- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass quoi ! A tout de suite ! Bonjour et bienvenue sur Colmy Badass, bonjour ma chatte,
- Speaker #1
salut ma chatte,
- Speaker #0
c'est trop fort c'est là, on a vu, bon laisse tomber,
- Speaker #2
j'allais faire salut aussi, tu as vu salut, on a vu que tu avais dit du coup j'allais faire salut,
- Speaker #0
bonjour Silas,
- Speaker #2
bonjour les filles, ça va, ça va et vous, vous allez bien,
- Speaker #0
mais toi tu as le droit de faire grand salut Silas, mais elle c'est trop fort, ça faisait vite d'appeler, salut
- Speaker #2
Non, ça va.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #2
Oui, ça va, ça va.
- Speaker #0
Très bien. On est très heureux de t'avoir aujourd'hui avec nous.
- Speaker #2
Moi aussi.
- Speaker #0
On commence toujours nos épisodes, Silas, par la question des rôles modèles. Parce qu'en fait, notre but avec Colmy Badaz, c'est de créer un monde de rôles modèles féminins, pro-descendants. Du coup, qui sont tes rôles modèles ?
- Speaker #2
Alors, peut-être que je vais vous surprendre, mais je n'en ai pas forcément.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Moi, personnellement, mon rôle modèle, peut-être que ça va être un petit peu prétentieux, ce que je vais dire.
- Speaker #0
Non, dis, on a beaucoup de narcissiques ici.
- Speaker #2
C'est vrai ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
D'un côté, c'est bien d'être narcissique.
- Speaker #1
On est d'accord, bébé.
- Speaker #2
Il faut l'être un peu, non ? On est d'accord. Non, il faut l'être un peu, quand même.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Tout en restant un peu humble, mais voilà. En fait... moi mon rôle modèle déjà je m'inspire déjà de moi mais d'accord et je me prends aussi comme modèle j'adore oui la première fois que je lui ai dit ça elle s'est moqué de moi tu vois voilà allez-y là vas-y bébé voilà mais aussi je prends aussi comme modèle aussi des femmes aussi qui m'entourent comme par exemple vu que moi je suis dans la coiffure bah aussi bah je prends aussi comme mes clientes comme modèle j'ai aussi ma soeur ma grande soeur aussi à ma prétendue choses, elle m'a appris la vie. Et ça, je le dis. Elle s'appelle comment ? Anita. Anita,
- Speaker #0
coucou Anita. Coucou, on fait des bisous. On peut se recevoir aussi, Anita.
- Speaker #2
Oui, oui, elle viendra. Je pense qu'elle viendra.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
Et c'est vrai que, et même, elle m'inspire beaucoup aussi. Elle m'inspire. Et donc, voilà. Après, c'est vrai qu'il y a des célébrités aussi publiques, mais je ne vais pas forcément me dire que c'est des modèles parce que je... je m'inspire pas forcément de des célébrités en fait et donc voilà je peux être admiratif par leur parcours et même par leur par les résultats et tout et leur succès, je peux être administratif, enfin admiratif j'arrive pas à parler, désolé ça va être compliqué si tu comptes t'inquiète pas t'inquiète pas admiratif et donc voilà ou sinon j'ai pas fort de modèles type elles sont belles mais partout où je vais à tim et à tous les voir ouais en fait c'est une copine à moi d'accord une ancienne collègue bah allez ça vient du mali aussi les cales basses et en fait elle en bordait c'est mkc beauté d'accord marianne un petit hommage à toi
- Speaker #0
Sors tes boucles d'oreilles, tout le monde les veut. Voilà. Ok. Alors, je vais répondre à ce que tu as souligné. La question du rôle modèle est toujours, est soit perçue comme, comprise comme... je dois nommer une célébrité, quelqu'un de connu, ou soit comprise, ah mince, j'ai personne à qui m'identifier, du coup j'ai honte, je ne vais pas leur donner de rôle modèle, et tout ça. En fait, je pense que dans rôle modèle, il y a pour moi exemple. Qui est un exemple pour nous ? Mais ce n'est pas tout ce que la personne fait. Par exemple, Nelly peut être un exemple. par un trait de sa personnalité. Toi, tu peux être un exemple parce que je vais te voir coiffer d'une certaine manière et je vais te dire j'aimerais, par exemple, là, quand je te vois avec des traits, je me dis, moi, je ne sais pas faire ça. Tu vois, tu as un exemple pour moi pour les traits. Je trouve qu'ils sont très bien faits, tes traits. Merci. Et je pense qu'on peut avoir des rôles modèles qui soient connus, pas connus du moment où on est inspiré. En fait, pour moi, le rôle modèle, il est choisi par l'inspiration que ça nous donne.
- Speaker #2
Je pense que c'est ça. Exactement comme toi. Parce que c'est vrai que quand on parle de rôle modèle, on s'identifie tout de suite à une célébrité. Et c'est la plupart, moi la plupart des interviews, quand je vois et quand on parle de rôle modèle, c'est plutôt ce domaine-là. Et moi, en fait, j'ai toujours été comme ça. Et moi, je me suis toujours inspirée des expériences des autres. Des expériences, des conseils. Et pour moi, ces personnes-là, justement, pour moi, c'est des modèles. parce qu'ils m'ont aidé m'aider même à avancer et à évoluer aussi, que ce soit dans mon métier, que ce soit aussi dans le côté personnel, bi-personnel. Et donc, voilà, du coup, c'est vrai qu'on s'identifie toujours à une personnalité publique ou célébrité. Alors,
- Speaker #0
il ne faut pas chercher plus loin.
- Speaker #2
C'est comme vous, vous aussi, vous êtes des rôles modèles aussi.
- Speaker #0
Mais justement, il ne faut pas chercher plus loin. En fait, si vous cherchez des rôles modèles, regardez Call Me Badass.
- Speaker #2
Voilà, on est là.
- Speaker #0
non pardon qu'est-ce que t'évoques le mot badass parce que notre podcast s'appelle call me badass et en fait on est très curieuse de savoir ce que nos invités quand elles s'assiedent là chez call me badass c'est qu'elles pensent du mot badass
- Speaker #2
Alors moi, pour moi, le mot Bada, ça représente déjà la femme dans sa splendeur. La femme qui s'assume, la femme qui s'aime, que ce soit intérieurement ou extérieurement. Et donc, voilà. C'est, voilà.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
La femme qui a envie de s'élever, d'évoluer, d'avancer. Et puis, voilà.
- Speaker #1
OK. On va te laisser te présenter maintenant, Silas.
- Speaker #2
Ah, d'accord. OK. Alors, moi, je m'appelle Silas. Je suis coiffeuse experte en coloration. et en soins du cheveu afro. En 2021, j'ai créé ma gamme de compléments alimentaires pour la chute de cheveux et aussi pour les renforcer. Et ça fait maintenant 24 ans que j'exerce dans le monde de la coiffure et spécialement pour le cheveu afro. 24 ans ? 24 ans, je sais ce que vous allez me dire. Mais Silas, t'as quel âge ? Non, non,
- Speaker #0
on va pas te commencer par cette question. T'as commencé à quel âge ? j'ai commencé à 16 ans maintenant c'est pas possible tu avais dire que tu as ouais j'ai commencé à comment comment comme nous et que la commune est rassurée père jeune si la vache et non mais moi je te donne même pas 30 ans même
- Speaker #2
pas 30 ans je t'ai vu à 6 ans oui oui
- Speaker #0
c'est tout je fais de merde petite fille quoi je suis allo jeune fille quoi c'est vrai c'est tout à mon avantage exactement
- Speaker #2
on leur dit quel âge j'ai ou pas j'ai 40 ans bientôt 41 tu vas te faire des jaloux là ouais je sais c'est incroyable comment tu es tombée amoureuse du cheveu afro alors moi c'est depuis que je suis petite bah déjà comme vous savez bien quand on était petite on avait que des poupées blanches avec des cheveux lisses et je rêvais d'avoir des cheveux lisses comme à poupées et du coup j'arrêtais pas de coiffer ma poupée, je la coiffais. Et il y a ma grande sœur qui est venue, parce que ma grande sœur, elle a grandi au Portugal. Et elle est venue en France quand j'avais 5 ans. Et elle, elle a appris à se coiffer toute seule. Et en fait, c'est en... regardant ma soeur, je la regardais se coiffer, je dis mais comment tu fais pour te coiffer ? Et en fait, ma soeur m'a encore une fois inspirée dans la coiffure. Et c'est comme ça qu'après je suis tombée amoureuse du cheveu. Ensuite, quand je suis arrivée au collège, en sixième, je ne voulais plus que ma mère à toucher à mes cheveux. Je ne voulais plus qu'elle me coiffe. Et du coup, je me suis coiffée, enfin, je me coiffais toute seule. Il faut savoir que ma mère, elle m'a jamais défrisé les cheveux.
- Speaker #1
Du coup,
- Speaker #2
j'ai jamais eu Merci. les cheveux défrisés de toute ma vie.
- Speaker #1
Non, mais franchement, je ne sais pas comment tu l'as vécu du coup en étant adolescente, en étant jeune, parce que vu que c'était compliqué, on n'avait pas de produit adapté à nos cheveux à cette époque. Donc, je ne sais pas comment tu l'as vécu, mais quel courage pour ta maman de ne pas avoir succombé à la facilité en défrisant tes cheveux, en fait.
- Speaker #2
C'est ça. Mais en plus, ce qui est bizarre, c'est que ma mère, elle se défrisait les cheveux.
- Speaker #1
Et elle ne le faisait pas pour ses enfants.
- Speaker #2
Non, et elle n'a jamais voulu le faire pour moi. Et je me rappelle tellement. elle me disait tu défraiseras tes cheveux quand tu auras 18 ans et moi en fait ma mère elle a défraisé ses cheveux mais toujours au salon jamais à la maison elle allait à la gare du Nord ah donc tu la voyais pas faire voilà ah la la Quelle j'avoue pas, je dis maman, elle allait avec moi chez moi, elle allait à la gare et en plus on devait prendre les transports parce qu'avant et tout pour aller en voiture c'était galère du coup on devait prendre les transports, à 8h du matin on se levait on allait jusqu'à la gare du... d'une heure, je me rappelle, le salon s'appelait Miss Afro. Je connaissais même sa coiffuse. Ça fait deux dix. J'allais et je m'asseyais pendant des heures. Mais vous savez pourquoi j'allais avec ma mère ? Parce que je savais que j'allais manger au McDo après. Parce qu'à l'époque, la bouffe... Parce que dans les années 80-90, les McDo, là, c'était que sur Paris. Il n'y avait pas des McDo dans les banlieues.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #2
Du coup, une fois tous les trois mois, j'allais manger au McDo. C'était quand ma mère allait chez coiffeur. C'était pour ça, toi. Et du coup, je voyais comment elle faisait. Et je massais et je regardais comme ça. Et j'avais trop envie de le faire, en fait. J'avais, au limite, envie de coiffer ma mère. Parce que ça me donnait envie de coiffer aussi. Et moi-même, j'avais envie de me faire coiffer ma mère. Elle me dit, non, t'es trop jeune, t'es trop jeune. Et du coup, voilà. Bye. trouvais pas ça trop long parce que c'était hyper l'eau le d'accord on arrivait là bas il était quelle heure il était 9 heures bah on partait là bas des fois il était 16h 17h des fois je voyais ça trop long mais j'étais là je m'amusais il savait que j'allais bien bouger donc j'allais manger au marteau avant le mcdo d'avant la c'était pas le mcdo d'aujourd'hui donc non donc voilà Et ça aussi, ça m'a beaucoup inspirée. Ma mère, elle a... jamais voulu me défriser les cheveux. Et donc, moi, j'ai toujours eu les cheveux afro, naturels. Et franchement, jusqu'à maintenant, j'ai pas subi d'excriminations capillaires. On s'est jamais moqués de mes cheveux. J'ai pas subi ça et j'ai toujours assumé mon afro.
- Speaker #1
T'as toujours assumé ton afro ? Ouais.
- Speaker #2
Même quand t'étais adolescente ?
- Speaker #0
Même quand j'étais adolescente. T'as vécu où ?
- Speaker #2
À Saint-Ouallemonde,
- Speaker #0
dans 95. Dans les écoles... que tu as faites, il y avait plutôt des gens qui te ressemblaient ou des gens qui ne te ressemblaient pas ?
- Speaker #2
Il y avait beaucoup de gens qui me ressemblaient. Ils ne se défrisaient pas les cheveux ? Oui, j'avais une cousine à moi. Elle ne se défrisait pas les cheveux aussi. J'avais aussi mes voisins. Mes parents habitent toujours là-bas. Mais j'ai grandi dans une zone pavillonnaire. Et en fait, il y avait tellement d'origines et de cultures mélangées. A l'époque, ce n'était pas courant d'avoir des zones pavillonnaires avec des maliens. des Turcs, des Marocains des Capverdiens, moi je suis Capverdienne d'origine Capverdienne, il y avait au moins 3 maisons de Capverdien et en fait on était comme une famille c'était d'espérette à l'africaine moi j'ai passé franchement une enfance mais magnifique et non j'ai pas ressenti ça ok j'ai pas ressenti ça je vais reprendre sur le fait que tu dises que t'as passé
- Speaker #1
Je vais rebondir sur le fait que tu dises que tu as passé une enfance magnifique. Est-ce que tu penses que ça a contribué à la femme que tu es aujourd'hui, à la confiance que tu as eue en toi pour pouvoir te lancer dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #2
Oui, ça a joué quand même. Ça a joué. Ça a joué parce que surtout que l'entourage, c'est super important, l'entourage. Et moi, je sais que j'avais des moments de doute. J'avais aussi des moments où j'avais grave un manque de confiance en moi. Mais c'est vrai que les personnes avec qui j'ai grandi, elles m'ont toujours poussée et en plus, elles m'ont grave aidée. Pourquoi ? Parce que la plupart, elles m'ont servi de cobaye. Donc, elles m'ont ma soeur, mes cousines ma soeur de coeur ma voisine d'enfance avec qui j'ai grandi elles m'ont toutes servi de cobaye du coup franchement je leur remercie d'avoir contribué à ma réussite aujourd'hui la coiffeuse que je suis aujourd'hui c'est aussi grâce à elle du coup t'as toujours travaillé dans le monde de la coiffure ?
- Speaker #1
toujours t'as jamais été salariée ou tu travaillais dans un salon ?
- Speaker #2
si moi j'étais salariée j'ai commencé autant qu'apprentie j'ai commencé chez Canelia ça vous dit que...
- Speaker #1
quelque chose.
- Speaker #2
Canelia, c'était l'une des premières chaînes afro. Avec des prix hyper chers. Ouais, quand même, c'était pas donné, quand même, Canelia. Il y avait plusieurs, il y avait sur les champs, à Sergi, Saint-Denis, il y avait un petit peu partout. J'ai commencé là-bas, chez Canelia, j'ai commencé en 2001. Ensuite, je suis partie de là-bas en 2005, il me semble. Après, j'ai fait Farid Abé. Quelques temps, Faridabeh était à Châtelet, vers la rue Rivoli. J'ai fait cinq mois et ensuite j'ai travaillé sur Drancy chez une coiffeuse. La responsable chez Canela a ouvert son salon. Je suis partie travailler avec elle, je suis restée 5 ans avec elle. On n'était que deux dans le salon. J'ai beaucoup appris avec elle parce qu'elle était un petit peu dure. Mais très gentille, mais elle était dure quand même. Elle était trop perfectionniste. Et je crois que tellement qu'elle était perfectionniste, il y a eu un petit peu d'impact aussi sur ma personne. Et c'est vrai que grâce à elle, j'ai pu apprendre la patience. Parce que je prenais beaucoup sur moi. Ah oui ? Oui. Peut-être qu'elle va voir un vidéo et elle va dire, ah bon, c'est là que j'étais comme ça ? J'ai beaucoup pris sur moi et elle était dure quand même. elle était dure mais ça m'a
- Speaker #0
m'a servi en fait qu'est ce qui t'a donné envie de créer ton salon
- Speaker #2
La liberté ?
- Speaker #0
Elle te dit ça ?
- Speaker #3
La liberté ?
- Speaker #2
Mais la liberté, mais... Ouvrir son salon... C'est une totale liberté. En fait, je fais ce que je veux. J'ai envie de travailler, je travaille. Je travaille pas. Si j'ai envie de terminer à 5h du matin, je termine à 5h du matin. Je dois rien à personne et je demande rien à personne. Je fais ma vie, en fait. Et franchement, c'est trop beau. Mais par contre... Il y a eu du chemin.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Voilà. On n'ouvre pas un salon comme ça. Vas-y, je me réveille. Je fais une reconversion professionnelle. Et je me réveille. Vas-y, je vais ouvrir mon salon. Ah non. Il y a du chemin derrière.
- Speaker #1
Tu as eu toute une partie de salariés.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
ensuite t'as fait du
- Speaker #2
J'ai fait du domicile. J'ai oublié de préciser.
- Speaker #1
Oui, tu as fait du domicile. Donc, tu es allée chez les gens ou c'est les gens qui venaient chez toi ?
- Speaker #2
Au début, les gens... Oh là là ! Je me rends compte, j'ai un bagage derrière moi. Il y a des clients qui vont me dire... fois, j'ai des clientes, moi, ça fait longtemps, ça fait peut-être une vingtaine d'années. Et avant et tout, je travaillais à domicile, mais je me déplaçais.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
J'avais pas de permis. Du coup, je prenais mon gros sac et je me déplaçais dans toute l'île de France. Avec mon gros sac de coiffure. Et des fois et tout, j'allais même coiffer juste, même des fois, après le boulot, j'allais coiffer chez mes clientes. Et des fois, je pouvais terminer à 21h, 22h. Et j'enchaînais chez mes clientes. Je rentrais chez moi à 1h du matin. J'avais plus de bus parce que mes parents habitaient à 20 minutes à pied de la gare. Du coup, au milieu de... Ma mère a dit, c'est arrête de faire ça, mais t'es folle. Mais avant, il n'y avait pas du beurre. Il n'y avait pas du beurre.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Et on ne prenait pas de taxi à l'époque. Pas de taxi.
- Speaker #2
Dans les portables, internet. On ne captait pas partout. Il n'y avait même pas la 3G.
- Speaker #0
Il fallait avoir le bon téléphone. Déjà,
- Speaker #2
c'était ça.
- Speaker #0
Mais du coup alors, tu as créé ton salon il y a combien de temps là ?
- Speaker #2
Alors, j'ai ouvert mon salon en février 2005. Ça fait combien de temps ?
- Speaker #0
Ça fait quelques mois là.
- Speaker #2
Six mois ? Six mois. Wow. Non, sept mois.
- Speaker #0
Donc là tu dis c'est la liberté
- Speaker #2
C'est la liberté On se sent tellement bien
- Speaker #0
Et comment Qu'est-ce qui te passe par la tête ici là Pour te dire je suis tranquille J'ai ma liberté Je coiffe dans mon salon Mais je vais aller plus loin Je vais créer une autre activité
- Speaker #2
Alors les compléments alimentaires ça arrive avant Ça arrivait bien avant les compléments alimentaires Mes compléments alimentaires Je les ai sortis en 2021 Juste après le Covid Ouais Merci.
- Speaker #0
Bah attends, alors ok, on rebombine, on rebombine, alors du coup, c'était quoi l'élément déclencheur qui t'a fait te dire que tu vas créer des... Pour qui tu t'es pris pour créer des compléments alimentaires ?
- Speaker #2
je suis pour moi-même. Voilà, c'est très bien. je me suis dit, il y en a d'autres qui le font, elles ne sont pas coiffées, pourquoi pas moi ? Et ça, franchement, mes clientes, je vous aime trop parce que c'est mes clientes qui m'ont mis la puce à l'oreille. Elle m'en dit. Elles m'ont dit, il y a des filles qui font des compléments alimentaires pour les cheveux.
- Speaker #0
Complètement. Elles le font. Alors qu'elles ne s'y connaissent rien du tout.
- Speaker #2
Or que toi, tu es carrément légitime à le faire. Pourquoi tu ne le fais pas ? Je les ai regardées. J'ai dit, mais en fait, c'est vrai ça. Et un jour, je me suis posée et j'ai cherché, j'ai cherché, j'ai fait. Et aussi, j'ai une ancienne cliente à ça aussi. Elle, elle vend des produits cosmétiques naturels pour la peau. Et je l'ai appelée et tout. J'ai dit, voilà ça et tout. Est-ce que tu connais ? et tout bas des labos et tout qu'il faut puisque vu que elle allait dans le cosmétique et je lui demandais ça pouvait me conseiller des labos amas donné à ma procédé labo et tout franchement m'a beaucoup aidé et c'est là que j'ai fait mes recherches j'ai trouvé un labo et j'écris ma gamme de compléments alimentaires 2021 et jusqu'à maintenant c'est vrai que j'en parle pas autant que ça je ne fais pas assez de comme et c'est le manque de temps et tout bon après moi suis coiffée et voilà faut pas que je mélange tout mais c'est vrai que il y a des clients jusqu'à maintenant, ils en prennent et ils ont vu le résultat et je suis trop contente parce que...
- Speaker #0
Du coup, tu as formulé toi-même, tu savais comment...
- Speaker #2
Alors moi j'avais, il faut savoir que moi j'avais déjà ma formulation dans ma tête et je voulais tout mettre dans mes compléments alimentaires. J'ai pris un cahier, j'ai mis tous les ingrédients, je veux ça, ça, ça, ça, ça, ça. J'appelle le labo, je dis bah voilà et tout, je voudrais faire ma... ma gamme de compléments alimentaires, et je voudrais mettre ça, ça, ça, ça, ça dans mes compléments. Et la dame, elle me dit, mais madame, ça ne se passe pas comme ça. Je dis, mais comment ça ? Elle me dit, bah écoutez, les ingrédients que vous avez listés, scientifiquement parlant ça n'a pas été prouvé que ça fonctionne sur le cheveu donc en fait il ne faut pas croire mais on ne peut pas mettre ce qu'on veut dans les compléments alimentaires et donc le labo ils m'ont donné une liste de plusieurs ingrédients et moi je devais choisir ce que je voulais en fonction des besoins de ma clientèle et
- Speaker #1
c'est comme ça que j'ai pu faire donc du coup tes compléments alimentaires ils sont vraiment dédiés à la gamme pour cheveux afro ?
- Speaker #2
tout type de cheveux Tout ceci est déchirant. Tout type de cheveux Parce qu'en fait il n'y a pas forcément Des compléments alimentaires pour un type de cheveux Ou des types de cheveux Il faut savoir qu'un cheveux reste un cheveux Un cheveux qui soit caucasien, asiatique Ou africain Et bien c'est la même structure C'est un cheveux C'est juste la forme qui va changer Donc en fait les compléments alimentaires Ils vont vraiment à tout type de cheveux Mais moi je privilégie le cheveux afro Parce que c'est mon domaine Et justement il y a beaucoup de femmes mais aussi qu'ils ont des problèmes de chute de cheveux, d'alopécies de traction. C'est pour ça que je les ai plus orientés pour le cheveu afro.
- Speaker #0
C'est vraiment badass quand même.
- Speaker #2
C'est badass. Merci.
- Speaker #1
Du coup, aujourd'hui, on peut dire vraiment que tu es une experte du cheveu afro.
- Speaker #2
Oui. Et là, je le dis, je me le revendique avec fierté. Ok, tu dis ça pourquoi ? Pourquoi tu dis, là je le dis,
- Speaker #0
je le revendique avec fierté ?
- Speaker #1
Et t'avais un côté très sexy quand tu disais ça !
- Speaker #2
C'est vrai ?
- Speaker #1
Vas-y on t'écoute !
- Speaker #0
Attends, juste pause. Quand elle arrive du coup, s'il n'y a personne, elle fait quoi ?
- Speaker #1
Je lui envoie... et les instructions.
- Speaker #0
Ah, tu lui as dit s'asseoir et tout ça ? Ok, excusez-moi.
- Speaker #2
Oui, oui, là, il n'y a pas de match. Alors, pourquoi je dis ça aujourd'hui ? Parce que c'est vrai qu'il y avait une période où j'avais vraiment un manque de confiance en moi. j'avais un manque de confiance en moi et c'est vrai que tout le temps surtout ma soeur elle me disait mais Silas mais pourquoi tu te dévalorise pourquoi tu as tendance à te rabaisser et en fait pourquoi aujourd'hui je dis que je suis fière de moi et que je dis que je suis une experte parce que j'ai mis du temps à avoir mes diplômes de coiffure pourquoi parce que je vais vous en parler parce que je suis dyslexique Voilà. Et en fait, pour moi, c'est un handicap invisible. C'est quelque chose qu'on ne voit pas. Et c'est vrai que moi, pendant ma scolarité, c'était très, très compliqué à l'école. j'avais du mal à apprendre mes leçons, j'avais du mal à faire mes devoirs, en sachant que mes parents travaillaient beaucoup, mon frère et ma sœur aussi. Ils étaient à l'école, ils n'étaient pas tout le temps là. Du coup, je n'avais pas forcément de suivi à la maison. Du coup, si on ne me disait pas, si là, prends ton cahier. ils ont fêté debout je les faisais pas ça fait que bas il ya je me souviens de cette scène là en fait j'ai mon professeur il m'a émulé devant toute la classe il m'a appelé devant le tableau et en fait comment s'était disposé en fait j'avais dans une classe il pouvait avoir des ceux 1 des ceux 2 et des c'est même dans la même classe et moi je me sens que j'étais en ceux 2 ou en c'est Je ne me rappelle plus trop bien. Il m'a appelée pour que... au tableau. Et en fait, c'était quoi ? C'était de conjuguer un verbe à l'imparfait. Et bien, j'étais incapable de sortir un son de ma bouche. J'étais tétanisée. Et j'étais tétanisée. Et du coup, il a appelé, en plus, je me rappelle, c'était un de mes voisins, qui était beaucoup plus petit que moi. Il est arrivé au tableau. Il a conjugué le verbe, mais à la perfection. Et le prof, il m'a regardée. Il m'a dit, tu vois, quand on apprend pas assez le son, ce que ça fait. Et en fait, je me suis renfermée sur moi-même. Et c'est vrai que quand moi, j'étais à l'école... Et en fait, j'allais à l'école, mais parce que c'était une obligation. Mais j'allais à l'école pour aller à l'école. Mais en fait, j'étais là, mais sans être là, en fait. C'est que j'entendais ce que le prof me disait. J'entendais, mais je ne le retenais pas, en fait. J'avais du mal à retenir. Et en fait, je n'avais pas forcément de suivi. Du coup, au niveau scolaire, on va dire que c'était un échec. Et c'est pour ça aussi, d'un côté, la coiffure m'a sauvée. Parce qu'en fait, je me suis... Je me suis arrivée en troisième, au lieu d'aller en seconde, j'étais directement en apprentissage en CAP coiffure. Et là aussi c'était compliqué à l'école de coiffure pour passer mon CAP. Et vu que je ne travaillais que dans un salon, salon afro qui était Canelia, on apprenait les cheveux cocagènes. La pratique,
- Speaker #1
c'était complet. Juste pour Silas, quel message t'as envie de faire passer aux gens jeunes filles, parce qu'on a un public plutôt féminin, quel message as-tu envie de faire passer aux jeunes filles qui sont, comme toi, dyslexiques, tu vois, et qui se disent, ben, je suis bonne à rien parce que, ben, j'ai pas des bonnes notes, je suis en échec scolaire, je vais en prendre le terme, mais pour moi, je suis en échec scolaire, je ferai rien de ma vie, quel message t'as envie de leur passer ?
- Speaker #2
Alors moi, franchement, le message que j'ai envie de leur faire passer, c'est, ben, en fait, ça va être dur, mais de rien lâcher parce que tout le monde dans ce monde est intelligent et intelligente. On a tous un potentiel d'intelligence que d'autres n'ont pas. Et que c'est pas parce que on a des échecs scolaires qu'on peut pas réussir. Ça, c'est totalement faux, en fait. Moi, j'ai remarqué que les personnes qui ont un handicap comme par exemple la dyslexie, la dyscalculie, la TDAH, parce qu'il y en a beaucoup, et bien en En fait, je pense que nous, on est des personnes,
- Speaker #3
on est des rêveurs et rêveuses.
- Speaker #2
En fait, on imagine trop de choses. Et en fait, je ne sais pas comment dire, on n'est pas sur... Comment dire ? En fait, on pense beaucoup. On pense beaucoup et on est vachement mentale. Et donc voilà, du coup, j'ai envie de dire que ne lâchez rien. vous êtes tout autant intelligente qu'une personne qui passe un master un bac plus 5 un bac plus 10. Donc, voilà.
- Speaker #0
À partir de quel moment tu t'es rendu compte que ta dyslexie n'était pas qu'un inconvénient ?
- Speaker #2
À quel moment ?
- Speaker #0
Ou du moins, à partir de quel moment tu ne l'as plus vu comme un frein à l'atteinte de tes rêves, de tes ambitions ?
- Speaker #2
Moi, je pense que c'est quand j'ai eu mes enfants. Ouais, c'est quand j'ai eu mes enfants. Là, je me suis dit, c'est là, ressaisis-toi. Il faut savoir que moi, j'ai eu mon CAP en 2024, il me semble. Mais par contre, mon BP, j'ai eu tellement du mal à l'avoir. Ton CAP,
- Speaker #1
tu l'as eu en 2024 ?
- Speaker #2
En 2024. En 2004. Oh là là ! En 2004. Et mon BP, je l'ai eu...
- Speaker #1
deux fois mon bébé.
- Speaker #2
C'était pas forcément là, c'était plus au niveau de la pratique parce que j'avais tellement un manque de confiance en moi et...
- Speaker #1
Et surtout tu avais la pratique que sur le choucazien. Voilà, c'est ça,
- Speaker #2
il y avait de ça et du coup en fait... Dès qu'il y avait des personnes qui étaient là pour me juger, je perdais tous mes moyens. Je crois que ça faisait partie aussi de ma dyslexie et aussi du fait qu'on m'a immunée pendant que j'étais petite. Du coup, ça me déstabilisait. Du coup, je me suis dit que ce n'était pas grave. Le BP, je le mets de côté. Mais je continue à évoluer, à pratiquer, à me former. et donc voilà et je pense c'est quand j'ai eu mes enfants soin
- Speaker #0
Là, je me suis rendue compte que j'ai le droit à l'erreur, parce que si je me trompe, en tout cas, j'ai intérêt à me relever pour mes enfants, parce que je suis un exemple pour mes enfants. Et surtout que là, maintenant, que je n'ai plus honte de parler de ma dyslexie, c'est dû à mon fils aussi, parce que j'ai mon fils qui a la TDAH, c'est le trouble du comportement de l'intention. c'est le trouble d'hyperactivité de l'intention et du comportement c'est de là que j'ai su que ça venait un petit peu de moi parce qu'apparemment c'est héréditaire et donc je me suis dit il faut que j'en parle parce que peut-être aussi il y aura des mamans qui vont se rendre compte qu'elles peut-être elles l'ont aussi et peut-être c'est pour ça que leur enfant a un certain comportement merci Silas parce qu'effectivement il faut avoir du courage
- Speaker #1
pour parler de ses difficultés, d'être un frein, de ses freins. Et tu le fais avec cette envie de partager. Et en ça, ça te fait de toi aussi un rôle modèle. Tu vois, de te dire que je partage mes difficultés pour que les autres puissent... Prendre des exemples et en faire face, c'est dire qu'elles ne sont pas toutes seules.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Que ce soit des femmes, des jeunes femmes, des jeunes filles, qu'elles peuvent avancer avec cet handicap.
- Speaker #2
En fait, j'avais une question. Qu'est-ce qui fait que tes compléments alimentaires sont mieux que les autres ?
- Speaker #0
Et bah déjà c'est dû aussi à mon expertise parce que je propose en fait des produits de qualité à mes clientes. Je ne propose pas n'importe quoi et je suis toujours dans la recherche. Et c'est pour ça que je me suis dit, vu que moi en tant que coiffeuse et... professionnelle du cheveu afro bah moi je veux le meilleur pour mes pour mes clientes et du coup oui mes compléments alimentaires ils sont mieux que tous les compléments alimentaires qui est en pharmacie elle l'a dit
- Speaker #2
Comment on fait pour reconnaître une signature silas R ? Est-ce que tu as une signature dans tes coiffures ?
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Ah, alors.
- Speaker #0
Ma signature, tout le monde connaît ma signature.
- Speaker #2
Oui, vas-y, dis-nous.
- Speaker #0
Alors, déjà au niveau de ma signature, on parle beaucoup du sick press. Je ne sais pas si vous voyez, c'est quoi le sick press ?
- Speaker #1
La presse de soie.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Ah, d'accord. En fait, c'est avoir des cheveux lisses, mais sans le dénaturer. Oui.
- Speaker #2
Mais comment tu fais ?
- Speaker #0
pour avoir des cheveux lisses je l'envoyais maman pour toi parce que voilà toujours besoin d'avoir les cheveux naturels sans mettre de produits chimiques ouais ouais et ben en fait moi mes clients il ya beaucoup de clients qui viennent bas qui m'ont connu comme ça en fait avec la avec le cypress et de sa spécialité bah moi en gros ma spécialité c'est le soin et la beauté et la santé du cheveu afro ça c'est ma spécialité c'est qu'elle va dire c'est ma plus grosse signature Mais après, dans cette signature-là, dans le soin et la beauté du cheveu, il y a la technique du sick press au niveau du coiffage. Je peux faire aussi les cheveux bouclés. Je peux faire les tresses couchées. C'est moi qui me suis faite moi-même hier.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #0
Je peux faire aussi des cheveux bouclés comme vous avez. Faire des curly, bien les définir. Et aussi, je peux faire aussi le sick press. Et le sick press, c'est à la base le sick press. Enfin, je dis le sick press, mais en fait, c'est un terme américain. depuis 2015 qu'est-ce qu'on sort le mot sick press mais à la base c'est juste un quoi un lissage avec avec les plaques c'est juste ça mais sans dénaturer le choix la cliente à roues mouilles elle retrouve son affront tout simplement et tant qu'à mon pas tant qu'à pas d'humidité à la les cheveux lisses donc ça c'est ma signature mais ma grosse signature franchement c'est la santé du cheveu à fond qu'est ce que te disent tes clients tout le temps enfin qu'est ce que te disent tes clients
- Speaker #2
quand tu les as coiffées après ? Qu'est-ce qui revient régulièrement ?
- Speaker #0
Merci, Cécile. Mes cheveux sont trop beaux !
- Speaker #2
Ah ouais, j'ai plus les pointes abîmées ! Cécile, tu as trop coupé là !
- Speaker #0
Mais j'avoue, c'est mieux ! Elles reviennent à moi après ! Mais mes chevaux, ils ont poussé. Je dis, bah oui, on a coupé tous tes poids, t'as bimé. C'est vrai.
- Speaker #1
Moi, je...
- Speaker #0
T'as besoin de couper tes poids, c'est ça ?
- Speaker #2
Je les ai coupés.
- Speaker #1
Je les ai coupés récemment. Je le fais pas souvent. Mais t'as vu la différence ?
- Speaker #0
Faut même l'aider.
- Speaker #1
J'ai envie de me toucher, je veux tout le temps.
- Speaker #0
Mais fais couper vos poings, s'il vous plaît. Et comme je dis toujours à mes clientes, même, je dis toujours à... Je vais les jouer dans... à tout Les femmes, ce n'est pas la longueur qui fait la beauté du cheveu.
- Speaker #1
Oui, totalement.
- Speaker #0
Je préfère voir une femme avec les cheveux courts, en bonne santé, que longs jusqu'aux cuisses et en mauvaise santé. Donc non, ce n'est pas la beauté.
- Speaker #1
Justement, Silas, si tu devais donner quatre conseils beauté pour les femmes, pour les femmes qui veulent retrouver des cheveux plus forts, ce serait quoi ?
- Speaker #0
Alors déjà, acheter mes compléments alimentaires, aller chez une bonne coiffeuse qui a une expertise irréprochable dont moi, avoir une bonne régularité sur vos soins et utiliser des produits de qualité. Produits de qualité et professionnels, j'insiste.
- Speaker #1
Professionnels ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
D'accord. Donc, plutôt aller dans les boutiques pour les produits professionnels et pas en grande surface.
- Speaker #0
Pas en grande surface. Pas au supermarché. Pas dans les petits boutiques dans les coins de rue.
- Speaker #1
J'arrête d'aller chez le Pac-Pac. Oui.
- Speaker #0
Allez. Si mon mari l'aurait dit, il aurait dit, c'est raciste.
- Speaker #2
Mon mari l'aurait dit pas. Oui, tu vois. Non,
- Speaker #0
mais il a fait le rêve. Il a dit, c'est raciste. ton mari n'est pas parfait sinon on va devoir couper non mais on se connait et donc et donc voilà du coup utiliser des bons produits de qualité de professionnel mais surtout avant tout l'idéal c'est d'aller chez une professionnelle en fait parce que du moment que vous allez chez une bonne coiffeuse une professionnelle qui va vous mettre une bonne expertise et bah là vous saurez où aller parce qu'il y aura suivi pourra mieux vous orienter. Je pourrais mieux vous orienter.
- Speaker #1
Silas, depuis qu'on a commencé cet épisode, tu affirmes que tu es et tu le cries haut et fort quand tu es une experte du cheveu afro. Sauf qu'on entend de plus en plus, ces dernières années, parler du cheveu texturé.
- Speaker #0
Ça veut dire quoi, ça ?
- Speaker #1
J'aimerais bien qu'on en parle.
- Speaker #0
Alors, moi, avec le mot texturé, moi, j'ai un petit peu du mal. Parce que j'ai l'impression que tous les deux ans, il y a des nouveaux mots qui sortent. Pour identifier le cheveu afro, le cheveu cripu, le cheveu de la femme noire. Et en fait, pour moi, qu'est-ce que ça veut dire un cheveu texturé ? Là, je sais que dans la globalité, quand on voit, c'est les cheveux bouclés, les cheveux curly, les cheveux frisés, les cheveux bien définis. OK. Mais moi, je préfère utiliser le terme afro. Parce que comme ça, au moins, on sait de quoi on parle. parce que là, je suis texturée. Voilà, pour moi, c'est quoi ? Parce qu'une femme qui a un cheveu crépu, par exemple, qui a un cheveu crépu, moi j'ai pas de problème avec les cheveux crépus. Il y en a, ils ont un problème avec le mot crépu. Moi, il n'y a aucun problème. J'ai des cheveux crépus et je le porte fermement. Ils se carrent, ils vont se... s'identifier au mot texturé. En fait, c'est ça. Donc moi, en fait, quand je parle du cheveu crépu, j'englobe tout. Cheveux frisés, cheveux bouclés, cheveux crépus, en fait. Et donc voilà, c'est pour ça que moi, j'ai un petit peu du mal avec... le cheveu texturé. Moi, du moment que t'as du volume, que t'as du volume, tu mouilles ton cheveu, ton cheveu, il se détend et dès qu'il sèche, il a du volume, t'as des cheveux en afro. Une blanche, par exemple, une femme blanche peut avoir des cheveux en afro. Elle peut avoir un afro.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #0
Ah bah oui. Ça existe, il y en a. Comme il y a des... Non mais je suis dans un afro, mais ça sera pas l'afro crépu-crépu, tu vois. Ça sera pas forcément... l'afro-crepeux, cheveux crépus. Mais en fait, il y a plusieurs types de cheveux afro. Comme il y a des femmes, elles ont des cheveux afro, mais lisses. Des cheveux crépus, mais lisses.
- Speaker #2
Oui, ça c'est vrai.
- Speaker #0
Il n'y a pas de texture. Ils ne sont pas bouclés, ils ne sont pas frisés.
- Speaker #2
Tu veux partager ta théorie, toi ? Sur les cheveux crépus ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si j'ai été claire.
- Speaker #1
Juste, tu as tout à fait été claire. Alors, ma théorie, c'est... Qu'est-ce que nous avons pensé ? mais je ne sais pas C'est pas une théorie. Non, excuse-moi. C'est mon opinion. Mon opinion sur cette histoire de cheveux texturés, c'est que je pense que ça a été créé pour ouvrir un marché. Pour invisibiliser le cheveu afro dans quelque chose de plus vaste qui allait faire vendre. Voilà, ce n'est que moi.
- Speaker #0
Ouais, je vois. C'est mieux que mon cheveu.
- Speaker #2
Je vois des métissages et plus je vois des cheveux complètement différents. Et je me dis que peut-être que quelqu'un qui n'a pas de... Parce que le métissage... je ne veux pas dire noir et blanc, peut-être quelqu'un qui a des cheveux ondulés ne se retrouverait pas dans un discours où on verrait produit pour afro. Donc je laisse la porte ouverte. Mais je pense quand même que tu as raison sur le fait qu'il y a une volonté, c'est intentionnel de trouver un nom qui rassemble pour parler à un plus grand nombre. Un plus grand nombre,
- Speaker #0
il y a un autre marché. Je suis d'accord. Je suis complètement d'accord. C'est plus marketing ce mot-là, je trouve. Oui,
- Speaker #1
tu as trouvé le bon mot.
- Speaker #0
Moi, je vois ça comme ça aussi.
- Speaker #1
Du coup, c'est quoi les prochaines étapes pour Silas Air Paris ?
- Speaker #0
Les prochaines étapes ? Vous voulez savoir ? Oui.
- Speaker #2
On veut tout savoir.
- Speaker #0
Alors, les prochaines étapes, là, je suis en train de préparer ma formation. Oh, bien !
- Speaker #2
Alors, une formation destine à qui ?
- Speaker #0
Destinée aux coiffeurs et aux coiffeuses, professionnelles ou même débutantes. D'accord. Ou débutantes. Et justement, c'est pour leur permettre d'avoir une expertise irréprochable, de maîtriser le choix afro, sans peur, sans crainte, et justement, pour élargir aussi leur clientèle.
- Speaker #2
parce que c'est vrai que quand on voit beaucoup de salons afro ne maîtrise pas des cheveux avril si las quand je t'entends quand je t'écoute tu dégages une telle assurance c'est vrai je suis tu es grave badass.
- Speaker #1
T'es... Ouais, ouais,
- Speaker #2
ouais. Non, mais c'est vrai. Totalement. T'es hyper, ouais. T'as énormément d'assurance. Et comment tu fais pour avoir autant d'assurance ? Là, tu vois, t'es en train de... de nous dire que là, tu vas créer une nouvelle formation. On vient de parler de compléments alimentaires. On vient de parler d'un salon.
- Speaker #1
Il y a sept mois.
- Speaker #2
Et là, tu nous parles normal d'une formation où tu prends cette audace. Elle est logée où, là ?
- Speaker #0
Elle est logée en moi.
- Speaker #1
Dans ce petit corps-là.
- Speaker #0
C'est en moi, à l'intérieur de moi. Mais en fait, tout ça, c'est le parcours d'un long travail intérieur. Et en fait, euh... comment dire, c'est que je me suis cherchée intérieurement. Comme je vous ai dit, mon parcours, j'ai eu des difficultés, j'ai eu un manque de confiance en moi, j'ai eu un manque d'essai de moi. Et du coup, là, j'essaye de me trouver et d'avoir, et de me faire confiance. Et donc, en fait, c'est mon intérieur qui parle, en fait. Et là, j'ai décidé, c'est bon, Arrête de te cacher, sors de ton trou. Et tout le monde m'a dit, tout le monde me l'a dit, même tout tous mes clients, mon entourage, c'est là, sort de ta zone de confort. J'ai dit, OK. Mais je médite beaucoup. Je prends beaucoup sur moi. Je médite beaucoup depuis que j'ai mon salon maintenant. Je médite beaucoup. Je prie beaucoup. Et j'essaie de me retrouver avec moi-même et je me dis, voilà, c'est bon. Là, je suis prête. Du coup,
- Speaker #1
une formation en physique, je suppose ? Dans ton salon ?
- Speaker #0
Non, je vais prendre des lues. Le salon, c'est réservé Merci.
- Speaker #1
à mes clients.
- Speaker #0
C'est chez nous. Quand les clientes viennent au salon, même pour la première, bienvenue chez nous. C'est chez nous. Elles viennent, il y a le café, il y a le thé, elles sont à la maison. Enlevez vos chaussures si vous voulez, il y a le canapé. Allongez-vous, reposez-vous. C'était quand, il y a deux semaines, j'ai eu trois ou quatre clientes en télétravail. Elles étaient toutes avec leur ordinateur. Je vais venir, je vais venir. On fait du télétravail.
- Speaker #1
Entre la pose de la couleur. Ouais,
- Speaker #0
c'est vrai. et pendant dans le soin, ils étaient là, ah non,
- Speaker #1
venez on est à la maison, on est chez nous c'est canon en tout cas si t'as besoin d'aide pour le centre de formation, pour le monté pour toute la partie administrative, n'hésite pas parce que moi je suis en plein dedans, le centre de formation de OP télévision, sur le CFA, on va former au métier de l'audiovisuel donc n'hésite pas si t'as besoin d'aide mais on en parlera en off après, donc une formation des compléments alimentaires
- Speaker #0
Un salon. Un salon coiffure. Waouh. Et j'espère ma gamme de produits pour cheveux afro. Oui,
- Speaker #2
d'accord.
- Speaker #0
Je ne m'arrête pas. Non, je ne m'arrête pas. Là, ma vision, elle est loin. Bon, je ne vais pas tout dire. Oui. Mais je suis loin.
- Speaker #2
Trop bien.
- Speaker #0
Je suis une rêveuse, moi, de plus petite. Même à l'école, quand j'allais à l'école, j'étais en classe, j'étais là et je suçais mon pouce et j'avais des nattes et je faisais ça et... Je partais. Ça y est,
- Speaker #1
tu partais.
- Speaker #0
Ouais, on est... Tu partais. Moi, c'est pareil. le sussage de cou,
- Speaker #1
c'est quand je peux et à temps ça dans le nez
- Speaker #0
voilà franchement je suis une vraie rêveuse ok ouais une vraie rêveuse très bien on va passer au rituel badass c'est quoi le rituel badass
- Speaker #1
hydrate-toi un bon coup avant alors petit rituel badass on a créé un jeu qui s'appelle Bibadas le jeu il y a trois thèmes différents sur les trois couleurs on va te demander de tirer une carte de lire la question à voix haute et d'y
- Speaker #2
répondre tu commences par là et après par là d'accord
- Speaker #0
Alors, cette semaine, quelle audace as-tu osé ?
- Speaker #1
Cette semaine, attention, tu ne triches pas. Qu'as-tu fait d'audacieux cette semaine ?
- Speaker #0
J'ai fait quoi d'audacieux ? Moi, je fais toujours des choses. Déjà, je m'occupe de mes clients, je les fais kiffer, je leur mâle, je leur donne du plaisir. Enfin bref, il y a de ça. Mais qu'est-ce que j'ai fait d'audacieux ? Je fais tellement de choses que...
- Speaker #2
T'avais déjà fait des podcasts avant ?
- Speaker #0
Non. Ah bah si tu veux, bah voilà ! Merci. Tu vois, je n'ai même pas pensé à l'instant T. Moi je pense de la scène...
- Speaker #2
Non parce que moi je trouve ça hyper audacieux quand on n'a jamais fait de podcast de se dire, bah allez, ok, de dire oui, d'accepter une invitation. Bah voilà.
- Speaker #1
Très bien. Je la mets en dessous, c'est ça ?
- Speaker #2
Ouais,
- Speaker #0
en dessous. Voilà. Super !
- Speaker #2
Merci d'avoir répondu à ma question.
- Speaker #0
Alors, si tu pouvais réécrire un chapitre de ta vie avec une baguette magique, que changerais-tu ? quand je me suis fait émigrer par mon propre lard.
- Speaker #2
Et tu changerais quoi alors du coup ? Qu'est-ce qui se passerait dans cette scène ?
- Speaker #0
Alors qu'est-ce qui ne m'interroge pas du tout et que je reste à ma place en fait. Et que je continue le cours de ma vie. Donc voilà. Donc ouais, c'est juste ça. Ou sinon...
- Speaker #1
Tu penses que tu allais en reprendre un autre tournant ?
- Speaker #0
sûrement peut-être j'aurais changé la façon dont je me serais vu peut-être j'aurais pas eu ce sentiment d'immolation peut-être la fenêtre quelque chose à ce moment là ouais c'est pas nécessaire ah non mais j'étais pas bien je me suis renformé j'allais même pas dans la cour parce que j'avais honte d'aller jouer avec les autres et donc voilà je pense que j'aurais changé
- Speaker #1
Donc voilà. Alors,
- Speaker #0
la dernière, c'est ça ? Oui. Quelle est la partie de ton corps que tu trouves irrésistible ? C'est pas à moi qu'il faut demander, après mon mari.
- Speaker #2
Elle n'a pas besoin de votre téléphone, il faudra nous le dire.
- Speaker #0
Brise à temps, on t'appelle ! Franchement... La partie de mon... Moi, il y en a deux.
- Speaker #1
C'est ainsi dit.
- Speaker #0
Mes cheveux, puisque ça fait la partie de mon corps.
- Speaker #1
Oui, tes cheveux, ok.
- Speaker #0
J'aime bien mon propos tantôt. Méritage ! J'aime bien mon méritage. Notre héritage !
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #2
C'est fini ? avec tout ce qu'on a entendu Silas putain j'ai kiffé nous aussi on continue ou pas ? non je rigole il y en a une qui attend avec tout ce qu'on a entendu Silas est-ce qu'on peut dire que tu es badass ? mais je suis plus que badass si tu veux dis ce que tu es je suis
- Speaker #0
suis plus que badass.
- Speaker #2
Oh ouais ! C'est moi, Silas.
- Speaker #1
Merci beaucoup, Silas. Non,
- Speaker #0
mais je vous en prie.
- Speaker #1
Merci beaucoup. On vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Call Me Badass. En attendant, rendez-vous sur Instagram.
- Speaker #4
Les Bindés filles,
- Speaker #1
Des bisous ! Bisous, bisous ! Un grand merci d'avoir écouté
- Speaker #4
un grand merci d'avoir écouté
- Speaker #1
Call Me Badass.
- Speaker #4
Call Me Badass. Si vous aussi,
- Speaker #1
Si vous aussi,
- Speaker #4
vous avez l'âme d'une badass,
- Speaker #1
vous avez l'âme d'une badass,
- Speaker #4
laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit plus largement répandue.
- Speaker #1
laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit plus largement répandue ! Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspiré,
- Speaker #4
Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspirés,
- Speaker #1
motivé,
- Speaker #4
motivés,
- Speaker #1
encouragé par ces histoires authentiques de courage et de résilience.
- Speaker #4
encouragés par ces histoires authentiques de courage et de résilience.
- Speaker #1
Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs,
- Speaker #4
Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs,
- Speaker #1
à surmonter des difficultés ou plus largement à vous épanouir dans tous les sphères de votre vie,
- Speaker #4
à surmonter des difficultés, ou plus largement à vous épanouir dans toutes les sphères de votre vie.
- Speaker #1
Call Me Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi,
- Speaker #4
Call me badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi,
- Speaker #1
vous êtes badass !
- Speaker #4
vous êtes badass !