Speaker #0Bienvenue à vous auditeurs d'élite !
Quant aux autres, vous pouvez rester.
Aujourd'hui, actualité oblige, nous allons parler des Etats-Unis.
Notez que tous les jours, les Etats-Unis nous offrent un élément d'actualité à méditer. Que vous écoutiez cette chronique aujourd'hui ou demain ou dans trois mois ou avant-hier, l'actualité états-unienne nous aura lancé dans les jambes quelque chose à commenter.
Ils sont comme ça, les Etats-Unis. Ils aiment bien faire parler d'eux.
En ce moment, c'est plutôt les gros culs, la testostérone, ça c'est à la mode là-bas. Mais quelle que soit la mode, moi, ils arrivent à me surprendre. Ils sont quand même formidables les Etats-Unis.
Leurs hommes et leurs femmes politiques prêtent à rire, n'est-ce pas ? Tandis que les nôtres... Ah oui ! Les nôtres, c'est autre chose quand même.
Mais bon, aujourd'hui, c'est d'eux dont il s'agit.
Regardez par exemple leurs élections présidentielles. Vues d'Europe, les élections présidentielles aux États-Unis, ça ressemble à un grand barnum et le plus souvent, ce n'est pas celui dont on se sent proche qui sort du chapeau de cow-boy de l'électeur ou de l'électrice américaine.
Par exemple, et là vous me voyez venir, par exemple, auriez-vous une seconde imaginé possible l'élection d'Andrew Jackson en 1828 ? Vous non plus évidemment. Vous imaginez ma surprise lorsque je l'appris !
Notez, et ce n'est pas un hasard... que le président Jackson, dont le second mandat s'est achevé en 1837, ne s'est jamais inquiété du réchauffement climatique. Jamais. Vous pouvez vérifier l'intégralité de ses discours, pas un mot sur la question !
Ils sont quand même incroyables, ces Etats-Unis ! Alors que personne de sensé n'oserait le déni sur cette question . Eh bien lui, oui.
Il faut dire que le président Jackson était un peu un original. Sa mère aurait voulu l'appeler Five. Et il faut reconnaître que Jackson Five, ça sonnait plutôt bien. Mais son père a eu peur que ça fasse un peu, je cite, "groupe de pop". Vous voyez ce que je veux dire. Donc ce fut Andrew. Et Andrew, tout en étant climato-sceptique avant l'heure comme on l'a vu, Andrew aimait les animaux. En particulier, il adorait son perroquet. Mais il ne lui avait appris que des jurons ! Entre parenthèses, il va de soi que vous pouvez vérifier la véracité de tous les faits cités dans cette chronique, et même de toutes mes autres chroniques d'ailleurs, auprès de votre encyclopédie préférée. Vous pourrez tout vérifier. Fin de la parenthèse.
Bref, le perroquet du président Jackson ne faisait que jurer. Y compris le jour de l'enterrement dudit président Jackson qui eut lieu à Nashville en 1845. Résultat des courses, on a dû évacuer le volatile qui foutait la pagaille dans la cérémonie ! Moralité, si vous voulez gâcher votre propre enterrement, ne vous contentez pas d'un poisson rouge comme animal de compagnie. Non, tel le président Jackson, assurez-vous qu'au moment le plus émouvant de la cérémonie, un sonore « Fils de pute ! » vienne créer un silence gêné dans l'assistance.
Compte tenu de tout cela... Il est parfois gênant, il est parfois tentant, pardon, de prendre les Etats-Uniens pour des imbéciles. Mais ce serait une grave erreur et tous ceux qui ont sous-estimé les Etats-Unis l'ont regretté. Ils sont capables des plus grands tours de magie ces gens-là. Un jour leur président, il annonce que les Etats-Unis seront sur la Lune d'ici peu. Et il a suffi qu'il dise cela pour que des armées de poètes, de navigateurs, de mécaniciens se mettent à imaginer des vaisseaux. Ils ont cardé des voiles, ils ont dessiné des cabestans inconnus. Ils se sont pris, ils se sont repris pour Christophe Colomb. Dommage qu'ils n'aient pas gardé les plumes sur les chapeaux parce que lorsqu'Apollo est passé au-dessus de sa tente, Sitting Crow, le plus grand chef Navajo, a dû compter les boulons de 12 d'Apollo au lieu, comme à son habitude, de compter les plumes de Tlotseel, l'Oiseau-Tonnerre, celui qui peut cacher le soleil rien qu'en déployant ses ailes, celui qu'il vaut mieux ne pas contrarier lorsqu'il est l'heure de manger sa soupe.
Bref, quand ils savent ce qu'ils veulent, ces gens-là ont une très nette tendance à l'obtenir. Coup de chance pour nous, ils ont voulu que l'Europe reste leur amie tout au long du XXe siècle.
Si cela n'avait pas été le cas, votre serviteur n'existerait sans doute pas. Et si vous me pardonnez ce manque de modestie inaccoutumé, vous seriez privé des chroniques de celui qui a été classé dans le dernier sondage Médiamétrie au 27ème rang des chroniqueurs préférés de Radio Girafe ! Et je n'aime pas dire du mal des gens, vous me connaissez, mais si moi je suis 27ème, le 26ème, vraiment ... c'est là qu'on voit que le copinage existe ... N'en parlons plus. Mais, entre nous, je ne serais pas surpris si dans... 5-6 ans, je ne pointais pas à la 25ème place du classement !
Enfin bon, revenons aux Etats-Unis.
N'oublions pas que les trois sports les plus populaires aux Etats-Unis sont le pied-balle, le panier-balle et le base-balle. Manifestement, l'Etats-Unien aime les balles.
Au point d'ailleurs qu'il détient plus d'une arme à feu par personne !
Et ça n'est pas pour la déco, ça n'est pas pour les soirées déguisées ...
La preuve : 4 présidents des États-Unis ont été tués par des armes à feu.
Mais pour arriver à ce triste résultat, ils se sont beaucoup entraînés aux États-Unis. Depuis 1800, pas moins de 30 tentatives contre 16 présidents différents ! Et ça c'est sans compter les tirs sur les candidats à la présidence. Dans aucun autre pays, on n'a le droit de tirer aussi fréquemment sur le président. On en fait des caisses sur les services de sécurité des présidents Etats-Uniens. Mais franchement, je trouve que ceux de Corée du Nord ou de la Chine sont nettement plus efficaces. Car eux, ils ont un taux d'échec de 0%. Mais, bien sûr, on en parle moins sur Netflix. C'est clair ...
Turlututu, chapeau pointu !
Et c'est ainsi que le caramel prit une balle.