Speaker #0Hello, je suis ravie de te retrouver aujourd'hui pour un tout nouvel épisode de podcast. Alors comme tu le sais probablement, les membres du programme Fertility, qui est un programme en ligne, bénéficient malgré tout d'une séance de questions-réponses mensuelles. Donc ça veut dire que chaque mois, les membres ont totalement la possibilité de me poser leurs questions et j'y réponds en vidéo. Ça permet vraiment d'avoir plus d'explications sur son parcours. Et en réalité... Toutes les questions qui me sont posées m'ont amenée à l'épisode d'aujourd'hui, parce que j'ai vraiment envie de te parler d'un sujet fondamental. Ce sujet, c'est pourquoi est-ce que ton bilan est incomplet, même quand tu es suivie en PMA ? Et je vais vraiment être claire dès le départ, parce que cet épisode ne concerne pas seulement les femmes qui sont dans ce qu'on appelle la catégorie des infertilités inexpliquées. Même si tu me suis depuis un moment, tu sais que je ne parle moins... jamais d'infertilité inexpliquée, je préfère parler de bilan muet. Mais ce que je veux dire, c'est que vraiment, cet épisode ne s'adresse pas que aux personnes qu'on a classées dans cette catégorie-là. Cet épisode concerne aussi toutes celles à qui on a posé un diagnostic, que ce soit de l'endométriose, un syndrome des ovaires polycystiques, une AMH qui est basse, des femmes qui ont un trouble hormonal, des problèmes d'ovulation, etc. Pourquoi ? Parce qu'avoir une pathologie n'explique pas toujours pourquoi ça ne fonctionne pas. Si je prends l'exemple de l'endométriose, il y a des tas de femmes qui ont de l'endométriose, qui réussissent pourtant à avoir des enfants. C'est pareil pour le SOPK, c'est pareil pour une AMH basse, etc. Donc bien sûr que ça vient compliquer le parcours, bien évidemment, mais surtout, ce n'est pas parce qu'on a un diagnostic que ça n'empêche pas qu'il existe d'autres déséquilibres, qu'on ne va pas forcément chercher. et qui finalement du coup ne sont jamais explorées, ce sont ce qu'on appelle des déséquilibres qui sont invisibles. Alors le problème c'est pas qu'on ne cherche rien, le problème c'est que souvent, soit on ne cherche pas au bon endroit, soit on ne va pas assez loin, et souvent c'est même pas soit, soit c'est on ne cherche pas au bon endroit et on ne va pas assez loin. Ce qui est important vraiment de te rendre compte c'est qu'en PMA, on s'intéresse avant tout à ce qui est visible, à ce qui est mesurable, à ce qui est mécanique. Donc on va regarder les trompes, on va regarder l'utérus bien évidemment, la réserve ovarienne, certaines hormones à certains moments du cycle, très précis, J3 éventuellement. Le sperme, ce n'est pas toujours non plus d'ailleurs en première intention et on ne vérifie pas tout non plus. Alors ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, bien sûr que cette étape-là, elle est indispensable. On est bien d'accord là-dessus, c'est essentiel. Mais pour autant, ce n'est absolument pas suffisant. La PMA, aujourd'hui, elle fonctionne sur des protocoles standardisés. Elle fait en sorte que tu rentres dans des cas qui sont statistiques. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire ovulation, oui ou non, AMH dans une certaine norme, oui ou non, cycle plus ou moins régulier, oui ou non, etc. Et quand tu es dans la norme, on va stimuler. Si tu as une pathologie, on devrait, j'ai bien dit, on devrait adapter le protocole. Je ne dis pas non plus que ce n'est jamais le cas, mais je dis en tout cas que c'est fait de façon insuffisante et ou incomplète. Pourquoi ? Parce qu'on ne cherche pas vraiment à comprendre ton terrain. Sauf que la fertilité, ce n'est pas une mécanique isolée. La fertilité, c'est un équilibre entre tes hormones, ton système immunitaire, ton état inflammatoire, qui n'est pas toujours aussi visible que ce qu'on ne veut bien croire et voir, ton système digestif. tes intestins principalement, mais pas que, le stress, la micronutrition, tout ton métabolisme. Et tout ça, en réalité, on ne regarde quasiment jamais ce qui s'y passe. Pour moi, il y a vraiment des angles morts que je retrouve systématiquement dans mes accompagnements. La toute première chose, c'est le terrain inflammatoire. On ne fait pas de bilan suffisamment complet pour voir s'il y a une inflammation. Pourtant, Quand il y a un état inflammatoire, surtout s'il est chronique, ça peut perturber l'ovulation, ça diminue drastiquement la qualité ovocitaire, ça va nuire à l'implantation, et hélas, ça augmente le risque d'arrêt de grossesse. Alors l'inflammation, elle peut venir de plein de choses, bien sûr, elle peut venir de l'alimentation, et oui, l'alimentation joue un rôle vraiment crucial, mais pas que, ça vient du stress chronique, et quand je parle de stress, c'est pas uniquement le stress émotionnel, mais il y a... différentes formes de stress, le stress physique en est un autre, d'accord ? Donc voilà, ça vient aussi de ça. L'inflammation, elle peut provenir du microbiote, elle peut venir du foie, elle peut venir d'anciennes infections, mais tout ça, on ne t'explique pas, évidemment, et on ne va certainement pas chercher cette cause-là, et on va encore moins faire de lien. Or, c'est essentiel, vraiment, vraiment essentiel. C'est vraiment quelque chose que je vois en permanence, tu vois ? Donc, c'est pas quelque chose qu'on prend à la légère, parce que la problématique de l'inflammation, elle est vraiment, vraiment très récurrente. C'est une de mes principales problématiques que je vois en tout cas au quotidien auprès des couples, et je ne vais même pas dire que des femmes parce que je vois ça aussi beaucoup du côté masculin, mais ça a évidemment un impact énorme parce que ici je m'adresse à toi, parce que généralement ce sont plus les femmes qui m'écoutent, mais bien évidemment qu'un état inflammatoire, ça impacte aussi la qualité spermatique, d'accord ? Donc ça joue vraiment chez les deux membres du couple. Et on ne fait pas suffisamment de lien avec tout ça. Combien de fois j'ai des personnes à qui on dit, on a diagnostiqué, un autre médecin d'ailleurs a diagnostiqué, un syndrome d'intestin irritable, une pathologie de Crohn ou que sais-je, et qu'on ne traite absolument pas, et surtout avec laquelle on ne fait absolument aucun lien, alors que pourtant la fertilité, c'est encore une fois le regroupement de tout ça. Le deuxième point, le premier c'est évidemment tout le terrain inflammatoire qu'on n'explore pas. Le deuxième c'est la thyroïde. On dose quasiment toujours uniquement la TSH. Et si la TSH est dans les clous, en tout cas quand je dis dans les clous, c'est dans les normes laboratoires qui sont, je le rappelle, des normes qui sont liées à la moyenne de la population et qui ne sont certainement pas des valeurs optimales de santé, ça n'a rien à voir. En réalité, c'est quand même relativement facile d'être dans les clous au niveau de la TSH, mais la thyroïde, ce n'est pas qu'un chiffre. On oublie d'aller regarder derrière des hormones actives, on oublie d'aller regarder les anticorps, la conversion, et ça souvent c'est un rapport qu'on loupe, on va regarder qu'une partie, mais on ne regarde pas si le corps est capable de convertir, les liens avec les cofacteurs, et on ne regarde absolument pas le lien avec l'ovulation et la progestérone. Alors que moi, je vraiment, Je ne vais pas dire une consultation sur deux parce que ce ne serait pas assez. Je crois qu'on est à plus que ça. Je vois régulièrement des femmes qui sont pourtant suivies en PMA et qui ont une thyroïde qui est complètement déséquilibrée et dont la prise en charge n'est jamais intégrée. Ou alors elle est intégrée, mais de façon complètement partielle. Et au final, on n'a surtout pas réglé le problème. Et donc ça, c'est véritablement problématique. La troisième étape, ce sont les carences invisibles. Tu peux ovuler. Tu peux produire des embryons et pourtant manquer de briques qui sont essentielles pour fabriquer des hormones de qualité. Alors clairement, la PMA, elle va venir stimuler ta production hormonale, mais elle ne va certainement pas construire ton terrain. Si tu n'as pas les fondations, si tu n'as pas les briques, ce n'est pas possible. C'est comme si, quand on essaye de stimuler un corps finalement qui est carencé, c'est un peu comme si... On essayait de construire un étage supplémentaire sur une maison qui n'a pas de fondation et qui est déjà complètement fissurée et dont le premier étage finalement ne tient déjà pas. On a un rez-de-chaussée qui ne tient pas, qui est vraiment fissuré de partout et on essaye de lui rajouter un étage. Ce n'est pas possible, ça ne tient absolument pas la route. Le quatrième point, j'ai déjà commencé à t'en parler, mais pour moi c'est le foie et les intestins et on n'en parle presque jamais. Pourtant le foie a un rôle crucial à plein de niveaux, mais un des rôles principaux c'est de métaboliser les hormones. Quand on a un foie qui ne fonctionne pas comme il le devrait, ça ne fonctionne pas. Les intestins vont réguler ton immunité et ton microbiote va influencer l'implantation. Et quand ces organes-là sont surchargés ou déséquilibrés, le corps, il n'est pas du tout dans une logique de reproduction, en fait. Il est dans une logique de survie. C'est tout ce dont il est capable de faire, tu vois. Et donc, c'est vraiment important de faire des liens entre tout ça, de faire des liens entre le foie, les intestins, le microbiote, la thyroïde, les carences, parce que tout est lié. Et je passe mes journées à l'expliquer aux femmes que j'accompagne, véritablement aux femmes et aux hommes, d'ailleurs, puisqu'il y a des consultations qui sont en couple, et de plus en plus, d'ailleurs, et j'en suis ravie. Mais c'est pour moi essentiel. d'expliquer à quel point tout est lié et qu'en réalité, quand on a un grain de sable qui vient se mettre à gauche dans le rouage, ça va impacter en bas, à droite, un plus gros rouage parce qu'en réalité, la mécanique aura été grippée et ça ne roule plus. Et donc, c'est ça qui est important. Si j'essaye, si je reprends cette métaphore par rapport à la maison, on essaye de construire cet étage supplémentaire et on se dit que ça ne va pas. Mais en fait, ce n'est pas l'étage qui ne va pas, ce sont les fondations, il faut aller voir en dessous. Mais si on ne va pas voir en dessous, on ne peut pas comprendre ça. Quand on comprend et qu'on explique, tout s'éclaire. Et en fait, quand on dit finalement tout est normal, pour moi c'est un faux soulagement. Dire à quelqu'un que tout est normal alors que cette personne est en train de vivre des échecs à répétition, alors que ce soit des échecs à répétition parce que ça ne prend pas ou parce qu'effectivement dans certains cas il y a même des arrêts de grossesse à répétition, C'est la laisser seule avec son incompréhension et on ne cherche pas à l'optimiser. Et souvent, ce n'est pas que tout va bien, c'est qu'en fait, on n'a pas cherché au bon endroit, ou pas assez loin, ou pas fait de lien. Et vraiment, c'est ce que j'entends tout le temps, tout le temps, tout le temps en consultation, c'est qu'on me dit « mais personne ne m'avait jamais expliqué ça » . J'ai encore eu lundi, donc au moment où j'enregistre cet épisode de podcast, on est mardi. Hier, j'ai une personne que j'ai en consultation. Elle m'explique le parcours, etc. Je regarde plein de choses. Elle avait déjà fait énormément de choses de son côté. Mais pour moi, il y a quelque chose qui n'avait pas été testé. Elle a 34 ans et elle me dit que ça fait depuis mon adolescence que je me plains de... Cette pathologie-là, elle me dit, personne ne m'avait jamais expliqué ce dont toi tu me parles maintenant. Et elle me dit, personne ne m'avait jamais fait faire ce test dont toi tu me parles maintenant. Et en fait, c'est vraiment important parce qu'elle ne savait absolument pas que ça existait et elle ne savait pas. Alors, attention, je ne suis pas en train de critiquer les médecins, d'accord ? C'est deux choses différentes. L'humain, il fait ce qu'il peut, mais il fait ce qu'il peut avec les limites du système, d'accord ? et vraiment un système qui traite l'urgence. mais finalement qui ne cherchent pas à comprendre le corps dans sa globalité, on marche sur la tête. Pour moi, ça n'a absolument aucun sens. Et donc, c'est vraiment important de comprendre ça. Et c'est pour ça que je prends vraiment le temps pendant les consultations. Je sais que les consultations, généralement, chez tout un tas de praticiens, on est sur les médecins généralistes, en général, c'est 10-15 minutes. Et encore, parfois, je compte même large. les gynécos... peut peut-être monter à 30 minutes, moi mes consultes elles peuvent faire facilement 1h15, 1h30, donc voilà. Mais pourquoi ? Parce que je vais aller en profondeur et généralement il n'y a pas qu'une seule consulte, on va vraiment creuser et il y a des choses qui se passent en plus entre deux consultes. Donc c'est vraiment pour te montrer à quel point ce n'est pas quelque chose qu'on va balayer comme ça d'un revers de la main parce qu'il faut aller creuser. Et ça change tout évidemment, quand on commence à regarder plus loin, on va comprendre pourquoi les protocoles et puis pourquoi finalement préparer le terrain avant une fife c'est essentiel et comment le faire on va voir comment est-ce qu'on peut soutenir la qualité ovocitaire apaiser l'inflammation restaurer tout cet équilibre hormonal et redonner du sens au parcours tu vois et tout ça ce que je suis en train de t'expliquer là c'est pas une promesse magique d'accord moi je ne fais absolument aucune promesse magique jamais jamais jamais moi mon objectif c'est certainement pas de faire de fausses promesses mon objectif à à moi Il est de t'aider à comprendre et à reprendre le pouvoir, tout en arrêtant de t'épuiser. Et ça, ça fait toute la différence, d'accord ? Et donc, ce qui se passe quand on arrive à ça, c'est qu'on adopte finalement une autre manière d'avancer, une manière qui est beaucoup plus consciente, beaucoup plus personnalisée, beaucoup moins violente pour le corps, c'est beaucoup plus respectueux. Et surtout, c'est une stratégie qui fonctionne à long terme, parce qu'à long terme, on se connaît et on sait ce qui nous convient et ce qui ne nous convient pas. Et ça, c'est juste énorme, évidemment. Alors, si tu te reconnais dans cet épisode, si on t'a déjà dit que tout est normal ou que c'est dans les normes, etc., mais que toi, tu sens au fond de toi qu'il y a quelque chose qu'on n'a pas exploré, qu'on n'a pas fait suffisamment de lien, peut-être qu'il est temps d'arrêter d'avancer à l'aveugle. Peut-être qu'il est temps d'aller voir les choses avec un autre regard. Et c'est exactement pour ça que j'ai créé mes programmes d'accompagnement. Que ce soit le programme Fertility pour celles qui veulent comprendre les analyses, les hormones, le terrain et agir de manière structurée. Mais aussi évidemment le coaching Éclosion pour celles qui veulent vraiment, vraiment, vraiment donner un coup d'accélérateur et avoir un suivi qui est véritablement personnalisé. Alors je le rappelle parce que j'en ai déjà parlé et on arrive au bout finalement des places disponibles pour le coaching. Quand on rejoint le coaching Éclosion, évidemment, là, l'idée, c'est d'avoir un vrai suivi, une vraie prise en charge qui est hyper proche. En fait, tu rentres alors dans un accompagnement qui est vraiment un accompagnement de proximité où on va creuser ensemble et où, évidemment, tu ne seras plus du tout seul dans ce parcours. Donc, l'idée, c'est ça. Si tu as envie de donner un coup d'accélérateur, je t'invite évidemment à rejoindre le coaching Éclosion. Mais comme je te le disais, les places, c'est la dernière fois que je le propose dans ce format-là. quand le nombre de places est atteint, il est atteint. atteint et il n'en reste vraiment, vraiment, vraiment plus beaucoup qui sont partis là très récemment et donc je ne vais pas tarder, je pense que à mon avis d'ici quelques semaines, ce sera totalement fini et il n'y aura plus de place pour cette année pour rejoindre le coaching Éclosion parce que le nombre de personnes sera atteint et comme tu le sais je veux un accompagnement qui soit hautement qualitatif et je ne peux pas accepter un nombre de personnes indéfinie, ce n'est pas possible. Je veux vraiment pleinement me consacrer à celles qui me font confiance. Donc, si tu as envie, tu as deux options. Et pour moi, tu n'as pas forcément besoin de faire plus. Tu as besoin de comprendre mieux. Et surtout, tu mérites qu'on regarde ton corps dans sa globalité et qu'on comprenne. Et qu'on comprenne aussi à quel point c'est essentiel de soigner une personne, un couple en l'occurrence, dans certains cas, mais certainement pas de soigner des chiffres. D'accord ? On n'est pas là pour. te faire entrer dans une case. On est là pour t'aider à comprendre et à changer les choses. Et ça, ça fait véritablement toute la différence. Alors, si cet épisode t'a aidé, vraiment, partage-le à quelqu'un qui entend trop souvent que tout est normal et qui reste totalement incomprise dans ce qu'elle est en train de traverser. Moi, je te retrouve évidemment la semaine prochaine pour un tout nouvel épisode. Et d'ici là, j'espère véritablement te retrouver au sein d'un de mes programmes d'accompagnement. Je te laisse choisir la formule qui te convient le mieux. Si jamais tu as le moindre doute, tu m'envoies un message, tu m'envoies un email, tu me contactes sur les réseaux, sur Instagram, je me ferai un plaisir de répondre à ta question. Je sais que pour trouver mes coordonnées, si tu es motivé, tu vas trouver. Tu peux aller sur mon site, tu peux aller sur mon compte Instagram, tout est dans la description de cet épisode. Mais surtout, n'attends pas et rejoins dès que possible le programme d'accompagnement, ça va faire toute la différence dans ton parcours. D'ici là, prends soin de toi.