Speaker #0Hello et bienvenue dans ce tout nouvel épisode de podcast, ça y est ! Alors j'aurais presque envie de dire bienvenue à la maison parce qu'en fait là t'es chez moi, on est dans mon bureau et donc je l'avais promis pour 2026, j'avais dit le podcast va basculer au format vidéo, c'est chose faite, ça y est, le bureau est aménagé et donc c'est une chose qui est totalement possible aujourd'hui. Donc je suis ravie de t'accueillir pour un tout nouveau sujet, un tout nouveau sujet parce que... De nouveau, c'est quelque chose, comme tu le sais, j'ai à cœur d'aller briser un peu les tabous, d'aller dire ce que personne ne te dit, ne t'explique. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler à nouveau d'un sujet dont on parle assez peu, pas parce que c'est rare, mais tout simplement parce que c'est silencieux. Et au-delà du fait que l'infertilité soit particulièrement difficile à vivre, surtout ce qu'elle t'oblige à faire, de façon totalement implicite bien évidemment, c'est de faire semblant que tout va bien. C'est-à-dire que tu vas devoir faire semblant que, évidemment, la vie continue, que tu vas devoir continuer à assurer, à sourire, à répondre « ça va » , même quand, au fond de toi, tu es complètement en vrac et tu n'en peux plus du tout. Et si cet épisode, en tout cas si ce sujet résonne, si cette thématique fait écho, reste bien avec moi parce qu'on va aller parler de tout ça, de tout ce qu'on attend de toi et de tout ce qui en découle, bien évidemment. De manière générale, quand on traverse l'infertilité, je ne vais même pas parler d'un parcours PMA, parce que ce n'est pas réservé aux personnes qui sont en PMA, c'est vraiment à partir du moment où on traverse cette période d'infertilité, il y a quelque chose qui se met en place qui est vraiment assez particulier, et encore une fois c'est vraiment de façon totalement implicite, c'est que tu continues à faire semblant. Alors personne ne t'oblige à le faire bien évidemment, mais ça se fait de manière totalement spontanée. Parce que tout y pousse finalement, c'est-à-dire que tu vas continuer à travailler comme si de rien n'était, hormis aménager un peu tes horaires selon si tu es suivi médicalement et que tu es en protocole PMA, bien évidemment tu vas devoir aménager un petit peu tes horaires, mais en dehors de ça tu vas continuer à faire comme si tu travaillais totalement normalement, comme si de rien n'était, tu vas continuer à voir tes proches, tu vas continuer à participer à des repas de famille. Tu vas continuer à répondre évidemment aux messages, aux invitations, aux questions aussi, qui tournent souvent autour de la maternité, avec tout son lot de remarques maladroites. Et vous c'est pour quand ? Il serait temps d'y penser ? Vous êtes plutôt jeune ? Enfin voilà, ce genre de choses auxquelles on est confronté bien évidemment. Et surtout toi en parallèle, tu vas continuer à ne pas trop en parler. Parce que 1, c'est quand même un sujet qui est... proche, enfin c'est un sujet qui est intime, les remarques maladroites ne devraient pas exister, mais elles sont là. Et donc c'est vrai que même si c'est un sujet qui est particulièrement intime, t'as pas envie d'expliquer sur la place publique ce à quoi tu es confronté, tu n'as pas envie non plus qu'on te plaigne, tu n'as pas envie non plus d'être celle qui casse l'ambiance, tu n'as pas envie non plus d'aller t'expliquer encore et encore et encore, surtout que tu vas être 9 fois sur 10. face à des personnes qui ne vont pas comprendre ce que tu vis et qui vont à nouveau sortir des phrases toutes faites avec ta cale est en PMA, est-ce que tu as pensé à adopter, etc. Alors pour éviter de basculer dans tout ça, toi tu fais semblant, tu fais comme si. Et le comme si, ça devient un petit peu ta norme, d'accord ? Ça devient un petit peu ta norme. Le problème, c'est que finalement ce que tu vis, c'est complètement invisible. Comme tout un tas de pathologies, de manière générale, c'est invisible. Et donc... Tu peux être en plein protocole avec des injections, avec évidemment avant ça tout un tas d'examens, de rendez-vous médicaux, de comptes rendus d'analyse, etc. Des périodes d'attente interminables et pourtant à l'extérieur finalement rien ne se voit, personne ne peut dire de l'extérieur, ne peut expliquer ce que tu es en train de vivre. Sauf qu'à l'intérieur, toi, il va se passer quelque chose qui est... Déjà une fatigue émotionnelle énorme parce que quand tu en arrives à ce stade là c'est que déjà tu as un parcours quand même qui est assez long derrière toi, c'est que tu as une forme de dissociation, c'est à dire qu'il y a toi et il y a ce que ton autre toi vit quelque part, c'est à dire que parfois pour te protéger tu as l'impression qu'il y a une forme de dissociation, c'est à dire que ce n'est même plus vraiment toi qui vit les choses, c'est un petit peu comme si tu étais la spectatrice de ton propre parcours, je ne sais pas si c'est clair ce que je t'explique mais... C'est souvent quelque chose que je peux voir, c'est que pour se protéger, on va mettre une sorte de barrière et on va se couper aussi de nos ressentis. Moi je me souviens l'avoir beaucoup beaucoup vécu, notamment pour des examens qui étaient un peu, un peu beaucoup invasifs, je pense notamment à l'hystérosalpingographie, mais pas que, j'étais dans un hôpital universitaire et donc il y avait énormément de... d'apprenants, d'étudiants qui étaient là avec les praticiens et c'est vrai que c'était pas toujours évident pour moi d'être confrontée, même si je sais que tout le monde doit apprendre et je suis évidemment partisane de tout ça, mais il y a des moments où c'est vraiment vraiment compliqué, donc il y a quelque chose comme ça qui fait qu'on se coupe et on a l'impression de se dissocier de ce qu'on peut vivre et finalement même quand on est entouré, même quand on a des proches, des gens qui sont là, qui... peut-être même dans certains cas connaissent plus ou moins le parcours et nous soutiennent, on se sent quand même vachement seul parce que malgré tout, personne ne peut véritablement comprendre ce qu'on traverse. Et puis il y a aussi cette culpabilité qu'on peut ressentir finalement à ne pas aller bien parce que sur papier, on a tout pour être heureux ou presque, mais en réalité, il nous manque toujours ce maillon, ce chaînon manquant. Et donc c'est vraiment important de se dire que très souvent, Moi je vois des femmes qui me disent que quelque part, elles n'ont pas le droit d'aller mal, puisque finalement, c'est pas forcément une maladie, entre guillemets, et ça pour moi c'est extrêmement violent, parce que bien sûr déjà qu'il y a des pathologies qui sont liées à l'infertilité, je pense notamment au SOPK, l'endométriose, la dénomiose, etc. Mais pour d'autres cas où on est sur des bilans muets, je rappelle que je ne parle pas d'infertilité inexpliquée, parce que pour moi... L'infertilité inexpliquée n'est que la résultante d'un manque d'approfondissement. On n'a juste pas cherché au bon endroit et donc forcément ça ne s'explique pas. Mais quand on commence à chercher et à creuser, eh bien on trouve au miracle. Donc voilà, je préfère parler de bilan muet. Mais pour les femmes qui ont un bilan muet, qui ont une réserve ovarienne qui est plus basse, etc. Finalement, il n'y a pas forcément de pathologies réelles. Et même quand il y a des pathologies qui sont avérées, on les balaye parfois aussi assez facilement d'un revers de la main. Et ça c'est extrêmement violent parce que c'est nier vraiment profondément le ressenti de la personne, le ressenti de celle qui traverse tout ça. Et vraiment, ce que je vois au quotidien, que ce soit dans mes accompagnements, les femmes qui m'écrivent sur les réseaux ou via mail directement, c'est que vraiment il y a un silence qui coûte vraiment très très cher, il y a un silence qui pèse et qui est vraiment très très lourd à porter, parce que quand on ne peut pas déposer finalement, quand on ne se sent pas suffisamment... Alors, on peut être soutenu par des gens qui pensent bien faire et quand même être confronté à des remarques maladroites. Et donc, par ce fait-là, quand tu ne te sens pas suffisamment soutenu et suffisamment en sécurité que pour déposer vraiment ce que tu ressens, que pour oser montrer toute ta vulnérabilité, et ça se passe parfois même au sein du couple parce qu'on se dit qu'on n'a pas le droit de flancher parce qu'on sait que c'est fragile et qu'on doit rester fort. pour ne pas entraîner l'autre avec nous dans quelque chose de triste et de compliqué, émotionnellement parlant. Alors du coup, on essaye de tenir. Mais pendant qu'on essaye de tenir et qu'on tait finalement toute cette douleur, en réalité, c'est le corps qui va encaisser. C'est le système nerveux qui va encaisser. C'est des émotions qui ne sortent pas et qui restent bloquées et qui vont ouvrir la porte à d'autres bobos. Alors je parle de bobos parce que ça peut se manifester par des petites choses avant souvent de plus grandes choses. Mais le stress est un ennemi qui est véritablement important et qui vaut d'ailleurs pas uniquement pour l'infertilité, mais qui, chez certaines personnes, peut accentuer justement cette problématique-là, parce que je le rappelle, le stress va déréguler complètement la production hormonale, parce qu'en réalité, quand le corps doit choisir entre la voie de la survie et la voie de la reproduction, c'est toujours la voie de la survie qui l'emporte. La problématique, c'est qu'évidemment, toi, tu ne te dis pas que ton corps est en mode survie parce que tu es stressé, mais c'est pourtant bel et bien comme ça que ton corps le perçoit. Et donc, ça, c'est encore quelque chose d'une particularité, une spécificité dont il faut tenir compte dans ce parcours. Et c'est vrai qu'à force de faire semblant que tout va bien, finalement, tu finis par ne plus savoir comment tu te sens vraiment, tu vois. J'ai beaucoup de femmes, comme tu le sais, je travaille tous les lundis. au sein de la première maison de fertilité qui a ouvert ses portes en Belgique. Et c'est vrai que tous les lundis, c'est quelque chose que je vois systématiquement dans mes accompagnements, dans mes consultations, c'est qu'en permanence, j'ai des personnes qui me disent, quand je leur demande comment elles vont, en fait elles me disent, ben je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop comment je vais. Et c'est normal parce qu'encore une fois, il y a ce principe de dissociation, il y a effectivement la douleur qui est là et qui est bien présente. la détresse émotionnelle et en même temps le fait qu'on ne s'autorise jamais à l'exprimer, à en parler, à dire les choses ouvertement et même à les ressentir. Et donc c'est pas... Un manque de lucidité, c'est pas qu'on essaye de faire des choses comme ça, c'est juste que ça se fait de façon inconsciente, implicite, et que quelque part c'est un peu une stratégie de survie, c'est qu'on essaye de se protéger pour ne pas trop souffrir. Alors ce qui est vraiment important et qui va changer beaucoup beaucoup de choses, ce n'est certainement pas de te montrer plus forte. J'ai aucun doute là-dessus, je sais que tu es forte, ça c'est même pas une question. Si tu es là, si tu m'écoutes... si tu as écouté les précédents épisodes de podcast, si tu traverses tout ce parcours, être forte ce n'est même pas une option, je sais que tu l'es et ça c'est pas la question. La question c'est de à quel moment est-ce que tu peux arrêter de faire semblant, à quel moment est-ce que tu peux déposer les choses et ce qui change tout et bien c'est justement d'avoir un espace où tu vas pouvoir partager, où tu vas pouvoir t'ouvrir et oser dire ben aujourd'hui ça va pas. sans avoir à être corrigé, sans avoir à avoir de... sans avoir à justement recevoir des remarques plus ou moins maladroites, sans qu'on cherche à minimiser ce que tu ressens, sans non plus recevoir des conseils non sollicités, parce qu'il y a ça aussi. La fertilité, c'est vraiment un sujet où j'ai l'impression que tout le monde se croit être expert, et que quand on commence à... s'est penché un peu sur le sujet et a expliqué ce à quoi on est confronté et bien on a toujours des gens qui arrivent avec des conseils non sollicités et c'est vraiment super important 1 de les identifier 2 de se rappeler que ce sont des généralités et que ces conseils là ne s'applique pas forcément à toi et que c'est pas parce que quelque chose a fonctionné pour la cousine de la voisine de la soeur de la coiffeuse de la belle soeur de ta grand mère tu vois le genre c'est pas ça C'est pas ça que tu as envie d'entendre. Et je sais à quel point ces conseils non sollicités vont inconsciemment avoir tendance aussi à balayer d'un revers de la main ce que tu peux vivre réellement parce que ça met un malaise, évidemment que ça met un malaise. Alors si tu as envie justement d'avoir un espace où tu peux déposer ouvertement, te sentir comprise, soutenue, sans avoir des conseils non sollicités mais vraiment juste. avoir un réel soutien, une réelle empathie parce que tu es entouré de femmes qui vivent exactement ce que toi tu vis parce que ça aussi c'est quelque chose que j'entends souvent, j'ai encore échangé mais pas plus tard qu'hier lors d'une session j'ai eu un accompagnement hier et où la personne me disait mais en fait voilà moi je ressens ceci cela cela et je lui disais mais parle-en parce qu'en fait elles ressentent toutes la même chose et ça ça Ça ouvre la voie des possibles quand tu sais que d'autres personnes ressentent exactement la même chose que toi. Que ce soit lié à un positionnement dans ton couple avec ton conjoint, que ce soit parce que tu ressens de la jalousie quand tu es confronté à une annonce de grossesse, que ce soit plein de choses, en réalité ce que tu ressens, les personnes qui sont confrontées à l'infertilité le ressentent elles aussi. Et donc tu n'as pas besoin d'être seul pour traverser ce parcours. Alors ce que j'ai envie de te proposer aujourd'hui, si tout ce que je t'ai expliqué dans ce podcast a du sens pour toi, si ça résonne, si ça fait écho, et bien je t'invite vraiment à rejoindre le Cercle Fertility. C'est pas un programme de plus, c'est vraiment un espace où tu vas pouvoir être entourée de femmes, c'est un espace où tu vas pouvoir te reconnecter à toi-même, à ce que tu ressens, tu vas pouvoir échanger, c'est un endroit où tu peux être là quand tu doutes, où tu peux être là quand tu as peur. quand tu en as marre de faire semblant et être entouré par des femmes qui comprennent, qui savent exactement ce que tu vis et qui peuvent te partager ce par quoi elles sont passées elles aussi. Il y a des échanges évidemment d'informations et puis moi j'y suis et chaque semaine, vraiment vraiment vraiment chaque semaine, je publie un audio sur des sujets très spécifiques où je vais en profondeur pour te permettre d'aller mieux. de comprendre ce qui se passe et de mettre en place des choses qui sont adaptées à toi pour te permettre de comprendre véritablement tout ton parcours, tout ce que tu vis, de faire des liens parce que pour moi c'est véritablement essentiel. Donc c'est vraiment un accompagnement quelque part, encore une fois c'est pas un programme de plus, c'est vraiment quelque chose que tu vas pouvoir déposer mais surtout être entouré, être guidé, être conseillé. Donc vraiment pour moi c'est important de mettre cet espace à disposition, cet espace, le cercle Fertility, tu vas trouver le lien dans la description de cet épisode, c'est à tout petit tarif et d'ailleurs j'en profite pour annoncer que prochainement le tarif va augmenter parce que là c'était vraiment une offre de lancement et donc profites-en si tu veux encore en bénéficier, ça te permet justement de bénéficier de cette offre des membres fondatrices quelque part parce que le montant est vraiment rikiki. C'est un abonnement mensuel, mais que tu peux arrêter quand tu veux. Il n'y a absolument aucune obligation, rien du tout. Tu en repars quand tu le souhaites, vraiment. C'est un principe d'abonnement qui se renouvelle, mais si tu ne veux pas, tu y mets fin et ça s'arrête automatiquement. Tu n'as absolument aucune justification à donner. C'est toi qui décides quand tu veux y être, quand tu veux en partir. Donc vraiment, sens-toi libre. La seule chose que je peux te dire, c'est que celles qui y sont, elles restent parce qu'elles adorent les partages, elles adorent les messages qui sont... transmis dessus, donc si tu aimes mes podcasts, si tu les écoutes depuis un moment, et bien cet endroit-là, il est vraiment, vraiment parfait pour toi, n'attends plus et rejoins le cercle Fertility, en tout cas moi d'ici là, on va se retrouver bien sûr pour de prochains épisodes de podcast, d'ici là, comme toujours, prends soin de toi, et si jamais tu as la moindre envie, la moindre question, la moindre envie par rapport à un sujet de podcast que tu aimerais que j'aborde, et bien n'hésite pas à m'en faire la demande et selon le sujet, je verrai si je le traite dans cet épisode de podcast ou si j'en fais un audio où je vais vraiment vraiment aller dans le détail et en profondeur au sein du cercle fertility. Comme toujours, prends soin de toi, on se retrouve très prochainement pour un tout nouvel épisode de podcast. A très vite !