Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Prends une pause. Je suis Louna, thérapeute psychocorporelle spécialisée en libération émotionnelle. A travers ce podcast, mon intention est de t'apporter des clés concrètes, des pistes de réflexion et un nouveau regard sur le lien entre émotion, corps et souffrance. Mon souhait est de t'aider à comprendre et libérer ce que tu ressens pour transformer tes blocages et tes douleurs en un nouvel élan de liberté et d'énergie. Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur. On va parler du lien qu'il y a entre nos émotions et notre santé. Et j'en parle particulièrement parce que je trouve, déjà, qu'on en entend de plus en plus parler, mais souvent, c'est présenté de façon très simpliste, en tout cas à mon goût, voire même culpabilisante, comme si tout venait de nos émotions, comme si on était responsable de tout ce qui nous arrive. Dans cet épisode, j'ai envie de remettre de la nuance et surtout de la clarté. Pas pour dire que tout est émotionnel, parce que c'est là que je trouve que c'est très simpliste de dire ça, mais pour expliquer comment notre vécu émotionnel peut influencer notre corps, parfois de manière assez subtile, voire discrète, mais parfois aussi de façon beaucoup plus visible. Mon intention aujourd'hui, c'est de t'aider à comprendre ce lien autrement. pour que tu arrêtes peut-être de te battre contre ton corps et que tu puisses en tout cas commencer à l'écouter, autrement à poser un regard, un nouveau regard, un autre regard sur les réactions que peut avoir ton corps. Avant d'aller plus loin, il y a une idée importante que j'aimerais poser, parce qu'elle change complètement la manière dont on comprend ce sujet. Alors on dit souvent « mon corps me parle » , mais je trouve que cette phrase peut être vraiment trompeuse. Parce qu'en réalité, ce n'est pas ton corps qui te parle, comme si c'était quelque chose qui était complètement séparé de toi. C'est toi qui t'exprimes à travers ton corps. Tu m'entendras souvent dire cette phrase, parce que c'est quelque chose que je défends. C'est toi qui t'exprimes à travers ton corps. Ton corps n'est pas indépendant de ton histoire, de tes émotions, de ton vécu. Il est le lieu où tout s'inscrit. C'est très important de comprendre ça. pour comprendre vraiment tout cet épisode même et tout ce que je défends, c'est que dans ton corps, tout s'inscrit. Tes expériences de vie, tous les chocs que tu peux traverser, les adaptations aussi, et toutes les protections que tu as mises en place au fil du temps. Donc ça, c'est vraiment déjà très important de comprendre que tout s'inscrit dans notre corps. Quand une émotion peut être ressentie, accueillie, traversée, elle suit un cycle naturel. Donc elle apparaît. On sent une émotion, elle monte, donc on la ressent dans une partie de notre corps, elle nous traverse et elle s'en va, elle redescend. Mais quand une émotion n'a pas le droit d'exister, quand elle est ignorée, minimisée, voire refoulée, elle ne disparaît pas pour autant, elle reste active dans le corps. Et ça c'est vraiment quelque chose qu'il faut absolument comprendre, pour justement comprendre que nos émotions continuent à fonctionner en trame de fond tant qu'on ne les a pas vécues, tant qu'on ne les a pas embrassées, tant qu'on ne les a pas libérées. Donc c'est à partir de là que je vais continuer mes explications. Qu'est-ce qu'une émotion ? Donc une émotion, encore une fois, ce n'est pas une idée qui est dans ta tête, c'est une réaction physiologique qui est complète. Quand une émotion apparaît, il se passe des choses concrètes dans ton corps. On ne peut pas dire qu'une émotion... Alors, il y a une partie, effectivement, qui est cérébrale, qui est dans les pensées, mais c'est une infime partie. Tout se passe dans notre corps. Et la preuve en est, puisqu'il n'y a que des réactions physiques. Ta respiration va changer dès qu'une émotion arrive. Donc, tu as la respiration qui change, tu as ton rythme cardiaque aussi qui va s'adapter, tu as tes muscles, certains muscles de ton corps qui vont se contracter, tu as des hormones même qui se libèrent. Tu as plein d'exemples, par exemple, si tu ressens de la peur. La peur prépare le corps à se protéger. La colère, elle, va mobiliser de l'énergie. La tristesse, elle, invite au ralentissement. Et tout ça, c'est sain, c'est des mécanismes naturels. Et le problème, encore une fois, ce n'est pas l'émotion elle-même, puisque c'est naturel. Comme je l'ai dit, elle nous prépare à avoir une action. Une émotion nous prépare à mettre quelque chose en place. pour nous adapter à notre environnement. Le problème, c'est quand ton corps reste coincé dans cet état, sans pouvoir revenir à l'équilibre. Et c'est là, en fait, que les choses commencent à se compliquer. Parce que très souvent, ces réactions n'ont pas pu aller jusqu'au bout. Il y a différentes raisons pourquoi les émotions se stockent aussi, et qu'on ne les traverse pas jusqu'à leur finalité. Parce qu'on a appris très tôt aussi à ne pas écouter ce qu'on ressent beaucoup de personnes, en tout cas, sont dans ce cas-là. y compris, en tout cas on est très très nombreux à ne pas savoir ressentir nos émotions parce qu'on n'a pas eu le choix, par nécessité aussi, parce qu'on ne voulait pas déranger, on nous a demandé aussi de ne pas pleurer, de ne pas se mettre en colère, parce que c'est pas beau, ne pas être trop sensible, il ne faut pas trop montrer non plus quand tu pleures, et tout ça en fait, toutes ces stratégies. Le fait de s'empêcher de ressentir et de vivre ces émotions ont souvent permis de tenir. Ce n'est pas mauvais en soi, puisque c'est une adaptation. Qui dit adaptation, c'est ce qui nous a permis de survivre. En tout cas, de comprendre que dans notre environnement, cette façon de faire, ça nous permet de continuer en ressentant peut-être un peu de sécurité. Malgré tout, même si ça avait son bon côté, au fil du temps, on se rend compte qu'il y a un effet secondaire qui est important. Le corps devient le lieu de stockage de tout ce qui n'a jamais pu s'exprimer. Et quand une émotion n'a pas de place, je le répète, elle ne disparaît pas. Elle se fige et elle se transforme. Et ce qui n'a pas pu être dit, pleuré, exprimé, le corps finit parfois par le traduire autrement. Et c'est souvent à ce moment-là que justement ton corps va prendre le relais. Et c'est là en fait que vont s'installer des symptômes chroniques. Alors quand je parle de symptômes, c'est des symptômes qui vont s'installer dans le temps. qui vont revenir régulièrement, qui apparaissent aussi sans cause évidente, ou résistent aussi aux approches uniquement médicales. On a beau aller chez l'ostéo, chez le kiné, chez le médecin, que sais-je, ça revient toujours. Dans ça, on peut retrouver la fatigue, la fatigue persistante. Je suis tout le temps fatiguée, je ne comprends pas pourquoi, j'ai bien dormi, je ne fais rien de mes journées, mais je suis quand même fatiguée. Des douleurs diffusent. D'avoir mal au corps ou dans certaines parties de notre corps sans comprendre pourquoi. Parce qu'on n'a pas fait de sport particulier, on n'a rien fait de particulier. Des tensions chroniques aussi, d'avoir toujours la nuque raide, des épaules, des zones du corps qui sont particulièrement tendues, mais tout le temps. Des troubles digestifs, tout ce qui est inflammatoire, l'inflammation intestinale, etc. Sans raison aussi physique. Des migraines aussi, des migraines récurrentes. Ça, les maux de tête. Ce n'est pas juste un mal de tête de temps en temps quand vraiment on s'est pris la tête. Non, vraiment des migraines qui reviennent régulièrement. Alors très souvent, on va aller chercher une solution médicale. Et c'est normal, on va exclure ce côté-là. C'est même indispensable, j'ai envie de dire. Mais une fois qu'on n'a rien trouvé, en fait, malgré tous les examens qui n'expliquent rien, en fait, et rien n'explique vraiment ce qui se passe, je trouve que c'est là, en fait, et on n'en parle pas suffisamment, que la dimension émotionnelle. et corporel, ce lien dont on parle aujourd'hui, devient essentiel et qu'il faut, selon moi, j'ose dire, il faut poser ce regard dessus. Parce que ce n'est pas que les symptômes sont imaginaires. Si on ressent quelque chose, c'est qu'il se passe quelque chose, encore une fois. C'est que ce symptôme, en fait, est porteur d'un vécu qui n'a jamais trouvé d'autre voie d'expression. Donc à ce stade, on se demande souvent qu'est-ce qu'on peut faire avec tout ça. Donc c'est là où on en vient. Une des étapes clés par rapport à ces symptômes, ces douleurs, en tout cas toutes les expressions corporelles où on ne comprend pas d'où ça vient, l'étape clé c'est nommer, exprimer. Nommer une émotion permet déjà énormément de choses, vous ne vous en rendez pas compte. Ça va permettre d'apaiser, déjà de faire redescendre un peu le système nerveux. de diminuer l'intensité corporelle, de retrouver aussi un sentiment de maîtrise parce que quand on est dans la douleur physique, quelle qu'elle soit forte ou un peu moins forte ou même dans une gêne, de retrouver un peu ce pouvoir dans notre corps, ça fait du bien. Et vraiment mettre des mots, on ne se rend pas compte de la puissance de juste mettre des mots. Dire je suis en colère, je suis triste, j'ai peur, juste ces mots qui paraissent... simple mais qu'on ne dit pas, parce qu'on n'ose pas et qu'on ne reconnaît pas, peut déjà énormément soulager ton corps. Bien sûr, mettre des mots ne se fit pas toujours. Certaines émotions sont pré-verbales, j'ai envie de dire, parce qu'elles se sont inscrites dans ton corps avant même que le langage soit disponible. Et c'est pour ça que parfois on comprend intellectuellement Mais le corps continue de réagir. Et sincèrement, j'insiste sur ça, ce n'est pas un échec si on n'arrive pas à nommer, si on n'arrive pas à verbaliser. C'est juste un indicateur. Déjà, ça c'est la première clé. Je vais aussi parler, ça c'est important aussi, de comprendre qu'est-ce qui se passe avec ton système nerveux. Puisque je parle beaucoup de système nerveux parce que c'est là où se passe notre gestion émotionnelle. si tu as un système nerveux qui est complètement dérégulé, tu ne peux absolument pas réguler tes émotions. L'un et l'autre vont de pair. Donc quand le système nerveux reste en alerte trop longtemps, le corps ne récupère plus. Donc là on va parler aussi de stress émotionnel. Donc un stress ponctuel, le corps il sait gérer. Un stress... beaucoup plus prolongé, le corps là, il a un peu plus de mal. Donc à long terme, en fait, ce stress, parce qu'une émotion qui n'est pas vécue, qui n'est pas libérée, génère du stress. Qui dit génère du stress, va déréguler au fil du temps ton système nerveux. Donc à long terme, qu'est-ce qui se passe physiquement ? Les tensions, en fait, la petite tension juste d'une émotion qui était forte, deviennent chroniques. La récupération aussi devient difficile. certaines fonctions se dérèglent. En plus, j'ai parlé aussi, il y a les hormones qui rentrent en compte dans tout ça. Donc ce n'est pas une question de volonté ou de mental, comme vraiment j'insiste toujours à le dire, c'est de la physiologie. Donc réguler ses émotions, ce n'est pas les contrôler ou les supprimer, c'est redonner au système nerveux, à ton système nerveux, de la souplesse. La capacité de passer de l'alerte au repos, puis de revenir à l'équilibre. Et quand on commence à travailler à ce niveau-là, il y a quelque chose qui change. Qu'est-ce qui change en fait ? Parce que quand une personne apprend à ressentir sans se submerger, sans se sentir submergée, à écouter sans analyser en permanence, à accueillir aussi ce qu'elle ressent sans lutter, sans se battre avec ses sensations, le corps n'a plus besoin de parler aussi fort en fait. Les symptômes ne vont pas disparaître toujours de façon immédiate, mais ils vont évoluer, ils deviennent moins intenses, moins fréquents, moins envahissants. Et surtout, j'ai envie de dire, la relation à ton corps va changer. On va passer d'une certaine façon à une espèce de méfiance, de peur aussi, de comment réagit mon corps, à une forme d'écoute, d'espèce de lutte, parce que c'est ça dont il s'agit aussi. On lutte toujours contre la douleur, contre ce qui se passe dans notre corps, à une forme de coopération. Et tout ça, ça amène à une chose essentielle. Et c'est ça vraiment que je veux. aussi apporter dans cet épisode, j'en ai parlé en introduction, c'est déculpabiliser aussi, parce que on se dit, c'est de ma faute si j'ai mal, c'est de ma faute si j'ai cette maladie, alors qu'il faut avant tout comprendre l'impact de nos émotions sur la santé, et ce n'est pas se rendre responsable de tout ce qui arrive, en fait, c'est reprendre du pouvoir là où c'est possible. Vraiment, c'est ça que j'ai envie de poser là. Parce que ton corps, il n'est pas contre toi. Il a toujours essayé de t'aider à t'adapter, à tenir, à survivre. Et quand tu lui offres un espace pour être entendu autrement, en fait, il n'a plus besoin de s'exprimer par la douleur ou l'épuisement. Donc ça, c'est vraiment sur ça que je vais terminer. Ne culpabilise pas par rapport à tout ce que tu peux ressentir physiquement. Il y a juste à réajuster cette écoute. qui peut être fine, délicate, entre ce qui se passe dans ton corps intérieurement et ce que tu ressens. Si tu as envie d'un espace, en tout cas, pour explorer, aller plus loin que cet épisode, pour comprendre aussi, libérer ce que ton corps porte depuis longtemps à travers. Ton corps, ta respiration, l'écoute de tes sensations, c'est exactement ce que je te propose dans tous mes accompagnements, que ce soit en atelier de groupe ou dans mes accompagnements individuels, notamment mon accompagnement Libération Intérieure. Si tout ça t'appelle, t'interpelle, si tu as des questions, n'hésite pas. tout dans le descriptif de cet épisode. Tu as aussi la possibilité de prendre un rendez-vous avec moi pour qu'on discute un petit peu de ta problématique, qu'on apprenne un peu à se connaître et que je te donne aussi mon point de vue sur tout ce qui peut se passer pour toi. En tout cas, je te remercie de m'avoir écoutée jusqu'au bout. N'hésite pas à partager cet épisode à quelqu'un si tu penses que ça peut l'aider. Merci aussi à toutes les personnes qui prennent le temps de s'abonner, de mettre un commentaire. Sincèrement, ça aide énormément mon travail à diffuser sur tout ce que je propose. parce que selon moi, c'est d'utilité publique de se reconnecter à nos ressentis, à nos émotions, de pouvoir mieux les vivre pour être de meilleurs humains. Merci en tout cas, et à bientôt.