Speaker #0Bienvenue dans Trouver sa place, le podcast où chaque aventure humaine est une invitation à cheminer vers soi-même. Je m'appelle Claire Grévedon, je suis coach professionnel spécialisé en reconnexion à soi, et une fois par mois, je vais à la rencontre d'êtres humains qui m'inspirent pour partager des conversations qui font grandir. Qu'il s'agisse de leur mode de vie, de leur carrière ou encore de leur identité, tous ont fait des choix conscients et courageux pour vivre une vie alignée avec eux-mêmes. Cette vie, elle est aussi à ta portée. Alors je t'invite à prendre place et te laisser inspirer. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre par ici et découvrir par vos retours combien ces conversations non seulement vous nourrissent, vous inspirent, mais parfois même vous donnent l'élan d'aller de l'avant. C'est la plus belle des récompenses pour moi. Ma mission ici, c'est de vous inspirer à trouver et à prendre toute votre place. Parce que je crois profondément qu'il réside en chacun d'entre nous un pouvoir qui ne demande qu'à être découvert et que plus que jamais, le monde a besoin de notre lumière. Alors si toi aussi, tu te dis que cette vie, elle n'est pas réservée qu'à mes invités, que cette vie, elle est à ta portée, mais que tu ressens peut-être le besoin d'être guidée pour la créer, prends rendez-vous avec moi pour qu'on en parle. Rendez-vous en description de l'épisode pour plus d'infos. Hello tout le monde ! Ça fait un moment qu'on ne s'était pas parlé en face à face, vous et moi. La dernière fois, c'était pour mon épisode spécial Vipassana. Cette année, je... J'ai pris le micro solo pour vous raconter mon expérience de vipassana et c'est un peu la même intention. Vous avez été nombreux et nombreuses à me demander de vous partager mes retours d'expérience de Burning Man. Et c'est la quatrième année que je me rends dans le désert. J'ai des choses à dire. Et c'est drôle parce que c'est la première fois qu'en quatre ans que je me sens vraiment l'élan. et la place pour donner mon avis. Ce partage d'expérience, c'est le mien. Et donc, il n'engage que moi. C'est mon point de vue, mon expérience que je vais vous partager. Et ça n'a d'autre intention que de répondre aux questions que vous pouvez vous poser et vous être éventuellement utile si c'est quelque chose qui vous intéresse. Et après, je ne peux que vous encourager, exactement comme pour Vipassana, à en faire vous-même l'expérience, si vous le pouvez. Donc c'est... pas un encouragement à y aller parce que c'est pas forcément pour tout le monde. C'est vraiment un simple partage d'expérience. Burning Man, c'est vraiment quelque chose qui est difficile à décrire avec des mots. Il faut le vivre pour le comprendre. Ça fait partie de ces expériences, un peu comme Vipassana d'ailleurs, qui ont vraiment peu de mots pour en décrire toute la vastitude et tout ce qu'on peut y vivre. Mais je vais essayer. Et on m'a demandé, une des questions que j'ai reçues, c'était de donner mon avis de l'œil d'une Française. Donc j'ai vraiment cette volonté de faire un partage le plus large possible et le plus lucide possible. Mais ça reste avec mon prisme, bien sûr. C'est un endroit imparfait, comme l'est l'espèce humaine ou l'humanité, selon moi. Il va y avoir aussi probablement des mots bizarres. Je ferai mon possible pour les expliquer au fur et à mesure, mais sinon je vous en donnerai les définitions dans la description de l'épisode. Pour commencer, qu'est-ce que c'est Burning Man ? Burning Man n'est pas un festival. Surprise ! C'est vraiment la première chose que Burning Man s'efforce de présenter, d'annoncer. Et c'est quelque chose qui est très important dans leurs propres termes. Burning Man est un mouvement culturel mondial autour duquel s'épanouissent des communautés locales, des événements et des projets partout dans le monde. Effectivement, c'est une communauté internationale et un événement international qui a fait plein de petits. Donc aujourd'hui, Burning Man, c'est un projet qui a des communautés et des projets partout dans le monde. Et tous ont en commun d'être guidés par dix principes. Et ces dix principes, c'est vraiment... ce qui selon moi sont les valeurs qui sont incarnées par Burning Man et je vais vraiment prendre le temps de les présenter parce que ça dit énormément de ce que c'est. Donc il y a vraiment deux distinctions à faire. D'un côté il y a le projet collectif, il y a la communauté internationale et puis il y a l'événement principal. Et moi dans cet épisode je vais faire le focus sur l'événement mais bien sûr ce sera teinté de tout ce que représente ce projet. Cet événement qu'est-ce que c'est ? C'est une ville éphémère. qui est créée par ses participants, qu'on appelle aussi les citoyens, à une ville qui est créée dans le désert du Nevada, sur les terres ancestrales de la Pyramid Lake Paiute Tribe, donc la communauté autochtone paiutée. Et c'est une ville qui existe le temps d'une semaine, chaque année depuis 40 ans. Cette ville, elle s'appelle Black Rock City. Je ne peux pas m'empêcher de sourire juste en nommant ça. Et puis, ses origines à cette ville, elles datent de 1986, donc la première année. Burning Man a commencé par deux hommes, Larry Harvey et Jerry James, qui ont décidé de créer un homme, une sculpture en bois représentant un homme qu'ils ont décidé de brûler. sur Baker Beach, qui est une plage de San Francisco, une plage reconnue pour être un peu hippie. Et le jour où ils ont brûlé pour la première fois cette sculpture, immédiatement, des personnes se sont rassemblées autour du feu. Et ont commencé à échanger, à discuter, à jouer de la musique, à rire. Et Larry Harvey et Jerry James ont vraiment été frappés par l'élan commun qui s'est fait autour de ce feu. Ils ont décidé, avec les autres participants, d'en faire un rendez-vous annuel. Et donc chaque année, de plus en plus de personnes, évidemment, se sont passées le mot et se retrouvaient sur cette plage autour pour brûler une fois par an cette sculpture de bois. Jusqu'à ce qu'en 1990, la police de San Francisco leur dise bien gentiment « Vous êtes gentils, mais ça commence à faire beaucoup trop de monde et un trop grand feu » parce qu'évidemment, ils se sont amusés à ce que ça devienne de plus en plus grand. pour que ça continue et c'est en 1990 qu'ils ont décidé donc de déménager dans le désert du Nevada pour pouvoir continuer ce rassemblement. C'est à ce moment-là que c'est devenu une ville. Moi j'aime bien dire que c'est en réalité presque nul autre qu'un gigantesque camping regroupant entre 50 et 80 000 personnes. Oui, 50 et 80 000 personnes. Donc c'est pour ça qu'on dit que c'est une ville. Et c'est aussi, selon moi, un immense terrain de jeu au milieu du désert. Et c'est un terrain de jeu autant pour les petits que les grands-enfants, en d'autres termes, les adultes. Les adultes qui vont garder une connexion à leur cœur d'enfant. Et oui, petits et grands-enfants, puisque oui, Burning Man accueille les familles. Cette année, en 2025, Burning Man a accueilli 1000 enfants. Donc c'est une ville où on s'y déplace à... pied, en vélo. On peut aussi se déplacer à l'aide de mutant vehicles. Alors les mutant vehicles, c'est des espèces de... C'est des voitures, mais complètement transformées en trucs qui ressemblent à ce que tu veux. Ça peut être un véhicule qui ressemble à un gigantesque fromage. Ça peut être un serpent. Ça peut être un tapis d'Aladin. Oui, ça existe. Ça peut être n'importe quoi que la créativité humaine peut... imaginer et créer dans la matière. Donc on se déplace avec tout ça. Il y a beaucoup de e-bike, de plus en plus d'ailleurs, des vélos électriques, mais on ne s'y déplace pas en voiture. Et donc, pour vous dire à quel point c'est une ville, il y a un hôpital, il y a un petit aéroport, il y a ce que j'appelle la place du village qui s'appelle Center Camp au milieu de la ville. Il y a plusieurs bureaux de poste. auxquelles on peut vraiment aller poster des vraies cartes et des vraies enveloppes qui vont être envoyées à nos amis, à nos familles. Ça fait quatre ans que j'essaye d'envoyer des cartes à ma famille, mais sans succès parce que vous allez voir que l'immédiateté, l'instant présent prévalue sur tout le reste. Donc désolé maman, papa, vous ne l'avez jamais reçu, c'est normal. Il y a aussi un census qui étudie chaque année la population qui compose la ville et ça c'est quelque chose qui m'intéresse énormément cette année. Il y a eu un soir de tempête de sable où j'ai décidé de partir à pied, me balader toute seule dans la tempête. Et j'ai fini, je me suis retrouvée face au census. Et donc j'ai étudié tous les chiffres de la population de Burning Man des cinq dernières années pendant une vingtaine de minutes. J'ai appris plein de choses que je vais vous restituer. Il y a aussi une rue principale qui s'appelle Esplanade. Il y a des quartiers. Il y a le quartier gay, il y a le quartier familial qui s'appelle Kitzville. Donc c'est vraiment... Un endroit dans la ville, préserver du bruit par exemple, pour permettre aux enfants, aux jeunes enfants de pouvoir se reposer, aux familles. Et en plus, ce que j'adore de Kidsville, c'est que dans ce camp-là, c'est organisé par âge des enfants. Donc comme ça, les enfants peuvent jouer entre eux. C'est hyper bien pensé. Et puis, il y a des quartiers plus sonores, qui réunissent les camps avec les plus gros systèmes de son. pour justement permettre que là où la musique bat son plein, ça ne dérange pas le reste des habitants de la ville. J'ai parlé de camps à plusieurs reprises. Les camps, pour vous décrire, imaginez, c'est un peu comme un immeuble dans une ville ou un coin de rue ou un quartier. C'est un ensemble de personnes qui s'organisent ensemble, officiellement pour la ville ou non officiellement, et qui vivent ensemble et puis qui... offre, qui propose des activités, de la nourriture, toutes sortes de choses, et accessible à tous les habitants de la ville. Et je vais y revenir parce que ça fait partie des dix principes de la ville. Et puis au centre de cette ville, au centre du désert, il y a le fameux man, donc l'homme, qui est brûlé le samedi soir de chaque année. Et il y a aussi le temple, qui est un espace non religieux, mais un espace sacré. qui est extrêmement respecté, un espace où les gens peuvent se recueillir, où les gens peuvent venir méditer, se recueillir en silence, et qui lui est brûlé le dimanche soir. Et donc, vous l'avez compris, le feu, brûler des choses, c'est un des éléments clés de Burning Man. Donc il y a aussi d'autres œuvres d'art, puisque les œuvres d'art sont aussi au cœur de ce qu'est Burning Man, qui sont brûlées dans la semaine. Ces deux expériences, le man et le temple, sont deux expériences très différentes. Le samedi soir, dites-vous bien que c'est l'équivalent du 31 décembre pour la communauté de Burner. C'est comme ça qu'on les appelle, qu'on nous appelle. Donc c'est le 31 décembre, c'est la fête, c'est la célébration de la vie. Les gens se souhaitent Happy Burn, Happy New Year, bonne année. Et c'est la cacophonie, il y a de la lumière, de la musique. partout, les gens font la fête, rient, sont en joie. Et le lendemain soir, le dimanche soir, le temple brûle, lui, en total silence. Et imaginez tout à coup 80 000 personnes qui regardent le temple brûler dans un silence presque parfait. Et c'est assez incroyable à vivre. Je dirais même que c'est déjà une des raisons qui pourraient suffire. à aller vivre cette expérience, d'expérimenter ça et d'expérimenter ces deux polarités. Je continuerai par dire qu'il y a mille et une manières de vivre et de participer à Burning Man, parce que oui, on participe à Burning Man. Oui, on peut y faire la fête 24h sur 24. Absolument. Je vous le confirme. Oui, on peut passer la journée à danser. Oui, on peut aussi passer La journée à arpenter les rues de la ville, à entrer en contact avec chaque personne qu'on croise, à avoir des discussions profondes, le temps d'une heure avec un total inconnu et continuer sa route après, s'arrêter à chaque camp pour manger une pizza qui vous est offerte gratuitement et ensuite aller boire un café à 11h du matin. Et puis... accompagné d'un mimosa si vous le voulez et puis un peu plus tard en début de soirée aller boire un verre dans un camp qui est un bar ciel ouvert et en plus gratuit puisque vous commencez peut-être à le comprendre tout est gratuit à Burning Man, j'y reviendrai donc oui on peut aussi passer la semaine à cuisiner et à travailler fort pour offrir à manger à des milliers de personnes, il y a des gens à Burning Man qui passent qui tous les jours passent la moitié de leur journée dans leur camp à travailler pour offrir des choses au reste des habitants de la ville. Et ces personnes l'ont choisi et ils adorent ça. Donc on peut faire ça. On peut aussi passer la semaine à participer à des ateliers, des ateliers qui vont être de plus ou moins haute qualité parce qu'on est à Burning Man et chacun offre ce qu'il décide et à la hauteur de ce qu'il peut offrir et tout est imprévisible. Et puis, on peut aussi passer une partie de la semaine à protéger le temple, à se proposer comme bénévole volontaire dans la ville pour être un gardien du temple. Et puis, on peut y aller en famille, comme je disais, et jouer toute la journée et passer la journée à aller explorer toutes les œuvres d'art qui sont installées, qui ont été créées par des artistes et installées dans le désert, puisqu'il y a plus de 300 œuvres d'art qui sont créées chaque année à Burning Man. par des artistes qui viennent du monde entier. Voilà, je vous parlais de mes études approfondies du census. Donc, ce que je peux vous dire, c'est que non, ce n'est pas un endroit réservé aux riches américains de la Silicon Valley, même s'il y en a absolument, et même si, oui, les Américains représentent en moyenne 80% des participants, parce que forcément, c'est plus facile pour eux d'y accéder que quelqu'un qui vient d'Australie. Et pourtant, vous voyez, moi, j'ai passé mes deux premières années dans un camp qui était composé en majorité de Néo-Zélandais. Donc les gens viennent vraiment du monde entier. L'origine ethnique, elle est majoritairement caucasienne, et pour autant, il y a des gens qui viennent de toutes les ethnies, et tout le monde surtout, et le bienvenu est inclus, il y a aussi des engagements EDI de la part de Burning Man, donc voilà. C'est une population qui devient de plus en plus mature, en 2025, l'âge médian était de 39 ans, l'âge médian était de 39 ans, donc vraiment, on vieillit ! Et c'est aussi une population, on ne va pas se le cacher, qui est de plus en plus riche. Le revenu personnel moyen est de plus de 120 000 dollars. Encore une fois, la majorité est américaine, donc ça rejoint aussi une partie de la population. Mais on y reviendra aussi. Il ne faut pas forcément être riche pour pouvoir aller à Burning Man. C'est important pour moi de le préciser. Alors voilà, maintenant qu'on a fait les présentations, je vais aller un peu plus loin, puisque je ne peux pas parler de Burning Man sans parler des principes, parce que c'est ce qui m'a fait tomber en partie en amour avec cet endroit. Et j'ai commencé par lire ce qui est écrit dans ce qu'ils appellent le guide de survie à Burning Man. Vivre à Black Rock City peut être un paradoxe. C'est une expérience éphémère. Mais les moments que vous y partagerez resteront gravés à jamais dans votre mémoire, je confirme. Chaque habitant de cette ville contribue à sa construction. Il n'y a pas de simple spectateur. Plus vous vous impliquez et participez, plus votre expérience s'annonce intense et enrichissante. À Black Rock City, vous êtes responsable de votre propre survie et de votre sécurité. Eh oui. Alors le premier principe, c'est l'inclusion radicale. Ce que ça veut dire, c'est que... Merci. Pour Burning Man, ce que ça veut dire, c'est que tout le monde peut faire partie de Burning Man. Tout le monde est accueilli et respecté. Et ils disent, on accueille et respecte l'étranger. Il n'existe aucune condition préalable à la participation à notre communauté. Donc encore une fois, certes, la communauté est en majorité caucasienne, certes, une partie est aisée, mais tout le monde est inclus et tout le monde est sincèrement bienvenu. et peut sincèrement se sentir le bienvenu. Et je peux vous confirmer qu'il y a toutes les nationalités, toutes les religions, toutes les croyances, toutes les pensées politiques, et que tout ça coexiste. J'ai déjà rencontré, enfin je sais qu'il y a des Ukrainiens et des Russes qui ont déjà vécu dans des mêmes camps. Et bien sûr que ça vient trigger des choses, bien sûr que ça vient peut-être potentiellement amener des conversations difficiles, mais c'est ça tout l'intérêt. de Burning Man aussi. Le deuxième principe, c'est que c'est une économie du don. Ce que ça veut dire, c'est qu'il n'y a pas de valeur monétaire à Burning Man. La seule chose et unique chose que vous pouvez acheter à Burning Man, c'est la glace, donc des gros packs de glace pour garder les choses au frais parce qu'on reste dans le désert et qu'il fait chaud. Donc Burning Man est consacré aux actes de don. Et selon eux, la valeur d'un don est inconditionnelle. Il précise que le don n'envisage ni contrepartie ni échange contre quelque chose de valeur équivalente. Ça veut dire que ce n'est pas une économie du troc, mais bien du don. Donc chaque participant de Burning Man, chaque camp, décide d'offrir ce qu'il souhaite offrir. Et on peut offrir des choses physiques, comme encore une fois offrir à manger, offrir des ateliers, un endroit pour se... pour se reposer à l'ombre du soleil. Mais on peut aussi offrir des choses qui sont impalpables, offrir une attention, offrir une présence, offrir un conseil sollicité, offrir une conversation, offrir d'aider à réparer un vélo. Il y a plusieurs camps à Burning Man et j'ai eu la chance d'en bénéficier cette année. Il y a plusieurs camps à Burning Man dont le cadeau est de réparer les vélos absolument gratuitement. Donc c'est évidemment quelque chose, une valeur qui m'a vraiment beaucoup touchée. Et je peux vous dire que c'est, je pense selon moi, le fait qu'il n'y ait pas d'argent qui fait une grande différence dans la manière dont les personnes interagissent, dans la manière dont les relations se passent. Quand on enlève l'argent. Il y a des choses incroyables qui se passent entre les gens. Le troisième principe, c'est le principe de décommodification en anglais, donc démarchandisation. En gros, ça veut dire que... Il s'engage à créer des environnements qui sont exempts de toute influence de sponsors commerciaux, de transactions ou de publicités. Donc non, on n'arrive pas à Burning Man en portant des vêtements avec des noms de marques. On laisse ça à l'entrée du désert. Et Burning Man s'engage à protéger une culture contre une telle exploitation. Il s'oppose... au remplacement de l'expérience participative par la consommation. Par exemple, ils ont déjà refusé les années suivantes des camps qui ont été reconnus pour tenter de faire la promotion de leur e-bike, par exemple. Et ils vont faire attention à ça. On y reviendra parce que ça fait partie. Non, je... L'IA, on coupe cette phrase. Un autre principe, c'est l'autonomie radicale. Burning Man encourage chaque individu à découvrir, à exercer et à s'appuyer sur ses ressources intérieures. En tant que coach, c'est forcément une valeur qui me rejoint profondément. L'invitation à vraiment se responsabiliser dans sa propre expérience. Et pour autant, ce qui est vraiment intéressant ici, c'est que c'est l'opposé d'une communauté et d'une ville qui serait individualiste. Parce que le prochain principe, c'est le principe d'effort communautaire. C'est une communauté qui valorise la coopération et la collaboration. Burning Man dit qu'il s'efforce de créer, de promouvoir et de protéger les réseaux sociaux, les espaces publics, les œuvres d'art et les moyens de communication qui favorisent cette interaction, cette collaboration, cet effort communautaire. Et donc c'est en ça que Burning Man est une ville qui est co-créée. par ses habitants. Un autre principe, c'est l'expression de soi radicale. Ça veut dire que chaque personne est encouragée, chaque personne ou chaque groupe est encouragée à se présenter tel qu'il souhaite se présenter. Et ça va même plus loin que ça, c'est perçu comme un don aux autres de s'exprimer, d'être dans l'expression de soi radicale. C'est perçu comme un don. Puisque chaque individu a un don unique à offrir. Pour autant, celui qui offre ce don se doit de respecter les droits et les libertés de celui qui le reçoit. Donc il y a évidemment une limite. Et par exemple, cette année, il y a un camp chrétien qui a été mis dehors de Black Rock City suite à une suspicion de prosélytisme auprès des participants. Donc bien sûr, toutes les religions sont les bienvenues. Par contre... Votre don, c'est-à-dire ce que vous représentez, ce que vous souhaitez exprimer, s'arrête à la limite des autres personnes à le recevoir. Un autre principe, la responsabilité civique. Burning Man accorde une grande importance à la société civile. Et les membres de la communauté qui organisent des événements se doivent d'assumer la responsabilité du bien-être public et s'efforcer de sensibiliser les participants à leur responsabilité civique. Ils doivent également veiller à ce que les événements se déroulent dans le respect des lois locales, régionales et nationales. Par exemple, Burning Man qui se situe au Nevada respecte les règles et les lois de l'état du Nevada. La police est présente à Burning Man. Mais il s'efforce aussi de respecter les communautés alentours, les villes alentours. et notamment la communauté autochtone paillotée. Un autre principe, très très très cher à mon cœur, le principe du « leave no trace » , ça veut dire « ô ne laisser aucune trace de son passage » . Burning Man dit que la communauté respecte l'environnement et s'engage à ne laisser aucune trace physique de ses activités, quel que soit le lieu où nous nous réunissons. Nous nettoyons après notre passage et nous nous efforçons dans la mesure du possible de laisser ces lieux dans un meilleur état que celui dans lequel nous les avons trouvés. C'est une valeur qui m'est très chère et qui m'a d'ailleurs valu mon Playa Name. Alors le Playa Name, qu'est-ce que c'est ? Playa, ça représente le désert. Pourquoi ? Parce que ce que je n'ai pas dit, c'est que ce désert, c'était il y a très très très longtemps un lac d'eau salée. Donc aujourd'hui, le désert est composé en fait de... Ce n'est pas du sable, c'est de la poussière et c'est de la poussière alcaline. Donc c'est pour ça qu'on l'appelle la playa. Et le playa name, c'est le surnom que chacun peut recevoir à Burning Man. Il faut savoir que le surnom, ce n'est pas nous qui le choisissons. La tradition veut qu'on le reçoit de quelqu'un. Et j'ai reçu mon playa name et je l'ai accepté, bien sûr. Je l'ai reçu la première année. Et ce surnom, c'est Minimoop. Alors, ça prendrait dix minutes rien que pour vous expliquer pourquoi Minimoop. Mais le plus important, c'est le mot moop. Moop, ça veut dire matter out of place en anglais. Donc, un élément qui n'est pas à sa place, en gros. Et ça représente tout ce qui n'était pas... présent dans le désert avant que l'on arrive. Donc tout ce qui est autre que la poussière et éventuellement les rares insectes de la playa doit être retiré de Black Rock City après notre passage. Et donc ça veut dire, entre autres choses, que chaque personne doit ramener ses déchets avec lui et doit s'assurer à une part doit faire sa part dans le fait de ramasser ses déchets et ramasser n'importe quel élément, donc n'importe quel moupe qu'il trouverait dans le désert. Et d'ailleurs, les camps peuvent être déclassés de la ville, donc déplacés de la ville et moins bien positionnés dans la ville d'une année à l'autre, voire se faire refuser d'une année à l'autre si on a trouvé trop de moupe à la fin. après l'événement sur leur territoire. Puisqu'il y a évidemment toute une équipe qui reste pendant plusieurs semaines après l'événement pour ratisser la playa et regarder à chaque centimètre carré et retirer à chaque centimètre carré tout ce qu'ils pourraient trouver par terre. Et donc, selon le nombre de moupes retrouvées dans les camps, ils vont réorganiser la ville, voire refuser des camps. Pour l'anecdote, c'est le cas... Si je ne me trompe pas, c'est le cas du camp de Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil, qui s'est vu refuser l'accès à Black Rock City pendant cinq ans parce qu'il y avait trop de moupes retrouvées sur leur camp après leur passage. L'avant-dernier principe, c'est le principe de participation. Ce que ça veut dire, c'est que la communauté de Burning Man adhère à une éthique radicalement participative. Burning Man croit que tout changement transformateur qu'il concerne l'individu ou la société ne peut se produire que par le biais d'une participation profondément personnelle. Et que c'est en agissant que nous nous réalisons. Donc chacun est invité à œuvrer, à participer, chacun est invité à jouer. Et il termine en disant nous donnons vie au monde par des actions qui ouvrent le cœur. Donc Burning Man est radicalement participatif. Et enfin... Le dernier principe, le principe de l'immédiacy en anglais, donc l'immédiateté ou en d'autres termes l'instant présent, mais ça va plus loin que l'instant présent. L'expérience immédiate selon Burning Man est à bien des égards l'élément le plus important de notre culture. Nous cherchons à surmonter les barrières qui nous séparent de la reconnaissance de notre moi intérieur, de la réalité de ce qui nous entoure, de la participation à la société. et du contact avec un monde naturel qui dépasse les pouvoirs humains. Aucune idée ne peut se substituer à cette expérience. Ça me touche profondément parce que ça, ça fait vraiment partie des choses qui sont vraiment difficiles à décrire avec des mots sans le vivre. Ce que les participants de Burning Man expérimentent là-bas, c'est quelque chose qui dépasse l'entendement humain. Quelque chose qui dépasse les mots, qui dépasse les explications. On vit vraiment des choses profondément magiques, que je qualifierais de magiques. On vit des synchronicités, ces moments, ces rencontres, ces moments où tout se place sans qu'on ait absolument cherché à ce que ça se place de cette manière. C'est comme si on aurait voulu le faire, que ça n'aurait pas été possible. Donc des rencontres, des moments qui se passent profondément magiques. Il y a une expression qui dit d'ailleurs « playa provide » en anglais. La playa, le désert apporte. Il apporte quoi ? Il apporte exactement ce dont tu as besoin au moment où tu en as besoin. Et au-delà de ça, il y a aussi cet aspect du moment présent. A Burning Man, le seul moment qui compte, c'est le moment présent. Et il n'y a aucun faux mot à avoir parce que vraiment, quand on incarne ce principe, alors... Tout est juste et le moment que l'on vit, ce que l'on vit dans le moment est profondément juste et c'est le seul moment qui devait se passer pour nous. C'est pour ça qu'on encourage à ne pas faire de programme à Burning Man, ne pas essayer de planifier sa journée, mais juste de partir à l'exploration et d'expérimenter et de vivre ce que l'on a à vivre. Donc tout ça en résumé, la participation, l'économie du don, l'effort communautaire, c'est ce qui fait que c'est tout sauf un festival et qu'on ne vient pas ici pour consommer. On vient pour co-créer, on vient pour contribuer, on vient pour participer et le tout sans échange monétaire. Alors, on parle justement d'échanges monétaires, donc bien sûr, ça a un coût de venir à Bunnyman, et je sais que ça fait partie des questions que vous aviez. Combien ça coûte ? L'investissement pour Burning Man, il est réel, mais il n'est pas seulement monétaire. C'est un investissement en temps, c'est un investissement en argent et en énergie. Oui, Burning Man peut être un gros investissement, un gros investissement monétaire, mais pas obligatoirement non plus. Je vais vous donner mon exemple. Cette année, Burning Man m'a coûté 3500 dollars, tout compris. Et quand je dis tout compris, c'est que vraiment, je mets dans une application, j'entre toutes mes dépenses jusqu'à... le moindre achat que je fais, une robe que je pourrais acheter, 5 dollars en friperie, je vais le mettre dans... dans mon budget. Donc vraiment, pour avoir une idée de combien ça me coûte, je fais la démarche. Et voilà ce que ça m'a coûté cette année, sachant que j'ai loué avec trois autres personnes un camping-car pendant deux semaines, qu'on l'a loué à Vancouver, qu'on a roulé jusque dans le désert du Nevada, qu'on l'a ramené après, donc on a payé l'essence, etc. Ça comprend absolument tout, donc y compris l'épicerie qu'on fait, évidemment, avant d'entrer dans le désert pour pouvoir manger pendant une semaine, ça comprend l'eau qu'on pourrait avoir besoin d'acheter, ça comprend absolument tout. Et honnêtement, très sincèrement, je ne sais pas pour vous, mais bien des voyages m'ont coûté plus cher que ça. Alors j'ai dit 3500 dollars, donc c'est en canadiens, dollars canadiens, et désolé, je n'ai pas l'équivalent en euros, je vous laisserai faire la conversion pour les européens. Donc ouais, sincèrement, bien des voyages m'ont coûté plus cher que ça. Pour vous faire un comparatif, cette année, en début d'année, j'ai été deux semaines au Costa Rica, en incluant le festival, pour le coup c'était vraiment un festival, le festival Envision, et ce voyage m'a coûté plus cher. Burning Man m'a aussi coûté plus cher, notamment la première année, parce que j'avais un achat de matériel, j'ai acheté un vélo, j'ai acheté une tente, voilà, tout mon matériel que j'ai pu réutiliser d'année en année. Ça peut très honnêtement coûter beaucoup plus cher. puisque les personnes qui veulent plus de confort, qui veulent être dans des camps où il y aura à manger, des douches, etc., ça peut clairement coûter beaucoup plus cher que ça, mais ça peut aussi coûter beaucoup moins cher. Si vous décidez d'être volontaire, d'être bénévole pour Burning Man, vous pouvez avoir par exemple un billet gratuit. Il y a plein de manières de minimiser le plus possible Merci. son investissement à Burning Man. Pour la petite anecdote, l'année dernière, j'ai rencontré un Français qui arrivait, qui devait rejoindre un ami. Et cet ami avait la tente. Et son ami a décidé d'annuler sa participation deux jours avant. Donc cette personne que j'ai rencontrée est arrivée sans tente, avec une valise. Il s'est fait voler sa valise le deuxième jour. C'est triste et c'est vraiment... frustrant, mais ça arrive, même Burning Man. Et donc, il est arrivé quasiment à poil, je pourrais dire. Et pour autant, toute la semaine, il a trouvé du soutien auprès de la communauté. Des gens qui lui ont prêté une tente, des gens qui lui ont donné à manger, des gens qui l'ont soutenu dans tout ça toute la semaine. Donc, on peut aussi passer la semaine à manger d'un camp à un autre sans... en ayant vraiment le minimum vital avec soi-même. Donc voilà, il y a plein de manières créatives, puisque c'est ça aussi Burning Man, de minimiser l'investissement. Mais bien sûr, c'est un investissement, mais comme pour tout dans la vie, surtout, c'est un choix. Personnellement, je n'ai aucune possession, aucun bien matériel, aucun bien immobilier de valeur. Je suis personnellement assez minimaliste dans la vie. J'achète très peu de vêtements par exemple et si je les achète, je les achète en friperie. Je ne vais jamais chez le médecin, j'ai la chance de ne pas en avoir besoin. Mais par contre, ce qui a le plus de valeur pour moi dans ma vie. Ce sont les souvenirs que je me crée, c'est les expériences que je vais vivre et surtout les expériences qui me font grandir. Donc comme pour tout, c'est un choix et je vous invite à vous poser la question, qu'est-ce que vous choisissez pour vous-même ? Donc je vous ai dit en début de cet épisode, c'est la quatrième année que je retournais à Burning Man. Alors on m'a demandé pourquoi j'y retourne et puis je vous avoue que moi aussi je me pose cette question et je m'assure d'y répondre. Parce que c'est très important pour moi de toujours trouver du sens dans tout ce que je fais, y compris dans mes choix de voyage. Et donc le jour où je ne trouverai plus de sens à retourner à Burning Man, eh bien croyez-moi, je n'y retournerai pas. Donc pourquoi j'y retourne et qu'est-ce que j'y trouve ? En fait, ma réponse va être très en lien avec les principes que je vous ai présentés. Pourquoi j'y retourne ? J'y retourne avant tout pour la communauté, pour les gens que j'y ai rencontrés, les gens que je retrouve d'année en année, les gens que je rencontre d'année en année. J'y retourne pour la connexion humaine. Bien sûr, je peux la vivre partout cette connexion humaine, mais la connexion humaine à Burning Man, pour toutes les raisons que j'ai déjà évoquées, elle est vraiment spéciale. J'y retourne aussi pour tous les apprentissages. que cette expérience m'apprend, me donne, et aussi pour l'expansion qu'elle m'offre. Parce que Burning Man m'a fait beaucoup grandir. Et si je suis là aujourd'hui derrière mon micro à assumer d'en parler, et d'en parler dans mes mots, de manière vraiment très naturelle et vraiment sincèrement, c'est aussi parce que j'ai beaucoup grandi à travers Burning Man et Burning Man m'a notamment appris. à m'assumer et à être radicalement moi-même. J'y retourne aussi pour la nature brute, pour le désert, tout simplement. J'ai vécu dans mes plus beaux levées de soleil de toute ma vie et c'est quelque chose dont je ne me lasse pas d'année en année. Je pense que chaque année, j'ai au moins pleuré une fois devant un lever de soleil. C'est un endroit qui m'amène énormément d'humilité. Face à la beauté de la nature, face à la beauté de notre planète, de la même manière que j'ai une immense humilité face aux montagnes, j'ai une grande humilité, je ressens une grande humilité face au désert. Le désert m'apporte l'émerveillement et aussi la connexion à plus grand. La connexion à bien plus grand. J'y retourne aussi pour la créativité que j'y trouve. Tous ces artistes, mais la créativité, elle n'est pas juste dans l'art. Elle est dans tout ce qui est créé à Burning Man. Elle est dans l'humour. Elle est dans les choses complètement absurdes et improbables que les gens pensent à créer. Et c'est ça qui me fascine à Burning Man. C'est la capacité des gens à créer des choses. Ça peut être aussi absurde que par exemple, une année, je suis rentrée dans une toilette portable, donc les toilettes de la ville, qui est un peu partout dans la ville. Donc je suis rentrée dans une toilette qui avait été tapissée de photos du film Titanic et plus particulièrement de Léo DiCaprio. Et la personne avait poussé l'expérience jusqu'à mettre un diffuseur musical qui passait en boucle. La musique, la BO du film Titanic. Non mais, qui ? Mais qui dans la vie pense à faire ça ? Un autre truc absurde qui s'est passé cette année, je ne l'ai même pas vu, pour tout vous dire. Ça, c'est quelque chose qu'on vous dira beaucoup. C'est si tu as vécu 1% de tout ce qu'il y a à vivre à Burning Man, tu as eu un super bon burn. Parce qu'il y a tellement de choses à voir, à vivre, à faire. Tellement de gens à rencontrer, tellement d'expériences. qu'on ne peut pas tout faire. D'où l'importance d'être dans le moment présent et de surtout être très très loin du faux mot, le fameux fear of missing out, la peur de manquer quelque chose. Donc bref, je ne l'ai pas vu en direct, mais j'ai vu passer après une vidéo de quelqu'un qui avait créé au milieu du désert, qui avait recréé un... qui avait recréé un garage américain. Donc la personne faisait semblant de tondre sa pelouse avec un vrai outil pour tondre la pelouse au milieu du désert. Il avait tout ce qu'on peut imaginer d'un garage typique américain était là. Donc la tondeuse, la boîte à outils, la décoration kitsch, enfin tout était là. Bref, je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça hilarant. que juste quelqu'un ait pensé à ça. Et c'est quelque chose qui m'inspire profondément et qui m'enthousiasme aussi. Et ça, ça rejoint autre chose pour lequel j'y retourne, c'est parce que je ris tellement à Burning Man. Je ris tellement. Et pour moi, l'humour est une de mes grandes valeurs. Je crois sincèrement que... quand on devient adulte, on a tendance à devenir trop sérieux. Et pourtant, l'humour a de grands bénéfices thérapeutiques. Et l'humour et surtout l'autodérision, c'est quelque chose que je cultive énormément dans ma vie. Mes clients pourront témoigner aussi que c'est quelque chose que je cultive et que j'utilise fortement en séance de coaching. L'humour, l'autodérision, ça fait tellement relativiser de choses. Donc, ouais, j'y retourne aussi parce que c'est un endroit où j'expérimente énormément de fou rire. J'y retourne bien sûr aussi pour la fête parce que j'adore, j'adore faire la fête, j'adore célébrer la vie, j'adore danser toute la nuit quand mon énergie et mon corps me le permettent. Parce que pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Ça, c'est une question qu'on voit beaucoup à Burning Man. J'y retourne aussi pour ses valeurs de partage. d'abondance, de simplicité, des valeurs que j'essaye vraiment de ramener à Montréal ensuite. J'y retourne aussi pour l'aspect de la participation. J'aime le fait qu'on mérite Burning Man et on contribue à ce que la ville va être, à ce que l'expérience va être cette année et chaque année. Et j'y retourne aussi pour toutes les synchronicités, les moments magiques que je peux y vivre. Et ces rappels que la vie, elle est magique et elle est abondante. Et c'est un rappel que je ne garde pas seulement dans le désert. C'est des choses que je ramène à Montréal et que je ramène, que je m'efforce de ramener et de cultiver tout le reste de l'année. En fait, pour moi, c'est un peu comme un rappel, une piqûre de rappel annuel. de toutes ces valeurs qui me sont tellement chères au quotidien et que j'ai à cœur de cultiver toute l'année. Et comme pour tout dans la vie, parfois on a besoin de se le rappeler. Et on peut se le rappeler à Burning Man comme on peut se le rappeler de toute autre manière. On m'a demandé aussi qu'est-ce que Burning Man m'a apporté chaque année. Et donc j'ai envie de répondre à cette question par les intentions que j'ai pu y mettre chaque année parce que... Chaque fois que je pose des intentions, des intentions sincères, le désert répond. Et donc, toutes les intentions que j'ai pu y mettre année après année, je les ai reçues. La première année, j'y allais clairement pour la découverte, pour l'exploration, pour découvrir cet endroit unique au monde et puis pour faire la fête. Et puis, j'ai découvert la communauté. Alors, l'année d'après, j'y suis retournée. Pour le désert, j'y suis retournée pour la communauté. J'y suis allée aussi pour la capacité de Burning Man à reconnecter à mon couple, à mon amoureux avec qui je suis malheureusement, mais c'est la vie séparée aujourd'hui. Mais c'est un endroit qu'on a eu la chance de découvrir ensemble et qui nous a énormément apporté en tant que couple aussi, qui nous a beaucoup fait grandir en tant que couple. L'année dernière, j'y suis allée pour trouver l'inspiration, mais aussi pour grandir. Vraiment, j'avais cette intention d'expansion. C'était aussi une année où j'avais vraiment le désir de partager cet endroit si cher à mon cœur avec des amis précieux, puisque avec mon ex-partenaire, on a amené des... Puisqu'avec mon ex-partenaire, on a enfin réussi à amener nos meilleurs amis là-bas. Et je peux vous dire que de vivre l'expérience à travers leurs yeux, c'était vraiment un canot précieux. Et puis cette année, j'y suis allée... Comme un rite de passage, l'année 2026 a été vraiment une année spéciale pour moi, une année de grande transition. Je me suis séparée l'année dernière, donc ça fait partie de tout ça, mais pas que, c'est une expansion professionnelle, personnelle. Et donc cette année, j'avais vraiment mis l'intention que Burning Man et le désert me soutiennent dans cette transition, dans ce passage. dans cette expansion personnelle, mais aussi m'apporte de la clarté sur qui je suis et ce que je pense vouloir pour moi. Et j'avais aussi mis l'intention de travailler mes limites, de travailler mes oui, mais aussi de travailler mes non. Savoir vraiment ressentir quand j'ai envie de dire oui à quelque chose et sentir quand c'est pas ça. Et sentir quand j'ai envie de dire non. Sans surprise... Le désert a répondu une fois de plus. Puisque j'ai vraiment à cœur que ce partage soit sincère, j'ai aussi envie de vous dire que cette année, mon retour de Burning Man a franchement été dur. Je ne vous cache pas que malgré le fait que c'était la quatrième année, je me suis encore fait avoir à sous-estimer le temps que ça allait me prendre pour récupérer d'une telle expérience. On ne se le cache pas, on dort beaucoup moins à Burning Man que, en tout cas pour moi, que dans la vie, dans le quotidien. C'est un endroit qui est overstimulant, où on vit dix mille choses par jour, donc on revient clairement fatigué. Et une fois n'est pas coutume, j'avais sous-estimé mon grand besoin de repos, de dépôt. après mon retour à Montréal. Et donc le week-end qui a suivi, heureusement j'avais tout un week-end pour récupérer avant de reprendre mon travail. Et c'est vrai que le manque de sommeil, la fatigue, le manque de recul aussi m'a fait douter. M'a fait douter sur la raison pour laquelle j'étais venue, j'y étais retournée cette année. Et m'a fait douter aussi de... la pertinence de tout ça et puis la pertinence d'y retourner encore. C'est à l'heure où j'enregistre ce podcast encore en point d'interrogation. Si oui ou non, j'y retournerai l'année prochaine. Mais j'ai largement le temps d'y penser. Et puis surtout, si je n'y retourne pas l'année prochaine, je pense que j'y retournerai un jour. Mais tout ça pour dire qu'une fois reposé, Une fois que je me suis retrouvée, que j'ai retrouvé mon énergie, que j'ai retrouvé le sens de ma vie, ben justement, j'ai retrouvé le sens de tout ça. Et ma conclusion, c'est que malgré les efforts que ça demande, malgré les doutes, ben oui, une fois de plus, ça valait la peine. Et qu'une fois de plus, j'y ai reçu bien plus que ce que j'y ai mis. Et que ce que j'y reçois, ça n'a aucune valeur monétaire. Pour autant, Burning Man n'est pas parfait. Surprise ! Comme tout, comme je vous le disais, comme tout, je pense sincèrement dans la vie, il n'y a rien de parfait. C'est juste le reflet de notre réalité, de notre humanité. Donc il y a des limites. Et donc j'entends beaucoup que ce n'est plus ce que c'était. Effectivement, j'ai cru comprendre que cette année, sur les réseaux sociaux et dans les médias... Il y a eu beaucoup ce retour-là de Burning Man a changé, c'est plus ce que c'était. Mais évidemment que c'est plus ce que c'était. Bien sûr qu'en 40 ans, ça a évolué. On se rappelle que ça a commencé entre quelques personnes sur une plage hippie de San Francisco et qu'aujourd'hui, ça peut monter jusqu'à 80 000 personnes dans le désert. Donc bien sûr que c'est plus ce que c'était au départ, bien sûr que ça a évolué. Et j'ai même envie de dire heureusement. Parce que ça a aussi évolué dans une direction que la société prend. Par exemple, à une époque, il y avait une shooting range. C'est-à-dire que les gens pouvaient tirer avec de vraies armes dans le désert, juste par plaisir. Ça a fini par faire partie des rares choses qui sont interdites. Enfin, pas les rares choses, il y a des choses qui sont interdites. Par exemple, les animaux sont interdits pour les préserver. Aujourd'hui, Burning Man a de nombreux engagements en termes de ESG, des engagements écologiques, sociaux, en termes d'équité, diversité, inclusion, en termes d'inclusion. Retirer, équiter, diversité, inclusion. En termes d'inclusion, par exemple, ils ont un projet de devenir carbone positif. Et il y a d'ailleurs de plus en plus de projets d'alimentation à l'énergie solaire. Aujourd'hui, les lumières du man, donc de l'homme, les lumières du temple, les lumières de la ville sont à énergie solaire. Y a des... camp qui fonctionne à énergie solaire. Donc, pour bien des raisons, heureusement que c'est plus ce que c'était. Et pour moi, c'est vraiment rien d'autre que le reflet de l'humanité et de la société. On est en perpétuelle évolution. Et donc, oui, c'est aussi le reflet de l'évolution d'une partie de la société qui, effectivement, n'est pas alignée avec mes valeurs. Et je parle particulièrement de la société de consommation. Malgré le fait que la démarchandisation soit dans les principes de Burning Man, oui, il y a de plus en plus de personnes qui viennent consommer Burning Man. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire des gens qui viennent pour deux, trois jours en mode « je veux vivre l'expérience Burning Man, mais j'y participe pas vraiment, je viens faire des photoshoots, je viens pour promouvoir mes réseaux sociaux » . Donc oui, il y a une partie de la population qui ne tient pas compte des principes. Et je ne vous cache pas que ça m'a vraiment touchée. C'est quelque chose que j'ai remarqué particulièrement cette année. Donc je fais partie des gens qui l'ont remarqué. Et je pense que c'est lié au fait que cette année, on n'était que 50 000 personnes. Donc Burning Man a rassemblé moins de monde. Donc forcément, on voit un peu plus les choses quand il y a moins de personnes. Personnellement, ce qui m'a le plus touchée et le plus vraiment blessée, c'est les déchets. Donc, vous savez, les moupes, les matters out of place et les déchets volontaires. Parce qu'on peut clairement voir, quand on voit des choses par terre dans le désert, les déchets ou les moupes qui sont involontaires, c'est-à-dire ceux qui sont tombés de la poche des gens. de leur sac ou des choses qui se sont envolées. Ça arrive bien sûr. Moi-même, je suis sûre que j'ai déjà laissé tomber quelque chose. Mais ça, ça fait partie de l'expérience. Et dès lors que tout le monde contribue à les ramasser, ça va. Mais j'ai remarqué aussi qu'il y avait des chefs volontaires, c'est-à-dire des gens qui choisissent de s'en foutre. Et en même temps, ce n'est pas la majorité. Et j'en suis convaincue. Et de la même manière que c'est le reflet d'une partie de la population qui s'en fout, mais c'est aussi le reflet de tout ce que la population, de tout ce que l'humanité a de plus beau dans ses valeurs de générosité, d'ouverture d'esprit, de créativité, d'humour, de joie. Donc, Burning Man, c'est le reflet de notre réalité. Et notre réalité autant individuelle que collective. Et comme on co-crée Burning Man, eh bien, il évolue en fonction de l'évolution de la société. Mais quand je dis que c'est le reflet de notre réalité, ce que je veux dire par là, c'est qu'on le regarde à partir de nos yeux, de notre réalité intérieure. Et on décide de ce que l'on voit, de là où on porte notre attention, de là où on met nos efforts. La réalité extérieure n'est que le reflet de notre réalité intérieure, n'est que le reflet de ce qu'on décide de voir. Je crois sincèrement que dans notre vie, on décide de ce que l'on voit. Et il y a une phrase en anglais que j'adore qui dit « Where attention goes, energy flows » . Là où va l'attention, va notre énergie. Et donc, je pense sincèrement qu'on peut choisir de porter notre attention sur tout ce qui ne va pas. Et sur tous les gens qui, selon nous et nos valeurs, ne devraient pas être là. Et on peut aussi choisir de porter notre attention sur tout ce qu'il y a de beau. Et toutes les personnes qui contribuent à faire de Burning Man quelque chose qui, selon moi, qui est selon moi, qui reste selon moi exceptionnel. Et j'ai vraiment fait l'expérience de ce concept-là dans la semaine parce que... Une partie de la semaine cette année, je ne pouvais pas m'empêcher de voir tout ce qui n'allait pas, justement. De remarquer les gens qui étaient là, qui étaient un peu fermés, qui ne cherchaient pas à s'ouvrir aux autres, qui ne faisaient pas attention à leur environnement, qui laissaient tomber des choses par terre, etc. Et puis, à un moment donné, j'ai réalisé que je choisissais de voir ça, de porter mon attention là-dessus. Et donc, sans faire semblant que ça n'existe pas, sans me dire tout est beau, tout est... J'ai choisi volontairement de porter mon attention sur tout le reste et de mettre mes efforts sur tout le reste. Donc voilà ce que je pourrais dire quand on me demande mes impressions sur c'est plus ce que c'était, et qu'est-ce que c'est aujourd'hui, et les limites. Puis j'ajouterais que finalement, Black Rock City, c'est une ville. Et donc, de la même manière que Montréal est une ville, je dirais que c'est une ville où tout est amplifié quand même. Mais c'est un peu comme ça pourrait être comparé à Montréal en version amplifiée. Donc il y a un nightlife. Il y a une vie de nuit, il y a des espaces sacrés, il y a des cafés à chaque coin de rue, il y a de la créativité, il y a l'encouragement de l'expression individuelle et collective dans le respect de chacun. Il y a tout ça, comme il y a tout ça à Montréal. Et à Montréal, on peut aussi choisir de porter notre abstention et de vivre d'une certaine manière ou d'une autre. Alors voilà... J'avais promis que cet épisode ne serait pas trop long, je suis déjà quasiment à une heure je pense, donc je vais conclure en répondant à des questions un peu plus précises qu'on m'a posées. On m'a posé la question du respect de l'empreinte écologique et aussi la logistique pour la respecter. Donc je vous ai dit que Burning Man avait un certain nombre de projets et d'engagements d'un point de vue écologique, ils ont notamment le projet Net Zero Black Rock City. qui vise à affranchir Black Rock City des énergies fossiles et à donner aux camps et aux participants les moyens de réduire leurs émissions collectives. Donc dans ce projet, ça passe par l'intégration de batteries dans les réseaux électriques, de tester un propane renouvelable, de développer des infrastructures solaires. Donc comme je vous le disais, il y a énormément de projets autour de l'énergie solaire parce que le soleil dans le désert, ce n'est quand même pas ce qui manque. Ils ont aussi une roadmap, donc une feuille de route pour la durabilité environnementale à l'horizon 2030. Là-dedans, ça inclut d'avoir une gestion des déchets de manière écologique, d'être régénérateur, donc de générer un impact écologique net positif, avec un objectif très ambitieux d'être carbone négatif, donc d'éliminer davantage de carbone de l'environnement qu'on en aimait, que Black Rock City n'en aimait. Donc c'est très ambitieux. Mais c'est aussi une communauté Burning Man, de gens qui « make things happen » , qui font que les choses se passent, donc on y croit. Et la logistique, d'un point de vue plus personnel, pour pouvoir respecter ces engagements-là, par exemple, ça va passer par s'assurer que notre voiture ou notre camping-car ne fuit pas, de sorte qu'il n'y ait aucun liquide. qui se dégagent et qui se déposent sur la playa. D'ailleurs, quand on parle de liquide, que ce soit l'essence, que ce soit l'eau, que ce soit n'importe quoi, il faut s'assurer qu'aucun liquide ne touche directement le sol. Donc par exemple, il faut prévoir une piscine d'enfants pour y déposer les bidons d'essence, si on en a. Donc ça passe évidemment par le fait de ramener ses déchets à la maison. ou de les déposer dans des endroits qui sont prévus pour, donc des déchetteries. Et surtout, quelque chose qui m'est précieux, et en lien avec mon playa name dont je vous parlais, c'est de toujours se déplacer avec un sac Ziploc, ou un sac tout court, pour ramasser ses déchets, mais aussi pour ramasser ceux que l'on trouve sur son passage. Ça fait vraiment le lien avec le principe de responsabilité civique et d'effort collectif. on a tous à Burning Man la responsabilité de faire notre part mais d'aller au-delà de juste notre part. Donc bien sûr qu'on va ramasser des déchets autour de nous, même si c'est pas les nôtres. Et ça c'est quelque chose que j'essaye vraiment de ramener entre autres choses à Montréal, à mon retour. De pas juste faire ma petite part mais de faire un peu plus. Parce que si chacun faisait ça, la ville et la société plus large sans portrait je pense bien mieux On m'a demandé après qu'est-ce qui a été le plus challengeant pour moi cette année. Honnêtement, j'ai eu du mal à répondre à cette question parce que très sincèrement, je vois tellement tout comme un moment d'apprentissage et un moment qui est tout simplement que j'oublie très très vite les moments plus challengeants. Mais je dirais quand même au tout début en fait en amont, avant d'arriver dans le désert, au moment de la préparation, donc les quelques jours de... qui nous ont permis de descendre de Vancouver jusqu'au désert, où on fait l'épicerie, où on prépare notre camping-car pour vivre dans le désert, ça a été quand même des moments parfois challengeants. Imaginez quatre personnes qui vivent 24 heures sur 24 dans un camping-car pendant deux semaines, avec des personnalités différentes, des gens qui n'ont jamais vécu ça ensemble, qui ne se connaissent pas non plus tant que ça. Eh bien, ça demande à trouver sa place. et puis Ça peut provoquer des petits accros et des discussions pour faire en sorte que tout se passe le mieux possible. Et puis, on ne va pas se le cacher, cette année, la météo a été particulièrement intense. On s'est pris des tempêtes de poussière pendant quatre jours d'affilée, des rafales de vent à 50 km heure. Et parce que ce n'était pas assez, ensuite, on s'est pris une nuit complète de pluie. qui a fait que la playa n'était plus pratiquement vélo, qu'il a fallu rentrer à pied, à marcher pendant une heure et demie dans la boue depuis le fin fond du désert jusqu'à notre camp. Mais vous voyez, même ça, ça a valu des énormes fourrures et des moments et des souvenirs que je vais garder à vie. Donc oui, des challenges, bien sûr, il y en a. Oui, il y a des moments où on est fatigué, où on a besoin d'être seul avec soi-même pour se retrouver, etc. Mais ça fait surtout des souvenirs avant tout. Et on m'a demandé à quoi j'avais le plus hâte à mon retour. Je dirais ma routine. Je suis quelqu'un qui aime son équilibre, sa routine. Donc j'étais quand même très très contente de bien manger, bien dormir, faire du sport, retrouver ma mission, mes clients. Donc ça, c'est toujours quelque chose que je suis très très heureuse de retrouver. On m'a demandé aussi, j'ai adoré cette question. Penses-tu que si Burning Man durait trois semaines et plus, il y aurait autant de monde ? Alors, clairement, la réponse c'est non. Clairement non. Déjà parce qu'une partie de la magie de Burning Man réside justement dans le fait que c'est éphémère. Et c'est drôle parce que cette année, on m'a demandé si je vivrais à l'année longue à Burning Man. Et ma réponse, ça a été non aussi. Bien sûr que non, je ne vivrais pas à l'année longue... à Burning Man parce que j'ai beau adorer cet endroit, adorer le désert, c'est très demandant, c'est challengeant, ça te sort de ta zone de confort. Burning Man te sort de ta zone de confort. Et d'ailleurs, j'ouvre une parenthèse, mais il y a quelque chose que j'ai compris profondément cette année, c'est que ce n'est pas dans le confort qu'on grandit. Et c'est, je pense, pour ça, pour cette raison que je trouve qu'à Burning Man, je grandis tant que ça. Et c'est un endroit qui me fait grandir. C'est que c'est justement parce qu'il me sort de ma zone de confort qu'il me permet de grandir. Et puis j'ai envie de vous dire, je ne vivrai pas l'année longue à Burning Man comme je ne vivrai pas l'année longue dans une retraite vipassana, c'est-à-dire une retraite de silence à méditer 10 heures par jour. Donc voilà. Et d'ailleurs, en parlant de vipassana, figurez-vous que cette année j'ai vu des similitudes. des similitudes entre Vipassana et Burning Man. Oui. Oui, oui. Je vous assure, je suis capable de... Oui, oui, je vous assure, j'en ai trouvé. Et c'est vrai qu'il n'y a pas forcément beaucoup de gens qui feront les deux. Je fais partie de ces gens qui sont capables de faire des grands écarts. Les gens qui me connaissent le savent. Je peux évoluer dans des communautés très différentes, dans des environnements très différents. Je pense que c'est une de mes qualités ou en tout cas un de mes dons, c'est de pouvoir m'adapter à des environnements, des situations et des personnalités très différentes. Donc oui. J'ai cette capacité à passer dix jours en silence, à méditer dix heures par jour, comme à passer dix jours dans le désert, à vivre dans la cacophonie et la stimulation perpétuelle. Et pour autant, justement, c'est ce qui m'a permis de voir certaines similitudes entre les deux, notamment le principe d'impermanence. De la même manière qu'à Vipassana, on apprend à expérimenter l'impermanence de toute chose dans notre corps, à Burning Man, on expérimente aussi l'impermanence de toute chose. Une autre similitude... Pour moi en tout cas, c'est encore une fois le fait d'être un environnement vraiment propice à la croissance personnelle, propice aux apprentissages sur soi-même. J'ai aussi remarqué que ces deux endroits qui me permettent de vivre et de ressentir des émotions très opposées qui peuvent coexister. C'est à Burning Man que j'ai, pour la première fois de l'année dernière, je m'en souviendrai toute ma vie de ce moment-là, ressenti profondément la coexistence d'une profonde tristesse avec une profonde gratitude, une sincère gratitude pour ce que j'étais en train de vivre. Et puis, à Vipassana, on expérimente l'équanimité, c'est-à-dire la non-réaction à toute chose, une expérience positive comme une expérience négative. négatives, eh bien à Burning Man, c'est pas l'équanimité qu'on va vivre parce que clairement, au contraire, on ressent et on vit, on réagit à énormément de choses et de stimuli. Mais dans un sens, ça nous amène à nous rappeler que parce que tout est éphémère, parce que tout est impermanent, quelque chose de positif comme quelque chose qu'on vivrait de plus négatif, alors On peut revenir au principe d'équanimité que tout est finalement égal. Je terminerai ce podcast par dire que Burning Man n'est pas un passage obligé pour grandir. J'ai beaucoup évoqué le fait que c'est un endroit qui me fait grandir, mais pour autant, ce n'est pas un passage obligé, bien sûr que non. De la même manière que Vipassana n'est pas un passage obligé pour tout le monde. De la même manière que ce n'est pas pour tout le monde. Mais gravir l'Everest ou traverser le Pérou en vélo n'est pas pour tout le monde non plus. Et n'est pas un passage obligé pour grandir. Donc voilà. Mais par contre, ça peut être un endroit pour grandir si on décide d'y mettre l'intention. Ce qui est sûr, c'est que je pense sincèrement que Burning Man est bien plus que ce que la plupart des gens pensent. Et c'est un petit peu mon espoir à la fin de ce podcast, pour les personnes qui l'auront écouté jusqu'au bout, ou en partie d'ailleurs, c'est d'avoir apporté un nouveau regard, une nouvelle perspective sur ce que c'est, sur ce que ce n'est pas. Et après, vous en ferez votre propre avis. Et puis peut-être que ça vous encouragera à y aller. Et peut-être qu'à l'inverse, ça vous repoussera à vie à y aller. Mais quoi qu'il en soit, j'espère que ça vous aura été utile et que vous pourrez en ressortir quelque chose, même d'ailleurs un apprentissage au-delà de Burning Man d'ailleurs. Et je terminerai par cette phrase bien connue par les Burners que je vais citer en anglais. On dit « You don't get the burn you want, you get the burn you need » . Vous n'avez pas le burn que vous voulez, vous aurez le burn dont vous avez besoin. Et c'est exactement ça, Burning Man, mais en fait c'est encore une fois le reflet de la vie. Burning Man va appuyer exactement là où il doit appuyer. C'est un accélérateur d'émotion, c'est un accélérateur de prise de conscience. Ça l'est pour celle et celui qui est prêt à écouter. Et donc, oui, si vous arrivez avec des challenges, avec des choses à régler, avec un état d'esprit et un état mental... affaiblie, Burning Man va appuyer dessus pour sûr. Mais si vous arrivez pour avoir la confirmation que vous êtes au bon endroit dans votre vie et en vous-même, il va aussi vous donner cette confirmation. Et puis, j'ai une dernière comparaison qui m'est venue cette semaine. En regardant un post sur LinkedIn, j'ai tout à coup eu cette réalisation que finalement, c'est un peu comme, on peut comparer Burning Man à un congrès professionnel. Vous savez, ces endroits et ces événements sur deux, trois, quatre jours, c'est intense, c'est bruyant. On rencontre plein de gens, c'est ultra stimulant, c'est fatigant. Et ça prend toujours quelques jours à s'en remettre. On sort d'un congrès professionnel, on est fatigué. Mais ensuite, quand on a pris du recul, quand on a pris le temps de se reposer, on en ressort inspiré, on en ressort énergisé, on en ressort en ayant appris des choses, en ayant fait de nouvelles connexions. Alors voilà, j'avais envie d'apporter cette clé d'écure. J'arrive à la fin de tout ce que j'avais à vous dire de mon expérience et de ma perspective. J'espère que ça vous aura apporté plus que juste avoir un retour d'expérience sur Burning Man. Mais je serais curieuse de savoir qu'est-ce que vous en pensez. Pensez, après l'écoute de cet épisode, qu'est-ce qui vous attire dans Burning Man ? Qu'est-ce qui vous repousse peut-être ? Partagez-moi vos impressions, vos questions, vos réflexions. Je serais vraiment très curieuse de vous entendre ou de vous lire à ce sujet. Et en attendant... je vous souhaite une très très belle journée soirée, semaine et je vous dis à très bientôt dans vos oreilles merci infiniment d'avoir passé ce moment avec nous si cet épisode t'a inspiré, dis-moi pourquoi en commentaire ou en message privé partage-le autour de toi et laisse un avis et des étoiles sur ta plateforme de podcast préférée grâce à ces simples gestes tu permettras au podcast et à mes invités de rayonner et d'installer inspirer plus de monde. Pour ne manquer aucun épisode, abonne-toi sur la plateforme de ton choix. Et si tu veux en savoir plus sur moi et mon parcours, toutes les informations sont en description du podcast. 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