Didi SunshineImagine deux graines plantées à la même période. L'une est en pleine terre, plein sud, arrosée tous les jours. L'autre pousse dans un pot, à moitié à l'ombre, arrosée une fois par semaine quand on peut entre mille autres choses à gérer. Six mois plus tard, la première est couverte de fleurs. La seconde n'a que deux feuilles et pousse doucement, de travers, vers la lumière qu'elle trouve. Tu ne dirais jamais qu'elle est ratée ou en retard. Alors, pourquoi tu te le dis à toi quand tu compares ta pratique créative à quelqu'un qui n'a ni la même terre, ni la même lumière, ni le même temps que toi ? Bienvenue dans Pimp ton style, le podcast pour créer plus, douter moins et arrêter d'attendre. Moi c'est Diane et aujourd'hui on s'y met ensemble. Aujourd'hui on parle de ce piège hyper courant qu'on connaît toutes et tous, comparer notre chapitre 1 au chapitre 10 de quelqu'un d'autre. Cet épisode est pour toi si tu culpabilises de ne pas avancer aussi vite, aussi loin, aussi bien que les artistes que tu admires. On va voir pourquoi cette comparaison est fausse à la base, comment transformer l'admiration en carburant plutôt qu'en paralysie, et tu repartiras avec un exercice concret pour remettre ton propre chapitre en perspective dès aujourd'hui. Alors oui, aujourd'hui, on va parler un peu de jardinage. Reprenons l'histoire de nos deux graines. Est-ce que tu dirais que la deuxième graine est ratée, qu'elle est en retard ? Bien sûr que non ! Tu dirais juste qu'elle n'a pas les mêmes conditions, pas la même terre, pas la même lumière, pas le même temps qu'on lui consacre. Et pourtant, c'est exactement ce qu'on se fait à soi-même quand on compare notre chapitre 1 au chapitre 10 de quelqu'un d'autre. Tu ouvres Instagram, tu tombes sur le travail d'un ou une artiste que tu admires, un style super affirmé, une communauté de dizaines de milliers de personnes qui commentent, qui partagent, qui achètent, et tu te compares. Sauf que cette personne, c'est peut-être la graine en pleine terre. plein sud, arrosée tous les jours depuis des années. Et toi, en ce moment, tu es peut-être la graine sur le rebord de la fenêtre qui pousse entre deux obligations avec le temps qu'il te reste après le travail, les enfants, la vie, quoi. Et je sais de quoi je parle, parce que je suis tombée dans ce piège plein de fois. Moi aussi, je suis abonnée à des artistes que j'admire vraiment sincèrement. Des gens dont le travail me fait dire « waouh » à chaque post et me mettent des étoiles dans les yeux. Et pendant longtemps, je me suis comparée. Sauf qu'à un moment, je me suis arrêtée et je me suis dit « mais attends » . On n'a pas planté nos graines dans la même terre, on n'a pas lancé notre business en même temps, on n'a pas les mêmes contraintes. Et parfois, ton pot, ta terre et tes contraintes changent. Au début, je me suis lancée en parallèle d'une activité salariée pendant mon congé parental. Comme si on avait du temps quand on gère un bébé et un enfant à la maison. Ensuite, j'ai eu la chance d'avoir le chômage pendant deux ans. Là, je peux te dire que mon pot, je l'ai mis au soleil, j'ai arrosé tout ce que j'ai pu et il a fait quelques belles tiges. Mais aujourd'hui j'ai de nouveau Un jour, toutes les deux semaines, parce que j'ai repris un emploi salarié et que j'ai décidé de passer du temps avec mes enfants. Donc mon pot, tu vois, il est à l'ombre. Mais mon histoire avance, lentement, mais sûrement. Pas en plein soleil, pas sans interruption, pas avec la même énergie disponible que quelqu'un qui s'y consacre à temps plein. C'est comme ça, et c'est ok. Ce qui est important de comprendre, c'est de ne pas se mettre la pression en regardant les autres. Et j'ai fait un truc tout simple qui a changé ma façon de regarder le jardin des autres, pour reprendre notre métaphore, au lieu de me comparer, je me suis mise à noter. Chaque fois qu'une idée, un projet, une façon de faire chez quelqu'un d'autre m'inspire, je la note. Pas comme une preuve que je suis en retard, non. Comme une graine à planter plus tard, à mon rythme, quand j'aurai la terre et le temps pour ça. Par exemple, j'adorerais un jour organiser une retraite créative. D'ailleurs, je crois que je t'en ai déjà parlé dans l'épisode 19 qui parlait aussi de comparaison. L'idée est notée. C'est dans ma liste de graines à planter. Bon, ok, j'ai un bon gros sachet de graines en réserve. C'est pas pour maintenant, mais ça poussera, doucement, un jour dans mon jardin à moi. Et c'est là qu'il faut une vraie nuance. Parce que je ne veux pas que tu m'entendes dire « Arrête de regarder le jardin des autres » . Non, non, non. Observer, s'inspirer, même s'imprégner du travail de quelqu'un pour apprendre une technique, une façon de composer, quelque chose à faire. On l'a vu dans l'épisode 31, c'est sain, c'est même nécessaire pour progresser. Le problème, ce n'est pas de regarder par-dessus la clôture, non. Le problème, c'est de rentrer chez toi en te disant que ton jardin est nul, au lieu d'aller chercher ce dont ta graine à toi a besoin en ce moment, avec ce que tu as sous la main. Et ça rejoint exactement ce en quoi je crois profondément. Fait vaut mieux que parfait. Ta graine, même si elle pousse de travers, même si elle pousse lentement, même si elle n'a que deux feuilles pour l'instant, elle pousse, elle existe, elle avance, à sa façon, avec ce qu'elle a. Alors, la prochaine fois que tu sens cette comparaison monter, ce petit pincement en scrollant. Je te propose un réflexe tout simple. Au lieu de te dire je suis en retard, dis-toi je pousse dans ma propre terre avec ma propre lumière. Et regarde ce que cette personne fait. non pas comme une preuve de ton échec, mais comme une graine d'idée à piocher, à planter quand ce sera le bon moment dans ton jardin à toi. Et maintenant, on va planter quelque chose de concret. Voici ce que je te propose de faire là maintenant. Ça prend 5 minutes. Prends une feuille ou ouvre ton carnet. Pense à une personne dont le travail t'inspire, qui te met des étoiles dans les yeux. Tu vois de qui je parle, il y en a toujours une ou deux. Étape numéro 1, note une chose précise que cette personne fait et qui te donne envie. Pas un truc du genre « cette personne est douée » , non, non, quelque chose de concret, du style « il ou elle organise des ateliers en pleine nature » ou « il ou elle a créé une collection avec un vrai fil rouge » . Tu choisis ce qui te fait vibrer, ce qui te donne envie, une seule chose suffit. Étape numéro 2, transforme cette chose en objectif perso, sans date. Tu écris juste comme ça « un jour j'aimerais blablabla » . Pas « je devrais avoir fait ça » . Juste un jour j'aimerais, je reprends mon exemple, un jour j'aimerais organiser une retraite créative. Étape numéro 3, maintenant note ta contrainte réelle du moment, le temps que tu as vraiment cette semaine pour créer. Est-ce que tu as une heure, une après-midi ? Un jour tous les 15 jours comme moi, peu importe, note-le vraiment sans jugement, il faut que ça reste factuel. Étape numéro 4, à partir de cette contrainte réelle que tu as, choisis une micro-action que tu peux faire aujourd'hui, ou allez, disons cette semaine, pour avancer d'un tout petit pas vers cet objectif. Ça peut être quelque chose comme faire des recherches pendant 10 minutes sur le sujet, faire un croquis, envoyer un email. Un petit pas à ton échelle dans ton chapitre à toi. Et voilà, tu as transformé une comparaison qui plombe en une liste d'objectifs qui donne envie d'avancer. Et si tu veux justement voir à quoi ressemblent de vrais chapitres numéro 1, Avec les coulisses et pas juste le résultat fini, je t'invite à t'abonner à ma newsletter. C'est un peu comme mon carnet de bord. Une fois par mois, je te partage les coulisses de mon business, mes projets en cours, mes doutes, mes questions. Je mets aussi en lumière d'autres artistes et je te propose un petit défi créatif pour arroser ta pratique à ton rythme. C'est gratuit, tu peux t'abonner depuis mon site, le lien est dans la description de l'épisode. Je te dis à très vite et souviens-toi, personne ne peut briller à ta place. Alors, à toi de jouer !