- Speaker #0
Bienvenue dans Trouver sa place, le podcast où chaque aventure humaine est une invitation à cheminer vers soi-même. Je m'appelle Claire Grévedon, je suis coach professionnel spécialisé en reconnexion à soi, et une fois par mois, je vais à la rencontre d'êtres humains qui m'inspirent pour partager des conversations qui font grandir. Qu'il s'agisse de leur mode de vie, de leur carrière ou encore de leur identité, tous ont fait des choix conscients et courageux pour vivre une vie alignée avec eux-mêmes. Cette vie, elle est aussi à ta portée. Alors je t'invite à prendre place et te laisser inspirer. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre par ici et découvrir par vos retours combien ces conversations non seulement vous nourrissent, vous inspirent, mais parfois même vous donnent l'élan d'aller de l'avant. C'est la plus belle des récompenses pour moi. Ma mission ici, c'est de vous inspirer à trouver et à prendre toute votre place. Parce que je crois profondément qu'il réside en chacun d'entre nous un pouvoir qui ne demande qu'à être découvert et que plus que jamais, le monde a besoin de notre lumière. Alors si toi aussi, tu te dis que cette vie, elle n'est pas réservée qu'à mes invités, que cette vie, elle est à ta portée, mais que tu ressens peut-être le besoin d'être guidée pour la créer, prends rendez-vous avec moi pour qu'on en parle. Rendez-vous en description de l'épisode pour plus d'infos. Bonjour Edith.
- Speaker #1
Bonjour Claire.
- Speaker #0
Merci de me recevoir.
- Speaker #1
Ça fait plaisir.
- Speaker #0
On est chez toi, dans ton appartement à Montréal. tu as ta petite Manon 6 mois qui est dans la chambre avec une ange gardienne un peu une bénévole qui est venue t'aider pour la garder pendant qu'on a cette conversation on va peut-être en reparler parce que moi ça me fascine de découvrir tout ce monde de soutien autour des jeunes parents et des enfants. Et donc on est installé tranquillement là dans ton joli appartement et je suis très contente. d'avoir cette conversation avec toi aujourd'hui. C'est vraiment drôle notre rencontre parce qu'en fait, une amie commune, Karine, m'a contactée au tout début du podcast, vraiment au tout début en me disant j'ai une amie qui est en processus pour devenir maman solo, pour faire un bébé seule. Et ça m'avait beaucoup touchée. Et puis ça a mis deux ans. Et deux ans après, tu m'as contactée sur Instagram pour me dire que tu souhaitais partager ton histoire en pensant Donc ça peut... pouvait en inspirer plus d'une et plus d'un. Et je te remercie vraiment de m'avoir contactée parce que c'est un sujet qui, je pense, peut effectivement parler à beaucoup, beaucoup de femmes, j'en fais partie, de femmes entre la trentaine et la quarantaine qui se posent cette fameuse question des enfants. Est-ce que j'en fais ? Est-ce que j'en fais pas ? Est-ce que j'ai le bon partenaire ? Le ou la bonne partenaire ou pas ? Enfin, tellement de questions qu'on se posait moins avant. Mais voilà, on a maintenant la possibilité de le faire. Merci. donc je suis très et j'avais adoré notre discussion et donc j'ai hâte que les personnes qui nous écoutent entendent ton histoire donc comment t'aimerais te présenter justement à toutes ces personnes là alors moi c'est Edith j'ai envie de dire que je suis une maman solo mais pas que parce que je suis aussi une femme avant d'être une maman et puis aujourd'hui je me sens assez complète dans
- Speaker #1
ma vie de femme d'avoir ce petit bébé qui s'appelle Manon et qui a eu 6 mois le 25 avril en dehors de ça je suis quelqu'un qui aime la vie Merci. J'ai beaucoup d'amis, j'ai un gros réseau autour de moi. J'aime sortir. Je travaille dans le numérique aussi, ça fait partie d'un gros pan de ma vie. Voilà ce que je peux dire pour me présenter. Et puis, on parlera plus en détail effectivement de tout mon processus et de ce parcours autour de la parentalité solo. Mais voilà un petit peu pour ce qui est de ma présentation.
- Speaker #0
La question signature de ce podcast que j'aime toujours poser en démarrage, c'est quand la dernière fois que tu t'es sentie à ta place ?
- Speaker #1
ce matin en me réveillant à côté de mon bébé je peux pas me sentir plus à ma place qu'en ce moment vraiment je pense que tous les matins je me réveille et j'ai le sourire de mon enfant et je me dis je pense que je suis à ma place c'est exactement ça qu'il me fallait pour me sentir heureuse même si je suis très fatiguée je me sens heureuse et comblée et à ma place aujourd'hui où j'en suis Merci.
- Speaker #0
C'était intéressant de voir ce lien que tu as fait entre le titre de mon podcast et ton désir de partager ton parcours. D'ailleurs, je suis curieuse de te demander, c'est quoi justement le lien que tu fais entre trouver sa place et ce processus que tu as eu ?
- Speaker #1
de choix. Mais tu sais, tu parlais de, quand tu présentes ton podcast, de se sentir alignée. C'est un petit peu ça, c'est à un moment donné le lien entre quel moment en fait dans ma vie, je me suis dit, il y a quelque chose qui fait que je ne me sens pas tout à fait alignée. Puis je pense que c'était ce désir fort que j'avais d'être maman qui n'était pas comblé. Parce qu'on en reparlera, mais bon, pour plein de raisons à ce moment-là, quand j'avais très envie que je me sentais prête j'avais pas et pas forcément, comme on parlait, le ou la bonne partenaire. Quelque part, je me disais, il y a quelque chose qui me manque et qui fait que je ne me sens pas alignée. C'est un peu en lien avec trouver sa place par rapport au podcast que tu proposes. Et je me suis dit, ça fait sens de venir en parler à ton micro pour que ça puisse en inspirer d'autres qui peut-être, comme tu dis, se posent ces questions-là et sont rendus là dans leur cheminement de vie. Donc c'est un petit peu comme ça que j'ai fait. fait le lien et que j'ai voulu te contacter parce que effectivement quand notre amie commune m'a parlé de l'existence de ce podcast je me suis dit ce serait vraiment un bel héritage d'une part à offrir à mon enfant et puis d'autre part je pense un récit qui peut inspirer d'autres j'ai envie de dire parents mais surtout des mamans de partir un projet solo donc c'est pour ça que j'ai fait le lien.
- Speaker #0
Et justement tu parlais de cheminement, ça a été quoi ?
- Speaker #1
le tien et je sais qu'il est riche alors je te laisse le raconter je pense que l'envie d'être maman a toujours été là c'est quelque chose que je sais depuis que j'ai une vingtaine d'années dès mes premières longues relations on commençait assez jeune c'était évident pour moi que j'allais être maman après ça il y a l'envie puis il y a le temps, le timing est-ce que je suis prête ? puis je ne l'étais pas dans ma vingtaine et puis dans mes Dans ma trentaine, j'ai commencé à me poser la question de... Ah, c'est quand même... À un moment donné, ça va repoper, je le sens que ça va arriver. Mais voilà, tu fais des choix aussi à un moment donné de... Bon, ben là, je pars immigrer au Québec, donc je vais peut-être profiter aussi un petit peu de ce changement de vie. Puis après ça, tu t'embarques dans une carrière. Je mets des guillemets parce que je ne suis pas carriériste, mais tu t'embarques dans quelque chose, une aventure professionnelle. Donc forcément, ce n'est pas tout de suite un projet de devenir maman. Après ça, il y a aussi, je dirais, la sphère des... des relations qui font que ça marche, ça marche plus. Donc parfois, quand ça marche, tu peux te reposer la question de ce que serait le bon moment de devenir parent avec mon conjoint. Puis la vie étant ce qu'elle est, parfois tu te sépares. Donc finalement, c'est de nouveau sur pause. Puis à un moment donné, c'est trop sur pause. Puis là, tu te dis, ces trois petits points, c'est trop long pour moi. Je sens que ça commence à me rattraper. Puis comme je te disais, l'envie était là, c'était le temps qui me rattrapait. Je me disais, ok, qu'est-ce que je peux faire pour peut-être aussi apaiser cette pression que je me mettais ? Et j'en avais entendu parler, je me suis dit, pourquoi pas congeler mes ovocytes ? Puis c'est quelque chose qui est très encadré au Québec, donc je me suis renseignée, puis je me suis dit, go, je pense que c'est parfait, ça me laissera le temps de rencontrer le partenaire. qui voudra vivre ce projet-là avec moi. Parce que j'étais quand même restée, moi, dans ce schéma de la famille nucléaire. Et un bébé, ça se fait à deux. En tout cas, c'est comme ça que moi, je le projetais et que j'en avais envie. Donc, je me suis dit, c'est parfait, je vais congeler mes ovocytes et puis ça me laissera un petit peu de temps. Et puis, je rencontrerai la bonne personne. Puis, j'ai fait ça mes 37 ans. Et puis, en fait, une fois que c'était fait, ça ne m'a pas du tout apaisée.
- Speaker #0
La pression restait. Oui.
- Speaker #1
En fait, c'est l'envie qui était... trop présente.
- Speaker #0
Parce qu'à un moment donné,
- Speaker #1
la pression, oui, tu te la mets, mais c'est surtout, j'en avais tellement envie.
- Speaker #0
Ce qui est différent, effectivement. La pression, parce qu'on peut se demander la pression, est-ce que c'est la mienne, est-ce que c'est la pression sociale et tout. Toi, c'était évident, donc c'était vraiment de l'envie.
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est ça, ça m'a fait réaliser que l'envie était toujours aussi présente et que ça n'avait pas, si tu veux, calmé ça, le fait d'avoir congelé mes ovocytes. Et puis, j'avais quand même une petite déception à l'issue de ce processus-là, parce que j'en ai pas congelé beaucoup, puis ça, il en suffit. fidin pour que ça fonctionne, mais quand même, je me suis dit, oh, ok, malgré tout, et c'est là où la pression a embarqué, ma réserve ovarienne est basse, j'ai pas non plus peut-être le luxe d'avoir autant de temps que je le pensais. Donc, si tu veux, c'était un mélange de tout ça, d'envie, un peu de pression quand même, par rapport à mon âge, et puis physiquement aussi, de pas vouloir faire un enfant trop tard, parce que je pourrais me sentir peut-être plus dépassée par la fatigue. Donc, je me suis dit, bon. Ok. Comment repenser tout ça ? Puis le dating, parlons-en, honnêtement. Compliqué. Je trouve que c'est un peu difficile d'être célibataire entre 35 et 40 ans. En tout cas, s'il y en a qui m'écoutent, c'est piquant. Ils ont des histoires à partager là-dessus, mais je trouve que le dating, c'est vraiment pas évident.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais qu'il n'était pas évident du fait que tu avais cette envie qui était claire pour toi et donc tu n'étais pas là pour niaiser ?
- Speaker #1
Alors oui, oui. Oui, sincèrement, à un moment donné, c'est ça. Je pense qu'on se connaît, on sait ce qu'on veut. Franchement, tomber sur des gars qui ont peur de l'engagement, et puis qui ne savent pas, et puis qui font du chaud-froid, c'est un peu symptomatique d'ailleurs, je trouve, des relations dernièrement. C'est beaucoup ça, la peur de l'engagement chez certaines personnes.
- Speaker #0
L'excès de choix dans notre société, qui nous amène à ne plus vouloir s'engager.
- Speaker #1
C'est terrible. Perdre des occasions. Vraiment. Et ça se perd. vraiment ce truc-là. Donc, j'ai eu des relations. Et puis, en plus, c'était des relations où, finalement, on n'était pas... On parlait d'alignement. On n'était pas alignés sur des projets de vie. Et puis, surtout, ce projet de vie, qui est quand même quelque chose. Je me suis dit, je pense que je ne veux pas perdre de temps et me mettre la pression à essayer de rencontrer quelqu'un pour partager ce projet. Parce qu'en fait, c'est peut-être un projet que je peux, finalement, vivre seule. Puis, j'ai commencé à un peu plus m'y intéresser à la PMA. Et puis, au parcours de maman solo. Puis j'ai commencé à écouter des podcasts, à faire des lectures. Puis je vais en parler, mais il y a une fille qui m'a beaucoup inspirée en France qui s'appelle Judith Duportail, qui est une autrice et qui est maman de jumeaux. Et j'écoutais pas mal de ses récits sur son parcours. Et puis il y a quelque chose qu'elle a dit qui a résonné en moi. C'était, voilà, je sais que Merci. L'amoureux, je peux le rencontrer toute ma vie. Par contre, avoir un bébé, je sais que ça ne pourra pas être un projet qui pourrait se faire toute ma vie. Malheureusement, en tout cas, c'est comme ça. La vie est faite comme ça. On a quand même une échéance. Puis ça, c'est physique, biologique. Donc, ça a beaucoup résonné. Et je me suis dit, mais elle a tellement raison. En fait, pourquoi je me mets la pression à rencontrer quelqu'un pour vivre ça, en considérant tout ce qu'on vient de se dire autour des relais. du dating, enfin bref. Alors que j'ai un chemin qui s'offre à moi, qui est de le vivre pleinement, ce projet, puis seul. Donc, j'ai commencé à... La graine a été semée. Et puis, un jour, j'en parle à des amis. Et puis, ma meilleure amie Annabelle était présente à ce petit souper. Puis, je leur faisais part de mes réflexions. Puis, à un moment donné, j'ai dit, mais quand même, voilà, c'est gros, je sais pas. si je pourrais quand même me lancer dans cette aventure solo. Et Annabelle a dit sûrement la phrase magique qui était je te corrige Edith, mais tu ne seras pas solo. Et je lui ai dit si si, techniquement je vais être maman solo. Elle m'a dit oui, mais moi je serai là. Et là, waouh ! Je suis rentrée chez moi avec ça dans ma tête et dans mon cœur et je me suis dit, ok mais là, ça change tout. Effectivement, je pense qu'elle a raison. je suis entourée, et puis je vais avoir un village, et puis en fait, même si ce n'est pas un gros village, malgré tout, ma meilleure amie qui me dit ça, qui s'engage à m'accompagner, puis à me soutenir dans ce projet, ça a tout changé. Donc la perspective du projet solo est devenue, mais non, en fait, elle a raison, je peux créer un village autour de nous, puis ce sera une famille différente, que je pourrais offrir à mon enfant, Et puis, de toute façon, il est... n'est pas exclu qu'un jour je rencontre aussi quelqu'un et qu'il ait envie de prendre tout le package Edith et son enfant et qu'on vive quelque chose et qu'elle ait une figure si tu veux paternelle pourquoi pas, donc ça c'est pas exclu non plus et puis je me suis dit après tout, go, lance-toi Et puis c'est ça, je pense que ça date de l'automne 2023, où je me suis dit je vais contacter la clinique de fertilité dans laquelle j'ai congelé mes ovocytes et je vais leur faire part de mon envie de me lancer dans la PMA pour voir quelles étaient finalement les technicalités et puis comment allait se passer tout le processus vraiment d'un point de vue plus concrètement. Donc voilà, tout est parti de cette conversation qui... qui a été le déclic pour moi.
- Speaker #0
Oui, il y a ces deux phrases. La première de Judith, cette idée que l'amour amoureux peut arriver n'importe quand, mais l'amour d'un enfant que tu désirais profondément, c'était maintenant. Cette phrase de ta meilleure amie Annabelle qui m'a beaucoup touchée quand tu me l'as partagée. Je suis vraiment dans cette réflexion de repenser la manière dont on voit les relations, dont on voit effectivement, comme tu dis, la famille nucléaire. et en fait il y a Je pense qu'il y a effectivement mille et une manières d'être heureux et d'être à sa place. Et en fait, c'est ça le projet de ce podcast, c'est de montrer qu'il y a mille et un chemins pour être à sa place. Et de sortir, de s'autoriser à sortir des chemins classiques, c'est parfois la plus belle des découvertes pour soi.
- Speaker #1
Oui, c'est de déconstruire finalement des schémas qu'on a toujours connus. Et puis on a la chance quand même, je trouve au Québec, d'être beaucoup plus avancé que dans d'autres... dans d'autres pays sur ces sujets-là. Et puis c'est ça aussi, je pense, qui m'a encouragée. Je savais qu'ici, c'était quelque chose qui était encadré depuis un certain nombre d'années, qu'il y avait une ouverture d'esprit aussi par rapport à ça, qui m'a confortée dans... Je pense que je suis à la bonne place, même géographiquement, pour les faire. Tout à fait,
- Speaker #0
oui, Comment ça s'est passé, du coup, le processus de PMA à Montréal ?
- Speaker #1
Honnêtement, c'est vraiment bien huilé. leur façon de faire. Je suis rentrée en contact avec la clinique de fertilité. J'ai eu de la chance parce que c'était assez rapide pour moi, étant donné que j'avais déjà un dossier ouvert avec eux, parce que parfois il y a quand même un petit peu d'attente, c'est sûr, avant de se faire rappeler pour ouvrir le dossier et puis de rencontrer un médecin. Donc là j'ai eu cette chance. Et donc on parle au médecin du projet, et puis un des premiers rendez-vous que la clinique offre, en tout cas te propose, c'est de parler avec une psy, ou un psy. pour venir sentir à quel point la personne est prête et elle sait dans quoi elle va s'embarquer. C'est comme un échange que j'ai eu avec cette personne-là. Et puis, ce n'est pas pour t'approuver quoi que ce soit, c'est plutôt pour t'accompagner et vraiment te dire qu'il y a quand même des grands défis. Est-ce que tu en as bien conscience ? Et puis, une fois qu'on a raccroché, pense-y. Parce que c'est important que tu saches quand même ce que ça va impliquer. En gros, ce qu'elle me disait, c'est que les deux grands défis d'un projet de Maman Solo, le premier, c'est tout ce qui est organisationnel, parce que c'est beaucoup de logistique, beaucoup de charge mentale à porter seule. Donc si on est quelqu'un, je ne dis pas désorganisé, mais il faut le prendre en compte, en fait, parce que ça va être challengeant. Donc c'est sûr que si tu es organisé un minimum, ça aide. Ce que je suis, mes amis qui vont écouter vont pouvoir... Effectivement confirmé. Et l'autre grand défi, c'est la recherche identitaire pour l'enfant. Puisque j'ai aimé de cet appel avec la psy, c'est justement, elle m'a guidée par rapport à ce sujet sur comment l'aborder avec l'enfant, puis vraiment comment l'aborder selon sa tranche d'âge. Comment on en parle quand il est petit, quand il est enfant, ado, etc. Pour que ce soit quelque chose qui... qu'ils l'intègrent et qu'ils comprennent. Bref, ça c'était quand même aussi, je trouve, important de le mentionner quand on a eu cet appel-là, parce que c'est vrai, ça va faire partie de mes défis. Mais encore une fois, comme je disais, au Québec, je pense qu'il y a quand même, et maintenant de plus en plus un peu partout, mais ici particulièrement, je trouve que ça devient quelque chose de... Connue, en tout cas, je dirais pas que c'est commun, mais il y en a plus en plus des nouvelles façons d'être une famille. Et puis ça me fait pas peur. Je me dis, le jour où mon enfant va avoir des questions à ce sujet, j'ai l'impression qu'autour de nous, il y en aura d'autres, des enfants. Donc elle se sentira pas comme en dehors, ou pas dans les normes, ou pas dans la case. Donc je pense que j'aborde ça assez sereinement. en
- Speaker #0
2026. C'est là où c'est vraiment intéressant ce que tu dis parce que ça met le doigt sur quelque chose que j'observe quand même beaucoup avec ce podcast et puis autour de moi, c'est l'importance de l'environnement dans lequel tu es qui quand même, on ne va pas se le cacher, moi je suis coach donc j'accompagne des gens à trouver leur place intérieure et à développer cette vraiment... grande autonomie et connexion à eux-mêmes. Mais j'observe aussi l'importance de s'entourer. L'importance de... C'est quoi tes modèles autour ? C'est quoi ton environnement ? Et c'est vrai que Montréal, en ça, est une place incroyable pour permettre de se sentir à l'aise, d'être à sa place, parce que il y a tellement de modèles différents. De modèles de... façon de vivre sa carrière, de vivre sa famille. Même sur ce podcast, j'ai déjà eu deux mamans. Donc, c'est vrai que c'est... Merci de le nommer parce que il ne faut pas non plus sous-estimer l'impact, le bénéfice de l'environnement, de ce qui nous entoure pour vraiment la prendre, cette place.
- Speaker #1
Exact. C'est un peu ça, le point de départ, je te dirais, de... du projet et puis ensuite va démarrer je dirais des rendez-vous un petit peu plus médicaux où on va refaire une batterie de tests et d'examens pour voir de nouveau la réserve ovarienne, les différents taux d'hormones qu'on a et puis ensuite la grosse étape c'est le choix du donneur. ça c'est pas rien Et puis ça, ça doit se réfléchir, selon moi. Ça n'engage que moi, il y en a peut-être qui réfléchissent moins. Puis en tout cas, moi, je trouvais que ça valait la peine de s'y attarder sur ce choix. Puis comment ça s'est passé ? Je te dirais que... Puis on en avait... Je pense qu'on l'avait un peu évoqué avec justement la psy de la clinique. Puis pareil, je m'étais un peu renseignée. J'avais été poser des questions à d'autres mamans solos pour savoir un peu comment elles avaient réfléchi. à cette question-là du choix du donneur. Puis, en gros, pour moi, les critères qui étaient vraiment importants puis qui, selon moi, étaient prioritaires, c'était un donneur à identité ouverte. C'est-à-dire que ce n'est pas anonyme. Donc, j'ai accès à son profil, des photos, etc. Et ce que ça nous permet, c'est que je signe un consentement au nom de mon enfant. à sa naissance, qui lui donnera accès à ses 18 ans, aux informations de ce donneur pour pouvoir entrer en contact avec. Ou même si, je ne sais pas, moi, elle a des questions sur sa génétique, qu'elle a envie d'accéder au dossier. Donc, je voulais offrir à mon enfant la possibilité, en fait, et lui laisser le choix. parce que je trouve que... Prendre un donneur anonyme, je ne lui permettais pas ce choix-là. Donc c'était important pour moi que ce soit l'identité ouverte. Et puis, je cherchais un donneur qui me ressemble. Pas forcément très physique, mais qui me ressemble le plus possible dans le sens un caucasien, taille moyenne, poids moyen, les yeux bruns, les cheveux bruns, qui soit dans des traits qui soient... le plus proche de moi, même si on s'entend que forcément il ne va pas me ressembler. Mais pourquoi ? Parce que je trouve que ça permet, quand tu te balades avec ton enfant, de ne pas avoir toujours « Oh, il est mignon ! » ou « Elle est mignonne ! » « Oh, elle ressemble à son... » son papa. Tu vois ce genre de malaise où là, il faut que t'expliques bah non, il n'y a pas de papa. Alors que, tu sais, si je vais choisir quelqu'un qui me ressemble le plus possible, je me dis bah forcément tu sais, il y aura peut-être moins de différences. Tu sais, j'ai pas choisi quelqu'un d'une autre origine ethnique, tu sais, où j'ai aucun j'ai pas de culture moi à lui apporter après ça,
- Speaker #0
cet enfant qui a une double identité et qu'elle se pose encore plus la question de recherche identitaire. Pourquoi je ressemble pas à beaucoup moins à maman et je ressemble à Merci. à quelqu'un d'une autre ethnie. C'est ça.
- Speaker #1
C'était un petit peu ça, mes critères. Et puis... Ensuite, la clinique te suggère différents sites de banques de sperme. Moi, j'en ai choisi une aux Etats-Unis qui s'appelle Xitex, parce qu'elle me semblait complète. Et puis, je trouvais que le site était bien fait. Ça compte aussi, parce que quand tu dois passer du temps à faire des recherches, autant aller sur quelque chose d'assez user-friendly.
- Speaker #0
Le processus est suffisamment complexe et lourd pour se donner des défis supplémentaires.
- Speaker #1
Et puis, pour rendre ça un petit peu plus chaleureux que de regarder toute seule derrière un ordi des profils, j'ai demandé à Annabelle, justement, de faire ça avec moi un soir. Bouteille de vin, on ouvre mon laptop et puis go. on fait le tour des profils.
- Speaker #0
Donc, un vrai projet commun. Oui, exact. Donc, encore une fois, tu n'étais pas solo.
- Speaker #1
Exact. Et puis, finalement, avec mes critères, même s'ils n'étaient pas non plus... Je n'en avais pas 50. Il n'y a pas beaucoup de profils qui s'en ressentent. ressorti. Je pense que caucasien à identité ouverte, c'est très demandé. Du coup, la sélection a été plutôt rapide. Je pense qu'on avait 7 profils qui étaient ressortis avec ma recherche. Puisqu'on s'était dit, c'était un peu amusant, on ne se dit rien, on lit les profils chacune de notre côté. Puis à la fin, on se donne un peu nos top 3 ou notre coup de cœur. Et puis en fait, moi, je n'avais pas de top 3. J'avais un coup de cœur. C'était évident. Et Annabelle me dit, moi aussi, j'ai un coup de cœur. Et c'était le même. Forcément, elle me connaît si bien. Je pense qu'elle, comme moi, on s'est dit, ouais, il y a quelque chose. Ce profil match dans la description qu'il faisait de lui, de sa vie à travers ses fous. des photos. J'avais vraiment un feeling de quelqu'un good vibe, bon vivant. J'aimais beaucoup ce qu'il décrivait. Je te dirais que je ne me suis même pas... tant attarder aux attributs plus, je dirais, médicaux. Parce que tu le sais que de toute façon, les donneurs qui sont là, présents sur le site, ils ont passé des mois à faire des tests et des examens. En soi, tu sais, dans la vie, si je suis avec quelqu'un, on ne fait pas tout un tas de tests et d'examens. Donc là, je savais que c'était quand même de toute façon des profils qui étaient en ce sens, si tu veux, Je dirais... en santé, tu vois ce que je veux dire. Je n'étais pas inquiète à ce niveau-là. Je m'attardais plus à son profil et à ses attributs plus psychologiques, sa personnalité, etc. Ça, ça m'intéressait. Parce que ça fait quand même partie aussi de ce qui est transmis à l'enfant malgré tout.
- Speaker #0
C'est vraiment un profil détaillé où on peut voir les valeurs de la personne.
- Speaker #1
Oui, exact. Puis les photos aussi parce que mine de rien, Merci. je trouve que c'est quand même intéressant de pouvoir se projeter et de dire à quoi ton enfant pourrait potentiellement ressembler. La combinaison des deux parents. En tout cas, la combinaison de moi et du donneur. Parce que ce n'est pas le parent, évidemment. C'est un peu évident ce choix. Je me suis dit, go, c'est bon, ça c'est fait. Le donneur est tout trouvé. Et puis après, c'est se lancer dans la première insémination. Moi, j'ai fait des inséminations. Et puis, elles étaient au début naturelles. C'est-à-dire, je n'ai pas pris aucune hormone pour stimuler. Donc c'était vraiment, en gros, s'assurer d'être dans sa vie. sa fenêtre d'ovulation et puis prendre rendez-vous à la clinique quand c'est le moment pour se faire inséminer et être certaine d'avoir reçu la paillette ça s'appelle paillette, j'adore la paillette du donneur dans les bons délais aussi donc tu commandes, tu t'assures de le commander quand même suffisamment en avance pour que ce soit reçu à la clinique et puis eux de toute façon c'est congé donc ils peuvent le conserver et puis au moment où c'est dans ta fenêtre d'ovulation tu prends rendez-vous et puis c'est très rapide t'appelles, il y a un numéro bien spécifique et puis dès le lendemain tu vas à la clinique et puis là l'insémination se fait la première c'est quelque chose parce que forcément déjà c'est l'inconnu c'est nouveau donc je sais pas comment je m'y étais préparée parce que ça fait quand même Ça fait quand même la première, je pense que c'était en hiver, c'était le mars 2024. J'avais contacté la clinique, je pense, juillet 2023. J'avais eu mes premiers rendez-vous à l'automne et puis la première insémination, tu vois, c'était mars 2024. Donc, il faut quand même savoir que dans le parcours, il y a des étapes et ça prend du temps.
- Speaker #0
À l'échelle d'une vie, ça paraît... assez rapide, mais à l'échelle de je suis prête, ça y est, je suis décidée. C'est un peu comme des parents qui essayent sans succès.
- Speaker #1
C'est pour ça que, malgré tout, il faut le prendre en compte. Ça prend du temps, ce processus-là. Donc, si dans notre tête, on a une idée de à quel moment on aimerait tomber enceinte, il faut quand même se prévoir une bonne année, année et demie devant soi pour anticiper tout ça. Parce que ça peut prendre ce temps-là. Tu vois, c'est ce que ça a pris pour moi, parce que la première insémination était en mars 2024. Et puis, je suis tombée enceinte au bout de la cinquième en février
- Speaker #0
2025. Donc,
- Speaker #1
un an d'essai, mais des essais que j'ai vraiment espacés.
- Speaker #0
Je ne les ai pas faits un mois après l'autre. Je me suis laissée du temps déjà parce que, émotionnellement, il faut se remettre de la déception quand il y a un échec. Et puis physiquement, les deux premiers essais, c'était des inséminations naturelles. physiquement c'est correct mais par contre après je suis passée en insémination avec stimulation où là bah oui tu prends des médicaments pour stimuler puis créer plus de follicules pour avoir plus de chance donc forcément quand t'as une petite redescente de chute d'hormones, tu n'es pas forcément bien pour réenchaîner le mois d'après. Je me laissais quand même un peu de place. Il y avait eu aussi l'été 2024 où je me suis dit que je ferais peut-être une pause pour réembarquer plus sereinement à la rentrée en septembre, profiter de mon été parce que c'est quand même engageant ce projet-là. Et puis, il y a des moments où tu dois faire attention et tu dois t'y préparer physiquement. C'est comme... Ça a quel impact physique ? C'est sûr qu'il faut limiter les boissons alcoolisées. Alors quand l'été arrive et que tu vois les apéros se profiler, tu te dis, est-ce que ça ne va pas la peine que je mette ça un peu de côté pour repartir un peu plus, je ne sais pas.
- Speaker #1
Déjà que j'arrêterai de boire pendant neuf mois ou plus avec l'allaitement.
- Speaker #0
Et puis c'est ça, j'avais d'autres événements. J'avais le mariage d'amis. J'avais envie de profiter de mon été. Et puis pas d'avoir le sentiment de gérer encore le projet pendant cette période-là. Et puis, comme je disais, l'impact physique, c'est aussi quand tu prends de la médication pour stimuler. Derrière, ça casse un petit peu quand même. Et puis aussi, moralement, ça fait beaucoup de up and down. Donc, il y a des moments où j'avais besoin d'espacer. Tu sais, la première fois, je l'ai mal vécu, forcément, le résultat négatif. La deuxième fois, comme je m'y étais un peu préparée, ok, tu le prends un peu plus... T'es capable de le prendre, l'échec, tu te dis bon, allez, c'est normal. Quand tu remets les choses en perspective, tu te dis que ça ne fait que deux fois. Comme tu disais, à l'échelle d'une vie, ce n'est pas grand-chose. Allez, on continue. De toute façon, je n'avais pas envie du tout de baisser les bras. Et puis, j'ai demandé à stimuler. une petite stimulation. On s'assure que tu n'as pas non plus trop de follicules parce que là, sinon, c'est des grossesses multiples. Déjà, moi, ce n'était pas mon...
- Speaker #1
Donc, il y avait potentiellement des jumeaux, des triplés.
- Speaker #0
C'est ça. Donc, il faut vraiment attention par rapport à la stimulation. De toute façon, tout ça, c'est contrôlé à chaque fois par le médecin. Tu as une échographie pour voir justement à quel point ça a trop ou pas assez stimulé. Et puis ensuite, tu déclenches le moment de l'ovulation. Donc, ça aussi, c'est très timé avec ton médecin. Mouah ! Puis c'est ça, la troisième fois, on a stimulé, ça n'a pas fonctionné. La quatrième fois non plus. Et là, je pense que la quatrième fois, je l'ai très, très mal vécu, cette insémination. Je pense que j'étais très fatiguée. C'était une insémination que j'avais faite en fin d'année. Donc, j'étais très fatiguée. Je pense que cette journée-là, j'avais l'impression de courir partout. Je me souviens d'être partie à la clinique avec la communauté, puis faire un meeting Teams dans la voiture. je suis sortie du rendez-vous d'insémination pour courir chez la cuponctrice parce que je voulais, puis ça je peux en parler aussi mais je voulais voir la cuponctrice pour aider à favoriser l'implantation et l'anidification donc je suis arrivée là en retard parce que il y avait du trafic et en fait je me suis effondrée chez la cuponctrice je lui ai dit je pense que je m'en suis mis trop dans la journée et je pense que ça va pas marcher j'étais hyper négative je me dis mais à quoi bon offerte. tout ça, l'acupuncteur, le rendez-vous ostéo pour finalement avoir une réponse négative. Bref, j'étais très pessimiste.
- Speaker #1
En tout cas, dans un creux de la vague de tout ce processus que jusqu'ici, tu menais quand même avec beaucoup de détermination et courage.
- Speaker #0
Oui, puis là, j'avais comme envie de baisser les bras. Je me suis dit, mais à quel point j'ai encore envie de recommencer tout ça. Reprendre rendez-vous, restimuler, aller faire une écho, ensuite y retourner au moment de l'ovulation, recommander la paillette. Est-ce que le donneur va être encore disponible ? Merci. Dans tout ça, ça fait un an que je recommande le même. À quel point ça va être encore là ? Puis là, je me suis dit, OK, c'est les fêtes de fin d'année, c'est les vacances, je reprends une pause. Je ne veux pas faire d'insémination pendant les fêtes. Je reprendrai ça en début d'année prochaine. Et puis, je parlais avec des amis. Toujours le village. Le village. Puis un moment donné, j'ai une copine, Marie, qui me dit, mais Edith... Voyons, le jour de ton insemination, déjà tu poses ta journée. En fait, c'est un moment pour toi. Donc, tu sais, meeting dans la voiture, etc. Enfin, non. Il faut que tu l'accueilles cette journée comme étant... Tu fais de la place. C'est ça.
- Speaker #1
Pour accueillir ton bébé.
- Speaker #0
Oui. Donc là, tout ce qui est autour, ça fait du bruit. Il faut que tu... Enlève-toi tout ça. Pose ta journée. Et puis, s'il faut t'emmener, plutôt que tu loues une commune auto pour aller à la clinique, non. Genre, moi, je t'emmène, j'ai une voiture. enlève toi ce stress là aussi de la route puis je dis mais t'as raison t'as raison en fait et puis j'en parle avec Annabelle puis elle me dit bah c'est bon moi je t'emmène je dis mais t'es sûre c'est un peu plate pour toi quand même de m'accompagner ça dure littéralement 10 minutes l'insémination puis on est reparti, elle a dit, mais c'est pas grave, je passerai du temps avec toi pareil, et puis si ça te permet, toi, de t'enlever un peu de stress dans cette journée, je pense que c'est une bonne idée. Donc, je dirais que j'ai abordé cet inséminaire. Donc la cinquième fois avec beaucoup plus de lâcher prise.
- Speaker #1
Beaucoup plus sereinement.
- Speaker #0
Beaucoup plus sereinement. J'étais allée voir un ostéopathe pour m'aider à justement un petit peu enlever les tensions. Puis il travaille autour de l'utérus pour enlever les tensions qu'il peut y avoir. J'étais allée voir l'acupunctrice avant cette fois aussi pour m'aider. Et puis favoriser un petit peu le jour de l'insémination que ça puisse prendre. Annabelle avait posé sa journée pour... pour m'accompagner, de mon côté, même chose, je m'étais dit, une fois que l'insémination est faite, je rentre à la maison, je prends du bon temps, je vais me chercher un bon café, je vais marcher au soleil, enfin, tu vois, je me suis dit, il faut vraiment que tu prennes cette journée comme... C'est important. C'est important ce que tu fais, donc il faut que tu le fasses à fond, ce jour-là. Eh bien, écoute, je ne sais pas si tout ça a contribué, mais le résultat a été positif en février 2025.
- Speaker #1
moi j'aime penser que t'as vraiment fait de la place en fait de la place pour l'accueillir j'y crois aussi et donc Manon arrive dans ton ventre oui,
- Speaker #0
oui, cinquième essai donc positif je me souviens la veille en fait la veille de faire le test de grossesse, j'étais partie faire un cours de yoga et en sortant du cours parce qu'il est juste au dessus du Jean Coutu, je me suis dit Ah ! Je ferais bien quand même le test ce soir, j'étais trop excitée de savoir, même si c'est pas fiable de le faire un peu avant, je m'étais dit je veux quand même tester. Et j'y suis allée avec, encore une fois, la conviction que ce serait négatif, parce que tu préfères te préparer toujours aux résultats négatifs, pour pas te faire trop d'attentes et d'être déçue derrière. Donc je vais chercher mon test de grossesse, je rentre à la maison. C'est ça, j'étais tellement dans un mood, je pense que de toute façon ça n'a pas marché, que je fais le test, je le pose sur le comptoir du lavabo, je prends ma douche après mon cours de yoga, puis je m'apprête à le prendre puis le jeter à la poubelle, parce que j'avais vu qu'il y avait une petite ligne juste avant de prendre la douche. Puis là, je le prends pour le jeter, puis je re-regarde attentivement, puis je vois une deuxième ligne, mais elle était si mince, si claire, je me suis dit, oh, je... Ok, je ne sais pas, est-ce que peut-être il est positif le résultat ? Je me dis bon, vas-y, dors là-dessus. Dors là-dessus. Je fais des bruits avec mon pied. Je cogne. Dors là-dessus et je referai un test demain matin. Donc je retourne au Jean Coutu, j'achète un deuxième test. Et là, la ligne est un petit peu plus foncée. Et là, je me dis, mon Dieu, ce n'est pas vrai. Ok, je n'y croyais toujours pas. Je suis retournée le midi et là, j'ai acheté un test un peu numérique, tu sais, où ça écrit carrément « pregnant, not pregnant » pour m'acheter un autre test un peu plus fiable, je me disais peut-être. Et donc là, le midi, je refais le test de grossesse et là, c'était écrit vraiment en simple.
- Speaker #1
« Pregnant » .
- Speaker #0
Et là, je me dis, c'est pas vrai. Première personne que j'appelle pour partager la grande nouvelle. Anna Belle ! Normal, elle m'avait accompagnée, fait que je pense qu'elle était tout aussi impatiente de savoir. Donc évidemment, beaucoup de joie. J'ai des frissons. Ah oui, c'était fort ce moment-là. Et anecdote très rigolote, le soir, j'allais jouer avec des copains à moi. On allait faire un spike ball dans un gymnase. Et je me demande s'il y en a qui n'ont pas eu un feeling, parce que j'étais différente apparemment. Alors je ne saurais pas, dans leurs mots, te dire comment. Mais il y en a un en tout cas qui a eu un feeling, il m'a dit je te trouvais... spécial ce soir-là. Mais évidemment, je ne l'avais pas partagé. Je venais d'avoir l'information. Donc, je me laissais quand même un petit peu le temps. Et puis, ça s'est confirmé. J'étais bel et bien enceinte. Les règles n'arrivaient pas. Et puis, là, tu contactes la clinique. Et puis, à ce moment-là, d'ailleurs, petite parenthèse, ça s'arrête net. Il faut le savoir.
- Speaker #1
L'accompagnement ?
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
bon bah ça y est on a plus rien à faire avec vous c'est un peu ça on passe le relais finalement oui il passe le relais et c'est à toi de le faire le relais et toi ça faisait deux ans même plus que t'étais accompagnée quand même mine de rien dans tout ce processus oui oui exact donc bon
- Speaker #0
en soi c'est ok mais faut quand même le savoir je m'y attendais pas je m'y attendais peut-être à un petit peu plus d'accompagnement mais je l'ai d'ailleurs exigé c'est à dire que quand j'ai parlé à mon médecin je lui ai dit mais Merm. Parce que je partais, ah oui c'est ça, je partais en voyage en avril en Europe et c'était à mon retour que j'aurais la première échographie. Puis ici ils ne te font pas de prise de sang non plus pour savoir si tu es bel et bien enceinte. Si tu as eu un test de grossesse positif et que tu n'as pas tes règles, tu es enceinte. Mais j'avais entendu parler de l'échographie de datation, qui est une échographie que tu peux faire de façon très précoce. et puis qui te permet de confirmer qu'il y a vraiment bien un petit embryon là. Donc ça, j'ai demandé à la clinique de fertilité. C'est quelque chose qui n'est pas forcément pris en charge dans tout le processus parce que c'est quelque chose que tu demandes après. Mais voilà, ça me rassurait de me dire que je partais en voyage et que j'avais vraiment le cœur net d'être bel et bien enceinte.
- Speaker #1
Justement, je me permets de te demander, tu parlais de la prise en charge.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et j'étais curieuse. Je n'ai aucune idée de ce qui est pris en charge ici au Québec dans tout ce processus.
- Speaker #0
Absolument tout. Mais les paillettes de sperme, tu payes... En fait, ils te remboursent la moitié de ce que tu as payé.
- Speaker #1
Et donc, quand tu dis que c'est la RAMQ, donc en fait, tu n'as pas besoin d'une assurance complémentaire, d'une mutuelle ?
- Speaker #0
J'ai peut-être utilisé mes assurances complémentaires pour un ou deux tests que j'ai dû faire. Mais sinon, ce que ce soit les inséminations, les échographes. tout ça, tout ce processus-là, c'était pris en charge. Et le remboursement des paillettes, c'est à concurrence de six essais. Donc, c'était d'ailleurs dans mon plan, c'était de dire que jusqu'à la sixième insémination, j'allais être pris en charge et le remboursement des paillettes allait se faire. Passer la sixième insémination, là tu pars dans un autre processus qui est la fécondation in vitro. Donc là, c'est toute autre chose, la five. Et là, j'avoue que je ne voudrais pas dire de bêtises, mais il me semble que je pense que tu es pris en charge pour deux fives, il me semble, jusqu'à un certain âge. Il me semble que, passé 43 ans... Je crois que c'est à tes frais. Donc il me semble qu'il y a aussi une limite d'âge. Ça, il faut revérifier.
- Speaker #1
Mais quand même, c'est quand même intéressant. Absolument. C'est fou. C'est là où on voit à quel point... Le Québec est une province, est un endroit où on encourage à la natalité.
- Speaker #0
Oui, vraiment, la prise en charge est excellente à ce niveau-là. Donc en gros, c'est ça. La clinique de fertilité, moi, ce que je leur ai dit, c'est... avant de se quitter comme ça, est-ce qu'on peut faire l'échographie de datation ? Que j'aurais pu faire d'ailleurs n'importe où ailleurs dans le privé ou même dans le public, mais ça prend peut-être un peu plus de temps. Donc j'ai fait cette échographie et puis là forcément j'ai vu cette petite cacahuète, j'étais tellement soulagée et je suis partie en vacances, l'esprit beaucoup plus léger et surtout voilà, hyper et puis tellement différente, je me suis dit ça y est, c'est là. Alors évidemment du Tu sens rien dans les débuts. Puis j'ai eu une super grossesse. Donc, j'ai pas eu... T'es dans le premier trimestre de nausée, ce genre de choses. Parfois presque à oublier, tu sais, que... Non, mais oui, c'est vrai, je suis enceinte. Bon, ça te rattrape assez rapidement, quand t'es en Italie, puis qu'on te propose un verre de vin. Tu dis non. Ou les bons tiramisu. Bref. En tout cas, c'est ça. Là, toute la grossesse, l'aventure de la grossesse a démarré. J'ai adoré ça. J'ai adoré être enceinte. Merci. Tu sais, ce fameux glow de la femme enceinte, c'est pas une légende. Je peux te dire que tu te sens... Moi, je me sentais tellement épanouie. Tu te sens belle. J'étais heureuse. Tu sais, quand tu te dis, ça y est, c'est fait, tout ce long parcours. Puis là, c'est concret, je suis enceinte, j'ai bien fait de m'accrocher, d'y croire, de persévérer. Honnêtement, j'étais dans un mood, toute cette grossesse incroyable. Alors oui, à un moment donné, il y a forcément des petits mots à droite, à gauche, t'as des mots de dos, les doigts qui gonflent un peu à la fin de la grossesse.
- Speaker #1
forcément il y a des moments où t'es un peu moins bien physiquement mais le moral est tellement bon que ça compense tout le reste tu parlais de mots M-A-U-X mais est-ce que t'as eu des mots M-O-T-S de gens autour de toi qui comprenaient pas forcément des
- Speaker #0
gens qui c'est vrai que c'est une bonne question en fait J'en ai tellement parlé de mon projet qu'au moment où j'étais enceinte, il n'y avait plus trop de questions qui se posaient. Tout le monde était bien au courant de ce processus-là. J'ai eu l'occasion d'en parler avec certains amis sur le pourquoi, sur mon cheminement, etc. Quand j'étais enceinte, les mots, c'était plutôt des mots de joie pour moi. Évidemment, beaucoup de joie partagée. C'est sûr qu'au tout début, quand j'en parlais, il y avait des questions qui se posaient, mais c'était des questions plutôt bienveillantes de mes amis. Et c'est marrant parce que c'est plutôt d'ailleurs des questions qui étaient posées par... mes copains hommes, oui, mes copains hommes, forcément, mais c'était plus posé par mes copains. Je trouve que les femmes, c'est assez évident que, mais oui, en fait, c'est... t'as tellement raison de le faire comme ça, je comprends complètement. Alors que je dirais que ça peut être un peu plus confrontant pour un garçon.
- Speaker #1
De se rendre compte qu'on n'a pas besoin de...
- Speaker #0
Il y a peut-être un peu de ça.
- Speaker #1
On n'a pas besoin de...
- Speaker #0
Oui, il y a peut-être un peu de ça. Et puis après, il y avait aussi, moi, des copains qui plus voulaient s'assurer. Ce n'était pas pour me challenger, mais plus voulaient s'assurer de... Edith, est-ce que tu es certaine ? parce que c'est quand même hardcore d'être un parent d'un jeune bébé est-ce que tu es certaine que tu vas avoir les ressources nécessaires est-ce que tu vas te sentir prête de vivre ça toute seule c'était plus des questions comme ça et en soi je trouvais ça très bienveillant parce que c'était des personnes qui pouvaient partager aussi comment ils avaient vécu leur parentalité et puis de se dire on préfère te le dire mais c'est pas facile il faut que tu t'y prépares on ne va pas te faire croire que c'est génial les débuts c'est beau et puis tu ne regrettes rien et puis évidemment c'est incroyable de vivre ça mais voilà attention on n'est jamais prêt à ce qui s'en vient mais c'est fatigant est-ce que tu es vraiment certaine de t'embarquer là-dedans parce que ça peut être difficile donc c'était plus ça les mots les mots TS après c'est marrant aussi c'était l'annoncer à ma famille Merci. Tout départ, là, on parle de 2023, quand j'ai annoncé ce désir d'être maman solo. C'est marrant, les réactions que j'ai eues. Et c'est normal, c'est des réactions à chaud. Oui, c'est ça. C'est des réactions à chaud. Je ne peux pas leur en vouloir. Ils n'ont pas cheminé comme moi pendant des mois et des mois sur la question de la parentalité solo. Là, j'annonce à mes parents que je veux... vivre ça toute seule et il y avait comme tu sais des un petit peu de tristesse mais c'était ah ouais tu vas faire ça tout seul mais oh pourquoi tu attends pas tu vas peut-être rencontrer la bonne personne etc et puis et puis c'est forcément, c'est normal de se poser ce genre de questions-là, parce qu'eux n'ont pas, comme moi, cheminé. Et puis finalement, t'en parles, et puis tu expliques. Et puis, mes parents ont été formidables, ils ont été tellement ouverts à ça, et puis ok, t'as raison, on comprend. On comprend mieux maintenant pourquoi. Et de toute façon, peu importe comment, nous, on sera là. Que tu le fasses avec quelqu'un ou toute seule, le plus important, c'est que tu seras entourée et que nous, on te soutient. Et là, voilà, quand on te dit ça, forcément...
- Speaker #1
Déjà que tu es alignée, si en plus tu as le soutien de ton entourage, des gens qui comptent.
- Speaker #0
Exact, de mes parents et puis de mes sœurs, et ça c'est très précieux. J'ai quand même une famille, même si elle est à distance, honnêtement pour ça on est très soudés, et puis ils m'aident énormément, comme ils peuvent en tout cas, et ça je vais en parler, mais c'est sûr qu'ils ont été aussi très très présents dans les débuts pour la naissance de Manon.
- Speaker #1
Alors justement... Raconte-nous la naissance de Nanon et puis ta vie depuis, votre vie depuis.
- Speaker #0
Eh bien, écoute, elle m'a permis de fêter mes 40 ans. Moi, je suis née le 22 octobre. Et puis, c'était quand même une grosse année pour moi. Enceinte, 40 ans, mais 15 ans au Québec aussi. Je fêtais beaucoup d'événements. Et puis, je me suis dit, quand même, j'aimerais le souligner, cet anniversaire. même si je suis à deux semaines. d'accoucher, je suis capable, je suis en forme. De toute façon, comme je te disais, j'ai eu une super belle grossesse. Donc, je me suis dit, allez, je réunis les copains et puis on va aller fêter ça. Et donc, c'était un 24 octobre. On s'en va dans une petite brasserie à côté de la maison parce que je ne voulais pas être trop trop loin. Si jamais j'étais fatiguée, pouvoir rentrer assez vite et assez tôt. Et puis, on célèbre mon anniversaire et je me souviens, j'avais Merci. pas mal de contractions. Mais tu sais, il y a des... Je ne sais pas si tu connais ça, les contractions de Braxton où c'est vraiment... C'est des fausses contractions. C'est un peu pour te préparer. Mais là, j'avais vraiment le sentiment qu'elles étaient un peu plus fortes que d'habitude. Mais je me suis dit, c'est normal. Je suis fatiguée. Il est tard. Je pense que mon corps est en train de me dire juste « Allez, il faut rentrer te reposer. » Et en fait, non. C'était le travail qui commençait.
- Speaker #1
Donc, je suis rentrée me coucher. Le jour où tu célèbres tes 40 ans. En tout cas,
- Speaker #0
exactement. Deux jours de mes 40 ans, je s'élèvre et puis... Et puis là, je rentre à la maison, je me couche. Et puis à 3h du matin, je me fais réveiller par des contractions un petit peu plus fortes et de plus en plus fortes. Et puis là, c'était le temps. Donc j'ai appelé, moi j'ai accouché à Sainte-Justine. Donc tu appelles l'hôpital pour leur dire, je pense que là, le travail est en cours. Donc tu leur décris les symptômes. Parce qu'ils ne veulent pas te faire venir s'ils pensent que tu as encore du temps devant toi. Et puis là, elle m'a dit... là c'est bon, tu peux prendre ta valise et on vous attend on vous attend parce que je me faisais accompagner d'une doula doula que j'avais rencontrée parce que je voulais être accompagnée à la naissance étant donné que je suis maman solo j'avais besoin de me sentir entourée et bien accompagnée pour ce jour très spécial et étant donné que tu as le droit à deux accompagnants pour l'accouchement j'avais donc une doula et puis je voulais qu'Annabelle soit à mes côtés. Je pense petite déception quand même par rapport à l'accouchement, c'est qu'Annabelle était en train de fêter un mariage à La Réunion et donc elle rentrait, elle, le 30 octobre mais Manon est arrivée un petit peu plus tôt que prévu donc elle n'a pas pu m'accompagner ce jour-là. Mais la doula était, elle, de toute façon de garde. À partir de la 37e semaine de grossesse, en fait, tu peux l'appeler à n'importe quel moment. Et puis là, elle arrive pour t'accompagner à l'accouchement. Donc c'est ça, je l'ai appelée à 4h du matin. Elle s'est réveillée, on s'est dit on se retrouve à Sainte-Justine. Et là, anecdote assez rigolote. Je suis évidemment en train de souffrir dans mon salon par les contractions. Je prends mon téléphone pour commander un Uber. Il est, on se rappelle, 4h du matin. Donc j'ai peut-être pas tout à fait les yeux en face des trous. Et puis en fait, je commence à taper STE pour Sainte-Justine. Et je ne me rends pas compte qu'en fait, je venais de cliquer sur le stéréo. Et le taxi commence à partir dans une direction où je me dis, mais ce n'est pas le chemin de Sainte-Justine. Je veux dire, je connais la route plutôt par cœur. Je me dis, mais on va où là ? Donc, je lui demande, je lui dis, excusez-moi, mais on va où ? J'ai l'impression que ce n'est pas le chemin pour Sainte-Justine. Pas très sympa, il me dit, qu'est-ce que vous avez rentré ? Ok, sympa, je vais aller vérifier ça. Et là, je lui dis, mon Dieu, j'ai rentré le stéréo, mais pas du tout, je ne m'en vais pas en soins électro, là, je m'en vais à coucher.
- Speaker #1
C'est drôle parce que j'ai parlé de ce lieu il y a quelques mois sur le podcast. Oui, j'ai écouté, c'est vrai.
- Speaker #0
Oui, j'ai écouté.
- Speaker #1
On s'entend que le stéréo, c'est une grosse... un lieu, c'est un club, en fait. Oui, exact. Et à 4h du matin, ça pouvait faire du sens. Tout à fait. Mais ce n'était pas le projet.
- Speaker #0
C'est peut-être pour ça que Hubert me le suggérait. Ah voilà, sans Justine. Apparemment, il connaît mes habitudes et mes sorties nocturnes. En tout cas, c'était très rigolo. Je me suis dit, mon Dieu, ça aurait été tellement drôle que j'arrive jusque là-bas, sans m'en rendre compte, avec la valise pour accoucher au stéréo. Donc évidemment, je re-rentre l'adresse de Sainte-Justine correctement. Et puis, l'accouchement, écoute, très bon accouchement. C'était long. C'est quand même un sacré marathon. Je me dis quand même, on est des warriors parce que le corps subit, oh mon dieu ! Mais voilà, j'ai eu un bel accouchement, la doula qui était à mes côtés, et puis on parlait de village, j'avais quand même un petit groupe avec toutes mes copines, que j'appelle les marraines, je les tenais informées. Et puis à un moment donné, quand j'ai eu la péridurale, tu revis, évidemment, tu sors de ta bulle de douleur dans laquelle j'étais depuis 5h du matin. Je pense que j'ai eu la péridurale à 10h. Donc j'ai quand même bien travaillé sans. Et puis là, tu revis, tu reprends tes esprits parce que t'es droguée. Donc ok. Et j'ai pris mon téléphone, puis j'ai pu contacter les copines. Je leur ai envoyé un selfie, je leur ai dit ça se passe, c'est là. Parce que dans l'intervalle où je suis partie jusqu'à la péridurale, j'étais pas du tout sur le téléphone. J'ai écrit à personne, sauf Annabelle, pour lui dire que le travail est en cours. Mais ça se passera là, là. Donc elle était évidemment déçue, comme je disais. Mais c'est ça, j'informe les copines. Et puis à un moment donné, je reçois des messages un peu privés. Et puis l'une d'entre elles me dit, mais si tu veux, moi, je suis dispo. Puis je peux venir. Je lui dis, mais t'es certaine parce qu'on n'a pas travaillé ensemble, le plan de naissance, la préparation à l'accouchement. Je ne voudrais pas que ça te traumatise. Elle me dit, mais non, t'en fais pas. Puis c'est une amie à moi qui n'est pas maman. Donc peut-être que... Je sais pas, ça aurait pu lui faire tout drôle de vivre ça, puis elle m'a dit moi ça me dérange pas, je vais venir. Donc finalement j'ai une amie aussi à mes côtés. je pense qu'elle a vécu un moment incroyable, magique dans une vie c'est vrai que c'est assez fou de vivre ça, je me mets pas à sa place mais de ce qu'elle m'a partagé forcément c'est quelque chose d'assez fort et quand elle en parle aujourd'hui c'est encore avec beaucoup d'émotion donc c'est assez beau à voir je pense qu'elle pleurait davantage que moi quand Manon est sortie d'ailleurs je m'entendais, j'entendais plus mon amie pleurer à côté, c'était tellement touchant Et beau à voir, en tout cas c'est ça, mon petit bébé est arrivé le samedi 25 octobre et puis voilà, c'est parti quoi ! Là c'est le début d'une nouvelle vie qui commence, une vie de maman solo. Je te dirais qu'effectivement comme on me l'avait bien rabâché les débuts, c'est pas évident. Et c'est là où on a besoin d'être bien entouré. Et ça, vraiment, je le partage, mais c'est nécessaire même d'avoir quelqu'un à la maison, au retour de la maternité, qui est là pour plusieurs jours, voire semaines. C'est vraiment, vraiment primordial.
- Speaker #1
Et je crois me souvenir que ce n'était pas ton cas. Non. Et c'est là où tu m'as raconté un peu le tunnel dans lequel tu es arrivée. Parce que ta sœur devait venir, je crois.
- Speaker #0
En fait, c'est ça. Ma sœur arrivait un tout petit peu avant la date du terme prévu, puisque la date du terme était le 4 novembre. Ma sœur avait pris ses billets pour être là du 1er au 10 ou 15 novembre, en tout cas une quinzaine de jours. Donc on s'était dit que c'était parfait, surtout que souvent les premières grossesses, on arrive à terme ou même des fois on le dépasse. Moi non, ça arrivait plutôt que prévu. Donc ma sœur ne pouvait pas changer ses billets malheureusement à la dernière minute comme ça. Puis en plus, elle aussi a une vie de maman, elle est monoparentale. Bon, c'est pas facile de pouvoir jongler à travers tout ça. Et je lui ai dit, mais ça ira. Donc, non, ça n'a pas été. On ne va pas se mentir. La première nuit, pour moi, a été traumatisante. Je l'ai très, très mal vécue. Parce qu'en fait, j'étais déjà au bout du rouleau de fatigue. J'étais exténuée. Et j'ai eu peur, en fait. J'ai eu peur de m'écrouler de fatigue et d'avoir à gérer un petit bébé de deux jours et demi. En plus, j'avais des difficultés avec l'allaitement au départ. Donc, j'avais l'impression que je n'arrivais pas à donner le sein à mon bébé qui semblait hurler de faim. Donc, j'étais un peu paniquée. Et puis, j'ai réussi à écrire à mes copines dans la nuit en leur disant « ça ne va pas, je ne me sens pas bien, je m'inquiète, etc. » Donc, dès le lendemain, j'ai une amie qui est venue à la maison. Une amie d'ailleurs qui a une formation de doula. Elle est arrivée, elle a pris Manon en porte-bébé pendant une heure, le temps que moi je récupère un peu de cette nuit chaotique. Et puis tout doucement, s'est installé un relais à travers ce groupe que j'avais des marraines. Et là, mon Dieu, c'était incroyable. Elles se sont créées un Google Agenda partagé où elles mettaient des blocs. Ok, moi je viens tel matinée, moi je viens tel après-midi. Son frigo est vide, ok, je lui ai ramené tel type de bouffe. Là, il faut aller lui acheter de la vitamine D pour le bébé, ok, là, elle manque de formule, il faudrait passer au Jean Coutu. En fait,
- Speaker #1
tout se passait sans que tu aies même à devoir demander quoi que ce soit.
- Speaker #0
J'étais, moi, de toute façon, j'étais sur pilote automatique. J'essayais de survivre à ses débuts parce que t'es très très fatiguée. Et puis, forcément, un bébé, dans les premiers jours, t'as besoin d'être en proximité constante. Donc, j'avais très peu de temps pour moi. Donc très peu de temps pour faire tout le reste à côté. Même manger et aller aux toilettes, c'était tout un défi. Et en fait, c'est ça où j'ai senti un élan de générosité, de disponibilité, d'amour de toutes ces amies. Incroyable, vraiment, c'est là où je me suis dit, waouh, c'est vraiment vrai, j'ai un village. Ce n'était pas juste des mots ou des paroles. Elles sont là en train de se mettre en action autour de nous, de Manon et moi. C'était tellement beau à voir. Donc, merci encore pour ça. Les filles, vraiment, c'était juste magique. Et puis, Annabelle me faisait rire dans les messages. Elle n'arrêtait pas de dire, je vais prendre une fusée et j'arrive le plus vite possible.
- Speaker #1
Elle devait avoir tellement hâte.
- Speaker #0
Ah oui, et piètre de la rencontre aussi. Donc ça aussi, c'était un moment fort. Mais voilà, donc là, le village autour de moi a vraiment pris toute son ampleur et sa place, encore une fois. Et puis écoute, là, ça va faire six mois maintenant que je suis maman solo, que Manon est dans ma vie. Honnêtement, pour résumer, je veux dire, je suis heureuse et fatiguée. Voilà, c'est vraiment ça. Le moral est très bon, mais la fatigue, c'est vraiment quelque chose. Mais je te dirais que c'est de mieux en mieux. Et puis, petit à petit, là, ça va se placer. En tout cas, c'est vrai que d'un point de vue logistique, je me rends compte qu'effectivement, il faut être quand même pas mal organisé. Il y a beaucoup de choses à penser. C'est toujours un paquet de trucs qu'il faut anticiper. C'est là où on parle souvent de la charge mentale. Mais voilà, vu que je porte tout toute seule, je peux m'en vouloir qu'à moi-même s'il y a un petit oubli. En tout cas, ce qui n'est pas vraiment le cas parce que pour le moment, on fait une belle équipe, Manon et moi. Puis ça se passe super bien. Puis on a trouvé notre aire d'aller. Mais oui, c'est assez formidable à ce que je vis depuis six mois avec mon bébé. Et puis, il y a quand même beaucoup de ressources. disponibles autour de nous. Et puis, ça, on peut en parler, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup d'organismes communautaires qui sont là pour aider les jeunes parents.
- Speaker #1
Ça, c'est quelque chose qui m'a énormément interpellée quand on s'est parlé. C'est effectivement la quantité de ressources dont j'avais évidemment aucune connaissance autour des parents, des jeunes parents et jeunes mamans.
- Speaker #0
Oui, Et je dirais que c'est un peu pareil de mon côté. On m'en avait parlé, mais... Et je m'attendais, c'est vrai, pas à ce que ce soit autant. Il y a beaucoup, beaucoup d'organismes qui offrent du répit par le biais de ce qu'on appelle des relevailles. Et en fait, dans ces organismes communautaires, tu t'inscris, parfois tu payes un membership à l'année qui permet en plus d'accéder à une multitude d'ateliers sur la parentalité, langage des signes, massage de bébé. Bref, il y a beaucoup, beaucoup de choses qui sont à la portée des jeunes parents et ces services de relevailles qui viennent à raison d'une fois par semaine, trois heures quand même, pour s'occuper du bébé et offrir du répit aux parents ou à la maman. Merci. Et ça, c'est vraiment précieux. D'ailleurs, en ce moment, comme on le disait plus tôt, il y a quelqu'un à la maison qui est disponible et qui offre du temps à Manon.
- Speaker #1
Et on entend d'ailleurs, elles ont l'air de passer un super moment de joie. C'est fou. C'est assez incroyable de savoir que tout ça existe. Comme je disais tout à l'heure, on a fait une pause pour que tu puisses nourrir Manon. Et on discutait, toutes les trois, sur le fait que moi, ça me donne foi. l'humanité, de voir tout ce qui peut être mis en place et puis les gens qui donnent de leur temps, avec beaucoup d'intention pour aider des personnes comme toi à élever leur enfant puis à survivre à la première année.
- Speaker #0
Oui, exact. Non, vraiment, c'est comme je disais très très précieux. Il existe beaucoup d'organismes communautaires et puis on parle de communauté. Il y a aussi sur Facebook une communauté de Maman Solo groupe sur lequel je m'étais inscrit au tout tout tout début même de ma réflexion j'étais même pas encore ni dans les inséminations à ce moment là et en fait je trouve qu'il ya vraiment un élan aussi sur cette communauté de solidarité beaucoup de témoignages une place aussi pour ventiler vraiment pour dire des fois à quel point on est fatigué on a besoin de juste partager avoir avoir un peu de... d'amour. C'est vraiment un groupe, je trouve, qui pareil, moi, m'a beaucoup apporté. Et puis... Quand j'étais dans le processus, je fais un petit aparté, mais il y a aussi des propositions parfois de se retrouver entre maman solo ou future maman dans le processus. Puis j'avais été comme ça faire un petit lunch dans un parc un dimanche, je me souviens, très beau temps, où on était plusieurs à se rencontrer. On était, je pense, trois dans le processus, une qui était enceinte et une jeune maman. et c'était incroyable, un petit village qui se partage Leur parcours, leur cheminement aussi. Donc ça, ça m'avait aussi beaucoup inspirée. Et puis ça me confortait encore une fois dans... Ok, je ne serai pas toute seule là. On est beaucoup à vivre ça. Et puis ça permet de se reposer aussi un petit peu sur d'autres personnes.
- Speaker #1
Oui, puis de voir qu'on n'est pas seul à vivre ce processus, de voir des personnes qui l'ont fait. Et ça inspire, ça rassure. Encore une fois, c'est aussi... la mission de ce podcast, de montrer que c'est possible, que tous les chemins sont possibles.
- Speaker #0
Puis c'est aussi une mine d'informations. Parfois, on a forcément des questions un petit peu plus spécifiques. Et puis ça, c'est vrai que ça aide énormément parce que malgré tout, étant donné qu'il faut tout faire toute seule, il y a des moments où c'est vrai qu'on... Tu sais, ça nous rattrape ce côté solo. C'est vrai que je suis très fière de l'avoir fait, ce projet, et puis d'être maman solo. Mais il y a des moments, il y a forcément une petite part de toi qui te dit « Ah ouais, c'est vrai que je suis toute seule là-dedans » .
- Speaker #1
C'est un vrai choix, ce n'est pas anodin.
- Speaker #0
Oui, donc de sentir qu'on peut... On peut aller chercher de l'information auprès d'autres. Ça soulage, ça rassure. Je pense que ça permet de se sentir moins seule.
- Speaker #1
encore une fois ton partage ton histoire me conforte dans l'idée de l'importance de la communauté l'importance de la communauté on a été tellement isolé par une société qui promeut le capitalisme et la productivité est au centre et donc on est là pour travailler pour être performant, pour être efficace chacun chez soi et je pense que vraiment la question. reconnecter au tissu social, au lien social à la communauté, si ce n'est pas le présent, si ce n'est pas le passé, c'est le présent et le futur. Oui,
- Speaker #0
oui. Puis je trouve que c'est d'autant plus vrai, justement, quand tu deviens parent. C'est toute une autre vie, en fait. Et c'est là où tu te rends compte de l'importance de cette communauté, de ce collectif. Et puis, c'est là où on voit aussi ceux qui sont prêts à t'accompagner ou pas.
- Speaker #1
Oui, ça a fait du tri dans ton entourage ?
- Speaker #0
Non, pas vraiment. Mais après, c'est sûr que forcément, il y a des gens que tu vas... un peu moins voir, mais ça c'est parce que je pense que de toute façon, la parentalité ça isole un petit peu parce que tu vas être forcément plus coincé à la maison, quand il est l'heure de faire dodo pour bébé tu peux pas te permettre de sortir de la maison, et moi encore moins donc c'est sûr que ça isole un petit peu et puis sans faire du tri c'est juste que forcément il y a des relations qui vont être un peu moins évidentes à entretenir je vais le dire comme ça donc peut-être que ça sera naturellement dans le temps ou pas et puis moi je crois aussi que je vais en faire tellement d'autres tes rencontres parce que ça va m'ouvrir aussi à je pense à Manon qui va rentrer à la garderie je vais rencontrer plein d'autres jeunes parents et puis je vais Je pense que je vais faire d'autres connexions, d'autres rencontres. Rien qu'à travers les relevailles qui viennent à la maison aussi. J'ai des gros coups de cœur. Et puis, tu sais, des personnes que... Je pense que je peux rester en contact avec ces personnes-là parce qu'elles m'ont tellement apporté. Donc, en fait, ça t'ouvre à d'autres choses. Donc oui, naturellement, il y a des relations qui vont être un peu moins entretenues et puis d'autres qui vont arriver dans ta vie. C'est pour moi. Tout ça, ça va suivre son cours. Ça va être fluide.
- Speaker #1
Et justement, la fluidité, c'est vraiment ce que je ressens en t'écoutant depuis le début de cette conversation, avec beaucoup de lucidité aussi sur ton parcours, sur les moments plus difficiles. Mais c'est là où je pense que... C'est là où on sent l'alignement. C'est quand ta manière d'appréhender les choses, il y a de la fluidité. On sent que tout ce chemin a été vraiment fait avec beaucoup de sens et beaucoup d'intention.
- Speaker #0
Oui, Ce n'est pas un coup de tête. Ça, c'est clair. Je pense que c'est ça, il faut être bien préparé. On ne l'est jamais forcément suffisamment. C'est ok, il faut se laisser aussi une part d'inconnu et de spontanéité. Mais oui, quand même, je pense qu'il faut bien cheminer quand on s'embarque là-dedans. Parce que ce n'est pas rien.
- Speaker #1
Et justement, pour les personnes qui nous écoutent, qu'est-ce que tu aimerais peut-être, en fin de conversation, qu'est-ce que tu aimerais peut-être leur transmettre encore ? Oui, qu'est-ce que tu aimerais leur transmettre ?
- Speaker #0
Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de... effectivement, comme on dit, de sortir un peu de nos schémas, de se dire que, comme tu dis, il y a d'autres chemins possibles pour réaliser nos projets, nos rêves, qu'il n'y a rien d'impossible, même si parfois ça peut paraître compliqué. Il faut se dire que c'est ça, on n'est pas tout seul, qu'il y a d'autres personnes qui l'ont vécu, donc de ne pas hésiter à s'entourer de ces personnes-là pour s'en inspirer.
- Speaker #1
et puis se faire accompagner je pense que c'est ça un peu que j'aimerais transmettre oui et tu parlais d'héritage pour ta fille au tout début est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais lui
- Speaker #0
partager à Manon pour conclure ça me rémotive ta question en fait c'est une autre histoire tout ça Euh... Puis de lui dire que c'est ça, on est vraiment une famille, toutes les deux, mais que sa famille, c'est une famille élargie. Puis je me sens choyée d'avoir ces personnes dans ma vie. C'est tellement un amour sincère et authentique que mes amis m'offrent aujourd'hui et puis nous offrent. Je le vois à travers leurs regards quand elles viennent nous voir et voir Manon. Donc pour moi, c'est vraiment de lui dire qu'on est vraiment bien entourés, on est choyés. Et puis c'est ça, je voulais lui... En fait, j'avais fait un petit journal au tout début de mon processus où je m'étais dit, ça pourrait être un bel héritage à lui transmettre, un petit journal de maman solo. Et en fait, j'ai eu beaucoup de difficultés à le maintenir une fois que je suis devenue maman, parce que voilà.
- Speaker #1
Parce qu'elle était là, en fait. Une aile,
- Speaker #0
comme on disait tout à l'heure, manque de temps. Et le format podcast, je me suis dit, moi en plus qui adore écouter des podcasts, et puis quand j'étais petite j'avais inventé une radio où je m'amusais à m'enregistrer et puis je faisais vraiment animatrice où j'avais des invités donc je pense que j'ai toujours eu un truc avec le... le côté radio, podcast. Et je me suis dit, mon Dieu, ce serait vraiment le meilleur des deux mondes pour lui transmettre notre histoire. Donc je suis tellement contente de pouvoir réaliser ça et de lui offrir ça. Mais voilà. En tout cas, c'est ce que j'aimerais lui dire.
- Speaker #1
Vous êtes une famille. Une magnifique famille élargie, remplie d'amour et de présence. Et je crois que... Je crois fondamentalement que c'est ça la clé. Peu importe la forme. Dès lors qu'il y a l'amour et la présence. Alors tout est là.
- Speaker #0
Oui, Exact. Juste donnez-moi un petit peu plus de sommeil.
- Speaker #1
Et du sommeil. L'amour, la présence et du sommeil. mais regarde toi peut-être qu'à l'intérieur tu es au bord du gouffre mais c'est ça qui me fascine c'est de voir aussi la capacité quand on devient parent ça c'est vraiment quelque chose qui me fascine Comment le corps s'adapte, comment... On a de la ressource. Nos ressources. La ressource que l'on a en tant qu'être humain. Notre corps, notre capacité d'adaptation. C'est impressionnant. Moi, je te vois là et je me dis, je ne pense pas que tu n'as pas dormi de la nuit. C'est assez magique tout ça.
- Speaker #0
Elle me le rend bien, un sourire le matin. Ok, c'est bon, tu vas faire ma journée.
- Speaker #1
J'ai peut-être une dernière question pour toi. Et s'il y a d'autres choses que tu veux évoquer, tu n'hésites pas. J'ai peut-être une dernière question pour toi. On a parlé de ce que tu voulais dire aux personnes qui nous écoutent, à ta fille. Et je serais curieuse de savoir ce que tu aimerais dire à la Edith, au tout début de ce processus, qui ne savait même pas encore. Peut-être qu'elle allait être maman solo, t'aimerais lui dire quoi ?
- Speaker #0
Et bien qu'elle a bien fait, qu'elle n'a rien lâché, et que tout ça valait vraiment la peine. Parce qu'aujourd'hui, je me sens tellement comblée, ça me rend tellement heureuse de la voir tous les jours se... On parlait, c'est fascinant l'humain, mais de la voir se développer, c'est tellement précieux ce long congé maternité qu'on a au Québec. Je me sens chanceuse en fait. C'est que bravo, c'est ça, le mot de la fin, bravo, j'ai pas lâché, j'y suis allée et j'en suis récompensée aujourd'hui.
- Speaker #1
T'as pas lâché et tu nous montres un magnifique exemple de ce qui est possible. quand c'est aligné et qu'on est déterminé. Merci énormément Edith d'avoir montré ce chemin. Ça me fait plaisir, merci beaucoup Claire. finiment d'avoir passé ce moment avec nous. Si cet épisode t'a inspiré, dis-moi pourquoi en commentaire ou en message privé. Partage-le autour de toi et laisse un avis et des étoiles sur ta plateforme de podcast préférée. Grâce à ces simples gestes, tu permettras au podcast et à mes invités de rayonner et d'inspirer plus de monde. Pour ne manquer aucun épisode, abonne-toi sur la plateforme de ton choix. Et si tu veux en savoir plus sur moi et mon parcours, toutes les informations sont en description du podcast. On se retrouve chaque premier jeudi. du mois. Et d'ici là, je te souhaite de rester à l'écoute de toi.