- Speaker #0
Bienvenue dans Trouver sa place, le podcast où chaque aventure humaine est une invitation à cheminer vers soi-même. Je m'appelle Claire Révaudon, je suis coach professionnel spécialisé en reconnexion à soi, et une fois par mois, je vais à la rencontre d'êtres humains qui m'inspirent pour partager des conversations qui font grandir. Qu'il s'agisse de leur mode de vie, de leur carrière ou encore de leur identité, tous ont fait des choix conscients et courageux pour vivre une vie alignée avec eux-mêmes. Cette vie, elle est aussi à ta portée. Alors je t'invite à prendre place et te laisser inspirer. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre par ici et découvrir par vos retours combien ces conversations non seulement vous nourrissent, vous inspirent, mais parfois même vous donnent l'élan d'aller de l'avant. C'est la plus belle des récompenses pour moi. Ma mission ici, c'est de vous inspirer à trouver et à prendre toute votre place. Parce que je crois profondément qu'il réside en chacun d'entre nous un pouvoir qui ne demande qu'à être découvert et que plus que jamais, le monde a besoin de notre lumière. Alors si toi aussi, tu te dis que cette vie, elle n'est pas réservée qu'à mes invités, que cette vie, elle est à ta portée, mais que tu ressens peut-être le besoin d'être guidé pour la créer, prends rendez-vous avec moi pour qu'on en parle. Rendez-vous en description de l'épisode pour plus d'infos. Salut Tony.
- Speaker #1
Salut Claire.
- Speaker #0
Je suis tellement heureuse et privilégiée de cette conversation qu'on va avoir, toi et moi.
- Speaker #1
Moi aussi. Mais c'est vraiment un honneur et un plaisir d'être ici. Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Merci à toi. Pour une fois, c'est moi qui accueille dans ma deuxième maison. On est à Montréal Cowork. J'en profite pour faire un petit peu de pub pour cet endroit exceptionnel parce que c'est un espace de coworking, mais c'est plus que ça. C'est vraiment une communauté d'affaires à Montréal. C'est vraiment un lieu exceptionnel sur le plateau Montréal. Je suis très contente de le faire ici et que pour une fois, ce soit moi qui accueille. J'aime ça aussi. Ah, les gens qui suivent ce podcast, ils commencent à le savoir. J'adore donner le contexte des rencontres que je fais. Puis alors la nôtre, je la trouve franchement juste incroyable. C'est comme... On s'est rencontrés le 31 octobre dernier à Halloween, plus précisément au Stéréobar à Montréal, qui est... Explique ce que c'est, tu le diras mieux que moi.
- Speaker #1
C'est un lieu de danse où le concept de la soirée, c'est vraiment d'écouter de la musique et de danser et de laisser ses problèmes à la porte et être un avec la musique. Ce n'est pas un endroit… qui est faite pour essayer de se faire voir. Il n'y a pas de photos, il n'y a pas de vidéos. On peut se perdre sur le dance floor. Pour moi, c'est thérapeutique.
- Speaker #0
Pour moi aussi. Et c'est vraiment des personnes qui gèrent ce lieu. Ce sont vraiment des passionnés de son. Puis ils ont créé un système le plus pur qu'on connaisse à Montréal.
- Speaker #1
C'est peut-être un des meilleurs dans le monde.
- Speaker #0
Un des meilleurs dans le monde. Honnêtement, je...
- Speaker #1
j'ai voyagé souvent puis j'ai fait beaucoup d'expériences partout mais le système de son au stéréo puis au stéréobar c'est dans le top 3 du monde puis si c'est pas le numéro 1 c'est fou et on a ça à Montréal non mais on est on est chance spoiled vraiment c'est ma deuxième maison co-work
- Speaker #0
c'est la tienne moi c'est le stéréo exactement chacun sa deuxième maison j'en ai beaucoup des deuxièmes maisons hein Mais ouais, et donc, on s'est retrouvés là par hasard total. On venait soutenir en fait une amie commune sans le savoir, qui est Xinka, une DJ internationale exceptionnelle, extrêmement talentueuse. Une amie qu'on a la chance d'avoir tous les deux. Et c'est ça, ça a été juste une rencontre comme ça. Puis la vie a continué. Puis on s'est revus un autre événement de danse. Et là, on s'est spotés, on ne connaissait même pas nos prénoms. Et je ne sais pas, j'ai l'impression qu'on est devenus les meilleurs amis du monde cette soirée-là.
- Speaker #1
C'est juste, tout a cliqué. C'est des rencontres magiques. Il y a une énergie. Understanding each other's madness. Je ne sais pas comment le dire. Comprendre notre folie. Exact,
- Speaker #0
exact. Je crois que ce n'est pas la première fois que je le dis ici. En tout cas, j'ai constaté dans ma vie depuis quelques temps à quel point je fais des rencontres. incroyable sur le dance floor. C'est vraiment devenu un endroit où je rencontre des personnes exceptionnelles. Pourquoi ? Selon moi, parce qu'on enlève toutes les étiquettes sur le dance floor. On est juste nous. On est connectés à nous, aux autres, juste dans le moment présent. Et on partage quelque chose en commun qui est le bonheur de l'expérience du moment présent. Puis c'est ça. On enlève tous les rôles, toutes les étiquettes, toutes les barrières. Et on connecte à un autre niveau.
- Speaker #1
C'est un lieu de libération. Comme tu dis, ton âge, it doesn't matter. D'où tu viens, ton background, t'es juste un humain en train de s'exprimer avec la danse et la musique. On est tous égaux, on est toutes une personne. Puis il y a une énergie quand tout le monde danse et se met en synchronicité avec la musique, le DJ, puis le lieu. Il y a une énergie qui est très dure à répliquer ailleurs. C'est pour ça que pour moi, le dancehall, c'est sacré. C'est comme un temple, il faut le respecter. C'est tout le monde à sa place.
- Speaker #0
On va évidemment en parler. ton affaire. Ta mission, une de tes missions en tout cas, de justement ramener les gens, reconnecter les gens à la pureté de l'intention du dancefloor, de la musique, de ce que ça peut nous apporter dans la vie.
- Speaker #1
C'est magique, right ? Quand tu y penses, on s'est rencontrés sur le dancefloor à l'Halloween, puis il n'y a même pas trois mois plus tard, on est ici en train de faire ce podcast ensemble. Puis c'est quelque chose que je veux en parler. Le « unknown » , le mystère de quand on… On prend des chances. Tu peux avoir toutes les idées de ce qui pourrait arriver, puis c'est que la chose que tu n'aurais jamais pensé arriver va arriver. C'est une des joies de la vie pour moi. Le mystère d'aller faire la découverte. Je pense qu'on va en parler un petit peu plus tantôt en profondeur, mais juste une fois qu'on va rentrer dans le sujet de mon parcours. Mais c'est... Pour moi, ça, c'est vivre. C'est laisser le mystère venir vers nous et le découvrir ensemble avec nos familles, nos amis, la communauté. Il ne faut pas avoir peur du mystère.
- Speaker #0
Le mystère, c'est vivre. En fait, le mystère, c'est les signes que la vie t'envoie, que tu es en vie et que tu es présent à la vie. Merci pour cette introduction. OK. Comment t'aimerais te présenter aux personnes qui nous écoutent, Tony ?
- Speaker #1
Je suis quelqu'un qui… La communauté vient avant tout pour moi, les gens. J'ai travaillé dans le domaine de la restauration au début de ma carrière. Et ensuite, j'ai lâché ça pour aller dans l'événementiel. Puis maintenant, je me considère comme un spécialiste dans l'événementiel. Puis un petit peu… Dans tous les domaines des arts, de la musique, de la gastronomie, je suis un rassembleur de gens. Je pense que c'est peut-être la meilleure façon de le dire. J'aime rassembler les gens et j'aime célébrer la vie avec les gens. On parlait du dance floor tantôt. Pour moi, le dance floor, c'est un des lieux où on célèbre la vie ensemble. Des soupers aussi, c'est une célébration de la vie. La peinture, tout ce qui est artistique aussi, pour moi, c'est des célébrations de la vie. On capture des moments qui représentent la vie. Alors, c'est ça, je me suis... C'est un spécialiste dans l'événementiel de la vie.
- Speaker #0
Wow ! J'adore ! Spécialiste dans l'événementiel de la vie. Spécialiste de capturer les moments de la vie et de les amplifier pour que ça reste des... honnêtement, des moments gravés dans la mémoire des gens. Qu'est-ce que tu gardes à la fin de ta vie ? Ce n'est pas ta maison, ce n'est pas ta voiture, ce n'est pas tes possessions, c'est les moments que tu as partagés avec les gens.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Tu facilites, tu permets aux gens de se créer des souvenirs pour la vie.
- Speaker #1
Exact,
- Speaker #0
tu viens de dire. Pas mal comme mission, Tony. Oui, puis... La deuxième question que je pose toujours en début de conversation pour lancer un peu ce pourquoi on est là, c'est quand, toi, la dernière fois que tu t'es senti à ta place ?
- Speaker #1
Bien, juste tantôt aussi, j'avais reçu un petit commentaire sur un des posts que j'avais fait qui m'a vraiment, vraiment touché. Puis, ça venait justement du propriétaire du stéréo par rapport à, on parlait de la scène de musique, puis l'art du opening set de DJ. Tu sais, ça m'a montré que je suis sur la bonne voie, je suis bien aligné. Puis, tu sais, c'était quelque chose qui me disait, OK, est-ce que je fais ce post-là, est-ce que je ne le fais pas ? Parce que, tu sais, dans la vie, on a toujours des doutes. Mais tu as tout le temps après ça des petits signaux qui te montrent, non, tu es sur la bonne voie. Puis sinon, notre événement de Halloween qu'on a fait aussi à Richmond, pas Richmond, mais Monastère, c'était juste… Quand l'événement a commencé, on a commencé avec plein soleil de Montréal.
- Speaker #0
Comment s'appelle, si tu veux dire aux gens, comment s'appelle ton collectif ?
- Speaker #1
Oui, le collectif Front Right, qui est à Montréal depuis 13 ans maintenant. Puis le party d'Halloween, on avait une danse extractive pour commencer la soirée. Puis juste tout de suite voir tous les gens qui s'amusent. À chaque événement que je fais, ça me rappelle. Pourquoi ma mission est ma mission ? Tu sais, c'est... Il y a quelque chose de juste voir les gens heureux, puis de créer un endroit sécuritaire où les gens peuvent être eux-mêmes, peuvent retirer les masques que des fois ils doivent mettre pour survivre à la société, et juste être eux-mêmes à leur corps, être authentiques, être uniques, puis ils viennent s'exprimer. Puis je pense que j'adore l'Halloween parce que le monde s'exprime avec leur costume. Tu sais, puis il y a beaucoup de monde qui rentre dans leur persona aussi dans la soirée, puis tu sais, c'est le fun, tu sais. C'est playful, c'est... J'adore ce que je fais, honnêtement. Un autre récemment, que j'ai quelque chose qui m'a vraiment, vraiment touché, j'ai commencé à nouveau un événement qui s'appelle Vinyl & Paint, au W Montreal, où on invite les gens en après-midi, le samedi, une fois par mois, de venir peinturer pendant qu'il y a un DJ qui mixe du vinyle. Puis je pense que ça, en ce moment, c'est mon coup de coeur. tout ce que j'ai peut-être fait dans les dernières années, les commentaires que je reçois vers la fin de l'événement ou que le monde est tellement relax. Ils ont quatre heures pour peinturer, ceux qui veulent peinturer. On a Zoé Didi, la fondatrice de Canvas Club, elle est le professeur qui aide à guider les gens. Mais le monde reconnecte avec eux-mêmes d'une façon tellement profonde. J'ai eu des expériences, des commentaires de gens qui ont vécu leur expérience. Ça me touche, mais à un niveau tellement profond. Chaque fois, j'entends un commentaire de comment le monde se retrouve. Ils sortent de là comme s'ils n'osaient pas. Leur système nerveux est rendu tellement calme. Ils sont juste en train de peinturer et d'écouter de la musique. Chaque fois que je fais cet événement-là, je sais que je suis sur la bonne voie. Combiner l'art et la musique ensemble, c'était une idée que j'avais au mois de septembre 2024. Puis là, on a lancé le premier événement. C'était fin août 2025. Puis là, on en fait un par mois. Puis c'est toutes ces petites victoires qui me disent « OK, go » . Puis là, je me dis « Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? » « Qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? » « Où qu'on peut aller encore plus loin ? » Puis aller chercher, toucher plus de gens et tout ça. Puis c'est tous ces moments.
- Speaker #0
qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Ce n'est pas le plus pour plus, ce n'est pas le plus de la quantité, de toujours plus, toujours plus loin, c'est le plus de comment je peux amener plus de lumière, plus de positif, comment je peux impacter plus de monde. Tu vois, pour moi, c'est une énorme différence, puis je trouve que ça fait beaucoup le lien avec ce que j'ai vu de toi, que tu vas raconter, j'imagine, dans comment tu as shifté ton rapport au travail, à ce monde dans lequel on vit. C'est comment on peut faire mieux, comment on peut rejoindre plus de monde, comment on peut aider plus de monde. Et ça fait toute la différence pour moi. On n'est pas dans la productivité, on est dans le care, dans le plus de care.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Plus de prendre soin.
- Speaker #1
À la base, c'est vivre. Comment on peut vivre plus ? Surtout en Amérique du Nord, on vit dans une société qui est... vraiment focussé sur la positivité, les revenus, le profit, l'argent mène beaucoup ici. Puis, des fois, on est tellement dans une mode survie, on est tellement sur le go, go, go, on oublie de vivre même. On le voit dans tous les jours, tout le monde a un autre deadline, un autre paiement à faire, des fois, c'est juste... Comment on peut ralentir ? Je pense que c'est là que mon parcours a commencé. Mes réflexions ont commencé durant la pandémie. Parce que dans ce temps-là, je travaillais au casino de Montréal, puis le casino était fermé. Puis j'ai eu le temps de réfléchir. Mais je ne pouvais pas réfléchir quand je faisais mes 5 jours, 6 jours, semaines de travail. Parce que c'était une journée pour faire ton épicerie, faire ton lavage, puis là, hop, ça part. Puis on continue, puis on est sur une On est dans un marathon, mais qui n'arrête jamais, mais qui est de rapide, comme très rapide. Puis c'est justement durant la pandémie où j'ai commencé à prendre plus de temps pour moi, quelque chose que je ne faisais pas avant. Tu sais, de 25 à 35, j'étais comme, OK, je suis jeune, j'ai l'énergie, il faut que je fonce pour réussir, pour me rendre quelque part.
- Speaker #0
D'ailleurs, le quelque part, c'est quoi ?
- Speaker #1
Mais tu sais, comme tout le monde, j'étais à acheter un condo, avoir la job avec 100 mêlées plus par année, tout ça, puis les avantages, puis j'ai tout eu. Puis après ça, j'étais comme, mais je ne suis pas heureux. Je ne suis vraiment pas heureux. À ce moment-là, j'étais rendu chez SAQ. C'était des belles jobs et des belles avantages, mais ce n'était pas moi. J'ai suivi le chemin que la société me dit. Va aux études, pointe-toi une job, travaille fort, monte l'échelle. Je l'ai fait et j'adore toutes mes expériences. Elles m'ont toutes apporté quelque chose. Ce n'était pas du travail qui venait de mon âme à moi, de ce que je voulais partager avec les gens. Et puis, c'est là que j'ai pu remarquer qu'il fallait que quelque chose change. J'ai encore beaucoup de temps devant moi dans ma vie. Est-ce que je veux vraiment faire quelque chose qui ne vient pas de mon cœur ? Ou est-ce que je fais le saut pour faire quelque chose qui vient de mon cœur, puis qui me rend heureux à chaque fois que je le fais, puis que, tu sais, c'est là que je me suis fait confiance, parce que je me suis dit, si j'étais capable de me rendre à ma destination que j'avais en tête avant, je peux le faire, mais maintenant pour quelque chose que je veux vraiment.
- Speaker #0
Oui, toutes les qualités, toutes les compétences que tu as développées dans le hustle du go, go, go, on a une job, est-ce qu'il faut avoir une job, une bonne job, etc., avoir la maison, tout ça, le compte, mais tout ça. Ça existe, mais quand tu commences à le mettre au service de ton âme, de ce qui t'appelle vraiment, de tes valeurs, mais c'est démultiplier en fait la puissance de ce qu'on peut offrir au monde. Moi, c'est comme ça que je le vois.
- Speaker #1
Quand j'ai commencé à m'écouter, il y a une sensation qui durait à expliquer, mais c'était le plus beau cadeau que j'ai fait à moi-même. Le moment où j'ai décidé de faire le saut, J'avais des opportunités devant moi qui se sont présentées. Puis, j'ai fait ça tranquillement. J'ai pris le temps de me sécuriser financièrement parce que quand tu vas faire un saut, tu vas recommencer au bas de l'échelle dans un sens. Mais tu as déjà l'expérience de monter l'échelle. Puis comme on dit, là, tu le fais, mais pour toi, puis ça vient de toi. Tu ne sais peut-être pas exactement où tu veux aller. Moi, je savais que je voulais travailler dans l'événementiel. dans le monde de la gastronomie, dans le monde de la musique, ça ressemblait à quoi, je ne savais pas encore. Mais j'ai trouvé une porte d'entrée à Montréal en lumière. J'ai fait partie de la programmation des opérations pour la programmation gastronomique.
- Speaker #0
Montréal en lumière pour les gens qui ne connaissent pas, parce que les gens... Qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #1
Oui, Montréal en lumière, c'est un festival qui se passe en plein hiver, qui commence vers la fin février jusqu'à mi-mars, début mars. qui rayonne toute Montréal. On a un volet gastronomique qui fait rayonner les meilleurs restaurants de Montréal. Il y a un site extérieur aussi où les gens peuvent patiner. Puis il y a plein de différentes activités à chaque année qui changent. Il y a des concerts aussi, des shows dans différentes salles de la ville. Puis il y a aussi l'onglet Nuit Blanche à Montréal. Alors une fois par année, la ville de Montréal est allumée toute la soirée. le matro, les clubs, les... Même les musées sont ouverts de fois jusqu'à 6 heures du matin. Il y a plein d'expériences à faire. C'est vraiment pour faire rayonner Montréal durant les périodes un petit plus… Oui,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
C'est vrai. Il fait noir. Il fait noir, il fait froid. Mais ça ressort le meilleur de Montréal aussi. Je pense que vraiment le titre du festival matche tellement bien Montréal en lumière. Et puis, j'ai travaillé là pour quatre ans sur le volet gastronomique. en tant qu'aide à la programmation, puis coordonnateur des opérations. Mon premier contrat était durant la pandémie, en 2021. J'étais juste au début assistant, parce que vu que c'était une programmation beaucoup plus légère à cause de la pandémie. C'est Julie Martel, j'ai fait l'entrevue avec elle, puis on a tellement cliqué. C'est un petit peu comme moi et toi, c'était juste rencontre téléphonique, puis c'était juste, il y avait la vibe, puis... Elle a pris la chance sur moi, j'étais juste quelqu'un qui voulait. Je n'avais pas vraiment travaillé en événementiel encore, mais avec tout mon parcours dans la restauration, chez L'Auto-Québec, chez SAQ, une job administrative, ça se ressent un petit peu partout. Une fois que j'avais fait mon contrat, ensuite je suis retourné chez L'Auto-Québec et SAQ. L'été 2022, j'ai me rendu compte que l'événementiel, c'est vraiment ce que je veux faire. puis j'ai rappelé Julie puis j'ai dit Julie I want to come back c'est ça que je veux faire justement créer un nouveau poste de coordonnateur de la programmation puis des opérations puis je suis comme j'ai même pas laissé de dire c'est quoi le salaire rien je dis I'm in tu sais dès qu'elle m'a dit je suis comme I'm in peu importe c'est quoi tu sais je I'm in puis elle me dit parfait c'est un contrat qui commence au mois de septembre je dis perfect je vais faire plein d'overtime cet été puis je m'en reviens Il ne faut pas me cesser justement du salaire. Exact. Je pense que c'est important de toujours rester un petit peu réalistique à la réalité de la vie. Quand on veut poursuivre nos rêves, il y a toujours un stress financier. Alors moi, j'étais comme, je ne veux pas avoir, I don't want to carry a financial stress. Je veux vraiment pouvoir me donner la liberté de la première année au moins. pas me soucier de l'argent. Comme ça, je peux vraiment me mettre en mode exploration, essayer plein de différents trucs, puis me découvrir aussi, parce que c'est tout de nouveau. On parlait du mystère tantôt, c'est... Je ne savais pas ce qui m'attendait. Je savais juste que je voulais le faire. Puis, en faisant cette transition-là, le job de gouvernement, les avantages sociaux, la pension, puis tout ça, je me suis dit, OK, non, on laisse tout. On recommence à zéro.
- Speaker #0
Combien de temps, au total, tu as travaillé pour le gouvernement ?
- Speaker #1
Entre 4 et 5 ans. Ça dépend des mois, mais j'ai commencé en 2018 jusqu'en 2022.
- Speaker #0
Et encore une fois, pour les personnes, tu as travaillé pour le casino de Montréal, l'Auto-Québec.
- Speaker #1
Oui, exact.
- Speaker #0
Et la SAQ, c'est tous les magasins d'alcool au
- Speaker #1
Québec. Oui, j'étais dans les deux. J'étais dans les entrepôts. c'était dans l'entrepôt de... de nourriture d'alcool au Casino de Montréal, gérer toutes les commandes qui rentraient. C'était vraiment un beau challenge. Avant ça, j'étais en restauration. J'ai travaillé dans un steakhouse pour 12 ans, 250 sièges. De sauter d'un endroit où on sort 250 personnes, maximum par jour à 10 000, c'était un beau challenge. C'était le fun, mais c'est juste les volumes qui changent. La job reste pareille. J'avais une super équipe. C'était vraiment le fun. Mais ensuite, avec la pandémie et les changements qu'il y a eu, SAQ est venu me présenter une offre parce que la société s'est remise à ouvert en mars 2022. La société a explosé sur les demandes chez SAQ ont explosé aussi. Il y avait un beau poste qui m'attendait, mais c'est là que je me suis rendu compte. C'était une belle job, l'équipe était géniale, mais une job d'entrepôt, ça reste une job d'entrepôt. On ne voit pas vraiment la lumière. Puis là, j'avais un petit goût de l'événementiel, quelque chose de plus vivant. Puis j'ai dit, OK, let's go, on fait le saut. Puis ça m'a permis aussi, une fois que j'ai su que j'allais faire ce saut-là, de me dire, OK, qu'est-ce que je vais faire dans la musique ? Parce que là, j'avais de l'événementiel en gastronomie, mais la musique, surtout électronique, c'est quelque chose qui me touche à cœur. Puis c'est là que je me suis consommé à travailler avec des artistes de Montréal, des DJ de Montréal. Je suis quelqu'un qui sort souvent, qui a voyagé beaucoup pour les festivals de musique. J'avais juste beaucoup d'expérience en tant que clientèle. Mais à la fin de la journée, la clientèle qui paye les artistes, alors la perspective du client est très importante à comment on peut développer un artiste. Alors, même chose, essayez une heure, j'ai concentré les artistes. Puis le mystère de, OK, mais montrez-moi votre réalité. Moi, je vais vous montrer la réalité des gens sur le dancefloor. et comme ça On va trouver comment avancer ensemble. Puis j'ai appris beaucoup, mais c'était tout du mystère. Tu sais, 2022, c'était vraiment une année de découverte. Puis je dis souvent aux gens maintenant qui me demandent, qui veulent prendre, qui veulent faire un saut, tout donne-toi trois ans.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
La première année, c'est l'année que tu dis un petit peu oui à tout parce que, un, tu veux. Puis le plus tu dis oui, le plus éventuellement, tu te rends compte que, OK, là, il faut que je t'apprends à dire non. mais tu... touches à plein de petites choses, puis ça t'aide à narrow down ton chemin, ton parc.
- Speaker #0
À préciser ce qui est juste pour toi.
- Speaker #1
Exact. Mais c'est en essayant des erreurs. Puis tu vas faire des erreurs. J'en ai fait des erreurs, puis chaque erreur est une leçon pour qu'il t'aille mieux. C'est une redirection. Des fois, tu te dis, finalement, je n'aime pas trop ça. Moi, je me suis rendu compte qu'après un an et demi, deux ans, faire du management d'artiste, ce n'était pas pour moi. J'ai adoré l'insight que j'ai eu de voir la réalité, comprendre la réalité, parce que là, ça me permet, en tant que quelqu'un qui fait l'événementiel, de comprendre la réalité d'un artiste. Alors, je regarde tout comme, je pense que dans la vie, on est tout le temps en mode études. On est constamment en train d'apprendre. Il faut apprendre parce que la société change vite, la réalité des choses change vite. Surtout depuis la pandémie, la réalité pour n'importe quel artiste électronique, R&B, hip-hop, ça change vraiment rapidement à cause des médias sociaux, les algorithmes, qu'est-ce qui est hot, qu'est-ce qui n'est pas hot. Il faut toujours rester ouvert à apprendre.
- Speaker #0
Une de mes mentors, qui est la fondatrice de l'école de coaching pour laquelle je suis formatrice et qui m'a formée, elle dit Merci. La clé du bonheur est aussi de rester en santé, de cultiver le beginner's mind, l'état d'esprit du débutant. Puis ça me parle tellement, c'est comme voir la vie, voir tout ce que tu vis et toutes les opportunités, genre comme si tu étais débutant de la vie, comme garder cette curiosité de l'enfant presque.
- Speaker #1
J'allais dire rester l'enfant.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
On le voit regarder un enfant, ils ont des yeux curieux. Mais on ne le perd pas. Ça existe toujours à l'intérieur de chacun de nous, mais il faut le travailler, il faut se souvenir, parce que c'est là que le ralentir est important. Parce que quand tout va trop vite, on n'a pas le temps de capter. C'est goûter à la vie. pour aller dans le monde de la gastronomie. Un petit peu, c'est... Comme on dit aux enfants, goûte pour savoir si tu aimes ça ou non.
- Speaker #0
Oui, exact. C'est vrai. On ne peut pas dire j'aime pas si on n'a pas essayé, si on n'a pas goûté.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Tu disais, la pandémie m'a permis de ralentir, de commencer à penser. Est-ce qu'il y a eu un déclic, un moment charnière qui t'a fait aller ou ça a été plutôt un processus d'essai-erreur puis de marcher de plus en plus vers ton chemin ?
- Speaker #1
Je pense qu'il y a plusieurs facteurs. Je pense que les mots déclencheurs, un, c'était la pandémie qui m'a donné le temps de faire des réflexions. Puis ensuite, avec Front Right, on a le festival Front Republic. Puis quand on a fait notre première édition, puis toutes les éditions après, comment la communauté s'est retrouvée, puis qu'on a créé un sort de playground où le monde vient de créer ce qu'ils veulent, puis ils apportent quelque chose d'eux-mêmes. Ça m'a fait... Ça m'a rappelé qu'on est chacun unique, on est chacun humain, on a chacun un gift. On a chacun quelque chose à l'intérieur qu'on peut partager avec le monde. Puis au Festival de musique, c'est là que je commençais à avoir mon gift. Puis genre, chaque fois, je me sens vivant. Puis je me suis dit, comment je peux garder cette leçon que j'ai appris au Festival de musique puis l'apporter dans mon quotidien ? puis ensuite c'était Le premier contrat avec Montréal Lumière, je me suis dit, ah oui, je veux faire ça. L'événementiel, c'est le fun. Puis, le plus que je faisais, le plus que j'essayais, puis j'avais un glimpse, j'avais un aperçu de ce que ma vie pourrait être si je faisais le saut. Mais éventuellement, quand je me suis rendu compte que si je continue chez SAQ, puis si je continue à faire ce parcours-là, je ne vais peut-être jamais avoir la chance de faire le saut. Puis, Comme je te dis, quand j'ai frappé dans un sens mon target de monter l'échelle et de me sécuriser financièrement et tout le cheminement, je me sentais vide à l'intérieur. Il manquait quelque chose. Il manquait ma lumière. Je l'avais dans un sens éteint parce qu'il n'y avait pas de côté créatif. Je pense que c'est le manque de créativité qui va vraiment pousser de faire le saut. On est tous créatifs d'une façon ou de l'autre. Puis je pense, comme je dis, c'est ça qui nous rend uniques, c'est ça qui nous rend humains. Puis je voulais l'explorer.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu mets derrière la créativité, toi ? Pour toi, c'est quoi la créativité ? Parce que, par exemple, je me suis longtemps pas crue créative parce que je dessine pas, parce que je produis pas avec mes mains. Donc j'ai toujours dit non, je suis pas créative, je suis pas créative. Puis j'ai compris ces dernières années que non, pas du tout. enfin je peux être très créative dans ma manière d'aborder les gens, ma manière d'avoir mille idées de projets par semaine. Mais toi, qu'est-ce que tu mets derrière la créativité ?
- Speaker #1
Je pense que c'est partager un côté de toi. Tu pourrais être créatif comment tu crées un fichier Excel.
- Speaker #0
Oui. C'est mettre de toi dans le projet, dans la tâche.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu achètes à la maison pour décorer ton appartement, c'est créatif. C'est tout. Il y a un côté créatif à tout. Tout ce qu'on fait...
- Speaker #0
C'est le regard que tu portes. Le regard que tu portes sur les choses et peut-être l'intention que tu y mets.
- Speaker #1
C'est transmettre à côté de toi dans un médium qui est différent. Puis tu sais, pour des gens, c'est de la musique. Pour des gens, c'est de l'art. Pour des gens, c'est des textes. Pour des gens, c'est...
- Speaker #0
Un fichier Excel. C'est plein de couleurs.
- Speaker #1
Exact. Puis même dans le monde... Même dans le monde corporatif.
- Speaker #0
Quand il y a des problèmes, on est créatif pour trouver des solutions. Le nombre de fois dans les meetings, on se le dit, il faut être créatif. Dans n'importe quoi, même dans l'entrepôt, il faut être créatif pour gérer, surtout au Casino Montréal, les grands prix. C'est un week-end, c'est une semaine où le casino est débordé de gens, mais le lieu ne s'agrandit pas. Il faut être créatif de comment on gère le stock. C'est sur chacun. des idées différentes, là on trouve ça qui est petit. On peut être créatif dans tout.
- Speaker #1
Oui, puis si tu me permets d'intervenir ici, parce que je sais que tu seras trop humble pour l'évoquer, mais un autre très bel exemple de créativité, de comment tu as mis ta créativité et ton cœur et tes valeurs au service quand tu étais au casino. C'est pendant la pandémie, quand vous avez le casino fermé, tu avais toute cette nourriture. Tu as décidé de tout organiser pour le donner.
- Speaker #0
Je n'avais même pas entendu le go de la direction. Je savais que, genre, toute la nourriture qu'on avait au moment qu'on a fermé, la journée de ma fête, en passant, le 13 mars 2020.
- Speaker #1
C'est vrai, c'était le 13 mars. Vendredi 13 mars.
- Speaker #0
Vendredi 13 mars, je tombais en vacances. J'étais censé passer le week-end à Montréal, puis je partais en pression en voyage pour un mois.
- Speaker #1
Pour ta fête, et là ?
- Speaker #0
Le soir, la veille à 10 heures, le soir, il y avait le message que le casino fermait.
- Speaker #1
Puis tout allait fermer.
- Speaker #0
Puis là, ma boss m'appelle et me dit, il faut que tu rentres demain, genre, on est en mode crise. Je dis, pas de problème, j'arrive. Moi, c'était automatique. Toute la nourriture qu'on offre, il faut que ça...
- Speaker #1
Il faut que ça serve. Oui,
- Speaker #0
exact. Il faut que ça serve la société. C'était tout de suite... J'ai mis l'équipe à faire les inventaires, toute l'équipe, puis c'est comme, we have to give out this food. Il va y avoir des gens qui ont les sans-abri, les personnes qui en ont moins, puis c'était... Tout de suite, automatique. Puis éventuellement, le lundi, lundi, mardi, je pense que tous les casinos étaient vides. Toute la nourriture était... Tous les frigos étaient pleins. Ce n'était pas juste quelque chose d'entrepôt. C'était tout. Tout ce qui ne pouvait pas être congelé était redonné. Puis les vendredis aussi, c'était ma journée de périssable, de livraison de périssable. Il y avait plein de livraisons qu'il fallait annuler. Puis il y en a qu'il fallait recevoir. Ça, c'était un beau challenge.
- Speaker #1
Oui. Pourquoi je le nomme ? Parce que c'est aussi montrer comment, quand on laisse la place à l'humanité, à l'humain, dans le monde corporatif, qu'est-ce que ça peut donner encore plus, d'autant plus dans des moments de crise comme ça. Laisser la place à ça, ça peut être tellement puissant. Mais tu as dit aussi que ce qui t'a poussé à sortir du monde corporatif ultimement, c'est qu'il n'y avait plus de place à la créativité.
- Speaker #0
Oui, je trouve que le plus que j'ai avancé dans ma carrière, le moins qu'on pouvait être créatif. Puis, je pense que c'est un des symptômes naturels. Quand tu montes l'échelle, tu as de moins en moins de flexibilité, de liberté à faire des affaires. Puis, à la fin de la journée, la plupart des business, l'argent…
- Speaker #1
Pour faire de l'argent.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
L'argent qui pollue. Le problème avec l'argent, on diabolise l'argent parfois, notamment dans le monde spirituel. Qu'est-ce que c'est le monde spirituel ? Le monde de... personnes qui essayent de faire différemment, qui sont un peu connectées à autre chose que la productivité de la société consumériste dans laquelle on vit. On a tendance à l'extrême, à diaboliser l'argent. Puis tu avais, je trouve, un très très juste regard sur, c'est pas le problème, c'est pas l'argent, c'est comment on l'utilise, c'est ce qu'on en fait.
- Speaker #0
Exact. L'argent comme tout, c'est un outil. On peut parler de l'argent, AI. IA en français. Les médias sociaux aussi. Tous ces outils-là, c'est notre utilisation. Si on voit juste le mauvais, on se limite. C'est important de rester réaliste au fonctionnement de la société. Même moi, je me dis non, le contraire. Je veux de l'argent parce que ça me permet de faire plus. Puis c'est ça, quand il y a des business où l'argent c'est la seule chose qui mène.
- Speaker #1
Quand l'objectif ultime c'est l'argent, c'est ça le problème, c'est ça qui pollue. Mais quand l'objectif c'est une mission, les gens, le projet en lui-même, l'argent devient un moyen. Et c'est ça. Et effectivement, tu dis, moi aussi, je suis passée par cette phase au début de non mais ce sont l'argent pour l'argent. Enfin, je ne veux pas faire d'argent. Mais en fait, effectivement, dans ce monde dans lequel on vit, on vit dans un monde où l'argent est une monnaie d'échange et permet de faire des choses. Donc, quelle intention tu mets derrière ça ? Qu'est-ce que tu en fais ? Si tu mets l'intention de l'utiliser comme un moyen de faire plus, de donner plus. de redonner plus, d'impacter, c'est complètement différent.
- Speaker #0
L'intention puis l'approche. On entend souvent dire « money corrupts » . Je pense que malheureusement, qu'est-ce qu'on a vu dans les dernières années, surtout dans l'Amérique du Nord, mais un petit peu partout dans le monde, la mission vient en deuxième ou même troisième. Ou des fois, la mission disparaît puis c'est juste l'argent qui compte. Mais si ta priorité numéro un reste toujours ta mission, Le revenu et l'argent que tu fais va te permettre de faire ta mission.
- Speaker #1
Va être au service de la mission et non pas l'inverse.
- Speaker #0
Je me rappelle quand j'étais plus jeune, tout le monde voulait avoir peut-être le meilleur produit ou le meilleur service. Mais pour faire ça, l'argent ne doit pas être la priorité parce qu'il faut que tu donnes.
- Speaker #1
Pour donner le meilleur service.
- Speaker #0
Exact. Puis après ça, tu vas recevoir. Puis moi, c'est ma mentalité que j'avais au restaurant. C'était, je ne veux pas faire la meilleure marge de profit. Je veux faire du volume. Mais je veux offrir une meilleure expérience. Des fois, ça veut dire que, tu sais, tu descends tes marges de profit un petit peu. Tu augmentes ton food cost un petit peu pour pouvoir offrir un meilleur, tu sais. Puis je pense que c'est quelque chose qu'on voit beaucoup dans le monde de la gastronomie. Puis aussi dans la scène de musique. tout ce qui est vraiment créatif puis qui a un côté, parce que tu peux, tu sais, c'est important d'avoir un budget puis de rester dans un modèle d'affaires qui fait du sens, mais il y a quelque chose de différent quand l'expérience vient en premier, le revenu vient en deuxième, puis ensuite, tu vas voir le volume. qui va te faire de l'argent. Parce que le plus de monde, tu vas pouvoir aller te toucher et qu'ils vont dire « wow » , ils vont revenir et tu crées une clientèle fidèle. Mais dès que tu commences à scratcher à gauche et à droite pour faire plus d'argent, pour aller chercher un 1 % de plus, mais là, ton expérience prend un coup, la fin de la journée, éventuellement, tu ne vas plus survivre. Avoir de la balance, c'est le meilleur outil de pouvoir avancer. Tu ne peux pas aller trop à gauche, tu ne peux pas aller trop à droite. petit fou. Il faut que tu restes dans le milieu, comme ça tu peux flower. OK, il faut faire un petit peu d'argent, mais OK, on peut faire une meilleure expérience puis juste trouver où tu peux offrir le meilleur service sans tomber dans la perte puis que tu ne fais pas d'argent parce que sinon, ça ne sert à rien.
- Speaker #1
Ce n'est pas vertueux non plus.
- Speaker #0
Mais il faut faire attention de ne pas essayer de faire trop d'argent puis là, ton expérience, elle n'est pas à l'auteur que tu espérais. C'est tricky, c'est quand même...
- Speaker #1
Mais en fait, oui et non. Je trouve que c'est... En fait, encore une fois, je trouve que quand les choses, les projets viennent du cœur, viennent d'une place de valeur, de vouloir donner, de vouloir que l'autre, comme tout ce que tu crées, Tony, de vouloir que les gens vivent quelque chose et du plaisir et une expérience, s'en souviennent, etc. Ce n'est pas tricky, c'est simple. C'est très simple de... Ça peut être très simple d'avoir ça en premier en tête. Et après, tu t'assures effectivement de tenir un budget, d'avoir éventuellement quelqu'un qui est expert dans la gestion d'un budget et des finances pour te tenir là-dessus et tout. Mais en tant que consommateur ou de client d'expérience, que ce soit dans les restaurants, dans un festival, que ce soit dans n'importe quelle expérience, on peut tous sentir très facilement la différence, je trouve. Quand tu arrives dans un restaurant, par exemple, l'objectif, c'est de faire le plus de cash en premier. où l'objectif, c'est de donner une expérience agréable.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi à 100%. Je pense que mon point de vue est un peu plus dans l'événementiel. Vu que les coûts n'arrivent pas à monter de ce dernier temps, c'est dur de rester avec un prix qui est abordable.
- Speaker #1
Oui, ça c'est vrai.
- Speaker #0
C'est le challenge.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai parce que je sais que les gens ne comprennent pas quand tu ne sais pas les coûts qu'il y a derrière. C'est sûr que tu dis, ah non, mais cette soirée, elle coûte trop cher, 50 dollars, 60 dollars, 70 dollars. Pour juste une soirée, c'est beaucoup trop cher. Mais en fait, c'est effectivement l'ignorance des gens. Puis c'est bien normal que si tu n'es pas dans le milieu, tu ne le sais pas. C'est vrai que c'est difficile. Et pour ça, je trouve que ça prend d'éduquer. Puis c'est ce que tu fais aujourd'hui avec Knights of Solace.
- Speaker #0
Oui, récemment, j'ai lancé un nouveau collectif et record label à Montréal qui s'appelle Knights of Solace. et... Une des priorités que j'ai, c'est d'éduquer les gens quand ça vient à la scène de musique. C'est vraiment une priorité, surtout pour la nouvelle génération qui rentre dans la scène de musique, qui vient à nos soirées. On parlait tantôt du dance floor, pour moi c'est sacré. Il faut guider les gens. C'est un petit peu comme si tu viens de revenir d'un vipassana et que tu as des menteurs qui te guident. Je pense que c'est pareil pour la scène de musique. C'est pareil dans un petit peu de tout. Même dans le monde de la gastronomie, si tu vas à la veuglette, tu risques de ne pas comprendre nécessairement ce que tu manges. C'est une des choses que j'apprécie beaucoup ici à Montréal. Les chefs, souvent, vont sortir expliquer ce qui est devant toi. ça revient à l'éducation, puis pour nous, c'est une priorité d'éduquer, expliquer aux gens, puis après ça, quand ils vont venir dans nos soirées, ils vont le ressentir, comme tu dis. Tout l'aspect, c'est quoi la mission, c'est qu'est-ce qu'on veut créer, l'expérience collective qu'on vit ensemble, c'est un des nos piliers.
- Speaker #1
La connaissance libère la conscience. C'est une phrase qui m'est montée en t'écoutant, puisque c'est vraiment ça. On ne peut pas tout savoir dans la vie, mais de savoir permet de mettre la lumière sur quelque chose, te permet ensuite de l'expérimenter avec conscience. Donc, je trouve que d'éduquer, mais ça peut être dans tout. Éduquer les gens à ce que tu fais, à la scène musicale, effectivement, ça leur permet ensuite de la vivre. avec plus de conscience. De la même manière que ce podcast. Montrer des chemins, mettre en lumière des gens avec leur manière de penser, leur manière de faire, c'est amener de la conscience pour toutes celles et ceux qui vont l'écouter pour qu'ensuite, ils vivent leur vie avec une nouvelle conscience, un nouveau regard grâce à ces guides, parce que vous êtes des guides.
- Speaker #0
Oui. Tu l'as bien dit, avec un nouveau regard.
- Speaker #1
Nouveau regard,
- Speaker #0
oui. C'est le plus... Le plus qu'on apprend, le plus qu'on peut comprendre quelque chose, le plus qu'on peut voir la profondeur derrière. Puis ça, c'est quelque chose que j'encourage tellement mes amis et les gens autour de moi d'aller plus profond avec quelque chose. Il y a quelque chose qui t'intéresse, go deeper. Dig. Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Puis des fois, on peut trouver une nouvelle passion, on peut trouver une nouvelle routine, mais c'est vraiment, reste pas à la surface.
- Speaker #1
Comment tu fais, toi ? pour Go Deeper ? Je sais que c'est une question pas facile parce que quand c'est naturel chez nous, on ne s'en rend pas compte. Nos talents nous sont un peu invisibles. Mais comment ça se passe toi d'aller plus profondément en français, Go Deeper,
- Speaker #0
aller plus profond ? On va dire sur un sujet, je vais m'isoler de mon téléphone, je vais créer une mise en scène où je peux me permettre d'aller deeper. Des fois, c'est juste de lire un livre, mais me mettre vraiment dans un cocoon où je peux vraiment absorber ce que je suis en train de lire, écrire. J'ai commencé à faire beaucoup de journaling. Même, je le fais maintenant au quotidien. Si j'ai une idée, j'écris tout de suite. Puis après ça, je vais aller comme l'explorer plus tard parce que des fois, on a des idées qui viennent pendant qu'on est en train d'entendre le métro ou peu importe. Alors, je mets une note. Puis ensuite, c'est comme, hey, OK. Puis maintenant, un des outils qui nous aide beaucoup à aller deeper, c'est l'IA. Oui, oui. Si tu configures ton chatbot d'une façon où, genre, il va te poser des questions, mais il va, tu sais, ça c'est une façon, ma technique, c'est, j'y demande de me poser des questions. Puis le plus que, puis j'ai souvent l'option de parler, j'utilise ma voix pour m'exprimer, parce que ça me facilite de pouvoir dire plus. Puis ensuite, je fais la réflexion, puis je regarde tout. Puis là, wow, des fois, il y a quelque chose qui ressort. Mais c'est vraiment, c'est prendre le temps de te questionner aussi.
- Speaker #1
Bien, tu sais, c'est être curieux. La curiosité, quoi. Et en fait, on revient au beginner's mind, la curiosité du débutant. Pour ne pas rester en surface, aller plus en profondeur dans la vie, dans les sujets, près des gens, dans les rencontres. C'est être curieux. Moi, j'aborde les gens et c'est comme ça que j'ai abordé notre rencontre, de la curiosité presque de l'enfant, de « Ah, c'est qui ce nouvel ami avec qui je joue dans le bac à sable ? »
- Speaker #0
Quand j'étais au Panama, j'ai appris à jouer. Puis, ça m'a donné la réflexion que cette planète, « our home » , c'est notre playground. Puis, comme on dit, les enfants sont curieux. P... C'est de là de voir tout comme, comme on disait tantôt, the vision of a kid. Vraiment être curieux. C'est mon tagline sur Instagram, c'est be kind, be curious. Just be Inspector Gadget. Try to figure it out. Amuse-toi. C'est le fun de découvrir. Quand on voyage, puis on va découvrir des nouvelles villes, on est curieux. On le fait quand on voyage, mais on peut le faire à la maison aussi. Tu sais, genre, juste des fois de dire, « Hey, sois touriste à Montréal. » Tu sais, genre...
- Speaker #1
Fais des choses nouvelles. Va à cet endroit, à cet événement de Vinyl & Paint. Tu vas épeindre en écoutant un DJ que moi, personnellement, je peins pas, par exemple. Donc, je sais qu'à un moment donné, je vais aller à cet événement. Parce que je vais me sortir de ma zone de confort ou je préfère dire, je vais étendre ma zone de confort. Et effectivement... aller à... Moi, c'est vrai que je te rejoins complètement là-dessus. Dans les dernières années, j'ai vraiment ouvert mon expérimentation de Montréal. Puis, en même temps que j'ai fait ça, ça m'a ouvert au monde, ça m'a ouvert aux gens, ça m'a ouvert à des nouvelles parties de moi. J'ai ouvert mon terrain de jeu, mais dans ma ville, effectivement, il n'y a pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour ça.
- Speaker #0
Non. Surtout pour les gens qui viennent à Montréal, qui nous écoutent. Vous savez, on a une ville incroyable. On est choyés ici. On a de tout. Puis... Quelque chose aussi que j'ai commencé à faire dans la dernière année, c'est... Moi, j'ai grandi, j'étais vraiment geeky. J'ai adoré les ordinateurs, les jeux vidéo. Puis ça reste toujours partie de moi, les jeux vidéo. Puis j'ai commencé à regarder la vie un petit peu comme un role-playing game que tu peux avoir sur le PC, Xbox, PlayStation. Maintenant, je suis rendu où chaque chapitre de ma vie, je regarde ça comme un level. Alors, chaque fois, genre...
- Speaker #1
Un nouveau niveau de vidéo.
- Speaker #0
Puis... Quand tu joues à un jeu vidéo, surtout les role-playing games qui sont open-world, tu ne fais pas juste les missions, tu vas découvrir tout. Maintenant, j'apporte ça dans ma vie de tous les jours. Même maintenant, je sais que début 2026, je commence un nouveau niveau. Quand tu commences un nouveau niveau, tu découvres en premier avant d'aller faire l'objectif. Je prends cette Ausha avec tout maintenant. C'est juste, fais-le jouer, fais-le plaisir. Il faut... Il faut laisser l'enfant à l'intérieur toujours s'exprimer. C'est ça qui nous garde jeunes.
- Speaker #1
C'est ça qui nous garde jeunes et c'est ça qui nous ouvre aux opportunités. Parce que l'enfant, il regarde la vie pas comme l'adulte. Et je sais que toi et moi, on partage ça quand tu regardes la vie. Avec ce regard-là, c'est là où les opportunités s'ouvrent à toi. Les side quests. C'est faire des side quests dans ta vie.
- Speaker #0
C'est rendu comme tout le monde dit side-questing maintenant, mais legit, that's what it is. Life's a game in a sense. Oui, on la prend à sérieux, mais il ne faut pas trop prendre ça au sérieux. Les moments avec le plus grand plaisir souvent, c'est des moments inattendus.
- Speaker #1
Comme les rencontres humaines.
- Speaker #0
Sur la piste de danse.
- Speaker #1
Exactement. Et puis, c'est ça. C'est une des choses qui m'a marquée de toi depuis que je tenais. C'est combien on rit. Combien on rit. Et en même temps, ce que j'adore, et on le voit dans ton parcours, c'est ce côté où plus ça a été, plus tu as laissé la place à cette curiosité de l'enfant, à make it playful, comme tu dis. Et en même temps, ça n'empêche pas d'avoir aussi ce côté rationnel qui t'a permis de... Climb the ladder, de monter l'échelle corporative du jeu mondial dans lequel on est, mais de garder ça et de le mettre au service de vivre une vie plus créative, plus playful, plus heureuse. Ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux ensemble.
- Speaker #0
La balance, le yin et le yang, pour moi, c'est la clé. C'est trouve ta balance, trouve ce qui t'apporte la joie, puis aussi trouve tes outils qui te permettent d'avancer. Puis ensuite, ils vont comme... interlock ensemble, puis t'as des moments où tu vas être plus sérieux, tu vas, tu sais, OK, il faut avancer, on est prêts, da-da-da-da, puis, tu sais, puis t'as réussi, good, va t'amuser un petit peu. Tu sais, faut faire les deux, faut trouver la balance de toutes nos vies, tu sais, on a tellement d'aspects différents à jongler dans notre quotidien, tu sais, puis c'est si on va trop d'un côté, ben, tu sais, you're gonna fall over.
- Speaker #1
T'as parlé très rapidement du... Panama. Je sais que ça a été quelque chose de... Un autre moment charnière dans ton chemin ? Parce qu'on s'est quittés, j'ai fait des sidequests dans la conversation. Tu as travaillé en restauration pendant 12 ans, ça c'est ton background de base. Ensuite, tu as travaillé au gouvernement, Loto-Québec, Casino, la SAQ. Ensuite, tu sors de ce truc très carré, très corporatif, où il n'y a plus de créativité, plus de place à la créativité. Puis, tu t'autorises à aller vers ce qui goûte. Bon pour toi, qui est l'événementiel et la gastronomie. On travaille avec Julie Martel pour Montréal en lumière. Puis, qu'est-ce qui se passe après ?
- Speaker #0
Alors là, Julie et moi, les deux, on est rendus avec les lauriers du Québec, les lauriers de la gastronomie québécoise. Alors, le prochain événement qu'on travaille dessus, c'est les galas, qui est le 4 mai.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est, les galas, les lauriers ?
- Speaker #0
Les prix lauriers, c'est les prix pour... de tout ce qui est la gastronomie québécoise. On pense à... Les meilleurs chefs, les meilleurs restaurants, les meilleures fermes, les meilleurs mixologues. Tout, tout, tout. 16, 15, 16 différentes catégories par rapport à la gastronomie québécoise. Puis, juste, ça me fait tellement plaisir de faire partie de l'équipe maintenant aussi. Ça m'ouvre des portes que Montréal Lumière ne pouvait pas me donner parce que là, c'est pas juste Montréal, c'est le Québec au complet. Le Québec et la gastronomie, pour moi, on est incroyables. Il y a tellement de belles choses qui se font au Québec, un petit peu partout dans les régions. On a des auberges fantastiques, on a des fermes fantastiques, on a des producteurs fantastiques. De pouvoir maintenant travailler avec tous ces gens-là, puis pas juste être limité à Montréal, c'est un cadeau de la vie. Puis c'est mon premier gala. Honnêtement, j'ai très hâte. On a visité les lieux, c'est le fun. On va pouvoir apporter notre énergie un petit peu. J'essaie d'intégrer la musique un petit peu plus. Puis, c'est célébrer. C'est célébrer la gastronomie québécoise. Puis, faire partie de cette équipe-là, c'est un cadeau.
- Speaker #1
C'est quand ?
- Speaker #0
Le 4 mai. Quelque chose qui est génial avec les galas, c'est que souvent... Le repas qui va être servi, mais en mode de coordinatoire, c'est les galantes de l'année passée. Savoir la chance aussi, c'est moi qui vais faire la coordination de tout le repas aussi avec eux, puis pouvoir travailler avec les galantes. À chaque année, c'est wow C'est le meilleur du meilleur de ce que Québec a à offrir. Alors c'est... J'ai vraiment hâte
- Speaker #1
Oui, j'imagine le privilège que tu dois ressentir de... de collaborer, de travailler à mettre en lumière tous ces gens exceptionnels aussi.
- Speaker #0
Je pensais que j'allais faire ça quand j'ai quitté le SACU. Jamais. C'est ça qui est magique, que quand on décide de prendre la chance puis de faire quelque chose qu'on tient à cœur, t'as aucune idée de ce qui t'attend après. T'as vraiment aucune idée. Puis, moi, je me suis fait confiance. J'ai regardé ma carrière et j'ai dit, si j'ai réussi à faire ça, Si je mets tout cet effort-là à moi, qu'est-ce qui pourrait arriver ? I don't know yet. Let's go find out. J'étais curieux. Si je mettais tout cet effort-là dans quelque chose que j'adore, what can happen ? Là, je travaille sur les Galeries de Laurier. Cette année aussi, je n'ai pas mentionné encore, mais j'ai travaillé sur un festival à Saint-Martin. J'y retourne aussi. Tu m'aurais posé la question au mois de septembre 2022 quand j'ai quitté le SACU. je me voyais où dans quatre ans, je n'aurais jamais répondu à ce que je te dis maintenant, aujourd'hui. Again, c'est le mystère. Le meilleur conseil que je peux dire au monde qui nous écoute, qui veulent prendre le leap of faith, qui veulent faire le saut, c'est fais-toi confiance. Es-tu déjà rendu au point que tu es aujourd'hui dans ta vie grâce à toi ? Imagine quand tu vas faire quelque chose qui vient de ton cœur, la drive, ton focus, tu vas atteindre des niveaux qui vont te surprendre. You know, c'est... C'est un cadeau. C'est un...
- Speaker #1
Il y a quelque chose qui m'a beaucoup aidée quand j'ai fait mon leap of faith, mon saut dans le vide. C'était ma manière de gérer, mais je me suis dit, au pire Je retourne vers ce que je sais faire.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Au pire, je retourne vers ce que je sais faire. Et en fait, te dire ça, c'est comme un peu le plan B. Mais en fait, tu y retournes jamais.
- Speaker #0
Jamais.
- Speaker #1
Mais jamais quand tu goûtes à ça. Tu ne peux pas, tu ne peux pas y retourner. Mais de l'avoir, ça sécurise la partie de ton cerveau qui est en mode survie parce qu'il est là pour te protéger, pour te permettre de survivre. Tu le rassures. Au pire, je retourne en arrière. Au pire, je retourne dans ce que je sais faire. Et pendant ce temps-là, hop, tu utilises toutes tes capacités, tout ce que tu sais faire. Mais comme tu l'as dit, au service de ta passion, au service de tes valeurs, au service de ce qui t'appelle vraiment.
- Speaker #0
Je le sais que je pourrais retourner en restauration, n'importe quand. Si c'est la réalité pour tout le monde qui fait un leap of faith, on peut y retourner, mais vous n'allez pas le faire. Si tu fais le saut, puis tu donnes à 100% à toi-même, je vous garantis que vous allez vous découvrir d'une façon que vous ne connaissez même pas encore.
- Speaker #1
Il y a quelque chose qu'on n'a pas touché encore, toi et moi, si tu es d'accord de l'adresser, et c'est justement dans ce fameux post que j'ai lu après t'avoir rencontré. Tu parlais de ton chemin. Merci. chasing success to creating success, de passer de courir après le succès versus le créer. Puis tu parlais dans ce poste de comment tu t'es rendu compte, je crois que c'est l'année dernière. Oui,
- Speaker #0
en 2026.
- Speaker #1
Ça y est, on est tout pile en 2026 quand on enregistre, on est début janvier. Mais en début 2025, tu t'es rendu compte que tu étais dans un high functioning survival mode. C'est comme ça que tu l'as nommé. Qu'est-ce qui s'est passé là, pour toi ?
- Speaker #0
Alors quand j'ai fait le saut, vu que j'avais 35 ou 36 ans, j'oublie exactement, même 34 en tout cas, peu importe mon âge, je me sentais comme si j'étais en retard. Quand j'ai commencé à travailler dans l'événementiel de la musique et de la gastronomie, je me suis dit oui, il y a beaucoup de choses. Puis j'ai peut-être rempli mon recette un petit peu trop. Qu'est-ce qui est arrivé avec ça, c'est que j'ai arrêté de prendre soin de moi-même. Je m'entraînais moins, je mangeais moins bien. Même à un moment donné, je suis allé vers du meal prep, mais c'est jamais pareil. Puis, je n'avais pas de moment de pause, en réalité. J'étais toujours sur le go, Puis, l'accumulation de le septembre 2022 au mois de mars 2025, je n'ai pas arrêté. Vers la fin, je courais après le succès parce que je le voulais vraiment. Puis oui, j'ai attiré beaucoup de succès, mais ça m'a coûté ma santé. Puis c'est là qu'il y a le chiffre de « chasing success » , de « creating success » . Parce que si tu te néglectes ton physique, ton mental, tu n'es pas en train de créer du succès. Tu es en train de t'autodétruire en même temps. Puis c'est là que j'ai dû apprendre la façon difficile. de trouver ma balance. J'ai dû, tu sais moi, avril 2024, j'ai eu une hernie discale au dos, puis je n'étais plus capable de marcher.
- Speaker #1
Parce que je ne prenais pas de peau.
- Speaker #0
Tu en avais plein le dos. Puis c'était là que j'ai commencé à faire mon petit wake-up call. Mais ensuite, j'avais encore plein d'idées en tête, puis c'est... J'avais dû encore trop, oui, à trop de choses. Puis il fallait que je finisse. tous mes commitments. Puis c'est là que je me suis rendu compte en mars 2025 que genre, OK, on a passé à travers. Parce qu'en réalité, en 2025, j'ai participé à trois différents festivals back-to-back-to-back. J'ai fait environ sept semaines de festivals en ligne, enchaînés.
- Speaker #1
À travailler pour les festivals.
- Speaker #0
Oui. Quand on était en mode, tu le ferais en lumière, c'était fin février jusqu'à la mi-mars. Là, je suis parti à Saint-Martin. J'étais là pour une semaine. pour travailler sur un autre festival. Puis là, je me suis rendu à Panama où j'ai fait du bénévolat pour un festival qui était un festival de 16 jours. Puis c'est là que je me suis rendu compte, OK, Tony, tu ne peux plus enchaîner comme ça. C'est too much. Puis quand j'ai pris mon recul pour... J'étais en burn-out sans vraiment le savoir. Puis c'est vraiment quand j'étais au Panama puis j'avais fini le festival puis j'avais du temps pour moi-même. Puis je me suis rendu compte, OK... on ne peut plus retourner à cette méthode de vie parce qu'aussi on vieillit. Si je veux continuer à travailler dans l'événementiel pour encore un autre 10, 15, 20 ans, je ne peux pas négliger ma santé. Là, j'ai commencé à prendre du recul, je faisais beaucoup moins, puis je me suis redécouvert dans une façon. Pour ça, je dis, tantôt, je parlais des premières trois années, je me sens comme si mes premières trois années, c'était mon éducation à l'université dans l'événementiel. Puis là, je me sens que je suis prêt vraiment à prendre la prochaine étape, aller plus loin. Sans me perdre sur le chemin.
- Speaker #1
T'as fait tes études, t'as fait tes devoirs, t'as travaillé les soirs et les week-ends pour avoir tes maîtrises. Là, t'as ton diplôme. Ouais,
- Speaker #0
ouais. Mon burn-out, c'était mon diplôme.
- Speaker #1
Comment le prendre positivement. Ouais.
- Speaker #0
Mais il y a des leçons à toutes. Tu sais, c'est... Tu sais, je peux regarder le burn-out et dire, OK, I'm done. I'm never doing this again. Ou je peux apprendre. Quelque chose que j'ai aussi appris dans les dernières années, c'est... Every failure is a lesson. But there's no failure. Failure doesn't exist. C'est quoi, failure en français ?
- Speaker #1
Aucun échec.
- Speaker #0
Aucun échec, oui. N'est une erreur. Mais en réalité, c'est que tant que tu continues, tu n'as pas fait d'échec. On pense à un échec, mais c'est juste, oh, it's a bump in the road. C'est une redirection, c'est un moment d'apprentissage. C'est la journée que tu te dis, I give up. que l'échec est réel. Mais j'ai dit, OK, j'ai fait le burn-out, mais là, j'ai oublié le burn-out, mais j'ai quand même accompli beaucoup en trois ans. Mais si je focussais juste sur le burn-out, je ne voyerais pas tout le succès qui était autour. Mais ça, je dis, OK, j'ai réussi, c'est ce que je me dis aussi, j'ai réussi à tout faire ça pendant que je me détruisais. Qu'est-ce qui va arriver si je me prends soin de moi-même et je continue ce lancer-là, je vais aller encore plus haut. comme je te dis, c'était le manque de balance qui faisait que j'ai plafonné mais là si j'ai ma balance, j'ai mon yin et yang mais là je peux aller encore plus loin plus haut, puis créer plus être encore plus aligné mais là j'ai l'awareness de peut-être on fait moins, mais mieux moins,
- Speaker #1
mais mieux mais c'est la création moi je l'ai vécu aussi c'est la balance, mais c'est aussi encore une fois, l'intention Et c'est ça que tu dis quand tu dis « from chasing to success to creative success » , c'est l'intention, c'est toi en premier, ta santé en premier, parce que tu as pris conscience que ta santé, c'est la base qui va te donner l'énergie de pouvoir faire mieux et éventuellement faire même plus, mais encore une fois mieux, différemment, plutôt que faire tout sans penser à la santé et effectivement là où tu te vis de l'intérieur. Si tu te remplis d'abord, mais alors ensuite, c'est vraiment l'image de la fontaine. Si tu remplis la fontaine d'énergie, d'eau, par exemple, la fontaine, elle déborde. Mais donc, ça va redonner après à l'extérieur. Si tu te remplis d'abord, après, tu peux tout donner à l'extérieur.
- Speaker #0
Je pense que tu as dit le mot aussi, clé, intention. Quand j'étais dans ce mode-là de « go, go, go, go » , j'ai perdu mes intentions. Je disais des affaires oui à des affaires que...
- Speaker #1
Tu ne savais pas pourquoi.
- Speaker #0
Je ne savais pas pourquoi. C'est juste, oh, je voyais ça comme une opportunité. Mais c'est là aussi que tu apprends, le plus que tu avances, que dire non, c'est... Des fois, ça ouvre cinq portes différentes. Tu sais, c'est... Puis là, c'est pour ça. Maintenant, comme tu dis, je suis intentionné. Chaque fois que j'ai une opportunité ou quelque chose qui vient vers moi, je m'assois avec, je regarde, puis je dis, est-ce que ça, ça m'apporte plus loin, puis ça m'alimente, ou est-ce que ça risque de me gruger, puis de me vider ? Puis c'est là que, genre, Avoir des intentions de où je vais me rendre, comment je vais me rendre. Parce que je pense que c'est ça aussi, c'est mes premières années, je voulais, mais je ne pense pas que je savais nécessairement comment, où, puis où je voulais me rendre. Puis avec le temps, la vision s'est éclaircie. Puis je pense que c'est vraiment l'été 2024 où je commençais vraiment à voir ma destination, que c'est ça vraiment que je veux faire. Puis il me restait encore du parcours pour vraiment me découvrir mieux. mais... C'était là la fois que je me suis mis des intentions. Je me suis dit, je veux faire ci, je veux faire ça. OK, là, du coup, on avance. Tu vois, maintenant, je mets des intentions à chaque mois, à chaque fin de mois. Je mets quelques intentions pour le prochain mois qui s'en vient. Puis là, je me pose la question encore plus loin. C'est, OK, voici mon intention, mais pourquoi ? Là, j'essaie de comprendre mon pourquoi, qui me permet de comprendre mon intention mieux, mais qui me permet aussi de me comprendre mieux. Puis des fois, c'est là que tu vas voir si l'attention est vraiment alignée avec toi ou non, parce que you're going deeper. On parlait tantôt d'aller plus profond, mais comprendre tes pourquoi et comment tu vas plus profond. Je l'ai dit récemment à un ami qui m'a demandé des conseils. J'avais une quote en anglais que j'ai gardée, que « If you want to take three steps forward, you got to go three steps deeper first. » C'est faux.
- Speaker #1
Il faut aller d'abord en profondeur pour pouvoir aller ensuite plus loin.
- Speaker #0
Exact. Si tu veux avancer de trois pas, descend en profondeur de trois étages. Puis, comprendre tes pourquoi puis te poser les questions de ton pourquoi va t'aider à te rendre là. C'est facile de dire, je veux faire ci, mais OK, pourquoi ? Qu'est-ce que ça va t'apporter ? C'est genre, d'une façon, c'est comme déconstruire un repas. Pourquoi tu es là ? Pourquoi tu as mis ces épices-là ? Pourquoi tu es là ? Tu es construit toi-même. dans un sens, sinon...
- Speaker #1
C'est vrai, ça me fait sourire parce que c'est quelque chose que j'ai remarqué de toi, c'est à quel point tu questionnes tout, tu as vraiment cette attention aux détails, tu décortiques les plats, mais pas que les plats, les projets, les intentions, en tant que coach, le pourquoi, c'est la base de tout ce qu'aller chercher, son pourquoi. Il y a d'ailleurs un excellent TED Talk très connu de Simon Sinek à propos du why, why, why, why. Les entreprises qui se concentrent sur le why, encore une fois, sur la mission, C'est ça qui fait la différence. C'est pareil pour nous, les êtres humains, se concentrer, aller chercher pourquoi. Three steps deeper, tu as raison. Trois fois pourquoi. Et pourquoi ça ? Oui, mais pourquoi ça ? Et pourquoi ça ?
- Speaker #0
Jusqu'à temps que tu n'es plus capable de poser la question pourquoi. En amont, faites l'exercice. Trouve-toi quelque chose que tu ferais sur une intention pour le prochain mois, puis demande-toi pourquoi. Puis là... Tu vas sortir, ah, je vais faire ci parce que, on va dire, tu sais, je vais reprendre l'exemple, je veux faire plus de yoga. Bien, je vais y aller parce que, un, ça m'aide pour ma santé, ça m'aide à ralentir, ça m'aide à me reconnecter. Et pourquoi ? Ah, parce que j'ai quand même une cédule très chargée dans la vie. Sur le yoga, c'est vraiment du temps pour moi. Puis, tu sais, juste continuer à poser des questions.
- Speaker #1
Pourquoi c'est important pour moi, le temps pour moi ? Ah, bien, parce que ça va me permettre d'avoir plus de temps de qualité pour les autres, etc. Exact. C'est ça,
- Speaker #0
c'est ça. Vas-y en profondeur. Pas juste la première couche plus profonde. Go deeper and deeper and deeper. Puis, that's where you're going to find gold. Ouais.
- Speaker #1
C'est quand on creuse qu'on trouve l'or. C'est vrai. Il y a le pourquoi et il y a le qui aussi. Et pourquoi je dis ça ? Parce que tu m'as raconté l'autre fois que, justement, je crois que c'est l'été 2024, au dernier festival de Front. Front Republic que vous avez organisé, il y a eu un shift en toi où tu t'es vu aller et tu t'es vu être une version de toi que t'étais pas dans le quotidien et que t'as tellement aimé pendant ce festival que tu t'es dit après, wow, mais c'est cette personne-là, c'est ce Tony-là que je veux être, que je veux devenir au quotidien.
- Speaker #0
La réalité, c'est ce Tony-là que je suis. Mais j'avais trop de couches à retirer. You know, c'est... C'est pour ça que quand je suis revenu après le festival, j'avais vraiment de... Tu retournes à ta vie, t'es comme, oh, attends, je veux être cette personne-là que j'étais la semaine passée. OK, qu'est-ce qui me bloque ? Puis tu vois, il y a un exercice que j'ai souvent mes amis à faire, c'est... Des fois, on sait... Qu'est-ce qu'on va faire dans la vie et où on va se rendre ? Mais on n'est pas nécessairement la personne qui est capable de faire ça. Puis moi, quand j'ai vu qui je pouvais être ou qui j'étais, je me suis dit, OK, il faut que je devienne cette personne-là. Puis le reste va venir. Tout le reste va suivre. C'est juste devenir la meilleure version de moi-même puis devenir le plus moi-même, devenir authentique, unique, puis juste enlever les couches que j'avais mises pour me protéger des affaires que j'avais vécues quand j'étais plus jeune ou peu importe. « Removing the layers of trauma » puis vraiment devenir « my authentic self » . Puis ça, ça me fait penser à un quote aussi que j'ai « Being misunderstood is the tax you pay for being authentic » . Puis je me suis dit, OK, pourquoi je me fais petit ? Pourquoi je me cache ? En réalité, je vais juste être moi-même qui... gentil, ouvert d'esprit. Puis le plus que je vais faire ça, le plus que je vais attirer le monde à qui on est aligné comme tu es avec toi, puis le plus que je vais marcher avec mon cœur dans la main. Puis le reste, tout le succès que j'ai eu dans les dernières années, c'est juste, j'étais moi-même.
- Speaker #1
T'as enlevé les couches, couche après couche, pour reconnecter à ce Tony-là qui était déjà là, que tu étais déjà. T'as libéré, en fait, que t'as permis d'exister au quotidien.
- Speaker #0
Permitting myself to express myself. Je pense qu'on se censure beaucoup, puis on ne devrait pas. Chacun de nous est unique à quelque chose de magique à l'intérieur. On est tous incroyables. Chacun de nous est incroyable. On a toutes des vies qui sont challengeantes. La vie, c'est un challenge. C'est une épreuve qui demande beaucoup. Mais on est tous en train de la faire ensemble. On est tous en train de la vivre ensemble. Puis chacun de nous est incroyable. Puis il faut se souvenir de ça, que c'est pas moi comme toi. On est tous ensemble, puis on est là pour vivre ensemble.
- Speaker #1
Ça me touche tellement ce que tu dis, parce que je sais que c'est clairement quelque chose qu'on partage. Toi et moi, t'as commencé le podcast avec ça. Le collectif. Retourner. vers le collectif, recréer du collectif, du lien social. Pour moi, le podcast, c'est une manière de recréer du lien social, mais aussi les cercles de partage, par exemple, que je crée, ouvert à tous, gratuits, tous les mois, pour recréer du lien social, reconnecter à l'humanité ensemble, parce qu'on a tellement été dans la société de productivité, on a été séparés, une société individualiste, encore surtout en Amérique du Nord, on est séparés les uns des autres. Donc, Tout ce qui peut recréer du collectif, recréer du lien social, de la connexion à cette humanité. Et c'est ce que tu fais dans tous les événements que tu organises. C'est la clé, une des clés. J'en suis convaincue, le collectif.
- Speaker #0
Le bonheur est partagé.
- Speaker #1
Le bonheur est partagé. Je pense qu'on a les recettes, les amis. Collectif et go deeper, enlever les couches et reconnecter à ça. ça aussi, tu vois, évidemment, tu imagines bien combien ça me touche quand je t'entends parler de ça, reconnecter au Tenting Self. C'est ce que je fais, le coaching de reconnexion à soi. Ça peut être flyé quand on ne comprend pas le meaning derrière, la symbolique derrière, mais c'est reconnecter à ce qui est déjà là, en nous, mais qu'on a tellement enfoui de couches qui ne nous appartiennent pas. C'est pour ça aussi, je n'aime pas le terme de développement personnel, c'est du dépouillement personnel. Dépouillons-nous de tous ces layers qui ne nous appartiennent pas. Et là, on peut offrir au monde ce qu'on a de meilleur à offrir. Et on a tous quelque chose, tous et toutes quelque chose à offrir.
- Speaker #0
Chacun de nous, oui. Tantôt, j'ai parlé de vinyl and paint, puis je pense que le feeling que tu viens de ressentir à l'intérieur de toi, c'est ça que je ressens à chaque fois dans la dernière heure où je parle aux gens. Puis, hey, how's it going ? Comment ça se passe ? puis tu vas... aider les gens à reconnecter aux autres mêmes, puis le monde le font durant les Vinyl and Paint. Après, la peinture, moi, la première fois que j'ai fait l'expérience avec Kansas Club, c'était... Je n'avais pas peinturé depuis que j'avais 15 ans. Puis là, je suis comme, bien, qu'est-ce que je vais faire ? Je ne sais pas. Mais tu sais, Zoe nous avait tellement bien guidés, puis je finis, j'ai fait un butterfly.
- Speaker #1
En plus, un butterfly La symbolique Non,
- Speaker #0
mais s'il vous plaît C'est facile, le papillon avec les shapes Puis, qu'est-ce qui est le fun aussi avec la peinture et avec notre événement, c'est qu'il n'y a pas de mauvaise réponse sur le canvas. Qu'est-ce que tu peintures, c'est...
- Speaker #1
C'est l'expression de toi, de qui tu es, de ta vérité dans le moment.
- Speaker #0
Puis, quelque chose que je veux toucher dessus aussi, c'est que la perfection n'existe pas. Si tu attends la perfection, tu ne vas jamais la trouver. Ça n'existe pas, la perfection. Je pense que c'est aussi... On se met un fardeau, des fois, d'avoir tout... parfait, il n'y a rien de parfait dans la vie. C'est juste dans la pâtisserie qu'il faut être parfait avec les mesurements, sinon ton cheesecake va pas bien sortir.
- Speaker #1
Le foodie ne fait pas.
- Speaker #0
Mais dans toute la vie, l'imparfait est parfait.
- Speaker #1
Oui, tu vois, j'allais dire la nature semble parfaite, mais Merci. Mais en réalité, elle est pleine de textures et pleine d'imperfections. Tu vois, genre, les trèfles n'ont jamais la même taille. Tu vois, genre, le lotus, cette fleur magnifique, en dessous, elle prend ses racines dans la vase. Quand tu vas plus en profondeur, tu vois qu'il n'y a rien de parfait.
- Speaker #0
J'aime beaucoup la nature comme professeur. Puis je pense que... Pour moi, les arbres, c'est quelque chose que je regarde souvent. Puis, tu sais, on parlait de l'aller en profondeur. Mais, tu sais, pour un arbre, pour qu'il grandisse, puis aller plus vers les étoiles, puis la lune, il faut qu'il y ait des racines plus profondes, qui sont solides, avant qu'il puisse... Tu sais, ça. Moi, je regarde ça souvent comme une leçon pour nous, les humains. Tu veux atteindre les étoiles, tu vas aller toucher les étoiles pour que tu aies des racines. Justement, dans deux semaines, je me fais un tatouage d'un arbre de l'Est de Liban sur mon pied et je vais même me permettre de faire des racines qui vont dans ma cheville.
- Speaker #1
La symbolique étant nommée, on ne l'a pas nommée, mais tu es d'origine libanaise aussi ?
- Speaker #0
Libanais-Italien.
- Speaker #1
Libanais, oh pardon, pardon, Libanais-Italiens. Hey, la nourriture et la spiritualité avec l'arbre de vie libanais, wow, tout est là.
- Speaker #0
Everything makes sense now. C'est deux cultures qui adorent la nourriture, qui adorent la musique, qui adorent les...
- Speaker #1
La vie.
- Speaker #0
La vie, oui.
- Speaker #1
Deux cultures très vivantes. Qu'est-ce qu'on n'a pas encore nommé peut-être avant de conclure, Tony, qui te tiendrait à cœur de partager ?
- Speaker #0
On a juste un message à tout le monde qui nous écoute. You got this. Chacun de nous. peut créer la vie de nos rêves. Tu t'es déjà rendu à ce point-ci dans ta vie, grâce à toi. Tu peux faire tout ce que tu veux. Puis tu es magnifique, on est tous magnifiques. N'aie pas peur. Puis dans les moments les plus difficiles, parce que c'est des up and down, c'est pas juste, c'est pas toujours plaisant, il va y avoir des moments plus difficiles, mais juste, c'est les moments difficiles qui t'apportent plus haut. So quand c'est challengeant, quand c'est vraiment, tu sais, tu es face à une épreuve qui te fait douter, un truc que tu peux faire, c'est, tu sais, écrire tes accomplissements que tu as réussi, mais écrire depuis que tu es jeune, depuis que tu es un enfant, puis regarde tout ce que tu as accompli dans ta vie, puis crois-moi que c'est juste un autre bump in the road, puis tu vas te rendre, tu sais, fais-toi ce cadeau de reconnecter à toi-même, à ton enfant, et crée la vie que tu as toujours rêvé de vivre quand tu étais jeune. être à ta portée, il faut juste prendre le premier pas.
- Speaker #1
Et tu rejoindras les étoiles. Avec tes racines bien ancrées. Merci pour ta lumière. Je sais que tu es trop pudique pour montrer tout ce qui est en toi. Et puis ça nous prendrait quatre heures de podcast aussi peut-être. Mais je te l'ai dit tantôt et moi je sais ce que je vois de l'être humain que tu es. C'est une personne qui avec tout ce qu'il... tout ce qu'il a vécu, tout ce qu'il vit dans sa vie, malgré toute la noirceur qu'on peut vivre dans la vie. Tu as choisi la lumière. Et tu as choisi non seulement la lumière pour toi, mais tu as choisi de la propager tout autour de toi. Et je te remercie pour ça.
- Speaker #0
C'est moi qui te remercie.
- Speaker #1
Merci infiniment d'avoir passé ce moment avec nous. Si cet épisode t'a inspiré, Dis-moi pourquoi en commentaire ou en message privé. Partage-le autour de toi et laisse un avis et des étoiles sur ta plateforme de podcast préférée. Grâce à ces simples gestes, tu permettras au podcast et à mes invités de rayonner et d'inspirer plus de monde. Pour ne manquer aucun épisode, abonne-toi sur la plateforme de ton choix. Et si tu veux en savoir plus sur moi et mon parcours, toutes les informations sont en description du podcast. On se retrouve chaque premier jeudi du mois. Et d'ici là, je te souhaite de rester à l'écoute de toi.