Speaker #0Ce qu'on entendait à l'époque, c'était... Ce qu'on vivait, des radios libres, un ton ultra personnel, c'était l'avant podcast. Un ton libéral, même à la télé, une liberté totale si on se rappelle des émissions par exemple sur Canal+, avec des duos complètement loufoques, Serge Gainsbourg qui brûlait des billets de banque en direct. On faisait de l'humour sur tout et n'importe quoi, il n'y avait pas de limite, ça partait dans tous les sens. Les publicités aussi, le rythme était effréné, les voix hyper typées, des jingles cultes. Je sais pas si vous vous souvenez des publicités de l'époque, mais en tout cas, moi, je faisais un jeu avec ma soeur. Quand il y avait les blogs pubs, on fermait les yeux, et c'était à la première qui devinait quelle était la publicité qui était en train de passer, qui gagnait. Parce qu'elle passait tout le temps, c'était tout le temps les mêmes, on nous martelait les mêmes messages en permanence, et même la musique devenait reconnaissable, les voix devenaient reconnaissables, avant même que le nom du produit soit énoncé. Et c'est vrai que ça rappelle... Plein de souvenirs encore aujourd'hui, je suis sûre que ça a une influence sur les différents achats qu'on peut faire, parce qu'on se rappelle inconsciemment de ce qu'on nous a rabâché pendant toutes ces années, qui sont quand même importantes pour nous, puisqu'elles nous ont aussi formé, formé les adultes qu'on est devenus aujourd'hui. On se rappelle aussi des DJ qui parlaient vite, des animateurs qui improvisaient avec des cassettes, et qui avaient des caractères bien trempés. J'ai envie de vous parler aujourd'hui de Howard Stern. Howard Stern, c'est un animateur radio méga connu aux Etats-Unis. qui avait un style sans tabou, mais aucun. Il a cassé tous les codes traditionnels de la radio FM, il a abordé des sujets souvent interdits, il posait des questions super osées à ses invités, il utilisait un humour très cru, ça a divisé. Vraiment, il y a des gens qui l'adoraient, d'ailleurs une large partie de l'audience l'adorait, mais il a aussi souvent été critiqué, voire même censuré. Mais c'était un pionnier, un pionnier du format libre et spontané. Sa liberté de ton a marqué une rupture avec la manière de faire de la radio qui était très formatée. Il a créé une relation super forte et authentique avec son public. Howard Stern y montre que dans la communication, l'authenticité et la prise de risque peuvent construire une audience massive. Même si c'est parfois clivant, au moins on en parle, il existe. Il est l'exemple parfait d'une marque personnelle ultra forte, construite sur la cohérence et aussi sa différence. Son évolution... Forcément, c'est fait. Avec le temps, aujourd'hui, lui aussi fait du podcast. Et il y a des gens qui payent aujourd'hui. Il a des plateformes payantes pour être entendus. Et ça illustre comment un créateur peut tout à fait transformer son audience en communauté fidèle qui est prête à payer pour du contenu exclusif. Alors peut-être que au Wartstern, ça ne vous dit rien comme ça. Alors je vais vous ramener ça à quelque chose de plus proche de l'Europe. Dans les années 90, l'animateur français Arthur s'est énormément inspiré. de Howard Stern. Il se déclamait être l'animateur le plus con de la bande FM, ce qui est une grosse référence à l'animateur américain. Aujourd'hui, si on fait un petit lien avec le podcast, eh bien ça reprend un petit peu ce format qui est intime, assumé, un petit peu radio pirate et libre, vous savez. À l'époque, vraiment, comme je vous le disais, il n'y avait pas de limite. On pouvait dire ce qu'on voulait et le podcast permet de nouveau cette liberté. Pas besoin d'une voix lisse, pas besoin d'un ton. particulièrement journalistique, juste un ton à vous, qui vous appartient et qui raconte de vraies histoires. Pourquoi est-ce qu'on aimait tant ces cassettes, le Walkman ? Ça avait le goût de l'authentique et on y revient, le bruit du clac quand la cassette s'enclenchait, c'était notre petit rituel, on adorait ça. Aujourd'hui, c'est le clic sur Spotify. Et la grosse différence aussi, c'est qu'à l'époque, on écoutait la radio et on attendait la bonne chanson, notre favorite de toutes. pour pouvoir l'enregistrer sur notre cassette. Aujourd'hui, on attend l'épisode parfait. Quel format aujourd'hui nous permet encore d'attendre chaque semaine ? amène un nouveau contenu. C'est vrai que sur les plateformes de streaming vidéo, Netflix ou autre, on a une saison entière qui nous arrive, on peut la regarder d'affilée. C'est ok, c'est cool, c'est chouette par rapport à l'époque où on devait attendre un épisode par semaine. Des fois, on devait attendre les quatre mois de pause qu'il y avait entre deux. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus rapide. Et on retrouve ce petit côté un petit peu nostalgique avec le podcast de se dire bah ok, je sais que je dois attendre chaque semaine pour avoir un nouveau contenu et c'est chouette, ça nous ramène ce petit truc en fait On a l'impression d'être ado de nouveau. La voix, c'était sacré à l'époque, même avec les grésillements, parce que c'était vrai. L'audio imparfait, c'est l'âme du podcast. On pardonne les erreurs si votre message, il est sincère. Votre voix, votre énergie, ça va de toute façon prendre le dessus sur la technique. Donc, arrêtez d'avoir peur. À l'époque, on écoutait des voix qui n'étaient vraiment pas de top qualité sur des cassettes qui étaient pourries, mais on vibrait. Et aujourd'hui, c'est pareil. Votre podcast, il a juste besoin d'être vivant. pour faire vibrer les gens qui l'écoutent. Ce que les années 90 nous ont laissé comme héritage audio, c'est un rythme rapide. Notre attention a été formée par cette pub, par le zapping, on cherchait ce qu'on avait envie de regarder sur les différentes chaînes. On avait besoin d'une personnalité forte en face de nous. Je reviens au Western aux Etats-Unis, Arthur en France, c'est des gens qui nous faisaient rêver parce qu'ils avaient plein d'idées, ils osaient plein de choses. Même La Gaffe, ils faisaient des émissions complètement délirantes. Nagui aussi. On ne veut pas écouter une machine, on veut écouter une personne. On a envie de créer, on a envie de bidouiller, d'improviser comme les DJ de l'époque qui étaient des autodidactes passionnés. Rappelez-vous, à l'époque, on créait nos cassettes. Moi, je me souviens, j'adorais faire ça. Je faisais des listes sur une feuille A4, des chansons que je voulais mettre dans le bon ordre et je mettais le temps qu'elles duraient. Et après, je faisais des calculs savants. Je ne vous dis pas, ça me prenait des heures à faire ça. Pour que sur ma face de ma cassette, j'ai toutes mes chansons qui rentrent. Et pourtant, à chaque fois, je sais pas, j'avais peut-être un bug déjà à l'époque, mais à chaque fois, ma dernière chanson, elle était coupée. Mais c'est pas grave, moi je l'adorais ma cassette. Elle était pas parfaite, mais c'était moi qui l'avais faite. J'avais ce côté un petit peu autodidacte aussi, j'avais l'impression d'être un DJ, de faire mes propres trucs. Après, j'échangeais même des cassettes avec un pote, on faisait ça, et il me faisait des cassettes de ses chansons préférées, et moi inversement. D'ailleurs, petite anecdote, Sa dernière chanson, elle était toujours coupée aussi, ce qui me rassurait un peu. Pourtant, lui, c'était un as en maths, contrairement à moi. Et en fait, il avait mis en toute dernière chanson de Show Must Go On, de Queen. Et la chanson était coupée. Et en fait, à l'époque, je ne le savais pas, mais pour moi, la chanson, elle s'arrêtait là. Et un jour, j'ai entendu la chanson dans son intégralité. Puis j'étais là, mais c'est quoi cette version ? C'est quoi cette chanson-là ? Elle est beaucoup plus longue que celle que je connais. Et en fait, c'était la version originale, bien sûr, qui n'était pas coupée par un mauvais montage sur une cassette. Mais pendant des années, j'étais sûre que la chanson s'arrêtait à ce moment-là. Et il manquait, je pense, en tout cas une bonne minute trente quand même. Donc j'ai loupé pendant plusieurs années une bonne partie de cette chanson. Donc on a aussi envie de bidouiller là. Faites-le ! Vous pouvez créer votre podcast de la même manière. Jouez, essayez, bidouillez, créez, laissez aller. votre inspiration. Et puis, même si vous le faites juste avec votre téléphone, tant que vous transmettez quelque chose, c'est cool. Et ça va vous ramener à cette petite étincelle qu'on avait à l'époque où on était tout fiers d'avoir fait nos cassettes. Et aujourd'hui, alors, vous avez le choix. Soit vous continuez à être juste un auditeur, et ça c'est très cool aussi parce qu'il y en a besoin, ou alors vous pouvez devenir la voix qu'on va écouter demain. Les cassettes nous ont appris l'amour du son, le goût de l'instant, l'envie de s'exprimer. Alors prenez ce bagage avec vous et transformez-le en podcast. Bien sûr, comme ça, ça paraît simple, mais déjà si vous avez l'idée et l'envie, c'est cool. Après, si vous avez besoin d'un coup de main pour transformer vos idées en podcast, n'hésitez pas à me contacter. Je vous offre un appel découverte d'une trentaine de minutes avec moi pour vous expliquer les bases, comment vous pouvez le faire, comment vous pouvez monter quand même votre son, comment vous pouvez le diffuser aussi. N'hésitez pas, je suis toujours à dispo pour en parler, soit sur mes réseaux sociaux, soit par e-mail, soit sur mon site internet. Vous retrouvez bien sûr tous les liens de ces différents canaux dans la description de cet épisode. Et bien sûr, si vous avez aimé cet épisode, je vous invite à le partager avec votre entourage, avec quelqu'un qui hésite à se lancer. Et puis, n'hésitez pas aussi à noter l'épisode, ça m'aide beaucoup à être vu et entendu par le plus grand nombre. Merci à tous, je vous souhaite de passer une excellente semaine. Je me réjouis déjà de vous retrouver mardi prochain. Et je vous dis à tout bientôt, bye bye !