- Speaker #0
Et tiens audacieux,
- Speaker #1
un podcast proposé par Portes Ouvertes.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans un nouvel épisode de notre podcast. Ça fait du bien de se retrouver après l'été. On espère que vous avez bien profité pour vous reposer ou pour vivre plein d'aventures. Salut Rebecca, tu es de retour de vacances, toi aussi, non ?
- Speaker #1
Oui, je suis de retour de vacances. Alors moi, j'ai eu des vacances reposantes. Je sais que toi, un peu moins, tu étais en voyage, toi.
- Speaker #0
Oui, avec Portes Ouvertes, j'ai eu la chance d'aller en Colombie avec le Voyage Jeanne. Donc, c'était une semaine riche où on a pu vraiment rencontrer plein de chrétiens différents, avec des parcours différents, mais qui suivent le Seigneur, quoi qu'il en coûte, malgré les persécutions.
- Speaker #1
J'espère que tu auras l'occasion de nous raconter ça dans un prochain épisode. mais pour cette rentrée On aimerait en tout cas vous encourager à vous abonner, comme ça vous entendrez Aline quand elle nous parlera de son voyage en Colombie. On vous encourage aussi à partager cet épisode à vos amis. Aujourd'hui, en plus, on a un invité avec lequel on se réjouit de parler un peu d'un sujet qui nous tient à cœur avec portes ouvertes. C'est l'obéissance à Dieu et à sa voix. Bonjour Alain. Bonjour. Alors merci d'être avec nous dans ce podcast, ça nous fait très plaisir. Et puis je te présente rapidement aux auditeurs qui ne te connaîtraient pas. Alors c'est toi Alain Auderset, un dessinateur de BD chrétien de Suisse romande, aussi un artiste très polyvalent, musicien, youtuber, auteur de spectacles et tout ça. Et ce qui est intéressant avec toi, je trouve, c'est que tu partages aussi volontiers comment tu es en relation avec Dieu et comment tu te laisses guider par sa voix. Alors pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu parles de ta relation à Dieu ? Tu pourrais te cacher derrière des planches de BD aussi.
- Speaker #2
Donc moi, c'est une amitié auquel je tiens. Alors je la soigne, donc je prends du temps avec Jésus, que je considère vraiment comme un ami. Donc je lui parle de tout. Et pour moi, c'est vraiment vital qu'on ait un cœur à cœur tous les jours. Je sais, on peut faire des chœurs à chœur, vite fait, entre deux, trois trucs, mais moi, je pense que si on tient vraiment à une amitié, il faut... Enfin, pour moi, je préfère donner plus. Et donc, la conséquence de ça, c'est qu'on entend. On apprend à écouter, et il m'a appris aussi. Et j'entends assez bien, voilà. Mais des fois c'est flou, mais j'entends assez bien. Et puis je lui ai dit, écoute, tout est à toi, moi, ma vie, ma famille, mon atelier, tout ce que tu veux, c'est tout à toi. De toute façon, j'ai tout reçu. Et donc, sois le capitaine de mon atelier. Moi, je serai ton second. Et avec l'équipage, on viendra de temps en temps, l'équipage de l'atelier, parce qu'on est... petit bout de monde là quand même, on est déjà plus que 15. Et puis, on écoutera aussi ce que tu diras. Voilà. Du coup, je me suis un peu perdu dans la question. Pourquoi je vais dans la forêt ? C'est ça, hein ? Non,
- Speaker #1
pourquoi t'aimes bien aussi parler de ta relation à Dieu ? Tu pourrais être un artiste où, en fait, pour te connaître un peu, on doit... déchiffré entre les bulles de BD. Comme ça, on apprend à connaître l'artiste. Mais toi, t'aimes bien aussi parler des coulisses.
- Speaker #2
Oui, parce que c'est la vraie vie. Et puis, ça peut encourager les gens. Et j'aime bien partager tout ce que je vis avec Dieu. Et puis, je me dis, ça rend les gens encore plus amoureux de Dieu. Ils ont envie d'eux aussi passer du temps avec lui après. Je me dis que c'est ça qui est cool. Et puis, des fois, c'est parce qu'ils me le demandent. Il y a des choses qu'ils me demandent. Des fois, je le fais avec joie. Puis des fois, avec inquiétude, j'ai dit, oh là là, je sens que ça va être difficile. Mais je t'obéis. C'est un choix que j'ai fait d'obéir. et c'est... vraiment pas évident, mais je pense que ça fait partie de l'écoute. Parce qu'à quoi bon écouter si de toute façon, on fait les sourds d'oreille, tu vois. Mais c'est libérateur. Et c'est à la fois flippant et à la fois libérateur d'écouter Dieu. Parce qu'il me demande des trucs qui me mettent... Il me dit, va bien, traverse, marche sur l'eau, rejoins-moi. Mais Seigneur, t'es sérieux ? Enfin, tu vois comment... Et puis, bah, j'y vais.
- Speaker #1
Il n'y a pas que des choses faciles à obéir qui sont demandées.
- Speaker #2
Ben non.
- Speaker #1
Ben non.
- Speaker #2
Par exemple, aujourd'hui, moi ça fait des années que je fais des post-cats de mardi, et puis le Seigneur m'a parlé juste avant que je me réveille. C'est marrant, des fois il fait ça, je pense que c'est une plage qu'il aime bien utiliser. Puis il m'a dit, on arrête. Ok. Et puis j'ai envoyé un message ce matin à tous les... Ça fait des milliers d'internautes. J'ai dit, ok, j'arrête. Je fais une pause. Le Seigneur m'a demandé. Mais après, il y en a des gens qui vont... On n'a pas un département marketing. Mais disons que si on en avait un, il pourrait dire, mais comment il faut garder la maîtrise ? Et puis, voilà. Parce que... J'ai dit, non, non, mais... Il faut obéir à Dieu, c'est tout. Et puis quelque part c'est libérateur parce que je m'accroche pas. Ces lives que je fais le mardi, je les fais, je me réjouis, il y a plein de gens qui suivent et tout ça, mais je sais que tout peut mettre prix d'un jour à l'autre. Alors si je l'ai mis sur l'autel, et puis qu'il me dit donne-le moi, ben voilà, prends.
- Speaker #1
T'es moins triste de tout ce que tu devrais peut-être lâcher parce que tout est déjà à lui, ou en tout cas t'es dans ce chemin-là.
- Speaker #2
Oui, je pense que c'est un chemin libérateur de tout donner à Dieu. Et puis, par exemple, je pense qu'on peut être riche, avoir de la fortune, des propriétés, des choses comme ça. Mais si on est un vrai disciple, il faut être prêt à tout donner à la seconde où Jésus le dit. Donne-moi ça. Viens, lâche ça, on part. Et tu le fais. Parce que si tu ne le fais pas, c'est que c'est probablement une idole. Enfin, n'importe quoi est une idole si tu ne peux pas la lâcher comme ça. C'est peut-être un peu extrême, mon discours. Mais c'est un lâcher prise qui fait un peu flipper, tu vois. Parce qu'on aime bien être maîtrise de nos vies, maîtrise de tout. Mais grâce à ça, j'ai vu des choses que je n'aurais jamais vues. Mais des trucs de dingue. J'ai marché sur l'eau. Mais encore de nos jours, je pense que des gens disent « Mais c'est impossible, on ne peut pas vivre comme ça. » Je dis « Ben oui. »
- Speaker #1
Ça, on en reparlera un peu plus tard. On se réjouit de t'entendre sur ça. Nous, c'est vrai qu'avec Portes Ouvertes, on est aussi en relation avec des chrétiens pour qui suivre Jésus, c'est un chemin d'obéissance. Alors, dans cet épisode, c'est ça dont on aimerait un peu discuter. Alors, avec toi, et puis... Avec l'effet miroir de là-bas, de décider d'opérir à Dieu, à lui seul, peu importe où ça nous mènera, comme tu disais.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, il y a frère André qui parlait de ce pas de oui. En le citant, il a dit vraiment à Dieu, où que tu veux que j'aille, j'irai et je vais commencer maintenant. Seigneur, je me lève de cet endroit et je fais mon premier pas en avant. Considéreras-tu que c'est un pas ? pas vers une obéissance totale à toi. Et il a fini en disant, je l'appellerai le pas de oui. Et c'est vraiment chouette de t'entendre Alain, parce qu'on voit que ta démarche est vraiment similaire. Jour après jour, tu fais ce pas de oui. Est-ce que tu peux continuer un peu à nous en parler ?
- Speaker #2
Oui. Alors déjà, frère André, j'avais lu son bouquin avant que je fasse des bandes dessinées. Et puis, ça m'avait marqué de sa manière de vivre par la foi. C'est-à-dire, il avait fait une école et il apprenait à vraiment ne jamais mettre de réserve et puis de faire jour après jour avec ce que Dieu donnera. Et puis, ça m'avait impressionné. Et puis, ceux qui faisaient des réserves parce qu'on ne sait jamais... Ben eux, ils n'avaient pas réussi à vivre par la foi. Et puis, du coup, je me suis dit, ah ben voilà, je vais faire ça. Et puis, ça m'arrive. Moi, par exemple, je n'ai plus rien. Je n'ai plus rien. J'ai une famille, j'ai des enfants, tu vois. J'ai quatre enfants. Et puis, les comptes sont secs. Il y a peut-être des gens qui vont me payer, mais ce n'est pas sûr. Et puis, ce n'est pas grand-chose. Et je suis à l'église, il me reste littéralement 20 balles dans ma poche. Et puis... je sens que je peux le donner au Seigneur. J'ai dit, voilà, c'est à toi. Puis après, j'avais accueilli plein de bénévoles chez moi, et puis ils ont dit, si on allait faire un tour au bord du lac, j'ai dit, ouais, ok, on y va. Puis je me suis dit, j'espère que j'ai assez d'essence pour revenir. Je ne peux rien payer. Je n'ai même pas à manger. Je n'ai rien. Je n'ai même pas pour manger. Et puis, on est partis. C'était super. On a passé des bons moments. On est arrivé dans un endroit où c'était des chrétiens qui louaient des... Mais je ne savais même pas que ça existait. Qu'ils louaient des trucs pour aller sur l'eau. Puis ils ont dit, mais c'est Alain. Oh, mais je te connais. Tu es venu une fois dans un groupe de jeunes. J'ai dit, ah ouais ? Et puis, il m'a dit, viens, viens. Et puis, on a passé l'après-midi sur ces trucs. que ça ne serait pas payé. Puis après, il m'avait donné genre 100 balles, comme ça. Et je me suis dit, mais... Et je me suis dit, mais c'est complètement dingue. Et c'est ça, le vivre par la foi. Mais le truc, c'est que c'est très gratifiant quand il y a le 100 balles tout de suite. Moi, par exemple, il y a 3 ans, je suis en forêt, il me dit, je veux que tu fasses un dessin animé pour moi. Il prend, il est reçu. Ta première bande dessinée, tu l'as fait en dessin animé. Mais moi, je sais ce que ça implique. J'ai déjà travaillé sur des dessins animés. Je sais que ça coûte des millions. Et j'ai pensé à Marie, à qui on annonce, en fait, tu vas donner naissance au fils de Dieu. Elle n'est pas mariée. Bref, toutes les conséquences. Puis elle a juste dit, OK. Comment, si jamais ? J'ai dit, je lui fais pareil. Je me suis dit, OK. Mon pas de foi, c'était d'engager la première personne qui se pointerait en me disant « Eh, je fais du dessin animé, t'as besoin de moi ? » qui était là, genre, trois jours après ou même pas. Et puis, je l'ai engagé. J'ai dit « Écoute, je t'engage, mais on a convenu d'un salaire, mais je ne peux pas te garantir que tu l'auras à chaque fin de mois. » Puis voilà. Là, maintenant, sous le projet dessin animé, il y a cinq personnes. On a monté une école. si je peux dire, de dessin animé pour encourager des chrétiens à devenir pro. Mais tout ça, je le fais, j'obéis, mais c'est la folie. Et puis, en même temps, tu vois, je sais pas. Je sais pas comment... J'attends la prochaine étape. Puis, alors, j'ai une vague idée d'où on va, de ce qu'on va faire avec le dessin animé. Le but de ce dessin animé, c'est... d'évangéliser sur des grandes chaînes mainstream ou n'importe quoi, mais pas chrétiennes. Et puis, on m'a déjà dit, mais attends, si c'est chrétien, ils ne l'accepteront pas. Je dis, ça, je fais ce que Dieu me dit, il n'y a pas de problème, je fais un truc clair, net, et puis c'est comme ça. Et puis, je n'en sais rien. Si je commence à réfléchir, si c'est possible, je ne vais pas le faire. Et puis, on est engagé, on est pas mal de monde là-dessus. Et puis, je me réjouis de tout ce qui va se passer, ça va être dingue. Tous ces gens qui vont être touchés, parce que c'est vraiment ça sur mon cœur. J'ai envie que beaucoup de gens rencontrent Jésus. C'est ça, c'est le truc qui souvent brise mon cœur, parce que je pense à tous ces gens loin de Jésus. Et puis, je me dis, mais comment atteindre des masses ? Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Puis, comme tu disais au début, J'ai l'impression que c'est ton amitié pour Dieu qui est à la source de cette envie d'écouter, de cette envie d'obéir aussi. Et ton obéissance, elle est un peu comme une preuve que tu aimes Dieu et que tu prends au sérieux ce qu'il dit.
- Speaker #2
Mais Dieu, c'est la personne qui m'aime le plus dans tout l'univers et qui aime chacun de vous d'un amour que même une mère ne pourrait jamais égaler. Alors, quand il dit quelque chose, il faut obéir. Parce que franchement, il t'aime, tu vois. Et puis ça ne veut pas dire qu'il va t'épargner une marche sur une montagne. C'est dur à marcher sur une montagne, tout. Tu reçois des cailloux, il y a des dangers, il y a des trucs. Ça ne veut pas dire que tu ne seras pas blessé. Mais alors, le paysage là-haut.
- Speaker #0
C'est magnifique.
- Speaker #2
Et puis, la joie de l'avoir fait. et surtout Avec lui. Parce que c'est ça le truc. Il ne nous demande pas de faire des choses sans lui. Mais si c'est avec lui, ça vaut la peine. Franchement, c'est extraordinaire.
- Speaker #1
Moi, je rebondis avec ce que tu dis sur quelque chose que Frère André disait. Il disait que la Bible était pleine de gens ordinaires qui sont allés dans des endroits impossibles où on fait des choses merveilleuses simplement. Parce qu'ils ont décidé d'obéir à Dieu. Quand tu parles de cette balade sur la crête ou d'endroits incroyables qu'on va voir si on se met en route, puis qu'on décide de faire ce qu'il dit. Ouais, c'est vrai, puis je pense que c'était vrai pour lui. Il venait d'une famille modeste, il a eu un appel, alors il y a répondu. Mais il y avait des personnages bibliques aussi comme ça, que Dieu a appelés, qu'il a choisis et puis qui ont fait des choses folles parce qu'ils l'ont fait avec lui, alors qu'à la base, c'était des gens tout à fait normaux et ordinaires.
- Speaker #0
Et ils l'ont fait en obéissance à lui aussi.
- Speaker #2
Mais plus tu es en confiance, plus tu es en lâcher prise et moins c'est dur en fait. Mais plus tu veux être en maîtrise de ta vie, tu dis mais tu manques de foi, alors là tu souffres.
- Speaker #1
Celui qui veut garder sa vie, il la perd. Ouais. Non ?
- Speaker #2
Ouais. Mais moi, si je pouvais retourner en arrière, quand je me suis lancé par la foi en faisant des bandes dessinées, j'aimerais pouvoir me parler et me dire, mais écoute, t'inquiètes rien, ça sert à rien, de toute façon, Dieu pourvoira tout le temps, tu n'auras pas faim, tes enfants vont bien. Ils iront bien. Et Dieu est là. Donc, toutes les fois où tu t'inquiètes, tu auras perdu du temps. Alors, vas-y, marche sur l'eau et réfléchis pas si c'est possible.
- Speaker #1
Oui. C'est ça que tu dirais qui a beaucoup changé entre les débuts et puis maintenant.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Au niveau des défis à obéir, au début, tu t'inquiétais plus.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Et puis maintenant, c'est quoi les défis par rapport à... écouter la voix de Dieu en se disant il va falloir que je fasse ? Est-ce que tu as peut-être moins d'inquiétude ?
- Speaker #2
Bon déjà, je pense que Dieu n'est pas un dictateur et puis il y a toujours possibilité de négocier mais je pense que ça vaut la peine, il y a une bénédiction pour d'autres et puis pour soi dans ces projets. Oh là là, j'ai perdu le fil de ce que tu me dis.
- Speaker #1
Oui, c'était de dire, ça fait longtemps en fait que tu marches comme ça. Puis tu disais, si tu pouvais dire à l'Alain, un peu plus jeune, ne t'inquiète pas, tu ne vas pas avoir faim, tu auras toujours de quoi. Ça c'était peut-être les inquiétudes du début, mais c'est quoi les défis aujourd'hui de continuer à être sur ce chemin ? Quand même un chemin de crête quoi.
- Speaker #2
Alors, ouais, ça fait 30 ans. Alors au début, je m'inquiétais parce que j'avais à charge une famille qui est la mienne. Puis je me disais, qu'est-ce qu'on va manger à midi ? Et puis c'était ça. Et là maintenant, j'ai 15 familles qui m'ont fait confiance, qui m'ont suivi. Puis moi, je les encourage à toujours regarder vers Dieu, plutôt que le capitaine, plutôt que le second. Ça me dit aussi, waouh ! Et en plus, c'est quasiment tous mes enfants qui sont dans l'équipe. Et puis, du coup, j'ai aussi dû lâcher prise, j'ai dû aussi lâcher mes enfants dans les mains de Dieu. C'est Dieu qui pourvoira, c'est plus à toi de pouvoir pour eux. OK, d'accord, ça c'est aussi un sacré lâcher prise. Mais les défis, ils sont devenus énormes. Donc avant, on s'inquiétait pour trouver son franc, alors on s'inquiète pour trouver 100 000. Mais même, je ne sais pas si c'est la bonne proportion, mais c'est à peu près ça. Et du coup, je me dis, mais pour Dieu, ça ne fait pas de différence, en fait. Alors, c'est clair, si tu es en maîtrise, tu te dis, mais non, ce n'est pas normal, ce n'est pas pareil, c'est beaucoup plus de travail. Je dis, non, non, non. Il ne m'a pas demandé d'être un génie de la finance. Il m'a dit de faire ça. Je l'ai fait. Et puis du coup, je me réjouis, ça va être dingue. Il y a déjà des choses dingues. En fait, une des premières choses dingues que je vois, et ça, je n'ai jamais vécu ça avant à de telles proportions, c'est le nombre de gens qui viennent à Christ. Mais je reçois ces messages, je vous promets, j'ai l'impression d'être dans les actes des apôtres. Il y a des gens... Mais il y a une médium qui me suivait sur internet, et puis elle suit, et puis elle est touchée, et puis d'elle-même, elle arrête son commerce, elle brûle tous ses livres, elle ne savait même pas qu'il existait d'autres chrétiens, enfin c'est complètement dingue. Il y a une autre qui était possédée, parce qu'elle faisait justement des trucs occultes, elle ne savait pas quoi faire, elle posait des questions comme ça, sur internet, comme ça, Finalement, elle a vécu une délivrance de fou, tout seul dans sa chambre avec Dieu. C'est incroyable tout ce que j'entends, une délivrance vraiment avec des manifestations, puis Dieu qui se pointe, des gens qui avaient lâché la foi. Parce qu'ils étaient dans des églises évangéliques trop sectaires. Et puis, du coup, ils avaient tout lâché. Puis, ils sont tombés sur mon livre, Rendez-vous dans la forêt. Puis, ils sont revenus. Et puis, ils sont venus, toute la famille, leurs enfants, tout, à l'atelier. Comme ça, ce n'était pas prévu. Pour me dire merci, parce qu'ils ont retrouvé Jésus, tu vois. Qu'ils avaient laissé tomber. Alors, moi, ça m'a halluciné. Parce que, en fait, je n'ai rien fait. J'ai juste vécu. Voilà, ma vie, elle est écrite. pas avec de l'encre mais avec la main de Dieu qui me fait faire des choses et ça c'est c'est beau ça c'est des surprises en plus et puis c'est des fruits c'est
- Speaker #1
pas pour moi c'est pour le roi mais ça me fait plaisir on aimerait ouvrir un autre chapitre un peu par rapport à l'obéissance à Dieu c'est que parfois il faut Aussi dépasser des doutes, des critiques, des tentations, voire des persécutions. Nous, on connaît bien ça dans le ministère de Portes Ouvertes. Et puis, je pense que tous ceux qui décident d'obéir à Dieu, c'est aussi un volet à gérer.
- Speaker #0
Et je pense que tu l'as peut-être vécu toi aussi, Alain, de faire face à des doutes. Tu nous en as un peu parlé, mais aussi peut-être des critiques de l'extérieur par rapport à des choix que... Tu as pris en suivant le Seigneur.
- Speaker #2
Oui. Je pense que si on... Même dans notre pays, si on commence à être radical dans notre foi, il y a des réactions. Moi, je bossais dans une entreprise avec mon père et puis je témoignais aux gens parce que j'avais envie que les gens rencontrent... Les clients et tout ça. Et mon père, il disait, mais on ne peut pas faire ça, c'est interdit. Et puis moi... Je me suis dit, mais les gens se perdent. Mais il ne comprenait pas parce qu'il ne croyait pas en Dieu ou pas comme moi. Et puis pour lui, c'était... Il est venu fou, mon fils. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que je fais ? Je me tais ou pas ? Je commandais des centaines de traités pour les distribuer, pour essayer d'en gagner le plus possible pour Jésus. Et puis j'ai passé pour un fou. Il voulait... que j'arrête, tu vois, parce qu'il pensait que j'étais dans une secte, j'ai dit je suis pas dans une secte j'essaie de sauver les gens, alors quand tu dis un truc comme ça à quelqu'un qui n'est pas du tout là-dedans il dit mais mais vraiment donc du coup je me suis retrouvé bien seul des fois, puis surtout qu'au début que j'étais chrétien, je savais pas qu'il existait d'autres chrétiens je suis venu chrétien tout seul dans ma chambre grâce au journal Tournesol mais j'ai jamais vu de chrétien C'est des gens... absolument cachés dans des bulles entre eux qui vivent un évangile merveilleux qu'ils ne partagent pas parce qu'ils n'en parlent pas aux clients, parce qu'ils n'en parlent pas à leur boulot, parce qu'ils ont séparé leur vie et je ne les ai jamais vus. Je ne sais pas qui c'est ces gens. Je ne savais pas qu'il existait d'autres croyants. J'ai été dans des églises parce que j'ai remarqué que c'était des églises parce que c'était écrit dessus. Mais c'était mortel. Je m'ennuyais comme un rat mort. Je me suis dit, c'est pas ça. C'est pas ça que j'ai trouvé. Moi, j'ai trouvé quelque chose qui est une source de vie. Donc, je me suis dit, je suis tout seul, en fait. Et puis, en plus, mes potes, ils trouvaient que c'était bizarre parce que je parlais à un mec qui est mort il y a 2000 ans. Ils disent, mais Jésus, c'est un homme historique. Qu'est-ce qu'il fait ? J'étais tout seul. Et j'ai décidé d'obéir à cette... de parole de Jésus qu'au début je la trouvais choquante ça me dérangeait que Dieu disait ça mais après j'ai compris si tu veux me suivre prends ta croix et suis-moi j'ai dit ok, ok, c'est ça sois prêt à mourir à tout et puis du coup c'est plus tard que j'ai rencontré des chrétiens dans une boum Et c'est là que j'ai rencontré mon premier chrétien. D'ailleurs, je ne croyais pas que ça pouvait être possible qu'il soit chrétien. Parce que je ne sais pas, les seuls gens qui me disent qu'ils sont chrétiens, en fait, c'est juste une façon de dire. Mais ce n'est pas une vie avec Dieu. Ceux que j'ai rencontrés, en tout cas. Et alors, du coup, c'était une belle surprise. Puis après, à l'intercours, j'ai découvert tous les milieux chrétiens vivants et tout ça. Mais vivants... pour eux. Il y en a des qui témoignent, j'imagine, mais en tout cas, en 15 ans de vie, il n'y en a aucun qui m'a... Une fois, un qui m'a présenté... Mais je l'ai trouvé vraiment bizarre, ce gars. Il présentait des bibles, puis je ne comprenais pas ce qu'il... Puis il était bizarre. Mais voilà. Mais puis j'étais un gamin, surtout. Mais sinon, ben je... Voilà. J'étais loin dans ta question.
- Speaker #0
C'est super intéressant.
- Speaker #2
Donc oui,
- Speaker #0
on peut être persécuté. Tu as subi des critiques.
- Speaker #2
L'école était terrible, c'était déjà dur. En plus, tout le monde se moquait. Ils pensaient que j'étais fou, d'une secte, je ne sais pas quoi. Vraiment, je me sentais très seul. Je m'accrochais à Dieu plus que jamais.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour ce partage. et c'est vraiment intéressant parce que C'est vrai que ça peut être facile de juste s'enfermer dans cette bulle chrétienne et de rester avec les gens qui nous comprennent, les gens avec qui on est confortable. Mais à la fois, on a cette demande du Seigneur d'aller et de faire de toutes les nations ses disciples. Et aller, c'est aussi dans ton voisinage, c'est aussi dans la rue d'à côté, dans la ville d'à côté, et de partager vraiment l'espérance qu'on a. Et c'est ça que je trouve vraiment intéressant en faisant le parallèle avec l'Église persécutée, avec nos frères et sœurs persécutés. C'est que dans beaucoup de témoignages qu'on lit, eux aussi, ils ont vraiment découvert ce trésor qui est Dieu, qui est Jésus. Et ils veulent le partager malgré les critiques, malgré les persécutions et quoi que ça peut en coûter. Et justement, on a ce témoignage de Adil. qui est un jeune homme d'Asie centrale, un jeune chrétien qui est rentré dans l'armée et qui savait que sa foi allait sûrement être mise à l'épreuve. Et c'est vrai que très rapidement, ses camarades l'ont rencontré et ont découvert qu'il était chrétien. Et c'est dès ce moment que la persécution a vraiment commencé pour lui. Il a eu beaucoup d'humiliation, il a subi beaucoup de violence, beaucoup d'isolement aussi. Il a été mis de côté. Et un jour, il a même été battu à tel point qu'il a fini à l'hôpital. Et face à ça, la question, c'est comment est-ce qu'il a réagi ? Comment est-ce que tu peux réagir face à cette situation ? Mais lui, il a décidé de ne pas répondre à la haine par la haine, mais à garder le silence, à prier, à persévérer et à continuer à obéir à Dieu. On le voit dans les écritures, il y a plein de versets qui parlent du fait d'aimer ses ennemis, de leur vouloir du bien. Et en fait, un soir, alors que le commandant lui demandait de renier sa foi, et qu'en échange, s'il reniait sa foi, il aurait le confort et la protection, Adil a refusé. Et donc, la conséquence de son refus, c'est qu'il a été jeté dehors en sous-vêtements. dans le froid glacial de la montagne. Parce que je ne sais pas si Alain, tu connais un peu la situation en Asie centrale ou même vous, les auditeurs, vous connaissez. Mais l'Asie centrale, il y a certains pays d'Asie centrale où c'est des montagnes. Par exemple, le Kyrgyzstan, c'est quasiment que des montagnes. 80% de montagnes. D'autres pays avoisinants, c'est aussi beaucoup de montagnes. Donc moi, je peux vraiment... Imaginez le froid qu'il y avait, parce que j'ai été justement en Asie centrale et un des hivers, moi quand j'y étais, ça allait jusqu'à moins 22 degrés. Mais j'ai entendu dire que ça pouvait aller jusqu'à moins 27, voire plus. Donc voilà, imaginez-vous Adil qui se retrouve dehors en sous-vêtements, en pleine nuit, avec le froid glacial. Et en fait, ce qui est beau, parce que je viens de le dire, Je pense que... Il n'avait pas de copains, les autres collègues, ils le maltraitaient, ils l'humiliaient. Mais ce qui est beau, c'est que deux heures plus tard, les mêmes personnes qui l'avaient battu sont venues à son secours. Ils l'ont réchauffé, ils l'ont nourri et ils l'ont défendu devant l'officier. Ce qui est énorme, parce que l'officier, c'est la figure d'autorité. Mais ils l'ont défendu devant l'officier. Et c'est beau de voir comment Dieu a utilisé l'obéissance et la patience d'Adil. pour toucher les cœurs de ceux qui étaient autour de lui. Et on voit que là où il y avait vraiment le rejet, Dieu a fait naître du respect et même de la solidarité. Et Adil le témoigne aujourd'hui. Il dit, mais je ne peux échanger ma foi en Jésus contre rien.
- Speaker #1
Oui, ça c'est quelque chose qu'on entend souvent dans les témoignages des chrétiens persécutés. Parce que parfois, tu les rencontres quand tu voyages sur le terrain. Et puis, tu leur dis, mais avec tout ce qui t'est arrivé, tu ne regrettes pas d'avoir trouvé Jésus. Il venait d'une famille... souvent, dans ce cas-là, dans mes exemples que j'ai en tête, musulmanes, ils étaient super bien intégrés, ils avaient une communauté autour d'eux qui faisait qu'ils manquaient de rien et tout. Puis tout à coup, Jésus se révèle à eux, et puis ils perdent tout. Et puis ça devient hyper difficile. Et puis quand tu leur dis, mais tu ne regrettes pas, tu avais d'abord, ils disent, mais Jésus, c'est ce que j'ai de plus précieux. Ils ont cette révélation du fait qu'ils les aiment, et puis ça allait... porte, en tout cas dans les témoignages que moi j'ai reçus, au-dessus de tout.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai et d'ailleurs, il y a quelques mois, j'étais à Genève dans un groupe de jeunes. Je parlais de nos frères et sœurs persécutés et des témoignages forts et aussi challengeants dans notre foi. Et c'était vraiment intéressant parce qu'en fait, à la fin de ce temps, il y a un jeune qui a pris la parole et qui a dit « mais merci pour ce que vous faites pour... » pour ceux qui souffrent pour leur foi, parce que moi-même, j'ai été persécutée. Et ce jeune, il vient d'Afrique, et lui, justement, partageait le fait que, dès qu'il a rencontré le Seigneur, il a été mis dehors par sa famille. Il avait peut-être 14, 15 ans. Et quand je lui demandais, mais qu'est-ce qui t'a fait tenir ? Comme tu nous as dit, Rebecca, il disait, mais en fait, j'ai découvert la vérité, et rien ne peut me faire... vouloir renier le Seigneur parce que j'ai découvert la vérité et le Seigneur me soutenait jour après jour parce qu'il a vécu un an dans la rue à cause de sa foi.
- Speaker #1
Alain, tu es entré en contact avec nous parce que tu es sensible à la cause des chrétiens persécutés. Ça fait longtemps en fait. Tu es intéressé à ça.
- Speaker #2
Déjà, si je peux réagir à ce que je viens d'entendre. Ça me travaille. Puis je me dis, mais ici aussi, il y a plein d'interdits de parler de Jésus. Déjà, qu'on s'impose soi-même en se disant que vont penser les autres. Et on fait le choix de ne pas le dire. Eux, ils ont des interdits qui ont des plus grandes conséquences et ils font le choix de le dire. Et je me dis que, des fois, il y a un peu ce danger entre nous et eux, de se dire, ah ouais, c'est des gens, ils sont exceptionnels. Mais nous, aussi, On est appelé, le but c'est pas d'être persécuté, le but c'est de partager l'évangile, mais le partager de manière intelligente. Ça ne s'agit pas de devenir des casse-pieds qui, chaque phrase parle site inversé. Voilà, je ne sais pas si ça... mais je me dis...
- Speaker #0
Mais c'est vrai !
- Speaker #2
Soyez concernés, il n'y a pas une église chrétienne qui est vivante et puis ici qu'on ne doit rien faire. Je veux dire, qu'est-ce qui se passe ?
- Speaker #1
ça nous encourage peut-être plutôt parfois à dire mais nous on est libre en fait c'est ça,
- Speaker #2
c'est pas vrai on est libre alors tiens on va voir on va dans le restaurant et on va prêcher on va voir si on est libre mais oui alors on peut pas comparer parce que les conséquences c'est qu'on va se faire foutre dehors du restaurant et puis on sera personnalement gratap, c'est pas grave et voilà mais même ça on le fait pas Oui.
- Speaker #0
Et c'est pour ça que je trouve intéressant de continuer à recevoir des nouvelles de nos frères et sœurs persécutés. Parce que pour moi, en tout cas, ça me challenge vraiment dans ma foi. Je me dis, mais nous, les conséquences qu'on a, comme tu dis, elles sont ridicules.
- Speaker #2
Et pourtant,
- Speaker #0
ça peut faire mal. On peut peut-être perdre notre job, mais là-bas, ils sont prêts à perdre tout. Est-ce que nous, on serait aussi prêts à perdre peut-être notre renommée ou être moqués ? pour le nom de Jésus ?
- Speaker #2
C'est une question qu'il faut se poser. Il faut se poser ça. Où es-tu par rapport à Dieu ? Si tu n'es pas capable dans une petite, tu ne seras pas capable dans une grande. C'est un peu le principe. Mais voilà, pour quand même répondre à ta question, le cas, mon pauvre, tu me poses... Donc moi, quand je suis devenu chrétien, et puis que... J'ai ensuite découvert d'autres chrétiens, j'ai vu qu'il y avait une réalité, qu'on ne parlait pas dans les médias, et puis c'est celle de la persécution des chrétiens. On parle de beaucoup de choses, en gros, il y a un petit peu des sujets un peu stars, un peu des séries télé, en direct, de certaines misères de pays, mais je n'ai jamais entendu parler que des gens étaient persécutés parce qu'ils étaient chrétiens. Mais là, grâce à des chrétiens qui étaient informés par Portes Ouvertes, par des autres associations, je me rappelle de Richard Wombran, il y en avait différentes. Moi, j'ai commencé à voir ça, puis je me dis, mais les amis, c'est terrible. Je regardais les chrétiens que j'avais découverts. Mais c'est nos frères, il faut faire quelque chose. Puis ils disaient, oui, c'est bien, c'est des ministères. Je dis, quoi, des ministères ? Mais c'est des gens, ils souffrent, là. Ils sont nos frères. Est-ce qu'on est frères ou pas frères ? Et puis du coup, moi, j'avais pris ça très à cœur, en plus de l'évangélisation. C'est que j'avais un frère, heureusement, qui était là-dedans et qui faisait beaucoup de pétitions, de choses. Et puis, j'étais joint à lui, on avait écrit je ne sais pas combien de lettres pour alléger les peines des prisonniers. On avait même écrit à Gorbatchev, le président, pour lui dire « Merde, regardez, ce n'est pas juste... » Ça n'a jamais répandu, monsieur. Mais voilà, on a fait des choses, ce qu'on pouvait, tu vois. Et puis, mon pote a même été dans des pays où c'était interdit. Et puis, voilà, je priais à chaque culte, je priais pour ça. Et les gens me disaient, mais pourquoi tu pries chaque culte pour ça ? Est-ce que c'est ton ministère ? Je dis, non, c'est pas mon... Mais j'ai juste un cœur, c'est tout. Arrêtez, c'est normal. Puis après, c'est vrai que maintenant, je ne suis plus... Je me suis focalisé plus sur évangéliser les gens d'ici. Si vous voulez, je peux vous dire pourquoi. C'est parce que j'ai longtemps prié avec mon pote pour l'Albanie, parce que je me suis dit que c'est encore pire pour les Albanais, parce qu'il y avait un dictateur terrible. Et puis, en fait, les chrétiens, au moins, ils ont Jésus pour supporter un dictateur. Mais les Albanais, la plupart, ils ne savent même pas qui c'est, Jésus. Et donc, du coup, je me suis dit, viens, il faut qu'on fasse des pétitions, il faut qu'on fasse des choses. Et puis, je ne suis plus là d'attendre par cœur, mais à un moment donné, le dictateur est tombé, l'Albanie, un des pays les plus fermés d'Europe, s'ouvre. Et puis, les gens vont partout. Et je me suis dit, c'est merveilleux. C'est merveilleux, je suis heureux pour eux. Je suis tellement prié, j'ai tellement fait. Pas grand-chose, quelque part, mais voilà, de mon côté. Puis un jour, je me baladais en forêt. J'avais une guitare, je me rappelle. Et puis, tout à coup, je vois des gens qui piquent. Et puis, le gars, il voit que j'ai une guitare. Il me dit, viens, viens, viens venir. Toi, venir, toi, venir. Puis je me suis dit, qu'est-ce que c'est ? Il me dit, nous, Albanie. J'avais presque les larmes, mon Dieu, de les voir. Parce que je me suis dit,
- Speaker #1
c'est eux.
- Speaker #2
Ils sont sortis, ils sont là, ils sont en Suisse. C'est super. et puis donc du coup j'ai joué une musique parce qu'ils me le demandaient ils tapaient des mains, ils étaient contents et tout ça, puis je leur ai expliqué que je priais pour eux et puis voilà, puis après je me suis dit c'est super, ils sont libres, ils sont chez nous puis je me suis dit ah mais ils sont chez nous ils vont regarder la télé ils vont essayer de vivre comme les Suisses, vivre comme les Français enfin je sais pas mais ils ont toujours pas Dieu Et je me suis dit, ok, je vais focaliser sur atteindre les gens qui ne connaissent pas Dieu, qu'ils soient albanais ou qu'ils soient n'importe quelle langue. Je trouverais, pour l'instant, c'est beaucoup la francophonie, ça s'ouvre sur l'Espagne. Et voilà, j'ai plein de pays à cœur. Mais du coup, je me suis dit, je trouve que c'est bien ce travail, mais je vais focaliser sur essayer d'amener les gens à Christ. Mais du coup, j'ai toujours à cœur. et il nous abandonne mais non, c'est toujours à coeur et puis voilà je suis toujours heureux si je peux faire quelque chose en parallèle de tout ce que je fais parce qu'à ces temps-ci toi tu es occupé à un livre,
- Speaker #1
Rendez-vous dans la forêt 2 c'est ça ?
- Speaker #2
Origine,
- Speaker #1
Rendez-vous dans la forêt Origine dans lequel tu vas retracer un peu tout ce que tu as fait ouais Et puis c'est dans ce cadre-là que tu nous avais contactés pour obtenir une carte de la persécution. Et puis nous, c'est vrai que cette année, en fait, nous septembre temps, ce sera le mois prochain.
- Speaker #0
Ah oui, le mois prochain, on a notre journée annuelle à la Marie, à Iverdon, le 27 septembre. Et donc, Alain, tu es le bienvenu. Chers auditeurs aussi, vous êtes les bienvenus. On a encore une année où on est reconnaissant au Seigneur pour sa fidélité, de nous permettre de continuer d'encourager avec nos moyens nos frères et sœurs qui sont persécutés. Donc voilà, il y aura un culte. de célébration tout particulier le matin dès 11h et après l'après-midi comme les autres années on aura l'occasion de pouvoir entendre de chrétiens persécutés qui viennent spécialement pour l'événement pour nous donner leur témoignage plein d'audace pour le Seigneur et aussi le soir comme les années précédentes on aura Odi Night, la soirée jeune dès 19h30 ... Donc, si vous êtes jeunes ou si vous avez des jeunes dans vos familles, et je suis sûre que vous avez des jeunes dans vos églises, dites-leur de venir parce que ça sera vraiment une soirée forte. On a un groupe de louanges qui vient tout spécialement de Paris pour l'occasion. Et on aura le témoignage de Haroun, qui est un ancien imam qui a rencontré le Seigneur. Et donc, vraiment, il vit une vie... plein d'obéissance, malgré le coup. Encore aujourd'hui, il est persécuté et il y a des conséquences pour lui et sa famille. Mais malgré tout, il continue à suivre les pas du Seigneur. Donc venez, je pense que ça va vraiment être des temps forts, des temps qui boostent aussi nos foi, notre marche avec le Seigneur. Donc ouais, ça va être super, je pense.
- Speaker #2
C'est des sortes de super héros, ces gens. pour moi. En fait, on regarde des films avec des super-héros, mais en fait, tout est chiqué. Puis là, vous pouvez aller voir quelqu'un qui l'est pour de vrai et que c'est quelqu'un de simple à la base, comme les super-héros le fait à la base.
- Speaker #0
C'est intéressant que tu dis ça, parce que moi, suite à cette discussion avec toi, j'ai envie de dire que t'es un super-héros. T'es un héros de la foi, parce que tu nous parlais de Frère André qui a décidé de vivre par la foi, de rien demander. Ça fait penser aussi à George Muller ou à Hudson Taylor. Donc, on lit leurs histoires et là, on t'a en chair devant nous.
- Speaker #2
Je ne suis de loin pas... Non, mais ce n'est pas de la modestie. Je ne m'estime pas autant bien que ces gens.
- Speaker #0
Pour eux, quand on les rencontre, ils nous disent mais non, il ne faut pas que vous nous considériez comme des héros. On est juste des gens normaux qui veulent suivre le Seigneur. Et c'est ça qui est beau.
- Speaker #2
C'est encourageant. Ça se sent plus accessible comme ça.
- Speaker #1
Je pense que c'est chouette de voir en eux des sources d'inspiration, et puis en toi aussi. Et puis, dans les gens avec qui on peut avoir des échanges vrais sur comment tu vis avec Jésus, qu'est-ce qu'il te dit, comment tu vas de l'avant dans tes challenges aussi. Et puis moi, du coup, j'ai beaucoup apprécié l'échange qu'on a pu avoir parce que tu parles de toi comme tu en parles. volontiers de ce que tu vis dans la forêt, de ce que tu vis quand tu entends le Seigneur. Mais c'est vrai qu'écouter Haroun, à Odinay, si vous venez là le 27 septembre, c'est génial parce que c'est quelqu'un qui a beaucoup de recul sur sa conversion et puis tout ce qu'il a vécu depuis, tout ce que ça lui a coûté depuis. Il tient bon, il est une source d'inspiration, on pourrait dire c'est un super héros. Et puis d'un autre côté, c'est un homme qui fait des choses extraordinaires parce que Dieu est avec lui.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
C'est vrai. Parce que faire les choses sans sa force, c'est de toute façon une folie. C'est un truc que j'ai appris. Dieu n'a pas besoin qu'on fasse. Il n'est pas embêté, il n'est pas dans le besoin. C'est Dieu. Mais faire avec lui, avec sa force. Puis je pense qu'il aime cette complicité quand on fait les choses. D'ailleurs, je vous félicite pour tout le travail que vous faites pour aider nos frères persécutés et sœurs. C'est beau. Merci.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup d'être venu vers nous aujourd'hui. Je ne sais pas, qu'est-ce qu'on pourrait te souhaiter pour les prochains temps ?
- Speaker #2
Est-ce que les souhaits se réalisent ? En tout cas,
- Speaker #0
on pourra prier pour cela.
- Speaker #2
Il y a plein de choses. J'ai envie que plus de gens soient touchés, mais comme capitaine en second. J'aimerais bien qu'ils aient tous leur salaire chez moi. Ça me soulagerait d'un poids. Mais je sais que c'est un poids que je dois laisser à Dieu. Puis ça fait partie du travail qu'il fait en nous et en eux. Mais voilà, ça me ferait très plaisir.
- Speaker #1
On peut te souhaiter que le Seigneur continue à pourvoir.
- Speaker #2
Oui, c'est une bagatelle pour lui. C'est rien du tout. Donc, je me réjouis d'être dans ses mains parce qu'il sait ce qu'il fait. Et puis, les chemins difficiles, nous grandissent et c'est un privilège les amis, de passer l'épreuve quand elle nous grandit. C'est un privilège. Et souvent, on ne devrait pas alors ça, je vous laisse voir avec Dieu, mais pas prier pour que l'épreuve passe, mais on devrait prier, Seigneur, donne-moi de sucer tout La bénédiction qu'a cette épreuve aide-moi de ne pas passer à côté parce que je suis en train de prier pour qu'elle s'arrête. Moi, j'ai vécu ça à l'hôpital il n'y a encore pas si longtemps que ça. J'étais tellement béni. J'ai souffert. J'ai souffert vraiment. Aussi, j'ai dû comprendre que Dieu, quand je lui demandais de me soulager, il ne le faisait pas. Mais j'ai appris à... Même si tu réponds pas, moi je t'aime Seigneur, je te suis. Et c'était la vessicule biliaire, il paraît que ça fait l'équivalent d'un accouchement. J'ai jamais les filles solidaires avec vous. Mais ce truc, ce choix de dire, mais j'ai mal de ouf, et Dieu me soigne pas. Je comprends pas, mais je t'aime. Ça, c'était un truc que je devais encore donner.
- Speaker #1
Oui, sacré épreuve,
- Speaker #2
hein ? Il y en a des gens, j'en connais, qui vivent dans nos contrées, qui vivent de ce genre d'épreuve. Ben, je ne leur dis pas « Mais profite ! » Je prie pour eux dans ce sens-là, par contre. Mais voilà, on ne sait jamais. Ça peut arriver à n'importe qui, à n'importe quel moment. Mais le but, c'est de grandir. C'est ça, c'est le privilège. Et puis pas juste grandir tout seul. grandir avec lui, papa qui te fait marcher. Toi, tu as l'habitude d'avoir un tricycle avec trois roues. Il a enlevé ses deux roues qui étaient avec un tricycle. Je voulais dire, un vélo à quatre roues avec les petites roues. Il a enlevé les petites roues et tu tombes, tu souffles. Mais c'est génial. Tu vas apprendre à faire du vélo en éclipse. Ça va aller beaucoup plus vite. Ça va être beaucoup plus intéressant. C'est beau ce que tu traverses. Mais bon, voilà.
- Speaker #1
Mais ça aussi, on peut te souhaiter.
- Speaker #2
Voilà. Donc, j'apprends beaucoup.
- Speaker #1
Fasse du vélo, tout d'autre plus vite.
- Speaker #2
Pour le Seigneur. Voilà. J'arrête de tomber.
- Speaker #0
Mais il te relève.
- Speaker #2
Toujours.
- Speaker #0
C'est super. En tout cas, merci beaucoup Alain d'avoir accepté notre invitation. C'était vraiment chouette de te rencontrer et de t'entendre.
- Speaker #2
C'est réciproque.
- Speaker #0
Merci. et euh Je pense que c'est un peu le mot de la fin pour nous, pour ce podcast. Mais chers auditeurs, dites-nous en commentaire si vous lisez les BD d'Alain, si vous serez à la journée des 70 ans de Portes ouvertes. Et on sera vraiment ravis de pouvoir vous lire et de pouvoir voir un peu qui nous suit et qui écoute ces podcasts.
- Speaker #1
Oui, puis on vous lit aussi volontiers par rapport à ce qui vous encourage, vous, dans votre chemin d'obéissance à Dieu. Et puis, merci Aline pour cet épisode. On se retrouve, nous, le mois prochain dans un podcast spécial qui sera enregistré à la journée annuelle de Portes Ouvertes.
- Speaker #2
Bonne journée. Au revoir.