ce que j'ai fait comme installation, sur quels films en réalité virtuelle j'ai travaillé. Il y a ma page IMDB sur laquelle on voit sur quels films j'ai travaillé, si ça intéresse des gens d'aller voir aussi. C'est une sorte de Wikipédia du cinéma. C'est déjà pas mal, je pense, comme canot de suivi.
- Speaker #0
Ok, de toute façon, on mettra les liens en description de l'épisode, tout ce qui est pertinent, tout ce qui est d'actualité et qui peut être révélé, parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas révéler tout de suite, mais tout ce qui peut être révélé, ça sera partagé. Voilà. Eh bien, Thibaut, je te remercie beaucoup pour tout cet échange très enrichissant. Et très développé aussi, on sent la passion qu'il y a chez toi. Donc je te remercie pour ça et puis d'avoir accepté aussi mon invitation, tout en sachant que tu es très pris parce que tu as 500 projets, j'ai l'impression, en parallèle.
- Speaker #1
C'est compliqué.
- Speaker #0
De ce que j'ai compris, ouais, voilà. Un peu compliqué. D'autant plus contente d'avoir eu cette primauté. Donc j'espère que tu pourras partager cet épisode à tous ceux qui voudraient plus te connaître.
- Speaker #1
Merci à toi pour ton invitation.
- Speaker #0
Merci d'avoir voyagé avec moi dans cet épisode de Phénoménale Existence. J'espère que ce parcours t'aura inspiré, d'une manière ou d'une autre, et t'aidera à tracer ta propre voie. Si ce podcast te plaît, tu peux le partager sur les réseaux, laisser une note ou un commentaire sur ta plateforme préférée, ou me faire un don libre. N'hésite pas à explorer le reste de mon univers. On se retrouve très bientôt. D'ici là, prends soin de ceux qui te rendent vivant.