- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass quoi ! A tout de suite ! Bienvenue sur le podcast Call Me Badass. Bonjour Camilia. Salut Camilia. Bonjour.
- Speaker #1
Ah moi j'ai pas un bonjour machette aujourd'hui.
- Speaker #0
D'habitude tu me réponds pas alors je dis que t'as pas à me dire bonjour. On va aller pour le commencement.
- Speaker #1
Allez,
- Speaker #2
Camilia,
- Speaker #1
quels sont tes rôles modèles féminins ?
- Speaker #2
Alors moi mes rôles modèles féminins ce sont des femmes fortes et des femmes qui ont aussi un peu brisé ce qu'on appelle le plafond de verre. Donc je vais parler de Rachel Keke, qui est une femme qui est étaient femmes de chambre à l'hôtel Batignolles. Je ne sais pas si vous avez entendu l'histoire où elles se sont battues pendant 22 mois pour pouvoir avoir des meilleures conditions de travail, pour avoir un meilleur salaire. Et à l'issue de ça, elles ont eu gain de cause. Donc, leur lutte a été longue, acharnée, mais elles ont eu gain de cause. Et à la fin, Rachel Keke est devenue députée de la République française. Et je trouve son parcours vraiment incroyable.
- Speaker #0
Ok. Tu en as d'autres, tes rôles modèles ?
- Speaker #2
Là, je vais penser tout de suite à Gisèle Halimi, qui est une avocate française qui est décédée il y a quelques années, je crois, qui a été très engagée pour la cause féminine. Et on se rappelle tous, je pense, de son procès pour défendre une jeune femme, pour en gros le droit à l'avortement tout simplement, qui était en train de... passer dans... Je ne sais plus s'il y avait une histoire de viol, mais je sais qu'avec la personne, le père de l'enfant, lui ne voulait pas de l'enfant. Donc elle, elle a décidé d'avorter. Et c'est lui qui finalement a porté plainte contre elle pour dire qu'elle avait avorté parce qu'à l'époque c'était encore interdit.
- Speaker #1
C'est nos utérus tranquilles.
- Speaker #2
Et aujourd'hui, grâce à toutes ces luttes-là, on a gagné des droits. Ça reste quand même assez instable, mais on a gagné des droits et je trouve ça fou.
- Speaker #1
Camilla, comme tu le sais, notre podcast s'appelle Call Me Badass.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Quoi ? Qu'est-ce que t'évoques le mot badass ?
- Speaker #2
Moi, clairement, je pense que c'est la confiance en soi. Tout de suite, quand je pense à badass, je pense à une femme qui a confiance en elle, qui le montre, qui le montre par son attitude, par ses vêtements, par sa manière de parler. Donc moi, c'est tout de suite ça. C'est une femme forte, une femme qui sait s'exprimer, qui sait où elle va, qui sait ce qu'elle veut dans la vie. Donc voilà.
- Speaker #1
On a bien fait de la pécone, n'est-ce pas ? On te se présente maintenant, Camilia.
- Speaker #2
Alors, je m'appelle Camilia, j'ai 28 ans, je suis maman de trois enfants et je suis étudiante en médecine, en quatrième année. Bravo déjà !
- Speaker #0
28 ans, maman, mariée aussi ?
- Speaker #2
Oui !
- Speaker #0
Il y a beaucoup de choses qui me surprendent dans ta présentation. Tu n'as pas dit aussi, tu as aussi un compte Instagram.
- Speaker #2
Oui, c'est vrai. J'ai un compte Instagram qui s'appelle Maman fait une médecine, sur lequel je parle. En fait, je parlais de mon parcours. Juste dire que j'ai eu mon année, je suis trop contente. Ça a vraiment commencé comme ça. Le fait de dire que j'ai eu mon année en étant maman, j'étais tellement fière de moi que j'ai vraiment le partagé. Et si ça pouvait faire écho à une maman qui avait des doutes, de dire est-ce que je pourrais reprendre des études de médecine. en étant maman, je voulais lui dire, voilà, c'est possible. Et donc, voilà.
- Speaker #0
On va commencer par le début. Comment ça, tu as repris tes études en médecine ?
- Speaker #2
Alors, c'est une longue histoire. Mais en gros, la médecine, c'est mon rêve. Je pense qu'on a tous un rêve, on a tous quelque chose qui nous porte aujourd'hui. Et moi, en fait, c'est ça, c'est clairement comme une espèce d'essence en moi. Et j'ai toujours rêvé de faire médecine. Et quand je suis rentrée en première année de médecine en 2014, En fait, ça ne s'est pas bien passé. Je suis arrivée, j'ai eu 6 de moyenne. J'ai fini dans le fin fond du classement. Donc, j'ai rendu compte que la sélection était vraiment, vraiment très difficile et qu'il fallait vraiment avoir un niveau important. Et moi, je ne m'étais pas assez préparée. Et quand j'ai voulu retenter une deuxième fois, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout pour des raisons médicales. Donc, à ce moment-là, je rencontre Kevin et je me dis, bon. Tu ne peux pas faire médecine, c'est ça, Kevin, mon mari. Tu ne peux pas faire médecine, tu viens de rencontrer un garçon qui a l'air vraiment pas trop mal. J'ai fait un tour Kevin. À l'époque, je vivais à Reims, donc j'ai décidé de m'installer en région parisienne et je me suis dit, je vais faire quoi ? Le droit. Le droit a toujours aussi été quelque chose qui m'intéressait. Je me dis, pourquoi pas faire avocate ? Et puis, j'apprendrai plein de choses. Et puis bon, ce n'est pas grave si je ne fais pas médecine, je ferai un métier tout autant passionnant. Mais au final, j'ai eu mes enfants pendant mes années de droit. Donc, mes deux premières filles pendant mes trois premières années de droit. Et quand je suis arrivée au moment de passer mon master de droit, on me prenait en alternance et moi, aucune alternance me donnait l'heure. Clairement, je me suis pris des portes. Donc, c'était très, très compliqué.
- Speaker #0
C'était quoi ta spécialité en droit ?
- Speaker #2
Moi, je voulais faire du droit social. Donc, c'était... c'était tout ce qui était un peu RH, droit des travailleurs, droit de la sécurité sociale, un peu de tout ça.
- Speaker #1
Ça se fait que tu n'as pas trouvé une alternance ?
- Speaker #2
On m'a dit non. Clairement, on m'a dit non. Les portes se sont fermées. Et donc, à ce moment-là, quand j'ai eu des réponses, parce que je ne répondais pas tout le temps, quand j'ai eu des réponses, on m'a expliqué seulement que je manquais d'expérience. Donc, je suis là pour ça ! C'est pas grave. Si on pouvait nous donner notre chance pour qu'on puisse acquérir cette expérience-là, ça aurait été pas mal, mais ça n'a pas été le cas pour moi. Donc voilà, je suis enceinte de 7 mois, je me rappelle de ma deuxième fille. Je dis à Kevin, bon, clairement, je ne vais pas pouvoir faire mon master, tu sais quoi. Je vais travailler. Je vais travailler pendant un an. Et je pense que quand je reviendrai faire mon master de droit social avec un an d'expérience, là, ça va être vraiment… Enfin, on ne pourra pas me dire non. Donc, il me dit, ok, pas de souci. Est-ce qu'on va te prendre enceinte ? J'ai dit, mais en fait, si je ne tente pas, je ne saurais pas. Donc voilà, j'ai tapé aux portes. Et j'ai eu un entretien qui s'est super bien passé. On m'a accepté.
- Speaker #0
À sept mois ?
- Speaker #2
À sept mois, ils ne le savaient pas encore. Tu arrives et... Attends, ça se voyait.
- Speaker #0
Je ne savais pas qu'il y avait un bébé de sept mois.
- Speaker #2
Ça se voyait beaucoup. Mais je me suis rendue compte d'une chose. Quand on regarde une personne, on regarde rarement son ventre. On regarde son visage.
- Speaker #0
Oui, on ne sait pas.
- Speaker #2
Exactement. Donc, si tu arrives et tu es en entretien, tu as un sac comme ça et que tu discutes comme ça, bon, ça passe en fait. C'est comme ça. Pour un poste de quoi ? Exactement. Donc, un poste de mandataire judiciaire. Donc, ce sont les personnes déléguées à la protection des majeurs. Ce sont les personnes qui vont s'occuper des majeurs protégés qui sont soit sous curatel, soit sous tutelle. Donc, une mesure de protection. Donc, généralement, les personnes qui ne sont plus capables de prendre des décisions pour eux-mêmes. Donc, quand je me suis lancée dedans, je ne savais absolument pas ce que c'était. Mais on m'a dit qu'il fallait un niveau licence de droit. J'avais ma licence de droit. J'ai postulé. On m'a accepté. Le premier jour, je n'ai rien dit. Mais le deuxième jour, je leur ai dit, bon, voilà, je suis quand même enceinte.
- Speaker #0
Mais quelle audace ! De toute façon,
- Speaker #2
je ne sais pas si c'est écrit dans la Constitution ou dans la loi française, on ne peut pas refuser un poste à une femme qui est enceinte.
- Speaker #1
On est d'accord. Totalement.
- Speaker #2
Mais comme on peut te refuser un poste sans dire pourquoi, on est forcément discriminé quand on arrive en tant que femme enceinte. qui plus est, parce qu'on peut juste mettre fin à ta période d'essai, mais l'employeur n'a pas à justifier les raisons. Donc, moi, j'ai dit bon, tu sais quoi, tu ne vas pas cacher 7 mois de grossesse très longtemps. Il fallait tenir des positions un peu compliquées. Il fallait toujours avoir un truc. Il fallait toujours avoir des trucs très amples. En plus, moi, j'aime des trucs un peu près du corps. Donc, voilà. Je leur ai dit, voilà, je suis enceinte. On m'a dit, d'accord, bon, on aura le temps de s'organiser. Non, en fait, je prends mon congé maternité le mois prochain. pour s'organiser maintenant. Donc, j'ai été convoquée. On m'a dit, on aurait préféré que tu nous le dises un peu plus tôt. Comme ça, on n'allait pas t'embaucher. Oui, mais moi, j'avais besoin d'être embauchée. Donc, j'avais besoin de cette expérience-là. J'avais besoin d'avoir aussi une certaine sécurité financière. Donc, voilà, j'ai fait mon travail jusqu'au bout. Je me sentais tellement redevable que vraiment, je suis allée au bout du bout du bout. J'ai accouché. Tout s'est vraiment super bien passé. Et après, je suis revenue. Et quand je suis revenue, là, en fait, je ne me sentais plus redevable. Je n'étais plus la femme enceinte. J'étais Camilla qui faisait un bon travail sans vraiment me lancer des fleurs. Je pense qu'on est assez conscient de nous-mêmes. Donc, je sais que je faisais un bon travail. Je sais que je m'impliquais énormément pour mes majeurs protégés. Je faisais même plus que ce qu'on me demandait. J'étais à la fois technicienne, assistante sociale, assistante de tout. Donc, voilà. Et puis, à un moment donné, je me suis dit, bon. Camilia, mandataire judiciaire, est un travail très très pénible. On s'occupe d'une cinquantaine de personnes qui ont toutes des problématiques différentes et on doit gérer parce que dans la pratique, on ne fait pas la différence entre un curateur ou un tuteur et on ne fait pas la différence entre un tuteur et une assistante sociale, entre un tuteur et un banquier. On m'appelait pour débloquer des fonds, on m'appelait pour des choses comme ça mais en tant que curateur, en fait, normalement, je n'avais pas à donner mon autorisation, c'est seulement en tant que tuteur. Mais dans la pratique, on nous mélangeait on était tuteur de tout le monde donc on avait les responsabilités de tout le monde donc à ce moment-là je me dis bon
- Speaker #0
Puis ça va être un métier émotionnellement très,
- Speaker #2
très déprimant. Très, très compliqué. Et le déclic, en fait, ça a été lorsque j'ai commencé à subir des violences verbales de la part d'un de mes majors protégés, pardon, et que la hiérarchie m'a laissé en plan. Je me suis dit, OK, si tu dois souffrir, si tu dois vivre des choses difficiles, autant que ce soit dans un métier qui te passionne. C'est clair, totalement. Tant que tu es en train de réaliser quelque chose que tu as vraiment envie de faire. Donc voilà, est-ce que tu ne peux pas retenter les études de médecine ? Donc vraiment sans certitude, je m'inscris sur Parcoursup. Je me rappelle après avoir discuté avec Kevin, je m'inscris sur Parcoursup. Ça allait même fermer une semaine après. Donc j'ai dit, j'ai trop de chance. Je fais mon dossier et je me dis, on verra s'ils me prennent ou pas. Je me rappelle que quand les résultats tombent, j'ai 10 vœux. Je suis en attente. Je n'ai pas de place. On ne m'a pas donné tout de suite ma chance. Je me dis, OK, les vœux qui me plaisaient le plus, c'était forcément tout ce qui était là, droit, parce que j'étais dans le droit, j'ai fait du droit. Donc, ça aurait été plus simple. Là, je suis vraiment au fond du classement. Donc, en gros, il y a 1304 personnes. Je suis 1303, en fait. C'est vraiment, je n'ai pas ma place. Je dis, OK, il y a une seule fac ou un seul vœu où je ne suis pas trop mal classée. Et au fur et à mesure des jours, les gens, en choisissant leur vœu, libèrent des places. Donc, c'est comme ça que j'ai remonté, j'ai remonté et j'ai eu une place. Quand j'ai cette place-là, j'arrive. Je sais qu'on est en train de chercher un terrain pour acheter notre maison. Je sais qu'on était dans cette optique de construire notre maison, continuer notre vie. Le CDI, c'est forcément une certaine sécurité. Mais là, j'ai une place et il est hors des questions que je la laisse passer. Si j'ai une seule chance de pouvoir rentrer en médecine, je la prends. Là, je t'annonce, si tu es chaud, que je vais démissionner, que je n'aurai plus d'emploi. qu'il n'y aura plus de CDI, donc il n'y a plus de maison, de construction, il n'y a plus tout ça. Et lui, tout de suite, bah ok. Tout de suite ?
- Speaker #0
Il ne te dit pas on va en discuter, t'es sûre ?
- Speaker #2
Kevin, c'est vraiment je pense vraiment le partenaire dont j'avais besoin dans ma vie, parce que j'ai des lubies chaque 4 matins. Donc, il a la maturité de me recadrer, de me canaliser. Et en même temps, il est ce soutien indéfectible.
- Speaker #1
Pour lui,
- Speaker #2
le problème, il n'est pas comme moi qui est très anxieuse et en train de me dire comment on va faire l'argent, les enfants, tout ça. Lui, c'est allons-y, on verra sur le tas. Donc, ces deux manières de penser, je trouve que s'équilibrent assez bien. Puisque sur ce coup-là, il m'a dit on verra, on verra comment on va faire. Moi, j'avais déjà appelé la CAF, j'avais déjà essayé de voir combien j'allais perdre, combien j'allais gagner. Est-ce que l'argent, comment on va faire ? Et lui, non, t'inquiète, on verra. Et finalement, heureusement. Ça s'est bien passé et je suis rentrée en première année de métier.
- Speaker #0
Wow Incroyable Oui.
- Speaker #1
Là, Camilla,
- Speaker #2
tu es en train de préparer un métier d'élite,
- Speaker #1
clairement.
- Speaker #2
Est-ce que tu fais face à des préjugés ? Je pense que comme toutes les personnes racisées, quand elles rentrent dans des métiers d'élite ou des cursus d'élite, forcément, on fait face à des préjugés. Donc moi, je sais que quand je fais mon vaccin pour l'hépatite B, parce qu'on travaille à l'hôpital, je crois qu'on doit faire le vaccin, je ne sais plus si c'est l'hépatite B ou l'hépatite C. Je ne sais plus un des deux en tout cas. Je sais qu'on me demande, tu fais ce vaccin pourquoi ? Je me rappelle l'infirmière. Je me dis, tu fais ce vaccin pourquoi ? Je lui dis, parce que je vais travailler à l'hôpital. Elle me dit, oui, je sais, mais c'est pourquoi ? Infirmière ou ? C'est ça. Et donc quand je lui dis, je lui dis, non, c'est pour médecine. Et là, il y a un blanc. Il y a un blanc qui dure 5 secondes. Mais quand on est en train d'avoir une conversation avec quelqu'un, 5 secondes, c'est très long.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
je me demande, elle pense à quoi ?
- Speaker #0
C'est elle qui a posé la question.
- Speaker #2
Exactement. Et là, elle me dit, mais quoi ? Ça veut dire que tu as eu le concours en deuxième année ? Et je lui dis, oui. Non, tu l'as eu dans quelle fac ? Et là, je lui dis, non. Il fallait limite que tu justifies. C'est ça. Et je n'ai pas arrêté de faire ça jusqu'à un moment où j'ai dit stop. Quand je lui explique, je lui dis, non, j'ai eu dans telle fac. Elle me dit, ah, ok. Moi, ma fille, elle a essayé d'avoir médecine. Elle n'a pas eu. de toute façon dans la fac dans laquelle elle était, c'était une fac qui était très très difficile, elle fait sage-femme, je sais qu'elle est contente, mais bon c'est vrai qu'elle aurait dû avoir médecine, et ce genre de phrase,
- Speaker #0
je l'entends tout le temps moi ça m'insupporte,
- Speaker #2
je l'entends tout le temps des fois on te fait, on essaye de te faire comprendre de manière assez insidieuse, comme si t'avais eu la chance ou t'as eu de la chance, ou t'as pris la place de quelqu'un, c'est moi, mes enfants ils ont essayé, moi mes neveux ils ont essayé ils ont pas réussi, médecine c'est tellement difficile je l'entends, c'est vrai
- Speaker #0
Avant d'avoir passé le concours, tu avais déjà entendu des gens te relater ce genre de phrases ?
- Speaker #2
Non, parce que tant que je n'avais pas passé le concours, on se dit qu'elle va échouer. Comme 80% des étudiants en médecine, dans tous les cas. Quand vous dites que vous êtes en première année de médecine, on vous dit que vous n'êtes pas en médecine. On vous dit de toutes les façons que vous n'êtes pas en médecine. La première année, on part du principe que vous allez échouer, comme la grande majorité. Donc, on vous donne pas l'air. Clairement, on part du principe que vous n'allez pas y arriver. Quand vous y arrivez... En fait, tu deviens quelqu'un quand tu passes en médecine. Ouais, je dis à ma mère quoi. On regarde des gens qu'on passe de tout, tous les ans. Tu leur dis que tu es en médecine et tu es en quelle année ? Parce que quand vous leur dites... En médecine, il y a un regard un peu souriant, un peu moqueur. Ah, mais en quelle année ? Et là, tu te dis, en deuxième, en troisième, en quatrième, tout de suite, ça...
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #2
Et ça se fait un petit coup. Oh, quand même ! C'est-à-dire que tu as eu le concours. Et des fois, on me demande, mais tu as eu la passerelle, en fait. Tu as fait du droit et tu as sauté la première année, donc tu n'as pas passé le concours. Donc, des fois, tu dois même justifier, comme si la passerelle était quelque chose, était le mode de facilité, ce qui n'est pas, parce qu'il y a une sélection commune. Mais tu dois justifier que non, je n'ai pas passé la passerelle. J'ai passé le concours comme tout le monde.
- Speaker #0
Mais c'est quoi la passerelle en fait ? C'est par exemple, qui peut passer la passerelle ?
- Speaker #2
Les bacs plus 5.
- Speaker #0
Ah ok, des étudiants qui ont déjà eu un bac plus 5, c'est un examen ?
- Speaker #2
Non, c'est plutôt un entretien. Il y a d'abord une sélection de dossiers. Après, il y a un entretien oral avec des médecins, avec un jury. Et c'est le jury qui sélectionne les dossiers. Il y a très peu de dossiers sélectionnés. Généralement, beaucoup sont obligés de faire deux tentatives. On a droit à deux tentatives de passerelles. Donc, beaucoup sont obligés de faire deux parce qu'à la première, ça ne passe pas.
- Speaker #1
Il y a un bac de 5 ans, quoi. Il y a des filières. Vraiment ?
- Speaker #0
Oui. Allez, on y va.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
On va aller à la spécialité. On va faire de la neurologie.
- Speaker #2
Oui, nickel. Nickel. Et c'est ce que je viens de dire. Parce que des fois, on me dit, mais non, c'est que pour les personnes qui ont fait un peu de santé, un peu de soin. Oui, c'est ce que je m'imaginais. Oui, mais du coup,
- Speaker #0
ils arrivent en tout cas.
- Speaker #2
deuxième année et quand on a fait tout ce qui est kiné sage-femme, infirmière on peut dans certaines facs arriver directement en troisième année mais ils ont commencé à faire de moins en moins parce qu'ils se rendent compte que certains étudiants quand ils arrivent en troisième année il y a quand même des lacunes parce que la deuxième année c'est là qu'on reprend vraiment les bases et puis en troisième année on ne va pas vous refaire les cours de deuxième année et des gens avant clairement généralement on arrive directement en deuxième année et puis la plupart des étudiants font deux tentatives et donc ça vous permet entre guillemets de skipper le concours qui enlève 80% des étudiants.
- Speaker #1
Parce que la première année est vraiment très difficile par rapport à la deuxième, troisième.
- Speaker #2
Les années sont difficiles, mais on a le concours en moins. Donc même si c'est dur, même si la charge de travail est tout aussi importante, même si les examens sont tout aussi stressants, on se dit mais je peux aller au rattrapage, je peux redoubler.
- Speaker #0
C'est dans le parcours quoi.
- Speaker #2
Voilà, donc après ça va. Mais ça reste quand même la première année, ça reste très stressant parce qu'on est confronté à la concurrence des autres. Donc, ce n'est pas que toi et toi, c'est toi et 100 personnes. Moi, en l'as, c'est toi contre 700, 800 personnes. Donc, les examens, vous arrivez, vous êtes dans des hangars, il y a 800 autres personnes. Et tu te dis, moi, je dois réussir à être dans les 150, 200 premiers.
- Speaker #0
J'ai une question.
- Speaker #2
Dis-moi.
- Speaker #0
Comment tu as fait pour réussir le concours ?
- Speaker #2
Vraiment, je pense que c'est le fait d'avoir échoué la première fois. clairement je sais que j'arrivais avec des étudiants qui arrivaient pour la première fois et qui n'avaient aucune idée dans quoi ils se lançaient tant qu'on ne le vit pas on peut vous le dire que les études de métier sont difficiles mais tant que vous ne le vivez pas je pense que personne ne peut avoir connaissance ou conscience en tout cas de la difficulté personne ne peut se rendre compte à quel point ça demande beaucoup beaucoup de travail beaucoup d'étudiants finissent en burn out beaucoup finissent en dépression Merci. beaucoup finissent par abandonner parce que c'est un travail qui est autant difficile sur le plan facultaire, tout ce qui sera révision, examen, mais sur le plan moral, sur le plan physique. Mais Amelia, c'est quoi ton secret ? Tu es en couple, tu as des enfants. Je pense que c'est ça. Comment t'as fait ? Je pense que c'est ça. Tu as puiser ta force sur ça. Mais clairement, parce que moi, je dis, il y a des étudiants qui, quand ils finissent une journée très difficile à la fac, rentraient dans leurs 9 mètres carrés Dans le froid, le chauffage n'est pas encore allumé parce que les températures ne sont pas suffisamment basses. Mais toi, tu as froid. Dans certaines résidences, on décidait même de... Je rigole parce que ça m'avait fait rire, mais on leur a dit, mettez des pulls. On ne va pas allumer le chauffage, mais mettez des pulls.
- Speaker #1
J'ai dit pareil à ma fille.
- Speaker #2
Mais pour le coup, ils étaient en plein hiver. Donc, voilà, toi, tu rentres, tu es tout seul, il fait froid, tu dois te retrouver là. Moi, je rentre. Maman, aujourd'hui, il est année, il m'a pris mon crayon, il doit... Mais t'as pas le temps de détenir, en fait !
- Speaker #1
Je pense que je dis, ok, ça te fait remonter en énergie, mais... Pour avoir fait mes études en étant maman, et ce n'était pas des études de médecine, c'est quand même toute une organisation.
- Speaker #2
Ah, totalement.
- Speaker #1
Oui, tu as un sens, tu as un but, tu sais pourquoi tu le fais. Bien sûr que ça te motive, que tu remontes en énergie quand tu vois tes enfants et que tu te dis, mais en fait, c'est pour eux que je le fais, donc je n'ai pas le choix, il faut que j'avance. Mais punaise, l'organisation pour réviser tes cours, pour t'occuper des enfants,
- Speaker #2
comment tu fais ? Bah déjà... avec Éve, on est vraiment une équipe donc on s'est occupé vraiment des enfants à deux et les tâches étaient partagées 50-50 mais des fois même c'était 60-70 pour lui et moi j'avais 30 ou 40 donc super pari, super pari vraiment top du top et au niveau de mon organisation, les enfants moi c'était le moyen de garde, c'est ce que je dis à mes abonnés, il y a un bon moyen de garde parce que des fois vous me dites, je suis maman au foyer, j'ai mes enfants, comment je peux faire ? J'ai dit moi personnellement je n'aurais pas pu le faire Parce que s'occuper des enfants à plein temps te demande une telle concentration, un tel don de toi, que tu ne peux pas faire autre chose en fait. Donc si ça te fait mal au cœur, il faut les déposer chez la nounou. Déposer à l'école. Dégage pas tout le temps. Exactement, exactement. Il ne faut pas culpabiliser. Moi, je sais que ma mère a énormément participé à me déculpabiliser de ça. Elle m'a dit, les enfants ne seront pas moins heureux parce qu'ils seront chez la nounou. Ils ne seront pas moins heureux parce que tu ne les as pas allaités pendant X ou Y temps. Donc, voilà, j'ai été très vite déculpabilisée de certaines injonctions qu'on peut avoir dans la maternité. Il faut être une maman qui souffre, une maman qui donne tout, une maman qui s'efface dans la maternité. Moi, mes enfants, ils font partie de mon équilibre, mais ce n'est pas l'entièreté de moi. Je suis moi avant d'être maman, je suis moi avant d'être femme. Donc, ça faisait partie de tout ça. Donc, quand je les déposais... je rentrais, je travaillais je disais c'est pour eux que je fais tout ça demain quand j'aurai une situation financière stable, que j'aurai réalisé mes rêves que je serai une maman totalement épanouie parce que je fais le métier de mes rêves tout le monde sera content parce que comme on dit quand maman va tout va donc finalement voilà et donc de 9h à 17h je bossais je bossais à fond jusqu'à 17h30 le temps d'aller chercher après quand on rentre, les enfants il y a la douche, donc quand ils étaient petits je faisais des douches, Kevin quand il arrivait c'est lui qui faisait des douches pendant que je faisais à manger, après on mangeait ensemble. Les enfants, généralement, 20h, 20h30 ou plus tard, ils sont couché, histoire qu'ils aient tous leurs quotas de sommeil et que le matin soit moins difficile. Et puis, 20h, 20h30, 21h, pour un adulte, c'est encore trop. On peut encore réviser. Donc, des fois, si j'étais en période d'examen, je pouvais réviser jusqu'à 22h, 23h, minuit des fois. Et quand Kevin était de nuit, finalement, je travaillais quand surtout lui n'était pas là. Parce que j'ai un peu de mal à dormir quand il n'est pas là. Donc, on y partait à 18h. Ça a été un moteur, ça. Oui, clairement, ça a été un moteur. Donc, je travaillais toute la nuit. Et le matin, quand lui, il arrivait, il rentrait vers 6h du matin, il savait que j'avais travaillé toute la nuit. Il restait debout jusqu'à 7h, 38h. Il s'occupait des enfants, il allait les déposer. Donc, lui, il venait dormir. Et moi, si je me réveillais vers 10h, 11h, je reprenais ma révision.
- Speaker #0
On est obligé de s'arrêter, faire un big up. Oui,
- Speaker #1
c'est clair.
- Speaker #0
Parce que c'est plutôt rare, en fait, d'avoir des... qu'on nous raconte des histoires comme celle-ci.
- Speaker #1
Par contre, je vais juste rajouter sur le big up à Kevin. Et je vais rajouter pour nos auditrices, mais en fait, c'est ça la normalité. On en discutait tout à l'heure avec Camilia. Mais en fait, c'est... Alors oui, il faut le dire, ce qui est, Kevin, c'est génial ce que tu fais.
- Speaker #0
Mais tu as une femme, j'ai ça.
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est normal, parce que les enfants, ça se fait à deux. Ce que tu es en train de construire, tu le fais pour ta famille aussi. et que tout le monde finalement doit prendre conscience que ce que tu fais, c'est que tu le fais pour tout le monde et que tout le monde doit mettre des siens. Alors, tes enfants sont petits encore, donc ils comprennent peut-être pas totalement, mais au moins ton conjoint, lui, comprend et qu'il mette la main à la pâte pour que vous puissiez avoir une vie meilleure. C'est normal. Vas-y, Macha, je te laisse poser ta question.
- Speaker #0
Non, non, je trouve ça intéressant parce que tu sais, C'est important. Merci d'avoir introduit ça. Parce que c'est vrai que, même moi, j'ai marre du fait qu'on dise quand je laisse, par exemple, là, quand je suis au studio, que je laisse mon mari s'occuper de ma fille et que je le dis à quelqu'un et qu'elle me répond « Ah, t'as de la chance, t'as un bon mari. » J'ai le petit truc dans la gorge quand elle dit « Malade » . C'est dans son lit, en fait. C'est dans sa gorge. Et toute la semaine, quand je m'en occupe, les matins, les déplacements,
- Speaker #2
je m'en occupe.
- Speaker #0
Et c'est vrai, tu as raison, que même les femmes, en fait, ont tendance à trouver ça incroyable quand un homme aide dans l'organisation de la maison, s'occupe des enfants. épaule et soutient moralement, émotionnellement sa femme, alors ça devrait être la base. C'est ça, totalement. Effectivement, c'est important.
- Speaker #2
D'ailleurs, nous, on a un peu même banni le mot aide, parce qu'on a dit que ça veut dire que c'est moi qui dois faire, et toi, tu fais un peu, et vraiment, on essaye de vraiment faire 50-50, mais on compte pas. On sait qu'il y a des choses que l'autre n'aime pas faire, donc on s'est partagé les choses de cette manière-là. Mais dès le départ, ça n'a pas été non plus inné. On a énormément travaillé dessus parce qu'au début, je sais que quand le bébé est arrivé, donc notre première fille, on était parti dans une organisation, lui, il travaille. Quand il rentre du travail, il est fatigué. Donc, du coup, toi, tu as... tu t'es occupée d'enfants toute la journée. Ah, toi, t'es pas fatiguée ? Ouais, voilà. Et quand la version aérienne, tu travailles, tu continues à t'occuper de l'enfant parce que lui, il doit se reposer, il doit se travailler. Et moi, dès le départ, j'ai dit, tu sais, mon travail, il est peut-être pas rémunéré, mais si je travaille quand même. Donc, quand tu arrives, tu prends le relais. Moi aussi, je me repose. Enfin, voilà, c'était important de pouvoir faire ces choses-là. Sinon, après, de toute façon, je ne faisais pas. Clairement, la vaisselle restait là, le linge restait là. Oui, on est d'accord. Parce que, non, je suis humaine et je n'ai pas la capacité, en tout cas, de pouvoir tout gérer toute seule. Donc, si on se met en couple, c'est pour faire les choses à deux. Sinon, autant être seul.
- Speaker #0
Mais vous avez une bonne maturité dans le couple. Parce qu'en fait, c'est difficile. Parce que souvent, il y a des clashs quand il y a l'arrivée du bébé. Parce qu'on a du mal justement à comprendre ça. Cette histoire de tu restes à la maison, tu étais au chaud avec le bébé. Donc, il n'y a pas de problème, tu as pu te reposer. Et puis d'ailleurs, tu as fait à manger, j'espère. D'ailleurs, tu as une fois eu la raison. Et puis moi, je vais me reposer un peu, puis je redescends pour dîner. Donc, ça demande de la maturité de pouvoir en discuter avec son conjoint et trouver un compromis. Ça a été fait du coup.
- Speaker #2
Pas au début. Quand on a commencé à discuter, quand même le bébé, le premier bébé est arrivé, il avait un peu de mal à trouver sa place. C'est ce qu'il m'avait dit. Après, j'ai dû aller chercher parce que je le voyais un peu effacé, un peu éteint. Je lui demandais est-ce qu'il y a quelque chose par rapport à l'enfant et après avoir gratté, gratté, oui, j'ai un peu de mal à trouver ma place. Je ne sais pas trop comment. ok d'accord, je n'ai pas d'instinct maternel, c'est que juste on nous a montré, on a appris, on va tous apprendre sur le tas, n'aie pas peur de mal faire, de toute façon c'est notre enfant ce que je suis en train de faire, je ne le fais pas parce que je le savais ou parce que j'ai un mode d'emploi, je fais voilà, c'est ça ! On le devient ! Donc voilà, tu apprends, tu apprends et je pense que de l'avoir déchargé de ce perfectionniste qu'il voulait avoir dès le départ, ça lui a fait du bien. Je pense que par rapport aussi à toutes nos histoires personnelles, on a vite su ce qu'on ne voulait pas refaire par rapport à nos propres parents. ça a été important, même si on les adore, on sait qu'on a des choses qu'on veut faire totalement différemment, parce que nous, on l'a mal vécu, et puis voilà. Et je pense que Kevin, ça a été aussi ça, il a tout de suite voulu être un père présent. Lui, au bout de deux mois de relation, m'a dit, toi, dans deux ans, tu es enceinte. J'ai dit, mais ce n'est pas possible. Tu vas pas me dire ça ? Moi, je vais être chiant. Tu es chiant. Tu es chiant. C'est ça. Tu es chiant. Du coup, il était très sérieux. Et je suis vraiment tombée enceinte deux ans après le début de notre relation. Donc, je ne sais pas où est arrivé. Ça faisait quoi, deux ans et demi ? Donc, vraiment, c'était déjà une idée. Et j'aime dire qu'il ne voulait pas juste avoir un enfant ou avoir des enfants. Il voulait vraiment être père. Et donc, ça aussi, ça a été bien. Ça a été très bien.
- Speaker #0
Il y a une distinction entre avoir des enfants et... C'est ça, c'est ça.
- Speaker #2
Et je sais que beaucoup veulent juste qu'on dise qu'ils ont des enfants, qu'ils se sont mariés. qui sont propriétaires, qui sont dans tout ce qui est appartenance ou avoir des choses, mais ne veulent pas prendre le dessous, toute l'implication de la responsabilité. Donc nous, on travaille dessus. Ce n'est pas du tout fluide, facile. On a énormément travaillé dessus. Des fois, je rappelle qu'il est beaucoup plus investi dans les choses de l'extérieur que dans la famille parce que dans notre famille, on me dit que de toutes les façons. plus. Exactement. Donc c'est important de le rappeler, c'est important de travailler dessus, mais c'est pas non plus quelque chose de très facile.
- Speaker #0
Écoute, c'est sympa qu'on parle de ça, parce que je trouve que quand on voit des couples en fait se déchirer à côté des couples où on a l'impression qu'ils se passent bien, on se dit « Ah, c'est quoi leur secret ? » Mais en fait, je pense qu'il n'y a pas vraiment de secret. Il y a le fait de se dire que le couple c'est pas acquis. On doit communiquer. pour grandir ensemble, trouver des compromis et avancer ensemble. Et donc, je trouve que c'est intéressant que tu en parles.
- Speaker #1
Oui. Je voudrais juste rajouter, effectivement, parce que là, tu parlais du couple sur la communication qu'il faut avoir et le fait de se faire grandir aussi mutuellement. Je voudrais juste rajouter, mais ça, c'est mon côté.
- Speaker #0
qu'il faut aussi savoir ce qu'on veut en tant que femme, savoir ce qu'on veut et où on va. Et en fait, si le partenaire qu'on choisit de nous mettre dans notre vie n'est pas la bonne personne pour les choix de vie qu'on a faits, il ne faut pas hésiter à partir. Merci. Totalement. Camille, elle a faim, dis-moi. Mais tellement ! Mais oui, totalement. Oui, parce qu'en fait, l'homme qu'on aura choisi... On en parlait au départ. Tout à l'heure, avant qu'on ne commence l'épisode, on en parlait. L'homme que vous choisissez, mesdames, de mettre dans votre vie va vraiment être un moteur ou un frein pour la vie que vous voulez avoir. Et c'est hyper important. Tu ne peux pas être un avion de chasse si tu n'as pas les meilleurs réacteurs. Totalement.
- Speaker #1
Et j'ai plein d'abonnés qui se retrouvent dans cette situation, qui m'en parlent. Je ne me permets pas de leur dire qu'il faut partir. mais je l'ai reçu mais il y a du il y a des fusées écoutez des fusées et vous m'entendrez du coup dire ce que je n'arrive pas à vous dire parce que je ne veux pas vous appeler mais à un moment donné vous vous rendez bien compte que la personne avec qui vous êtes en tout cas n'a pas envie de vous voir grandir l'inverse des fois il y a certains hommes qui ont peur de la lumière de leur propre femme qui ne veulent pas qu'elle les dépasse qu'elle les surpasse qu'elle soit meilleure qu'elle qu'elle est meilleure qu'elles aient un meilleur salaire. Certains hommes sont effrayés par le fait que leurs femmes gagnent plus, donc que ce sont même des fois émasculées. Donc, je trouvais important d'avoir un homme qui soit en accord avec sa masculinité, qu'elle ne soit pas toxique, qu'il ne soit pas en compétition avec moi.
- Speaker #2
Mais tu cherchais ça intentionnellement ou tu as découvert ça de mes temps avec lui ?
- Speaker #1
En vérité, c'était totalement intentionnel parce que dans ma vie... dans mes exemples d'hommes. Oui, totalement. Bad girl ! Les hommes de ma vie, malheureusement, ont un égo surdimensionné, ont un égo toxique, ont brisé des femmes que je trouve incroyables, qui ont beaucoup plus de capacités que moi, qui ont beaucoup plus de force que moi, qui auraient pu déplacer des montagnes. Vraiment, qui auraient pu déplacer des montagnes. Et l'homme qui est à côté d'elles, leur a dit non. Ah, ok. Comme je l'aime, je vais m'asseoir. Et je trouvais ça tellement, mais tellement dommage. Et je me suis dit, OK, d'accord. Est-ce que la personne qui est avec toi te suit ? Donc, quand je rencontre Kevin, je lui dis, voilà, moi, je suis étudiante. Je vais faire des études pour être avocate. Donc, il faut bien te rendre compte que là, moi, je suis partie pour quelque chose. Je vais faire au minimum huit ans d'études et tout. Il n'y a pas de souci. Quand j'ai été enceinte, je lui dis, ma mère m'a dit de ne pas lâcher. Je ne vais pas lâcher. Let's go. Il me dit, OK, il n'y a pas de souci. quand j'ai voulu reprendre médecine ou quoi que ce soit je lui ai expliqué Mais au contraire, il voit dans mon épanouissement, il voit dans ma volonté quelque chose qui va être bénéfique pour tout le monde. Demain, s'il gagne 10 000, 15 000 euros, il sait qu'il va en profiter parce que notre vie à tous va pouvoir être améliorée. Et je pense que le plus important, en vrai de vrai, c'est d'avoir quelqu'un qui nous aime vraiment. Parce que si vous avez quelqu'un qui vous aime, il va forcément vouloir que vous vous épanouissez, il va forcément vouloir que vous réalisez vos rêves. Des fois, même en dépit de ses propres rêves, malheureusement, des fois, c'est ce qu'on fait. Mais quand c'est équilibré, quand chacun met l'autre en haut comme une priorité et que ça s'équilibre, finalement, chacun peut s'épanouir.
- Speaker #2
Écoute, tu as parlé de fric. Oui, je suis valentine. Je suis valentine comme un médecin.
- Speaker #1
Alors, un médecin, ça peut gagner...
- Speaker #2
Ils sont pleins de trucs,
- Speaker #1
là. En fait, ça dépend de la spécialité. Ça dépend du mode d'exercice.
- Speaker #2
Le plus basique, le médecin généraliste.
- Speaker #1
Le médecin généraliste n'est pas basique. Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Excusez-moi, excusez-moi.
- Speaker #1
Avant, le médecin généraliste, c'était le médecin qui avait raté le concours de l'internat. Donc, il faisait ses six ans d'études. Il fallait passer le concours. Ceux qui réussissaient allaient faire une spécialité. Ceux qui ne réussissaient pas devenaient médecin généraliste. Aujourd'hui... On passe tous le concours de l'internat et la médecine générale est devenue une spécialité à part entière. Donc,
- Speaker #2
tu as un autre concours à passer ? Ah oui,
- Speaker #1
oui, oui. Et pour faire médecine générale, il faut faire 10 ans d'études au minimum.
- Speaker #2
Ah ouais ? Ah non, au moins. C'est ça.
- Speaker #1
Attends, attends si on réussit.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
c'est clair. Donc, c'est 10 ans d'études. Donc, en vérité, on peut gagner très bien sa vie, mais ça dépend encore une fois d'où on travaille, de ce qu'on fait. Donc, ça peut être entre les 3 000 et 4 000 euros. dans la fourchette la plus basse. Oui. En France, les médecins gagnent 3 ou 4 millions. Non, non, non. Attends, attends.
- Speaker #0
C'est une paix pour gagner 3 ou 4 millions ? Oui,
- Speaker #1
totalement. Totalement. En fonction d'où ils travaillent, encore une fois, en fonction de leur spécialité, en fonction de s'ils font plus ou moins d'actes, s'ils travaillent à l'hôpital, s'ils ont dans leur cabinet. Enfin, voilà, c'est plein. S'ils font des remplacements, si tu ne fais que des remplacements, ça peut être ça. Après, si tu fais de l'intérim, tu peux très, très bien gagner sa vie, mais de l'autre côté, tu ne cotises pas pour tes retraites ou autres. Voilà. Et tu peux monter, il y a des médecins qui sont entre 10 et 15 000 euros. Je n'ai jamais entendu de truc qui dépasse les 15 000 euros. C'est la fourchette haute. D'accord.
- Speaker #0
Attends, médecins chirurgiens.
- Speaker #1
Voilà. Les chirurgiens. Les chirurgiens. Avec clignes privées. Ah bon, clignes privées, franchement. Tu veux que je te fasse une fois ? Tu veux que je te fasse une fois ? Tu es clairement dans la fourchette haute. Entre 10 et 15 000 en fonction d'autres choses que tu fais. Par exemple, les médecins esthétiques. les médecins chinoisiens et ça c'est vrai c'est ce qui peut monter facilement à 40 50 millions de spécialités là il y avait d'ailleurs sur tik tok il y avait un compte qui demande aux passants c'est quoi votre métier ou gagner combien et on a interrogé un ophtalmo et il dit oui moi je gagne 1600 euros et du bas comme ça il est mort mais par jour
- Speaker #2
Je vais commencer à jouer. D'accord. Par jour. Comme je dis,
- Speaker #1
il y a des spécialités qui sont vraiment très rémunératives. Généralement, c'est des spécialités qui partent le plus vite, le plus tôt, parce qu'on n'ouvre pas énormément de places. Notamment, quand on va passer le concours, on est 10 000. Et donc, il y a des places en fonction de chaque spécialité. Pour faire, par exemple, chirurgie esthétique, là, je crois que ces derniers chiffres, c'était 27. Donc, sur 10 000, il n'y a que 27 personnes qui vont devenir chirurgien esthétique. Donc, c'est le haut du haut du haut. Donc, généralement, les gens ont tendance à hiérarchiser un peu comme ça, en disant que oui, si tu es dans une spécialité où on ne prend pas énormément de personnes, c'est la meilleure des spécialités. Oui et non. Parce que, par exemple, médecin généraliste, on ouvre 3000 places pour 10 000. Donc, c'est vraiment très ouvert. Ils ne remplissent pas forcément à chaque fois leur quota, mais c'est une spécialité qui en manque. Et c'est une spécialité où, quand tu fais du libéral, tu peux aussi tourner facilement entre 8 et 10. Il y a mon médecin, je crois que lui, en faisant du 6h à 22h, après, c'est les heures que tu fais. mais il tourne facilement autour de
- Speaker #2
15
- Speaker #1
000. Et toi,
- Speaker #0
Camilla, tu te diriges vers quelle spécialité ?
- Speaker #1
Moi, je me dirige plutôt vers la médecine générale parce que c'est une spécialité qui va me permettre de toucher à tout. Comme je n'ai pas envie de me laisser enfermer dans quelque chose, je me dis avec la médecine générale, si je veux travailler à l'hôpital, je peux. Si je veux avoir mon cabinet, je peux. Si je veux aller en privé, je peux. Si je veux aller en médecine, je peux. en maison de retraite, je peux. Si je veux travailler dans une école, je peux aussi. Je peux faire de la médecine du travail, je peux faire de la médecine d'urgence, je peux travailler en pédiatre. Tu vas travailler dans une école et tu vas toucher 1 700 euros. Malheureusement, et moi j'ai dit clairement, je pense qu'il faut être honnête, personne ne ferait 10 ans d'études si t'étais payé 1 400. Vocation, amour du métier et pas. Personne ne ferait ça donc je cherche finalement à être de manière Merci. Oui, voilà. Être dans notre pays. Exactement. Mais de manière stable financièrement. Juste ne plus avoir peur des fins de mois. Pouvoir partir en vacances avec mes enfants quand j'ai envie, sans pouvoir faire des comptes, des recomptes. Mais c'est un chiffre, peut-être ? Moi, 10 000 euros. Ah, ok. Non, c'est 10 000 euros. Mais je sais que... On n'est pas à gaspiller. 10 000, j'ai des 5 su sur mon truc, je suis très bien. Mais en vérité, je sais qu'au début, je commence avec un peu moins. Et puis après, en fonction de ce que tu fais, tu peux faire des sur-spécialités. Donc, tu peux faire des petits DU. Pour accompagner, par exemple, médecin général, je peux faire un DU en gynécologie. Donc, je vais faire des pauses de stéril et des retraites. Ça, c'est sympa.
- Speaker #0
Ma médecin généraliste, effectivement, elle a passé une spécialisation en plus. Donc, du coup, c'est aussi mon gynécologue. Ça, c'est hyper pratique. et en plus...
- Speaker #1
je la trouve méga badass c'est vrai elle a une clinique où elle travaille dans une clinique enfin bref je sais pas pour toute la pile enlever le vous savez la la préplosité ouais la préplosité oui tu peux faire ça aussi c'est un DU d'esthétique et ça aussi c'est très bien payé c'est pourquoi que je dis que la fourchette elle est vraiment à l'art parce que par exemple dans l'esthétique si tu fais des injections on peut te payer 400 euros les injections donc c'est en plus de ta pratique si tu fais tu peux faire aussi des injections dans les fesses dans les lèvres on t'apprend à faire plein de choses. C'est pas de la chirurgie, mais de la médecine esthétique. Tu peux faire des injections pour les yeux, tout sur toi.
- Speaker #2
Non, sur les autres.
- Speaker #1
Tu vas sur moi alors. Donc plusieurs spécialités qui peuvent finalement compléter déjà la spécialité de médecin généraliste et puis au final qui peuvent te permettre d'avoir un complément de contenu assez conséquent.
- Speaker #2
Je n'ai jamais vu de gynécologue femme noire.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #2
Je n'ai jamais vu. Je voulais te partager ça.
- Speaker #0
Je ne sais pas. Tu le dis.
- Speaker #2
Je suis mes amis, mais franchement, me dire ça, on a déjà parlé de...
- Speaker #0
Alors déjà, est-ce que les gens te disent, moi mon gynécologue, il a peut-être telle couleur ?
- Speaker #2
Quand il est noir, ouais. Que ce soit des blancs ou pas, en fait. Quand il est noir, on me dit, d'ailleurs, mon oftamo, il est noir. Je pense qu'il y a ce petit côté de fierté.
- Speaker #1
De voir des personnes... J'allais dire,
- Speaker #0
attention, tes amis sont un peu racistes.
- Speaker #1
C'est plutôt ce côté de fierté. Mais maintenant que tu le dis, il y a une chirurgienne... donc gynécologue obstétrique qui est noire je crois qu'elle est sénégalaise mais peut-être que je me trompe qui chantait à ses patientes elle est passée à la télé donc avant d'opérer ses patientes d'une césarienne pour les détendre elle chantait et elle a une voix incroyable je trouvais ça trop fou et elle a fait un groupe avec d'autres soignantes qui chantent ça s'appelle les soignantes d'ailleurs et du coup la seule gynéco noire que je connais je trouve son parcours juste incroyable en fait donc ouais
- Speaker #2
Tu nous donneras ces... Bien sûr,
- Speaker #1
avec plaisir. Camilla, comment t'es venue l'idée de monétiser ton compte Instagram ?
- Speaker #0
Parce qu'on a vu que tu vendais un petit e-book.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça.
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #0
pardon, j'enlève ce petit bout. Là,
- Speaker #1
il est passé à 14,99, je crois. Oui, c'est ça. Et au début, quand c'était les débuts, il était à 9,99 pour mes premières clientes. Et sinon, c'était le prix. J'avoue, je me suis renseignée un peu pour voir à combien je pouvais le... Le rendre parce que, tout simplement, je répondais inlassablement aux mêmes questions tous les jours. Et je prenais le temps à chaque fois de bien étudier la situation de la personne parce que généralement, je reçois des messages comme ça. Bonjour, je suis maman, j'ai trois enfants et je... Et là, je suis en train de faire, je ne sais pas moi, là, je suis caissière et je vais reprendre des études de médecine. Ok, d'accord. Et comment tu as fait ? Et comment pour l'argent ? Et pour garder les enfants ? Et je suis là, ok. Est-ce que tu as quelqu'un ? Est-ce que tu es seule ? Ok, non, moi j'ai quelqu'un, mais il ne s'occupe pas trop. Ok, bon, là, il faudra trouver un moyen de gagner. Je ne le dis pas, mais je le pense fortement. Donc, à chaque fois, c'était ça. Et je me suis rendu compte, même mon mari m'a dit, mais Kévin, tu passes énormément de temps. J'ai dit, oui, effectivement. Et à un moment donné, je ne sais pas, je crois que c'est sur les réseaux, en voyant, on me dit, si tu passes beaucoup de temps, de temps sur quelque chose, autant que ça te rapporte quand même un peu d'argent. Et c'est ce que je me dis, ça peut rapporter un peu d'argent pour que je paye le lait de mes gosses.
- Speaker #0
C'est pas mal.
- Speaker #1
Parce qu'en tant qu'étudiante en médecine, on est payé 220 euros par mois. Donc, c'est pas... Ça,
- Speaker #2
c'est tous les médecins, non, tous les étudiants en médecine. Ouais,
- Speaker #1
tous les étudiants en médecine. Et moi, j'ai un petit supplément parce que je suis maman de trois enfants. Donc, on te donne un supplément si t'as des enfants. si tu as un enfant, on te donne 1 euro. Si tu as deux enfants, on te donne 50 euros. Et là, comme j'ai trois enfants, on donne 150, 120, je ne sais plus, mais en tout cas, dans ces eaux-là. Donc moi, je suis payée tous les mois 380 euros.
- Speaker #0
Attends, tu vas être payée 380 euros pendant 10 ans ?
- Speaker #1
Pendant jusqu'à ma septième année, oui. Parce que septième année, après, on touche un SMIC quand même. Pour 70 heures de travail, mais c'est un SMIC.
- Speaker #0
Non, mais alors, pardon. C'est peut-être très cliché ce que je vais dire.
- Speaker #1
Dis-moi.
- Speaker #0
Mais en fait, il faut être un gosse de riche pour faire les études de médecine.
- Speaker #1
C'est très, très difficile de le faire en n'ayant aucun soutien financier. Exactement. C'est très difficile de le faire en n'ayant aucun soutien financier. C'est pour ça que la plupart des étudiants en médecine ont un travail, sont obligés de travailler à côté de leurs études pour pouvoir s'y lancer.
- Speaker #2
Comment tu peux bosser à côté et travailler sur tes études ?
- Speaker #1
Là, malheureusement, moi, je n'aurais pas de réponse. Je les trouve très, très courageux. C'est clair. Parce que j'ai mes enfants. et que je ne peux pas. Et que, heureusement, et finalement... Il y en a une ? Voilà, c'est ça ! C'est ça, c'est ça ! Non, mais là, clairement, je nage dans son argent. Je me délègue de ses billets. Non, mais finalement, heureusement qu'il est là et puis on reçoit aussi des allocations, mais pas énormément, finalement. Là, pour les trois enfants, je crois qu'on est autour de 500 euros. Donc, voilà. Donc, non, en tant que... Et puis, c'est long. Pendant, comme je t'ai dit, les six premières années, tu n'as pas de salaire. Tu n'as vraiment pas de salaire. Donc, clairement, comment tu fais ?
- Speaker #2
Tu n'as plus encore à tenir. Exactement. À 100 balles.
- Speaker #1
Exactement. C'est faux, ça pique. Tout le monde ne peut pas le faire. Beaucoup sont obligés de prendre un crédit étudiant. Finalement, ça a été aussi mon cas pendant un moment, parce qu'il fut un moment, on a connu quand même une période difficile au niveau financier et qu'on s'est dit soit on prenait l'argent de côté, soit on prenait un crédit. La maman de Kévin, je me rappelle, c'est elle qui nous a conseillé. et elle s'est dit, votre argent de votre côté, de côté, pardon, il va vous servir. Prenez un crédit et puis si ça peut vous permettre au moins là de régler ces quelques factures ou des choses comme ça. Et c'est ce qu'on a fait, heureusement. Parce que finalement, cet argent qu'on a mis de côté, c'est grâce aussi à l'entreprise. Comment on appelle les... Voilà, c'est ça.
- Speaker #2
Épargne en plan d'épargne. L'entreprise.
- Speaker #1
Voilà, un truc comme ça. Exactement. Et grâce à cet argent qui, après, a un rendement quand même assez conséquent, on a pu finir à avoir 18 000 euros. Et finalement, si on les avait pris, on les aurait tous dépensés. Et quand on a pu... on a préféré utiliser cet argent pour acheter notre résidence principale. Donc, finalement,
- Speaker #2
il y a un abord.
- Speaker #1
Effectivement, c'est... On a dit que ce soir, on n'a pas utilisé cet argent-là parce qu'on n'aurait pas pu. Et voilà, Kevin, lui, il me dit, mais non, mais Camille, on ne pourra pas. Je gagne... Il ne veut pas que je gagne son salaire. Oui, non, non. Je gagne une certaine salle, mais voilà. Voilà, entre ce qu'il gagne et moi, mes 380 euros, il m'a dit, mais Camille, on ne va jamais nous le dire. j'ai dit mais Kevin faut tenter j'ai dit attends c'est également que tu l'es moi clairement j'ai dit mais Kevin on essaie on essaie de voir et je me rappelle avoir fait une simulation j'ai dit bon j'ai 380 euros c'est peut-être pas grand chose mais ça se trouve ça pèse un peu ça a pesé au lieu de je crois 140 000 euros qui en Ile-de-France ne payent absolument pas grand chose on était monté lui aussi il avait eu aussi des promotions donc entre temps il était monté donc on s'était retrouvé à pouvoir emprunter 196 000 euros je me suis dit bon On ne pourra pas acheter la maison qu'on veut, mais peut-être qu'on peut acheter un appartement. Le temps que je finisse mes études, on rembourse notre prêt. Quand je deviens médecin, on a dit soit on le vend cet appartement, soit on le met en location et ça devient du patrimoine. Donc, il faut penser maintenant. Camille, elle est encore plus fan de toi. J'adore,
- Speaker #0
j'adore, j'adore.
- Speaker #1
Du côté-là, vraiment financier, c'est moi qui le pousse parce que j'ai dit, OK, on vient de deux milieux un peu différents. dans le mindset tout ce qui est argent. Moi, mes parents ont toujours voulu entreprendre, ont toujours été dans cette optique qu'il fallait avoir de l'argent en plus que son salaire. Son salaire, il peut finir sa vie avec, ça ne le dérange pas. Moi, je dis, ok, il n'y a pas de souci, mais finalement, tu vois bien qu'il y a certaines situations qui nous dépassent, notamment l'inflation, on ne l'a pas prévue, la guerre en Ukraine, on n'a pas prévue, toutes les choses qui, aujourd'hui, déstabilisent un peu notre économie. Comment on fait si on n'a que notre salaire ? Parce que ton salaire ne va pas augmenter. En même temps que l'inflation. Donc voilà, exactement. Donc on s'est retrouvés dans des situations très compliquées au niveau du loyer qui a augmenté, on est passé, je crois, du chauffage de 90 euros à 2. Donc rien que ça, ça te met dans des difficultés impossibles à t'extriquer si tu ne fais pas de crédit ou si, de l'autre côté, tu n'as pas un revenu supplémentaire. Donc je dis, voilà, aujourd'hui, on ne peut pas avoir qu'un seul revenu. En attendant que je finisse mes études, autant mettre ce temps et cet argent à contribution. Donc être propriétaire de sa résidence principale, c'est pas mal. et on a eu un... football, vraiment une visite, un appartement. J'avais vu des photos incroyables, on est allé voir. Je me suis dit, bah, vas-y. Après, on a fait les démarches et tout, et franchement, il y a une banque qui nous a dit, oui, on s'est pris des demandes.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Les banques nous ont dit, nous, on ne comprend pas, vous êtes externe, qu'est-ce que c'est ? 380 euros, ce n'est pas un salaire, on ne peut pas le prendre en compte. Donc, j'ai dit, ok, d'accord. Et il y a une banque qui a dit, bon, ça passe, franchement, 380 euros, ça fait un truc en plus lui il a un salaire lui ça fait disons aussi dans sa boîte, donc tout ça c'est quand même un peu c'est quand même top et aujourd'hui on est très contents parce que notre avortement est vraiment top
- Speaker #0
Non mais c'est parce que vous n'avez pas attendu d'avoir la maison de vos rêves c'est déjà un premier pas et vraiment c'est canon merci de partager ça avec nous parce que beaucoup de beaucoup de couples ou de femmes attendent vraiment d'avoir beaucoup d'argent de côté ou d'avoir un super salaire pour pouvoir s'offrir l'appartement ou la maison de leurs rêves Mais en fait, allez-y dès maintenant, ça sera peut-être plus petit, ça sera peut-être un peu plus loin. Mais au moins, vous ne jetez pas l'argent par les fenêtres.
- Speaker #2
C'est chez toi,
- Speaker #0
c'est clair. Et ça va prendre de la valeur.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Ça va prendre de la valeur. Donc,
- Speaker #0
dans cinq ans, quand tu auras fini tes études, vous allez le revendre. C'est cet argent-là. Vous allez le récupérer pour pouvoir acheter autre chose.
- Speaker #2
C'est ce qu'on s'est dit. Super stratège.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
On va en canon. On s'est dit. Tu parlais de tes parents tout à l'heure, que du coup, vous n'êtes pas issus du même milieu, du même mindset avec Kevin. Est-ce que tu pourrais nous partager des tips ou des leçons de vie que tes parents ont partagées, qui rythment ta vie encore aujourd'hui ?
- Speaker #1
Il y a un truc que mes parents me disaient souvent. Ça, ce n'est pas vraiment une leçon de vie, mais ça m'a permis de lâcher pris sur certains. Et j'ai appris que des fois, lâcher prise, c'était beaucoup mieux que s'accrocher et vouloir forcer dans certaines choses. Et finalement, ne pas avoir la main dessus. Mes parents disent souvent, à l'impossible, nul n'est tenu. Donc, c'est-à-dire que si la chose-là, tu ne peux pas la faire, ce n'est pas grave. On ne va pas t'en vouloir si dans la condition dans laquelle tu es actuellement, dans le milieu dans lequel tu es, tu ne peux pas réaliser une certaine chose, ce n'est pas grave. Et dans plein de choses, ça m'a permis de me dire, Camilla, laisse. Ce n'est pas ton moment, ce n'est pas ton temps. Quand ça viendra, ça viendra. Et on peut prendre l'histoire de la maison. Moi, j'ai envie d'être propriétaire depuis 2019. Je retrouve des mails avec déjà des courtiers. Dès que j'ai eu ma première fille, je voulais être propriétaire. Et qu'on m'expliquait que non, vous ne travaillez pas. Il n'y a qu'un seul salaire. Je me dis que ce n'est pas grave. Même une petite, on m'a dit non, clairement. J'ai dit ok. Bon, ça ne sera pas maintenant, ça sera plus tard. Dans tous les cas, je ne lâche pas cette envie d'être propriétaire. mais je suis devenue propriétaire qu'en 2025 Donc, voilà, le fait d'avoir gardé ça en tête et de me dire, bon, à ce moment-là, ce n'était pas possible, mais là, ça sera possible. OK. Il y a aussi le fait que mes parents n'ont jamais, jamais abandonné ce qu'ils avaient envie de faire. Mes parents se sont réalisés dans ce qu'ils avaient toujours envie de faire. C'est mieux. Oui, c'est ça. Ils sont allés au bout des choses, même quand il y a des difficultés. Moi, j'ai une immense fierté pour le parcours de ma mère. Ma mère, elle a eu une enfance très difficile. Elle a été maltraitée. Elle a vécu des choses. Elle a été même, je dirais, un enfant abandonné. Parce que des fois, elle me dit, moi, j'avais des rages dedans. Il n'y avait personne pour me soigner. J'ai dit, mais comment tu faisais pour survivre à une rage dedans ? On connaît tous la douleur. Elle me dit, j'allais dans la brousse. Merci, merci beaucoup. Elle me dit, j'allais dans la brousse, j'allais prendre des herbes et puis on soignait comme ça. Je me dis, mais comment elle a fait pour survivre à tout ça et être là et avoir le cœur qu'elle a ? Je sais que moi, j'aurais passé rien que la moitié. Je serais devenue aigrie. Je ne serais pas devenue ce qu'elle est là. Elle a réussi à faire de son histoire quelque chose de beau, un témoignage magnifique. Et je me dis, OK, moi, j'ai eu beaucoup plus de chance qu'elle dans la vie. Je me dois, en tout cas, de prendre toutes ces chances-là et de ne pas les gaspiller. J'ai eu la chance de pouvoir aller à l'école, d'aller dans de très bonnes écoles. J'ai eu la chance d'avoir des parents aussi éduqués, des parents qui m'ont poussée. J'ai eu la chance de ne pas manquer de nourriture, de vêtements ou de quoi que ce soit. Donc aujourd'hui, toutes ces chances-là, à moi d'en faire quelque chose. Donc c'est tout ça aujourd'hui que mes parents m'ont inculqué, c'est que dans la vie, tout sera difficile. De toutes les façons, rien n'est simple, mais qu'il n'y avait rien qui m'était impossible tant que je me donnais les moyens d'y arriver.
- Speaker #2
Pour revenir sur ton parcours d'études, qu'est-ce qui t'a le plus surpris quand tu as entamé tes études de médecine ?
- Speaker #1
La première fois ou quand j'ai repris ?
- Speaker #2
Oui, quand tu as repris, est-ce que tu t'attendais à ça ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
À cette cadence ?
- Speaker #1
Oui. Comme je le disais tout à l'heure, je pense que c'était ça mon point. Pardon. C'était ça qui faisait que j'avais une avance par rapport aux autres, c'est que je le savais. Et comme je l'avais déjà vécu une fois, je me suis dit « Ok, je sais que ça va être difficile, je sais qu'il y aura des moments où je serai down. » C'est à ce moment-là qu'il ne faudra pas lâcher. Je sais que j'aurais envie de me comparer aux autres. Je ne dois pas faire cette erreur-là. J'ai vraiment appris de mes erreurs. pour ne pas les reproduire. Je me suis dit, OK, il y aura des moments où tu vas t'entraîner, tu vas voir que tout ce que tu as appris, tu as oublié. Tu ne te décourages pas. Tu continues. Si tu es fatigué, tu dors. Si tu as envie de pleurer, tu pleures. Mais tu reviens sur ce bureau pour te décliner. Tu ne lâches pas. Que ce soit pour toi, mais comme je dis, je vois aussi comment ma famille, ma belle-famille se sont impliquées. Ma belle-mère, elle me prenait les enfants à chaque fois les week-ends si je devais réviser ou elle est déposée à l'école pour que moi je puisse dormir. Donc, tout ça, je me disais, OK, c'est aussi pour elle. Elle s'est réveillée plus tôt pour me déposer mes gosses. Ce n'est pas pour rien. Ma grand-mère, mes tantes et tout, tout le monde a été vraiment d'un soutien. Vraiment, ma famille s'est mobilisée. Et donc, ça donne un élan de plus de dire, OK, je ne le fais pas que pour moi. Et je vais au bout de tout ça.
- Speaker #2
Tu te sens entourée, épaulée, soutenue.
- Speaker #1
Exactement, totalement.
- Speaker #2
Du coup, moi, ça m'amène à une question. Qu'est-ce que tu penses avoir développé comme talon en étant créatrice ? étudiante en médecine, maman qu'est-ce que ça t'a est-ce que t'as l'impression d'avoir ces casquettes te procure un avantage j'ai envie de dire un avantage concurrentiel par rapport aux autres je pense celui d'être maman la casquette d'être maman je
- Speaker #1
pense que quand on porte un enfant un être humain pendant 9 mois 9 longs mois Seigneur qu'après il faut les mettre au monde et traverser les contractions qui sont une douleur innommable arrête quand tu sors de là moi quand je suis sortie de là j'ai dit mais il n'y a rien que je ne puisse pas faire il n'y a vraiment rien je viens de mettre au monde c'est à dire que là qu'on va prendre le nombre d'êtres humains sur terre il y aura un être humain c'est moi qui l'ai sorti de mon corps en fait et ça m'a donné une force incroyable en me disant que si j'ai pu traverser ça, parce que la grossesse a été très difficile, j'ai toutes mes grossesses quasiment, plutôt 2 sur 3, 2 sur 3, pardon, des grosses dépressions pendant le premier trimestre, à me dire si j'allais vraiment aller jusqu'au bout, ou ces choses-là. Donc autant sur le plan physique, sur le plan mental, ça a été très compliqué. autant sur le plan physique que sur le plan mental, et je me suis dit, ok, d'accord, si tu as pu faire ça, si tu as pu traverser tout ça, tu peux faire tout le reste. Et des fois même, je ressens des choses très compliquées, et je me rappelle que je suis passée par tout ça, et que je vais continuer.
- Speaker #2
On me disait, t'es courageuse d'avoir fait tes études, t'es courageuse d'avoir fait ci, d'avoir déménagé tout seul, d'avoir fait... Mais en fait, pour moi, la définition du courage, je l'ai su. La poche des os, c'est percé. Je me suis dit, alors là,
- Speaker #1
je suis totalement d'accord avec toi. Moi, j'étais en travail avant que la poche des os se perce pendant 4 heures. Donc, je souffrais déjà énormément. Et quand je perds la poche des os, je me rappelle, ma grand-mère est dans la pièce. Et elle me dit, là, tu vas avoir vraiment mal. Et moi, je lui dis non. Je lui dis, en fait, il n'est pas... Non, c'est juste que j'avais tellement déjà mal que je trouvais que, finalement, on ne pouvait plus monter dans notre crâne. Et là, quand la poche des os se perce, je lui dis, OK, d'accord, il est possible d'avoir encore plus mal. Et en fait, c'était tout ça que j'ai découvert. J'ai dit, OK. Et vraiment, je pensais que j'allais caner. Il faut qu'on soit clairs.
- Speaker #0
Je pensais que j'allais mourir tellement j'avais mal.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #2
Tu trouves cette douleur. Peut-être que la mort m'a... Oh, yeah, avec Bex !
- Speaker #1
que le résultat ne peut pas être autre. Et à la fin, finalement, tu as un bébé dans tes mains. Tu te dis, waouh, je l'ai fait. Ok, d'accord. Oui,
- Speaker #0
mais tu n'oublies pas la douleur.
- Speaker #1
Non, non, non.
- Speaker #0
Tu verras qu'on va le mettre sur ton ventre. Tu oublies tout ce qui se passe au ventre. Oui, c'est ça. Tu es content,
- Speaker #2
mais tu n'oublies pas.
- Speaker #0
C'est faux. Vraiment, c'est faux.
- Speaker #2
Ok, on va passer à la...
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Camilla, si tu devais donner une mini masterclass en 5 points. D'accord. Hyper. parcours à toutes celles qui veulent concilier un parcours exigeant, des vraies badass ambitieuses comme des études, une carrière intense, une reprise d'études avec la maternité et leur vie perso. Quels seraient tes cinq conseils indispensables ?
- Speaker #1
Ok, alors moi le premier, ça peut paraître bateau, mais clairement avoir confiance en soi. Je ne dis pas qu'on arrive et on sait déjà on est badass, on sait déjà tout ce qu'on va faire et on va réussir, Non. Mais dans tous les cas, cultiver cette confiance en soi dans le parcours. C'est-à-dire que quand on arrive, on se dit, je suis en train de faire quelque chose qui est incroyable. Et se le rappeler aussi, rentrer dans des études, devenir maman, faire un travail exigeant, ça demande beaucoup de force que tout le monde n'a pas. Il faut bien se rendre compte que quand toi, tu es dedans, c'est déjà très, très bien. Et après, arrêter de se dévaloriser soi-même, se dire, OK, je suis forte, je suis belle, je suis incroyable. De la même manière qu'on nous apprend à dire à nos enfants, leur appui tédé. des paroles très positives, on doit avoir les mêmes sur notre propre vie. Je sais que je dis souvent, comme moi je suis chrétienne, dans la Bible, il est écrit que le pouvoir de vie et de mort se trouve au bout de la langue. Et donc, j'ai appris à cultiver ça, que tout ce que je vais dire sur ma vie aura un impact. Exactement. Donc, si je dis des choses négatives, ça sera des choses négatives, et là, du coup, des choses positives.
- Speaker #2
Je fais une parenthèse, parce que souvent, on a l'impression, par rapport à ce que tu dis, que c'est par rapport aux autres.
- Speaker #1
les paroles qu'on a envers les autres c'est un beau pour soi et même cette petite voix intérieure exactement,
- Speaker #0
les petites choses pardon,
- Speaker #1
on te les termine ici c'est vraiment ça la deuxième chose, choisir son entourage c'est la clé de la clé de la clé on dit souvent qu'on est la somme des cinq personnes que nous côtoyons Antoine, tu as eu une danse ? Donc, choisissez bien votre entourage. Se dire que non, cette personne-là a des mauvaises habitudes, des mauvaises récontentations, des mauvaises paroles. Mais ne t'inquiète pas, moi, je suis suffisamment forte pour pouvoir gérer. Mettez une pomme pourrie à côté d'une pomme saine, ça ne va forcément faire que du bruit. C'est très difficile de faire en sorte que ça aille dans l'autre sens. Je ne dis pas que c'est impossible. Moi, personnellement, je n'ai pas la force de faire ça. où mon entourage est trié de sorte que... on puisse se tirer chacun vers le haut ou en tout cas ne pas se tirer vers le bas. Vous n'êtes pas obligé de prendre des gens qui vous stimulent, qui vous motivent, tout ça. Vous pouvez avoir des gens qui vous font juste du bien, vous aimez leur compagnie, mais que ces gens-là ne vous tirent pas vers le bas, ça c'est très important. Et que ce soit amis, famille, conjoints surtout, très important, la personne avec qui vous dormez a d'autant plus d'importance sur ce point-là. Donc voilà, et des fois, il faut avoir le courage de tirer des traits. Ça peut être une amie d'enfance, ça peut être ta cousine préférée, mais au bout d'un moment, quand nos chemins de vie prennent des tournures totalement différentes, on peut garder ces souvenirs précieux en nous, mais il faut avoir le courage à un moment de tirer des traits.
- Speaker #0
Tu as tiré des traits, toi, quand tu as repris tes notes ? Ah oui ! Ok, d'accord.
- Speaker #1
C'est parce que je voulais savoir. Non, j'ai dû tirer des traits parce que finalement, rentrer dans la maternité, dans les études, ça m'a demandé énormément d'énergie, de force et de temps. Et finalement, je me suis rendue compte que le temps devait être bien dit, partagé entre guillemets. Il ne faut pas penser que j'ai le melon, mais je pense que chacun doit gérer son temps au mieux. Je me suis rendue compte qu'il y a des gens qui, finalement, ne me le rendaient pas ou en tout cas, n'en faisait pas Bon usage ! Autant garder pour moi en fait ! Autant garder pour moi ! En troisième lieu, ce que je pourrais dire, c'est ne pas arrêter de se former, d'apprendre et de s'améliorer parce qu'on ne... Je trouve qu'on ne sait jamais rien. Voilà. Non pardon, on ne sait jamais tout ! On ne sait jamais tout, on a toujours besoin de continuer à investir sur nous-mêmes parce qu'on est toujours les premières à vouloir donner aux autres. Mais nous d'abord, Donc, fais cette formation que tu as envie de faire. Tu adores la cuisine, tu adores la pâtisserie. Va faire des cours de cuisine, va faire des cours de pâtisserie. Si tu peux, voyage, ça ouvre un peu l'esprit, ça te permet de rencontrer des gens, de glisser des connexions, c'est super important. Reprends des études, lis, apprends, médite. Fais ce qui te permet de toi-même te sentir mieux, de t'améliorer toi-même. Et en devenant toi-même une meilleure personne, je pense que tu peux mieux. t'impliquer dans tout ce qui est maternité, études ou autre. Moi, je sais qu'avoir repris la lecture m'a permis de mieux voir l'organisation de mes études ou d'autres choses. Parce que finalement, je faisais études, famille, famille, études. Il n'y avait pas moi. Il n'y avait pas de moi. Là, j'ai repris la lecture et c'est une de mes passions. Il faut le prendre. Exactement, il faut le prendre. Parce qu'en fait, finalement, on se rend compte qu'on a du temps pour tout. Oui, en 24 heures, on a le temps du tout. On est soit sur notre téléphone, soit... Surtout que moi, j'ai un temps d'écran un peu...
- Speaker #0
Tu es excusée, tu as un compte... Merci.
- Speaker #1
C'est ça, exactement. C'est pas grave. Mais du coup, je me dis, OK, Camilla, donc là, vas-y, qu'est-ce que tu aimes faire ? Je ne crois même pas que je me suis posé cette question. Je suis tombée sur un livre qui me plaisait, un manga que j'adore. Je suis tombée sur le tome 105. En fait, c'était le dernier. Moi, je ne le savais pas. J'ai juste pris, j'ai lu, j'étais trop content. J'ai dit, mais attends, il y a des tomes avant. Là, je suis partie, j'ai récupéré tous mes livres et je me dis, ça fait tellement longtemps, je crois que la dernière fois que j'ai lu des livres, je devais être facilement au lycée. Mais pourtant, c'est une de mes passions et que je n'ai plus le temps de pouvoir explorer parce que j'étais rentrée dans la vie active, dans la vie de maman. Je me dis, OK, Camilla, tu as le temps de faire un manger pour tes enfants, tu as le temps d'aller faire les courses, tu as le temps de nettoyer la maison, On t'attend de... T'as l'air d'aller leur acheter des vêtements, t'as le temps de faire tout ça. Je pense que tu peux. Oui, totalement. 10-15 minutes dans la journée pour lire. Et finalement, je l'ai trouvé et je suis très, très, très contente. C'est important, c'est clair. Parce qu'on se pressouint.
- Speaker #0
T'as d'autres points ?
- Speaker #1
Là, je crois que c'était mon quatrième, mon cinquième point. Je pense très bas tout encore une fois, mais ne pas s'arrêter à la première porte fermée. Je pense que dans mon parcours, ça a été... C'est un exemple. Ça a été ça. En vérité, ça a été ça. C'est de me dire, OK, une porte s'est fermée, je vais taper à une autre. Et vraiment, continuer à taper à toutes les portes. C'est que personne, je dis bien personne, ne travaille pour vous. Personne ne viendra vous donner quoi que ce soit. La CAF ne va pas vous appeler pour vous dire, ah, mais madame, vous deviez... Venez là. On ne va pas venir vous donner quoi que ce soit. Il faudra toujours aller le chercher. Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas. Mais en tout cas, il faudra toujours aller le chercher. Moi, par exemple, dans mon exemple, c'est que ma fac, elle était dans le 78, donc pas très loin d'ici. Moi, j'habite dans le 91. Donc, à un moment donné, quand j'ai dû faire l'externat avec les stages, je savais que ça allait être trop compliqué. Si tu me dis de faire deux heures de route pour me retrouver à Poissy, je ne pourrais pas rentrer chez moi et m'occuper de mes enfants. En tout cas, la médecine, j'aurais dû, à un moment donné, arrêter. Et donc, j'ai demandé un transfert. le titre, c'est-à-dire quand j'arrive sur le site de la FAG, c'est « Nous ne lisons pas » . Les dossiers de demandes de transfert des députés en ville de France. Bon, c'est bien que ça ne m'a pas arrêtée. J'ai envoyé mon dossier. Mais qu'on ne l'a pas lu. Je suis allée, je crois que j'ai appelé, j'ai envoyé des mails. Quand je vous dis, j'ai tapé à toutes les portes, j'ai dit, s'il vous plaît, prenez-moi, parce que finalement, je veux faire médecine. Là, ça va être compliqué, ça va être un peu trop loin. Prenez-moi. J'ai eu une réponse. J'ai eu un entretien et on m'a pris. Et on m'a dit, on m'a dit, nous, on ne fait jamais ça. On a été touchés par votre message, on a été touchés par... par votre histoire, on a été touchés, je pense aussi par le fait que je n'ai pas juste envoyé un dossier, j'ai quand même appelé à côté, j'ai appelé à côté, j'ai envoyé des mails, j'ai fait plein de choses à côté, et donc voilà, et je pense qu'on s'est tous pris des portes fermées, et que des fois, ça nous décourage et démoralise énormément, qu'on se dit, bon bah, tant pis, et en fait non. il y a forcément mieux ailleurs. Je crois énormément en Dieu, donc je pars du principe que si ce n'était pas cette porte-là, c'est ce que j'allais te dire. Mais en fait, tout le secret est dans la prière et dans l'action. C'est ça. Et dans la prière et dans l'action. Exactement. Exactement. Et ça pourrait faire vraiment un point de masterclass, du coup, c'est qu'on peut être très, très croyant, mais n'oubliez pas que l'action et même pour moi, en tout cas, il y a l'action d'abord et la foi après. La foi, c'est vraiment un soutien. C'est-à-dire, c'est vraiment... Je crois que ce n'est pas biblique, mais on dit souvent « Aide-toi et le ciel t'aidera » . C'est ça. C'est que moi, je dis souvent, quand je finis de vraiment bosser à fond, à fond, « Seigneur, j'ai fait les 90 %, fais les 10 % pour les 10 %, fais les
- Speaker #2
90 %, ne t'en fais pas oublier » . Camilla, tu es une ambitieuse, tu es une vraie ambitieuse, tu as cette énergie que tu dégages. D'où tu tiens ça ? D'où ça te vient, toute cette ambition, cette énergie ?
- Speaker #1
Moi je sais qu'au début je leur ai dit je vais faire médecine Et après à un moment donné j'étais plus trop sûre J'ai dit bon médecine ça m'a l'air très compliqué Je vais faire infirmière Je dis pas que c'est un métier en dessous mais je trouvais que c'était plus simple C'est juste moins d'études Voilà il y a moins d'études et moins exigeant Et mon père m'a dit hors de question Il m'a dit si tu veux faire médecine tu vas pas faire autre chose Pareil pour ma mère Quand à un moment donné je dis bon je sais pas trop ce que je vais faire Là on m'a dit non médecine droit je suis pas trop sûre Si je faisais un BTS comme toi tu as fait un BTS deux ans après que je travaille. parce qu'à un moment donné, je voulais aussi rentrer dans la réactive. Elle m'a dit non. Elle m'a dit pareil. Elle m'a dit, tu ne vas pas t'arrêter à deux ans. Je sais que tu as envie de faire des grandes choses, donc tu y vas. Je sais qu'on peut avoir des ambitions et avoir cette peur-là de se dire qu'on ne va pas y arriver. Et donc, s'auto-censurer. Et ça, je pense que c'est le pire. C'est qu'on s'auto-censure, on s'auto-coupe les jambes en disant, je ne vais pas y arriver, donc autant ne même pas essayer. Et je pense que c'est le pire. je leur dis mais tentez, un nom ne va pas nous tuer ça fait un peu mal, ça explique que c'est vrai mais ça ne va pas nous tuer ça ne va pas nous... ça ne va pas nous tuer mais surtout ça ne va pas remettre en question la personne qu'on est et c'est ça le plus difficile ça demande une sacrée dose d'audace énormément je me suis rendu compte qu'on n'a rien sans ça c'est que si t'es dans ton coin tout seul il n'y a personne qui va venir te donner ce que t'as envie donc si tu ne vas pas taper aux portes personne ne viendra te les ouvrir et je me suis rendu compte que les hommes étaient audacieux les hommes étaient très audacieux c'est ça, il y a des hommes qui ont un bac Bac plus 3 qui postulent à des postes de Bac plus 5. Et ils dorment très, très bien la nuit.
- Speaker #2
Mais il y a des études qui le prouvent. Il y a des études qui prouvent que les hommes répondent à des candidatures quand ils sont allés à 70, 80 % des compétences, alors que les femmes, elles ont besoin d'être à 110, 120 %.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Et j'avais fait une vidéo, j'ai dit, mesdames, soyez des hommes. Dans le monde dans lequel on est, Je suis mieux. Postuler, postuler à des postes où... Vous pensez ne pas avoir les compétences. Envoyer un CV, ça ne mange pas de pain. En vérité, ça ne mange vraiment pas de pain, envoyer un CV. Si vous avez un entretien, vous pourrez vous vendre en entretien. Mais le CV, pourquoi ne même pas essayer d'envoyer un CV ? On ne peut pas se bloquer à ce point-là. Donc, c'est vraiment ça.
- Speaker #0
Ça me fait rire parce que je lisais une offre d'emploi où ils étaient demandés plein de critères. Et ça me faisait bizarre. Bref. Et à la fin, ça a été rédigé par une femme. La RH est une femme. elle disait même si vous n'avez pas toutes les
- Speaker #1
compétence pour se postuler. D'accord. Elle sait très bien. Elle a tout compris. On va s'auto-éliminer de certaines choses. Moi, j'ai postulé, je me rappelle, à un poste de droit public avec ma licence en droit et qui n'était qu'une licence en droit privé en vérité. On va dire qu'on se spécialise à ce moment-là, mais quand même, on avait choisi nos options. Je suis partie jusqu'à l'entretien. D'ailleurs, c'était au CNRS, Centre National Merci.
- Speaker #2
de recherche.
- Speaker #1
Recherche, c'est sûr. Merci. Et j'étais allée, j'ai eu deux entretiens là-bas. À la fin, ils ne m'ont pas prise, mais ils m'ont dit...
- Speaker #2
T'as quand même tenté. Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Vraiment, je suis allée. J'ai eu quand même deux entretiens, donc j'étais pas trop mal. Et après, on m'a dit, franchement, vous avez vraiment, vous parlez vraiment bien, vous avez vraiment beaucoup de trucs. C'est juste que par rapport à ce qu'on veut, parce que c'est un juriste en droit public, on a l'impression qu'on va peut-être vous mettre un peu plus en difficulté, mais vraiment, ne changez rien, continuez comme ça. Ça m'a fait plaisir. Ça m'a vraiment fait plaisir et ça m'a montré que oui, je n'avais pas eu tort de tenter un truc, même si ce n'était pas forcément au début dans mes prédispositions.
- Speaker #0
Et même si tu n'as pas été prise, le bénéfice à ça, c'est que tu as cultivé la confiance que tu avais en toi. Tu l'as cultivée par cette action. Parce que tu t'es dit, ah tiens, ok, ça, ce n'était pas pour moi, mais j'ai quand même pu aller jusqu'à là. Exactement.
- Speaker #1
Et ça a été pareil pour le mandataire judiciaire, je ne savais pas ce que c'était. Et je suis partie, je me suis renseignée comme avant, mais quand je postule... Je ne sais pas ce que c'est un mandat d'interjudiciar. Donc, je me lance et je me dis toujours, de toute façon, ça passe, ça passe.
- Speaker #2
Tant pis, c'est clair. As-tu des rituels pour influencer sur l'ambition de tes enfants ?
- Speaker #1
là pas encore j'avoue en toute honnêteté mais ma fille je lui répète un quelque chose parce qu'en ce moment elle veut faire de la gym et si sa cousine qui a deux ans de plus qu'elle qui fait très très bien et un moment les tafs ont sur la roue elle voulait faire la roue et il n'y arrivait pas maman j'y ai pas un manche une huile et où donc paraît tu ne dis pas que tu es nul la parole important et ne dit pas que tu n'es là tu n'y arrives pas mais continue de t'entraîner elle me dit oui mais ce que j'ai arrivé j'ai dit moi je n'ai jamais encore vu qui que ce soit qui s'est entraîné qui est allé jusqu'au bout qui n'a jamais abandonné qui n'a pas atteint son objectif donc si toi tu continues là à t'entraîner un jour je ne sais pas combien de temps ça prendra mais un jour tu sauras faire la roue et elle a réussi à la faire la roue je dis ben et je veux être comme ma mère a été pour moi c'est-à-dire ce soutien indéfectible et te pousser là où toi-même tu n'aurais jamais imaginé entrer te dire ouvre la porte et elle c'était ça c'était Moumoune vas-y ouvre la porte juste ouvre les portes et c'est ce que je veux inculquer à mes enfants.
- Speaker #2
Travailler dessus pendant qu'ils sont petits. Parce que quand ils sont ados, c'est compliqué. Oh punaise. C'est vraiment compliqué.
- Speaker #0
Je pense qu'elle a répondu à la question de l'ambition, mais est-ce que tu as envie d'aller plus loin ?
- Speaker #2
Pardon ?
- Speaker #0
Non, j'ai dit, je pense que Camilla a répondu à la question sur l'ambition.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu as envie d'aller plus loin en posant une question ou sinon on passe au rituel ?
- Speaker #2
Non, on passe au rituel, badass, écoute. De toute façon, t'es clairement une grande ambitieuse et en plus une audacieuse. Ouais, merci. Ouais, c'est clair.
- Speaker #0
Alors là, on va te poser des questions au rafale. Il y en aura cinq. Ok. Et tu réponds et on va essayer de ne pas intervenir, n'est-ce pas Nelly ?
- Speaker #2
On a dit ça pour elle.
- Speaker #0
Alors, quel sera le premier achat que tu feras quand tu recevras ton premier salaire de médecin ?
- Speaker #1
Mon premier salaire de médecin, je pense, c'est le bracelet Cartier à 6 000 balles.
- Speaker #2
Bien. Si ta vie de maman médecine était une série Netflix, quel serait ton titre ?
- Speaker #1
Maman essaye de faire médecine.
- Speaker #0
Si ton enfant devait rédiger ta thèse de médecine, un de tes enfants devait rédiger ta thèse de médecine, quel titre choisirait-il ? Déjà, quel enfant ? Et quel titre ?
- Speaker #1
Je pense que ce serait mon aîné.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
et je pense qu'elle pourrait rédiger une thèse de médecine sur la prise en charge des femmes noires dans les structures de santé. Raconte-nous ton meilleur bêtisier médical ou moment absurde que tu n'as encore jamais raconté. Alors là, j'ai une bonne hâte. Je suis en traumato, donc on fait tout ce qui est suture plate. Il y a un patient qui arrive, de ce que je comprends, le patient a chuté sur sa table en verre et il s'est ouvert. tout là au niveau de la cheville. Donc, il arrive et je dois faire la suture. Et je lis son dossier et je comprends que le patient, en plus, il est tombé dans les pommes à un moment donné. Dans le camion des pompiers, c'est noté qu'il a eu un malaise vagal, il est tombé dans les pommes. Donc, je dis OK. Sachant que la veille, j'avais fait une suture à un patient. Je ne savais pas d'ailleurs qu'il ne fallait pas faire ça. Mais le patient était assis, je lui faisais sa suture et il a commencé avoir un malaises vaguel L'infirmière était rentrée, elle m'avait dit, non Camilla, il ne faut jamais que tu regardes, parce que même si toi tu es à fond dedans, eux, le fait qu'ils voient ce que tu es en train de faire, ça peut les mettre mal. Donc elle a dit, allonge-le. Donc ça, c'était la veille. Donc ce jour-là, pareil, le patient m'a dit, j'ai fait un malaise vagal, tout ça. Je dis, ah ok. En fait, c'est quand vous avez vu votre plaie, parce qu'elle était bien ouverte, c'est là que vous avez eu la tête qui tourne et vous êtes tombée. Et là il me dit ah bah non moi je suis aveugle Donc je ne l'ai pas vu m'appeler Oh pardon
- Speaker #2
le cabinet je m'attendais pas à ça et ben voilà j'étais là ok d'accord d'accord je m'attendais pas du tout à ça mais c'est pas noté en fait donc
- Speaker #1
là vous me voyez pas non pas du tout du coup son malaise n'était pas du tout le fait qu'il ait vu Je ne sais pas à quoi finalement c'était lié. Sûrement, j'ai dit, est-ce qu'ils vont l'en décrire ? Il a dit non, je pense que juste savoir qu'il s'était fait une plaie, ça lui a provoqué ce malaise vagal. Mais non, il ne l'avait pas vu, il ne savait pas. Donc, voilà.
- Speaker #2
Dernière question, Camilia. C'est quand la dernière fois que tu t'es sentie vraiment badass ?
- Speaker #1
Alors, la dernière fois que je me suis sentie vraiment badass ? Je pense, honnêtement... C'est une très bonne question. Je ne sais pas. C'est quand j'ai fait une publication sur le fait, je pense que c'est là que vous avez dû aussi me connaître, sur le fait que je voulais devenir une soignante bienveillante par rapport aux femmes enceintes, par rapport aux violences que j'avais subies en tant que femme enceinte. Et j'ai été aimée. par plusieurs célébrités dont Rokhaya Diallo et Rose Meziane et j'étais énormément touchée parce que je les adore et j'ai trouvé ça juste incroyable que ça puisse arriver jusqu'à elles qui sont des femmes incroyables donc voilà je me suis dit je deviens un peu quelqu'un ah d'accord donc
- Speaker #0
voilà est-ce qu'il y a un sujet qu'on n'a pas abordé que tu souhaiterais aborder tchiii un commentaire ?
- Speaker #1
Je pense qu'on a fait le tour parce qu'on a parlé d'argent. Mais je pense juste appuyer sur le fait que dire qu'on veut gagner de l'argent, c'est pas mal. Parce que en France, on a une culture de l'argent un peu particulière où il ne faut pas trop gagner de l'argent. C'est-à-dire que si tu dis que je suis médecin et que je gagne 8000 euros par mois et tu seras mal vu. Or, si tu dis que tu es médecin mais que tu ne gagnes que 1300 euros par mois et que tu as du mal à faire tes fins de mois,
- Speaker #2
c'est incroyable,
- Speaker #1
vous faites un travail ça c'est de la vraie vocation donc on a tendance à glorifier les gens qui ont du mal clairement à finir leur fin de mois parce qu'on considère que leur travail finalement devrait les nourrir elles devraient se nourrir de la reconnaissance des autres et donc généralement on peut être gêné de dire qu'on veut de l'argent, qu'on veut avoir une vie confortable, qu'on voudrait avoir une belle voiture une belle maison et ne pas se plaindre pour les fins de mois et c'est très ancré dans la culture et je pense que les femmes ne devraient pas avoir honte de dire qu'elles veulent bien gagner sa vie, qu'elles veulent reprendre des études pour avoir un meilleur salaire, qu'elles veulent briser des plafonds de verre parce que ça va leur permettre d'avoir un meilleur statut social, un meilleur statut financier. Aujourd'hui, personne ne fait rien sans argent. Personne. Même les ONG, même les associations à but non lucratif, elles ont besoin d'argent pour mener des actions. Donc aujourd'hui... dire qu'on voudrait gagner bien sa vie, il ne faudrait pas avoir.
- Speaker #2
Et quand on dit bien, on peut même dire très très bien et c'est pas un gros mot, c'est pas un tabou. Au contraire, plus tu gagnes de l'argent et plus tu peux aussi avoir du pouvoir sur le monde que tu veux voir pour tes enfants. Je parlais de ONG, d'associations. Quand on gagne beaucoup d'argent, on peut financer tous ces organismes qui font du bien ou... aux personnes qui ont moins les moyens. Donc si, mesdames, gagnez beaucoup. Voilà, c'est ça.
- Speaker #1
Prenez parce qu'il y en a, il y a quelqu'un qui disait ça, une assistante sociale qui disait que moi, quand elle est passée de 1400 euros à 1900 euros, elle pensait avoir pété le million. Pour elle, c'était incroyable d'avoir autant d'argent. Et quand elle a vu qu'il y a des gens qui gagnaient 2500, 3000 euros, elle disait, mais pour moi, ils sont millionnaires parce que c'est énormément d'argent. Et au final, elle a changé sa manière de voir en se disant, mais en fait, il y a de l'argent. et il faut aller le chercher parce que clairement 1400 euros c'est pas c'est pas un salaire fou encore plus en Ile-de-France où des fois ton loyer est autour de 1000 euros les 400 euros tu fais quoi avec ? donc important de se dire que si on n'a pas envie de se retrouver dans le rouge à la moitié du mois on n'a pas envie d'avoir des fins de mois difficiles et qu'on a envie de réaliser aussi pleinement ses rêves on a des rêves qui ne peuvent se réaliser que si on a un peu d'argent voilà et donc voilà ne pas avoir honte ne pas être gênée et puis voilà Merci.
- Speaker #2
Et gagner bien, bien, bien, bien. Ça permet aussi de choisir son partenaire. T'es pas obligée de rester avec un connard. T'es pas obligée de rester avec un mec où tu te dis, si je pars, comment je vais faire pour mon loyer, pour les enfants ? Tu te barres avec ton salaire à 5.
- Speaker #1
On avait discuté, quelqu'un m'avait posé la question de pourquoi je milite. pour l'indépendance financière des femmes et je te rejoins. Une femme indépendante choisit son partenaire, elle choisit son lieu de vie, elle choisit son travail, elle choisit tout ce qu'elle a envie d'avoir dans la vie et elle n'est bloquée nulle part. Exactement, parce que quand tu n'as pas d'argent, tu peux être bloquée avec un conjoint nul, un conjoint violent des fois, parce que tu n'as pas de solution de repli. Tu peux être coincée dans des quartiers ou des villes qui ne te plaisent pas spécialement. tu peux être coincée dans un travail qui t'épuise et qui te fatigue autant émotionnellement que physiquement. Et quand tu as cette stabilité financière, le fait d'avoir le choix, c'est ça en fait la liberté. Et donc, je milite pour que toutes les femmes aient la liberté.
- Speaker #0
Avant qu'on te pose notre dernière question, je voulais déjà te remercier. On veut te remercier Camilla d'avoir accepté notre invitation. On te remercie aussi parce qu'on a été touchées par toi. Merci beaucoup. Je te le dis, j'ai des frissons. En fait, tu dégages ton compte, tu dégages une telle authenticité. Tu as une très belle élocution. Tu es très belle. Merci beaucoup. Même en naturel. tu es inspirante pour beaucoup de femmes et notre but avec ce podcast c'est de créer un monde de rôle modèle féminin afro-descendant afin que plus aucune jeune fille, femme puisse se dire ce n'est pas possible. Donc merci pour ce que tu fais.
- Speaker #1
Merci beaucoup, merci aussi à vous parce que votre travail est incroyable et je sais que quand je voulais reprendre mes études j'aurais adoré adoré vraiment tomber sur votre podcast et puis pouvoir voir ces femmes euh éloquentes, ces femmes belles, ces femmes fortes, ces femmes badass, parler de leur parcours parce qu'on en a besoin. La représentation est très importante, que ce soit autant sur le fait de voir des femmes, autant que ce soit des femmes noires, autant que ce soit prendre l'espace, prendre la place parce qu'on est tout le temps, est-ce qu'on est légitime ? Est-ce qu'on peut vraiment ? Est-ce que ? Et je sais que beaucoup de doutes peuvent vraiment anéantir les plus grands des rêves. Donc, c'est important.
- Speaker #0
C'est ça. Alors du coup, la dernière question, avec tout ça, qu'on a entendu. Camilla, est-ce que tu te sens... Est-ce qu'on peut dire que tu es badass ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas, mais je le sens. Moi, je me sens badass parce que j'ai confiance en moi. J'ai confiance en ma capacité d'aller au bout de mes rêves. Vraiment. Je sais que tant que j'ai la santé, que j'ai mes deux jambes et que j'ai l'entièreté de ma tête, j'irai au bout. Je deviendrai médecin. Peut-être que je reviendrai ici. Je n'ai pas tant qu'à mettre ça dans mon diplôme. Et oui, je sens que, à mon échelle en tout cas, je sens que je peux vraiment ouvrir toutes ces portes-là. Et je trouve que c'est important parce que je ne suis plus cette petite Camélia qui ne savait pas où se placer, qui ne savait pas comment parler, qui ne savait pas si elle avait le droit d'être comme ci, d'être comme ça. Et comme vous l'avez si bien remarqué, sur mon compte, c'est vraiment comme je suis dans la vraie vie, avec mes hauts, mes bas, mes difficultés. Et je voudrais dire à n'importe quelle femme qui nous regarde aujourd'hui, on est toutes pareilles. La seule différence entre peut-être toi et moi, c'est que moi, j'ai juste tapé à la porte et j'ai ouvert cette porte-là. Donc, tu as cette capacité-là en toi. Ne doute pas de toi et franchement, ouvre cette porte.
- Speaker #3
Ah, merde. C'est un grand badass.
- Speaker #2
Merci. Merci beaucoup. On vous donne rendez-vous la semaine prochaine sur Call Me Badass. En attendant, rendez-vous sur Instagram. Des bisous.
- Speaker #0
Des bisous.
- Speaker #2
Les filles, un grand merci d'avoir écouté Colmy Badass. Si vous aussi, vous avez l'âme d'une badass, laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspiré, motivé, encouragé par ces histoires authentiques de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs, à surmonter des difficultés, ou plus largement vous épanouir dans toutes les sphères de votre vie. Connie Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi, vous êtes badass !