- Speaker #0
Quelles sont les capacités de mon organisme à supporter les contraintes liées au sport ? On pourrait se dire, mon genou supporte 140 kg au squat, mais il est incapable de supporter mon poids du corps sur une descente.
- Speaker #1
Au début de saison, vous passez des heures et des heures à nous faire des tests. Déjà, on ne voit jamais la couleur de ces résultats. Et la saison d'après, on recommence.
- Speaker #0
Et à la fin, le gars se retrouve avec un programme qui est comme ça. En fait, il devient juste athlète. Il n'est plus du tout...
- Speaker #1
Bonjour à tous, salut Valentin, ça va ?
- Speaker #0
Salut Manon, ça va, ça va très bien.
- Speaker #2
Salut Manon.
- Speaker #1
Salut Francis. Donc aujourd'hui, on est là pour parler un petit peu de ta formation, parler de toi, que tu nous expliques un petit peu qu'est-ce qui t'amène sur l'île de la Réunion.
- Speaker #0
Ouais, pour la sixième. fois.
- Speaker #1
Quand on aime, on ne compte pas.
- Speaker #0
C'est exactement ça. Oui, alors, c'est vrai que ça, c'est le sujet du podcast, c'était d'essayer de parler un petit peu de la formation Réhab Révolution qu'on a décidé de créer en partenariat avec Physio Formation et moi-même. L'objectif, c'était de répondre essentiellement à une demande qu'on a remarquée chez les kinésithérapeutes, qui était comment accompagner le patient à la fin de la rééducation vers la reprise du sport et la performance. Parce qu'on sait que c'est un domaine un petit peu un domaine slant. On ne sait pas trop qui doit s'en occuper. On a tous fait des études de kiné. On sait tous qu'on n'est pas spécialement bien formé en formation initiale là-dessus. Moi, j'ai eu la chance de faire aussi le parcours STAPS. Donc les 50 tables sont préparées. opération physique et athlétisation. Donc, je sais qu'eux ne sont pas spécialement formés sur la pathologie comme nous. Donc, personne n'a vraiment toutes les casquettes. Et donc, du coup, on s'est dit ensemble que ce serait intéressant de les apporter.
- Speaker #1
OK. Donc, si t'es kiné, pourquoi on devrait venir faire ta formation ?
- Speaker #0
Je pense que les kinés devraient s'intéresser à cette phase de réathlétisation, qui est du coup la phase juste après la rééducation, pendant laquelle on va chercher à fournir aux patients et donc à l'athlète plus de capacité que ce qu'il avait avant la blessure. Dans ma tête, on a la phase de rééducation, on revient au niveau pré-blessure. Et ensuite, il y a la phase de réathlétisation, où on essaie d'avoir un niveau supérieur à ce qu'on avait avant la blessure pour éviter la récidive. C'est l'objectif de cette phase de réathlétisation. Elle concerne tous les sportifs qui sortent d'une rééducation et qui vont reprendre leur sport. Un kinésithérapeute qui accompagne un sportif dans sa phase de rééducation et tout à fait s'il a les compétences qui sont apportées dans cette formation, peut accompagner son patient athlète jusqu'à la reprise du sport et donc jusqu'au retour à la performance.
- Speaker #1
Ok, c'est beaucoup plus clair. Mais du coup, ça me fait poser une autre question. D'ailleurs, tout le monde se la pose un peu. Ça va être vraiment les différences entre la réhabilitation, la réathlétisation, la rééducation, la préparation physique. J'ai l'impression que ce n'est pas clair ce continuum. Je ne sais pas si c'est un continuum d'ailleurs. Toi qui es quand même venu du monde de STAPS, si tu veux représenter ton parcours un peu plus en détail, D'ailleurs, ça peut être intéressant pour... pour les futurs formés, les personnes qui seraient intéressées pour cette formation. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un peu tout ça ?
- Speaker #0
Alors moi, en fait, après le bac, j'ai d'abord fait STAP, donc Master Préparation Physique et Athlétisation. Donc ça a été ma première formation. Ensuite, j'ai travaillé dans le monde du sport de haut niveau et je me suis rendu compte que j'avais forcément des lacunes sur la compréhension de la pathologie. Et surtout, j'avais un petit peu ce problème d'ego où je devais demander l'aval du kiné avant de pouvoir faire ce que je fais. je voulais. Donc je me suis dit, ok, je vais m'affranchir de cette contrainte. Je vais faire la première année de médecine, les études de kiné, donc c'est ce que j'ai fait ensuite. Et du coup, je me suis retrouvé avec les deux casquettes, pour le coup. Et du coup, pour moi, c'est effectivement un continuum. Et en plus, ce serait intéressant d'avoir un continuum qui se fait en partenariat. C'est toujours plus intéressant quand le travail est pluridisciplinaire. On va dire qu'on a le sportif qui s'entraîne avec son préparateur physique tout au long de l'année, pour améliorer ses qualités physiques, ce qui est le rôle du préparateur physique. Il s'avère que malheureusement, il y a un épisode de blessure qui le contraint à arrêter son sport ou en tout cas à réduire la charge d'entraînement. Il passe du coup en rééducation avec un kinésithérapeute parce qu'encore une fois, à moins qu'il soit formé différemment. Mais le préparateur physique, pour avoir suivi le cursus, n'est pas formé à la prise en charge d'une pathologie, d'un soin. Ce n'est pas une profession de santé. Donc là, comme il y a blessure, il y a atteinte à la santé. Donc il y a passage avec un professionnel de santé, phase de rééducation. Cette phase de rééducation, de mon point de vue... s'arrête lorsque, sans douleur, la personne est capable de reprendre son activité à un niveau inférieur avant la blessure. Et là, du coup, il y a un peu ce no man's land. C'est-à-dire qu'il s'occupe du moment où il revient à la performance. Une fois qu'il est revenu à la performance, il repart avec son préparateur physique pour de nouveau essayer de se développer. Mais ce passage entre j'ai fini ma rééducation et je suis performeur, qui s'en occupe ? Pendant très longtemps, c'était les préparateurs physiques. Parce que les kinésithérapeutes n'avaient aucune connaissance sur planifier l'entraînement, programmer la charge d'entraînement, agencer les séances, les qualités physiques, etc. Donc en fait, il n'y avait pas tellement de discussion. Aujourd'hui, avec l'avènement des réseaux sociaux et la diffusion du savoir et des connaissances... et les formations qu'il peut y avoir. On connaît par exemple Fred Cossé aussi qui travaille pour PhysioFormation, qui partage énormément de contenus de qualité sur la préparation physique, le développement des qualités physiques, etc. Donc il y a plein de kinés qui finalement se sont dit, ok, pourquoi je ne serais pas en mesure de s'y demander d'occuper ? Finalement, moi j'ai accompagné l'athlète jusqu'à cette phase-là, pourquoi je ne devrais pas même de le faire ? Seulement, il faut les compétences.
- Speaker #1
Que Fred a en précis,
- Speaker #0
il n'y a pas de soucis. Fred forme énormément, on sait que les formations proposées par exemple la Thétique Mouve qui sont chez PhysioFormation La formation aide énormément les kinésithérapeutes à obtenir ces compétences-là. Et donc, du coup, on s'est dit, pourquoi pas faire cette formation-là, réhab révolution, pour apporter, vraiment réhab pour réathlétisation, pour apporter les compétences nécessaires et les connaissances nécessaires pour cette phase de réathlétisation, où ensuite, on prend une transition vers la préparation physique. Phase qui peut également se faire en collaboration avec la préparation physique. En tout cas, comme il n'y a personne qui a vraiment le monopole de cette phase, pourquoi pas les kinés ?
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #2
je suis complètement d'accord avec toi le problème c'est que les patients, les individus sont lâchés à cette phase là entre ça va un peu mieux,
- Speaker #0
je peux faire des choses j'ai quand même quelques gènes dès que je pousse un peu pour revenir à mon niveau mais le prépa il ne sait pas gérer ça donc les gens sont abandonnés finalement dans cette phase là en fait c'est vraiment l'idée c'est de pouvoir accompagner le patient et qu'il sera du coup devenu un peu moins patient puisque normalement il a moins de douleur mais plus patient athlète vers athlète tout court donc il y a vraiment une phase où il y a la rééducation, il est patient. Une phase de réathlétisation où il est patient-athlète. Et puis après, il y a la phase où il est juste athlète. Et là, du coup, il peut retourner avec son préparateur physique. L'idée, c'est vraiment qu'il y ait cet accompagnement. Encore une fois, tout ce qu'on fait, et en tout cas, moi, c'est ce qui m'anime, c'est pour le bien-être du patient, patient-athlète. Et du coup, qu'il puisse être accompagné, ne pas se retrouver seul, ne pas faire de rechute, parce qu'encore une fois, lui n'est pas du tout formé à comment gérer sa charge d'entraînement, etc. Donc, s'il est lâché trop tôt, tout seul, il y a des gros risques de rechute. de récidive.
- Speaker #1
Et selon toi, du coup, quelles seraient les qualités indispensables d'un kiné à avoir et peut-être à développer pour cette phase ?
- Speaker #0
Pour moi, le kinésithérapeute, il doit avoir des connaissances sur la planification de la charge d'entraînement, c'est-à-dire qu'il doit être capable capable. Normalement, en kiné, on est assez formé pour faire les bilans. Donc, déterminer le point A, le point de départ. Quel est l'historique de mon patient ? C'est l'historique sportif, c'est l'historique de santé. De quoi il est capable à l'instant T, etc. Donc, vraiment, quel est le point A ? où est-ce que je veux l'amener ? Donc le point B, c'est-à-dire que là, il faut une compétence dans l'analyse de l'activité que va pratiquer mon athlète, des demandes de cette activité, quelles sont les articulations qui vont être sollicitées, quels sont les tissus qui vont être sollicités, quels sont les types de contraintes qui vont être impliquées. Donc une fois que j'ai mon point A, j'ai mon point B, il suffit de tracer la route entre les deux. Et cette route-là, ça va être cette planification où on va essayer d'anticiper un petit peu la progression tout en sachant que ça ne se passe jamais comme prévu et qu'il faudra adapter continuellement. et donc du coup on va pouvoir planifier le développement des différentes qualités physiques qui ont été déterminées dans mon point B, programmer la charge d'entraînement pour respecter une certaine progressivité et du coup à partir de là agencer les séances pour permettre à mon athlète d'atteindre l'objectif qui est cette transformation vers le point B
- Speaker #2
Pour toi, quelles sont les erreurs qui sont souvent commises sur des cas, des histoires de patients ou ce que tu vois souvent dans cette transition qui sont néfastes en fait et qui pourtant pourraient te changer facilement
- Speaker #0
alors pour moi la principale erreur que j'ai faite et qui du coup peut aussi être faite par d'autres confrères kinesithérapeutes c'est que très souvent on se concentre à développer les qualités spécifiques au sport typiquement si j'ai un trailer avec moi je vais me dire que la seule chose dont il a besoin c'est d'être endurant et donc du coup je vais me concentrer sur développer son endurance développer son endurance en espérant que du coup il ait suffisamment de capacité en endurance et en production de force en relance pour pour faire du trail. Sauf qu'en fait, et c'est là où moi, j'ai eu un gros déclic, c'était sur une étude qui a été sortie par l'équipe de Team Gabette. Elle commence un petit peu à remonter, elle est de 2016-2017, où en fait, ils font vraiment la distinction entre la capacité spécifique au sport, donc c'est ce qu'on vient de dire, qu'est-ce que j'ai besoin comme qualité pour pratiquer mon sport, et les capacités tissulaires locales. En gros, quelles sont les capacités de mon organisme à supporter les contraintes liées au sport ? Et donc là, du coup, on plonge dans un autre monde beaucoup plus... plus vaste, on se dit ok, il va falloir que je développe les qualités essentielles au sport, donc la puissance, la force, les choses comme ça, mais il va falloir aussi que je développe les capacités spécifiques de mes tissus à supporter ces contraintes-là. Et en fait, on se rend compte que c'est déjà ce que proposent, enfin ce que proposait des systèmes, en tout cas moi, que j'ai connaissance aux Etats-Unis, notamment le système issu par exemple de la formation FRC, etc., où on va chercher spécifiquement à développer les capacités des tissus. Derrière, il y a des après préparateurs physiques et des chercheurs aux Etats-Unis qui ont poussé et qui ont par leur expérience, établit des qualités essentielles à développer qui sont la force absolue, c'est-à-dire la capacité totale de force que tu peux développer de façon volontaire et involontaire. On va retrouver ensuite la fonction articulaire, donc en termes de mobilité, qu'est-ce que ton articulation est capable d'encaisser et de fournir. On va retrouver ensuite la force vitesse, donc ça va être la capacité à développer des hauts niveaux de force à haute vitesse. Et on va retrouver ce qu'ils appellent eux la force réactive, qui va être la capacité du système conjonctif, donc du tissu blanc, à encaisser les forces produites par le tissu rouge, les muscles, et à les transmettre jusqu'à l'os pour produire le mouvement dans l'environnement externe. Donc en gros, il y a ces quatre qualités physiques qui ont été ressorties par ces personnes qui travaillent énormément dans le milieu du sport, que je rejoins parfaitement, qu'on a du coup un petit peu adapté dans la formation, qu'on est allé un petit peu plus loin puisqu'on a mélangé aussi des études qui ont été faites par d'autres groupes de chercheurs pour du coup chercher à créer un système. qui permet de développer ses qualités physiques, de développer les qualités liées au sport et d'accompagner l'athlète de cette phase de réathlétisation jusqu'au retour à la performance.
- Speaker #2
Ce serait pour pas rarement, finalement, un certain critère de written to play où on analyse souvent de façon isolée la capacité du quadriceps, la capacité d'endurance, la capacité biométrique, mais pas forcément la capacité de chaque tissu et en plus adapter à la qualité de la personne.
- Speaker #0
C'est là, on peut questionner par exemple un truc qui est très fréquent c'est sur un LCA, il y a un des critères de retour au sport, ça va être le test isocynétique. Et on va chercher à avoir un certain ratio entre la capacité à produire de la force en concentrique et en excentrique du quadriceps, VS, les disques jambiers. Tant que le ratio n'est pas celui escompté, on dit qu'il y a potentiellement un risque. Sauf que si on se questionne vraiment sur la pertinence de ce test, on peut remettre en question un petit peu, parce que à quel moment dans une activité tu te retrouves attaché sur une chaise à faire un leg extension sur une vitesse qui est contrôlée et un posé par une machine. Sans dire que ce test n'a aucun intérêt, c'est pas du tout l'objectif. Effectivement, il a des intérêts, il apporte des données et encore une fois, une donnée, c'est qu'un chiffre. La question qui se pose, c'est qu'est-ce que tu fais de ce chiffre derrière ? Mais, on sait en tout cas que c'est clairement insuffisant, sinon on n'aurait plus de rechute de croisée, si ça suffisait. Et donc du coup, il y a effectivement cette capacité qu'on va avoir à produire de la force en excentrique, en concentrique, très bien, mais quelle va être la capacité de mon genou, de mes tissus autour du genou, Merci. supporter les contraintes par exemple de rotation ou de changement de direction qu'on va retrouver dans le football. On connaît tous, par exemple nous on pratique tous une activité physique, on sait que par exemple il y a des choses qui nous paraissent parfois incohérentes, c'est-à-dire que tu vois on en parlait hier ou avant-hier, où tu vas être capable de squatter lourd, sans douleur, et pour autant quand tu vas te mettre à courir en descente, ton genou il va pas du tout l'encaisser. On pourrait se dire, attends j'arrive à squatter, mon genou supporte 140 kilos au squat, mais il est incapable de supporter mon poids du corps sur une descente. parce qu'en fait c'est pas les mêmes contraintes c'est pas les mêmes vitesses et c'est pas les mêmes tissus qui sont sollicités dans un cas comme dans l'autre et donc là encore il faut être en mesure d'avoir les compétences et les connaissances pour extraire l'information dire ok mon genou ne tolère pas la descente dans la course à pied quelles sont les contraintes imposées à mon genou par exemple sur la course à pied c'est ça ça ça ça ok comment je l'intègre dans ma charge d'entraînement comment je le programme et comment je le fais évoluer mais on peut pas entraîner quelqu'un qui veut faire du squat comme quelqu'un qui veut faire de la course à pied c'est pas les mêmes contraintes sur la descente
- Speaker #2
descente en course, c'était sur la descente de Piton-des-Neiges, la différence avec l'isocinétisme est que l'iso ne peut pas mesurer l'activité UMG du quad à vitesse rapide, mais à charge demi-légère, en fait. C'est pas vraiment du demi-léger, mais c'est pas la même, c'est pas une force max, et de savoir la vitesse de réaction et la synchronisation du multimotrice. C'est tout la différence avec l'isocinétisme. Mais t'as d'autres, il y a des tests comme ça qui sont fiables, validés, qui peuvent être utilisés, qui sont pas assez utilisés en Robitaille de Tepel aujourd'hui que toi tu mets en avant ?
- Speaker #0
Non, parce que je pense que le test le plus fiable, c'est l'activité elle-même. Il y a des contraintes qu'on ne pourra jamais reproduire. Et il y avait cette phrase de... Je crois que c'était Frédéric Aubert dans l'athlétisme qui disait « S'entraîner à, ce n'est pas faire comme » . Et c'est une phrase qui est intéressante, c'est-à-dire que souvent quand on veut se préparer à une activité, on essaie de la mimer. Et pourquoi pas la rendre plus dure, etc. En supposant que si on est capable de faire ça avec plus de poids, poids, dans ce cas-là, tout va bien se passer avec moins de poids. C'est un truc qu'on retrouve fréquemment, moi qui viens des sports de combat, où on les voit s'entraîner à boxer avec des poids dans les mains. En imaginant et en soi... Bon, aujourd'hui, quand on réfléchit, on se dit, ouais, non, ça n'a pas de sens, mais en soi, avant, ça faisait sens. C'est-à-dire que si tu es capable de boxer avec plus lourd dans les mains, tu seras plus rapide ou plus efficace sans les poids. Sauf qu'après, quand tu réfléchis à la direction des forces, aux vitesses que tu vas devoir solliciter, tu te rends compte qu'en fait, ce n'est pas du tout adapté. Et c'est là où, en fait, Merci. il y a un piège, c'est-à-dire que... Il n'y a rien de plus spécifique au sprint que le sprint. En fait, tu peux t'amuser à mettre plein de contraintes sur tes ischios, à faire le nordique, à faire des choses comme ça. Ce ne sera jamais du sprint. Moi qui travaille beaucoup sur les tendinopathies, sur un tendon, par exemple, d'Achille ou Rotulien, il n'y a rien de comparable à un saut qu'un saut, en fait. Donc, tu peux faire tous les squats que tu veux, la vitesse que tu veux. À un moment donné, si tu veux que ton tendon résiste à des sauts, il va falloir qu'il saute. Et on a tous un peu notre spécialité. toi par exemple tu vois il n'y a rien de plus spécifique pour je suppose la sollicitation du périnée ou des choses comme ça que la sollicitation du périnée dans le contexte réel donc moi je suis un petit peu anti-test Je trouve que les tests standardisés sur des machines, déjà, c'est difficilement accessible parce que la majorité du temps, ça coûte très cher. Les machines isocétiques, on n'en a pas tous une dans le cabinet. Et ensuite, je trouve que le rapport qualité-prix, on va dire, la qualité des informations que ça t'apporte, la pertinence des informations que ça t'apporte vis-à-vis du prix... Ce n'est pas forcément nécessaire. Il y a des tests qu'on peut voir dans d'autres formations. Par exemple, sur les formations sur l'épaule, il y a des tests très pratiques qui sont proposés et qui sont tout aussi pertinents, voire même plus.
- Speaker #1
Je répondis là-dessus à un papier qu'un de nos formateurs a coordonné, donc Marvin Travers, qui est Australien et qui travaille aussi sur des versants de la préparation physique et tendinopathie. C'était un versant qualitatif de joueurs de cricket australiens. de cricket australien, qui dû justement rapporter ça aussi, en disant, au début de saison, vous passez des heures et des heures à nous faire des tests, et en fait déjà on ne voit jamais la couleur de ces résultats, on ne sait pas ce que vous en faites, et finalement ça crée une charge mentale, à la fois pour nous, ça nous met la pression, etc. On se sent mis à nu avec plein de tests dont on ne revoit plus la couleur tout au long de la saison, et la saison d'après on recommence. Donc finalement, pourquoi on fait ça ? Et même en termes de, donc les Anglais disperdent, en termes de charges, d'investissement, tu vois, tu disais c'est des machines qui sont coûteuses et onéreuses, Pourtant, Dieu sait que tous les trois, on est animés par la science et je pense qu'on a besoin de critères valides, reproductibles. C'est des choses auxquelles on est sensible. Quand on se penche sur l'aspect clinique des choses, parfois, je trouve qu'on a un vrai décalage entre les papiers et le terrain. Quel est ton positionnement par rapport à ça ? Comment tu contournes ce problème ? Tu dis que tu es antiteste, mais du coup, tu fais quoi ?
- Speaker #0
En fait, des fois, je mange le mur en pleine tête. Ah, d'accord ! C'est-à-dire que c'est vrai que c'est toujours très difficile. Au revoir. La problématique, et c'est pour ça qu'on essaie de créer ces formations, grâce à PhysioFormation qui les met en avant, parce qu'on est kinésithérapeute et qu'on est encore sur le terrain. On n'a pas quitté le terrain. on se rend compte des problématiques réelles. Et du coup, c'est juste que nous, on a un peu plus de temps, un peu plus de moyens. Et donc, du coup, on a un peu plus de temps et de moyens pour réfléchir à comment régler cette problématique, chercher des solutions. des solutions, des réponses. Et qu'ensuite, une fois qu'on a réussi et qu'on les a retestés et qu'on les a fait fonctionner sur le terrain, on se dit, OK, je vais faire partager ce que j'ai trouvé aux gens qui n'ont pas forcément les temps et les moyens pour mener toutes ces enquêtes. Et donc, moi, en fait, c'est un peu ce qui m'anime. C'est-à-dire qu'en gros, quand j'ai commencé à suivre, quand j'ai fini mon parcours stable, c'est que j'accompagnais les athlètes en préparation physique. Je me rendais bien compte que j'avais une problématique parce que mon patient... vient d'un croisé, je sais globalement ce que je dois faire pour le rendre meilleur en qualité physique dans le football ou dans le volleyball mais par contre je ne connais rien au LCA je ne sais pas quelles conséquences ça va avoir sur le LCA et donc à chaque fois j'avais cette problématique là donc je me suis dit ok comment je peux faire pour comprendre ça bon bah il faut que je tape des études de kiné donc je fais des études de kiné, une fois que je deviens kiné je me dis ok donc maintenant j'ai besoin d'avoir des données pour faire progresser mon athlète vers la préparation physique mais en même temps les tests que j'ai ils ne fonctionnent pas, comment je vais faire Donc, du coup, tu réfléchis, tu lis les études, tu vois ce qui se fait ailleurs. Parce qu'encore une fois, je pense que c'est important qu'on ait en tête que les formations qu'on donne sont aussi des choses que l'on a apprises en consommant des formations ou du contenu autre que le nôtre. Je veux dire, le monde, il est vaste et il y a des gens qui sont plus brillants que moi dans ce monde-là. Et donc, du coup, c'est vrai que prendre leurs informations, les essayer, les citer et ensuite les redistribuer à des personnes qui n'ont peut-être pas accès, ça me paraît. ça paraît essentiel. Et donc, comment je fais pour répondre à ta question parce que j'ai épilogué sur un truc annexe mais comment je fais ? En gros, je sais que moi, j'ai ma capacité à déterminer mon point B peu importe l'activité parce que j'ai acquis aujourd'hui les compétences pour extraire les qualités physiques nécessaires dans l'activité. Donc, une fois que j'ai mon point B, je sais où je vais. Donc, je sais que par exemple, si j'ai besoin de tester la force maximale, Je sais que, par exemple, le 1RM est un test fiable pour déterminer la force maximale. Ça ne veut pas dire que ça va me renseigner sur sa capacité ou pas à se blesser ou pas. C'est juste que, ok, moi j'ai besoin d'avoir une information sur sa capacité à générer beaucoup de force. Un test de 1RM, ça m'indique sa capacité à générer beaucoup de force. Ça ne m'indique rien d'autre, ni s'il va être performant, ni s'il va se blesser, ni s'il est prêt à repartir. Je sais juste, ok, j'ai cette donnée-là qui m'intéresse pour ça. Si j'ai besoin de développer la force réactive, donc la capacité de son tissu conjonctif à encaisser, Je sais que le RSI, donc le réactif... Active Strength Index, qui va mesurer en gros la durée, le temps de vol sur le temps de contact au sol, va me donner une information sur la capacité de son tissu conjonctif à encaisser. Encore une fois, ça ne m'indique pas s'il est prêt ou pas, c'est juste que j'ai cette donnée-là. Et donc, c'est juste que pour chaque qualité physique ou qualité de mon point B que je cherche à développer, je peux avoir une donnée. Et cette donnée-là, je vais pouvoir la corroborer avec les études scientifiques, puisqu'on a des standards partout. Est-ce que je suis loin ? Est-ce que je me situe dans la moyenne ? Est-ce que je suis... je suis au-dessus, où je me situe, est-ce que j'ai besoin de le développer ? Moi, le développer, je ne vais pas développer une capacité pliométrique de la même façon chez un sprinter que chez quelqu'un qui fait la natation synchronisée, ça n'a pas de sens. Mais, dans tous les cas, il va falloir que le site conjonctif soit travaillé, c'est juste que ce ne sont pas les mêmes standards. Donc, j'ai des standards sur toutes les qualités physiques et ensuite, en fonction des objectifs que je vais me fixer, je vais chercher à mettre le curseur sur l'un ou sur l'autre et à développer l'un ou l'autre, tout en sachant que malheureusement, la blessure, il n'y a pas encore de recette miracle. on ne peut pas l'empêcher à 100%
- Speaker #1
très bien génial d'ailleurs tu parlais un petit peu de tout ça donc là si j'ai bien compris de ton point A tu le définis avec différents indicateurs comme tu disais en fonction des risques réponses vis-à-vis des tests ça va te faire planifier ton A' A' tu vas commencer à avancer comme ça et du coup je trouve que tu parlais de planification, comment on sort un peu du 3x10 tu vois comment, du coup, tu... J'ai bien compris qu'il y avait différents pôles structurels qu'il va falloir améliorer. Et ensuite, du coup, est-ce que tu peux augmenter un peu le degré de précision ou de granulation de tout ça ? Tu planifies tout le monde pareil ? Est-ce que le choix des séries, il a un intérêt ? Pas intérêt ? Est-ce qu'il faut juste faire quelque chose ? Tu vois, comment ça s'organise,
- Speaker #0
ça ? Déjà, je pense que la première chose, c'est qu'il faut accepter que la... Ce ne sera pas parfait, théoriquement. Tous les perfectionnistes en sueur. Tu vois, c'est un peu comme on disait précédemment par rapport aux études scientifiques, on ne pourra jamais refaire le protocole qui est fait. dans une étude scientifique parce que c'est hyper structuré. Tout est contrôlé, la vie, c'est pas ça. Non. On peut en parler. La vie, c'est pas ça. La boutade. Du coup, il faut accepter que... notre planification elle sera pas parfaite sur le développement de tout ce qu'on veut développer et ensuite il faut accepter que mon athlète il est footballeur, handballeur natation synchronisée crossfitter je sais pas bref il peut faire n'importe quel sport mais il est pratiquant d'un sport il est pas powerlifter donc quand on va lui programmer de la force maximale il peut pas suivre l'entraînement d'un powerlifter c'est pas l'objectif en fait parce qu'il doit développer tout le reste euh Ça, c'est une erreur. En tout cas, de mon point de vue, je pense que c'est une erreur qu'on peut voir dans beaucoup de réathétisation ou de préparation physique même. C'est-à-dire qu'on cherche... On va se dire, OK, le mec, il a besoin de force, donc je vais lui mettre tout un programme de powerlifter. Mais il a aussi besoin d'être puissant. Donc à ça, je vais lui rajouter aussi du travail à haute vitesse. Mais j'ai remarqué qu'il se blesse sur les fins d'amplitude. Donc je vais aussi lui mettre du travail de mobilité. Et à la fin, le gars, il se retrouve avec un programme qui est comme ça.
- Speaker #1
Ça prend trois fois plus de temps que ça.
- Speaker #0
et le gars en fait il devient juste athlète, il est plus du tout footballeur ou je sais pas n'importe quel sport, il est athlète qui essaye de développer toutes les qualités physiques au monde donc ça c'est pas possible et c'est pour ça que là encore c'est une inspiration notamment du travail des américains, de Louis Simons de la West Side Barbell sur la méthode conjuguée qui est pas parfaite, qui répond pas à tout parfaitement, tous les critères etc mais qui a quand même je trouve la pertinence d'associer le défi développement de plusieurs qualités physiques dans la même séance parce qu'on comprend que pour développer certaines choses, on n'est pas obligé de toujours être à intensité max. Par exemple, je parlais du développement du tissu conjonctif. On sait que si on veut améliorer un petit peu le côté biologique du tissu conjonctif, on peut être sur des intensités à 60-70%. Si on veut développer la force max, là, on va être obligé d'être à des intensités très élevées. Si on veut développer la force vitesse, on va être sur des charges qui vont être sous-maximale, avec une intention de vitesse maximale. Donc, on va pouvoir agencer dans la séance. une stimulation pour chaque qualité physique parce qu'on connaît les intensités nécessaires, qu'on va apprendre à les agencer en mettant bien sûr en premier la priorité. Donc, il va falloir évidemment hiérarchiser. Donc, je prends mon athlète. Je sais que j'ai besoin à un moment de développer toutes ces qualités physiques. Quelle est la plus importante ou quelle est la qualité physique qui me donnera un levier le plus grand possible ? Qu'est-ce qui créera le plus de...
- Speaker #1
On part sur le maillon faible ou le maillon fort. Est-ce qu'on optimise le maillon fort ? Exactement. On essaye que le maniocaine soit rentré.
- Speaker #0
Mais c'est des choix. Oui, c'est une discussion qu'il faut avoir avec l'athlète, voire avec le préparateur physique, voire avec l'entraîneur, en collaboration, pour dire, OK, de quoi a besoin mon athlète ? OK, à l'heure actuelle, la priorité, c'est ça. Bon, déjà, dans ma séance, je vais commencer par ça. Ça, c'est la priorité secondaire. Et ça, c'est la troisième. OK, ça ne sert à rien d'avoir 10 priorités, sinon, ce ne sont plus des priorités. Mais en gros, j'ai 3-4 priorités et je vais chercher à les développer. Et dans ma séance, je vais réfléchir comment je vais les agencer. OK, imaginons que j'ai 10 billes d'énergie, parce que c'est ça, en fait, on se bat tous pour ça, c'est l'énergie. qu'à la tête, j'ai 10 billes d'énergie, comment je vais répartir ces 10 billes d'énergie dans ma séance, pour que Dès que je regarde ma planification, je sais que la priorité, c'est ça. Donc déjà, le maximum de billes doit être là-dessus. Ensuite, je répartis une ou deux billes là-dessus, une ou deux billes là-dessus. J'ai réparti mes 10 billes et j'ai développé 3-4 priorités, sachant que l'accent est mis sur ça parce que c'est la priorité. Et donc, je pense que c'est vraiment la planification que j'utilise et qui sera du coup partagée dans Réhab Révolution. C'est vraiment cette capacité à extraire les qualités physiques nécessaires pour la pratique du sport. extraire les qualités nécessaires pour éviter le risque de blessure parce que c'est ce qui nous intéresse pour qu'un athlète progresse il faut qu'il s'entraîne pour qu'il s'entraîne il ne faut pas qu'il se blesse comment ne pas être blessé, comment performer une fois que j'ai ça, quelles sont les priorités ok les priorités c'est ça comment maintenant je vais les agencer dans la même séance en répartissant équitablement les énergies maintenant comment je vais le faire évoluer jusqu'à mon point B et je trace une roadmap, une route qui me permet de le faire Sachant que... cette route, elle va s'adapter on le sait tous l'art de la périodisation elle va finir par être adaptée, il faudra faire des ajustements parce que ça ne se passe jamais comme prévu malheureusement mais l'idée c'est ça, c'est vraiment de extraire les qualités, les hiérarchiser et ensuite comprendre quelles intensités sont nécessaires pour mieux les agencer dans la séance et pouvoir permettre de les développer au fur et à mesure sur un continuum donc c'est pas juste du 3x10 c'est pas juste du 3x10 parce que si on met 3x10 à la fin ça fait un truc c'est un peu long En fait la question qui... qu'il faut se poser, c'est quelle est la dose minimale effective pour chaque qualité physique. Et après, j'applique ça parce que moi, je reste assez persuadé que un des facteurs principaux de blessure, c'est le volume. Il y a beaucoup trop de volume dans les entraînements. Et donc, il y a beaucoup trop de volume dans les entraînements. Et pourquoi il y a trop de volume ? Parce qu'on ne sait pas faire des choix et parce qu'on essaie de faire des séances parfaites. à vouloir trop en faire parce que tu te dis ça c'est bien, mais il faut aussi qu'il fasse ça donc la puissance c'est 4 séries de 8 à 60% du NRM donc il faut qu'il fasse ces 4 séries ah oui mais il faut aussi un peu d'hypertrophie trophies, il faut 3-4 exercices avec 2-3 séries, 10 à 12 reps. Ok, je rajoute ça aussi, le gars, il a déjà 8 trucs.
- Speaker #2
C'est sûr, il y a énormément de questions qui sont là, c'est-à-dire que quand on regarde les programmations qui sont faites déjà la plupart du temps dans les études sur les sujets.
- Speaker #0
sains,
- Speaker #2
souvent entraînés. Parfois, il y a des études sur les non-entraînés. Ça montre que les influx sont différents. Sauf qu'un entraînement, une préparation physique ou une rééducation, réactivisation, ce n'est jamais ça. Il y a toujours plusieurs influx dans la séance. En fait, on ne sait pas si le mettre ces interactions va pénaliser ou pas du tout.
- Speaker #0
Toi,
- Speaker #2
ça veut dire que globalement, même si tu parles sur la dose minimale effective et sur aussi ce qui est prioritaire, tu n'auras pas certains ordres que certaines personnes font en disant on va faire un peu de la vitesse à charge semi-légère et après s'il y a de la force, on fait de la force par contre la force on va faire du 5x5 et après à la fin on va faire de l'hypertrophie etc ça peut vraiment se switcher complètement en fonction de ce qu'on a besoin de faire avec la personne et encore une fois moi je reste persuadé que le sport que pratique l'athlète c'est pareil il va y avoir des contraintes qui vont être mélangées tu
- Speaker #0
vois en fait le problème c'est qu'on se base beaucoup sur des sports on peut pas entraîner Traînez quelqu'un qui fait du powerlifting comme quelqu'un qui fait un sport beaucoup plus vaste. Le powerlifting, en fait, c'est assez simple. L'entraînement et la compétition. C'est assez réducteur, c'est vrai.
- Speaker #1
Non mais c'est vrai. C'est-à-dire qu'en gros, si je te fais progresser sur du squat, du bench et du deadlift, tu progresses à ta compétition. Alors que tu prends un boxeur, tu peux le faire progresser sur squat, bench, deadlift, à la fin, il faut quand même qu'il apprenne à boxer le type. Donc c'est comme l'haltérophilie. À un moment donné, l'haltérophilie, on l'a retrouvé dans toutes les préparations physiques. Sauf que l'haltérophilie, c'est un sport. L'haltérophile qui fait de l'haltérophilie dans sa préparation physique s'entraîne aussi pour son sport. Alors évidemment il y a des avantages et des qualités qui sont développées, qui sont travaillées par l'haltérophilie qui peuvent être pertinentes pour d'autres sports. Mais en fait le problème c'est qu'il faut passer un temps monstre à déjà maîtriser le sport pour ensuite pouvoir utiliser des charges qui seront adaptées au développement de la qualité physique. Et pendant tout ce temps je pense qu'il y a mieux à faire.
- Speaker #0
Quand on voit des équipes de France ou d'autres rugbymen qui font du clean à 120, ça, en starter fish, on se pose la question.
- Speaker #1
Oui, est-ce que c'est pertinent ? Après, il y a ceux qui peuvent le faire. Ceux qui peuvent le faire. OK, très bien. Ils ont une appétence pour l'haltérophilie parce qu'ils ont fait du rugby, mais aussi quand ils étaient jeunes, ils faisaient de l'haltérophilie. Ils maîtrisent ces mouvements. On peut les charger. Très bien. Mais de manière générale, si on regarde la grande globalité, il y a très peu de sportifs qui font du foot, du rugby, de la boxe, peu importe le sport, qui maîtrisent l'haltérophilie. Et le temps que tu vas passer à leur enseigner ce sport, en fait, il est footballeur, il n'est pas haltérophile, il n'est pas non plus powerlifter. Il a besoin de développer sa force max, très bien, mais est-ce qu'il a besoin de savoir faire, est-ce qu'il a besoin d'une planification telle qu'un powerlifter ? Non. Donc tu cuts le volume, tu prends juste la stimulation nécessaire et tu l'intègres dans sa planification pour que tu développes juste ce que tu veux, pas de manière parfaite, mais de manière efficace. En fait, c'est ça. L'idée, ce n'est pas de chercher la perfection, c'est de chercher l'efficacité.
- Speaker #0
Minimal effective.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #2
J'adore. Le concept d'efficience, je trouve que c'est un secret pour personne, le REDS, ça fait partie de mes gros centres d'intérêt, qui est extrêmement corrélé au surentraînement, et je trouve que ce qui n'est pas clair dans la tête des sportifs, et à nous, thérapeutes, aussi, de le clarifier, c'est que plus, plus, plus, n'égale pas plus à la fin. Ce n'est pas en cumulant le travail, en se disant, si je travaille plus, j'aurai plus de résultats. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Et l'art, et comme tu disais, pour moi, la nécessité des soignants et des bons kinés qui sont sur ce spectre de la préparation physique, via la réhabilitation ou la réathlétisation, ça va être la capacité à faire des choix et être efficient dans ce que tu proposes à l'athlète en fonction de son contexte. Du coup, moi, j'avais aussi une autre question par rapport à la pliométrie. Tu as parlé du coup du RSI, tu as parlé de ces concepts-là. Comment tu planifies la pliométrie ? Comment tu as structuré justement cette chose-là dans la formation ?
- Speaker #1
Du coup, la pliométrie, elle est intéressante parce qu'elle va rejoindre le développement de deux qualités. Donc j'ai dit, par rapport à ce que j'ai pu lire et à ce que j'ai pu comprendre de ce que faisaient des meilleurs, en m'inspirant de ceux que je considère être les meilleurs, et des cas de qualité physique, au niveau de la force réactive et de la force vitesse, la pliométrie va pouvoir aider à développer les deux. C'est-à-dire que dans la force réactive, elle va permettre de... tablée sur la capacité neurologique du tissu conjonctif à encaisser et restituer. Et elle va également aider sur le versant force-vitesse à produire un maximum de force dans un temps le plus court possible. Donc l'avantage de la pliométrie, c'est qu'elle va permettre de développer... ces deux-là. Donc typiquement, tu vois, dans une planification, tu sais que quand tu mets un exercice de pliométrie, tu as une simulation pour les deux déjà. Tu n'as pas besoin d'en remettre d'autres, etc. Si déjà il est focus et efficace sur cette simulation-là, tu fais les deux. Et la pliométrie... on va avoir plusieurs choses la pyrométrie il faut comprendre ce que c'est c'est l'optimisation de ce qu'on appelle le cycle étirement raccourcissement donc c'est une fonction musculaire physiologique qu'on possède tous sauf pathologie qu'on peut composer tous où en fait une structure va être capable de s'étirer donc quand je parle de structure c'est le complexe muscle tendons notamment et en s'étirant, en s'allongeant elle va être capable d'emmagasiner de l'énergie et si c'est bien fait au moment où elle va se raccourcir de la comptabilité. contraction derrière, restituer cette énergie, ce qui fera un supplément à la force produite par le muscle. Donc ça permettra de produire plus de puissance et d'avoir une performance meilleure. Donc ça, c'est le cycle étirement-racourcissement. C'est ce qu'on va chercher à développer par un mode d'entraînement, qui est la pliométrie. Donc ensuite, la pliométrie, on va retrouver ce cycle étirement-racourcissement qui va pouvoir être long ou court. Donc quand je dis long, il ne faut pas s'imaginer un gros temps. En gros, généralement, la norme, c'est 250 millisecondes. Donc en gros, si le temps de contact est inférieur à 250, enfin, si le cycle étirement-raconcissement est inférieur à 250 millisecondes, il est rapide, enfin, il est court. S'il est supérieur, il est long. Donc, ça avait deux options à faire. Ensuite, une fois que j'ai mon cycle étirement-raconcissement que j'ai choisi, s'il sera long ou court, selon l'activité qui est pratiquée, je vais pouvoir passer d'une pliométrie qu'on va appeler extensive, où on va favoriser un haut volume, pour le coup. avec une faible intensité, parce qu'on va chercher à améliorer la technique, on va chercher à habituer le système conjonctif à encaisser le volume de saut, à encaisser les contraintes, on va chercher au niveau articulaire à adapter aussi les structures pour qu'elles puissent encaisser. Et une fois que l'extensif, donc haut volume, basse intensité, est acquise, est tolérée, on va pouvoir transiter vers la pliométrie qu'on dit intensive, où du coup, là, c'est tout l'inverse. On va avoir une haute intensité et un faible volume. Mais ça, ça peut se faire sur les deux types de cycles étirements incontournables. Consistemment, le long et le court. Exemple typique, on va avoir le Def Jump. Le Def Jump, c'est donc on part d'un box, on cherche à atterrir et à ressauter le plus haut possible, mais sans consigne sur le temps de contact au sol. Et on va avoir le drop jump, où en fait c'est quasiment le même saut, mais c'est juste que là je vais te demander de passer le moins de temps possible au sol. Donc dans les deux cas ça peut être très intense, puisque dans les deux cas je vais te demander de sauter le plus haut possible, mais dans un cas on sera dans un cycle d'étirements et raccourcissements qui sera long. puisque je ne vais pas te donner de consignes au sol. Et dans l'autre cas, je vais te demander de passer peu de temps au sol. Donc, on sera sur un cycle étirement-raccourcissement qui sera court. Et quand le cycle étirement-raccourcissement est long, en fait, ça va augmenter la contrainte excentrique. Donc, ça va être intéressant. dans des activités où il va y avoir des décélérations, des changements de direction, où la contrainte excentrique va être importante. Quand le cycle de tirements-raccourcissement est très court, il y a moins d'amortissement, il y a moins d'encaissement de la charge excentrique. Par contre, il y a une nécessité de grosses raideurs et de rebonds. Donc là, on va plutôt y aller où les temps de contact sont très courts, typiquement le sprint ou le triple saut, où il faudrait répondre très rapidement au sol. Donc, en fonction, encore une fois, de mon point B, de qu'est-ce que je vais avoir besoin dans mon activité, Je vais pouvoir orienter ma planification vers le développement de telle ou telle qualité physique et ensuite mettre la stimulation nécessaire pour le développer. C'est comme ça que j'ai réfléchi sur la pléométrie.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #1
C'était clair ?
- Speaker #2
Très clair. J'ai envie de répondre sur plein de choses, mais trop intéressant. Vraiment très intéressant. Parce que, par exemple, ça me fait penser à l'importance de la consigne et des critères qu'on a en tant que thérapeute. Je ne sais pas ce que tu penses, toi, du mouvement optimiste. qui est prôné par Greg Lehmann, c'est-à-dire peu importe comment tu bouges, peu importe comment tu fais ton exercice, l'essentiel c'est que tu le fasses. Je pense qu'on est tous les trois à peu près d'accord, c'est-à-dire sur un sédentaire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Voilà. Mais par souci quand même de plein de choses, moi c'est vrai que j'ai quand même du mal à aller à 100% avec ce discours parce que pour moi la manière d'exécuter un mouvement et les consignes que l'on donne sont primordiales parce que du coup la personne visuellement a l'air de faire ce qu'il faut, mais par exemple juste cette intention de « non, je veux que tu sois réactif au sol » , vraiment que tu mettes de l'intention, je veux que tu rebondisses, etc. Visuellement, c'est exactement la même chose. même chose, mais si cette personne n'arrive pas à mettre cette emphase, on n'aura pas les adaptations qu'on a. Donc je ne sais pas quel est ton positionnement toi par rapport à ça, je pense qu'on est quand même globalement tous les trois autour de cette table.
- Speaker #1
Tu vois, c'est un peu genre dans la vie de tous les jours, ta voiture, tu as juste envie qu'elle roule. Mais Lewis Hamilton, quand il fait son tour de Formule 1, juste une voiture qui roule, ce n'est pas ce qu'il va lui falloir. Donc c'est un peu pareil pour l'athlète, c'est-à-dire qu'en gros, si tu es quelqu'un de sédentaire, faire juste un exercice, un peu peu importe comment, Ça va ? Tant que tu bouges, quelque part, ça te suffit. Quand tu deviens un athlète avec un but de performance, juste faire l'exercice, ça ne va plus te suffire. Donc, il va falloir des consignes bien spécifiques, tout comme une F1, elle a des modalités. Je n'y connais rien. Je n'ai pas pris forcément l'exemple. Mais en gros, il va y avoir dans la voiture. Les exigences que Lewis Hamilton a sur sa voiture, ce n'est pas la même que moi sur ma voiture pour juste me balader en ville. À la Réunion. Aller voir l'éruption. Que tu n'as pas vu. Que je n'ai pas vu.
- Speaker #2
J'aime bien ta métaphore. pour moi ça marche pas mais tu vois le deadlift de Ron ça fait partie des choses
- Speaker #1
En fait, le délivre de rond, c'est une adaptation qui va peut-être être faite parce qu'il y a un but de performance où on va accepter, entre guillemets, chez les personnes très entraînées qui vont pouvoir le supporter.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Monsieur et madame, tout le monde, si ça s'amuse au départ à faire un délivre de rond, il y a des chances qu'on ne soit pas au chômage tout de suite en tant que kiné. Il y a des chances qu'il y ait quelques réunions à faire.
- Speaker #2
Je te rejoins là-dessus. Non, je pense que la difficulté, ce n'est pas de tomber obsessionnel de l'exécution parfaites. Oui, non, non. d'avoir des standards exécutifs, nous, qu'on doit être capables de prescrire et de demander et de corriger. Et ça, je le vois trop chez des kinés qui prescrivent des squats, qui n'ont aucune idée des correctifs à faire, qui, du coup, les patients ont mal au genou et ça leur fait peur des fois. Parce que j'ai déjà eu des témoignages de « Oh, c'était un remplaçant qui était à fond, il ne m'a pas touché, il m'a prescrit je ne sais pas combien de trucs chargés, je n'en avais jamais fait, du coup, j'ai eu plus mal au genou qu'avant. » Du coup, il a arrêté de boire la kiné. Super, c'est absolument pas ce qu'on voulait. Et en plus, on a peut-être quelqu'un qui est potentiellement dégoûté de l'exercice en charge parce que la personne n'a pas réussi à transmettre ces critères d'exécution-là, peut-être parce qu'il ne le connaissait pas. Donc moi, je trouve que c'est important que tu... que cette formation existe, parce que ces standards d'exécution doivent être partagés à un moment donné. Je pense qu'on est tous conscients aujourd'hui, en 2026, qu'il faut faire de l'entraînement résistance. En tout cas, c'est ce que semblent dire pas mal d'articles. Mais le comment, ça reste encore pas clair pour tout le monde.
- Speaker #1
Non, mais en plus, moi, ce que j'ai voulu faire dans Réhab Révolution, et là, je ne vais pas regarder Francis parce qu'il n'est pas au courant, mais c'est l'idée que j'ai, je regarderai comment ça sera, c'est qu'en fait, je pense que je vais même essayer de faire intervenir des personnes spécialisées sur le développement des... de chaque qualité, au moins des athlètes sur notamment tout ce qui va être force ou force-vitesse qui sont des qualités assez spécifiques pour que justement il y ait des coachs de force qui viennent donner les standards, qu'il y ait des coachs de force-vitesse qui viennent donner les standards sur la pliométrie, comment j'ai un pied efficace au sol, etc. Parce que je pense qu'ils sont meilleurs que moi là-dessus, parce qu'ils font ça toute la journée ils sont meilleurs que moi pour le coup coachés parce qu'ils font ça toute la journée et que du coup, c'est l'objectif de physio-formation, c'est ce qu'on a dit, c'est qu'on essaie de redonner et de partager les informations les plus complètes et les plus pertinentes possibles et même si elles ne sont pas que de moi l'idée c'est encore une fois d'avoir la meilleure formation possible et que le kiné qui est venu et qui s'est inscrit et qui a suivi ces deux jours puisse repartir avec le
- Speaker #3
mieux qu'il puisse avoir à l'heure actuelle c'est la surprise ça serait beaucoup de questions Ouais Non
- Speaker #2
et j'aime beaucoup ta vision aussi parce que ça remet un peu aussi cette pluridisciplinarité c'est-à-dire que le coach est essentiel et en fait le tort actuel c'est ce que j'essayais de dénoncer ou de mettre un point de vigilance n'est pas coach qui veut si tu es kiné tu n'es pas coach et les coachs ne sont pas kinés non plus et en fait c'est vrai que cette formation elle s'insère un peu entre les deux mais si tu veux savoir aussi ou dire à ton coach quels sont tes besoins il faut que tu connaisses ce qu'il faut développer donc au moment où toi tu vas le transférer à la personne qui va le rendre athlète-athlète et pas athlète-patient effectivement il faut avoir au moins le même jargon les mêmes prérequis, les mêmes attentes et ça va être hyper intéressant, j'ai hâte du coup faudra en parler un petit peu il faut juste que je prévienne les chefs l'organisme de formation t'as prévu de faire ça mais au delà franchement ça va être une belle édition j'ai hâte d'y être on s'y retrouvera merci beaucoup, est-ce que tu peux juste nous redire les dates de cette première édition à La Réunion ?
- Speaker #1
du coup ce sera les 20 et 21 juin A la réunion. réunion, donc venez nombreux. Et on mettra évidemment le lien d'inscription pour ceux qui veulent.
- Speaker #2
Merci Val, c'était passionnant.