- Speaker #0
Vous avez des excuses, nous avons des ressources.
- Speaker #1
Robert Savoie, thérapeute et conférencier international, et Geneviève Gagné, animatrice et hypnothérapeute, vous aident à repousser vos limites, un épisode à la fois.
- Speaker #0
Bienvenue sur Pas d'excuses, où chaque excuse devient une opportunité.
- Speaker #2
On vous souhaite la bienvenue à Pas d'excuses. Dans cette nouvelle, je vais dire la nouvelle saison de Pas d'excuses, parce que Pas d'excuses, c'est un projet qu'on a lancé en décembre. 2024 et qui est en constante évolution. Et ce qu'on a décidé de vous offrir dans certains des épisodes, c'est des témoignages, des témoignages de gens qui ont vécu des choses et qui ont marché le chemin de la libération, qui n'est pas toujours un chemin facile. Pourquoi c'est important pour nous de vous présenter ces gens-là ? C'est qu'on est des êtres de relation, c'est-à-dire qu'on est blessé en relation et qu'on guérit aussi en relation et que parfois l'écoute. de l'histoire d'une personne peut nous faire cheminer énormément, peut nous faire faire des prises de conscience importantes sur notre propre histoire à nous. C'est pourquoi on a décidé de vous présenter ces gens-là qui ont un parcours parfois difficile, mais qui ont aussi une renaissance qui est tout aussi magnifique. Et aujourd'hui, celle que je reçois, c'est une amie très chère, je me permets de dire amie très chère, même si ça fait très peu, Ça fait pas si longtemps que ça qu'on se... connaît. Céline Saint-Pierre. Bonjour, Lynn.
- Speaker #3
Bonjour, Geneviève. Bonjour. Merci de cet accueil.
- Speaker #2
Lynn a un parcours, vous allez l'entendre, qui est emprunt de beaucoup, beaucoup de souffrances, mais elle est pour plusieurs un des plus beaux cas de réhabilitation qui puisse exister. C'est-à-dire que à travers son cheminement, elle s'est affranchie de son passé, elle ne l'a pas oublié, il continue de faire partie d'elle, mais il n'a plus le pouvoir qu'il avait avant sur sa vie, et c'est cette histoire-là qu'on a envie de vous raconter aujourd'hui. Comment ça va, ma belle Lynn ?
- Speaker #3
Ça va vraiment très bien.
- Speaker #2
Je vais juste te demander d'approcher le micro. Parfait. Et voilà.
- Speaker #3
Ça va super bien, je me sens en paix, j'ai beaucoup de reconnaissance, j'ai beaucoup de gratitude envers la vie. Envers moi, tu es très cher à mon cœur, tu le sais. Puis moi, c'est un processus extraordinaire que rarement les thérapeutes qui m'ont dit, qui m'ont nommée, que c'est rare une personne qui se rétablit aussi rapidement. Mais c'est comme si je me suis acharnée à me rétablir parce que j'étais rendue grand-maman. Puis là, je voyais que mes souffrances... avaient des répercussions. Même si mon entourage était heureux, moi, je voulais donner l'exemple d'une personne authentique, mais je ne savais pas comment faire ça. J'ai des antécédents de santé mentale dans mon entourage, l'alcoolisme, j'ai été affectée de tout ça. De 0 à 15 ans, j'ai subi... Des attouchements sexuels, des viols, de la maltraitance psychologique, des maux de cruauté mentale difficiles. Mais de 0 à 15 ans, je n'ai jamais cru que c'était important parce que je ne croyais pas exister. J'étais comme un être humain sans valeur. J'étais un être humain qui n'existait pas. Je souriais. Je souriais à la vie. Mais à l'intérieur de moi, il n'y avait rien. Je ne pouvais pas mettre de mots. J'étais...
- Speaker #2
C'est qu'on n'a jamais répondu à tes besoins primaires. Non. Le besoin d'importance, le besoin d'exister, le besoin d'être aimé. Toi, même à ton plus jeune âge, on t'a privé de ça. Oui. Puis on n'est pas là pour jeter la pierre sur qui que ce soit. Lynn a fait son cheminement de ce côté-là. Derrière chaque humain, il y a un bagage de vie et un bagage émotionnel.
- Speaker #3
Oui.
- Speaker #2
Mais toi... C'est important que les gens comprennent que dans ta maison familiale, ça n'existait pas. C'était au contraire les sévices que tu viens de nommer.
- Speaker #3
Oui, exactement. Puis, j'ai énormément de compassion pour l'humain.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Pas pour les gestes de violence, mais pour l'humain en souffrance. Puis, chaque agresseur, très souvent, a été agressé. Fait qu'à un moment donné, il faut arrêter la chaîne de toujours faire comme, « Ben là, lui, il est responsable. Il faut, à un moment donné, arrêter la chaîne. » Moi, c'est ça que j'ai fait à un moment donné. La vie m'a permis... de prendre des outils et de faire comme, mais ça a été tard, j'avais 44 ans. L'alcool, quand mes enfants étaient jeunes, apprenait de la place, mais pas trop parce que l'amour pour mes enfants était tellement fort que l'alcool était en seconde, mais l'alcool était présent quand même. Je ne buvais pas d'une façon saine et équilibrée. À l'âge de 44 ans, j'ai décidé de prendre mon rétablissement en main. Je ne sais pas si tu veux que je parle de...
- Speaker #2
Moi, j'aimerais ça qu'on revienne à la base parce que là, on sait que de 0 à 15 ans, on ne répond pas à tes besoins. Mais est-ce que tu es consciente à ce moment-là que l'univers dans lequel tu vis est toxique ? Tu n'en es pas consciente. C'est ce que tu connais.
- Speaker #3
Je n'ai aucunement conscience que... Moi, je crois que toutes les familles au monde sourient en public, mais que dans toutes les familles, ce que je vis... C'est comme ça que ça se vit.
- Speaker #2
C'est-à-dire de la méchanceté ?
- Speaker #3
De la méchanceté.
- Speaker #2
Des agressions ? Des incestes ?
- Speaker #3
Oui, puis de la communication qui ne... qui ne sont pas capables de s'exprimer. On n'est pas capables de nommer une émotion. Je dirais que je suis en colère, je n'ai pas aimé ça. C'est de la violence. C'est une colère qui fait peur. Mais même si j'avais peur... J'étais fonctionnaire, j'allais à l'école, je souriais, puis j'avais un mécanisme de protection. Mais je n'étais pas consciente jusqu'à 16 ans, quand j'ai eu ma première enfant. Mais encore là, je n'étais pas consciente parce que je ne responsabilisais rien à l'intérieur de moi. Là, je transférais l'amour de mes enfants. Puis mes enfants, dernièrement, sont mamans. Puis ils m'ont dit « Maman, tu nous as toujours dit que toi, tu ne voulais pas répéter ce que tu avais vécu. » Mais en même temps, je n'étais pas consciente que ce que j'avais vécu avait des dommages collatéraux à l'intérieur de moi. Parce que quand tu as un coup de claque, ta voix a la claque. Si tu as un coup de poing, si tu as un coup de couteau, tu le vois. Mais quand c'est à l'intérieur de toi, ça ne paraît pas. Mais moi, j'ai été cicatrisée à l'intérieur de moi. C'était des coups, Mais j'ai toujours mis ça sur pause. Puis à quelque part, j'entendais souvent la parole. Le temps guérit. Oui,
- Speaker #2
le temps arrange bien les choses.
- Speaker #3
Mais ça, c'est faux. Le temps n'arrangera jamais rien, sauf si tu décides d'aller prendre ta blessure, de la nommer. Donc, quand j'ai eu mes enfants, j'ai mis mon amour à mes enfants.
- Speaker #2
En premier plan.
- Speaker #3
En premier plan, mais à l'âge de 25 ans. J'ai connu ma première psychose parce que j'ai eu un élément déclencheur. À 15 ans, j'avais subi deux viols. C'était deux viols là. Le lendemain, les agresseurs étaient là. Puis leurs yeux me disaient la vérité, mais leur bouche me mentait. Mais moi, je me sentais souillée, je me sentais humiliée, honteuse. Je me répugnais. personne ne me validait ces viols-là. Fait que j'ai continué de garder ça en dedans de moi, mais ça, ça a pris une place énorme dans ma vie. Ça a été toxique pour moi, mais je me concentrais à mes enfants, puis je réussais bien, puis je roulais, puis je connaissais le bien et le mal. Moi, dans les valeurs familiales, on ne m'a jamais, tu sais, volée, je ne veux pas nommer de nom, mais dans l'entourage, volée. c'était bien. Traiter quelqu'un ou dénigrer quelqu'un, c'était bien. Le bien et le mal, c'était pareil. Il n'y avait pas de discernement. Mais moi, quand j'ai eu mes enfants, je n'ai pas été parfaite, bien sûr, mais je savais que je voulais faire le bien. Sauf que j'étais quand même poquée.
- Speaker #2
Tu avais tout un bagage de vie que tu traînais, qui était enfoui à l'intérieur de toi. Un paquet d'émotions non reconnues parce qu'on ne te l'avait jamais appris, mais qui étaient là en ébullition à l'intérieur de toi. À 25 ans, ce bagage émotionnel-là explose. Et là, c'est la psychose.
- Speaker #3
Oui, la psychose. En plus, il y avait beaucoup d'antécédents familiaux de santé mentale, mais dans la honte. Il n'y avait jamais personne qui avait dit, la santé mentale, ça se peut d'avoir un diagnostic de TPL, de bipolar, de schizophrène, mais de pouvoir avoir une belle vie quand même harmonieuse. Parce que tu sors de la honte, puis tu te dis, moi, je ne suis pas définie par la santé mentale, je suis définie par mon identité. Quand j'ai eu ma première psychose, c'est que mes deux agresseurs m'ont admis en pleurant qu'ils m'avaient violée. Cette nuit-là, ça a été... Là,
- Speaker #2
on venait de te valider.
- Speaker #3
On venait de me valider ? Et il y avait des croyances au travers de ça, de des gens dans ma famille, qu'eux, ils voulaient que je pardonne et que je continue cette vie, que je fasse comme si ce n'était jamais arrivé. Là, là, mon cerveau, il y en avait plein. Je voulais être une bonne fille. Donc, j'ai pardonné, sans pardonner, mais j'ai pardonné à mes agresseurs, puis même que des fois, je les voyais, puis je leur faisais un câlin, mais je me sentais tellement souillée, humiliée. Mais je le faisais quand même parce que je voulais d'être une bonne fille. Je voulais vraiment d'être une bonne personne. Puis en plus, j'avais des enfants. Je voulais tellement que mes enfants aient le modèle d'une maman. Fait que j'ai agi du mieux que j'ai pu. Avec le recul, je n'ai aucun regret. Parce qu'aujourd'hui, là…
- Speaker #2
C'était la connaissance de toi que tu avais à ce moment-là.
- Speaker #3
Oui. Donc, à 25 ans, j'ai eu un premier diagnostic de santé mentale. Et j'ai été dans le déni et la résistance. parce que moi, j'associais la santé mentale à être... débile mentale parce que c'est ce qu'on m'a traité de non. De zéro à quinze ans, on me traitait de folle, de débile mentale, de mongole, de laideur. J'ai jamais connu de me faire dire, mais t'es donc bien mignonne. Ce que je nomme à mes enfants, à mes petits-enfants, mais c'est donc bien beau. Tes cheveux, tes beaux yeux, t'es bonne.
- Speaker #2
Ta belle personne.
- Speaker #3
Ta magnifique personne. Ta lumière, tu brilles. Moi, je n'avais pas ça. En dedans de moi, je Ausha, mais je souriais quand même. Des fois, je l'avais ailleurs, de des amis. Le réseau que j'ai eu m'a aidée à me rétablir. Aujourd'hui, j'en suis consciente. J'ai été aimée de beaucoup de personnes dans ma vie. Pas de l'entourage familier, mais de beaucoup d'autres personnes. Ça m'a vraiment réparée. Puis à 25 ans, quand j'ai eu la psychose, je n'en ai pas pris soin parce que j'étais dans le déni. J'avais mes enfants, j'étais dans la résistance, puis je ne voulais pas être...
- Speaker #2
Tu ne voulais pas être folle.
- Speaker #3
Je ne voulais pas être folle ni débile mentale. Puis encore à 48 ans, quand je suis déclenchée, comme en ce moment j'en parle, c'est terrible de dire à un enfant que tu es débile mentale. Je trouve ça terrible de... De dire à un humain, t'es débile mentale, toi, parce que t'oses essayer de t'exprimer. Je souhaite ça à aucun humain. C'est beaucoup pire qu'un coup de poing ou un coup de couteau.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Mais bref.
- Speaker #2
Surtout quand ça vient de tes propres parents.
- Speaker #3
Quand ça vient, oui, de... Je ne veux pas nommer ou mettre en lumière mes parents parce qu'ils ont leur processus à eux. Mais l'entourage, ça a été très difficile pour moi. Donc, je n'ai pas pris soin de ça. Mais la même psychose est revenue pour les mêmes raisons dans les 7-8 ans après. Tout ce que tu ne prends pas soin, ça se reproduit. Ça se reproduit. Donc, j'ai fait trois psychoses et l'alcool prenait place. Et là, l'alcool, j'ai été longtemps de prendre un verre heureux parce que j'avais mes enfants, j'avais...
- Speaker #2
Un bon sexe social.
- Speaker #3
Oui, c'est ça. Il y avait quand même du bonheur dans mon malheur, mais le bonheur était extérieur. Le malheur était intérieur.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Cette souffrance-là... À quitter jamais. À quitter jamais. Mais je ne la ressentais pas. être inconsciente, puis je ne pouvais pas nommer rien. Puis à 44 ans, quand j'ai fait le choix de vraiment me reprendre en main, je ne comprenais pas ce que je faisais à ce moment-là. Je ne comprenais pas, puis je n'avais jamais été en pleine conscience, je n'avais jamais été connectée à moi. Je n'aurais jamais pu te parler, te regarder dans les yeux, d'avoir une connexion avec toi comme je l'ai actuellement, comme je ressens au fond de mon cœur. tout ce que je verbalise. À 44 ans, je suis allée voir la psychiatre. J'ai dit là, je veux que tu m'aides dans ma santé mentale. Je veux plus me sentir débile mentale. Je veux, peu importe le diagnostic, je veux être équilibrée. Je suis allée voir une thérapeute. Je suis allée voir Calac. Je leur ai parlé de tout ce que j'ai subi dans mes sévices d'agression sexuelle que je banalisais. Moi, je pensais que Merci. C'était surtout les viols qui avaient comme...
- Speaker #2
Qui avaient eu cet impact-là.
- Speaker #3
Oui. Fait que quand je suis allée, je suis allée comme en petite fille honteuse parce que je vivais de la honte, mais sans savoir c'était quoi la honte. Je ne savais pas c'était quoi la honte. J'étais humiliée, mais je ne savais pas c'était quoi être humiliée. J'étais dégoûtée, mais c'était tout des petits ressentis que je n'avais jamais exprimés. Je n'avais jamais communiqué avec quelqu'un de sain d'esprit qui puisse m'accueillir là-dedans.
- Speaker #2
Qui puisse te valider dans ton ressenti. Qui puisse mettre un mot sur cette espèce d'émotion-là qui est à l'intérieur de toi, inconfortable, souffrante.
- Speaker #3
Oui, et pour la première fois de ma vie, j'ai eu de l'espoir. De l'espoir. de l'espoir, puis de la confiance qui s'est tranquillement, pas vite, introduit dans mon petit cœur, là. Dans mon petit cœur d'amour, là. Il y en a de l'amour dans mon cœur, je peux vous garantir que tous ceux qui me connaissent dans la vie, là, savent qu'il y en a de l'amour dans ce cœur-là. Puis, j'ai arrêté l'alcool.
- Speaker #2
T'as arrêté de fuir et de geler ces émotions inconfortables avec l'alcool.
- Speaker #3
Oui, puis l'alcool a été rendu... Je prenais de l'alcool à m'enivrer. Je pouvais boire jusqu'à deux bouteilles de vin. Puis je devenais dans une détresse. Mais je ne la comprenais pas, ma détresse. Mon conjoint était triste pour moi, mais il ne savait pas quoi faire avec ça. Je ne comprenais pas pourquoi. Je regardais ma vie et je me disais, « Voyons donc, je suis une super bonne préposée. J'ai été éducatrice, une super bonne éducatrice, dévouée, bienveillante. Les familles m'adoraient. Les résidents, les aînés, ils m'ont toujours aimée. J'ai toujours été capable de donner. »
- Speaker #2
Ce que tu n'avais pas reçu.
- Speaker #3
« Exactement, mais je me réparais. » J'ai compris il n'y a pas longtemps que le pourquoi que j'étais tellement dans la bientraitance, c'est que ma blessure d'injustice, de maltraité, c'était impossible pour moi. Je ne pouvais pas faire ça. C'était juste la bientraitance, mais je ne pouvais pas voir de maltraitance soumise. parce que, ouh
- Speaker #2
Ça t'éveillait tout de suite.
- Speaker #3
Oui, ça m'éveillait. Fait que là, j'ai eu beaucoup d'aide. J'ai eu des amis. qui ont fait le chemin de sobriété, qui ont été très importants dans mon parcours.
- Speaker #2
Quand toi, tu as choisi la sobriété, il y a des amis qui, par solidarité, ont dit, c'est-tu quoi, on va marcher le même chemin que toi. Oui,
- Speaker #3
exactement. C'était beaucoup d'amour. Mais en plus, c'est que, peu importe ce qu'ils ont fait, le chemin, eux, ça les guérit davantage de revoir une victime, une alcoolique, une blessée, une souffrante. Quand tu revois, puis moi maintenant je le vis, ça fait pas longtemps, mais je vois des personnes souffrantes qui sont en train de se rétablir et ça me guérit, ça me fait comme, il y a de l'espoir, on se lâche pas, ensemble on est plus fort. Ça c'est ma phrase préférée, ensemble on est plus fort. Fait que, en trois ans, j'ai fait de la thérapie très intense. C'était pas toujours beau là. Parce qu'au travers, moi, je travaillais en milieu de société. J'étais très exigeante au niveau de la bientraitance. Fait que si quelqu'un n'était pas selon mes critères, ben, elle avait un mauvais caractère. Et elle ne méritait pas tout le temps, la personne. Puis, ce n'était pas à moi non plus.
- Speaker #2
C'est que quand tu étais déclenchée dans ta blessure de l'injustice, tu devenais bourreau.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #2
Tu pensais bien faire. Mais en fait, c'est le langage que tu avais appris.
- Speaker #3
Exactement.
- Speaker #2
Fait que tu devenais bourreau. au passé, même si ça part d'une bonne place, tu deviens quand même celle qui blesse. Oui, c'est beaucoup inconscient. Quand tu es dans l'inconscience, c'est que tu as toujours l'impression que tu es correct.
- Speaker #3
C'est de là que vient l'importance de faire l'introspection et d'être entouré de personnes lumières qui ne vont pas aller davantage. taper sur ton autosabotage.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Qui vont justement faire comme tu viens faire. Ton mécanisme, il n'est pas nécessairement correct, mais il est normal.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Il est normal, ton mécanisme. Mais tu dois, de là, par contre, faire quelque chose. Si tu veux t'améliorer dans tes patterns, parce que quand tu deviens bourreux, que tu blesses, tu te blesses.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Moi, mon but, c'était de...
- Speaker #2
Me réparer.
- Speaker #3
De m'épanouir et de... d'être un pilier pour mes enfants, mes petits-enfants, puis d'être une image où est-ce qu'ils vont être fiers de leur maman. Puis là, aujourd'hui, je suis tellement fière de moi.
- Speaker #2
C'est incroyable.
- Speaker #3
Je suis fière de moi, peu importe mes gaffes, parce que je ne suis pas la gaffe. Je suis Lynn Saint-Pierre. Je suis Lynn Saint-Pierre, puis j'ai le droit de faire des gaffes. J'étais en processus de rétablissement.
- Speaker #2
Ça se peut qu'au passage, j'ai des maladresses.
- Speaker #3
Ça se peut que j'ai des maladresses, mais déjà en trois ans, je dirais, c'était extraordinaire la transformation. Puis la honte, quand tu es dans la honte, je reviens un peu à les agresseurs, quand tu es dans la honte et la culpabilité et le dégoût, puis que tu n'es pas capable de le nommer parce que tu es dans la honte, tu le gardes envers toi et tu t'accordes un énorme pouvoir à tes agresseurs.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Mais moi, cette honte-là, cette culpabilité-là et ce dégoût-là, je l'ai enlevé de mon sac à dos. Je l'ai jeté très loin et il n'y a plus personne qui a accès à ça. Puis maintenant, les agresseurs, ils n'ont plus aucun pouvoir sur moi. Ma confiance, mon estime, il n'y a plus personne qui touche à ça, sauf moi. Sauf si moi, je commets une maladresse, je fais une petite rechute, j'ai besoin un peu de refaire l'introspection, puis de me réaligner.
- Speaker #2
De te reconnaître là-dedans.
- Speaker #3
De me reconnaître là-dedans, de me valider là-dedans. Puis pour le moment, j'ai encore besoin de soutien.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Puis je vais peut-être en avoir besoin toute ma vie. Puis moi, c'est ici et maintenant. Je ne suis pas dans 20 ans, je ne suis pas hier, je suis ici maintenant. Puis c'est toute ma vie, toute ma vie, je vais avoir besoin d'amis ou de...
- Speaker #2
De thérapeutes.
- Speaker #3
Thérapeutes, calaques. Merci mon Dieu Ils sont là Pourquoi pas les prendre ? Mais moi, mon message d'espoir, c'est qu'il y a beaucoup trop de gens dans la honte. Puis même devant la thérapeute, c'est gênant de dire que tu vis une honte.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Même devant Calac, la première fois, c'est gênant de dire, je suis victime d'agression sexuelle, mais mes agresseurs m'ont dit que c'était de ma faute. Est-ce que c'est de ma faute ? Mais eux, ils sont outillés pour tout. Oh mon Dieu, le travail qu'ils ont fait avec moi.
- Speaker #2
Ils t'ont aidé à… parce que tout ça est très mélangeant pour ton cerveau, tu comprends, pour ton état d'esprit, pour ta… construction mentale, c'est extrêmement mélangeant de dire « Pourquoi c'est moi qui ai honte ? Je n'ai rien fait. » Puis, ce n'est pas rare qu'on entend ça, que les victimes d'agressions sexuelles vont se sentir coupables. Puis même, tu le disais, dans un environnement familial où, peu importe d'où ça venait, il y a de la maltraitance psychologique. Souvent, le bourreau, ce qu'il va faire, c'est qu'il va aussi tomber dans la victime. Bien, si je t'ai dit ça, c'est à cause que tu as fait ça. C'est toi qui m'as poussé à agir ainsi. C'est un langage qui est naturel, on dirait.
- Speaker #3
Oui, puis j'ai envie de partager quelque chose qui va peut-être être un petit peu plus, mais j'ai envie de le dire quand même, parce que ça peut aider des victimes. À 15 ans, quand j'ai subi mes deux viols, j'étais avec deux adultes. de confiance dans mon environnement. Je ne vais pas nommer de nom parce que ce n'est pas important. Ce n'est pas la lumière sur eux. Eux, ils ont déjà leur bagage que j'ai su. Ils avaient vécu des agressions. Et ce soir-là, j'avais 15 ans, je n'avais jamais bu de phare de ma vie. Et j'ai bu des verres de phare gros de même. Et je crois, ça je n'ai pas de preuve de ça, mais je crois qu'il y avait peut-être aussi en plus de la drogue dans les verres. Et je suis tombée dans un coma. Dans un coma. J'étais inconsciente. Il n'y avait plus rien. Je ne me suis pas souvenue de cette nuit-là. Mais le lendemain, je me souviens de tout le lendemain. Je me souviens que j'ai pris ma douche 20 fois. Et j'étais souillée 20 fois, ça partait plus. Ça partait plus en moi, la laideur. Enlever ça de moi, c'est horrible de se sentir comme ça. Puis je ne comprenais pas. Puis je ne pouvais même pas parler de ça à personne. Fait que je le gardais en dedans de moi. Mais 10 ans après, quand mes agresseurs m'ont admis les viols, un des deux agresseurs, il m'a dit, « T'étais saoule et t'étais nue. » Donc, ça tombait de ma faute.
- Speaker #2
C'est de ta responsabilité.
- Speaker #3
Oui, parce que je ne me souviens même pas que j'étais saoule et nue. J'étais inconsciente.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #3
Puis en plus, c'était vraiment quelqu'un en qui moi, j'avais confiance, puis en qui jamais, jamais, jamais j'aurais pensé me faire violer. Mais quand ils l'ont admis, ça a été quand même le plus beau des cadeaux. Puis après, il y a un coup que... J'ai été voir Calac, puis leur parole n'avait plus d'impact sur moi. Il n'y a aucune personne qui se fait violer qui mérite de se faire violer. Il n'y a personne qui va dire, oui, je veux me faire violer. Mon corps m'appartient. Mon corps, il est à moi. Si l'homme n'est pas capable de maintenir ses pulsions, ça aussi, c'est un autre sujet que j'aimerais sensibiliser, que l'homme, il y en a des hommes qui veulent se réhabiliter. prochainement, je vais en faire un partage devant un groupe d'hommes qui ont 18 mois de cheminement parce qu'ils veulent arrêter d'agresser. Je n'ai pas de respect pour l'agression, mais j'ai du respect pour l'humain qui fait,
- Speaker #2
hey,
- Speaker #3
je décide de cheminer. Moi, je n'ai pas eu cette chance là avec les agresseurs, mais je vais l'avoir ailleurs et ça va guérir beaucoup. Ça va guérir beaucoup mon cœur parce que Merci.
- Speaker #2
Comment tu as fait pour, parce que tantôt tu le disais, je leur ai pardonné, mais je ne leur avais pas vraiment pardonné. Qu'est-ce qui t'a permis d'intégrer et d'aller toucher à ce vrai pardon-là ?
- Speaker #3
Le vrai pardon s'est fait en parlant beaucoup avec Calak et en me souvenant de ce qu'eux ont vécu. Parce qu'il y avait une personne qui m'avait parlé de ce qu'eux, les agresseurs, surtout un des deux, ce qu'ils avaient vécu. C'est l'horreur ce qu'il a vécu là aussi. Il m'a fait vivre l'horreur, mais il l'a vécu.
- Speaker #2
Fait que de comprendre d'où ça venait, t'as permis de pardonner.
- Speaker #3
Oui, de comprendre, mais par contre, pardonner est un grand mot. Comme en ce moment, j'en parle, je ressens encore une certaine colère quand je pense. aux agresseurs. Quand je revois leur visage, je ressens encore une certaine colère que je ne suis pas certaine qu'elle va partir un jour. Je ne sais pas.
- Speaker #2
Mais aujourd'hui, tu la maîtrises.
- Speaker #3
Je la maîtrise. Puis, en ce moment, j'en parle. Il y a beaucoup d'émotions. Mais disons que je suis dans mon quotidien de bonheur. Ça n'a plus d'emprise sur mon bonheur. Moi, c'est ce que je voulais. Je voulais que cette histoire-là, un jour, n'ait plus d'emprise. à m'auto-saboter dans ma santé mentale parce que je ne suis pas capable de bien exprimer mes émotions et de bien nommer la honte, le dégoût, l'injustice, la colère, le rejet, la trahison. J'ai vécu beaucoup de choses, mais aujourd'hui, je suis capable de nommer. Je souhaite ça à toutes les victimes. Un jour, qu'elles soient en confiance avec quelqu'un, n'importe qui, qu'elles ressentent. puis qu'elle nomme quelque chose.
- Speaker #2
Qu'elle se permette d'exister dans cette émotion-là, qu'elle se permette de reconnaître ce qui est là, qu'on lui valide le sentiment qu'elle a à l'intérieur d'elle-même et, oui, peut-être justifié, mais qu'on peut s'en affranchir, qu'on peut le libérer.
- Speaker #3
Oui, puis ça se fait, c'est un long processus, ça se fait pas, tu sais, moi je me suis pas réveillée ce matin, comme ça, même il y a six mois, je ne suis pas certaine que je n'aurais pas pu faire cette entrevue-là. Il y a quatre ans, impossible. Mais là, je me sens de plus en plus rétablie. Je me sens de plus en plus alignée, ancrée. Et la peur n'existe plus. C'est de la confiance. La peur s'est transformée en confiance. Parce que je ne suis pas seule. Je ne suis pas seule et je ne serai plus seule. Et mes abuseurs, mes agresseurs, mes bourreaux ne me font plus peur. Je crois qu'aujourd'hui, ils ont beaucoup plus peur de moi que l'inverse. Mon but, ce n'est pas de leur faire peur, mais par contre, je suis un être humain magnifique qui mérite au bonheur. Je ne laisserai pas personne…
- Speaker #2
Qui mérite le respect.
- Speaker #3
Qui mérite le respect, qui mérite d'être traité comme une femme. Puis même l'homme, il mérite tout autant.
- Speaker #0
Mais je veux dire, c'est un mérite-là, je le prends et je me l'accorde.
- Speaker #1
Et ce qui est beau dans ça, c'est que tu te choisis toi jour après jour. On s'est rencontrés parce que Lynn a fait, en même temps que moi, la retraite Phénix avec Robert, qui fait partie de son cheminement de libération. Et c'est là qu'on s'est connus. Puis c'est drôle parce que, tu sais, je dis souvent, la vie fait en sorte que, tu sais, on est tellement des êtres de relation, mais on est tous interreliés. on a une très bonne amie en cours commun. Fait qu'on se côtoyait, on se voyait, on connaissait l'existence l'une de l'autre, mais sans jamais... J'avais aucune idée de ce que Lynn portait à l'intérieur de même, de ce qu'elle vivait. Mais lorsqu'on a fait Phoenix ensemble, ça a été comme la reconnaissance de l'autre. Puis on est restés quand même en contact après ça. Et Lynn s'autorise et se choisit quotidiennement dans son cheminement. Il y a des journées qui sont plus sombres, qui sont plus grises. Elle se permet de s'arrêter pour regarder ce qu'il y a là à l'intérieur d'elle-même.
- Speaker #0
Oui, ça c'est un très bon point. Maintenant, si je vis une situation difficile, ça ne touche pas mon bonheur. Ça a un impact sur l'émotion. Mais je suis capable d'aller prendre soin de la blessure. Je suis tellement rendue. plus loin dans mon cheminement, que quand je vis quelque chose à l'intérieur de moi, je suis capable de revoir que souvent, ça n'a pas rapport avec ce que je vis. C'est une blessure que je traîne. C'est une blessure d'injustice ou de rejet ou d'abandon.
- Speaker #1
Qui était déjà à l'intérieur de toi.
- Speaker #0
Qui était déjà à l'intérieur de moi. Très souvent, c'est comme ça. On pense, disons qu'on a un conflit avec notre chum ou notre blonde et il y a quelque chose qui s'éveille. qui s'éveillent, puis là, on va, je suis donc bien choquée, mais là, on va mettre la projection sur l'autre, on va dire, ouais, mais c'est de sa faute qu'il a fait ça. Ouais, mais remets-le sur toi, à l'intérieur de toi, c'est quoi ? D'où ça parle ? T'es-tu blessée parce que tu te sens trahie, humiliée, rejetée ? Il y a quelque chose, là. Puis quand on découvre ça, puis qu'on le met en pratique...
- Speaker #1
On reprend son pouvoir.
- Speaker #0
On reprend son pouvoir, puis c'est léger. La vie, elle est légère. Moi, je n'avais jamais connu ça dans ma vie. Moi, tout était lourd. Tout était toujours compliqué, puis lourd.
- Speaker #1
Mais c'était lourd en dedans.
- Speaker #0
Oui. C'était lourd à l'intérieur de moi, puis...
- Speaker #1
C'était lourd, c'était sombre, c'était incompris.
- Speaker #0
Oui, puis...
- Speaker #1
Là, ta lumière, elle jaillit parce qu'elle part de...
- Speaker #0
Oui, puis je ressens un bien-être. Puis maintenant, ce bien-être-là, j'ai un ami dans la sobriété qui me parlait toujours du bien-être au tout début de ma sobriété, mais je ne comprenais rien. Au bien-être, je n'en avais jamais eu.
- Speaker #1
Tu n'avais jamais écouté.
- Speaker #0
Le bien-être, il n'est pas compliqué. Il s'applique partout. En toi, à l'extérieur de toi, puis dans tout. Si tu n'es pas bien dans un travail, Tu as le droit de ne pas être là. Tu as le droit de changer de travail. Ça ne se fait pas en cliquant des doigts. Tu fais de l'introspection. Tu demandes du soutien. Mais dans chaque relation comme moi en ce moment, mon entourage est plein de lumière, mais je suis toujours bien. Je suis bien avec toi, Geneviève. Je te remercie d'être là. Je trouve ça beau de vivre ça avec toi. Chaque ami, ce n'est pas lourd. C'est du bien en dedans de mon cœur. Maintenant... Je le sais que je suis capable de mettre ça en pratique, d'être bien dans mon cœur. Si je ne suis pas bien dans mon cœur, je l'accepte, je l'accueille. Mais c'est clair que je vais remédier à ça parce que j'ai une vie à vivre. J'en ai juste une. C'est là-dessus que je mets sur mon petit cœur, mon bien-être, mon bonheur. Puis ce bonheur-là, je le partage.
- Speaker #1
Tu t'es mis en premier plan. Ça ne t'empêche pas d'être une bonne mère, ça ne t'empêche pas d'être une bonne grand-mère, ça ne t'empêche pas d'être une bonne conjointe. Mais tu réponds d'abord à ton besoin, à toi.
- Speaker #0
Je dirais que ça m'amène à être encore plus une meilleure mère, encore plus une meilleure mamie pour mes petits-enfants, une meilleure amie, une meilleure… Il y a encore des choses que j'ai à apprendre, à pratiquer, mais je me donne du temps. J'ai fait tout ça en trois ans.
- Speaker #1
C'est incroyable. La transformation de Lynn, elle est incroyable. Puis, tu sais, Lynn, elle choisit de ne pas mettre l'accent et de ne pas mettre de l'avant. tous les sévices qu'elle a vécu. OK, mais là, on parle de deux viols, c'est plus grand que ça, le parcours de Lynn. C'est plus sombre que ça, c'est plus douloureux que ça. Mais c'est son choix à elle de mettre en lumière le cheminement qu'elle a fait plutôt que ce qu'elle a vécu. Parce que c'est ça, l'importance n'est pas ce qui s'est passé, l'importance, c'est la façon dont elle s'en est occupée. Ça ne s'est pas fait. Ça s'est fait rapidement, mais pas rapidement dans son parcours de vie. Il y a des décennies de souffrance, de lourdeur, d'incompréhension, de fuite dans l'alcool. Il y a des années d'oubli de soi. Mais tu le dis, ton cheminement s'est fait tellement rapidement parce qu'à partir du moment où on décide de s'en occuper, à partir du moment où on décide de s'entourer des bonnes personnes et des outils pour bien aller, il y en a beaucoup. Robert offre des outils. extraordinaire pour aider les gens à cheminer. Je suis moi-même ethnothérapeute dans la vie, mais en dehors de ça, il existe un paquet de gens qui ont des outils pour vous aider à vous comprendre et à cheminer. Et Lynn, à travers son cheminement, à travers son histoire qu'elle va continuer de partager, va continuer d'aider des gens à conscientiser ce qu'il y a à l'intérieur d'eux-mêmes.
- Speaker #0
Oui, puis je veux ajouter que dans Quand j'ai repris la décision de me rétablir, moi, je me disais, bon, les agressions sexuelles, c'est juste ça, c'est réglé. Mais non, comme j'ai expliqué au début, j'étais poquée de partout, à tous les niveaux psychologiques, mentaux. J'étais dénigrée dans ce que j'étais. Moi, à ma naissance, mon père n'était pas présent. parce qu'il me rejetait à la naissance. Il ne m'aimait pas, il ne voulait pas de moi. Je viens de voir l'accouchement de ma fille, mon petit-fils qui est né sous mes yeux. Mes petites-filles sont nées dans l'amour. Moi, j'étais haïe. On ressent tout. L'énergie, on ressent tout.
- Speaker #1
C'est vibratoire.
- Speaker #0
C'est vibratoire. Fait que je me suis dit, mon Dieu, ma vie est partie vraiment en catastrophe.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Puis mon sourire. On dirait que je souriais à la vie, mais même si je pleurais à l'intérieur, ça m'aidait quand même. On dirait qu'il y avait comme un côté de moi qui faisait comme, il y a sûrement de quoi de beau à quelque part. Mais j'ai bien fait d'y croire, parce que c'est arrivé pour de vrai. Ça a été long, mais c'est arrivé pour de vrai.
- Speaker #1
Tu t'es acharnée à aller chercher ce bonheur-là.
- Speaker #0
Je trouve que des fois, on banalise certains. J'ai un frère qui était mon jumeau, qui a subi les mêmes atrocités que moi. Il est décédé à l'âge de 27 ans. Et je n'ai jamais fait son deuil. Je n'ai jamais été capable de faire son deuil parce que j'ai fait comme si ce n'était jamais arrivé. Parce que j'avais beaucoup trop mal.
- Speaker #1
Tu avais déjà trop de souffrance.
- Speaker #0
J'avais trop de souffrance et je n'étais pas en pleine conscience. Je n'étais pas connectée et je m'enivrais toujours. Je n'avais pas la façon authentique et saine. J'ai fait son deuil l'année passée à mon frère. Et là, je l'ai pleuré, mais je l'ai honoré, je l'ai remercié. Puis, je trouve que dans la vie, dans la société, c'est important de ne pas banaliser, peu importe la blessure que tu as, que ce soit un deuil, une séparation, un changement de travail, une perte d'amitié, tout est important, tout se mérite d'être entendu, tout mérite de pouvoir être exprimé, nommé. puis être reconnu. Puis si une personne arrive et ne te reconnaît pas, ce n'est pas toi qui n'es pas correct. Ça ne fit pas. Change de personne.
- Speaker #1
C'est le manque de connaissance de cette personne-là.
- Speaker #0
Oui, le manque de connaissance. Puis des fois, c'est le manque de la spiritualité, la maturité émotive. C'est beaucoup de cheminement pour comprendre certains. Ça va au-delà de ça. Puis, un beau cadeau aussi que j'ai vécu, je ne sais pas si je peux le…
- Speaker #1
On doit s'arrêter là, ma belle Lynn, mais ce n'est que parti remise. On va te réinviter à venir nous parler. Je veux juste dire aux gens que si Lynn y est arrivée, vous pouvez aussi y arriver. Lynn, c'est une personne tellement lumineuse, tellement profonde, tellement belle de l'intérieur et de l'extérieur. toute cette beauté-là lui appartient parce que c'est le chemin qu'elle a choisi de marcher. Vous êtes peut-être éveillé en ce moment, déclenché, comme on dit, dans une certaine souffrance parce qu'à l'écoute de ce que Lynn nous raconte, vous avez, vous, votre propre histoire de vie qui s'est éveillée. Sachez que sur le site de Pas d'excuse, vous allez retrouver un outil et des ressources pour pouvoir vous aider à accueillir ce qui s'éveille à l'intérieur de vous. On ne vous laisse pas en plan avec cette espèce de bagage émotionnel qui s'éveille. Et surtout, si vous entendez ce podcast-là, ce n'est pas un hasard de la vie. C'est au contraire probablement parce que vous êtes rendu à cette libération-là. Donc, ce qui s'éveille à l'intérieur de lui, donnez-lui l'importance que ça mérite. Mettez-vous en premier plan et prenez le temps de vous en occuper. Il n'y a plus d'excuses pour laisser ça enfoui à l'intérieur de vous. Et vous voyez tout le bonheur qui se cache en dessous de cette montagne d'émotions-là. Allez cherchez ça à l'intérieur de vous. Sur ce, on vous souhaite une magnifique semaine. Un immense merci, ma belle Lise, d'être venue. Merci à toi,
- Speaker #0
Geneviève. C'était magnifique pour mon cœur de vivre ça. Je vois la force que j'ai maintenant, mais merci de m'avoir permis cette belle entrevue-là. C'est un gros cadeau que tu me fais. Merci d'être dans ma vie.
- Speaker #1
Merci à toi de l'être. Je t'aime. Je t'aime aussi très fort. On se dit à la semaine prochaine.
- Speaker #2
Voilà, c'est tout pour cet épisode. Pas d'excuses, juste des actions.
- Speaker #3
Partagez-nous vos impressions, commentaires ou suggestions à infoacommercialepodexcuses.com. Merci d'avoir écouté Pas d'excuses. On se retrouve au prochain épisode et d'ici là, faites de chaque excuse une opportunité.