Speaker #0Aujourd'hui on est aussi sur un épisode spontané, complètement improvisé et absolument pas travaillé. Je crois que vous aimez ça. Enfin j'espère parce que ça va être le cas des, je pense, 2-3 prochains épisodes. Aujourd'hui je suis allée me promener, aujourd'hui nous sommes dimanche, je suis allée faire ma petite promenade étant donné que ça fait partie de mes objectifs physiques, objectifs indirectement volontaires. Parce que d'une part c'est bon pour la santé et puis d'autre part c'est très très très très vivement recommandé par rapport à la maladie des autres vers. C'est à dire de devoir entretenir le squelette par la marche, par une activité physique idéalement quotidienne. Alors aujourd'hui j'ai fait ma part et c'est vrai qu'en marchant je me disais mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter. Je vous avoue que mon mental partait dans tous les sens en observant ce qui se passait autour de moi. Là je suis dans la campagne. Il y a des animaux au loin, il y a des voitures qui passent sur l'autoroute. J'étais seule, seule, seule, seule au milieu des champs. Et vraiment je me disais, mais de quoi je vais bien pouvoir leur parler ? Et soudain, je me suis rappelée d'un rêve que j'ai fait il n'y a pas très longtemps que ça. Je crois que je l'ai fait cette année encore. Quand j'étais enfant, j'ai eu une période où je me demandais pourquoi moi, pourquoi j'avais cette maladie qui était extrêmement douloureuse, que c'était absolument injuste, que... personne dans mon entourage avait cette maladie, que je ne comprenais pas et que je me posais vraiment cette question mais pourquoi moi, pourquoi moi, pourquoi moi, c'est pas juste et je me sentais vraiment seule au monde avec ça, seule au monde avec cette question fondamentale à laquelle je n'avais absolument aucune réponse, quand bien même les gens autour de moi essayaient de me rassurer, d'apporter quelques explications comme ça mais pour moi c'était pas ce que je voulais entendre et ça Ça faisait pas sens ce qu'on me disait quand j'étais enfant. Ensuite, après cette période-là, durant ma vie d'adolescente et même de jeune adulte, j'ai toujours voulu, enfin disons que je me posais beaucoup la question, mais qu'est-ce que ça fait d'avoir un corps mobile ? De ne pas avoir de problème physique, c'est-à-dire de pouvoir marcher, de pouvoir courir. Juste, en fait, je rêvais d'être libérée. libérée de ce corps qui m'handicap, de ce corps qui m'empêche de courir, qui m'empêche de faire des sauts, des choses comme ça. Parce que c'est sûr que si je fais un saut ou si je cours, alors je pourrais peut-être courir en moyen auxiliaire, mais avec le risque évidemment de me casser en os, beaucoup plus qu'une personne avec un squelette qui n'a pas cette fragilité-là. Et donc c'est un désir vraiment que j'ai eu longtemps. C'est de vouloir même un jour avoir un corps normal pour faire ces expériences-là et voir ce que ça fait de me sentir libre. C'était vraiment cette volonté-là que j'avais, de me sentir libre dans un corps libre. J'ai cherché à savoir par des thérapies, en faisant de l'hypnose, en allant voir des chamas. Je me disais peut-être qu'il y a la possibilité, parce que je suis bien conscient qu'on est en esprit dans un corps, et peut-être qu'avec des approches... comme ça, c'était possible de se faire une idée de ce à quoi ça pourrait ressembler de ne pas être limité dans un corps physique comme le mien. Et il y a quelques temps, j'ai fait un rêve. Alors, je vous avertis, on va partir très loin dans la galaxie. On va être hautement perchés. Il y a des gens qui prennent des substances hallucinogènes, des produits stupéfiants pour être dans cet état-là. Mais j'ai eu entre guillemets cette chance de ne pas avoir à prendre ce genre de produit pour me retrouver dans des états de conscience modifiés de la sorte. Alors le rêve que j'ai fait, je me suis retrouvée flottante dans l'univers, dans le cosmos. Il faisait un noir absolu. En noir infini. Avec quelques étoiles. Mais j'étais vraiment. Mais je flottais dans le néant. J'aurais pu être morte de peur. De me retrouver. Même pas seule au monde. Parce qu'il n'y avait plus de monde. J'étais vraiment seule dans le néant. Dans l'infini. Dans le cosmos. Mais il y avait comme. un son profond qui me portait dans ce flottement. Je dirais que ce son, c'était une vibration, mais une vibration qui me portait, qui était pleine, je dirais. d'amour je peux pas le dire autrement je vais essayer de vous remettre cette vibration là pour que vous soyez aussi immergé dans ce que j'ai vécu et donc je me suis retrouvé flottant dans le néant dans le noir absolu et j'ai eu le réflexe de regarder en bas et j'ai vu la terre notre belle planète bleue et j'ai vu en cordon brillant, lumineux, qui me reliait à la planète Terre, de mon ventre à la planète Terre. Et en suivant ce cordon, j'ai vu mon corps, j'ai regardé mes mains et j'étais que de la lumière. J'étais en fait de l'énergie, à forme humaine. Je ne distinguais pas mes phalanges, je distinguais juste la forme de mes mains, mais elles étaient blanches et brillantes. d'une énergie très lumineuse. Et en fait, je me suis rendu compte que j'étais juste de l'énergie qui flottait au milieu du cosmos. Et en regardant la Terre, cette musique qui me portait, ces fréquences qui me portaient, me disaient que j'avais absolument rien à craindre sur Terre, que toutes les peurs, toutes les craintes, Les phobies, en fait, elles étaient inexistantes, elles n'existaient pas, elles étaient que le fruit de mon imagination, elles étaient que le fruit de mon ego. Et ça me paraissait tellement limpide que oui, en fait, les peurs n'existent pas. Et en y pensant, j'avais presque envie de rire de moi-même, de rire de me savoir aussi craintive. Face à des défis qui, à ce stade-là, flottant dans le cosmos, étaient complètement futiles, étaient minimes, vraiment inutiles et absolument ridicules. Vraiment, elles me paraissaient tellement ridicules. Et je me sentais tellement bien, mais tellement bien, et je voulais rester, me baigner dans cet univers qui en fait me portait et était... J'étais tellement confortable, c'était comme si toutes mes cellules baignaient dans une paix infinie. Et ça me faisait en bien extraordinaire. J'étais tellement bien, je me suis rendu compte que là, je goûtais la vraie liberté, celle que j'ai toujours voulu expérimenter. Je me suis dit, c'est ça en fait, être libre, c'est tellement bien. Le ressenti était tellement puissant, tellement fort, tellement bon que... La seule façon d'exprimer ma joie, c'était à travers les larmes. Et je me sentais pleurer dans mon sommeil. Et je savais que je pleurais dans mon sommeil. Et je sentais que, tout doucement, j'allais revenir dans mon lit. Et je voulais absolument pas. Je voulais tellement pas. Je voulais rester là où j'étais. Mais j'étais tellement bien. C'est là où je restais. C'est de là que je viens. C'est de là que je restais. Maintenant, je ne veux plus revenir. Je ne veux plus revenir en bas. Et je sentais que je pleurais. Je ne voulais pas. Et je luttais. Et j'ai senti mon conjoint qui me... me poussait un peu pour me réveiller parce qu'en fait il voyait bien que je pleurais, il voyait bien que je dormais et que je pleurais, il pensait que je faisais un cauchemar. Alors qu'en réalité, j'étais tellement bien, je voulais plus revenir, mais j'étais prête à... j'étais prête honnêtement à mourir pour rester dans ce sentiment de liberté totale. Et durant mon réveil, il y a une musique qui est venue m'accompagner. C'est très étrange, c'est un peu comme si... Pour m'aider à revenir paisiblement sur Terre, on m'avait envoyé une mélodie, une musique. Et quand j'ai ouvert les yeux, j'avais cette musique qui résonnait dans ma tête. J'ai ouvert les yeux, j'ai pris mon téléphone avec difficulté. Je suis vite allée trouver cette musique sur Youtube. Et aujourd'hui, quand je me pose des questions, quand je doute de moi, où que je sois, cette mélodie retentit. Que ça soit dans un centre commercial, que ça soit au restaurant en amoureux, que ça soit dans ma voiture à la radio. C'est juste quelque chose d'incroyable. Il y a un terme en arabe qui existe pour dire ce que j'ai vécu et je vais vous le partager aujourd'hui. Il n'y a pas besoin de parler arabe mais c'est juste que c'est la seule phrase que je connais qui traduise ce que j'ai vécu durant ce rêve très spécial. C'est lé, ilé, lé, ilala. S'il y a des gens qui parlent En arabe kumekou, je suis désolée si la prononciation n'est pas correcte. Mais en gros, ça veut dire tout est faux sauf Dieu. Tout est faux sauf Allah. Il n'y a que Dieu qui est vrai. Et c'est une phrase que vous pouvez vous rappeler dans des moments de doute, des moments d'anxiété, peut-être des moments d'angoisse. Prendre une respiration, deux respirations, et vous rappeler que tout est faux. Tout est faux, tout est que projection, tout est que construction mentale. Tout est faux, rien n'est vrai, sauf celui qui vous a créé. Sous-titrage Société