- Speaker #0
Vous avez des excuses, nous avons des ressources.
- Speaker #1
Robert Savoie, thérapeute et conférencier international, et Geneviève Gagné, animatrice et hypnothérapeute, vous aident à repousser vos limites, un épisode à la fois.
- Speaker #0
Bienvenue sur Pas d'excuses, où chaque excuse devient une opportunité.
- Speaker #2
Bon, on vous souhaite la bienvenue à Pas d'excuses, une autre belle semaine où on va décortiquer un sujet en particulier pour nous permettre de mieux se connaître. de mieux se comprendre, de mieux cheminer. Et je pense que le sujet qu'on va aborder aujourd'hui, on va parler de reprendre son pouvoir. Qu'est-ce que ça veut réellement dire ? Et pour nous l'expliquer, pour nous aider à le comprendre, on a le maître. Je ne dis pas le maître de la reprise des pouvoirs, mais pour moi, Robert est le plus grand thérapeute de la francophonie. Et je me plais énormément à le dire. Maintenant, je dis pour moi, parce que je ne veux pas parler pour les autres. Mais j'ai appris à découvrir Robert à l'apprendre et sa façon d'enseigner, sa façon de cheminer, elle est d'une authenticité extraordinaire et il ne se gêne jamais pour mettre le genou à terre et se mettre à nu et surtout, il ne prétend pas tout maîtriser. Il connaît énormément de choses, il a une grande expertise, mais il est comme tous les êtres humains, toujours en cheminement et on bénéficie de ce cheminement-là semaine après semaine. Comment ça va Robert ?
- Speaker #0
Ça va bien, Jen. Jen, depuis qu'on a recommencé... Tu as fait un saut quantique ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Oui. Le saut quantique que je vois, tu es plus à l'écoute. Tu étais déjà dans le bon écoute, mais là, Jen a fait un saut quantique, plus à l'écoute, plus présente. Tu es encore plus vrai, plus ici maintenant. Tu te sens calme, malgré qu'il y a des tourbillons.
- Speaker #2
Absolument. Il y a deux choses là-dedans. J'aime ça continuer à cheminer moi aussi. Je vais le dire, j'ai fait deux en six mois, j'ai fait deux de tes retraites. Ça fait que ça fait cheminer à peu près. Et je suis également du programme Freedom de Robert, où une fois par semaine, on s'arrête, on prend le temps de s'écouter, s'observer. C'est pour moi des apprentissages extraordinaires. Je suis une hypnothérapeute de formation. J'avais déjà de très bonnes connaissances. Même tes clients, je pense que tu avais… Absolument, je ne traite plus de la même façon. Et je suis meilleure qu'avant. Pourquoi ? Parce que tu as mis le projecteur sur moi. Tu comprends ? Et c'est ça le plus important. On a tendance à beaucoup travailler chez l'autre. Oui, on travaille sur soi. Puis ça, l'hypnothérapie me l'avait quand même appelé. Ça part de toi. Travaille sur toi. Mais tu as une façon de l'enseigner et de l'apprendre qui nous permet de l'intégrer rapidement et facilement. Je parle pour moi personnellement, mais c'est ça là. C'est sûr que quand je passe deux week-ends avec toi à rentrer dans mes blessures que j'avais... t'es enfouie avec les années, puis t'as délogé ça, ça fait du bien. Oui,
- Speaker #0
mais t'es arrivée en plus, tu t'en souviens quand t'es arrivée, tu es avec ton amoureux, OK, regarde, on s'en va là, puis là, tu es tout le long du chemin. Oui, oui, oui,
- Speaker #2
je m'en allais à Jardin-Robert travailler. Je n'avais pas besoin de rien, moi, de là, je m'en allais à Jardin-Robert travailler.
- Speaker #0
Non, mais t'étais dans le positivisme, t'as une énergie incroyable, t'as une intensité que... qui est palpable, qu'on aime, on aime ça être alentour de toi, déjà, tu arrivais, wow, là, tu sais. Puis tu as dit, non, tant qu'à être là, je vais plonger. Je vais plonger, je vais me permettre d'aller voir ce qui est là.
- Speaker #2
Puis la deuxième fois, je suis allée avec encore plus de conscience. Là, j'y allais avec l'excitation de plonger là, parce que quand tu sors de là, les petits pépites d'or que tu rencontres sont incroyables.
- Speaker #0
Tu es une guerrière, tu sais. Sans rentrer dans les détails de ce qui s'est passé la deuxième, de plonger la... dedans, puis tu te permettais d'être vulnérable, rester collé à ta vulnérabilité, sensibilité, t'as découvert des choses, c'est ça, pour moi, c'est ça une guerrière.
- Speaker #2
Tant mieux si tu le ressens, si tu l'entends. Puis on espère que juste l'écoute de Pas d'excuses vous permet de toucher à cette profondeur-là qui est à l'intérieur de vous, qui nous permet d'avancer avec tellement plus de confiance, puis tellement un bonheur plus léger et plus facile. Ça ne veut pas dire qu'on ne vit rien, ça ne veut pas dire qu'on ne fait pas face à des défis au quotidien, ça veut juste dire que quand les défis se présentent, on est mieux outillé pour s'en occuper. Et ça met tellement bien la table pour aujourd'hui avec la reprise de son pouvoir. Parce que quand on se retrouve confronté à un défi, quand on se retrouve confronté à l'éveil d'une émotion, pendant parfois quelques jours, quelques semaines, on est complètement en perte. de ce pouvoir-là parce qu'on est déstabilisé, on est dans ce qu'on appelle la zone de brouillard où même si on a la connaissance de soi, même si on a l'intelligence émotionnelle, même si on a des compétences techniques pour aider les gens à cheminer, quand t'es éveillé dans ta zone de souffrance, C'est difficile de mettre ça en pratique.
- Speaker #0
Bien, tu sais, puis j'ai vraiment un... Ah, je le nomme.
- Speaker #2
Ah, bien oui, raconte.
- Speaker #0
C'est vraiment, vraiment un exemple concret, pas plus tard que ce matin, à m'emmener ici.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
On va plonger là. Mais avant d'aller là, ce que j'ai constaté par mes propres recherches dans mes 25 ans, j'ai constaté, Jen, que selon moi, la plus grande... peur chez l'être humain, tu sais, en psychologie, on a mis la peur de mourir, la peur de parler devant un public, en thérapie, on va dire, c'est la peur de l'émotion, tu sais, toutes ces peurs-là sont légitimes, sont réelles, on les laisse vivre, puis on s'en occupe. Selon moi, la plus grande peur chez l'être humain, c'est la peur d'être en intimité avec soi, parce que Merci. D'être en intimité avec soi, ça me demande de m'arrêter. Ça me demande de m'arrêter, puis de mettre le projecteur sur soi, puis de vraiment aller à l'intérieur de soi, puis de ressentir ce qui est là, de créer un vide. Puis créer le vide, là, bien, il faut que je m'occupe de l'insécurité. Il faut que je m'occupe du stress que l'insécurité m'éveille. Il faut que je m'occupe de l'angoisse que l'insécurité m'éveille. Fait que tout ça fait en sorte que l'insécurité, lui, fait quoi ? « Lui, on ne veut pas le ressentir parce qu'il y a un danger. » Lui, il est en mouvement. Il faut que je trouve une solution. Parce qu'il y a un danger. Il y a un danger. Il y a de quoi qui va arriver ? Il y a une expérience difficile qui va arriver. Je vais me faire manger par un... Moi, je dis toujours par un mammouth.
- Speaker #2
Un mammouth, oui.
- Speaker #0
Mais tu as raison. Dans le temps des dinosaures. Oui, oui, oui. On n'est plus dans ce temps-là, mais on a continué à garder ce fonctionnement-là défensif. que le crier le vide, la plupart vont faire des méditations, vont s'arrêter, puis tout ça, c'est important, continuer à tout faire ça, mais des fois, quand on est déclenché, je vous donne mon exemple très précis. Je m'en viens, je pars du chalet, il est 7h moins 6h45 ce matin, j'ai un 2h de route à faire, 6h45, je pars dans mon chemin, il fait beau, mais il y a... il y a un brouillard sur le lac, je regarde ça, je prends mon jus de citron, je prends mon café, je regarde ça, et c'est de toute beauté, de toute beauté. Là, je m'en vais sur la route, je vois des dindons. Oui,
- Speaker #2
des dindons sauvages.
- Speaker #0
Des dindons sauvages qu'on a au Québec, avec la petite famille. Ben voyons donc, c'est donc ben, tout de suite après, je vois des canards passer devant moi, puis je laisse passer. Tout de suite après, des chevreuils. C'est ça qui est...
- Speaker #2
Tu es en connexion avec la nature.
- Speaker #0
Là, je suis en connexion avec la nature. Je vois ça comme ça. C'est tout ça. Ce n'est pas ça. J'aime mieux croire que je suis en connexion avec la nature. Là, je suis sur la route. Ça veut dire calme-toi. Oui. Calme-toi. C'est peut-être un signe que tu vas voir tout ça. Là, je passe la route. Puis là, je suis calme. Puis je pense au podcast qu'on va vivre ensemble. Puis je pense à mon fils que j'aime de tout cœur. Il a tout sorti poubelle.
- Speaker #2
Parce que le fils, c'est resté à la maison. et la petite... tâche que papa lui demande, c'est de sortir les poubelles.
- Speaker #0
Vous comprenez, ceux qui ont des ados, jeunes adultes. Alors, je fais la route, puis là, j'arrive dans mon quartier, mais en tournant sur ma rue, le camion des poubelles, il est là.
- Speaker #2
Et le fils n'a pas sorti les poubelles.
- Speaker #0
Moi, je rentre dans mon stationnement, rapide, plus vite que d'habitude. J'ai rentré vite. Et là, je débarque, puis j'éteins même pas mon camion parce que la prochaine maison, c'est ma maison. Fait que là, je prends mes poubelles, puis en prenant mes poubelles et le bac à recyclage, la voisine, elle, elle avait attaché un de ses enfants dans son banc. Puis là, elle est de l'autre côté. Elle n'est pas sur le côté que j'ai rentré. Puis son autre petite-fille qui a... Je dois avoir... peu importe, 5 ans, 4 ans, 5 ans, 4 ans ou 5 ans, elle est contre elle, mais c'est une jeune adulte de 24 ans. Je vous ouvre une petite parenthèse. Son nom, c'est Jade, puis Jade, si tu m'écoutes, je t'aime profondément, tu es une magnifique femme, magnifique personne. Je l'appelle Maud. Je fais ça trois fois, mais la troisième fois, ça n'a pas passé. Je ne rentrais pas dans ce qu'elle dit parce qu'elle n'est pas ici pour se défendre et ce n'est pas ça qui est important. Je me suis trompé. À partir de ce moment-là, ça a créé une friction dans la relation. Elle sortait, elle ne me regarde plus et elle ne me parle plus. Oui. Je ne peux pas croire parce que je me suis trompé de nom. trois fois qu'elle ne me parle plus. Ça crie, ça craint.
- Speaker #2
Moi,
- Speaker #0
je suis un gars de cœur. Je ne suis pas mieux que personne. Je ne peux pas croire qu'on est voisins et qu'on sort et que je fais le tour du monde à aider des gens à se rétablir et à avoir le souci de l'autre que je ne peux pas parler à ma voisine et dire qu'on n'ira pas se penser ensemble. On aura de nouvelles relations. Bonjour, je te souhaite une bonne journée. Bonne route. Et là, il n'y en a plus de ça. J'y ai eu ! quelques petites expériences comme Gabriel, on a un garage PMP qu'on appelle au Québec. Il y a un gros système de son là-dedans. La musique était forte. Là, elle a mon numéro de téléphone. Par respect, si jamais la musique est trop forte, il y a de quoi qui dérange. Tu as besoin de l'aide. Au début, je pelletais sa cour parce qu'elle est enceinte. Je sortais ses vidanges. Parce que j'aime ça. Ça ne m'enlevait rien. Moi, on fait... On a la courbe. On fait le bon voicien. Oui, tu sais, c'est OK. Je suis comme ça. Et bien là, des fois, de la façon que l'écriture, elle était, c'était plutôt dictateur, puis pouvoir, puis respect, tu sais. Elle a un jeune enfant en bas d'or, fatigué, là. Là, je suis dans le basque de trou, perception, tu sais. Et là, Gab, bien, ça me... Tu sais, Gab, il y a toujours du respect, puis il y a toujours... c'est la musique, tout ça. Et il y a un coup, il fait attention, il essaie de faire attention. Puis si ce ne serait pas ça, je dirais la vérité. Puis là, un coup, il lave sa voiture, puis imaginez-vous qu'en déposant la hausse au sol, avec le fusil à eau, qui est après le boyau, en échappant à terre, ça part, l'eau, elle part. Mais elle part dans la direction de ses fenêtres. On est l'été, elle a les fenêtres.
- Speaker #2
Ça fait que ça arrose l'intérieur. Il a lavé son plancher. Pas énormément.
- Speaker #0
Et là, ce qu'on entend, je l'ai entendu dans la maison, parce que mes fenêtres sont couvertes aussi. C'est gros mot. C'est gros comble. Puis là, je l'entends crier. Fait que Gab, il ne dit pas un mot, puis là, il se sent mal, puis on n'en fait pas de cas. Je n'ai pas été à avoir. Quelque chose, j'aurais dû faire. J'ai banalisé. Bon, that's it, that's all.
- Speaker #2
Toi, tu as banalisé la façon dont les choses étaient dites.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Pour que les gens comprennent bien. C'est que toi, tu n'as pas de problème à ce qu'elle se fasse entendre, puis qu'elle exprime certains désaccords, mais c'est la façon dont tu es fait. Exactement.
- Speaker #0
Il y a une façon de le faire. Ce n'est pas ça qui se passe, puis j'ai banalisé. Je n'ai pas voulu aller là, OK ? ce qu'on ne règle pas bien souvent, nous revient.
- Speaker #2
Quand on accumule ?
- Speaker #0
Quand on accumule, il y a d'autres expériences bien souvent qui reviennent. Et ce matin, c'est revenu.
- Speaker #2
Mais là, c'est comme si ta limite affective était dépassée complètement ce matin.
- Speaker #0
Je rentre dans la cour, déjà là, avec une insécurité, parce que le camion, il m'a déclenché. Il m'a déclenché dans l'insécurité. Pourtant, c'est qu'une poubelle, vous allez dire. Oui, c'est qu'une poubelle.
- Speaker #2
Mais c'est important pour toi que les choses soient bien pleines.
- Speaker #0
Elles sont pleines. Les deux bacs, le bac à recyclage, le bac à poubelle, elles sont pleines. Peu importe. J'aime ça quand c'est fait. C'est l'ordre. et that's it et ce n'est pas fait. Il ne l'a pas fait. Je suis déclenché dans l'insécurité. Je rentre vite, je débarque et je prends les bacs. En prenant les bacs, elle me regarde avec un air... Je ne le ferais pas. Il y a des enfants, Robert. Tu rentres pas mal vite, tu dois faire attention.
- Speaker #2
C'était pas le temps.
- Speaker #0
Cet air-là... Oui,
- Speaker #2
ça a déclenché.
- Speaker #0
Et cette façon de me le dire... Là, j'ai été déclenché. Toi, tu ne viendras pas me dire comment est-ce que je dois répondre et comment est-ce que je dois rentrer dans ma cour. Là, tu vas te fermer et tu vas arrêter de me contrôler et tu vas arrêter de me dire comment est-ce que je dois me comporter. C'est comme ça que c'est. Premièrement, tu as un enfant, tiens-y la main, c'est ma cour et c'est la tienne. Alors là, ne viens pas me dire, à matin, fais-moi pas chier. Mais là, ça a sorti tout d'un coup. J'ai plein de connaissances ici. J'étais un encyclopédie de savoir, vous le savez, je le dis souvent pour ceux qui écoutent régulièrement. Ce matin, ça a sorti comme un volcan. Je suis rentré dans la maison, là, puis je tremblais. Puis en même temps, j'ai... Je suis tombé dans la culpabilité ou une malaise où je ne suis pas correct, où ça n'a pas de sens. Puis, j'ai mis le projecteur rapidement sur moi. C'est là que je n'ai pas donné mon pouvoir à cette magnifique personne. Parce que si j'y aurais donné mon pouvoir, j'aurais tombé dans la critique. STL, désolé mon langage, mais pour qui qu'elle se prend, c'est ma petite jeune de 24 ans, j'ai 58. et tu ne me diras pas comment je dois rentrer dans ma cour et je paie mes taxes et tu me fais chier et me faire suer. À ce moment-là, aussitôt que je tombe dans la critique, aussitôt que je suis dans le jugement, je donne mon pouvoir, je ne suis plus en relation avec moi. Alors, il y a deux possibilités à ce moment-là si je donne mon pouvoir. Qu'est-ce qui se passe si je donne mon pouvoir ? Si je donne mon pouvoir, c'est soit que je tombe dans l'infériorité. Si je tombe dans l'inférieure, c'est un automatisme. Cet automatisme, c'est que je ne touche toujours pas mon véhicule qui s'est éveillé. Je ne touche pas mon insécurité ce matin. C'est ça qui s'est éveillé en moi. Je vois le camion, l'insécurité s'éveille, stress, j'accélère et je rentre dans le cours rapidement. Là, je ne touche pas l'insécurité parce que j'ai le pouvoir sur l'autre. Le pouvoir, ça veut dire que j'ai le projecteur sur l'autre. Je critique, je juge, je Ausha. C'est soit que j'éveille des sentiments défendants. Je viens rajouter une couche de souffrance. Là, c'est l'infériorité. Si c'est l'infériorité, c'est là que je doute, je suis dans la méfiance, je ne suis pas correct, je me dévalorise, je suis dans l'autopénition. C'est moi, puis voyons, comment ça tu as plein de connaissances, comment ça tu te comportes de même. Ça fait 33 ans, 34 ans. 35 ans bientôt, je suis en cheminement personnel. Ça fait 25 ans que tu l'enseignes, voyons donc Robert, ta voisine, puis tu restes à côté. Fait que là, tu es dans l'infériorité. Si ce n'est pas l'infériorité, puis que tu gardes toujours ton pouvoir sur l'autre, le projecteur sur l'autre, c'est soit que je tombe défensivement dans la supériorité. C'est là que je suis tombé un peu ce matin. Je suis tombé dans la supériorité, dans le bourreau. « Hey, toi, tu ne me feras pas chier le matin. Tu ne me diras pas quoi faire et comment est-ce que je dois rentrer dans ma cour. Tiens la main de ton enfant. » Puis là, tu vas arrêter de me contrôler. Ça fait assez longtemps que tu me contrôles. Voyez-vous, je n'ai pas fait la réparation avant. Je me suis abandonné. J'ai démissionné. J'étais dans la résignation. Quand elle est sortie, à plusieurs reprises dans les deux dernières années. Puis je la regardais, puis elle ne me regardait même pas. C'est comme si je n'existais pas. Là, on doit comprendre que moi, ce n'est pas un château, ma maison. C'est un semi-détaché que j'adore, que je t'apprête à rénover en château. J'adore ma petite maison. Puis j'ai un beau gros camion, puis il y a une clôture. Si vous regardez Robert, là... esprit, on ne peut pas le manquer.
- Speaker #2
Hein ?
- Speaker #0
T'es-tu d'accord, ça ? On ne peut pas le manquer.
- Speaker #2
Ce n'est pas parce qu'elle ne te voit pas qu'elle ne te voit pas.
- Speaker #0
Pas parce qu'elle ne me voit pas, mais là, son regard, ça me déclenche dans l'exclusion.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
C'est ma voisine, là. Elle n'est pas parentée avec moi, pas en tout. Je ne la connais presque pas. On a eu des échanges. C'est l'exclusion. mange de l'amour. Tu sais, j'ai démissionné. Tu t'en es pas occupé. Je m'en suis pas occupé. Fait que, cette expérience-là, c'est un beau cadeau déguisé, mal enveloppé, parce que cette expérience-là, cette fois-ci, je m'abandonne pas, je démissionne pas. Je vais aller plus loin, je me trahis pas, parce que ça devient un non-dit.
- Speaker #2
Ouais.
- Speaker #0
Puis ce non-dit-là, je veux pas me trahir. Fait que... Je vois la voie.
- Speaker #2
Pour que les gens comprennent bien, toi, ce qui est important pour toi, c'est le bon voisinage. Puis, tu as respecté le fait que... Tu as banalisé le fait qu'elle ne te parle pas alors que toi, ça te déroule.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Tu as banalisé le fait que parfois... Puis, ça arrive. Vous vivez peut-être en colocation. Vous vivez dans un bloc appartement où il y a des voisins. On est interreliés. Puis, des fois, si ce n'est pas le voisin, c'est le collègue de travail. Tu comprends ? Pour d'autres,
- Speaker #0
tu sais, puis en même temps, il y a d'autres qui regardent ça. Mais voyons, là, bref. Moi, je ne la regarderais plus non plus. Il y en a d'autres que ça. Ça passe ici. Mais moi, c'est un gros nounours plein d'amour, c'est pensé, c'est un être de relation. Moi, ce n'est pas ma façon. Voyez-vous, chacun son vécu, chacun ses déclencheurs, chacun sa façon de faire. D'autres, ça peut être toi, ça peut être que tu perds tes clés ou tu perds ton portefeuille. Puis c'est comme, bien, voyons donc. Puis là, ça l'engueulade. Moi, je suis perdu des clés. Ton portefeuille appelle tes cartes, puis annule-les. Pour moi, ça ne paye rien. Tu comprends ? C'est là que je veux qu'on prenne conscience. Chacun s'est défoncé. Chacun a son vécu qui est différent. Alors, moi, ça me dérange. Ça me dérange. Alors, ça se peut qu'elle ne me parle pas plus, si je vais la voir. Bien, je vais essayer de voir. Je vais essayer, quand je dis je vais essayer, je vais aller au bout de ma relation.
- Speaker #2
Toi, tu vas essayer de réparer la relation. Pour toi, c'est important de rétablir le contact. Et cet événement-là, ce matin, qui a été un peu la goutte qui fait déborder le vase, va te permettre d'aller la voir et de dire, écoute, je suis désolée pour ce matin, mais en même temps, j'ai besoin de nommer que moi, depuis deux ans, j'accepte des non-dits, j'accepte des... Merci. de l'ignorance, j'accepte, puis ça me blesse, moi, quand ça s'arrête.
- Speaker #0
Exactement. Je vais lui dire comment je me sens à travers ça. C'est être reçu, peut-être que, je pense que oui. Je crois qu'elle va me recevoir.
- Speaker #2
Mais quand tu es dans l'authenticité, on sous-estime le pouvoir de l'authenticité de nommer les choses. Quand tu es à la bonne place, quand tu es dans l'authenticité, ça se peut que tu ne sois pas reçu parce que l'autre n'est peut-être pas rendu là. Mais ça fait toujours son petit bonhomme de chemin, je pense.
- Speaker #0
Je vais faire ça. Alors, un, c'est de reprendre le projecteur, reprendre mon pouvoir, mettre le projecteur sur toi, regarde-toi ce qui se passe. Là, est-ce que tu as existé ce matin dans la relation avec Jade ? Non, je n'ai pas bien existé. Là, comment est-ce que tu vas faire pour rétablir ça ? Là, je dois identifier. Là, je vais faire une réparation. Malgré toutes mes connaissances, malgré tout le chemin que j'ai intégré, cette expérience-là, il me reste encore du chemin à réparer. Fait que c'est par l'acceptation que je peux arriver à faire le chemin puis réparer. Alors, ici, présentement, j'étais pour dire Jade. Oui.
- Speaker #2
Appelle-moi pas un autre nom parce que je vais avoir des années sans parler.
- Speaker #0
Geneviève. Geneviève, OK. On a du plaisir. Bon, présentement ici, je vous avoue, rationnellement, dans le basque-trou, comme vous connaissez pour ceux qui ont vu les premiers épisodes, là, présentement, rationnellement, j'ai pas le goût...
- Speaker #2
Pour ceux qui ne savent pas le basque-trou, c'est la construction mentale. La construction des défenses et des croyances limitantes. Pour t'empêcher de ressentir.
- Speaker #0
Là, j'ai pas le goût. Ici, c'est un bain, non. Regarde, ignore ça. un jeune, un ci, un ça. Pas besoin d'elle dans... Pas besoin d'elle dans... Hé, j'ai pas besoin d'elle dans... Puis c'est vrai, là, tu sais. Oui, oui. Mais en même temps, elle fait partie de mon environnement qui est mon quartier. Oui. Fait que, tu sais, ici, ça fait non. Parce que je le sais, il va falloir que moi, dans mon cas à moi, je serais pas obligé. Je pourrais rester ici, mais moi, j'aime mieux réparer pour pas qu'il y ait... de distance encore, distance émotionnelle. Je veux faire la réparation. Fait que je vais dire, écoute, Jade, voici ce qui en est. Ça fait deux ans qu'il y a eu une distance. Puis on va partir des observations précises. Je me suis trompé de nom en t'appelant Maud. Je t'ai dit, j'en suis désolé, Jade.
- Speaker #2
Vas-y de moi.
- Speaker #0
J'en suis désolé, Jade. C'est vrai, c'est ça que j'ai fait. Je suis désolé, Jade. Excuse-moi, regarde, j'en suis désolé. À partir de ce moment-là, tu ne me regardes plus. Quand je sors, moi, ça me blesse de voir qu'on est voisins et qu'on n'est pas capable de se dire, bon, ça me blesse. Je me sens exclu quand tu m'ignores. Puis, sais-tu quoi ? C'est OK si c'est ça que tu veux. Jacques, je vais respecter ton choix, mais j'ai besoin de te le nommer. Puis, tu me reçois comment là-dedans ? J'en suis désolé si je t'ai fait vivre quoi que ce soit suite à quand je suis arrivé trop vite. Je n'avais pas à dire ça. J'en suis désolé, sincèrement désolé. Comment tu me reçois là-dedans ? Tu me reçois comment ? Là, on a deux expériences, Jacques. Il y a l'expérience que ça fait deux ans que tu ne me regardes pas suite au nom que je me suis trompé. J'aimerais ça que tu me partages ce qui est là pour toi suite à ce que je te dis. Ça me fait de quoi ? Je me sens exclu. Puis ce matin, je n'avais pas à agir comme ça. J'en suis désolé, sincèrement désolé. Tu me reçois comment ? Ne m'en laissez parler. C'est là que je vais décider. Si je m'animate, je me respecte. En respectant son choix de ce qu'elle va dire. Parfait Jade, je comprends que tu ne veux pas aller là, et toi que tu ne veux plus me parler, c'est OK, j'ai compris. Là, je vais mettre une limite. Au moins, je vais avoir été au bout de ma relation. Parce que si je ne fais pas ça, je vais avoir tendance dans mon fonctionnement, l'humain que je suis, même si je suis un homme spirituel, même si je suis en cheminement depuis des années, Je suis un humain parfait. Elle va sortir, je vais être projecteur sur elle. Il y a un malaise qui va s'éveiller en moi. Est-ce que je vais être dans le jugement ? Je ne le sais pas. Je ne peux pas prévenir comment est-ce que je vais être. Ça va toujours dépendre de l'estime de soi que j'ai suite à mes expériences que je vais vivre. Alors ça, je n'ai pas de pouvoir là-dessus. J'aimerais réparer la relation si c'est possible. Je n'irais pas dîner avec elle. Je n'irais pas souper avec elle. Je ne déblayerais pas plus sa cour.
- Speaker #2
Tu comprends ?
- Speaker #0
Je ne sortirais pas ses vidanges davantage. Mais au moins, Quand on va sortir, on va se regarder. Bonne journée. Il n'y aura pas de malaise. Je veux rester dans une belle vibration élevée. C'est simple ce qu'on dit. Je suis convaincu que vous avez plein d'exemples. J'en ai un autre exemple. Mon fils, c'en est un déclencheur. Mon fils, je suis arrivé. Les poubelles, ce n'est pas la fin du monde, mais c'est quelque chose. Il va avoir 21 ans. On lui a fait une liste. C'est tout écrit. Tout inclut Pas de pension pour les parents qui sont bien autoritaires.
- Speaker #2
Changer.
- Speaker #0
Aimer, dorloter, bercer.
- Speaker #2
Oui, oui.
- Speaker #0
Et ça aussi, je vais m'en occuper, je ne veux pas me trahir. Tu sais, la semaine passée, un autre exemple que je vais vous amener. Moi, j'ai un beau camion, un USB. Je ne donnerai pas la marque. Ce n'est pas nécessaire. Mais c'est important.
- Speaker #2
pour toi, puis tu t'es gâté avec ça.
- Speaker #0
Je me suis gâté. C'est un cadeau que je me suis fait. C'est un véhicule que je voulais avoir, ça faisait des années, ça faisait au-dessus de, je vous dirais, 35 ans que je voulais avoir un véhicule comme ça. Moi, je regardais ça passer, tu sais, la barbe me plaissait. Puis là, j'ai eu les moyens de me payer ce luxe-là. Et en même temps...
- Speaker #2
Oui
- Speaker #0
Un homme au Québec ? Je ne sais pas. Je ne mettrais pas tous les hommes dans le même panier.
- Speaker #2
Il y a toutes les femmes de même aussi.
- Speaker #0
Moi, j'aime ça des belles jambes. Tu sais, des jambes ?
- Speaker #2
Des jambes.
- Speaker #0
Des jambes. Au Québec, on a des mags. Tu sais, des beaux gros mags. Moi, j'aime ça changer les jambes et les mags sur mes véhicules. Fait que là, je me suis acheté vraiment, vraiment des beaux mags. Des gros sous, OK ? Il est beau, hein ? Là, je frotte ça. J'en prends soin. J'en prends soin. J'adore ça. Oui, c'est du matériel, mais c'est mon véhicule. Puis Gab, c'est un courseur en karting. Il m'appelle. Papa, écoute. « Prends-tu ton camion, on s'en va à Icar, puis en allant à Icar, on va coucher là. » On pourrait tout embarquer dans la même voiture. On va tout embarquer dans la même voiture, avec les valises, tout ça. Mon auto est trop petite. Moi, tout de suite, j'ai confiance. Gab conduit super bien. J'ai confiance en mon gars. Ben oui, Gab, ça me fait plaisir. Tu vois, tu vas triper. Tu sais, dans ma tête, après, je suis en marine. Je suis content. Tu es fier. J'ai fière. J'ai fière. Puis, tu vois, qu'à papa, puis tu sais, ils vont… Fait que... Oui, mais il y a une chose, si il arrive quelque chose, si les assurances ne couvrent pas, dans le sens que s'il arrive une graffignure, quelque chose que ça coûte, je ne sais pas, moi c'est 1000$ mes deductibles. Si c'est en bas de 1000$, tu payes. Non, pas de soucis, parfait.
- Speaker #2
Moi, je sais où tu t'en vas.
- Speaker #0
Là, bien... la semaine passée, je viens à la maison, mon camion est arrivé, il faut que je vienne chercher mon camion. Fait que là, je suis avec le toit Nathalie, ma conjointe. Fait que là, je rentre, je suis dans la cour, puis j'ai un certain instinct, je me dis, fais-donc le toit de ton camion. Voyez-vous les oreilles ? Alors, je fais le tour et je passe tout de suite vers la droite. Tu sais, mon camion est du reculons. Je passe vers la droite, côté passager, je passe. Je vois ma roue en avant. C'est environ ça de long. Je dirais, pour les gens qui sont dans l'auto, un 3 pouces. Il y a un 2 huitièmes, un 16e écorché. Arraché, à ce prix. Arraché.
- Speaker #1
Il a clairement embrassé quelque chose.
- Speaker #0
Il a embrassé quelque chose.
- Speaker #1
Probablement une chaîne de trottoir.
- Speaker #0
probablement un trottoir, oui. Et là, je me suis dit, est-ce que ça arrête là ? Parce que normalement, la roue en arrière a suivi aussi. Et j'arrive en arrière, les deux roues sont bien graffinées. Et là, je prends le respect, mais tout de suite, ça m'éveille dans la colère, dans la frustration, puis là, je vis de l'impuissance parce que je ne peux pas rien faire pour l'instant, je ne peux pas rien réparer. Et là, je rentre dans la maison, puis c'est sûr que je pose la question, je veux savoir ce qui s'est passé. C'est la défensive, qu'est-ce qui s'est passé ? J'ai besoin de comprendre. Puis là, regarde, papa, écoute, regarde, il y a un auto qui m'a coupé, puis en me coupant, bien, j'ai fait le choix de frapper le trottoir au lieu de rester là, puis que l'auto me frappe. Et papa, j'ai déjà appelé, regarde, je vais reprendre ton auto pour deux jours, on va enlever les roues, la compagnie va tout le remettre à neuf, ça me coûte 500 $, je ne paye pas. Je dis, correct, regarde, tu te responsabilises, merci pour ça, mais pour l'instant, Gabriel, je ne veux pas aller plus loin. Je ne veux pas aller plus loin, on se reparle de ce qui s'est passé.
- Speaker #1
C'est important pour toi d'arrêter cela, parce que même si ton gars est dans l'excuse et qu'il a pris ses responsabilités, toi, ta colère est éveillée. Et quand on parle de reprise de son pouvoir, c'est là que toi, tu as repris ton pouvoir. Parce que si tu laissais la colère s'éveiller, là, tu disais des choses qui dépassaient ta pensée.
- Speaker #0
Si, dans le moment présent, j'aurais parlé, puis que ses réponses n'auraient pas été en lien avec ce que je voulais entendre, par exemple, ici, relationnellement, probablement que ma couleur, je l'aurais virée contre lui.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et là, j'aurais critiqué, j'aurais blâmé, j'aurais jugé. Si je fais ça, je donne mon pouvoir.
- Speaker #1
Tu aurais dévalorisé.
- Speaker #0
Alors, moyen de protection, pour l'instant, tu n'as pas fait le chemin à l'intérieur de toi. Retire-toi. Prends soin de ta peur de créer le vide.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En t'arrêtant en te choisissant. Assis-toi dans ta fondation. Respire. ramène la situation. Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de toi ? Puis qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de moi ? C'est de la colère, c'est de la frustration, c'est de l'impuissance. C'est ça qui est là pour moi. Alors, après que tu aies identifié ça, je reviens en relation, même si Gabriel se responsabilise puis répare les roues.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Pourquoi vous allez le voir ? Mais Robert, pourquoi tu irais réveiller ça et avoir cette discussion-là ? C'est éveillé. Moi, après que c'est éveillé dans mon vécu, ces sensations désagréables, je veux m'en occuper pour les sortir.
- Speaker #1
Pour les libérer.
- Speaker #0
Pour les libérer. J'enlève une couche. J'enlève une couche. Fait que Gabriel, on le connaît, ce discours-là. On le connaît, ce chemin-là. Il va me recevoir, Gab. Je t'entends, tu vas faire la réparation. Je te remercie de faire la responsabilité. Tu te responsabilises, je suis fier de toi, Gab. Merci. Merci, on prendra rendez-vous. Tu me diras quand tu as besoin du camion, puis on tira le porté de faire réparer. Merci pour ça. Mais j'ai juste besoin, mère Gab, de faire un chemin. J'ai besoin de te nommer comment je me suis sentie à travers ça. Es-tu prête à me recevoir ? Je vais vérifier s'il est prêt à me recevoir. Oui. voici comment je me suis senti, Gab, quand j'ai vu les roues, ça m'a déclenché. J'ai juste besoin de prendre soin de moi avec toi. Tu me reçois-tu là-dedans, Gab ? Il m'a laissé une place à Gabriel pour qu'il soit capable de me dire comment il me reçoit là-dedans. Gabriel, il a la connaissance que j'ai en partie. Il va me dire, papa, j'entends que tu t'es senti en colère, tu as été frustré et tu vis de l'impuissance. C'est ça que j'ai entendu. Est-ce que c'est ça ? Oui, c'est ça. « Merci, est-ce que tu me reçois ? » Il va probablement te dire « Ben oui, papa, je te reçois là-dedans. » Bon, pourquoi je fais ça ? Parce que la relation à mon fils est importante. Si la relation à mon fils est importante, je veux m'en occuper. Je veux qu'il sache comment je me suis senti suite à cette expérience-là. Je ne veux pas mettre de l'essence dans le feu. Au contraire, je veux enlever ce feu-là, ce volcan-là que je peux avoir de colère. Ce n'est pas de la réparation.
- Speaker #1
Parce que si tu mets le couvercle dessus, dans deux ou trois ans, un autre événement va arriver et ça, ça va s'éveiller.
- Speaker #0
Exactement. Alors ça, c'est une autre expérience. j'aurais pu te donner mon pouvoir, puis critiquer mon enfant, puis c'est fini. Je ne te prête plus mon camion, puis tu n'es pas responsable. Puis tu sais, je t'avais dit de faire attention. C'est un incident, ça arrive. Ma part de responsabilité, moi, bien c'est...
- Speaker #1
D'avoir accepté de lui prêter.
- Speaker #0
D'avoir accepté, j'ai prêté. Je risque qu'il arrive quelque chose en le prêtant. Ça fait que c'est ma part de responsabilité. Mais c'est de m'occuper de ma relation à moi. Parce que mon fils est important, et puis je veux pas pas garder de filtre dans notre relation.
- Speaker #1
Quand on parle de reprendre son pouvoir, puis ça, c'est super important de le comprendre, c'est qu'on est des êtres de relation, on a des collègues de travail, on a des voisins, on a des enfants, on a des conjoints, on a de la famille élargie, on a notre bagage émotionnel à l'intérieur de nous, et à tout moment, quelqu'un, par ses actions, ses paroles, ou simplement en étant là, peut venir déclencher ce qui est déjà à l'intérieur de nous. OK, si vous gardez le projecteur chez la personne qui a déclenché ça, vous passez à côté de l'essentiel parce que l'essentiel, ce n'est pas ce qu'elle a dit, ce qu'elle a fait, c'est ce que ça a éveillé à l'intérieur de vous. Quand ça s'éveille, c'est comme si l'émotion vous disait je suis prête à être libérée. Et là, vous avez deux choix. Vous restez comme tu l'as dit tantôt. Il y a deux façons. C'est soit que tu tombes dans l'infériorité, soudainement tu te mets à douter. de toi, douter de ta personne, tu te sens inférieur à l'autre, ou au contraire, tu te sens supérieur et là, tu tombes dans la critique, tu tombes dans le jugement, tu dévalorises l'autre pour te permettre de t'élever, mais tu ne t'occupes toujours pas de ça.
- Speaker #0
Tu n'occupes toujours pas de ton énergie qui est éveillée en toi.
- Speaker #1
Exactement, c'est une énergie, c'est une émotion qui s'est éveillée à l'intérieur de vous. Je vais donner un exemple, quand vous êtes en relation, des fois, mon chum fait des affaires qui me déclenchent dans ma relation. Rarement, mais ça y arrive. mais quand il me déclenche dans ma colère pour vrai Robert, moi quand je suis déclenchée dans ma colère, je peux être méchante je peux devenir bourreau des fois, il a dit quelque chose ou il a fait quelque chose ma reprise de pouvoir, c'est quand il me parle de lui dire, là je suis éveillée dans ma colère et si on n'arrête pas la conversation là maintenant, je vais dire des choses méchantes je vais dire des choses blessantes qui pourraient potentiellement nuire à notre relation parce que c'est pas ce que je pense dans le fond de mon coeur c'est ce que j'ai envie de dire dans ma colère construction mentale, j'ai envie de tomber dans la supériorité, tu comprends-tu ? J'ai envie de démolir l'autre pour apaiser cette souffrance-là. Puis là, je suis chanceuse, mon chum m'accueille là-dedans puis il a fait OK. Parce que s'il continuerait puis qu'il voudrait continuer d'argumenter, là, à un moment donné, je ne suis plus sûre que j'aurais le contrôle. Mais parce qu'il m'accueille là-dedans, moi, ce que ça me permet de faire, c'est de ressentir cette colère-là. Vraiment de la ressentir, de la vivre et plus tu te permets de la ressentir et de la vivre, plus tu es capable de mettre des mots justes. OK, là, je ne me suis pas sentie entendue. Je ne me suis pas sentie respectée. Puis là, ça permet de nommer les choses de façon plus saine et sereine. Et ça m'évite de vivre de la culpabilité. Ça m'évite de nuire à quelque chose de beau qui est ma relation auquel je tiens parce que ce n'est pas un manque d'amour. Quand je suis fâchée, je ne suis pas dans mon intelligence émotionnelle.
- Speaker #0
C'est clair et précis. J'espère que vous avez bien entendu. Réécoutez-le. Parce que là, de la façon qu'on nous amène le chemin, c'est exactement ça.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
l'autre est la bougie d'allumage. Oui, l'autre, on le dit souvent, on le dit souvent et on va le répéter, le déclencheur, c'est un messager de notre histoire de vie. Notre histoire de vie vient de se passer, c'est vrai. Mais au présent, ça s'éveille. Son histoire de vie, il est au niveau du nombril. Souvenez-vous d'être ça. Au niveau du nombril, c'est l'accumulation des émotions, le rejet, l'abandon, la culpabilité, la honte, l'humiliation, l'injustice, la trahison. Tous les blessures qu'on a entendues, elles sont logées en général au niveau du nombril. Ça, c'est une charge émotionnelle. Si je n'ai pas pu exister dans mon histoire de vie quand c'est arrivé, je n'ai pas besoin de savoir jusqu'à ce que ça devienne. Si je n'ai pas pu exister, ça veut dire que cette charge émotionnelle est encore là au présent. Alors, nous, ce qu'on a créé, c'est qu'on a créé des patterns, un schéma relationnel. Le pattern ou le schéma relationnel, c'est que je répète les mêmes actions, les mêmes actions et les mêmes expériences, les mêmes expériences. Alors, je m'attire des expériences pour me montrer que je n'ai pas pris soin de mon véhicule au présent. OK, vous me suivez toujours ? Ça veut dire que le déclencheur, lui, au présent, en 2025, 2026, 2027, qui s'en vient, ça veut dire que le déclencheur, lui, il est messager de quelque chose qui se passe en soi. Alors, le messager, lui, il est juste là pour me montrer intérêt. Il ne sait pas être déclencheur, lui, mais il est juste là pour montrer en moi qu'il y a quelque chose que je n'ai pas pris soin. Mais aujourd'hui, je peux le réparer parce que cette charge émotionnelle. qui est la même charge que mon histoire de vie, elle est la même intensité aujourd'hui. Elle n'est pas moins, elle n'est pas plus. C'est la même intensité affective. Alors, ça veut dire que si je peux en prendre soin aujourd'hui, je suis adulte en plus, je ne suis pas un enfant. Je suis un homme, je suis une femme. J'ai le pouvoir de m'en occuper. Mais avant d'arriver là, j'ai tout un fonctionnement défensif. Je donne mon pouvoir, je tombe dans l'infériorité, il y a mes perceptions aussi ironiques, je projette, je généralise, je vais intellectualiser, je vais généraliser, je vais banaliser. Non mais, j'ai tout un fonctionnement. Je suis dans la fuite, je fais des vêtements, je fais comme si ce n'est pas arrivé. Ça, c'est tout des défensifs pour ne pas ressentir. Alors, je dois accepter mes défensifs. « Oups, je suis à près de me défendre. Je reprends mon pouvoir, je mets ça sur moi, là, je suis à près de me défendre. Regarde comment est-ce que je suis. » J'accepte ici ce que je n'accepte pas présentement. Par la suite, bien là, j'ai peur de créer le vide parce que créer le vide, ça me demande de m'arrêter. Comme je disais au début, ça me demande d'être en intimité avec la partie de soi qui est éveillée émotionnellement. Alors, il faut que je prenne soin de la peur de l'intimité. Là, j'ai peur d'être en intimité. J'ai peur de découvrir ce qui va être là comme émotion. Pourtant, cette émotion, c'est de l'énergie en motion. Ce n'est pas des mots, ce n'est pas des bébites, c'est de la souffrance de son vécu qui ne m'appartient même pas au présent. C'est là dans mon corps physique, mais j'ai la possibilité de m'en occuper. Pourquoi on veut faire ça ? C'est quoi les bienfaits quand je m'en occupe ? C'est quoi les bienfaits ? Parce que quand je donne mon pouvoir à l'autre, êtes-vous d'accord avec moi, je suis fermé, je ne le vois pas. Je ne vois plus l'autre, Jen. Je ne vois plus l'autre. Le fait que je m'en occupe, je rouvre mes allières. Quand je rouvre mes allières, le bienfait se fait. Je vois l'autre comme mon cœur le voit. Je vois l'autre comme de l'amour. Je vois l'autre qu'il est important dans ma vie. Je vois l'autre comme quoi c'est une personne que je veux considérer. C'est ça les bienfaits. Là, je suis en harmonie avec l'autre. Si je suis en harmonie avec l'autre, ça veut dire que je suis en harmonie avec moi. Si je ne suis pas en harmonie avec moi, je ne peux pas être en harmonie avec l'autre. L'autre est mon messager. Comment est-ce que je la vois, la personne ? Même si je vois ma voisine, si je ne suis pas en harmonie, j'ai le projecteur qui mange de l'amour, qui aille à se coucher. Ça veut dire que je ne suis pas en harmonie avec moi. Elle est mon messager de quelque chose qui se passe en moi, que je n'ai pas pris soin. Je n'ai pas à en vouloir. Ma projecteur sur toi existe au présent. Elle va être prête à me recevoir. Je ne sais pas, je n'ai pas de pouvoir là-dessus. Mais au moins, je vais avoir fait le chemin en intimité avec moi. Après ça, on prendra notre décision. Je poursuis.
- Speaker #1
La réparation est faite à l'intérieur de toi, mais tu n'as pas besoin que l'autre te suive dans le même chapitre. Tu as besoin de toi de faire cette réparation-là. Combien de fois vous avez vécu un conflit avec un collègue de travail, avec un membre de votre famille et que ça vous a habité ? Vous pensez qu'à ça tout le temps. C'est dans votre tête. Vous vous faites des scénarios, vous avez des conversations, puis moins vous vous en occupez, plus ça reste présent dans votre construction mentale. Et quand tu reprends ton pouvoir, c'est que tu entres à l'intérieur. Qu'est-ce qui est là réellement ? Qu'est-ce que ça me fait à moi ? Qu'est-ce que je ressens que cette personne-là ne me parle pas, que cette personne-là soit méchante, que cette personne-là n'ait pas remis les feuilles dans l'imprimante ? Qu'est-ce que ça éveille à l'intérieur de moi ?
- Speaker #0
Puis, sais-tu quoi, Jen ? Sais-tu quoi ? Qui monte dans l'ici maintenant ? Savez-vous comment vraiment garder son pouvoir et son projecteur sur soi et rester allié ? Parce qu'on fait partie d'une société. On rencontre plein de gens bien souvent. Passons à être à la retraite, on reste en campagne, on voit peut-être moins de gens. Mais si on est dans un milieu de travail, on a la famille, on rencontre plein de gens. Un bon moyen de garder son énergie de haute vibration élevée, c'est de peut-être aider l'autre à ne pas juger. Comment on peut aider l'autre à ne pas juger ? Pour arrêter de juger soi-même. Parce que je ne connais pas grand être humain qui ne juge plus. Puis pour ceux qui ne jugent plus, savez-vous quoi ? Les gens n'ont même pas besoin de le nommer. On appelle ça des grands maîtres. Nous, moi et Jen, on l'a nommé tantôt, peut-être 80. peut-être 70, 80, 85, il y a un petit 30 % qu'on juge encore. Bien oui, ça voit, ça arrive. Mais on ne reste pas longtemps dans le jugement, on se ramène rapidement.
- Speaker #1
Le jugement perd son pouvoir.
- Speaker #0
Exactement, on se ramène rapidement, mais ça arrive encore. Puis c'est OK pour combien de temps qu'on a, on ne le sait pas, parce qu'on chemine et on s'améliore. Mais si on veut vraiment s'aider à garder son alignement vraiment cohérent, puis mettons que tu te rends compte, et « Hey, ça n'a pas de bon sens. Maudit gouvernement. Je te le dis sans nommer de nom. Ça n'a plus de sens. Qu'est-ce que tu as préféré ? » Ou, tu sais, tu arrives à une personne, « Hey, tu ne sais pas tout ce qu'elle a fait. Tu ne sais pas tout ce qu'elle a dit. » Là, dis-le à la personne, « Hey, écoute, parle-moi donc de toi. Tu te sens comment suite à ce qui se passe avec le gouvernement ? Tu te sens comment suite à ta belle-sœur, qu'est-ce qu'elle dit ? » Tu te sens comment suite à cette personne-là, qu'est-ce qu'elle te fait ? Parle-moi de toi. L'autre personne n'est pas ici. Si l'autre personne n'est pas là, ça veut dire que si tu parles d'elle, tu n'es pas en relation avec toi. Si tu n'es pas en relation avec toi, tu n'es pas en relation avec toi. Tu sais, tu es tellement important pour moi. Parle-moi de toi à la place, au lieu de parler de l'autre qui n'est même pas là pour se défendre. Fait que là, je viens de couper. Puis, expérimente-le. Vous allez voir, bien souvent, la personne, elle va Elle va rester surpris, parfois, peut-être, de ta réponse. Mais qu'est-ce qui va se faire ? Qu'est-ce qui va se passer ? Je vous le dis, la personne n'est tellement pas habituée à ça, 30 secondes, 45 secondes après, elle recommence. À ce moment-là, ne banalisez pas. Ne vous trahissez pas. Elle n'est pas là. Qu'est-ce que vous êtes à préférer ? On t'a prémettre une limite. On exige le respect sans dire à l'autre que là, j'exige le respect. Je ne veux pas que tu parles. c'est que je mets des limites. Fait que là, je garde mon pouvoir sain. Je me maintiens dans un taux vibratoire plus élevé. Alors, est-ce qu'on veut être avec des gens qui passent le temps à critiquer, à juger les autres, à jamais parler d'eux, à jamais être en intimité, pis nous, on est là, pis on dit pas rien, pis on veut plaire, pis on écoute ça. Oh, ouais. C'est qui qui se trahit, dans le fond ? C'est qui qui s'abandonne, dans le fond ? C'est nous-mêmes. Alors, on ne devrait plus endurer des gens qui critiquent les autres. Alors, c'est un bon moyen pour nous montrer où est-ce que nous, on se situe dans notre valeur, dans notre estime de soi. Alors, il y a un paquet de bienfaits quand on met des limites et qu'on se respecte. Arrêtons de donner notre pouvoir à des gens qui sont toujours après blasphémer les autres, que ce soit la famille, que ce soit les parents, que ce soit les grands-parents, que ce soit des... des patrons, on ne devrait pas endurer ça. On ne devrait pas, par respect pour soi, peu importe, même si la personne, elle a raison dans ce qu'elle dit, la façon qu'elle dit dans son jugement, elle ne parle pas d'elle plus. Alors, moi...
- Speaker #1
Ramener son pouvoir, c'est parler de soi.
- Speaker #0
Parler de soi. Qu'est-ce qui est là pour nous ? C'est là que je dis du pouvoir. L'authenticité, tu sais, hier, j'ai participé dans un groupe, OK ? J'ai été demandé par une merveilleuse personne d'aller participer dans sa communauté. Puis, ce que je mentionnais, je mentionnais dans cette belle communauté. Je m'en vais où avec ça ? Je ne sais pas,
- Speaker #1
tu voulais nommer quelque chose que tu as nommé hier.
- Speaker #0
J'ai nommé hier ? Qu'est-ce que j'ai nommé hier ?
- Speaker #1
Je vais juste ajouter quelque chose parce que je sais que… Oui, rajoute,
- Speaker #0
parce que c'est important ce que je vais dire, mais vas-y, vas-y. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Pendant que tu cherches, je vais juste expliquer quelque chose parce que je sais que pour plusieurs, c'est comme, « Oui, mais si la personne agit de cette façon-là, c'est elle qui n'est pas correcte. » Je vais vous donner un exemple. On a vécu une situation, moi et mon conjoint, où son ex a pris une décision. Et moi, même si la décision ne me concernait pas, ça m'a éveillée dans ma colère. Mais mon chum, c'est la même personne, c'est la même action, ça n'a rien changé. lui, cette action-là ne le dérangeait pas dans son énergie. Ça fait que c'est pour vous dire que oui, c'est l'autre personne qui a posé un geste. Mais si ce geste-là n'a rien à voir avec votre blessure à vous, ça n'aura pas d'impact. Tu comprends ? Parce que moi, ça m'a éveillée dans ma colère, car la colère s'est éveillée. La première heure et demie, j'étais dans l'autre. J'étais dans la critique, j'étais dans la colère, j'exprimais ça. Puis à un moment donné, j'ai fait, oups, arrête-toi quelques instants. Elle a éveillé une colère tellement grande à l'intérieur de toi. Remercie-la de ça, puis libère-toi. Et là, je suis complètement, elle n'existait plus. Je prenais soin de cette colère-là. Je suis rentrée dedans, je l'ai ressentie. Ça m'a pris un bon 24 heures à l'accepter, à la respecter. inspiré, à la reconnaître, à lui donner de l'importance pour finalement la libérer. Une fois que ma colère a été libérée, ce que l'autre personne a fait n'existait plus. Ça ne m'habitait plus, je n'y pensais plus, je n'en parlais plus, c'était complètement libre. Oui, parfois l'autre va avoir un comportement désobligeant, va avoir quelque chose qui va vous déplaire, mais si ça n'éveille rien en vous, il n'y a pas de pouvoir sur vous. À partir du moment où ça s'éveille, vous... avez le choix de lui donner le pouvoir là-dessus, c'est-à-dire que vous continuez d'être dans la critique, dans le jugement, puis continuez d'accorder de l'importance à cette personne-là, ou vous ramenez ça sur vous, vous vous en occupez, et généralement, ça se libère beaucoup plus rapidement et facilement.
- Speaker #0
Exactement. C'est un exemple que j'ai donné. Oui. C'est exactement ça, 100 %, tu as raison. Est-ce que c'est facile ? Non Souvenez-vous, c'est pas facile. C'est pas un chemin facile, mais c'est le chemin de la réparation. Qu'est-ce qui n'est pas facile ? C'est le malaise qu'on vit. Cet malaise-là vient de son histoire de vie qui est de la souffrance. Alors, je marche, j'existe dans cette souffrance-là. J'existe dans la souffrance. Je suis prêt à en prendre soin. Je suis en mouvement de réparation. Souvenez-vous de ça. Mais cet malaise-là, il va rester quelques minutes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Quelques minutes. Mais si je ne m'en occupe pas, c'est quoi que je fais ? t'entretiens la souffrance.
- Speaker #1
Là,
- Speaker #0
t'envenimes des relations. T'envenimes des relations. Je crée le pattern, basse fréquence, j'attire à moi ce que je suis. Ce que je racontais hier, pour certains, vous allez peut-être dire, on a un chalet familial. On a acheté ça avec ma fille qui a 36 ans, moi et Nathalie. Et on reste des choses au chalet. Là, ma fille, elle ne sait pas encore. On n'a pas fait le chemin. C'est arrivé la semaine passée. Quelques semaines passées. Bon, on avait des saucisses hot dogs, des paquets de 18 saucisses, des roteurs qu'on appelle au Québec. Un paquet de 18. Oups, elle ne l'a pris un. Il en restait 3 sur 15, elle a fait geler le paquet qu'elle a ouvert. Mais il y a un paquet de pain de saucisses hot dogs qui s'est pris. Nous, on a des 18 litres d'eau au Québec. C'est des gros bidons d'eau qu'on va à l'épicerie. Pour le faire remplir. Bon, il y en a quatre. Ma fille, il y en avait trois de prix. Elle, elle n'a probablement pris juste un. Elle n'a pris juste un. Elle n'a rempli juste un. Elle a laissé les deux autres villes. Il y en avait un plein, deux de vide, puis un dans le... OK, parfait. Après ça, on avait fait un... Au chalet, on se permet. En plus, il y avait des chips.
- Speaker #1
Des cochonneries.
- Speaker #0
Des cochonneries qu'on appelle au Québec. Des bonbons, des petits gâteaux, du chocolat.
- Speaker #1
Assez servis.
- Speaker #0
Et des biscuits Oreo. Fait qu'il y avait toutes sortes de petites cochonneries comme ça. Et là, Nathalie, elle a fait le sac de ces cochonneries-là. OK ? Elle l'a oublié au chalet. Quand on est arrivé au chalet, on s'aperçoit que les bidons d'eau ne sont pas tous remplis. Le petit paquet d'hot-dog qui est pris, le pain qui est pris. Les cochonneries qui sont mangées. Les cochonneries qui sont mangées. Puis, elle le nomme, tu sais. Mais moi et Nathalie, on s'est arrêtés après. Puis, on sent comment à travers ça. Ma fille, là, elle ne fait pas. Parce que papa, c'est un papa gâteau. Parce qu'un papa, c'est facile. Mais en même temps, quand on s'est arrêté, moi et Nathalie, je ne me sens pas bien. Moi, Émilie, je suis convaincu à 100%, elle n'a pas voulu me manquer de respect. Je suis convaincu. Je vais lui demander, Émilie, as-tu voulu me manquer de respect ? Mais non. Moi, je ne me sens pas respecté. Voyez-vous la nuance, la différence ? Ce n'est pas le fait, tu ne m'as pas respecté, tu ne me respectes pas. Non, je ne me sens pas respecté. J'ai besoin de te nommer Émilie. un paquet de saucisses au Québec, de 18 saucisses, c'est 6 $ environ. Un pain, c'est peut-être 2 $. Il y a peut-être en tout un 25 $ d'épicerie qu'elle a pris. Mettez 30 $. Tu comprends ? C'est le principe. C'est mes valeurs.
- Speaker #1
Vous n'êtes plus juste dans une relation père-fils, vous êtes dans une relation d'affaires. Oui.
- Speaker #0
d'affaires familiales.
- Speaker #1
Exactement, vous avez acheté un chalet ensemble et déjà la base doit être installée pour que tu puisses te sentir libre d'exister dans ton chalet et même chose pour elle. Si elle oublie de la bouteille de vin puis qu'elle revient le week-end d'après en se disant j'ai deux bouteilles de vin sur le comptoir, je vais pas besoin d'en ramener, puis qu'elle arrive et que papa les a bu. Tu comprends tout ce que ça peut créer au fin du temps. Exactement.
- Speaker #0
Alors, c'est pas une question comme je disais d'argent, c'est une question de...
- Speaker #1
De ce que ça te fait à l'intérieur de toi.
- Speaker #0
Et là, on doit avoir une discussion. Si je ne m'en occupe pas, c'est facile, moi et Nathalie, d'avoir le projecteur sur Émilie. Franchement, elle devrait savoir ça. Elle n'arrête pas de toucher à ça. Elle sait que j'aime les biscuits Oreo. Là, je donne mon pouvoir. Alors là, j'ai besoin de reprendre ça et qu'on ait une discussion. Écoute, Émilie, si tu le prends, au moins... « Envoie-moi un message, papa. J'ai pris tes hot dogs. Je n'ai pas eu le temps de l'acheter. Je vais te donner les sous la prochaine fois, l'argent. Remplace-le. Si tu ne peux pas le remplacer, au moins, dis-nous-le. Tu m'ordonneras mes sous par respect pour moi. »
- Speaker #1
Et ça te donne, toi, la liberté de décider si, oui, tu as besoin d'être remboursé ou sinon, c'est OK.
- Speaker #0
Exactement. Parce que si je ne le fais pas, ça devient un non-dit. Puis un non-dit, un autre non-dit, un autre non-dit, ça l'éloigne de la relation à soi, ça l'éloigne de la relation à l'autre. Et pourtant, si on revient à la base, aux premiers instants, les premières pensées de cet achat du chalet, c'est de créer des souvenirs familiales. Là, on n'est plus là. Si je garde ces noms-dits-là, Ça ne crée pas des souvenirs familiales. Parce que là, on ne voudrait plus rester rien au chalet. On va tout packter. On va tout amener ça. Ça va devenir de la merde. Tu comprends ? Oui, absolument. Ça crée des malaises. Alors, pour enlever ces malaises-là, on va s'en occuper en reprenant son pouvoir pour ne pas tomber dans l'infériorité, pour ne pas tomber dans la supériorité. Alors, on va s'en occuper. Et on va laisser aussi... la parole à l'autre, comment est-ce qu'elle me reçoit là-dedans, parce que je ne veux pas que ça l'éveille dans le malaise aussi, ou dans l'inconfort.
- Speaker #1
Dans la culpabilité.
- Speaker #0
En plus, elle a un nouveau conjoint, ça fait à peine deux mois, je ne le connais pas, moi, à peine, on a eu de belles discussions, je l'adore, il est aimable, alors je pourrais arriver et dire, ben là, c'est un nouveau conjoint, va pas là, là, attends, tu ne le connais pas assez, non, lui, il doit apprendre à me connaître. Il doit avoir mes limites. Il doit avoir le respect que j'ai pour moi. Puis je vais laisser la parole aux deux. Comment vous me recevez là-dedans ? Puis si je le fais, c'est parce que la relation à toi est importante. Je vous aime. Puis je ne veux pas garder de non-dit. Je ne veux pas garder de fil. Parce que je vais arriver ici. Puis le but et l'intention du chalet, c'est de créer des beaux souvenirs. Ce n'est pas ça qui va être là. Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ? Alors, reprenons notre pouvoir. Surtout avec les gens qu'on aime le plus au monde. C'est notre environnement, bien souvent, qui sont les messagers, les déclencheurs les plus puissants, si on peut dire ici, comme armée.
- Speaker #1
Reprendre son pouvoir, c'est vraiment se permettre de ressentir l'émotion qui est éveillée, se permettre de la nommer à la personne quand on est capable de le faire. Sinon, vous avez sûrement un confident à qui vous pouvez nommer cette émotion-là. Mais reprendre son pouvoir, c'est quand je suis éveillée dans une émotion. Je me permets de la ressentir, de l'écouter, de lui permettre d'exister et de la libérer. Et quand je libère mes émotions, ça fait en sorte que...
- Speaker #0
devient plus difficile à déclencher avec le temps.
- Speaker #1
On ne peut pas déclencher à ces endroits-là. On ne peut pas déclencher. Comment ça proche plus vite ?
- Speaker #0
Exactement. On augmente son estime de soi. On augmente le respect qu'on a envers nous-mêmes aussi. Et on augmente notre zone de confort, ce qui nous permet d'avoir une plus belle harmonie. Si dans toutes les relations que vous avez autour de vous, il y a beaucoup de conflits, beaucoup de non-dits, beaucoup de critiques, beaucoup de jugements, regardez-vous. Parce que tu sais,
- Speaker #1
je pourrais arriver, je termine là-dessus, Geneviève, mais je pourrais avoir plein d'excuses. Comme je disais, elle a un nouveau conjoint.
- Speaker #0
Mais c'est ma fille.
- Speaker #1
Tu sais, ma fille a deux petits-enfants, puis le chocolat était là, puis c'est des bonbons qu'il aime, puis elle ne l'avait peut-être pas. Tu comprends ? Ça, c'est toutes des excuses. Toutes des excuses pour m'empêcher de…
- Speaker #0
Pour de ressentir le non-respect que tu as ressenti.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Puis tu l'as dit, parce qu'on est parents, parce qu'on est grands-parents. Je te connais, Robert, tu es un être extrêmement généreux.
- Speaker #1
J'aimerais ça que tu appelles ma voisine.
- Speaker #0
Mais non, mais si tu avais appelé ta fille, puis si ta fille t'avait appelé et dit, « Papa, j'ai vu qu'il y avait un sac de cochonneries sur le bord de la porte. »
- Speaker #1
Mais dis, prends-le.
- Speaker #0
Prends-le. Exactement.
- Speaker #1
Prends-le, donne-le aux enfants. Merci d'avoir appelé.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est juste un respect.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Bien, je le sais que ce n'est pas ça qu'elle a voulu faire. Ce n'est pas un manque de respect. C'est juste…
- Speaker #0
Mais ce n'est pas parce que l'autre n'a pas voulu te manquer de respect que… Le manque de respect n'est pas éveillé à l'intérieur de toi.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Peu importe notre histoire de vie, peu importe notre vécu, quand ça s'éveille, il faut s'en occuper. Et vous allez voir, observez-vous, faites-le à petite échelle avec des gens avec qui vous avez confiance, avec des gens avec qui vous avez une relation très proche. Permettez-vous de le faire. Et le sentiment de bien-être qui va ressortir d'avoir nommé ça va vous donner envie de le faire beaucoup plus souvent. même si c'est inconfortable au début. Commencez avec des gens avec qui vous êtes en confiance. Et à force de se pratiquer, on finit par être capable de nommer les choses, même avec des gens qu'on connaît moins. Merci, Robert.
- Speaker #1
Merci, Jeanne. Merci à vous. Wow, t'as adoré.
- Speaker #0
C'était vraiment très intéressant.
- Speaker #1
Donne le goût d'appeler ma voisine, ma fille, mon gars, ma femme, mon ex.
- Speaker #0
Faire un gros parfait en joli hot dog, des bonbons. Oui,
- Speaker #1
venez vous-en.
- Speaker #0
Si vous allez sur le site de Pas d'excuses, vous allez avoir un outil de réflexion qui va vous permettre de cheminer. dans cette direction-là, parce que c'est peut-être incompréhensible. Vous avez peut-être besoin de réécouter une deuxième fois, de voir et d'entrer un peu à l'intérieur de vous pour comprendre. Mais je vous le dis, quand vous marchez ce chemin-là, votre vie est beaucoup plus facile. Merci Robert Savoie.
- Speaker #1
Merci Jeanne.
- Speaker #0
D'ailleurs, pour connaître toutes les actualités de Robert, vous allez sur robertsavoie.com et moi c'est genevièvehypnose.com. On est là pour vous aider dans votre cheminement. si l'instinct est là de venir vers nous. Bonne semaine
- Speaker #2
Voilà, c'est tout pour cet épisode. Pas d'excuses, juste des actions.
- Speaker #3
Partagez-nous vos impressions, commentaires ou suggestions à info à commercialepodexcuses.com Merci d'avoir écouté Pas d'excuses. On se retrouve au prochain épisode et d'ici là, faites de chaque excuse une opportunité.