- Speaker #0
Prétient Audacieux,
- Speaker #1
un podcast proposé par Portes Ouvertes.
- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans un nouveau podcast. Ça fait du bien de se retrouver. J'espère que vous allez bien malgré le froid de l'hiver.
- Speaker #1
Moi, ça va bien. Bonjour à tous. Aline, moi, j'aime bien l'hiver, tu sais.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
ça va d'être en hiver.
- Speaker #0
Parce que tu skies, non ?
- Speaker #1
Oui, moi, je skie. On est des montagnards. Bon, je te souhaite de découvrir les belles pistes du côté suisse cette année.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Mais aujourd'hui, on se réchauffe un peu.
- Speaker #0
Tout à fait, parce qu'aujourd'hui, on va parler de Colombie, on va partir ensemble en Colombie. Et justement, on a la chance d'avoir Esther aujourd'hui avec nous. Bienvenue Esther. Merci. Alors Esther,
- Speaker #1
tu es une invitée spéciale pour nous parce que tu as participé avec Aline et d'autres jeunes à un voyage organisé par Portes Ouvertes. Il y a quelques mois, c'était justement en Colombie. Et puis, on aimerait bien dans ce podcast avoir un petit retour sur ton expérience, puis en fait sur votre expérience, parce qu'Aline, tu étais aussi du voyage.
- Speaker #0
Tout à fait, oui.
- Speaker #1
Mais volontiers. Moi, j'ai vraiment énormément aimé ce voyage. Du coup, je suis trop contente d'être là pour en parler.
- Speaker #0
C'était vraiment des temps spéciaux, des temps bénis. Ouais,
- Speaker #1
vraiment. Alors, pour recommencer un petit peu depuis le début par rapport à ce voyage, comment... Quel était le but du voyage ? Combien de temps ça a duré ? Qui est-ce que vous étiez ? Est-ce que tu arrives un peu à nous dire, Esther ?
- Speaker #0
À donner un peu un...
- Speaker #1
Ouais, ouais, le cas général !
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #2
on est partis une semaine, enfin dix jours au total avec le voyage, parce qu'il y a quand même bien dix, quinze heures d'avion pour aller là-bas. Et on était un petit groupe, alors c'était super chouette, parce qu'on était un petit groupe assez international finalement. on avait des Allemands, une Belge, des Français, des Suisses, et du coup c'était vraiment chouette parce qu'on a parlé en anglais principalement tout le voyage, mais après on changeait, il y avait un mélange entre l'espagnol, l'allemand, le français, l'anglais, enfin c'était chouette, moi j'avais beaucoup apprécié pour ça.
- Speaker #0
C'est vrai que les temps de prière quand on priait pour nos frères et sœurs c'était vraiment riche. parce que ça passait de l'espagnol à l'anglais au français à l'allemand au suisse allemand donc il y avait une belle multi-culture ouais ça c'était vraiment hyper riche et
- Speaker #2
puis on est parti vraiment dans l'objectif d'aller rencontrer les chrétiens persécutés là-bas en Colombie dans la région où on était et puis on a passé du temps avec eux, on a prié pour eux L'idée c'était vraiment aussi d'aller les encourager et de pouvoir vraiment les rencontrer dans leurs difficultés aussi, dans leur persécution.
- Speaker #0
Mais je pense qu'en plus de ça, on a toutes les deux et toutes les personnes du groupe, je pense qu'on a été richement encouragées. On a été richement encouragées et bénies par les différentes interactions qu'on a eues avec eux, les différents témoignages aussi, parce que chacun ils nous ont... donner leur témoignage.
- Speaker #2
Ouais, c'était vraiment... Enfin, tu rentres, t'es plus vraiment la même personne, finalement. Tu rentres, t'as tellement entendu... En fait, on a rencontré tellement de chrétiens, tellement de pasteurs. Tu rentres... Moi, j'étais vraiment hyper boostée dans ma foi, et puis aussi avec une perspective vachement différente de la... même de la vie ici, en Europe, et de ce que ça veut dire, finalement, aussi, être chrétien.
- Speaker #1
et je trouve que c'était chouette ça c'est vrai qu'on annonce les voyages de Portes Ouvertes un peu de cette manière là en disant vous allez vous pour venir pour voir, pour visiter mais moi j'aime beaucoup en disant tu rentres puis tu es changée toi-même ouais,
- Speaker #2
mais vraiment parce que t'entends tellement de d'histoires, de témoignages de vie et en fait le fait de les voir en vrai, enfin t'as c'est pas juste les histoires, on en entend tellement aussi beaucoup de témoignages ici mais genre tu les as vraiment en face de toi et tu les vois aussi dans leurs émotions, dans leur souffrance enfin ça te change vraiment moi je pense des fois ici j'arrive à quand j'entends les histoires ou les témoignages qui des fois sont difficiles t'arrives à prendre une certaine distance je crois qu'on en discutait en plus quand on était là-bas t'arrives à prendre une certaine distance par rapport à la souffrance puis t'en as besoin parce que sinon ou comme on travaille régulièrement avec ce genre d'histoire, ben, tu te laisses tu immerger, puis t'arrives plus à faire ton travail. Mais là-bas, quand t'es sur place, et que t'as les personnes en face de toi... Là, tu le vis presque avec eux. Et ça, en même temps, c'est hyper beau. Ce n'est pas forcément toujours facile parce que tu rentres. Je ne sais pas toi comment tu l'as vécu. Moi, quand je suis rentrée, j'avais l'impression d'avoir vécu presque un mois là-bas tellement c'était intense.
- Speaker #0
C'est vrai que c'était intense. On a rencontré beaucoup de chrétiens. Et oui, c'était fort. Aussi de voir leur persévérance pour le Seigneur, malgré les difficultés, malgré ce qu'ils vivent, la violence qu'ils peuvent vivre, les persécutions qu'ils peuvent vivre, de voir comment ils persévèrent. Et moi, ça a énormément changé. Mais aussi de voir que notre présence là-bas, c'était une bénédiction pour eux. Parce qu'en soi, tu te dis, ça ne sert à quoi qu'on aille là-bas ? C'est tellement loin ! qu'est-ce que j'attends vraiment à juste passer ces quelques heures avec eux alors qu'on parle pas la même langue moi j'essayais de baragouiner avec mon espagnol bien rouillé ouais moi aussi d'ailleurs cette année il va falloir que je m'emmène à apprendre l'espagnol mais ouais c'était... Pour moi, c'était beau de voir qu'au final, notre présence, ça faisait une différence. Pour certains, c'était juste ce qu'ils avaient besoin à ce moment-là pour continuer et persévérer. Après aussi, d'entendre... En tout cas, moi, j'ai l'image de cet homme d'une soixantaine d'années qui est passeur, qui me revient encore. Et quand il dit, mais les portes ouvertes ont changé ma vie. Mais moi, ça m'a donné la chair de poule, parce que d'entendre vraiment de sa bouche que le peu qu'on fait, on essaye de faire plus, mais ce qu'on fait, en fait, ça a un impact direct sur la vie des personnes. C'est juste magnifique. Et lui, en fait, il nous a dit ça en expliquant son témoignage et en expliquant comment. notre action sur le terrain par nos partenaires locaux ont permis de vraiment mettre ces quatre enseignants de sécurité, ces enfants qui auraient pu être kidnappés par l'Église. On va en parler plus après, mais c'était tellement beau de voir que ce qu'on essaye de faire, ça change vraiment des vies. Et merci Seigneur.
- Speaker #2
Et merci Seigneur. Et je trouve que c'est vraiment encourageant dans notre travail. Tu dis que ça a un sens. Et ça donne tout un sens à ton travail, je trouve.
- Speaker #1
Oui, et un voyage comme ça te permet d'être témoin direct, avec tes yeux, avec une semaine comme ça, sur les lieux où ils vivent, de l'action de ce qu'on fait.
- Speaker #0
Et juste une petite note pour vous qui nous écoutez, si vous ne savez pas, Esther travaille aussi à Ports Ouvertes, mais ses voyages sont ouverts à tout le monde. Là, pour ce podcast, on a invité Esther, mais voilà, on a eu d'autres personnes qui ne travaillent pas avec Penses Ouvertes, qui ont voyagé avec nous, et justement, c'était un voyage jeune, c'était des jeunes de 18 à 35 ans qui sont venus avec nous. C'est ça.
- Speaker #1
Tu disais avant, Esther, que tu avais l'impression d'être rentrée, que tu avais vécu tout un mois en voyage, tellement il y avait eu d'expériences différentes, mais qu'est-ce qui t'a marquée ? si tu devais en retenir qu'une, qu'est-ce qui t'a marqué le plus ?
- Speaker #2
Un témoignage, tu dis,
- Speaker #1
ou une situation ? Dans le contexte colombien dans lequel tu es allée ?
- Speaker #2
Je pense que ce qui m'a le plus marquée, et ce que je vois aussi, il y a bientôt une série Instagram qui va sortir aussi sur la thématique, c'est en fait la pression que vivent les chrétiens persécutés là-bas. C'est impressionnant parce que moi je ne m'étais pas rendu compte à quel point la région dans laquelle on était, elle était vraiment tendue.
- Speaker #1
C'est bien que tu ne le saches pas à l'avance.
- Speaker #2
C'est peut-être...
- Speaker #1
C'est peut-être les parents.
- Speaker #2
C'est peut-être les parents. Je ne sais pas si je vous écoute.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #2
ils vont peut-être nous écouter. Ils l'ont su après coup. Mais ouais, en fait, tu ne te rends pas forcément compte. Et quand tu arrives là-bas et que... le pasteur avec qui on était toute la semaine il nous a dit ben voilà on est content que vous soyez on est content que vous soyez arrivés en sain et sauf on espère que vous rentrez aussi sain et sauf et là tout à coup ça te fait un peu bizarre tu dis genre ouais c'est quand même C'est pas rien, quoi. Et du coup, cette tension constante un peu des risques que t'encours en tant que blanc, mais aussi en tant que chrétien, et tu dis en fait, eux c'est ce qu'ils vivent constamment, tous les jours. Moi je l'ai trouvé assez lourde. J'ai trouvé que c'était assez lourd à porter de se dire, ah mais en fait tu dois tout le temps faire attention. Pas faire attention à comment tu sors ton téléphone. Attention quand on va en groupe, en ville, de ne pas se disperser. Et tu les voyais aussi qui étaient vraiment tendus par rapport à ça et qui nous ont répété plusieurs fois. Mais en fait, vous ne vous rendez pas compte de la situation ici. Vous venez d'Europe, c'est normal. Mais genre, vous vivez un peu dans une réalité parallèle à nous ici. On est constamment en danger. Et en fait, on ne peut pas vous laisser juste faire ce que vous voulez, comme vous le feriez en Europe.
- Speaker #1
Donc le danger principal, c'était les kidnappings ?
- Speaker #2
Ouais, il y avait les kidnappings, vols. En fait, il y a eu plusieurs situations où un des premiers jours, on a été voir une plantation et...
- Speaker #0
De tomates.
- Speaker #2
Ouais, oui, exactement. Et en fait, on a été... Du coup, on devait sortir de la ville, on a pris les voitures. Et puis, ils nous ont dit, mais en fait, là, on sort de la région où l'armée est encore présente. Là où on va, il n'y a plus d'armée, il n'y a plus personne qui vient vous... sauver si jamais il y a un problème.
- Speaker #0
Et justement, moi, ça m'avait particulièrement interpellée à ce coup-là parce que, avant qu'on prenne les voitures, le master nous avait dit, ok, on a trois voitures, moi, je serai à l'avant et s'il y a quoi que ce soit, je vais mettre les warnings et si vous voyez mes warnings, vous, vous ne réfléchissez pas. Il disait au conducteur, vous ne réfléchissez pas, vous faites demi-tour et vous partez le plus vite possible. Et moi, je me suis dit, ah bah zut, en fait, je suis dans la voiture du passeur.
- Speaker #2
Aline dans la voiture.
- Speaker #0
Je vais être dans le feu de l'action. Donc, moi, j'ai tendance à ne pas vraiment voir le danger, difficilement voir le danger. Mais à ce coup-là, je me suis dit, Aline, il faut vraiment que tu pries. Pendant tout le trajet, je priais pour notre sécurité. et autres et...
- Speaker #2
Ouais et du coup ça c'était vraiment un des dangers principaux c'était aussi de se faire arrêter par les groupes armés parce que finalement ça aurait été ou les groupes narcotrafiquants ça aurait été un des dangers là c'est dans le cas là, pis ben ils font un peu ce qu'ils veulent donc ils t'arrêtent, tu sais pas trop ce qui peut se passer après ils peuvent t'enlever, enfin y'a plein de risques ouais tu sais pas trop...
- Speaker #1
Oui, si c'est des zones de non-droit, effectivement, avoir des petits occidentaux sous la main, ça pourrait être intéressant.
- Speaker #0
Mais surtout en tant qu'occidentaux, si je peux dire comme ça, c'est vrai qu'en tout cas, moi, quand je voyage, je me dis, si ça me fait mal quelque chose, le gouvernement de mon pays, on peut l'aider. Mais là, il y avait une autre dimension de se dire, mais en fait, ça se fait, personne ne va pouvoir nous chercher. parce que c'est trop dangereux et nous on l'a vécu sur une semaine et encore je pense que c'est vraiment pas rendu compte de l'ampleur mais pour eux c'est le quotidien le soir ils se débrouillaient pour qu'on soit pas dehors donc on commandait à manger porté pour qu'on soit pas dehors pour nous éviter des risques ouais c'est ça et là le premier jour il y avait aussi un couvre-feu
- Speaker #2
on devait être rentré à 18 heures parce que c'était les règles qui étaient établies par les groupes armés du territoire qu'on visitait du territoire qu'on visitait en disant vous devez être rentré à 18 heures sinon vous aurez un problème si on vous trouve sur la route donc le passeur il était aussi hyper tendu toute la journée en nous mettant quand même assez la pression en disant il faut y aller, il faut y aller donc le programme était quand même assez... enfin fallait pas rater les coches quoi c'était un peu ça
- Speaker #1
plein de mesures aussi à cocher pour assurer votre sécurité.
- Speaker #2
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Mais tu parles, Esther, de groupes de narcotrafiquants, tu parles de paramilitaires, enfin de checkpoints comme ça. Tu arrives à expliquer un peu le contexte politique du pays, parce qu'on imagine la Colombie avec un gouvernement. Puis là, ça a l'air un petit peu d'être la banlieue, enfin la jungle.
- Speaker #2
Oui, effectivement. La situation est super complexe en Colombie. Et ça, je pense que je ne m'en étais pas non plus forcément à ce point-là rendue compte avant d'y aller. C'est qu'en fait, oui, bien sûr, tu as le gouvernement, tu as l'armée, mais à côté de ça, tu as tous ces groupes armés, guérillas. qui ont en fait un énorme pouvoir à l'intérieur du pays et actuellement ils nous ont dit que 70% du territoire du pays est aux mains des groupes armés. Donc en fait ce qui fait que tu as un constant... Et en fait en plus, pardon je l'ai oublié, mais en fait ils sont en conflit avec l'armée. Donc ils se battent régulièrement avec l'armée. Il y en a beaucoup de différents groupes qui se battent entre eux. et qui se battent avec l'armée. Et du coup, ils font sauter des voitures de police, ils font sauter des stations de police, ils font des attentats. Et ils disent de plus en plus, ça se développe de plus en plus dans le pays depuis le Covid. Et ça arrive même maintenant qu'à Bogota, il y a eu parfois, ce qui n'arrivait jamais avant, des attentats de groupes armés.
- Speaker #0
Justement, j'ai lu il y a deux jours, il y avait un hélicoptère de la police qui a été... ils l'ont fait sauter avec les personnes dedans,
- Speaker #2
il y a eu un attentat et ça ça s'est passé il y a que quelques jours au moment où on enregistre ce podcast bien sûr ouais c'est pour ça que c'est vraiment compliqué là la situation ils disent il y a des moments où c'est plus calme mais il y a des moments où vraiment la violence augmente et actuellement c'est un moment où vraiment la violence est assez à son apogée ouais
- Speaker #1
donc ça veut dire que c'est un gouvernement colombien qui n'arrive plus à continuer. les violences des différents groupes que tu as nommés. Mais pourquoi ? Parce qu'on imagine quand même la Colombie comme un État grand, mais puissant et central.
- Speaker #0
Justement, c'est un pays grand. Tu le dis justement, et c'est vrai que c'est tellement grand que le gouvernement a vraiment du mal à gérer tous les territoires. Et de ce fait, ça laisse la place à ces groupes armés pour agir. Et particulièrement, ils ont pris vraiment de l'emprise pendant le Covid. Suite au Covid, on a vu vraiment une multiplication de cette emprise sur le territoire. Parce que pendant le Covid, tout était fermé et ils se sont développés.
- Speaker #2
Ouais et en plus de ça t'as tous les groupes narcotrafiquants Donc aussi c'est pas juste les groupes armés, les guerrillas Il y a aussi ces groupes narcotrafiquants qui du coup produisent la cocaïne Et qui vont faire des trafics illégaux Donc eux ils sont aussi en conflit avec les groupes armés Avec l'armée aussi, avec les chrétiens Enfin c'est tout un truc hyper complexe
- Speaker #1
Bon on comprend qu'il y a différents groupes Mais moi, je me pose la question maintenant du coup de la place des chrétiens là au milieu. Parce qu'on comprend que le contexte est tendu, qu'il y a plein de consignes de sécurité, mais si tu es un chrétien, pourquoi tu es particulièrement en danger dans un contexte comme ça ? Enfin, le contexte est violent, tu fais attention, mais les chrétiens semblent être particulièrement visés, ou assez pasteurs qui vous ont donné leur témoignage.
- Speaker #2
Oui, effectivement, ils sont visés pour plusieurs raisons. Parce qu'en fait, déjà, ils sont au milieu du conflit, donc ils se retrouvent souvent pris en étau entre les différents groupes. Par rapport aux groupes armés, les groupes armés essayent de recruter régulièrement des jeunes pour rejoindre leur force armée. Et les pasteurs vont, par leur influence, ou aussi leur prêche, les dimanches, tout comme ça, ils vont... décourager les jeunes de rejoindre les groupes armés ou en tout cas les encourager à y réfléchir et à ne pas y aller ce qui va en fait être un problème pour les groupes armés parce que du coup ils ont moins de jeunes surtout plutôt les jeunes hommes mais il n'y a pas que mais il y a moins de personnes qui peuvent recruter et du coup ils se retrouvent en conflit avec les pasteurs et donc c'est souvent les pasteurs dans ces cas là qui sont assez visés et puis au niveau des cartels de drogue les pasteurs vont aussi encourager souvent les familles ou les producteurs, ceux qui ont des plantations, de ne pas entrer dans le marché de la drogue. Là aussi, ça va créer des conflits avec les cartels de drogue, et c'est hyper complexe. Du coup, ils se retrouvent vraiment au milieu de tout ça, et ils sont en constant danger, parce qu'en fait, ils reçoivent des menaces de mort. Il y a plusieurs cas où plusieurs ont failli mourir.
- Speaker #0
Et certains sont morts.
- Speaker #2
Certains sont morts, oui.
- Speaker #1
C'est vrai que de ce côté, depuis la Suisse, avec les nouvelles contrats de portes ouvertes, on a régulièrement partagé des témoignages de pasteurs qui avaient été assassinés dans ces cadres-là. Mais vous, vous avez rencontré des pasteurs qui vous ont raconté des histoires comme celles-là ?
- Speaker #0
Oui, déjà tous les pasteurs qu'on a rencontrés, ils ont tous été empoisonnés au moins une fois, donc il y a déjà ça.
- Speaker #2
qui ont été menacés, ouai y en a souvent qui ont y en a qui nous ont, qui nous avaient raconté aussi que euh... y a plusieurs fois des groupes armés qui viennent chez eux soit pour les menacer, soit pour leur offrir une certaine protection plus ou moins protection qui en fait risquent dans la suite de se retourner en en menace ou en... donc ça ça ça ils ont aussi souvent dit et aussi c'est pas seulement
- Speaker #0
eux qui sont en danger, mais c'est aussi leurs femmes et leurs enfants. Et particulièrement les enfants chrétiens, ça arrive régulièrement qu'ils sont kidnappés, qu'ils sont pris pour être enrôlés dans les rangs de force. Et c'était vraiment beau parce qu'on a eu aussi l'occasion de rencontrer une jeune femme, donc elle a 27 ans, et elle en fait, en étant enfant, elle est une fille de pasteur, et en étant enfant, pour aller à son école d'une communauté indigène, parce qu'ils sont indigènes, elle devait faire deux heures de marche à pied, aller, retour, et elle nous disait, mais en fait, à tout moment, il pouvait... m'arrivait quelque chose. A tout moment je pouvais être attaquée, kidnappée et donc à ce moment là elle était obligée, elle disait mais j'étais obligée de faire confiance au Seigneur malgré le fait que je doutais vraiment sa bonté parce que cet enfant en fait elle voyait dans sa communauté, dans les connaissances qu'elle avait, que ses parents avaient le nombre de personnes qui avaient été attaquées le nombre de femmes qui avaient été violées. Et elle disait, mais comment est-ce que Dieu peut être bon alors qu'on est ses enfants ? Et donc, on voit bien que même en allant à l'école, il y avait aussi un peu cette bataille en elle, mais elle décidait de faire confiance à Dieu. Et elle, elle a eu la chance de pouvoir rejoindre l'école Refuge de Portes Ouvertes. Donc c'est une école qui a... qui a été mise en place par Portes Ouvertes et qui permet aux enfants des pasteurs de pouvoir être en sécurité. Et ça permet aussi aux pasteurs de ne pas avoir la crainte qu'à tout moment leurs enfants puissent être kidnappés. Et donc on voit vraiment que c'est leur réalité, même en étant enfant, de savoir qu'à tout moment il peut arriver quelque chose. Donc oui, on a pu aussi entendre le témoignage de son frère qui, lui, avant d'avoir la chance de rejoindre cette école refuge, a vécu des choses très difficiles dans son école locale. Et en fait, à 9-10 ans, il est revenu à la maison en disant à son papa, donc son papa qui est pasteur, « Papa, on me force à me droguer » . Il avait 9-10 ans. Et donc son papa il était là, c'est pas possible, comment ça se fait qu'à ton école on te force à te droguer ? Et donc il est allé en parler à l'école et du fait qu'il est pasteur, l'école l'a complètement ignoré. Or que c'est une école où on paye pour que son enfant aille. Et suite à ça, l'enfant, le garçon, il a été tabassé et il est venu à mort. Et de nouveau le papa il est allé à l'école pour se plaindre. Et encore une fois, ils l'ont ignoré du fait qu'il est pasteur. Et c'est suite à ça qu'il a vraiment eu la possibilité de rentrer dans cette école refuge. Et c'est justement ce papa qui nous a dit, mais Ports Ouvertes a changé ma vie. Parce que ces quatre enfants ont pu être mis dans cette école. Donc pour la famille, c'était un énorme pas. Parce que l'école, elle est à 18 heures de route. Et c'est pas des autoroutes comme on a en Suisse, c'est des routes difficiles d'accès. Et donc en fait, ils voyaient leurs enfants peut-être une fois par an. Donc c'est dur. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils ont laissé le choix à leurs enfants, en leur disant « mais est-ce que tu veux aller à cette école ? » Et les quatre ont dit oui. Et donc, on voit vraiment les risques encourus par toute la famille. Parce qu'au final, s'il arrive quelque chose à l'enfant, ça peut détruire les parents et vice-versa.
- Speaker #1
Oui, et puis je pense que ça peut être trop lourd à porter pour un papa ou une maman de dire « moi, je continue à être pasteur ici » . en emmenant justement dans le danger toute une famille. Et puis c'est par là que tu pourrais renoncer possiblement à ton appel, parce que c'est trop dur pour un fils ou c'est trop dur pour un papa de voir son fils revenir le jour où il a été comme ça. C'est fort quoi. Ça met déjà toute cette dimension-là de côté.
- Speaker #0
Donc moi ces témoignages ils m'ont particulièrement parlé, mais toi Esther, quelle est la personne, le témoignage que tu retiens spécialement ?
- Speaker #2
Ouais, c'est une bonne question. Il y a beaucoup de... c'est vrai, on en a vraiment entendu beaucoup, mais je pense celui qui m'a le plus touchée, ou qui m'a le plus interpellée, c'était celui du pasteur le dernier jour, je ne peux pas donner le nom pour des raisons de sécurité, mais c'était un un pasteur qui a été pendant longtemps dans les groupes lui-même, enrôlé dans les groupes armés, même dans le leadership en fait de ces groupes. Donc il a été chez les FARC et il avait été aussi chez un autre groupe dont je ne me rappelle plus le nom. Mais lui il avait vraiment un témoignage. J'ai vraiment été interpellée par son témoignage parce que c'est des témoignages que tu entends très rarement, en tout cas en Europe ou en Suisse. C'est des témoignages où tu étais là, waouh, ok, c'est vraiment quelque chose, c'est vrai, c'était vraiment impressionnant à entendre. Et en fait, ce jour-là, on a entendu deux témoignages de personnes qui avaient quitté les groupes armés. Et ça, j'avais trouvé super d'avoir aussi ce... En fait, on n'a pas eu que des pasteurs qui vivent la persécution de la part des groupes armés, mais qui n'en ont jamais fait partie. Là, c'était vraiment aussi d'avoir le point de vue de ces personnes qui ont fait partie de ces groupes et ensuite qui se sont converties. et qui ont quitté ou qui ont quitté avant et qui se sont convertis après. Mais ça c'était vraiment... les deux m'ont vraiment assez interpellée et je trouvais que c'était aussi hyper intéressant pour donner aussi un point de vue différent sur la situation là-bas en Colombie parce que je pense que j'arrivais aussi avec un point de vue très noir et blanc de dire groupe armé, pas bien, chrétien, bien.
- Speaker #1
Avec un passerelle entre les deux.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Possiblement. Alors que...
- Speaker #2
Exactement, alors qu'elle, elle a apporté, c'était la dame la première, le premier témoignage, elle a apporté son témoignage en disant ben moi j'ai fait partie des groupes armés parce que j'avais une soif aussi de... Déjà il y avait beaucoup cette question de vengeance qui était très présente, mais elle était là en mode parce que c'est aussi des groupes qui amènent une certaine justice, qui vont amener, qui vont se battre des fois contre les narcotrafiquants. Il y a beaucoup de gens qui rentrent dans ces groupes avec des idéaux socialistes, des idéaux aussi d'une justice équitable. Et ça, je me suis dit, ah, c'était pas quelque chose que j'avais beaucoup entendu. Et du coup, j'ai été aussi interpellée par cette nuance qu'elle a apportée. Ça, j'avais trouvé très intéressant. Et lui, ensuite, il a apporté vraiment cet aspect dans l'autre sens. Lui, il a fait partie des groupes armés par pur plaisir. de la violence.
- Speaker #0
Déjà par vengeance.
- Speaker #2
Par vengeance aussi,
- Speaker #0
oui. Par vengeance, et puis sa famille qui avait été tuée.
- Speaker #2
Oui, son père, ouais.
- Speaker #0
Et moi ça m'a particulièrement interpellée parce que pour les deux personnes, l'élément déclencheur qui les fait rejoindre ces groupes, c'était pour venger la mort de quelqu'un de leur famille.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Et en fait c'est, là-bas c'est quasiment normal d'avoir perdu quelqu'un...
- Speaker #2
Dans ta famille, ouais.
- Speaker #0
à finir.
- Speaker #2
mais du coup ça se reproduit ça se transmet dans une spirale qui s'arrête pas et puis c'est là qu'arrive l'évangile un peu qui casse en fait cette spirale
- Speaker #0
Et lui, c'est impressionnant parce que du coup, il est rentré dans ces groupes armés par vengeance. Il a vraiment pris goût au meurtre. Enfin, il le dit vraiment comme ça. C'était très très impressionnant de le voir. On était dans la même salle, dans le même salon. Petit salon chez le pasteur, avec qui on a passé toute la semaine. Et il était assis en face de nous, très tranquille, comme un théologien. Tu t'aurais dit, ben, t'es en face de toi un théologien. Et quand il commence son témoignage, il me dit, ben voilà, moi j'étais dans les groupes armés. Je buvais le sang de mes victimes. je tuais par plaisir et j'étais fou en fait et il est quand même je te la vois on est content de te rencontrer à ce fait c'est vraiment ça, on est content de te rencontrer maintenant et puis pas dans un an exactement et du coup ben il a raconté son témoignage justement ce goût du meurtre, du sang et en fait sa tête était mise à prix par le gouvernement et pendant longtemps parce qu'il était vraiment Il avait énormément de dégâts dans l'armée, la police, il a fait sauter beaucoup de voitures, beaucoup de stations de police. C'était vraiment un caïd, je ne sais pas comment on peut dire ça. Un homme vraiment très très dangereux.
- Speaker #1
C'était à trop c'est 15 ans, c'est 2 ans.
- Speaker #0
C'est ça, ouais. Il était très jeune et il n'avait aucune limite dans le mal qu'il pouvait faire. Donc il avait sa tête mise à prix et la police... Et l'armée ont reçu comme ordre de l'arrêter mort ou vif. Donc, idéalement mort.
- Speaker #1
Oui, mais c'est vous le trouvez pour le tuer, quoi.
- Speaker #0
Sauf que par un concours de circonstances, il a dû être arrêté et pas tué. Parce que, en fait, la chose est devenue vite publique. Et ils n'ont pas pu juste le tuer comme ils voulaient le faire de base. Et donc, il a été arrêté et mis en prison. Et c'est en prison, en fait, qu'il a rencontré Dieu. Grâce à un missionnaire qui était un pasteur, qui connaissait d'avant, qui l'essayait de tuer par tous les moyens possibles.
- Speaker #1
Depuis des années.
- Speaker #0
Depuis des années qu'il essayait de tuer. Ce pasteur est venu le voir en prison, lui a parlé de Jésus. Et il a rencontré le Seigneur comme ça. Et en fait, il y a eu un changement de vie. 360. Total, c'est ça. Et il a commencé à prêcher en prison. Il a aussi fait des... je sais pas comment il a fait pour faire des études de théologie en prison.
- Speaker #1
Il s'est formé pour devenir passeur en prison. En enquête en prison.
- Speaker #0
Et il a pu sortir de prison et par un miracle, aucune charge n'a été retenue contre lui quand il a été jugé. Et même lui, ça ne l'explique pas parce qu'il donnait l'exemple de quelqu'un d'autre qui avait été trafiquant de drogue ou je sais plus. quel était le crime de l'autre personne qu'il avait rencontré en prison qui lui a été condamné à 70 ans de prison et lui il a rien eu du tout, alors c'était un meurtrier renommé, célèbre qu'ils ont voulu tuer pendant longtemps, il s'expliquait pas qu'il ait été à part par un miracle, par la grâce de Dieu et donc c'était et il était là dans ce salon à nous raconter son témoignage en nous disant des fois quand je suis dans la rue les gens me reconnaissent et ils ont peur de moi ils partent en courant et c'est waouh et il est marié, il a des enfants il enseigne à l'église où on est allé le dimanche et j'ai trouvé ça vraiment très beau de voir finalement comme l'évangile comme Jésus transforme des vies Là, ça faisait vraiment un peu penser à l'apôtre Paul aussi. Le persécuteur a persécuté. Est-ce qu'il est aussi en danger maintenant ? Parce que, déjà, à cause de son passé, parce qu'il a tué plein de personnes. Donc, il y a plein de familles qui sont en...
- Speaker #2
Qui veulent se venger.
- Speaker #0
Qui veulent se venger. Donc, dans ce sens-là, il est menacé. Puis, il est chrétien. Donc, il est dans ce sens-là, il est aussi menacé. Et donc, j'ai trouvé ça vraiment très beau. ce parallèle avec l'apôtre Paul et de se dire mais en fait, waouh, c'est vraiment l'Évangile devant soi. Enfin, personnalisation de l'Évangile. Je trouvais ça beau.
- Speaker #2
Je pense que c'est génial de pouvoir entendre des témoignages comme ça aussi pour la vie de foi personnelle. De dire dans le chemin de vie tout simple ou du quotidien qu'on peut avoir ici, d'imaginer que c'est le même Dieu avec...
- Speaker #0
les mêmes possibilités de transformation aussi. Oui, c'est ça. Et ça revient un peu à ce que je disais au début, moi ça m'a vraiment aussi personnellement... C'est transformé ce voyage dans ma foi, ça m'a vraiment touchée personnellement en disant « Waouh, ils ont une telle foi, qu'est-ce que moi aussi je peux faire ? » ou « Qu'est-ce que moi aussi je peux développer dans ma foi ? » Je trouve hyper touchant. Et puis c'est pour ça qu'on a envie d'aller en voyage,
- Speaker #2
de manière générale, puis avec portes ouvertes de manière particulière, ou dans des voyages chrétiens. C'est pour se dire qu'on ne va plus vivre... pareil en rentrant moi je trouve que c'est toujours génial quand des gens reviennent de voyage qui disent que ça les a transformés ou bien que ça leur a vraiment fait un déclic au niveau de leur foi et je crois que c'est vraiment tout le groupe tout le groupe a fait ce retour là que c'était un voyage qui était hyper hyper
- Speaker #0
intense aussi spirituellement où tout le monde a été vraiment très touché d'une manière ou d'une autre par le voyage et par les rencontres Après vous avez eu le temps d'un peu visiter la Colombie quand même, le côté exotique du voyage, vous avez pu en profiter aussi ? Alors on a découvert la nourriture colombienne, on a découvert les fruits, c'était très bon, ça c'était cool. C'est toujours chouette de manger des fruits dans ce genre de pays.
- Speaker #1
Les mangas, les ananas, une quantité folle de fruits exotiques que tu peux trouver ici.
- Speaker #0
ouais ça c'était chouette on a eu un jour où c'était une journée un peu plus touristique on peut dire ou dans cette région là où on était il y a des sources d'eau chaude et on a été une journée là dans ces sources d'eau chaude découvrir en fait c'est des sources qui viennent du volcan et du coup c'était cool d'être en pleine nature il n'est pas très chaud parce que c'est quand même en altitude et on était dans les sources d'eau chaude
- Speaker #1
tout le groupe avec la famille du pasteur c'était cool c'est avec eux pour y aller il y avait toute une toute une route c'était assez long mais c'était chouette, il y avait des beaux paysages ils nous ont amenés sur un col à 3000 mètres d'altitude et en fait ils nous avaient même pas prévenu de nous habiller donc on était vraiment en mode touriste en tongs, en chouchards petits mémoires
- Speaker #0
On est arrivés à genre 8 degrés, tu vois, on était là genre...
- Speaker #1
Surtout qu'une partie d'entre nous, on aurait pu voyager au chaud dans la voiture, mais une partie d'entre nous préférait être à l'arrière du pick-up, au banc...
- Speaker #2
Par exemple toi, Aline.
- Speaker #1
Voilà, tout ça. Ouais, cette chatte-là, je crois que j'irai la voir. Je suis toujours prête pour l'aventure.
- Speaker #2
Ouais, en tout cas, ça donne hyper envie. On aurait bien aimé être avec vous dans ce voyage-là, mais il y a peut-être d'autres voyages de Bordes Ouvertes.
- Speaker #1
Il y en a,
- Speaker #0
il y en a.
- Speaker #1
Donc là, c'était le voyage jeune. Tous les ans, on fait un voyage jeune. Si vous êtes jeune, si vous connaissez des jeunes, dites-leur de nous appeler. Et aussi, on a le voyage femme. Chaque année, il y a un voyage spécial que pour les femmes, entre femmes, et d'autres voyages. où c'est tous les âges, tous les sexes.
- Speaker #0
Ouais, on peut mettre en lien sous l'épisode les liens vers le voyage jeune.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'infos. Là, je ne vais pas donner les détails parce que on ne sait pas trop qui nous écoute.
- Speaker #0
Ah oui, oui. Pour des raisons de sécurité, on ne peut pas divulguer trop d'informations.
- Speaker #1
Et ça sera avec plaisir de vous voir dans ces voyages. J'ai l'occasion d'acheter à tous les jeunes.
- Speaker #2
Je pense qu'on arrive gentiment à la fin de cet épisode. En tout cas, merci beaucoup Esther d'avoir accepté notre invitation et d'avoir partagé des souvenirs de ton voyage. C'était super précieux, c'était coloré, enfin c'était comme si on y était un peu.
- Speaker #1
Un petit peu, oui.
- Speaker #2
Oui, merci beaucoup. Et puis vous qui nous écoutez, n'hésitez pas à vous abonner à notre podcast, à nous dire ce que vous avez pensé de cet épisode, si vous avez peut-être déjà voyagé en Colombie aussi. Je ne sais pas quelle expérience vous avez de ce coin du monde-là ou ce que vous avez envie de dire simplement à la suite de ce que Esther et Aline ont partagé. ça nous intéresse si vous nous écrivez ça, on le lira volontiers.
- Speaker #0
En tout cas merci beaucoup de m'avoir invitée.
- Speaker #1
C'était super et on vous souhaite une très bonne journée. Chers auditeurs, chères auditrices, et à la prochaine !