- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass quoi ! A tout de suite ! Bienvenue sur Call me badass, c'est Jean Machal.
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
J'étais pas dit d'arrêter avec tes saluts, tu vois, demain je te dirai pas encore bonjour Machal.
- Speaker #1
Salut Machal, comment tu vas aujourd'hui ? Tu es en beauté, maman, meilleure qu'elle est belle.
- Speaker #0
Merci. Bonjour Eliana.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Ça va, l'accueil ne se désaméliose pas, ça va ? Non,
- Speaker #1
tout va bien, tout va bien,
- Speaker #0
à votre image. Ouyana, on commence toujours nos épisodes par la question du rôle modèle. Quels sont tes rôles modèles féminins ?
- Speaker #2
Le rôle modèle féminin, ce sont les femmes qui sont dans ma vie. Donc nous,
- Speaker #0
très bien.
- Speaker #2
Voilà, déjà, pour commencer. Et après, accessoirement, ma mère, ma belle-mère, mes belles-sœurs. Oui, en fait, ce sont celles qui sont avec moi au quotidien et que je vois se challenger et aller au bout de ce qu'elles font et de ce qu'elles veulent.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a quelque chose en particulier chez ces rôles modèles qui t'influencent tout le long de ta vie, de ta carrière professionnelle, de ta vie personnelle ?
- Speaker #2
Oui, je dirais leur quête de douceur. En fait, leur quête d'une vie plus douce. Et en fait, parfois ça implique de travailler plus, parfois ça implique de ralentir, de prendre soin de soi. Et en fait, vraiment le fait qu'elles veulent une vie qui leur ressemble. Donc,
- Speaker #0
beaucoup. Oui. Notre podcast s'appelle Call Me Badass, et on adore poser la question de ce que ça évoque à nos invités, le mot badass. Ça t'évoque quoi, toi, quand tu entends badass ? Non, badass. Ouais, badass. Oui, c'est un mot. Badass. Badass. C'est pas la même chose. Badass.
- Speaker #2
On va dire badass du coup en un seul mot. Oui, tout à fait. Donc, c'est un peu ce que je disais avant, c'est l'empowerment, c'est le fait de prendre son pouvoir et en fait de faire... de faire ce qui doit être fait et sans que la peur ou autre nous empêche, voilà, exactement, nous impacte.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
On te laisse te présenter maintenant ? Bien sûr. Je suis Ouliane Alivès, donc je suis chef cuisinière et j'ai fondé un traiteur d'inspiration caribéenne qui s'appelle Maison Daga. Oui. Du coup... C'est pour ça que je demandais... Je peux m'enlever ?
- Speaker #0
Oui, tu peux.
- Speaker #2
C'est pour ça que je demandais, du coup, la... La sortie. Ah, parce que c'est un nouveau... Oui, parce que c'est un nouveau nom. C'est un nouveau nom de la sortie. Donc oui, t'inquiète. Non, t'inquiète pas,
- Speaker #0
on est large sur la sortie.
- Speaker #2
Ok, très bien.
- Speaker #0
T'as vu comment on était large pour recommencer ?
- Speaker #2
On est large pour la sortie. Ok, bon, tout va bien. Donc, on reprend. Donc, Juliana Livès... chef cuisinier et fondatrice d'un traiteur d'inspiration caribéenne qui s'appelle Maison Daga. Et avant d'être cuisinière puis chef, j'ai été ingénieure, ingénieure qualité, sécurité environnement avec... en fait le but c'était déjà de prendre soin des autres donc quand j'avais 15 ans j'avais rencontré lors d'un forum d'association et d'orientation une femme noire ingénieure qui avait fait une grande école et ça m'avait marqué et du coup je me suis dit en fait c'est ça que je veux faire donc j'ai poursuivi ce parcours donc je suis partie de ma guadeloupe natale à 19 ans pour faire une école Le plus beau pays, la plus belle île du monde
- Speaker #0
Mais grave Moi je viens de la Guyane Je fais une aparté parce qu'on ne le dit pas assez Pour moi la Guadeloupe c'est un endroit à part Alors je n'ai pas fait tous les pays du monde Mais j'ai beaucoup voyagé Et quand je suis tombée amoureuse de la Guadeloupe J'y ai été 4 fois Et je suis in love Tu fais bien
- Speaker #2
On a tout, on a des beaux paysages Des fois on n'a pas d'eau Accessoirement mais le sol nous tue le sol nous tue accessoirement votre économie est un peu calme
- Speaker #0
Voilà,
- Speaker #2
mais en tout cas, en dehors de ça, c'est vrai que c'est un beau pays. Et puis les gens, en fait, on dit Guadeloupe terre de champions, et c'est pas forcément que dans le... Dans le sport, c'est aussi dans la manière d'être. On est dans l'industrie, dans plein de choses. On a des talents. Et donc, en dehors de nos paysages, parce qu'on a tout. On a la rivière, la mer, la montagne. On a tout. On est aussi de belles personnes.
- Speaker #0
personnalité. C'est clair.
- Speaker #1
Merci d'insister sur ce point-là. C'est qu'au-delà des beaux paysages, au-delà des très belles montagnes, au-delà des plages, du sable fin, au-delà de ça, il y a également des personnes issues de la Guadeloupe que ce soit originaires ou qui sont nées directement là-bas, qui font des choses extraordinaires, qui font des choses incroyables. Et merci de le souligner, que ce soit dans la cuisine, dans le sport. mais aussi des entrepreneurs de talent, des artistes de talent. Et oui, on est fiers. On est fiers. Il faut, il faut.
- Speaker #0
Attends, il y a un truc que je n'ai pas compris. Comment tu passes d'ingénieur à chef, donc tu as dit cuisinière et chef cuisinier. Du coup, il y a vraiment une distinction.
- Speaker #2
Oui, je considère qu'il y a une distinction. Une distinction, en fait, c'est... Ce sont deux métiers différents. La personne qui cuisine, littéralement, transforme des ingrédients par un ingrédient brut et le transforme d'une manière. Le chef ou la chef cuisinier, c'est vraiment un chef d'orchestre. C'est une chef d'orchestre, par le coup. Et c'est quelqu'un qui va, bien sûr, créer des recettes, mais aussi qui va gérer tout un aspect logistique. qui va gérer des équipes. En fait, c'est comme un chef d'entreprise dans une cuisine. Et donc, il y a plein d'aspects qui sortent de l'assiette à gérer, qu'on ne voit pas. Donc, il y a la partie cuisine. Je suis d'abord cuisinière et après, je vais être chef cuisinière.
- Speaker #0
OK. Et qu'est-ce qui t'a fait passer... Comment on fait passer d'ingénieur qualité à chef ? Je veux dire, il n'y a pas de pont.
- Speaker #2
En tout cas,
- Speaker #0
il n'y a pas l'air d'avoir des ponts.
- Speaker #2
Qu'est-ce qui t'a pris ? Il y a des ponts Déjà dans ma vie Je suis issue d'une famille De cuisiniers et cuisinières Déjà en premier lieu Mon père est pâtissier Pour le coup on va dire qu'il n'y avait pas de pont Mais il y avait plein de petits cailloux Sur le chemin Et toujours nourrie par Cet amour des autres et ce besoin de... de prendre soin de l'autre. J'ai commencé par faire de la cuisine pour les anniversaires avec mes frères. On faisait pour les anniversaires de mes parents. Après, ça s'est un peu étendu. Après, je voulais faire plaisir à mon chéri. Donc, j'allais chercher des recettes. Je passais mes journées à chercher des recettes pour le soir. Et après, j'ai aussi été nourrie par le beau. comment on fait quelque chose de beau et comment on donne envie aux autres donc je suis passée par la photographie photoculinaire voilà, photographie culinaire j'aimais raconter des histoires donc j'ai fait un blog et puis il y a un moment le fameux Covid où en fait à ce moment là j'ai perdu mon boulot j'étais la dernière arrivée dans sur un secteur un peu compliqué. Donc, c'était en fait le moment de se dire, OK, est-ce que ce ne serait pas le bon moment pour pouvoir me reconvertir, mais faire surtout ce que je veux, ce que j'aimerais et ce qui fait sens.
- Speaker #0
Et donc, tu t'es dit... Je vais me former.
- Speaker #2
Oui. Je me suis dit, je vais commencer par un sapé. Je vais aller voir comment ça se passe concrètement. On a tous une idée vague de ce qu'est, pour le coup, une cuisinière. d'accord ah oui c'est clair ouais on imagine mais en fait ça ressemble à quoi et dans la réalité dont on passe beaucoup moins de temps que prévu à cuisiner on passe beaucoup de temps à ranger des commandes à nettoyer l'endroit où on travaille et la cuisine en fait c'est 40% d'un emploi du temps de cuisiner sérieux bah oui on passe Bon, déjà, si on prend un temps classique dans un restaurant... Si tu veux manger à midi, on ne va pas commencer, ce n'est pas comme quand tu reçois tes amis chez toi, tu ne commences pas à faire ton repas à 10h et en disant oui c'est sur le feu, ça arrive. Il y a de la mise en place avant, le jour d'avant, un peu le matin, on finit le matin. Une fois que ça c'est fait, on nettoie une première fois, après il y a le service, Après, on nettoie une deuxième fois. Et après, il y a... Il y a souvent la mise en place du lendemain, où on range des commandes, où en fait on teste des nouvelles recettes, et on range une troisième fois, et après on part. Et donc c'est aussi, en fait pour bien travailler, il faut avoir un espace ordonné, il faut un espace propre, on travaille avec la vie des gens.
- Speaker #1
Et tout ça c'est tout ce que tu as appris pendant ton CAP ? Oui. Du coup quand t'es rentrée en CAP, t'avais déjà un master ?
- Speaker #2
Ouais,
- Speaker #1
tu fais déjà l'expérience professionnelle. Comment tu fais ? Comment ça se passe en fait ? Parce que je suppose que tu étais avec des plus jeunes ? Avec des beaucoup plus jeunes ?
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
Ah ok.
- Speaker #2
Je ne suis pas la seule adulte à vouloir changer de métier. Et donc j'étais en cours du soir avec d'autres adultes. Donc pour le coup j'étais l'une des plus jeunes de ma promo. Donc j'avais 27 ans. Et donc, c'était soit des gens qui ont commencé en tant que commis, qui n'avaient pas forcément de diplôme et qui voulaient avoir un diplôme pour pouvoir aller chercher d'autres types de postes.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Donc, au final, comme dans un job corporate classique, tu veux te spécialiser, tu veux monter, il y a l'expérience et la formation. Et donc, il y avait cette typologie de personnes et il y en avait d'autres qui, comme moi, avaient déjà eu une première carrière. et qui cherchaient en fait à se repositionner, se réorienter.
- Speaker #0
Mais tu avais déjà ce projet de créer ce que tu as créé ?
- Speaker #2
Oui, oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #2
Les dino factories existaient depuis 10 ans. Après, on est passé à la Maison d'Aga, qui est donc la nouvelle identité de ce traiteur. Mais en fait, c'est un projet qui était en moi déjà depuis un bon moment et ça a pris...
- Speaker #0
du temps de l'expérience mais du coup je suis curieuse de savoir parce que ok après le CAP tu aurais pu faire plein d'autres choix aller travailler pour dans un restaurant créer un restaurant créer d'autres concepts a choisi le traiteur pourquoi traiteur
- Speaker #2
Déjà, j'ai été dans des restaurants. Il me fallait de l'expérience. Il me fallait que j'aille comprendre ce qu'est ce métier et que j'aille voir comment d'autres cuisines fonctionnaient. D'accord. Donc, je l'ai fait chez des traiteurs, mais aussi dans des hôtels, dans de la restauration plus classique. Et après, le traitreur c'est venu à deux niveaux.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Quand je me suis lancée dans le CAP, au cours de l'année, j'ai eu un bébé. Du coup, j'ai dit, ah, très bien. Deux projets. Ouvrir dans le four.
- Speaker #0
Autant y aller à fond.
- Speaker #2
Autant y aller à fond.
- Speaker #0
C'était stimulant.
- Speaker #2
C'était très stimulant.
- Speaker #0
Pas du tout, pas du tout.
- Speaker #2
Mais oui. Oui, bien sûr, c'était très fatigant et challengeant. Donc, j'avais besoin de flexibilité.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Et je pensais que le traiteur allait m'amener ça.
- Speaker #0
Parce que tu te disais quoi ? Le traiteur, c'est plus simple en termes de préparation, on prépare en amont, ou je sais quand je vais avoir des commandes, du coup, je peux l'anticiper, tout ça ?
- Speaker #2
C'est un peu tout ça. déjà je me suis dit que ça allait prendre un peu de temps temps que je n'aurai pas forcément des commandes tous les jours donc ça me permettrait déjà de gérer ça et puis c'est un point de rendez vous en fait c'est plus simple de préparer pour 50 personnes à une date et une heure donnée que de préparer pour 50 personnes on n'est pas sûr que ces personnes viennent donc il y avait cette cette flexibilité en même temps cette sécurité de savoir que ce qui va être fait va être vendu donc donc voilà et puis j'avais cette envie d'aller chez les gens d'aller vers les autres et donc d'aller dans leur environnement donc professionnel pour pour
- Speaker #1
80% de mes clients et un peu personnel pour ne pas s'attribuer non parce que je cherche un traiteur ça veut dire que là aujourd'hui ton business c'est 80% professionnel oui 20% particulier T'as cherché à avoir ce prorata, ce pourcentage ?
- Speaker #2
Oui. D'accord. Je voulais... Alors, ça a beaucoup évolué. Ma typologie de client a beaucoup évolué. Mais je savais déjà que je voulais travailler... avec des entreprises. Je voulais proposer du cocktail, de la lunchbox. Donc, ça faisait aussi plus de sens d'aller vers des entreprises. Et aujourd'hui, du coup, je fais plus de repas à l'assiette en plus du cocktail. Et là, on va sur... On se retrouve plus autour d'événements comme le mariage ou des repas privés entre amis pour des anniversaires, des fêtes.
- Speaker #1
D'accord. Du coup, je continue sur ma question. Donc, tu disais 20% particulier. Donc, c'est tout ce qui est mariage, rencontre entre famille, machin. 80% professionnel. Oui. OK. Du coup, tu es traiteur seulement pour les entreprises anti-aise ?
- Speaker #2
Non.
- Speaker #0
Pas saleté pour ne pas dire autre chose. Rires
- Speaker #2
Non, et c'est avec un grand plaisir que je le fais pour des entreprises antillaises et même de la diaspora. Bien sûr, ça me fait toujours plaisir de le faire et ça fait sens. Mais je travaille aussi avec des entreprises qui n'iraient jamais chercher un traiteur antillais, afro, caribé, enfin tout ce qu'on imagine, ils n'iraient pas le chercher. Et comment ils viennent te chercher toi C'est moi qui vais les voir Ne vous inquiétez pas Venez je vais vous faire découvrir des choses
- Speaker #1
Ça va pas être trop épicé
- Speaker #2
Ça va pas être juste des acras Peut-être trop gras Trop de friture Et oui J'ai ça Je pense En fait Entre ceux Qui vont être des donneurs d'ordre Avec qui je discute j'explique le projet et qu'ils comprennent bien où est-ce qu'on va. Et ceux qui mangent, souvent, il y a deux visions totalement différentes. Ah, mais moi, je n'imaginais pas que la cuisine caribéenne, c'était ça. Ah oui, moi, je connais les acrènes morues et le colombo, et voilà. Je dis, oui, c'est normal que vous connaissiez que ça, puisque c'est aussi ce qui rentre dans la marque anti-caraïbe. Bien sûr. Mais il y a d'autres choses. Il y a d'autres formes de présentation on peut vous l'amener comme vous le souhaitez comme vous avez l'habitude de l'avoir et avec des standards qui correspondent au ventre donc il y a cette partie et donc le but c'est de vraiment mettre cette cuisine caribéenne là on ne l'attend pas donc c'est des... Dans la mode, mais aussi chez des entreprises qui seraient un peu moins ouvertes. On les qualifierait d'entreprises corporate, des tertiaires du bureau.
- Speaker #0
que tu es en train de nous dire c'est que quand tu as créé ton traiteur c'était avec la vision de pénétrer des endroits qui des lieux des entreprises qui ne qui méconnaissait ou ou qui ne connaissaient pas bien la cuisine afro-caribéenne, c'était un but pour toi ? Oui,
- Speaker #2
c'était totalement ça. Et même, il y en a énormément qui ne connaissent pas, qui ont une vague idée de ce que c'est, ou qui se font une idée, mais qui ne connaissent pas, et qui sont très contents de découvrir.
- Speaker #0
Tu as fait la différence entre cuisine caribéenne et cuisine afro, en disant caribéenne. Quelle est la distinction à faire ?
- Speaker #2
En fait, ce n'est pas une distinction. C'est simplement que, par notre histoire, par la position géographique, c'est une cuisine qui est bercée par de multiples influences. et pour le coup la plupart des produits qui sont phares chez nous si on prend les acrides morue ben ils n'ont pas grand chose d'un entier et on pourrait y trouver une influence et une inspiration africaine mais aussi d'ailleurs est en fait ce que je veux dire c'est parce que quand je dis cuisine à caribéenne c'est en fait c'est pouvoir y intégrer tous ces mouvements qu'on ne voit pas bien sûr que la population est la plupart de des caribéens enfin la plupart des antillais en fait sont issus de l'Afrique.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
Mais en fait, la Caraïbe, c'est plus là. il ya aussi la mer et la chine il ya aussi il ya des courants européens sud asiatique donc on On est... Pour le coup on est très très métissé et on a des influences qui viennent de... Du monde, vraiment du monde et donc le dire cuisine carrément c'est créer un...
- Speaker #0
Je vais mettre un astérix parce que donc le métissage ne veut pas dire un blanc et un noir.
- Speaker #2
Oui, il faut toujours le préciser en effet, ce n'est pas forcément une girlie.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
A partir du moment où il y a deux origines d'être métisse.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #2
Ouliana, comment tu définirais ton univers culinaire en quelques mots ? J'aime bien les mots contemporain et durable parce que contemporain c'est en fait c'est comment aujourd'hui la cuisine est de plus en plus engagée et de plus en plus revendicative d'une origine, d'une ethnie. mais aussi d'une manière de travailler. Et donc, c'est aussi prendre ce parti d'engagement et d'engagement de faire du beau à notre image. mais aussi de pouvoir travailler sur des aspects qui n'étaient pas prêtés à notre type de cuisine, alors que pour le coup, ce sont des aspects qui sont ancrés, comme la saisonnalité. la provenance des produits voilà c'est il ya déjà ça et ça permet de faire la transition avec la durabilité et dans le contemporain on sait comment on travaille des formes des
- Speaker #1
produits qui qui rappelle les traiteurs d'aujourd'hui ok je reviens sur l'aspect durable que tu as évoqué. On parlait tout à l'heure des acranes morues. Oui. Que dit de nous, que dit de la population antillaise quand son plat phare, c'est les acranes morues, alors que la morue, on est d'accord que c'est un poisson d'eau douce, d'eau froide. Il y en a un. Il n'y en a pas.
- Speaker #2
Il n'y en a pas. Personne qui trouve un cabillaud dans la mer des Caraïbes, je viens de me l'amener, vraiment. En fait, ça dit tout, je dirais. C'est la crâne morue. Donc dans cette composition, il y a de la farine. C'est importé. Il y a donc de la morue qui est... C'est un cabillaud, c'est un poisson d'eau froide. Et après, on va avoir des épices et des herbes. Alors, les épices, ça vient de chez nous, on est d'accord ? Rassure-moi.
- Speaker #0
Ça dépend.
- Speaker #2
Aïe, aïe, aïe ! Oui ! Mais oui, mais en tout cas, les herbes, le persil, le piment du sectariat. Mais en fait, comme beaucoup de plats qu'on pourrait dire français ou autre, c'est OK. C'est OK que les épices ne viennent pas. ne donne pas du lieu Et donc déjà, il y a ça sur la composition même du produit. Du produit, c'est très local. Et en fait, ça raconte notre histoire. Ça raconte le fait que, comme je disais tout à l'heure sur l'influence de l'Afrique, mais aussi d'autres pays, l'Akran Moru, on peut y retrouver son origine dans le mot qui signifierait Akra, donc dans un issu de par exemple du royaume de Daomé, donc aujourd'hui Bénin, qui est en fait un beignet de légumes. D'accord. C'est aussi un beignet de légumes. Ça pourrait être aussi les Portugais qui mangent des beignets de morue. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #2
D'accord. Mais aussi les Hollandais qui, pour le coup, eux mangent de la... qui ont une culture du poisson séché, comme le harang. Par exemple, le harang. Le harang sort. Pareil, l'harang sort. En fait, harang sort, ça veut dire harang fumé. Donc...
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Oui,
- Speaker #2
c'est vrai. Oui, c'est vrai. ah
- Speaker #1
toujours pas en fait c'est mon plat préféré que je mangeais avec ma fille moi aussi c'est mon plat préféré riz colombo avocat la vôtre c'est
- Speaker #2
que de chez nous pas l'avocat qu'on trouve mais en fait l'avocat c'est pareil ça vient de chez nous tout va bien ton avocat il n'y a pas une variété d'avocat quand on voit voix sur... Dans les états en France on a l'impression que c'est une seule variété alors qu'il y en a une centaine en fait et l'avocat quand tu manges un avocat le même avocat au Mexique il aura absolument pas le même goût que celui que tu as retrouvé dans ton supermarché et comme le nôtre et ben c'est pareil ça n'a pas le même goût donc Du coup, c'est comment, sur ces accords de Morue, ça dit qu'on a un pays, une île d'importation. Et le fait d'être une île, déjà ça implique qu'il y a moins de surface agricole, que ces surfaces agricoles ont été utilisées. pour faire de l'agriculture intensive. Je vais vous apprendre autre chose. La canne à sucre ne vient pas des Antilles.
- Speaker #0
Non, arrête. Je vais devoir refaire tout le cours à ma fille. Quoi ?
- Speaker #2
Ah si.
- Speaker #0
Je vais devoir arrêter de boire du rhum ? Non,
- Speaker #2
tu peux, tu peux. Comment ça la canne à sucre ça vient de Paris ? La canne à sucre c'est un produit asiatique qui a été importé et parce que nos climats permettaient cette culture Du coup ça a été développé mais c'est pareil c'est un produit d'importation D'accord Donc en fait c'est nous qui nous approprions Des produits qui se sont inspirés de tous ces peuples qui ont croisé le chemin des Antilles et des Caraïbes et qui ont adapté des recettes. Et donc, mon but, c'est de faire l'inverse, en fait. C'est comment j'adapte nos recettes à notre environnement. comme on pourrait citer 15 recettes qui sont des recettes phares des Caraïbes ne sont qu'une adaptation d'une recette d'ailleurs qui a été faite avec des produits plus locaux, qui a été faite avec des produits de saison, et ce qu'il y avait sous la main.
- Speaker #0
Écoute, moi je te trouve ultra badass, Ouliana, pour trois raisons. Parce que tu aurais pu choisir, comme Nelly l'a suggéré tout à l'heure, de la facilité, c'est-à-dire de tuer d'origine ukulopéenne, d'offrir tes services, faire ta cuisine pour... des Antillais, comme beaucoup de traiteurs ici. Et puis, tu as choisi de servir, j'ai envie de dire, et d'honorer ton pays, tes racines, en te disant, tiens, je vais aller montrer ce qu'on sait faire chez nous. Je vais aller montrer ce qu'ils ne peuvent pas voir, en fait, ces personnes qui n'ont pas voyagé ou pas eu la chance de découvrir la cuisine caribéenne. Donc ça, je trouve ça ultra badass. Et aussi, par rapport au fait que tu aurais pu rester et puis proposer le week-end des formules traiteur mais tu as tout arrêté et ça demande beaucoup de courage donc bravo pour ça Quel est ton plat signature ?
- Speaker #1
Tout ça pour entrer dans cette question-là, messieurs.
- Speaker #0
Ouais. Je t'ai dit que j'ai besoin des préliminaires.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
c'est la crise préliminaire. On n'a pas vu la suite. On n'a pas vu le bout. On n'a pas vu venir. Eh bien, je dirais que ça dépend. Ça va dépendre de la saison et pareil, de l'environnement.
- Speaker #0
Choisis la saison que tu veux. Choisis où tu es.
- Speaker #1
Je ne te donnerai pas un plat signature. Je vais te donner des bouchées. Des bouchées plutôt signature.
- Speaker #0
Tu vois, tu continues ça.
- Speaker #1
préliminaire du coup par exemple j'ai une tartelette une tartelette au houmous on connaît jusque là mais elle est faite avec un piment avec du piment végétarien j'ai tu sais que non
- Speaker #0
attendez la finition j'adore le piment végétarien en fait ma belle-mère le mettait dans ses plats ça fait des années à chaque je me disais ah j'aime bien ce goût là mais j'avais pas remarqué que c'était le piment mais ça tue tout le game en fait tu mets du piment dans des pâtes c'est bien en discutant c'est bien en discutant le piment je le mets dans tout dans tout c'est absolument j'ai pas dit que je t'ai cuisiné tu cuisines tu te nourris j'ai sorti les aliments dans
- Speaker #1
mon assiette je transforme des aliments je cuisine pas je les prends je les mets là et te moques pas toi
- Speaker #0
Bon, allez, oubliez la gueule.
- Speaker #1
mais boucher donc cette bouchée d'artel est oui une tartelette ou mousse piment piment végé ce qui me permet en fait d'introduire le piment 10 ans vous savez le piment comme pour l'avocat et plein d'autres éléments en fait il ya plein de variétés et notamment celle là qui est très parfumée et en même temps très douce donc on va avoir ça donc sur les fameuses à crade dont on parlait et bien Et ces accords-là changent en fonction de la saison. donc là par exemple on est en automne et donc ils seront à la courge et Ausha la laitue de mer et la laitue de mer c'est une algue qui vient ajouter ce petit côté salin qu'on pourrait retrouver avec la morue et en même temps ouvrir au végétal puisque on a des acras par exemple de malanga et autres ce sont des acras de girond le girond est une courge du coup la boucle est bouclée en fait Oui mais attends,
- Speaker #0
comment je peux te m'envahir ?
- Speaker #1
idées comment tu t'inspires je cherche beaucoup beaucoup c'est beaucoup c'est comme un travail un peu d'archivistes je vais chercher l'origine des recettes l'origine des produits pourquoi on a pourquoi on a tel ou tel ingrédient mais aussi d'où pourrait venir ces inspirations vraiment ça me prend beaucoup beaucoup de temps de chercher déjà sur la cuisine caribéenne et Et après aussi sur les saveurs. Donc je peux partir par exemple une tostada. Qui est par exemple un pain, une tortilla qui va être frite. Et après il va y avoir de l'avocat, de la viande effilochée ou d'autres légumes dessus. Et bien ça, ça va être pareil. En fait je suis partie de la tostada et je me dis comment je peux l'adapter et la travailler pour embaucher.
- Speaker #0
Tu es très fort et tu me donnes...
- Speaker #1
trop faire là.
- Speaker #0
Je t'ai pas parlé du dessin encore. Oh mon Dieu. Nelly a envie de parler d'ambition, mais moi, j'ai envie de te poser une dernière question. Attends, Nelly.
- Speaker #1
Bon,
- Speaker #0
une dernière question. Alors, il faut que je choisisse.
- Speaker #2
Alors, qu'est-ce que je m'étais notée de te dire ? Alors,
- Speaker #0
ah oui. Par quels détails on peut reconnaître ta cuisine ? On se dit ah ça, c'est Uliana qui a fait ça et pas quelqu'un d'autre. Ça en dit long sur ta singularité.
- Speaker #1
Oui, je dirais sur les travaux de texture. Et après, sur les herbes, je vais toujours aller chercher, par exemple sur notre tartelette. Si on ne voit pas sur la tartelette, il y a une fleur qui s'appelle la capucine. c'est une toute petite fleur ronde et qui apporte un côté un peu piquant qui est très léger en fait ça a montonné comme si c'était de la moutarde et qui vient rappeler ce piment ce piquant auquel on s'attendait et donc oui je dirais sur les finitions qui vont être toujours très travaillées, les sauces Et voilà.
- Speaker #2
Il y en a, moi j'ai une question quand même. Est-ce que tu pourrais nous dire... Enfin, le secret, la vérité sur ce qui fait la différence entre un plat à 30 euros et un plat à 70 euros.
- Speaker #1
Est-ce qu'on se place d'un point de vue client ?
- Speaker #2
D'abord le point de vue client. Moi je vais acheter, je commande chez mon traiteur pour mes 100 invités là. une petite économie quand même. Mais bon, je me dis, allez, vas-y. Ces 10 invités, c'est quand même des gens que j'apprécie. Je vais leur proposer une belle table.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Mais est-ce que j'en ai vraiment pour mon argent entre 30 et 70 ?
- Speaker #1
clients. Alors, ça va dépendre de ce que tu cherches. Si tu veux nourrir les gens, juste remplir les estomacs.
- Speaker #2
Non, si je voulais nourrir, je leur fais des pâtes et du jambon. Donc,
- Speaker #1
après, ça pourrait fonctionner. Ça pourrait aussi fonctionner. Et après, si tu veux vivre une expérience, du coup, ça va être sur les menus. Ça va être sur le... En fait, la personne, le chef, la chef, va t'emmener dans son univers et va co-créer Merci. à manger avec toi, par exemple, pour 70 euros. Et en tant que client, il y a du temps que tu ne vois pas. Et en fait, ça pourrait être ma réponse pour les deux. C'est un temps entre les 30 euros et les 70 euros que tu payes qui va être sur une sauce qui va prendre 4 heures de plus à faire, qui va être mijotée, qui va être sur le dressage. Sur un dressage où tu peux mettre un bout de poulet, un bout de patate douce et on envoie et après ça peut être un poulet qui a été travaillé en balotine qui va être réchauffé au beurre avec des petites capucines avec de la capucine et puis ta purée de patates douces parfumée avec du piment piment prends moi comme commis tu me l'entraînes ça peut être avec en fait les membres là les produits fait un bon produit ça coûte cher ça coûte plus cher à faire, à travailler. Et donc, l'explication peut être dans ça. L'explication peut être aussi dans le temps que la personne t'accorde. À 30 euros, ça peut être que la livraison. À 70, on va te raconter l'histoire d'un plat. On va te raconter cette boisson. Et en fait, on passe sur une autre dimension. On ne cherche plus qu'à s'alimenter le corps. On cherche aussi à aller... à vivre l'expérience voilà
- Speaker #2
Ouliana tout à l'heure tu l'as quand même déjà un peu dit mais je vais te reposer la question de façon claire et précise est-ce que ta cuisine est une forme d'engagement c'est un engagement déjà
- Speaker #1
sociétal en disant en fait une femme déjà qui est chef d'entreprise reprises, mais aussi chef-cuisineur, il n'y en a pas tant que ça, on en a de plus en plus on les voit, mais parce qu'on s'intéresse au sujet, du coup on voit l'agrandissement de cette team de nanas badass, pour le coup il y a cette partie sociale, de raconter une histoire une histoire des Caraïbes qu'on n'imagine pas. Nous, quand... tu vois l'histoire de la canne à sucre, mais comme de la crade morue.
- Speaker #2
C'est clair.
- Speaker #1
Combien de fois on m'a dit, ben oui, en fait tu cherches à blanchisser la cuisine. Non, je cherche en fait à faire la même chose que ce qu'on a déjà fait, juste dans un environnement différent. Et à raconter la vraie histoire.
- Speaker #2
C'est important aussi de savoir d'où on vient, d'où viennent nos plats. Moi, c'est des choses que je n'aurais pas du tout imaginées. Et ça dit énormément sur nos origines. sur notre communauté, sur nos îles. Ça parle énormément. Quelles sont tes ambitions avec... Alors déjà, attends, pardon. Avant de te poser cette question-là, ton entreprise s'appelait Lady Sinou Factory.
- Speaker #1
Lady Nou Factory. Lady Nou, pardon.
- Speaker #2
Lady Nou. Et maintenant, c'est Maison...
- Speaker #1
Maison Daga.
- Speaker #2
Maison Daga. Pourquoi ce repartement ?
- Speaker #1
Parce que déjà, ça a une volonté d'affirmer qu'on est une maison de création. Maison de création. ... Et donc, en fait, on peut façonner des événements. Donc, bien sûr, de la cuisine, mais aussi des boissons. ...ménographie et autres, qu'on ne voit pas forcément. Dans le traiteur, on ne pense qu'à la nourriture.
- Speaker #0
Oui, parce que là, tu vois, je ne savais pas.
- Speaker #1
Mais quand il y a des buffets, et il y a des buffets où il n'y a littéralement que des plates sur la table, mais il y a des buffets où il y a des bouquets, il y a la couleur des assiettes, la forme des verres, tout ça est réfléchi. C'est du travail, c'est du temps. Et du coup, il faut pouvoir le valoriser. Et en fait, Maison Daga, c'est aussi, c'est toujours dans le fait de raconter des histoires, c'est l'histoire de ma famille, c'est qui je suis. C'est Dany, ma grand-mère maternelle, qui était une esthète. Il fallait que la table soit bien mise, que ça soit beau, avant de se nourrir l'estomac, on va se nourrir les yeux. voilà et encore en fait qui est à l'origine de rituels autour de la table dans la famille de ma mère qui sont très importants et qui aujourd'hui quand je vais ailleurs je me rends compte à quel point oui on met la table peu importe le moment de la journée c'est important ça permet d'asseoir ce moment et puis ça donne aussi plus envie quand l'endroit est beau on a plus envie d'y rester on a envie de partager ce moment avec ceux qu'on aime il y a cette partie et puis il y a Gaston mon grand-père paternel qui pour le coup que je n'ai pas connu mais qui m'a été compté par d'un Mes ongles, les tangs. Et en fait, qui leur a appris à aller chercher un produit, à aller chasser, à aller pêcher, à aussi, je ne sais pas, nettoyer un poisson. Ce genre de choses. Et du coup, encore, à l'inverse de la famille de mon père, c'est les grands banquets, les contrées canaries du dimanche. Ils ont tous une dernière recette à nous faire goûter. Et du coup, plus c'est la convivialité, ça va être la créativité aussi. La créativité. Et donc, c'est ce que je porte en moi, transmis par mes parents, et c'est ce que j'ai envie de donner aux autres. Super. C'est beau, c'est très très beau.
- Speaker #2
C'est touchant. Je voudrais... Déjà, maison. Juste le fait d'avoir mis maison, ça, pour moi, ça donne l'impression que ça augmente déjà de niveau. tu vois ça va se retranscrire sur tes prix, pardon ?
- Speaker #1
On est déjà haut de gamme.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #1
On est déjà un traiteur haut de gamme et on va le rester. Je pense que... En tout cas, il n'y aura pas de différence. Ce n'est pas le nom qui fera la différence, ce sera l'expérience. Ce sera comment...
- Speaker #0
offrez déjà cette expérience.
- Speaker #2
Je suis d'accord mais tu sais que le nom est très important et que moi quand je cherche un traiteur et que j'entends Lady Sinou... Lady Nou !
- Speaker #0
La moitié des gens disaient Lady Lou Par rapport à la cible que tu as Parce que Lady Nou La communauté Ok mais je pense que pour la cible Que tu visais C'est pas forcément Verbalement facile
- Speaker #2
C'est pas très clair Le rebranding Je trouve que c'est très stratégique
- Speaker #1
Et bravo C'est quoi tes ambitions Maintenant ... tes prochains projets ? C'est continuer à amener la caraïbe. Là, on ne l'attend pas. De par ses plats. Continuer à aller toquer aux portes et dire, nous, on fait de la cuisine caraïbienne. On la fait bien. On la fait avec élégance. Vous pouvez, à l'instar des traiteurs dont vous avez l'habitude, vous pouvez faire appel à nous. L'autre ambition, ce serait, je vais toujours chez l'autre, mais de devenir aussi un lit. lieu de réception donc trouver un lieu qui me permettent de faire de la production mais aussi de recevoir des petits événements tu nous diras bien sûr et donc de créer un lieu à l'image de maison d'agathe et qui pourrait permettre aux pas tous ceux qui veulent c'est on est très ouvert d'esprit et juste ce qu'ils veulent tu penses pousser maison d'agar Worldwide, on va aller... j'aimerais bien, j'aime bien cette idée de pouvoir aller ailleurs déjà ne serait-ce que dans la Caraïbe, en Guadeloupe et autres, faire des dîners avec, comme je le ferai ici avec de la laitue de mer et de la courge, et bien faire la même chose avec je ne sais pas du zébaphé et autre chose. En fait avec cette idée de faire des diners, Cette idée est toujours de s'imprégner de l'endroit dans lequel on est, en Afrique et ailleurs.
- Speaker #0
Ok. En tout cas, ce sont de belles ambitions et je te souhaite de réussir.
- Speaker #1
Merci beaucoup.
- Speaker #0
On va passer au territoire de Bada.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Alors, on a un peu de temps. On a un peu une gorgée.
- Speaker #1
D'accord, d'accord, je m'hydrate. Hydratez-vous, c'est important.
- Speaker #2
Donc, nouveau rituel Call Me Badass avec le jeu Ibadass. Donc, il y a un jeu qui sera bientôt commercialisé pour les soirées entre copines, entre badass.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Voilà. Il y a trois thèmes différents. Je ne te dis pas les thèmes. Donc, trois thèmes selon la couleur. Donc, l'audace, l'ambition et le sexe appelé le bébé.
- Speaker #0
C'est ce qu'on aime.
- Speaker #2
De toute façon, il faut que tu tires une carte par couleur.
- Speaker #1
Pas la première. Ah oui,
- Speaker #0
ça y est, tu peux prendre la première. Excuse-moi. Elle a déjà.
- Speaker #1
Pas la pression.
- Speaker #0
T'as commencé par une carte coquine, toi. Ah mais je ne savais pas. Oh, Edwiana. Ok. Alors. Franchement,
- Speaker #2
ça va ?
- Speaker #1
Ça va.
- Speaker #2
Tu lis la question à haute voix et tu y réponds.
- Speaker #1
On t'écoute. Quelle chanson transforme instantané ton énergie en pure attraction.
- Speaker #2
Alors ?
- Speaker #1
Alors, je vais vous dévoiler ma vie. C'est le moment.
- Speaker #0
C'est le moment préféré.
- Speaker #1
Alors, des fois, quand j'ai besoin un peu d'énergie, de... L'énergie féminine, voilà, dans ce monde très...
- Speaker #0
Quand on est entrepreneur, un monde masculin.
- Speaker #1
Et en fait, aussi, il manquerait dedans. Alors, je suis très nulle en nom de chanson, c'est horrible.
- Speaker #0
D'accord, moi aussi.
- Speaker #1
j'écoute des artistes qui font ressortir le truc donc ça va être souvent Lauryn Hill bon maintenant elle déconne mais c'est ma goda mais ouais on lui fait confiance L'orignine de l'avant, je suis contente. En fait, oui, ça va être elle, ça va être un peu de Rachel Allison et de Morane. Et en fait, normalement, si vous connaissez, vous voyez le thème. Oui, on voit carrément.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #0
On a d'autres questions.
- Speaker #1
Raconte-nous le moment où tu as réalisé que tu venais de franchir une étape décisive dans ta vie. Oulah.
- Speaker #2
Je peux vous raconter la première fois où je suis entrée dans une cuisine professionnelle.
- Speaker #1
Oui. Quand, donc en premier cours du soir, premier cours du soir, on vient avec notre petite mallette, on doit mettre notre pantalon, notre veste, le tablier, la charlotte, en fait c'est déjà un rituel dedans, dans cet habit. Et en fait, je suis rentrée dans des cuisines d'école. Ce n'est pas sexy, mais ce sont des grands linéaires collés au mur. Il va y avoir le four, les plaques de cuisson et autres. Et après, au milieu, il y a des grandes plaques inox avec des tiroirs, ce qui sont des frigos et d'autres plaques de cuisson. Et la sensation, quand je suis rentrée dans cette cuisine, je me suis dit, oh putain, je suis à ma place. Et en fait, à chaque fois que j'ai des doutes et que c'est dur, parce que déjà la cuisine c'est dur, l'entrepreneuriat c'est encore plus dur. Et associé à la vie quotidienne, ça fait un cocktail des fois. On se dit, mais comment on survient cette journée ? Et en fait, quand je doute de la cuisine, je me suis dit, souviens-toi. de la sensation que tu as eu quand tu es rentrée dans cette cuisine où tu t'es dit ok je suis à ma place donc voilà wow ça met un peu les larmes aux yeux mais on va passer à autre chose je ne vois rien oui je sais je m'existe très bien c'est quoi être badass selon toi comme je disais Au début, qui est à mes rôles modèles, j'ai envie de dire que c'est un peu tout ça. Toutes ces femmes qui sont autour de moi, qui ont quitté la Guadeloupe, qui sont parties faire des études, qui sont rentrées. et qui se sont dit en fait c'est pas pour moi ça j'ai pas envie de cette vie là et qui sont reparties ça demande un courage tellement fort de faire ça je pense à celle qui bon c'est beaucoup des histoires de départ mais qui se dit en fait j'ai envie d'aller travailler ailleurs je suis une fille de famille j'ai besoin de ma famille et bien je vais quand même Aller vivre des expériences et je ne vais pas abandonner. Je pense à celles qui ont perdu énormément de poids ou à celles qui ont fait une compétition après avoir eu un enfant et qui ont dû batailler, batailler pour le faire. Celles qui se sont lancées dans l'entreprenariat. En fait, il y a tout ça et je les vois et je me dis, mais en fait, c'est elle, c'est moi, c'est ça être badass. Et en fait, peu importe dans quelle sphère de la vie. Il y a tout un moment où on doit être forte et on doit se choisir. Et en fait, je les vois autour de moi, ces femmes, et donc je m'inspire d'elles.
- Speaker #2
génial pour nous aussi c'est ça être badass totalement d'ailleurs avec tout ce qu'on a entendu est-ce qu'on peut dire que tu es badass oui je pense bien tu penses ou tu l'es oui oui je le suis tu es je suis badass génial merci beaucoup c'était vraiment un plaisir de te recevoir sur notre plateau rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Kalimba Dad. En attendant, rendez-vous sur Instagram.
- Speaker #0
Des bisous.
- Speaker #3
Les Bindés filles,
- Speaker #2
Au revoir. Les filles,
- Speaker #3
un grand merci d'avoir écouté
- Speaker #2
un grand merci d'avoir écouté
- Speaker #3
Call Me Badass.
- Speaker #2
Call Me Badass. Si vous aussi,
- Speaker #3
Si vous aussi, vous avez l'âme d'une badass,
- Speaker #2
vous avez l'âme d'une badass,
- Speaker #3
laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit plus largement répandue.
- Speaker #2
laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit plus largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspirés,
- Speaker #3
Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspirés, motivés,
- Speaker #2
motivés,
- Speaker #3
encouragés par ces histoires authentiques de courage et de résilience.
- Speaker #2
encouragés par ces histoires authentiques de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs,
- Speaker #3
Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs,
- Speaker #2
à surmonter des difficultés ou plus largement à vous épanouir dans tous les sphères de votre vie.
- Speaker #3
à surmonter des difficultés, ou plus largement à vous épanouir dans toutes les sphères de votre vie.
- Speaker #2
Call me badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi,
- Speaker #3
Call me badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi,
- Speaker #2
vous êtes badass !
- Speaker #3
vous êtes badass !