Speaker #0Bienvenue dans le podcast qui s'adresse aux dirigeants et cadres sous pression et qui explore comment retrouver de la clarté mentale et une performance durable en travaillant sur la façon dont votre esprit fonctionne au quotidien. Mon nom est Géraldine Breton, bienvenue dans Présence et Performance. Aujourd'hui, nous allons parler d'un moment très précis dans votre journée, un moment où beaucoup de mes clients me parlent de la même chose, une sorte de vide ressenti où ils peuvent me dire « je suis là mais je ne suis pas réellement là » . Peut-être que vous vous reconnaissez, vous avez tenu toute la journée, parfois en apnée malheureusement, et en milieu d'après-midi, c'est comme si tout se contractait. L'énergie chute, votre clarté se brouille et vous passez comme en mode survie. Dans cet épisode, je vais vous raconter l'histoire de Julie, dirigeante d'une PME de 80 personnes qui vivait exactement ce crash quotidien. Et aussi, je vais vous guider pas à pas dans un scan énergie en 4 temps. Corps, émotions, pensées, tâches, pour que vous puissiez vous aussi sortir de ce mode survie plutôt que de le subir. Alors, installez-vous confortablement, si possible avec de quoi écrire. Et si vous m'écoutez en mouvement, gardez simplement l'intention de vous observer différemment aujourd'hui. Alors, Julie a 44 ans. Elle dirige une entreprise de service B2B. Comme je vous le disais, elle a plus de 75 collaborateurs. La croissance de son entreprise est stable. Elle gère beaucoup de pression opérationnelle. Quand elle vient me voir, elle me dit cette phrase. Je suis... ultra performante jusqu'à 15h. Et ensuite, c'est comme si je me vidais. Je reste devant mon écran, j'ouvre des mails, je surligne des choses, mais en vrai, je ne décide plus. Concrètement, à 16h, pour Julie, voilà ce qui se passe. Son corps se crispe, ses mâchoires sont serrées, la nuque est tendue. Je pense que son regard est fixe. Son émotion dominante, c'est un mélange de lassitude et aussi d'irritation. Ses pensées tournent en boucle. Je n'y arriverai jamais, je suis en retard, tout repose sur moi, c'est lourd. Et la tâche qu'elle a sous les yeux, souvent un sujet stratégique ou une décision délicate, reste bloquée et sera repoussée au lendemain. Résultat, les décisions importantes vont prendre du retard, elle emporte mentalement le dossier chez elle le soir. Son sommeil risque d'être fragmenté assez souvent et le lendemain, elle repart avec comme une couche de fatigue en plus. Alors, au fil de nos séances, nous avons pu comprendre que Julie n'avait pas du tout un problème de volonté. Elle avait un problème, son système nerveux saturé qui basculait à chaque fois en mode survie en milieu d'après-midi. En clair, son corps passait en mode urgence permanente. Son cerveau prenait moins de recul et sa manière de décider se réduisait à « j'éteins les feux, j'évite la casse et je tiens jusqu'à ce soir » . Notre travail ensemble a consisté à lui apprendre plusieurs choses. Tout d'abord, lui apprendre à se repérer dans ce basculement au moment exact où ça commence à se produire. Ensuite, il était question d'apprendre ensemble à faire un scan énergie assez rapide en quatre temps. Enfin, on a aussi appris à ajuster sa tâche à son environnement en fonction de ce qu'elle observait plutôt que de forcer. C'est exactement ce que je vais vous proposer maintenant et ce que je vais aussi vous transmettre. Alors, si vous le pouvez, je vous invite à prendre un stylo et une feuille. Sinon, vous pourrez refaire cet exercice plus tard, à tête reposée. en notant ce qui émerge. Ensemble, nous allons faire un scan énergie, comme si c'était 16h, comme si vous étiez dans ce crash de 16h. Alors, même si l'heure est différente, prenez un moment typique de votre journée où l'énergie tombe et gardez en tête. On va passer par 4 portes. Le corps, l'émotion, vos pensées et la tâche que vous pouvez avoir sous les yeux. Je vais vous guider étape par étape. Vous pourrez mettre l'épisode sur pause à certains moments pour pouvoir aller plus loin. Nous allons commencer par la première étape, celle du corps. Et pour cela, je vais vous proposer de vous installer dans un endroit calme, de vous détendre, de fermer doucement les yeux. Ou juste d'adoucir simplement votre regard, d'avoir le regard un petit peu plus bas que la ligne d'horizon. Imaginez que vous êtes à ce moment de la journée où d'habitude vous basculez en mode survie. Ramenez-le en mémoire. Maintenant, portez votre attention sur votre corps. Où sentez-vous la fatigue en premier ? Est-ce plutôt les yeux, la tête ? la nuque, le dos, le ventre peut-être. Y a-t-il une zone qui semble plus contractée que les autres ? Je vous invite à ouvrir les yeux s'ils étaient fermés et à noter deux ou trois mots pour décrire ces sensations. Par exemple, tête lourde, mâchoire serrée, épaules très lourdes. Je vous propose ensuite de vous poser Cette question. Qu'est-ce que mon corps essaie de me dire à travers ces signaux ? Sans trop réfléchir. Ça pourrait être stop, ralenti, respire, bouge-toi, bois de l'eau. Laissez venir la première réponse sans la juger et notez-la en une phrase. Vous venez de passer la première porte. Maintenant, passons... à la suivante, celle de l'émotion. Maintenant, vous allez vous tourner vers votre émotion dominante à ce moment-là de la journée. Quand vous êtes à 16h, épuisé, peut-être plutôt vidé, peut-être plutôt absent devant votre écran. Est-ce que vous vous sentez plutôt agacé ou peut-être plutôt triste, peut-être inquiet ? peut-être vide, peut-être en résistance. Il est possible, et si c'est le cas, c'est très intéressant, qu'un autre mot vous vienne. Gardez le mot qui se rapproche le plus de ce que vous vivez d'habitude. Même si ce n'est pas parfait, ce n'est pas grave. Écrivez « à 16h, je me sens surtout » avec votre mot complété. Puis, Ajoutez une deuxième phrase qui va commencer par « Cette émotion essaie de me protéger de… » et vous la complétez. Par exemple, « Cette émotion essaie de me protéger de l'idée que je ne vais pas y arriver. » « Cette émotion essaie de me protéger de la peur de décevoir. » Autre exemple, « Cette émotion essaie de me protéger du sentiment… » d'être submergé vraiment. Et notez ce qui vient, prenez le temps. Vous venez de passer la deuxième porte. Maintenant, nous allons nous intéresser à vos pensées. Tournez votre attention vers celle-ci, ces pensées typiques à ce moment-là. Quand vous êtes en mode quasi-survie vers 16h, quelle phrase tourne en boucle dans votre tête ? Je vous propose d'écrire les deux ou trois principales. Souvent, ça ressemble à des phrases du style « je n'ai pas le droit de lâcher maintenant » , « je suis en retard sur tout » , « si je m'arrête, tout s'écroule » , « je ne vois pas par quel bout prendre ce dossier » . Je suis sûre que vous voyez très bien quel type de phrase. Laissez apparaître les vôtres, sans filtre. Notez-les telles quelles, même si elles vous semblent très excessives. voire même irrationnel. Prenez le temps de le faire. Choisissez ensuite une seule pensée, celle qui vous impacte le plus. Et écrivez en dessous, quand je crois cette pensée, qu'est-ce que je fais concrètement. Choisissez ensuite une seule pensée, celle qui vous impacte le plus. et écrivez en dessous « Quand je crois cette pensée, qu'est-ce que je fais concrètement ? » Alors par exemple, « Quand je crois cette pensée, concrètement, je reste figé devant mon écran. » Autre alternative, « Quand je crois cette pensée, concrètement, je lance des micro-tâches inutiles. » « Quand je crois cette pensée, concrètement, je repousse la décision à demain. » « Je scrolle mon téléphone. » Notez la réponse. Vous venez de passer la troisième porte. Regardons maintenant la tâche. Continuez à imaginer cette scène, il est 16h. Quelle est typiquement la nature de la tâche que vous avez sous les yeux à ce moment-là ? Est-ce que c'est un dossier stratégique complexe ? Est-ce que c'est une décision RH ? Est-ce que c'est une présentation importante à finaliser ? Un mail difficile à écrire. En une phrase, notez le type de tâche. Et puis posez-vous deux questions toutes simples. Est-ce que cette tâche est adaptée à mon niveau d'énergie du moment ? Oui ou non ? Ensuite, quel serait le plus petit next step réaliste que je peux faire même en étant fatiguée ? Ça pourrait être relire uniquement l'introduction du document. Lister les trois décisions à prendre, mais sans les prendre maintenant. Noter les cinq points clés avant de rédiger le mail complet. Prenez le temps de noter ce next step. Vous venez de passer la quatrième porte. Alors, vous avez maintenant, normalement sous les yeux, une mini cartographie de votre mode survie à 16 heures. On peut voir... comment votre corps réagit, quelle émotion est dominante, quelle pensée tourne en boucle et le type de tâche qui vous met le plus en difficulté à ce moment-là. C'est exactement ce que Julie a appris à faire. Dans son cas, elle a pris trois décisions vraiment concrètes à partir de ce scan énergie. La première, ça a été pour elle de déplacer les tâches stratégiques avant. 15 heures et de garder après 16 heures des actions plus courtes, plus simples et sur le plan cognitif moins coûteuses. Ensuite, elle a décidé d'installer un petit rituel corporel un peu avant 16 heures. Trois minutes de marche ou une séquence de respiration, cohérence cardiaque, simplement aussi un changement de pièce. pour déverrouiller son corps avant de replonger dans le travail. Juste quelque chose qui change une cassure. Enfin, elle a pris la décision de remettre en question ses pensées automatiques. La pensée automatique qui était la plus importante à remettre en question pour Julie, c'était « je dois tout finir aujourd'hui » . En quelques semaines, ce crash de 16 heures n'a pas disparu de manière magique. Par contre, il est devenu prévisible. Il a pu être repérable. Et surtout, il a pu être ajustable. Elle est passée de « je subis » à « je m'ajuste » . Alors, je vous invite à prendre 30 secondes pour relire ce que vous avez écrit et entourer une décision que vous pouvez mettre en place dès cette semaine. Peut-être... Un changement de type de tâche après 16 heures. Ça peut être un petit rituel corporel, respiration, cohérence cardiaque, marcher, vraiment, ça vous appartient ? Ou alors une pensée que vous choisissez de questionner. Là, c'est un exercice de métacognition. Et cette décision-là, c'est votre première sortie du mode survie à 16 heures. Si cet exercice vous a parlé, si vous vous êtes reconnu, dans le cas de Julie, retenez bien que ce n'est pas du tout un problème de volonté, et encore moins un échec ou un objectif non atteint. C'est juste le signe d'un système nerveux qui demande un autre rythme, qui demande une organisation plus alignée avec votre niveau d'énergie réel. Vous pouvez réécouter cet épisode plusieurs fois, et refaire le scan énergie sur différents moments de votre semaine. Lundi matin, mercredi soir ou juste avant une grande décision. Et si vous pensez avoir besoin d'un espace pour aller plus loin, pour cartographier plus finement vos zones de survie et construire un système plus soutenable, vous trouverez dans la description de l'épisode toutes les informations pour réserver un temps dédié à ce travail avec moi. Merci d'avoir pris ce temps pour vous. On se retrouve mercredi prochain à 8h pour un nouvel épisode de Présence et Performance.