- Speaker #0
Retrouve dans cet épisode le parcours d'Anaïs, alias drôle de biologiste qui est devenue vulgarisatrice scientifique sur les réseaux. Si tu préfères écouter la rencontre entière, rends-toi à l'épisode numéro 5, l'humilité forcée de l'humain face aux prouesses du reste du vivant. La vie est un phénomène unique en son genre, alors tâchons de l'honorer. Je suis Margot, bienvenue sur Phénoménale Existence. Le podcast qui explore ce qui fait notre particularité, ici, au milieu de l'univers, pour habiter pleinement nos vies. Maintenant, j'aimerais évoquer une chance que nous avons, en tant qu'humains du XXIe siècle, celle de pouvoir créer sa vie sur mesure, d'en être l'acteur, de la façonner et de ne pas la subir. Faut quand même reconnaître que nous sommes la seule espèce... à pouvoir avoir une multitude de destinées et à ne plus être calquées sur le modèle de survie alimentaire. D'ailleurs, on en a parlé tout à l'heure, on remettait en question la notion de reproduction qui n'est plus forcément vitale ou souhaitée par les individus, par les humains. Même si cela reste en toile de fond, nous avons en parallèle des métiers, des activités variées qui font que nos vies peuvent suivre un schéma unique capable de révéler nos innombrables potentiels. Anaïs, on peut dire que tu as créé ton propre schéma. Peux-tu me dérouler ton parcours et les événements marquants qui ont façonné ton modèle sur mesure ?
- Speaker #1
Alors, mon parcours n'est pas linéaire. Justement, je pense que c'est ce qui en fait un peu aussi cette richesse. Mais après mon bac scientifique, je suis entrée en licence de biologie en ayant pour objectif de tenter la pastrelle pour accéder à l'école vétérinaire. Donc au début, plutôt avec un attrait à animaux domestiques. Et en fait, très vite, je me suis rendue compte que mes horizons se sont élargis sur la diversité du vivant. Je me suis dit, mais je ne peux pas, non, ce n'est pas ça en fait que je veux réellement. Donc, plus j'apprenais et plus je réalisais qu'il n'y avait pas seulement ces fameux animaux de compagnie ou les espèces emblématiques qu'on connaît tous à la maison, mais une incroyable diversité et une forme de vie qui me fascinait dans toutes les manières. Et en fait, je me suis dit, ce qui m'a permis d'aller plus loin, c'est que lors de cette licence, j'ai poursuivi ensuite, après, j'ai eu un exercice de production numérique qui m'a fait prendre conscience qu'il y avait plus que de simplement participer à la recherche. Il y avait aussi toute cette action de transmission des sciences, transmission des connaissances. Et donc, après cette licence, je me suis dit que j'allais poursuivre avec une licence en médiation scientifique et éducation à l'environnement. Donc, c'est une L3 professionnelle qui se fait sur une année en complément d'une licence où, par exemple, beaucoup de personnes étaient en GPEN à ce moment-là aussi. Et à côté de ça, j'ai commencé également un master en ingénierie écologique, spécialisé dans la gestion et restauration des écosystèmes pour continuer toujours cette connaissance. sur, on va dire, un petit peu plus accès terrain et recherche. Donc, il y avait un petit peu cette double action de pouvoir essayer de me professionnaliser avec un parcours dans tout ce qui était transmission des sciences et à côté, continuer à élargir mes connaissances scientifiques. Donc, j'ai fait ça, mais le vrai, on va dire, déclic qui a permis d'en arriver là où je suis maintenant. Ça s'est produit donc effectivement à la fac, au sein d'un lieu qui... C'était production numérique. C'est un exercice où on devait créer un site internet et produire une courte vidéo de vulgarisation scientifique sur un sujet. À ce moment-là, d'une part, on n'avait pas encore posé le terme de vulgariser sur cet exercice, donc je n'avais pas encore cette notion-là, mais c'est vrai que j'ai pris un immense plaisir à expliquer, raconter, mettre en scène et en image... les mots sur ce sujet scientifique. Alors, sur cette première année, c'était la cristallisation fractionnée. Et la deuxième année, en L3, on avait eu un deuxième sujet un peu similaire. Et là, c'était sur la bioluminescence. Donc, ces petits sujets, j'en avais fait des petites vidéos. Et en fait, dans les travaux de groupe, il y a toujours un moment où dans la répartition du travail, c'est un peu plus compliqué parfois. Et je me suis retrouvée à tout faire. Sauf qu'en fait, secrètement, j'ai adoré tout faire. Et je ne voulais plus que les gens le fassent. Et je me suis retrouvée au final à faire la petite vidéo au site internet. Et j'ai pris un immense plaisir, si bien que l'été qui a suivi cette année-là, j'ai commencé à faire des petits carousels sur Canva, avec des notions que je voyais en cours et que j'essayais de vulgariser, de rendre attractifs, etc. Et je me suis dit, c'est trop bête de les garder pour moi. Il faut que je partage ça parce que bon, c'est chouette, mais en avoir une collection pour soi, bon. Et donc, c'est comme ça que j'ai créé Drôle de biologiste. Et Drôle de biologiste, au début, ce pseudo, en fait, ça évoquait un petit peu ce parcours d'une étudiante en biologie. Parce que j'en ai, je me rappelle, j'en ai souvent en story, les gens me sont en train de m'étépé en cours pour montrer un petit peu comment ça se passait. Et j'avais un petit peu en tête par Drôle de biologiste, c'était le côté petite biologiste en herbe. En fait, c'était un peu ce côté-là. Et donc, je me rappelle, il y a eu très vite des premiers retours où les gens étaient très enthousiastes de pouvoir découvrir toutes ces choses-là. Et j'ai pris énormément de plaisir. Au début, j'avais peur de montrer mon visage, peur de faire des vidéos. Donc, c'était uniquement sous carousel pendant peut-être un an et demi. Et puis après, j'ai osé, on va dire, me montrer, me lancer. faire des formats courts, écrire des chroniques, maintenant publier un livre. Les formats se diversifient. De la même manière que le podcast, comme je disais, c'est une première. Et parfois, quand je stresse, je dis n'importe quoi ou j'oublie des connaissances. Et c'est ce qui m'effrayait le plus. Donc, c'est pour ça que j'ai souvent besoin… Tu vois, le linge, je sais typiquement après que je vais aller regarder les actes parce que j'ai eu un trou, mais je sais que je l'ai mis dans mon mémoire quelque part et je devrais le savoir sur le bout de la langue. Et je me dis, mais ce n'est pas possible d'oublier ça. Mais c'est comme ça. C'est aussi le fait de pouvoir s'adapter à différents formats et gérer tout ça. Je trouve ça chouette aussi de travailler ça et d'essayer de transmettre la science autrement en essayant toujours de réenchanter le regard porté sur le vivant. Et voilà, c'est comme ça que j'en suis arrivée là. Et aujourd'hui, on va dire que je suis médiatrice scientifique à plein temps sur mes réseaux. Et j'essaie de diversifier au maximum les formats, mais c'est génial. Je m'épanouis tous les jours.
- Speaker #0
Génial. Et je dois te dire que vraiment, tu réussis super bien. C'est vraiment un format qui te convient. Tu as vraiment compris les codes et tu excelles. Le montage vidéo, c'est un travail de dingue. On ne se rend pas compte quand on est à l'extérieur. Mais moi qui ai aussi fait ça, ça ne m'a pas trop convenu. Mais je sais à quel point c'est colossal comme travail. Que ça soit la préparation du script, le sujet, la mise en scène parce que mine de rien on doit se filmer, on doit mettre la caméra à tel endroit, on doit se préparer aussi, s'apprêter un petit peu. Ensuite il y a le montage, il y a l'ébrutage, il y a la légende. Donc vraiment bravo, ça te va comme un gant.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Puis en plus tu es très agréable à regarder, on va pas se mentir. Non puis c'est clair, t'as une maturité dans le propos et en même temps tu t'adresses aussi aux plus jeunes. Enfin tu vois ça peut vraiment s'adresser à tous les âges. donc bravo,
- Speaker #1
je te dis ça est-ce que tu as eu des mentors des personnes qui t'ont inspiré à faire autrement ou au contraire est-ce que tu t'es plutôt sentie un peu seule à tracer ta route et bien tu vois sur ça je serais plutôt mitigée parce qu'en fait il y a forcément des personnes qui m'ont inspirée à faire ce parcours là mais tout en me sentant quand même relativement seule parce que j'ai pas vraiment eu de mentor unique, on pourrait pas dire ça comme ça Mais si je devais citer quelqu'un qui m'a encouragée à penser pouvoir faire de la médiation scientifique sur les réseaux ou même au travers de vidéos, je pense qu'il ne l'a jamais su, c'est sûr. mais il y a un professeur justement lors de la fac celui qui était à l'origine de cet exercice de production numérique qui lorsqu'il avait visionné la vidéo au moment du passage d'évaluation m'avait fait une Un retour des compliments sur le côté où ma voix portait plutôt bien, avait facilement ce côté d'être enjouée, de donner envie d'écouter le sujet. Il n'y avait pas du tout de plan face cam à ce moment-là, donc je pense que j'aurais été trop timide pour essayer. Mais je me suis dit, ça veut dire qu'il a peut-être vu en moi quelque chose que je devrais essayer de développer. Et justement, après la licence, j'avais regardé d'ailleurs des parcours plutôt axés journalisme scientifique. Puis j'avais peur de trop me bloquer dans cette voie-là. et justement de ne pas poursuivre à côté tout ce qui était élargissement de ses connaissances. Mais je dirais que ce prof là a pas mal influencé déjà cette envie d'essayer de partager, d'essayer de m'enregistrer ou de transmettre les sciences dans des petites capsules vidéo. Et puis après je dirais qu'il y avait quand même aussi des personnes que j'ai toujours regardées, je pense à Docteur Nozman. qui sur les réseaux m'inspiraient beaucoup. Alors pas du tout dans l'optique au début de faire quelque chose de similaire, mais je trouvais ça fascinant en fait de pouvoir apporter en un format très court une notion sur un sujet scientifique qui paraît très complexe à prime abord et qu'au final on va avoir de la sympathie à visionner. Et ça, je pense que ça m'a aussi inspirée et que c'est une des personnes qui... au niveau de la vulgarisation scientifique, je trouve, transmet... Vraiment des valeurs proches de ça que j'essaie d'avoir dans mes vidéos. J'aime beaucoup. Donc je pense que toutes ces personnes ont joué dans cette envie de partager, autrement les sciences. Mais en même temps, il y a un aspect où je me suis sentie quand même un petit peu seule parce que c'est vrai que par exemple, tu vois, quand j'en ai parlé un petit peu autour de moi à mes proches, là par contre, il n'y avait pas ce même engouement. Ça parlait beaucoup moins. En plus, les réseaux sociaux, par exemple, je pense à mes parents, on est sur une génération où... Les réseaux sociaux, c'est quand même très abstrait. Donc, il n'y a pas forcément eu l'encouragement ou le sérieux, en tout cas dans leurs yeux, par rapport à ce que j'essayais d'entreprendre. Et encore un petit peu maintenant, même si j'essaie, je rame, je veux leur prouver que c'est quelque chose qui vaut la peine et que ça peut avoir son utilité. Les réseaux sociaux, c'est un billet aussi pour pouvoir apporter de l'information. C'est important aussi de lutter contre la désinformation sur les réseaux. Ça pourrait aussi faire un peu d'un sujet, tu vois. mais Mais c'est vrai qu'on va dire par mon entourage, ce n'est pas la première ligne de soutien que j'ai pu avoir. Mais par contre, autour, beaucoup de personnes ont planté leurs graines comme ça dans mon cerveau pour faire émerger cette envie de transmettre les sciences et d'en arriver là aujourd'hui.
- Speaker #0
Oui, tu as su trouver vraiment ton soutien ailleurs.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est très mature de ta part quelque part parce que... On sait que notre famille, elle veut notre bien, elle ne veut que notre bien, mais qu'elle a ses propres freins liés à ses propres expériences. Donc forcément, on ne peut pas prendre ça au premier degré. On peut entendre leur inquiétude, mais il faut aller se rapprocher, comme tu l'as fait, de personnes extérieures qui peuvent nous faire aller plus loin.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Je pense que c'est important de tracer son propre parcours, faire ses propres expériences. Que ça fonctionne, que ça ne fonctionne pas, que ça ne fonctionne pas assez pour les autres, On a... Je pense que le plus important, c'est de s'épanouir et de trouver du sens dans ce qu'on essaie de faire. Et si pour d'autres personnes, ça a fonctionné, en tout cas, ce qui me semble être le cas, alors pourquoi pas pour moi ? C'est ce que je me dis.
- Speaker #0
Puis même si toutefois, ça venait à ne pas marcher, ce qui n'est pas le cas, mais dans la théorie, tu l'auras essayé, tu l'auras vu, tu l'auras su, et tu n'auras pas dégré.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Exactement, je n'aurais pas le regret. Je pense que c'est ça le plus important. Alors il y a des phases parfois où on se dit « ça ne marche plus trop bien, je ne comprends pas trop » . Alors c'est toujours subjectif parce qu'en fait en réalité quand on regarde, c'est tellement complexe les réseaux sociaux que c'est une remise en question qui doit être permanente. Ce qui est parfois un petit peu épuisant parce qu'on a l'impression que derrière on se donne peu importe le résultat. On y met du cœur et parfois, ce n'est pas toujours reçu comme on le souhaiterait. Mais bon, ce n'est pas grave, c'est une nouvelle occasion de mieux faire et d'apprendre. Mais au moins, il n'y a pas le regret, comme tu dis. Je pense que c'est ça qui est le plus important pour moi, c'est d'avoir vraiment de l'épanouissement et trouver du sens dans ce que j'allais proposer. C'était primordial.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui te passe le plus justement dans ton approche ? Pourquoi est-ce que tu as choisi ou créé cette voie ?
- Speaker #1
Alors justement, c'est... le fameux émerveillement. Je pense que ce qui me passionne le plus, c'est d'essayer d'apporter cet émerveillement. Pour moi, c'est un déclencheur de connaissances. C'est un déclencheur de connaissances parce que plus on est curieux et plus on a envie d'apprendre aussi, et plus on apprend et plus on a de raisons de protéger. Je pense que tout ça, c'est très lié. Et si on arrive à venir déclencher un de ces moteurs-là, On a tout gagné finalement. Donc moi, comme j'aime dire, on protège mieux ce qu'on connaît et ce qu'on aime.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Donc mon objectif, c'est très simple, c'est de transmettre cette curiosité, essayer de faire naître un sourire au travers d'anecdotes, au travers d'infos scientifiques un petit peu parfois barbares, de susciter une émotion qui ouvre la voie à une connaissance plus profonde sur une espèce ou sur des principes qui se... qui peuvent me tenir à cœur. Donc je pense que c'est ça ce qui me passionne le plus, cette transmission d'émotions avant la transmission de savoir.
- Speaker #0
Oui, c'est clair. Je n'ai rien à dire là-dessus parce que tout est dit. Un savoir peut être complété par l'émotion et arriver à utiliser l'émotion comme vecteur de connaissances.
- Speaker #1
Oui, exactement. Sur les réseaux, l'émotion est vraiment au centre parce que quand on regarde cette histoire où il faut faire un hook de temps de seconde qui impacte et qui vient attirer l'intention. On rentre dans une quête de sensationnalisme qui est assez quand même parfois délicate et assez controversée. Je ne suis pas toujours très à l'aise avec ça, mais je pense que le fond doit contenir aussi une petite dose de curiosité suffisante quand même. Le but, ce n'est pas de déformer sur les trois premières secondes pour créer de la peur, même si on peut aussi jouer sur les émotions négatives, c'est aussi un vecteur. Mais je pense que parfois... les émotions dans les réseaux sociaux sont parfois utilisées un petit peu à outrance au détriment de l'information justement,
- Speaker #0
de trouver le juste milieu ouais ouais là aussi il y a un combat, enfin un combat on s'entend mais quelque chose à faire pour ne pas tomber dans cet excès justement de sensationnalisme ah oui très américain voilà c'est ça c'est gratuit voilà
- Speaker #1
C'est en partie vrai, je ne pourrais pas dire ça parce que c'est ce côté très sensationnel, cette mécanique en tout cas. C'est vrai que j'ai souvent tendance à être un petit peu frustrée quand je développe mes sujets parce que je sais qu'il faut essayer au maximum de respecter ces règles pour que la tension ne soit pas déjouée en quelques secondes à peine. Parfois c'est un peu fatigant, je dois l'admettre, parce que j'ai envie de partager avec plus de simplicité certains sujets. c'est C'est pénible parce qu'il y a ces codes qu'il ne faut quand même pas oublier quand on essaie de faire du format court, etc. C'est pour ça qu'il faut vraiment que je m'en mette à mes formats longs parce que c'est vrai que c'est aussi moins frustrant d'une certaine façon.
- Speaker #0
Sur YouTube, tu fais des formats longs, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, mais j'en ai fait très peu parce que j'ai plein d'idées en tête. C'est, je pense, le plus frustrant. Mais c'est vrai que, comme on disait tout à l'heure, toutes ces compétences de montage, d'écriture, de tournage, Là, j'investis récemment dans... dans du matériel un petit peu plus qualitatif parce que j'avais un peu de difficultés. Je filmais avec mon téléphone jusqu'à encore très peu. Et YouTube, je me retrouve avec une vidéo où je suis toute blanche face lumière. Et je me dis, c'est pas ce que je voulais. Puis vu qu'il y a un aspect un peu de rap, c'est un peu pénible à croire. Du coup, je me dis, est-ce que je supprime ou est-ce que je supprime pas ? Oh non, parce que derrière, il y a 60 heures de montage. et en fait c'est tout ça qui peut rendre un peu parfois un peu frustrant mais je veux m'y remettre parce que j'ai un milliard d'idées en tête et c'est vrai que ça me permet d'aller de manière beaucoup plus approfondie dans les sujets et ça peut aussi permettre de se poser un petit peu et d'éviter d'avoir ce côté où il faut ne pas perdre l'attention sur une vidéo très...
- Speaker #0
du coup avoir un débit de parole aussi qui suit oui voilà,
- Speaker #1
c'est plus posé
- Speaker #0
Hum. Mais tu as répondu à ma question justement parce que je me disais, est-ce que tu n'as pas l'impression de trop t'adapter justement à des choses qui changent en permanence parce que les algorithmes, ils évoluent sans cesse. Et du coup, de passer une énergie folle, avoir un investissement temporel énergétique pas à la hauteur de... Tu vois, tu as répondu un petit peu. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Ah non, mais là-dessus, c'est compliqué. On ne s'en rend pas forcément compte, mais c'est vrai que... Là-dessus, ça me provoque parfois un petit peu, enfin beaucoup de questionnements, la nuit notamment, parfois la nuit avant de m'endormir, alors déjà je ne vais pas m'endormir, mais c'est souvent le moment où toutes les questions fusent, ok, il faudrait plus que je fasse comme ça, alors plus sur tel sujet. Et en fait, j'y pense beaucoup parce qu'il faut s'adapter de façon perpétuelle à ce fonctionnement, tout en essayant d'optimiser le mieux, mais après il faut se remettre en question parce que même s'il y a une dimension d'algorithme, je pense qu'une grande part vient de ce qu'on essaie de proposer. Je veux essayer de rester authentique, mais on sait qu'en fait, c'est dans le côté réseau social, on oublie souvent cette dimension sociale, justement. Où c'est avant tout une connexion avec d'autres êtres humains. Et l'humain est très oublié derrière un écran. Et moi, je sais que ça me tient particulièrement à cœur d'essayer au maximum de répondre, par exemple, aux demandes de messages. J'essaie. Et en même temps, je me sens très vite surmenée parce que parfois, j'en ai tellement... J'y arrive pas. Et je sais que... Il y a des personnes, ça fait plusieurs semaines à qui je n'ai pas répondu. Et je me le mets, je remonte, j'épargne le maximum pour celles qui sont les plus importantes. Je sais que je les ai en tête. Dans la journée, je vais en répondre à, par exemple, une dizaine. Et en fait, je sais que ces dizaines-là vont répondre aussi. Et c'est vrai que ça me tient à cœur parce que je pense que c'est super important de pouvoir aussi considérer l'humain qui est derrière le téléphone et qui nous apporte cette force de pouvoir continuer aussi. de faire en sorte que notre message parvient aussi à quelqu'un et résonne auprès des personnes qui le regardent. Mais c'est vrai que parfois, les codes des réseaux sociaux peuvent être un petit peu fatigants quand on est derrière et qu'on essaie de faire en sorte que ça fonctionne, en fait. c'est clair surtout quand les messages sont nobles et d'une valeur immense c'est ça qui est dommage oui c'est vrai parfois il y a de tout c'est certain mais parfois on va avoir l'impression d'y avoir tout notre coeur dans quelque chose et que ça ne trouve pas la résonance qu'on souhaiterait je me dis que ça n'est que partie remise c'est ce que je me dis ça fait un peu de peine sur le moment puis après on se dit bon bah c'est pas grave c'est comme ça J'ai dû... fauter à un endroit où il faut que j'arrive à réussir à identifier les clés qui feront que la prochaine fois ce sera mieux. Mais ce n'est pas évident, ça m'amène un peu l'esprit parfois.
- Speaker #0
En tout cas, tu es d'une résilience sans pareil à ce niveau-là. Ça nous montre bien que tu t'accroches et que tu ne lâches pas ton truc. Que la passion est plus forte que les doutes.
- Speaker #1
C'est ça. Ce n'est pas toujours évident, mais c'est ce que je me dis. Pour moi, j'aime me dire que si on le fait avec cœur et authenticité, ça fonctionnera tôt ou tard. Même si on le fait pour les bonnes raisons, c'est vrai que maintenant, avec le fait que les réseaux sociaux soient en partie rémunérés, etc. Moi, je sais que par exemple, sur mes réseaux, les plateformes, je n'ai pas la monétisation au niveau suffisant pour avoir la monétisation, que ce soit du sur-titre. donc je ne fais pas ça pour ça et si ça arrive ça serait mieux quand même il faut l'admettre je ne veux pas cracher dans la soupe sur ce point de vue là pour développer quand même quelque chose comme ça c'est plus que le bienvenu mais je ne fais pas ça pour ça parce que je pense que c'est le meilleur moyen de se perdre d'essayer d'aller dans une course au vu j'entends parfois certains discours en fait ça en va au détriment de Merci. de ce qu'on souhaite faire passer et au détriment de l'information, de la rigueur qu'on va y apporter, je ne veux absolument pas tomber là-dedans. Donc, je vais tenir bon.
- Speaker #0
Je ne pense pas que tu tombes là-dedans vu ta personnalité, tes valeurs, ton éthique. On a besoin de gens comme toi.
- Speaker #1
Je vais faire au mieux.
- Speaker #0
Quel serait ton conseil de la fin, Anaïs, pour celles et ceux qui souhaitent se créer une vie et un métier sur mesure ?
- Speaker #1
Alors pour moi, je pense que si je devais donner un conseil à celles et ceux qui veulent se créer une vie de sur-mesure, comme tu dis, je dirais que c'est, écoute, sur un message de force inspirée du vivant, diversifier ses essais, être patient comme avec les métamorphoses et toujours garder son authenticité. Comme je dis, si on met du cœur dans tout ce qu'on fait, ça se ressent, j'en suis persuadée. Et l'originalité émergera forcément naturellement de notre personnalité. Donc les maîtres mots, je dirais patience, authenticité. Et patience, authenticité, curiosité toujours. C'est important. Et mettre du cœur dans ce qu'on fait. Peu importe ce qu'on crée, c'est ce qui fera une vie sur mesure à la hauteur de l'épanouissement qu'on sentira après.
- Speaker #0
Être authentique, vrai avec soi-même.
- Speaker #1
Exactement, exactement
- Speaker #0
C'est joliment dit Alors pour celles et ceux qui voudraient continuer à explorer avec toi Qui ne te connaîtraient pas, qui ne te suivraient pas Où peut-on te trouver ? Que proposes-tu ? Que vins-tu ? C'est ton moment publicité
- Speaker #1
Alors pour continuer l'exploration avec moi Et bien c'est Drôles de Biologie Donc sur tous les réseaux Instagram, TikTok, Youtube Youtube format Oh ! un peu plus long avec une catégorie science en moins de 10 minutes. On reste sur des formats qui restent quand même un petit peu plus courts pour rentrer dans le détail, mais sans non plus avoir quelque chose d'indigeste. Et donc, sur les réseaux, des petites capsules courtes, naturalistes et pas que, autour des sciences et de la nature. Et puis également, j'ai un livre depuis peu. qui s'appelle « Les chroniques merveilleuses du vivant » . Ce sont 50 anecdotes pour explorer la biologie qui s'inscrivent dans un ton un peu rétro-naturaliste et poétique parce que j'aime beaucoup l'univers des cabinets de curiosité et je voulais essayer d'emporter un peu de cet univers dans ce livre au travers d'anecdotes très variées dans les différents champs de la biologie parce que j'aime beaucoup montrer qu'il n'y a pas que la biologie, on a souvent une perception C'est arrêté alors qu'il y a des champs, paléobiologie, exobiologie, biotechnologie et j'en passe. Donc j'ai essayé de faire des anecdotes dans dix champs de la biologie pour montrer la diversité et essayer de démystifier un petit peu la biologie. montrer que c'est un peu partout autour de nous. Donc c'est dans ces petits ouvrages et ces petites chroniques qu'on peut me retrouver.
- Speaker #0
Et où est-ce qu'on le trouve ton livre ? On peut le trouver en magasin physique ou on le commande uniquement ?
- Speaker #1
Alors c'est sur commande uniquement. C'est les éditions d'H-Book qui m'ont permis d'écrire ce livre. Il y a eu récemment une campagne de précommande et à l'issue de cette campagne, selon le nombre de précommandes, le livre a pu donc... Passer la phase de projet à concret, en fait, 150 précommandes permettaient l'impression du livre et l'édition du livre. Et au-delà de 300, ça permettait de le proposer en librairie. Malheureusement, on est un peu avant 300, donc pour l'instant, pas en librairie. Bon, ce n'est pas arrêté, mais pour l'instant, du coup, il est uniquement disponible sur le site de Dashbook.
- Speaker #0
Ok, d'accord. J'essaierai de mettre les liens dans la description de l'épisode. Eh bien, écoute, je crois que nous arrivons au terme de cet épisode, même si c'est difficile d'y mettre un terme tellement c'était intéressant et sympathique et jovial. Merci d'avoir partagé avec nous ta vision, ta voix et ton émerveillement. C'est un mot qui m'est cher aussi, donc je suis d'autant plus contente de t'avoir reçu. Et je te souhaite un avenir radieux, aussi radieux que tu ne l'es.
- Speaker #1
Merci beaucoup, merci beaucoup vraiment, merci d'avoir accueilli dans ce podcast, ce tout premier podcast pour moi qui a été enrichissant et on a pu échanger effectivement, c'est compliqué de pouvoir s'arrêter et ne pas partir trop loin dans ces réflexions qui sont d'une immense richesse mais merci infiniment pour ton accueil et c'est une très belle première expérience qui me donne envie de recommencer bien évidemment. Sans plus tarder, c'était très très très chouette, j'ai beaucoup aimé, merci.
- Speaker #0
Bah génial, bah écoute, peut-être qu'on trouvera un autre sujet plus tard, dans quelques mois ou années, à explorer ensemble.
- Speaker #1
Avec un immense plaisir.
- Speaker #0
Merci à tous, bonne écoute, et à bientôt. Merci d'avoir voyagé avec moi dans cet épisode de Phénoménale Existence. J'espère que ce parcours t'aura inspiré, d'une manière ou d'une autre, et t'aidera à tracer ta propre voie. Si ce podcast te plaît, Tu peux le partager sur les réseaux, laisser une note ou un commentaire sur ta plateforme préférée ou me faire un don libre. N'hésite pas à explorer le reste de mon univers. On se retrouve très bientôt. D'ici là, prends soin de ce qui te rend vivant.