Speaker #0Aujourd'hui j'ai envie de répondre à une question que je reçois vraiment hyper souvent. C'est une question qui généralement arrive après une five qui n'a pas donné le résultat qu'on veut. C'est qu'on me dit, Mia, je comprends pas parce que les embryons étaient vraiment super beaux et pourtant ça n'a pas marché, qu'est-ce qui se passe ? Alors en fait, derrière tout ça, évidemment, il y a énormément d'incompréhension parce que quand on nous dit que les embryons sont beaux ou qu'ils sont bons, en fait on s'attend à ce que ça fonctionne, on s'attend à ce que tout soit ok. Et c'est vrai que quand la five échoue malgré ça, il y a une question qui finalement revient quand même en boucle, c'est pourquoi, pourquoi ça n'a pas marché alors que tout semblait parfait entre guillemets. Et la réponse en réalité c'est que l'embryon il a une qualité qui est apparente, mais que ce n'est qu'une partie de l'équation, il y a plein de facteurs qui rentrent en ligne de compte et c'est ce que j'avais envie de te détailler dans l'épisode d'aujourd'hui. C'est vrai que contrairement à ce qu'on peut penser, à ce qu'on peut s'imaginer, un bel embryon ne garantit hélas pas une grossesse. Pourquoi ? Parce que quand on parle de beaux embryons, en réalité on va faire référence à une classification morphologique. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va avoir le biologiste qui va regarder l'embryon au microscope et qui va regarder sa forme, le nombre de cellules, la régularité bien sûr, enfin l'aspect du blastocyste. D'accord ? De manière générale, c'est ça. Mais en réalité, cette classification, elle n'est hélas que visuelle. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en réalité, ça ne permet absolument pas de voir les anomalies chromosomiques, qui sont quand même fréquentes, il faut le dire, l'état génétique des cellules, la capacité réelle d'implantation, etc. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'un embryon, en réalité, il peut être très beau d'un point de vue visuel. mais pourtant hélas ne pas être capable d'amener une grossesse de par la composition chromosomique en réalité. Donc ça c'est un élément, c'est un facteur de l'équation, mais il y en a évidemment plusieurs, et il y en a d'autres qui sont tout aussi importants, c'est que l'implantation elle dépend aussi du terrain. Parce que c'est vrai que souvent on va parler de qualité embryonnaire, et c'est vrai, mais on parle beaucoup moins du terrain maternel où finalement l'implantation c'est une rencontre, c'est une rencontre d'un embryon, d'un endomètre et de tout ce qu'il y a autour. Donc clairement, même un très bon embryon ne pourra pas s'implanter si l'environnement n'est pas optimal. Alors attention, je mets des guillemets avec optimal, on n'a pas besoin que tout soit absolument parfait pour que ça fonctionne, d'accord ? si on devait... Faire des examens chez toutes les femmes qui sont enceintes, je pense qu'on aurait des surprises sur certains éléments. Donc tout n'a pas besoin d'être absolument parfait. Maintenant, effectivement, on a parfois des terrains qui sont un petit peu plus compliqués que d'autres, ou en tout cas qui nécessitent plus de régulations que d'autres. Et là, il y a beaucoup beaucoup de choses qui rentrent en ligne de compte. Pourquoi ? Déjà, c'est la réceptivité de l'endomètre. L'endomètre, c'est pas juste une épaisseur. Alors souvent, on va dire, ah parfait, on est à 8 mm, c'est top ! Oui, mais ça ne dit rien de nouveau parce que l'endomètre, ok c'est très bien, on a l'épaisseur, mais est-ce qu'il y a bien trois feuillets ? Est-ce que les couches sont bel et bien là ? Mais ça ne dit rien, cette épaisseur ne dit rien finalement de la vascularisation, ça ne dit rien de l'inflammation, ça ne dit rien de tout ce qui est marqueur d'implantation, du microbiote utérin, de tout ce qui est en lien avec la synchronisation hormonale. En fait de nouveau un peu comme pour l'embryon, on peut avoir un endomètre qui a l'air parfait comme ça visuellement à l'échographie et qui pourtant n'est pas forcément optimal parce qu'il y a d'autres choses, il y a d'autres paramètres qui rentrent en ligne de compte. Les déséquilibres hormonaux c'est pareil, ça joue un rôle vraiment essentiel dans l'implantation et je ne suis pas sûre qu'on vérifie systématiquement partout, au moment évidemment du transfert, Déjà tous les centres ne vérifient pas la progestérone mais ça pourrait être pareil pour la thyroïde, ça pourrait être pareil pour l'insuline, le cortisol, etc. Et en fait je donne souvent cet exemple là mais parce que c'est quelque chose que je vois mais énormément en consultation, c'est que on peut très bien avoir une TSH qui est dans la norme alors qu'en réalité quand on commence à creuser un peu trop, un peu plus, en fait on voit que non la TSH elle est trop haute pour l'implantation et que ça ne crée pas un terrain favorable. On peut voir qu'il y a des insuffisances, évidemment, en termes de progestérone, et la liste est longue. Donc, ces paramètres-là ne sont pas toujours, toujours, toujours optimisés dans le cadre d'une fécondation in vitro. À côté de ça bien sûr, il y a un autre paramètre qui est vraiment vraiment hyper important et trop souvent sous-estimé, c'est l'inflammation et l'immunité. Faut pas oublier que l'implantation c'est quand même un phénomène immunologique qui est vraiment vraiment complexe, parce que notre système immunitaire il doit être capable de faire quelque chose qui est complètement dingue, c'est il doit accepter un corps qui est à moitié étranger en réalité, donc parce qu'il doit tolérer l'embryon, il doit rentrer dans une zone de tolérance immunitaire. pour comprendre que l'embryon n'est pas un ennemi. Et donc, ce n'est pas évident. Alors, quand il y a trop d'inflammations, quand on a une activité immunitaire qui est excessive, quand on a des anomalies en termes de régulation, etc., eh bien, l'embryon peut être rejeté. Et ça, ça peut arriver même avec un bel embryon. On a encore aussi un autre facteur, ce sont les carences. C'est hyper fréquent de voir que... On arrive dans ce parcours avec énormément de carences en vitamines, en micronutriments, etc. Alors que ça joue un rôle aussi très très très important au niveau de l'implantation, de la vascularisation, de la régularisation immunitaire, de la qualité cellulaire. Et on arrive dans ce parcours parce qu'on a déjà beaucoup attendu, de par déjà les essais spontanés, et puis les examens, les rendez-vous. En fait, on a plusieurs mois, voire plusieurs années qui se passent. passe avant qu'on soit réellement pris en charge dans le cadre d'une fécondation in vitro. Parfois on passe par des cycles stimulés, on passe par des inséminations, enfin bref il y a plein de choses qui peuvent intervenir aussi avant et qui vont aussi contribuer à fatiguer, à épuiser le corps. Et donc souvent quand on arrive en FIV, mais on est déjà complètement sur les rotules, on a un corps qui est épuisé et qu'on n'a pas suffisamment ressourcé. Et donc voilà le vrai problème, c'est qu'on regarde seulement, j'ai envie de dire une partie. Il y a une partie qu'on va scruter, analyser, mais encore une fois, c'est ça comparativement à tout le terrain qu'il y a autour. La FIV, c'est vraiment une technologie qui est juste extraordinaire, bien évidemment. C'est juste fantastique. Et pour autant, ça ne corrige absolument pas tout. Ça permet de sélectionner des embryons, ça permet de faciliter la fécondation, on peut optimiser le transfert, bien sûr, mais ça ne remplacera jamais l'optimisation du terrain, évidemment. Et c'est souvent là que... Ça se joue, c'est souvent là qu'on fait toute la différence. Donc quand une fille échoue malgré de très beaux embryons, c'est pas forcément un mystère. Il y a parfois des choses qu'on peut totalement comprendre et surtout corriger. Mais ce qui se passe c'est qu'en général, on n'explore pas l'intégralité en fait. On va simplement se contenter d'un petit bout de l'équation et on va se dire que ça arrive et que c'est la faute à pas de chance, mais c'est pas pour autant qu'on va optimiser. Mais voilà, pour moi, la fertilité, ça ne se résume pas à une question d'embryon, c'est qu'il y a vraiment une interaction hyper complexe entre les hormones, l'immunité, la nutrition, l'inflammation, l'état émotionnel aussi, qui est évidemment à ne surtout pas négliger, la santé métabolique, enfin, il y a plein de choses. Donc ça joue évidemment un rôle très très très important à tous les niveaux. Donc, je sais que vous êtes évidemment hyper friandes de... de cas concrets, de pratiques, d'informations, de choses vraiment qui permettent d'obtenir des réponses finalement aux questions que vous vous posez et aux questions que tu te poses. Alors moi j'avais justement envie au moment où tu écoutes cet épisode de podcast, eh bien j'avais envie de faire quelque chose que je ne fais quasiment jamais d'accord ? C'est exceptionnel, c'est peut-être une fois par an et encore donc j'aime autant te dire qu'il ne faut surtout pas rater ça. J'organise une masterclass. Cette masterclass, elle aura lieu le jeudi 12 mars. Au moment où j'enregistre cet épisode et où tu l'écoutes, tu as la possibilité de t'inscrire. Inscris-toi maintenant, bien évidemment, parce que sinon ce sera trop tard et il n'y aura plus de possibilités. L'objectif de cette masterclass, c'est vraiment de te permettre de comprendre à travers des études de cas concrets, de comprendre qu'est-ce que tu peux optimiser exactement. pour relancer naturellement ta fertilité. Ça, c'est véritablement l'objectif. Parce que je sais que souvent, t'as essayé plein de choses, t'as eu un bilan qui était normal, mais pour autant, la grossesse ne se met pas en route. Peut-être à l'inverse, comme c'était le cas lundi, j'ai quelqu'un qui est arrivé avec une situation, une pathologie diagnostiquée, alors qu'en réalité, quand on creuse, eh bien, on se rend compte qu'il y a plein d'autres choses, c'est vraiment multifactoriel, ce n'est pas que la pathologie qui a été diagnostiquée. Mais souvent, on s'arrête à ça. Donc peut-être que c'est ton cas aussi quand t'as diagnostiqué un SOPK, une endométriose, que sais-je, et que finalement, on se dit c'est à cause de ça. Alors qu'en réalité, pas forcément. Peut-être que, évidemment, tu fais attention à plein de choses, tu prends des compléments, tu... alors j'aurais envie de dire presque même tu fais attention même à ton stress, tes émotions, plein de choses. mais peut-être que pour autant t'as pas l'impression qu'il y ait grand chose qui change. Moi ce que j'ai envie de te dire et c'est souvent ce que je dis quand on démarre un accompagnement avec moi, c'est que très souvent toutes les dimensions n'ont pas été explorées. Et c'est exactement ce que je fais dans le cadre de mes accompagnements, c'est que je vais creuser là où personne d'autre n'a creusé jusqu'à maintenant. Donc demain ce qu'on va voir ensemble, parce que la masterclass aura bien lieu demain, et bien on va voir pourquoi un diagnostic ça ne dit jamais tout. Pourquoi est-ce qu'un bilan normal, en réalité, ça ne veut absolument rien dire ? On va parler des erreurs les plus fréquentes que je vois en consultation, et on va surtout parler de, ok, maintenant qu'on sait tout ça, qu'est-ce qu'on peut faire pour relancer la fertilité ? Comment est-ce qu'on peut rééquilibrer intelligemment ? Parce que je vois trop de femmes qui écoutent XYZ sur les réseaux, sur Youtube, sur Ci, sur ça, sur voilà, plein de plateformes différentes, des sites, des tout ce qu'on veut, et finalement on est un peu... perdu dans toutes ces infos et on ne sait pas ce qui me convient à nous, d'accord ? Donc si tu as un doute sur ce qui te convient à toi, eh bien vraiment, la masterclass, tu peux pas la louper, inscris-toi, tu vas pouvoir y assister en direct, c'est une masterclass qui a lieu en direct, j'insiste, c'est vraiment quelque chose que je n'organise pas souvent, moi les masterclass, s'il y en a une par an, c'est bien, mais pourquoi ? Parce que ça me demande beaucoup, beaucoup de temps, ça me demande beaucoup d'organisation, et très sincèrement... En général, ce temps-là, je le consacre aux femmes que j'accompagne, mais exceptionnellement, je décide de temps à autre d'organiser une masterclass. Là, ça m'a pris, je me suis dit, allez, ça fait longtemps, c'est parti, masterclass. Mais donc, le seul conseil que je peux te donner, c'est vraiment ne la rate pas. Et peut-être que tu te dis, j'en peux plus, des conseils, des masterclass, des ci, des là. Ok, je comprends. La seule chose que j'ai envie de te dire, pose-toi la question et dis-toi que si une seule masterclass pouvait changer un élément dans ton parcours, et que ça changeait la suite par effet boule de neige, est-ce que ça vaudrait quand même la peine de t'être inscrite ? Moi je crois que si j'étais toi, j'hésiterais pas une seconde. J'hésiterais pas une seconde parce que déjà c'est gratuit, la masterclass est entièrement offerte parce qu'il y aura en plus un temps de questions réponses. Donc je sais pas si tu imagines ce que ça représente le fait de pouvoir me poser des questions, de pouvoir obtenir des infos qui sont aussi précieuses et surtout que ce sont des infos dont personne ne te parle. Et bien c'est ce qu'on va voir ensemble demain. Donc zéro excuse, d'accord ? Zéro excuse. Le lien est dans la description de cet épisode. Tu cliques maintenant, tu t'inscris et on se retrouve évidemment jeudi 12 mars pour la masterclass. C'est à 18h30, heure de Paris. Il y aura un replay qui sera disponible mais attention quelques heures seulement. Parce que si tu t'inscris et que tu reçois le replay mais que tu envisages de le regarder dans 6 mois, ça n'a évidemment pas d'objectif. De manière générale, si tu me suis depuis un moment, tu sais que je suis adepte des thérapies brèves. Tu sais que je suis adepte du passage à l'action, donc l'objectif pour moi, c'est de te déclencher un résultat rapide. C'est pas que ça intervienne dans deux ans, d'accord ? C'est pas mon objectif. Mon objectif, c'est ici, maintenant. Et je sais que toi aussi, c'est ton cas, parce que j'ai quand même l'impression, arrête-moi si je me trompe, mais que tu as déjà suffisamment attendu. Donc si ça te parle, tu t'inscris, on se retrouve évidemment jeudi 12 mars, 18h30, heure de Paris, pour cette masterclass en direct, et tu peux me croire sur parole, ça s'annonce être un truc dingue. Donc vraiment, zéro excuse, on se retrouve demain et d'ici là, comme toujours, prends soin de toi, à très vite !