Speaker #0Ça va être un épisode très particulier aujourd'hui. On a vécu, vous et moi, un week-end assez difficile, pas celui qu'on voulait voir en MotoGP. Avec cette question, est-ce qu'on a assisté à un nouveau départ de trop à Barcelone ? Est-ce que les pilotes ont été mis en danger ? C'est un peu sensationnaliste, mais la question existe vraiment. Et puis il y a ces autres questions, notamment pourquoi Roger Martil a semblé aussi nerveux ? Cinq chutes sur le week-end et ce gros coup de sang, assez étonnant, au retour dans son box. On en parle dans ce nouvel épisode. Bienvenue. Bienvenue, nouvel épisode de Pointe Corde. Et je tiens à vous dire au passage que vraiment, ça me touche beaucoup de voir les chiffres du podcast qui montent sans cesse, à la fois dans les écoutes, mais aussi sur les réseaux sociaux. On a passé le million de vues sur les 28 derniers jours sur les réseaux. Et ça monte vers les 2 millions, donc c'est assez fou ce qui se passe en ce moment. Alors si vous voulez continuer l'aventure avec moi, abonnez-vous. et laissez vos évaluations. Ça, c'est sur les podcasts audio, Apple Podcasts, Spotify, ou encore Deezer. Ça aide énormément, puisque ça propose le podcast à de nouvelles personnes, et ça me permet de préparer pour vous de nouveaux projets. Alors aujourd'hui, c'est un épisode un peu spécial. Je ne pouvais pas aborder ça comme un débrief classique, vous en doutez bien. On va aborder les gros événements de ce week-end, vous les avez vus, il y en a, et on va surtout essayer de prendre du recul et de tirer quelques conclusions. Alors, une fois encore, vous l'aurez compris, Au revoir. beaucoup de choses à se dire aujourd'hui. La première chose que j'aimerais vous dire, je pense que ce ne sera pas surprenant pour vous, je n'ai pas passé un super moment devant la course de dimanche, ça c'est rare, je suppose que vous serez peu à me dire le contraire. Bon, finalement, mon ressenti, on est d'accord, ce n'est pas le plus important. Mais donc, jusque-là, pourtant, on assistait à un week-end qu'on va qualifier de normal, même si déjà on avait vu beaucoup de chutes assez effrayantes, notamment avec Rory Martin, on y reviendra. On reparlera du circuit de Barcelone parce que ce circuit, il a souvent aussi étaient remis en question à ce sujet. Mais globalement, sinon, week-end, on va dire sans histoire. Jusqu'à donc dimanche, Pedro Acosta, victime d'un problème juste devant Alex Marquez, qui ne va pas pouvoir l'éviter. Voilà, donc problème technique sur la KTM. Je pense que ce n'est pas utile de développer et de décrire cette scène. Vous l'avez vu. Allez, je vais mettre un peu de contexte, si jamais vous avez manqué certains éléments. Les images, donc, si vous voulez les revoir, elles sont un peu dispo partout. C'est terrible. Donc, Alex Marquez ne pourra pas éviter Pedro Acosta au moment où sa moto s'éteint. Il sort de la piste et va être victime d'un terrible accident. Ce n'est pas les seuls touchés. Fabio Di Gianantonio qui passe par là. Il y a la fourche d'Alex Marquez qui est arrachée de sa machine et qui traverse la piste qui aurait pu le percuter encore plus que ce qu'on a vu. Ça aurait pu être dramatique. Et Joan Zarco qui est touché ensuite par un débris. C'est le chaos. Et dans ce chaos, on nous annonce heureusement assez rapidement que les pilotes sont conscients. On est rassuré, mais pas encore complètement. Alex Marquez va être transféré à l'hôpital. Et dans la foulée, on n'a pas encore vraiment le temps de se remettre. Et c'est pour ça qu'on va en parler. Il y a un nouveau départ qui est donné, avec un nouvel incident malheureusement au premier virage. Dans la chute, on va retrouver plusieurs pilotes, mais le plus sérieusement touché, Johan Zarco. Dont l'image de la jambe, on l'a vu aussi passer. La jambe bloquée dans l'arrière de la moto de Francesco Bagnaia a fait froid dans le dos. Le KO était bien installé. Et dans tous ces départs, on était déjà un peu pris de court. Bon, vous l'aurez compris avec ce décor, la question qui s'est posée avec un pilote à l'hôpital et un autre occupé avec les médecins, ça devient beaucoup. Est-ce qu'un nouveau départ va être donné ? Et la réponse, de nouveau, on n'a pas vraiment le temps d'y réfléchir, mais c'est oui. On aura donc eu trois départs pour la course de dimanche. Alors, je sais que le débat, il est là parce que depuis dimanche, on ne parle un peu que de ça. Donc, on va forcément développer un peu. Mais je pense qu'avant, c'est important quand même de faire une petite mise au point sur l'état de santé des deux pilotes touchés. question quand même d'élégance et de respect. Alors ça, c'est les éléments que j'ai là quand j'enregistre, on est lundi soir. Concernant Alex Marquez, donc fracture de la clavicule droite plus petite fracture de la vertèbre cervicale C7. Il y a une opération d'ailleurs qui a été faite la nuit dernière pour la clavicule et qui a été réussie. Et la fracture cervicale apparemment ne nécessite pas d'opération à ce stade, mais elle va être suivie. Donc Grésigny a communiqué, il parle de situation sous contrôle. Pour Johan Zarco, les dernières infos pour le moment, donc là où j'enregistre. Pas de fracture majeure du fémur, contrairement aux premières craintes. Il y a une petite fracture au niveau du genou. Ça, ça a été relayé par plusieurs médias. Et donc, lésion ligamentaire au genou. Ça, c'est confirmé par Johan Zarco dans le message qu'il a posté dans la foulée. Et pas de commotion cérébrale. Donc, pour les deux pilotes, le verdict par rapport à ce qu'on a vu, il est plutôt rassurant. On est passé quand même pas loin de ce qui aurait pu être dramatique dans un cas comme dans l'autre. Sans oublier Fabio Di Gennone Antonio qui est passé à un rien de percuter de plein fouet cette fourche d'Alex Marquez, je vous le disais. Du coup, ces nouvelles rassurantes finalement c'est un peu la conclusion la plus importante de ce week-end après ce qu'on a vu. Le reste ça devient un peu du détail si on veut. Mais en tout cas je ne sais pas vous, en tout cas en sortant de ce week-end de course, j'ai ressenti quand même... Un espèce de sentiment de malaise. Et je pense que c'est là qu'il y a une analyse à poser. Et donc cette question, fallait-il relancer la course une première et une seconde fois ? Il y en a eu deux. Alors je voudrais vous dire que c'est une question déjà difficile à aborder ici parce que ça dépend de la sensibilité de chacun. On n'a pas tous la même. Et on ne peut donc pas répondre à ça de façon catégorique sans mettre de la nuance. Sinon, c'est de la bêtise. Au moment d'enregistrer, d'ailleurs en ce moment, là ça fait un peu plus de 24 heures que la course est passée. Je ne sais pas si je suis... complètement sûr de moi, malgré ce recul que j'ai pu avoir, du coup, en laissant un peu de temps passer. Pour bien analyser ça, selon moi, il faut distinguer deux choses. D'une part, le règlement et ce que ce règlement permet de faire. Puis aussi la part de l'impact humain, on va dire le psychologique, sur les pilotes. Et là arrive forcément le nœud du problème. Soit on applique à la lettre et on dit, les gars, c'est le job, vous êtes là pour faire la course et vous connaissez le risque. Soit on a une approche plus humaine et on prend en compte ce choc psychologique, parce qu'il y a peut-être des raisons de le faire. Donc on permet, si on veut, d'être plus souple avec ce règlement. Alors si on prend les deux axes, le règlement purement et simplement, rien d'étonnant et rien d'anormal dans ce qu'on a vu, quand la piste est dégagée, quand le pilote est mis en sécurité et que rien ne pose problème, on relance. De ce point de vue-là, c'est indiscutable. Mais donc si on parle de l'impact psychologique sur les pilotes, c'est plus difficile à évaluer. Est-ce qu'il faut le prendre en compte ? À partir de quel type d'incident on va décider d'arrêter et de ne pas lancer un nouveau départ ? Vous voyez que c'est un débat finalement assez large. Et avant de vous donner mon point de vue, je trouve que celui qui est le plus intéressant, ça reste celui des pilotes. Pour l'avis des pilotes, là il faut distinguer deux départs, donc le premier nouveau départ et le second nouveau départ. Alors les critiques sur la première décision de relancer la course, on en a peu, voire pas. Donc c'est assez simple à aborder du point de vue des pilotes. C'est le deuxième départ qui a amené un vrai débat. Dans ce thème, on a ceux qui ont parlé le plus rapidement, Pedro Acosta et Rory Martin. Alors Acosta, pour lui c'est clair, ce deuxième départ n'était pas nécessaire. Il le dit, le show, ça compte. Il est le premier à défendre cette position régulièrement. Mais il va rappeler aussi que c'est eux qui font le show sur les motos et que là, ils étaient assez atteints. Et pourtant, ce n'est pas son genre, Pedro Acosta, de se plaindre. Alors, notre avis, celui de Rory Martin. Il est un peu plus mesuré, mais lui aussi avance l'aspect humain qui doit être pris en compte. Et il va préciser que, et c'est important, les ambulances circulaient encore. C'est-à-dire que, oui, on savait qu'ils étaient conscients, Alex Marquez et Joan Zarco, mais ça s'arrête là. Donc, finalement, ça se tient. Alors, je sais qu'on dira. Puisque forcément la question va se poser, là les deux pilotes, la fin de course s'est pas passée comme ils le souhaitaient. Donc on pourra se poser la question, si Acosta avait eu sa première victoire, est-ce qu'il aurait dit la même chose ? Si Roré Martin avait gagné la course, est-ce qu'il aurait dit la même chose ? On le saura jamais. Là-dessus, moi je préfère rester humble, alors on dirait que je me mouille pas et que je suis politiquement correct. Je vais vous dire pourquoi, parce qu'on n'est pas des pilotes MotoGP, on n'a pas vécu ce crash depuis la piste. Donc ce serait quand même un peu gros d'arriver avec mon avis comme ça et de vous le déposer. Donc je vais en rester là. Puis on peut faire autrement, on peut aller chercher des avis plus zone neutre et justement s'intéresser à quelqu'un pour qui ça s'est mieux passé, Fabio Di Gelo Antonio. De son point de vue, il est plus nuancé. Alors après la victoire, il va le dire, oui la journée elle était éprouvante, mais il va rappeler que le MotoGP c'est un sport dangereux, qu'on le sait, et que quand la piste elle est sécurisée, il faut repartir. Bon là on en revient au débat qu'on abordait un peu plus tôt. Joanne Myre, Marco Bezzecchi, ils étaient aussi dans cette zone neutre, ils ont parlé de la difficulté émotionnelle, d'une situation bon... compliqué, mais ils n'ont pas vraiment critiqué l'organisation pour ce nouveau départ. Et il y a une autre prise de parole qui est intéressante, c'est celle de Francesco Bagnaia, puisque lui, malheureusement pour lui, il a été juste à côté de Johan Zarco, qui l'a entendu souffrir, et il l'a dit, il a été assez choqué par cette scène. Pourtant, quelques minutes après, il devait reprendre le départ, et malgré ça, Francesco Bagnaia, il n'a pourtant pas critiqué clairement cette décision, d'avoir relancé ce nouveau départ. Donc, est-ce qu'il était aussi contrarié par la situation que Martini à Costa ? Je ne sais pas, mais évidemment, on l'a senti atteint par la situation, et ça, on le comprend. Alors, vous me direz, pourquoi tout ce blabla ? Alors, pas pour rien, c'est que ces mots de Francesco Bagnaia, pour moi, c'est cet aspect-là qu'on doit prendre en compte si on veut défendre la thèse de non au deuxième départ. Bagnaia, il vit quelque chose de pas simple, il entend souffrir, j'allais dire Fabio Quartaro, mais non, Joan Zarco, et juste après, il doit reprendre le départ. Alors, est-ce qu'un pilote dans cette situation, Il est apte à courir. C'est ça la bonne question. Donc, ce n'est pas juste une question d'empathie et on doit courir ou non. C'est de se demander si, médicalement parlant, on va dire, mentalement parlant, il est apte à reprendre le départ sans se mettre en danger ou mettre en danger les autres. Alors, je n'ai pas la réponse à cette question. Et tant qu'à faire, je dois quand même un peu donner mon avis, donc je vais le faire. Moi, le premier nouveau départ, sur le moment, je n'ai pas vu de problème parce qu'on le sait que c'est comme ça. On le sait qu'une fois que le pilote est conscient et qu'on estime qu'il est en sécurité et qu'il n'y a plus de danger sur le circuit, ça va être relancé. Certains parlent de Liberty Media, ce n'est pas nouveau, c'était déjà comme ça avant. Le deuxième départ, alors vous me direz, il est assez comparable, c'est vrai. Mais malgré tout, moi, là, j'ai eu le sentiment de trop parce qu'on est au milieu d'un chaos et on le sentait, les pilotes n'étaient pas sereins. Et dans ce chaos, on se demande D'ici là, on va assez loin dans l'évaluation des capacités des pilotes à prendre part à ce nouveau départ. Je ne sais pas comment on pourrait faire, mais c'était assez étonnant. Pour moi, le second départ, je suis un peu de l'avis de Pedro Acosta, on aurait peut-être pu s'en passer. Et après coup, j'ai même repensé, allons dans des détails, il y en a eu plein, mais Johan Zarco qui se fait mal à la jambe et qui rate son premier freinage sur le nouveau départ, est-ce que ça aurait été le même départ dans des conditions différentes ? On n'a pas la réponse, mais ça fait quand même beaucoup de questions et un malaise assez profond, si bien chez nous qui regardions. que chez les pilotes. Alors je reste ouvert évidemment aux autres avis, parce que vous l'avez compris, c'est une question de sensibilité, et notre curseur, on ne l'a pas tous au même endroit, donc dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez. Et puis forcément, ce genre d'événement, ça ramène cette question de sécurité sur le circuit, circuit de Barcelone qui a souvent été remis en cause. Première chose, les pilotes, ils ont abordé énormément la question de ces nouveaux départs, mais il y en a très peu qui fin du week-end ont parlé de la sécurité du circuit en général. Alors, Rory Martin l'avait fait un peu plus tôt dans le week-end, puisque lui, il s'est fait très peur avec une chute. Vous l'avez peut-être vu, cette chute assez dangereuse où il va terminer dans la airfence. Et heureusement, pas sur la moto, parce qu'il l'a dit, Rory Martin, ça lui a rappelé l'accident tristement fatal de Louis Salom. Vous vous rappelez, au même endroit, en 2016. Et si on va plus loin, ce circuit, en fait, il est remis en question depuis plusieurs années. Parce qu'il a été conçu pour les motos qui, à l'époque, étaient adaptées à ce circuit. Ce n'est plus le cas des machines d'aujourd'hui. Ces motos, elles ont changé, vitesse plus élevée, freinage plus tardif, elles sont plus lourdes également. Matt Huxley allait dans ce sens, c'est quand même un journaliste respecté dans le paddock. Simon Patterson aussi lui le disait, les pilotes adorent Barcelone, mais le circuit n'est plus vraiment adapté aujourd'hui. Mais il y a quelques années, rappelez-vous, Valentino Rossi avait joué un rôle pour que ce circuit soit adapté, et il l'a été. Marc Marquez avait emboîté le pas un peu plus tard en disant que ça devenait limite avec les motos actuelles. Si Marc Marquez trouve sa limite, il peut se poser des questions. Important donc à comprendre quand on parle des machines actuelles, pourquoi on parle de cette différence ? C'est qu'elles arrivent vite et freinent tard. Et sur cette piste, on a des effets entonnoirs à Barcelone, vous les avez vus, avec beaucoup de pilotes qui se retrouvent réunis sur la même portion du circuit. Et en cas de chute d'un pilote sur la trajectoire, ça peut être très dangereux. Alors un autre avis intéressant, c'est celui de Loris Baz. Vous l'avez peut-être vu, lui son problème, c'est le premier freinage à Barcelone au bout de la ligne droite de départ. Pour lui, la ligne de départ, elle est trop éloignée du premier virage. Ce qui provoque, en effet, c'est qu'on arrive très, très vite à 300 km heure et qu'on a régulièrement des crashes à ce freinage, voire des carambolages. Il va rappeler qu'en 2004, on a eu des incidents à répétition. L'année suivante, ça a été le cas aussi. C'est quasiment chaque année. Donc, pour lui, il y a une solution qui serait assez simple. C'est de rapprocher la ligne de départ de ce virage pour éviter justement que les motos arrivent aussi vite quand elles sont sur ce freinage. Pour terminer avec ce sujet-là, rappelons que le circuit... Il a régulièrement été adapté, notamment après le triste incident de Lussalum, et qu'il peut encore l'être. Pour moi, c'est ça la solution, faire progresser la sécurité. Je vous dis ça alors qu'en regardant la course, je ne sais pas de votre côté, mais je me suis quand même dit qu'effectivement, ce circuit, c'est assez chaud. Effectivement, avec ces freinages et ces effets en tonnoir, et des pilotes qui s'engouffrent tous au même endroit, c'est très impressionnant. On sent qu'il y a quand même un aspect accidentogène. Mais si on va par là, prenons un exemple, le nouveau circuit hongrois, le Balaton Park, c'est exactement le même défaut, voire même pire. Pourtant, c'est un nouveau circuit et il y a d'autres circuits qui ont été conçus avant les motos GP actuelles et qui ont les mêmes défauts. Donc, je ne suis pas sûr que le circuit en lui-même soit le problème. C'est qu'au-delà des adaptations qui sont possibles, il faut peut-être encore en faire. Là aussi, je suis assez intéressé par votre point de vue. On change de sujet. Autre élément qui, moi, m'a vraiment surpris, c'est l'attitude de Rory Martin tout le week-end. Parce que jusque-là, il était plutôt serein. Et là, on l'a retrouvé nerveux, impatient et impulsif. Et on a vu ce qu'on n'aime pas trop voir chez lui. Déjà vendredi et samedi. Alors, ça forçait beaucoup, ça, c'est pas grave. Mais il y a eu beaucoup de risques et beaucoup de chutes. Et malgré tout, pas de changement dans l'attitude. C'est étonnant. Alors, dans sa situation, surtout, c'est étonnant. C'est un pilote impulsif, ça, on le sait. Il y a un côté qu'on aime bien là-dedans. Mais là, il faut mesurer le risque et ce que ça peut avoir comme conséquence. Et c'est ça qui rend ça étonnant. et puis son retour après la course. Dans le box, Aprilia et la bousculade avec son team manager, je ne comprends pas. Ou alors il y a des éléments qu'on ne maîtrise pas. On peut comprendre que l'émotion retombe, qu'il y a l'adrénaline. On l'a vu la semaine dernière au Mans, Francesco Bagnaia a aussi eu un petit coup de sang. Ça arrive, mais sur sa propre équipe, là, je n'arrive pas à comprendre cette réaction qui n'était pas ouf. C'est un pilote que j'aime regarder, mais ça, je n'ai pas aimé. Je préfère le voir piloter comme on a l'habitude de le voir piloter. Alors, il a présenté ses excuses. On dirait que c'est le plus important finalement, mais quand même, il faudrait parfois peut-être un peu réfléchir avant de se trouver dans cette situation et de devoir s'excuser. Et puis, il va y avoir la suite, des choses à noter pour Rory Martin qui vont dans le même sens. Cela dit, il a de nouveau chuté durant les tests. Il a été emmené en ambulance à son tour. Cinquième chute à Barcelone. sur un seul week-end. Heureusement, une fois de plus, plus de peur que de mal, pas de fracture, mais ce ne sera pas toujours le cas. Mais donc, grosse attention pour lui, il ne faudrait pas faire la chute de trop. On veut le voir en forme et c'est très cool de le revoir dans cette course au titre, mais il faut éviter de repartir pour une grave blessure. On parle de Martine, il faut parler de l'accrochage avec Raoul Fernandez, ça a fait discuter beaucoup. Massimo Rivola, vous avez vu l'image, pas très content, qui fait comprendre chez Tracos que ça ne doit pas arriver. Et par la suite arrive Raoul Fernandez qui est interrogé à ce sujet et qui ne va pas se démonter. Et ce qu'il va dire, finalement c'est assez intéressant parce que sur l'angle qu'on a vu en direct, moi je n'avais aucun doute, il allait être pénalisé. Il n'a pas été pénalisé, on ne comprenait pas. Alors ce qu'on a vu en direct, c'est ce qu'on a vu à la télé. Et puis il y a la vue hélicoptère qui est arrivée par la suite pour appuyer la défense de Raoul Fernandez. Et sincèrement, en la voyant, on peut quand même, selon moi, avoir un petit doute. Et comprendre en tout cas pourquoi ça a été qualifié en fait de course. Alors c'est notamment la thèse défendue par Neil Hudson, vous savez, consultant assez réputé d'anciens pilotes surtout. Il allait dans ce sens du fait de course. Pourquoi ? Parce que sur la vue aérienne, on comprend mieux ce qu'explique Raoul Fernandez. Donc lui, ce qu'il a dit, c'est qu'il était déjà bien engagé à l'intérieur, que Martine l'a vu et qu'il a malgré tout resserré et que c'était plus possible d'éviter la collision. Dans l'image que nous, on a vue en direct, cette explication, elle n'a aucun sens. Mais vue depuis l'hélicoptère, sincèrement, Le doute, il est permis. Alors je parle de doute, pas de certitude, mais en tout cas, ça me choque moins que ça soit qualifié de fait de course, parce que sincèrement, ça fait sens. Bon, ce ne sera pas utile de détailler toute la course qu'on a vue ce week-end, mais on doit parler du vainqueur, Fabio De Gianantonio, qui ne l'a pas volé cette victoire. Il a fait un super boulot, sans revenir encore sur ses conditions, mais globalement, il est régulier et il est en train de récolter ce qu'il a semé dans cette régularité. et revient même dans la course au titre. Et là, on ne l'avait pas vu venir. Il y avait Alex Marquez. Malheureusement, il semble avoir trouvé le truc sur cette machine et voilà ce qui est arrivé. Absence de Marc Marquez également, ça fait de DJI peut-être le seul pilote vraiment rapide en ce moment sur cette Ducati. Et on aurait tort de ne pas lui donner du crédit avec ce qu'il est en train de montrer. Alors, je n'en fais pas un favori, vous comprenez pas mal. Mais dans l'hypothèse où Ducati reprendrait le dessus sur Aprilia dans la suite de la saison, pourquoi pas ? Et alors, j'ai beaucoup aimé l'image avec Valentino Rossi après la course. Ces derniers temps, on parle très souvent de Valentino Rossi. uniquement dans le cadre de cette vieille polémique de 2015 qu'on nous a mis à toutes les sauces. Et là, on l'a vu, comme on aime bien le voir, dans un week-end, fortement aux côtés de ses pilotes, de la VR46, à fond derrière Morbidelli, et puis ému avec DJ après la victoire. Et ça, c'est ce qu'on aime bien voir. Allez, quelques éléments rapides en bref, pour quand même parler de la course. La chute de Jeanne Zarco, elle ne doit pas nous faire oublier qu'il faisait sincèrement un énorme week-end sur la Honda. Il montait en puissance. C'est d'autant plus dur ce qui lui arrive là. de tout cœur avec Johan Zarco. Pedro Acosta, de son côté, lui aussi, on aurait envie de dire que cette victoire, il la mérite, cette victoire qui n'arrive pas. Cette KTM, oui, elle ne va pas si mal, mais en fin de course, il est clairement désavantagé sur les autres pilotes. Je pense que s'il avait une machine digne de ce nom, il aurait depuis longtemps cette victoire. Regardez d'ailleurs sa place au championnat avec la machine qu'il a aujourd'hui. Et en plus, il a perdu des plumes avec la chute dans ce dernier tour. Sur une machine comme la KTM, on peut quand même se dire qu'il est bon là, Pedro Acosta. Il y a Johan Mier aussi qui a fait le show, mais qui a perdu son podium pour cause de pression des pneus non réglementaires. Ce n'est pas la première fois que ça arrive. On commence à être habitué. Tant mieux pour Bagnaglia qui a récupéré la troisième place. C'est chouette de le revoir sur le podium, même si on espère le voir dans d'autres conditions. Excellent dimanche du coup pour Ducati. Au contraire d'Aprilia qui a vécu un week-end qui était compliqué. Alors on sait qu'ils ont... Ce truc pour remonter et revenir dans le coup dans les week-ends. Et finalement, ils ne s'en sont pas si mal sortis, vu la position finale de Bézequiel dimanche, au moment de passer la ligne d'arrivée. Reste Fabio Quartararo pour parler dans notre pilote, seul éclairci chez Yamaha. Mais lui, on aura l'occasion d'en reparler, puisqu'on s'attardera bientôt sur le projet Yamaha dans un prochain épisode. Voilà pour aujourd'hui. Je ne vais pas faire les tops et les flops qu'on fait habituellement en fin d'épisode. Ça n'aurait pas trop de sens, comme ça n'en aurait pas eu de détaillé toute cette course, vu le contexte. On va juste espérer que cette page se tourne le plus tranquillement possible pour le prochain rendez-vous parce que ça, c'est une grande fête du MotoGP. On se retrouvera au Mugello, c'est dans 15 jours. C'est une piste sur laquelle on pourrait en plus assister déjà au retour de Marc Marquez. Ça m'étonne toujours autant, on verra, c'est à confirmer. Et on en reparlera évidemment dans le prochain épisode. Si vous voulez suivre toute l'actu du MotoGP, moi je vous retrouve sur les réseaux sociaux de PointeCorde. Vous tapez PointeCorde Podcast, que ce soit sur Facebook, Instagram et ailleurs. Et on se retrouve là-bas. Je vous dis à bientôt. Salut !