Speaker #0Sommes-nous en train de vivre la fin du règne Ducati en MotoGP ? La Aprilia vient de mettre 4 motos dans le top 5 à Buriram, à savoir toutes les Aprilia. Et ce n'est pas la seule surprise du week-end, on en parle dans cet épisode, bienvenue ! Je suis tellement content de vous retrouver, ça y est, premier week-end de Grand Prix, et puis ça veut dire qu'on va se retrouver régulièrement pour débriefer ce qui se passe en piste. Alors aujourd'hui, on va forcément parler de cette polémique de la sanction de Marc Marquez, même si c'est à la sprint. de Pedro Acosta, qui nous a bien surpris, et puis de la catastrophe Yamaha, le mot est peut-être un peu dur, mais je n'en ai pas d'autre, pour ce qu'on a observé avec ce qui se passe chez Yamaha, avec des pilotes qui n'ont même pas pu s'exprimer. Mais avant ça, si ce n'est pas encore fait, abonnez-vous. Alors je sais, j'en parle assez régulièrement, et parfois on me dit, bon, on a compris le message, mais là, ça m'aide beaucoup, et je vous rappelle pourquoi. C'est que cet hiver, j'ai travaillé comme un dingue, cette année, vous amenez de contenu encore plus immersif. Donc je vais pouvoir, normalement, d'ici le mois d'avril, parce que ça se joue en ce moment, Vous annoncez de nouvelles choses et sincèrement, dedans, il y a des très bonnes surprises, dont en plus, je vais pouvoir vous faire profiter avec des choses à gagner et vraiment des vraies expériences, pas du bête cadeau. Donc, si vous voulez me soutenir pour que je puisse le faire, c'est la façon la plus efficace de le faire. Abonnez-vous. Alors, il y en a qui écoutent en podcast audio sur Spotify ou Apple Podcast. Là, c'est les évaluations. C'est tout bête. Je sais qu'on ne le fait pas souvent. Prenez le temps de le faire. Ça va énormément me filer ce coup de pouce dont j'ai besoin. Et le pouce bleu ici, voilà, vous connaissez. On est bon pour le blabla, on passe au sujet. Alors avant de parler d'Aprilia, qui remet en question la domination du Kati, on parle de la sprint et sincèrement, je ne sais pas ce que vous en pensez, je trouve qu'on s'est régalé. On avait un week-end jusque-là en plus assez lisible aux essais et en qualification, puisque globalement, Aprilia a été au-dessus. Marc Marquez faisait de la résistance, mais ne semblait pas très à l'aise. Et Acosta, il est arrivé un peu en embuscade, bien qu'en début de week-end, on ne l'imaginait pas aussi bien terminer le week-end. Derrière, on avait des ondas. Je trouve plutôt pas trop mal. On sent l'évolution qui continue. Et les autres KTM. Et puis, fond de grille, il y a les Yamaha qui, désolé, ont des chronos de plus en plus proches des Moto2. Donc, c'est un peu flippant. Si on sait qu'il y a du boulot, on y reviendra. Et la Sprint, donc, qui démarre avec ce favori. Beds, très attendu, donc là-bas à Boeram. Marquez qui a joué la carte de la pression. Et quand on a Marquez qui file au train, ça peut fonctionner. Ça a fonctionné. Marco est parti à la faute. Je pense que sans ça, on l'aurait probablement vu gagner ce sprint. C'est une erreur, il n'y a pas grand-chose à en dire de l'erreur. Ça fait partie aussi du style de Benz qui est un attaquant. Il prend parfois certains risques et il l'a dit lui-même, parfois peut-être un peu trop, mais c'est son style. Et pour jouer le titre cette année, ça risque d'être ça la clé. En tout cas, c'est ce que je pense déjà d'entrée de jeu après ce premier week-end. Donc attention à cet excès de confiance qui fait tomber. Les points seront précieux pour battre Marc Marquez. Mais le bon de côté de cette chute, si on peut dire, J'aime pas cette phrase, mais... Ça nous a offert un duel épique entre Marc Marquez et Pedro Acosta. Vous l'avez vu, je ne vais pas le détailler, ce duel. Mais forcément, vous savez où on va en arriver. Ce bloc passe de Marc Marquez sur Pedro Acosta, qui a tellement fait parler ce week-end. Alors, ce qu'on va faire, parce que c'est un gros chapitre, cette histoire de sanctions, ce que j'en pense, on y reviendra à la fin de l'épisode. Parce qu'il y a beaucoup de choses à dire et parce que je sais que ça va faire un peu débat, si on veut. Et je voudrais votre avis là-dessus, surtout. Alors, avant ça, le Grand Prix du dimanche. avec cette question, et je trouve qu'il va être la question qui risque d'être la trame de fond de ce début de saison. L'ère Ducati est-elle révolue ? Le roi est mort, vive le roi Aprilia, j'ai un peu envie de dire. Avec cette victoire écrasante de Bensiqui le dimanche. Il était juste intouchable. C'est pas la première fois qu'on le voit comme ça. 4 Aprilia dans le top 5 et il y a 4 Aprilia sur le plateau. C'est forcément trop tôt pour tirer des conclusions. On va pas s'emballer, mais chez Ducati, on peut être inquiet. Parce qu'il y a une tendance qui se dessine. Rappelez-vous la fin de saison dernière, je m'étais amusé avec vous à compter la dernière moitié du championnat et ce que ça donnerait dans le classement. Bedsiki rivalisait déjà avec Marc Marquez. Et ici, on a quatre machines dans le top 5 le dimanche à la sprint. C'était trois. Et trois parce que Beds était parti à la faute. Fin de saison dernière, je suis allé revérifier. Pour rappel, il y avait l'Australie, Beds est troisième, mais Raúl Fernández avait gagné. En Malaisie, c'est Ducati qui s'était imposé. Mais au Portugal, victoire de Beds. À Valence, victoire de Beds. Donc, ça fait trois victoires consécutives pour Beds et qui ? Qui est le premier à faire ça avec une Aprilia. Je ne dis pas que Ducati ne sera plus dans le coup et que c'est sûr sur d'autres circuits. Mais je ne suis pas non plus de l'avis qu'Aprilia fait des petits coups de temps en temps et sur la majorité des circuits, il restera derrière. Je pense que là, on n'en est plus là. On est plus sur une situation où Aprilia est en train de confirmer que la moto devient de plus en plus compétitive. Il reste 21 Grands Prix à disputer, on est d'accord sur le reste. Mais nous, on veut du spectacle et de la bagarre de vent. Ce qu'on a vu, c'est plutôt une bonne nouvelle puisque l'enjeu de cette saison, il est redistribué. Je suis content. parce que de temps en temps, j'aime bien, ça me donne un peu raison sur l'analyse de fin de saison dernière. C'est toujours un peu plaisant. Mais voilà, on n'aurait pas une saison avec un pilote intouchable en première place et donc on risque de passer de bons moments en regardant les courses. En observant le top 5 de dimanche, la seule non-impréliée, Pedro Acosta. Une fois de plus, il va chercher au-delà des performances de sa machine qui se la dit. La KTM a l'air d'avoir progressé, on verra sur d'autres pistes. Parce que c'était une moto qui était assez inconstante en dehors des performances d'Acosta. Mais on a eu un énorme week-end de Pedro. Je sais qu'il y en a qui pensent qu'il doit encore prouver. Moi, je pense qu'avec la saison dernière, il a prouvé qu'il est là. Il s'est complètement adapté à cette catégorie que maintenant, il connaît bien. Et puis, voilà, il est en tête du championnat du monde. On dirait que ça ne veut pas dire grand-chose là où on en est. Je ne vois pas comment il aurait pu faire mieux avec la machine. Donc, bravo Acosta. Point bonus pour lui, après l'incident avec Marquez, il a eu une attitude que je trouve super. Là où certains auraient joué un peu les pleureuses et acclamé la sanction, Pedro Acosta, lui, il a pensé sportif, il a pensé comme nous, on aime voir le MotoGP. Et c'est quand même cool parce que vous savez que tous les pilotes ne l'auraient pas fait. On y reviendra. Le seul autre pilote qui arrive à se mettre avec les Aprilia devant à Bourirame, Marc Marquez, avant cette crevaison du dimanche. Michelin l'a confirmé, c'est l'impact avec le vibreur qui a provoqué la collision. Mais avant ça, même s'il jouait le podium, il était en difficulté. Marc Marquez, on l'a vu. On se doute bien qu'il n'aurait pas gagné cette course. En tout cas, il n'avait pas de quoi rivaliser avec les plus rapides. On sait qu'il est encore un peu diminué physiquement au niveau de son épaule. Ça, il en a parlé. On va voir comment ça se passe d'ici le prochain Grand Prix. Mais ça ne se résume pas en tout cas à sa méforme physique. Là, vraiment, Aprilia était trop fort. Je pense que vous l'avez vu comme moi. Donc, je pense que sans l'abandon dimanche, Marc Marquez aurait probablement terminé troisième parce qu'il y avait de la gestion de course et on le sentait. Ce qui, au championnat, l'aurait parfaitement... Mais donc là, de nouveau, tout a un peu basculé. Si c'est comme ça chaque week-end, on n'est pas au bout de nos surprises. Alors, il y a quelques chiffres. C'est toujours cool d'aller voir des chiffres qui illustrent bien ce qui se passe. Avant de revenir aussi sur cette fameuse sanction, puisqu'on va en parler. J'ai reçu beaucoup de messages qui me le demandaient. Je ne voulais pas faire une vidéo juste sur cette histoire de sanctions ce week-end. Je voulais faire tout le débrief. Donc, on y reviendra. Le dernier pilote qui a mené un championnat sans rouler sur une machine Ducati, ça date de 2022. Et les amis français, ça va vous faire plaisir, c'est Fabio Quartararo. Vu sa situation aujourd'hui, on va dire qu'on se console avec ce qu'on peut. Et puis ici, donc, Benzecchi, il enchaîne trois victoires d'affilée. Je vous l'ai dit un peu plus tôt, c'est le premier pilote Aprilia à le faire et on l'a pas mal répété ce week-end. Alors, dans ce classement du championnat, avec l'abandon de Marc Marquez, qui ne compte donc que 9 points, c'est le premier représentant Ducati du classement, Fabio Di Gianantonio, qui n'est que 7e. Ça nous amène à la situation d'un autre pilote, vous vous en doutez, Francesco Bagnaia. Neuvième à la sprint, neuvième à la course, alors que devant lui, il y a eu des abandons. C'est compliqué. Alors, on va dire que la conclusion est la même que la saison dernière. Cette moto, elle ne lui convient pas. On le savait et rien n'a changé. Bon, voilà, ça a pas mal parlé cet hiver. Ça semble toujours compliqué. Mais où c'est difficile à justifier, c'est qu'il est quand même surpassé par d'autres pilotes Ducati et par tous les autres pilotes Ducati. Là, c'est assez inquiétant. C'est un peu un petit air de déjà-vu pour Francesco Bagnaia, qui doit un peu se dire que là, il vit un peu un jour sans fin. Mais ça met en lumière la suite logique de ce qui se passait l'an dernier. Et finalement, la vérité sportive, elle est là. Des pilotes qui avaient à ce moment-là une GP24 sans sortée, ceux sur la moto de l'année, c'était compliqué, ils étaient en difficulté. Ça semble se confirmer cette année. Et puis en parallèle, on a une Aprilia qui progresse. Et donc finalement, ce qu'on a vu à Bourirame, ça n'a rien de très surprenant. Alors je vous ai promis de... d'aller jouer un peu au jeu de chacun donne son avis sur cette sanction du samedi. Avant ça, je vous donne une petite note aussi pour Honda, parce que discrètement, mais progressivement, Honda est en train de se montrer avec des machines qui évoluent, je trouve, étape par étape. Et ça, c'est très rassurant parce que c'est une évolution stable, ce que j'espère qu'on comprendra à un moment donné chez Yamaha. Les deux machines étaient dans le top 10 à la sprint et à la course, jusqu'à l'abandon de Johan Myhr, qui a aussi eu un problème de pneus. Voilà, mais sinon, en plus, je dois admirer, il faisait une excellente course dimanche. Donc, ça montre de belles choses petit à petit. Pour Joan Zarco, on va dire que c'était mitigé, mais on sent quand même qu'il peut se passer quelque chose de bien. Donc, on va observer les prochains week-ends de course et ça fait contraste. Avec Yamaha, parce que qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? On sait que ça va prendre du temps avec le projet V4, on a analysé tout ça, il y a les déclarations qui ont été faites par Yamaha, mais là ce projet V4, il est dans les choux, donc le retard est tel qu'on se demande comment ça pourrait progresser dans les 3, 4, 5 prochaines courses, et dommage puisque ça enlève Fabio Quartararo de l'équation, et on sait que Fabio Quartararo, il nous montrait généralement de belles choses, donc avec cette machine-là, je pense qu'il n'aura rien à montrer. Même chose pour le pauvre rookie Toprak Resgasoglu, qui non seulement doit se familiariser à une MotoGP, aux pneus Michelin que lui ne connaissait pas, et puis de cette machine qui n'a rien à lui offrir. L'évolution moteur prévue, ce qu'on apprenait, je l'ai appris comme vous en regardant le Grand Prix, c'est seulement pour le Grand Prix de France, sans savoir ce que ça va donner. Donc on ne va pas tirer sur l'ambulance, mais c'est sûr, l'année va être longue pour Fabio Quartararo et pour les autres pilotes Yamaha. Allez, je l'avais gardé pour la fin. la sanction de Marc Marquez lors de la sprint du samedi. Je vous avoue que j'ai hésité à faire une vidéo juste sur ça, sur le moment, parce que ça grouillait David dans tous les sens et que je trouvais le débat hyper intéressant. Parce que ce débat, c'est un enjeu, c'est un tournant vers lequel ira peut-être la compétition MotoGP et qui nous fait peur, on en parle beaucoup avec Liberty Media, avec cet esprit trop Formule 1 qui pourrait arriver, avec l'ombre des circuits urbains qui devient même un peu plus qu'une ombre, avec l'Australie, c'est quelque chose qui nous inquiète tous un peu. Donc... Cette sanction, elle peut être un tournant important et espérons qu'elle ne le soit pas. Alors tout le monde y est allé de son petit avis. Je vais essayer de vous donner le mien quand même, mon humble avis finalement, qui ne vaut pas grand chose. Mais ça va être un petit peu long. Je vous le fais en deux parties avec la première le samedi à chaud pendant la course. Mon avis, c'était que Marquez, il y était allé à la limite. Mais selon moi, il y est resté. C'est un bloc passe. Il est sans pitié ce bloc passe. Là, on est d'accord. Très impressionnant et il vient de loin. Mais j'irais acceptable, surtout quand on arrive à la fin de course où on sait que les pilotes sur les derniers virages vont tenter quelque chose. Je n'ai pas été si surpris de ça, de voir une sanction malgré tout. Même si je n'étais pas d'accord avec cette sanction. Mon point de vue, c'est que oui, Marc Marquez vient de loin. Le freinage est impressionnant et sans pitié. Et là, ça le met dans une situation. Une fois que sa moto est devant celle d'Acosta, il doit réussir à freiner et tourner. Ça, c'est l'essence d'un beau dépassement. S'il vient de loin et qu'il n'arrive pas à tourner, OK, on peut dire qu'il est en perdition dans ce cas-là. On entre dans le cadre d'une sanction, surtout s'il touche l'autre pilote ou qu'il l'empêche de rester sur la piste. S'il vient de loin, mais qu'à contrario, il arrive à tourner, même s'il ferme la porte, la définition, c'est que c'est un bloc-passe. Et je ne suis pas vraiment d'accord avec ceux qui disent qu'il vient de trop loin et qu'il y a contact, donc il y a sanction. Déjà, non, pour ça, non, ça ne peut pas être le cas. Venir de loin et se toucher, ça n'est pas... pas la faute sur le pilote qui vient de loin. Pour moi, la Ducati, elle est suffisamment devant la KTM pour aller chercher la corde. Et donc, s'il tourne sans sortir de la piste, c'est bon. Ça force le pilote qui est à l'extérieur à devoir, à un moment donné, lâcher prise s'il ne veut pas aller au contact ou même ensuite sortir de la piste. Mais ça n'en reste pas moins un bloc passe et ça fait partie du jeu, même si ce n'est pas, allez, on va dire pas hyper propre à voir. Donc, dites-moi si vous n'êtes pas d'accord. Moi, je suis ouvert sur le débat parce que là, je vous donne mon avis et mon interprétation de la phase que j'ai regardée 100 fois, je pense. Voilà, et alors je vous le disais, c'était en deux parties. Donc ça, c'est ce que j'ai pensé le samedi. Et c'est ce qu'était mon avis. Mais donc, pas si surpris. De voir qu'en étant autant à la limite, cette sanction tombe parce qu'on sait que parfois les décisions sont un petit peu sévères. Mais alors quand on arrive le dimanche, le lendemain, et qu'on regarde la course, sincèrement c'est évident. Ce type de dépassement, on en a vu plusieurs. Je ne sais pas qu'on en a vu à tous les tours, mais on en a vu plusieurs. Donc un qui ressemblait furieusement, c'est celui de Johan Myhr sur DJI, je pense. J'espère pas dire de bêtises, on devait être autour du 20ème tour. On est dans la même configuration. La seule différence, c'est que le pilote à l'extérieur, il relâche. parce qu'il sait qu'il n'a pas le choix et que sinon, ça va se compliquer. Et là, ça a renforcé, mon avis, un bloc passe, OK, sans pitié, mais dans les règles. Je pense que vous aurez compris mon avis. Alors, Acosta, il aurait en plus fait la même chose, confirmation de sa part d'ailleurs, parce que c'est un fighter et c'est bien pour ça qu'on aime les fighters. Bon, où je comprends que c'est un peu gueulé parce que c'est un peu inquiétant, c'est que si on sanctionne ce genre de phase, on risque d'avoir des pilotes qui vont se dire OK, là, c'est peut-être un peu trop audacieux d'aller à la limite, je ne vais pas y aller. Et ça, c'est... Ce n'est pas l'ADN du MotoGP. Je pense que la plupart d'entre vous, vous devez être d'accord avec ça. On peut en parler des heures. Ce qui est intéressant, c'est aussi ce que disent les pilotes, puisque ceux qui maîtrisent le mieux le sujet, en théorie, ce n'est pas nous, c'est Marquez, premier concerné. Lui, il a dit, on va dire politiquement, qu'il respectait la décision et que c'était la règle. Et il l'a dit à chaud. Après ce fameux signe fait faire la direction de course, mais tout de même, c'est ce qu'il a dit. C'est un discours filtré. On a eu un petit peu plus d'infos après ça. Un peu plus de détails de sa part. Ce qu'il dit, je vous le cite, ce sont les mots de Marc Marquez. Le bloc passe était fait de la meilleure façon possible. J'étais déjà devant, avant la corde. J'avais une demi-moto d'avance. Je n'étais même pas sur le vibreur en sortie de courbe. C'est assez développé. Acosta, lui, de son côté, il l'a confirmé. Il aurait fait la même chose. Et il a même été surpris de la pénalité. Et ce qu'il dit, c'est ça qui rend le MotoGP excitant. Je pense que c'est ce qu'on doit retenir. Alors, on a aussi l'avis de Fabio Quartararo. évidemment été interrogé sur le sujet. Lui, ce qu'il dit, je vous le cite aussi. Je pense que c'est un bloc passe, c'est sûr, mais pour moi, c'était vraiment propre. Et il ajoute une petite nuance. Et c'est là que c'est intéressant parce que par rapport au règlement, cette nuance, quand on se met du côté de la direction de course, elle nous amène quand même à comprendre ce qui a pu se passer. Il dit, mais bon, c'est du 50-50, ça dépend des points de vue. C'était un dépassement propre, mais il était aussi un peu hors trajectoire tout en restant sur la piste. Vous voyez cette nuance qui amène à L'interprétation, et là on peut être d'accord ou non avec cette interprétation faite par la direction de course. Alors Jack Miller, lui, vous savez qu'il a déjà été sanctionné dans les mêmes situations. Ce n'est pas le dernier, il y allait un petit peu à la limite. Et il rappelle que selon lui, ce genre de contact vient d'une trop grande résistance du pilote à l'extérieur. Et là est tout le point de vue. Alors je vous le cite, Jack Miller, il dit, « Quand un pilote continue de relâcher les freins à l'extérieur, au lieu de faire ce qui serait logique, c'est-à-dire laisser de la place et faire un undercut, Comme on l'a vu avec Marc sur la même piste avec Dovizioso à l'époque, ou comme Dovizioso l'a fait avec Marc Marquez à de nombreuses reprises, et que donc ce pilote persiste à essayer de doubler par l'extérieur, au bout d'un moment, la piste tourne et ce n'est pas possible. Sincèrement, je ne suis pas toujours d'accord avec Jack Miller, mais je trouve là le développement, il est très concret, et ça permet difficilement de comprendre la sanction. Mais en bref, pas facile de se ranger du côté de la direction de course. Espérons que ce soit une décision sévère, mais qui ne se reproduira pas. Et c'est bien là le problème. Quand une décision pour ce type de phase est appliquée, il faut que ce soit constant. Et là, la constance, elle peut jouer contre nous. Parce que si la direction de course s'entête à l'avenir sur les mêmes phases... pour vouloir être constant, ils risquent de sanctionner à chaque fois. Ça, c'est embêtant. Donc, j'ai peur que ça fasse jurisprudence. Et là, ça sera en sanction systématique. Et ça, pour le dire platement, ça nous ferait un peu chier. Mais bon, voilà. Ça, en plus des idées cheloues sur les circuits urbains, je comprends qu'on soit inquiets parce que je le suis comme vous. Mais bref, donnez-moi votre avis en commentaire, que vous soyez d'accord ou pas avec moi. Ne m'insultez pas si vous n'êtes pas d'accord avec moi. Dites-moi juste votre avis, ça m'intéresse. Alors, pour les débriefs de week-end MotoGP, je vais essayer d'aller à l'essentiel. Donc, on ne va pas développer plus que ça pour aujourd'hui. Petite note aussi, je n'en ai pas parlé plus tôt, mais très, très cool de revoir Rory Martin aux affaires parce qu'on ne sait pas où il est passé et ce n'était vraiment pas gagné pour lui de revenir dans cette forme-là. D'ailleurs, si je devais m'amuser, je ne l'ai pas vraiment prévu, mais je voulais faire une espèce de top et flop de chaque week-end. Alors, je vais faire un peu un impro avec vous. dans mes... top, je mettrais forcément en premier Aprilia avec Bezzechi parce que Bezzechi, on va dire le petit bémol de la chute à la sprint, mais il a été très fort. Top aussi Pedro Acosta qui a super bien exploité sa KTM. Et je vais mettre mon troisième top peut-être sur Honda qui montre quand même une belle progression. Sur les flops, finalement Ducati qui je vais mettre en troisième flop parce qu'il se retrouve un peu deuxième force du plateau à confirmer en s'entendant bien. Mais là, en tout cas, c'était le cas ce week-end. Mon deuxième flop, je ne sais pas trop dans le classement. En fait, je n'ai pas vraiment de deuxième. Donc, on va mettre Ducati en deux. Mais le premier, inévitablement, c'est Yamaha. Parce que tout ne sent pas bon. La machine ne fonctionne pas. On sait qu'ils ont besoin de temps. On demande aux pilotes frustrés de ne pas s'exprimer. Ça va être compliqué en partant sur cette base et en espérant qu'au moins, ils soient sûrs du projet 2027. Allez, les quelques conclusions de ce premier week-end de course. Après, il y a bien là. Et je pense que ça va se confirmer parce que c'était une tendance qui s'était montrée fin de saison dernière. Il n'y a pas de raison que ça ne dure pas. Je trouve ça très bien. On va avoir de la bataille et des vraies courses. Profitons-en. C'est ce qu'on voulait. Ducati, je pense, sera là aussi. J'en suis convaincu. Peut-être plus aussi dominant. Et donc Marc Marquez, ça devrait le surmotiver. Il y a tous les ingrédients pour une belle saison. Ne nous plaignons pas. Bedsiki, la clé pour lui, dompter ses erreurs. S'il y arrive. Il y aura des possibilités d'aller jouer le titre. Et Acosta, il est là en embuscade. Alors peut-être pas pour jouer le titre. Mais on va le surveiller. C'est peut-être le moins bien armé, on dirait, en termes de machine. Mais il a des choses à montrer, Pedro Acosta. Et là, la clé sera la régularité. Je ne suis pas revenu sur Tech 3 pour les KTM, mais on aurait pu les mettre justement dans ce fameux flop 3. Ça a été compliqué. Et pour le duo Roredo Enzo-Mavrik Vinales, au-delà de la préparation mentale, ça s'annonce... Le boulot est là. Le boulot est là. Alors Honda progresse doucement, Yamaha agonise, il n'y a pas d'autre mot. Et je pense qu'on peut en rester là pour ses conclusions. Le prochain week-end de Grand Prix, ce sera le Brésil du 20 au 22 mars. Retour au Brésil, c'est un petit événement. Ce n'était plus arrivé depuis 2004. On ira à l'Autodromo Ayrton Senna, 3,8 kilomètres, un circuit très technique, avec beaucoup de freinage en appui sur l'avant de la moto. De ce qu'on a observé, ça devrait être bon signe pour Aprilia. Vous avez vu les entrées de virage de l'Aprilia, c'est très impressionnant. Ce qui est cool, c'est qu'en plus, c'est un circuit en découverte pour tous les pilotes qui vont tous repartir de zéro. Donc, on n'est pas à l'abri de surprises de voir des pilotes plus instinctifs qui devraient être au rendez-vous. Et ce rendez-vous, moi, je vous le donne aussi dans un prochain épisode. À bientôt !