- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass, quoi ! A tout de suite ! Bienvenue sur le podcast Call Me Badass, bonjour ma chatte !
- Speaker #1
Salut ma chatte !
- Speaker #0
C'est quoi le « on » ? « et on » ? « et on » ? C'est quoi ce bruit ? Salut Kélie ! Salut Kélie, heureusement que t'es là parce que franchement...
- Speaker #2
Salut tout le monde ! Ça va les filles, franchement, super état !
- Speaker #0
Ça va super bien !
- Speaker #2
Super bien ! Un peu dur le trajet mais...
- Speaker #0
Écoute, je voulais te remercier d'avoir fait le déplacement pour venir sur notre podcast.
- Speaker #1
C'est franchement un honneur, franchement j'adore. Nous aussi, on est très contentes de t'avoir parmi nous. Et je pense que ça va être un épisode qui va faire fureur. Donc, merci. Merci, merci d'être là. Merci de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Avec plaisir. On commence, Kelly, toujours nos épisodes par la question des rôles modèles.
- Speaker #2
D'accord.
- Speaker #0
Quels sont tes rôles modèles féminins ?
- Speaker #2
J'en ai plusieurs. Tout d'abord... La première, je dirais que c'est Céline Dion. C'est ma chanteuse préférée.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Je comprends. Et en plus, j'ai deux chanteuses à Yo-Yo. Elle et Yamaria Kalas. Céline, c'est parce que, vu que c'est une famille très pauvre, qu'elle a travaillé dur pour arriver jusqu'à ce qu'elle est aujourd'hui. Ce n'est pas une personne qui a été, on va dire, mise en lumière par… Il y a eu son producteur, mais elle a provoqué ses preuves. par rapport au travail, par rapport au mérite. Maria Callas, son histoire est tragique. Elle aussi, c'est une chanteuse qui a bossé dur pour arriver où elle est arrivée. Donc, c'est des femmes puissantes pour moi. Et la troisième, c'est ma grand-mère. Mon modèle, mon pilier, ma meilleure amie. Ma mère, elle a été tout pour moi. Et si je suis la femme que je suis aujourd'hui, c'est grâce à elle. En particularité parce que toutes les décisions que j'ai dû prendre dans la vie, en étant plus jeune, c'est elle qui m'a guidée quand j'avais des doutes, quand je ne savais pas où aller. C'est elle qui me disait, peu importe les critiques, peu importe les injustices que tu subiras dans ta vie, ne le garde pas en négativité, mais transforme-la en lumière. Et depuis que je suis petite jusqu'à présent, j'arrête.
- Speaker #0
Oui, et tu soulignes un point important. Je pense que c'est important d'avoir quelqu'un dans notre vie, que ce soit dans notre famille ou dans notre cercle amical, qui croit en nous et qui nous répète ces petites phrases-là que ta grand-mère te répétait. Parce qu'en fait, c'est ce qui permet de tenir quand on est tout seul et quand on a peur, on ne sait pas où aller. On ne sait pas quand on a des doutes.
- Speaker #2
Le truc, c'est que quand on est enfant, on est vulnérable.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Le souci, c'est que bien souvent, il y a certains parents qui croient qu'un enfant, c'est un enfant qui ne comprend rien. Mais on est des êtres humains et on finira par devenir des adultes dans le futur. Ce qu'il y a, c'est qu'un enfant, en général, on est en pleine construction de... bébé jusqu'à l'âge de 6 ans, on en gaminise beaucoup de ce qui se passe autour de nous, de notre environnement. Et ce qu'il y a, c'est que chaque parole a son importance. Chaque mot a sa puissance. Donc, si vous répétez à un enfant à cet âge de préparation pour aller dans une vie d'adulte, en lui disant que des choses négatives, cet enfant finira dans la... dépression, plein de doutes. Et comme je dis, ma grand-mère m'a sauvée parce que moi, j'avais une mère qui ne me faisait que du négatif et j'avais quelque part un certain équilibre avec ma grand-mère d'un côté qui ne faisait que du positif. Et je me suis dirigée vers la personne la plus positive de ma vie, malgré que j'aimais ma mère, que j'aime toujours ma mère. Ça, on ne changera jamais, on n'a qu'une seule. Mais je garde juste ce côté positif.
- Speaker #1
Je ne veux plus me soutenir. Tu as le grand-mère quand tu étais enfant.
- Speaker #2
Quand je suis à mon art, la première personne qui m'a acceptée, je suis la première personne qui a cru à mon art, la première personne qui m'a dit. Le premier tableau, tu ne donnes pas, tu le vends. Même si c'est un centime, Kelly,
- Speaker #1
tu le vends.
- Speaker #2
Le premier, on ne donne jamais.
- Speaker #1
C'est un conseil canon, totalement.
- Speaker #2
Et croyez-moi les filles, je l'ai fait aujourd'hui, après 25 ans de carrière. Ne nous en dis pas trop.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui est badass dans ta vie aujourd'hui, Kelly ?
- Speaker #2
Je ne sais pas. Tu dois choisir une seule chose. Une seule chose. Je ne me rends même pas compte. Moi, c'est les gens qui me disent, qui disent, tu as fait ça, tu as fait ça. Mais moi, je ne me rends pas compte parce que je suis en continu, en train de créer des choses. Et j'ai l'impression que j'ai tellement de choses à faire et qu'il n'y a pas assez de temps. Je veux tout faire en même temps et j'ai l'impression que le temps part d'une vitesse. Donc, qu'est-ce qui est badass ? Je dirais mon art.
- Speaker #0
Et pourquoi il est badass ton art ?
- Speaker #2
Parce qu'il y a quelque chose de très important. L'art, il est vaste, certes. Moi, ce que j'ai ressenti pendant cette période où j'ai connu l'art et jusqu'à présent, il y a beaucoup d'évolution. Là, c'est un peu comme la mode. Ça évolue, ça bouge, ce qui est bien d'ailleurs. Mais on va dire que depuis 50 ans environ, l'art a quand même perdu beaucoup au niveau de la sensibilité, de l'humanité. Ça a été plus dans la... provoque depuis plus de 50 ans, qui va provoquer le plus ? Qui va faire quelque chose de plus provocant ? Je pense que là, avec la banane scotchée sur une toile, on a un peu une provocation. Je pense qu'il n'y en aura pas plus. Moi, en tant qu'artiste peintre et que dans ce milieu que j'ai vu pas mal d'évolution, je pense que là, on part vers quelque chose qui va évoluer vers quelque chose de plus. humain, plus énergétique. Et c'est ça que j'ai envie de... Je crois que les balasses, dans quelque part, ce que je me dis, là, c'est le moment pour qu'ils se montrent vraiment le côté humain, le côté qu'on est tous connectés à l'univers. On a tous une part de l'univers en nous. Et l'important, c'est garder cette énergie positive. Quand vous regardez le monde, si tout va mal, tout est en train de se tirer l'un sur l'autre, il faut bien quelque part... quelques artistes de nos jours qui essaient de changer les choses.
- Speaker #0
On va revenir sur ton art tout à l'heure. On va te laisser te présenter.
- Speaker #2
Je suis Kelly Wayne. J'ai 45 ans. Je suis artiste et peintre mauricienne. Première dauphine de Miss France 2025. Je ne peux pas dire d'autre. Je vis en France depuis 2013. Je suis exilée. Ma vie a été très,
- Speaker #1
Pourquoi tu es exilée de ton pays et les raisons que tu es apatrée ?
- Speaker #2
Je suis une femme trans. J'ai commencé ma transition très très jeune, à l'âge de 16 ans et demi, quand ma mère m'a mis à la porte. C'est là, quelque part, que je suis obligée de prendre mon indépendance, c'est en même temps d'être qui je suis, donc j'ai accepté. Je le savais depuis très très jeune que j'étais différente. Sauf que là, quelque part, elle m'a rendue sur la vie spectaculaire. en mettant la porte, ça m'a permis d'être moi-même. Et toute ma vie, j'ai continué à me battre pour ce que je suis. Et depuis 2013, depuis 2012, quand j'ai fait mon opération, je me suis trouvée avec un problème administratif à l'immobilier. Et avec...
- Speaker #1
C'est interdit à l'immobilier.
- Speaker #2
C'est pas que c'est interdit. À l'immobilier, on peut être gay, trans, peu importe ce qu'on fait. les Mauriciens, ce n'est pas des gens qui vont vous juger. Ils aiment bien faire des jokes, ils aiment bien plaisanter, ils aiment bien dire des bêtises. Mais tant que vous n'embêtez pas la personne, la personne ne fera rien. Ce que l'administration, c'est autre chose. Et que quand vous êtes la première personne à faire une transition, enfin, pas la première, il y a deux personnes qui l'ont fait, mais qui n'ont pas le gouvernement. ils n'ont pas fait le champion d'état civil la première donc quand on est en première ligue logiquement vous prenez tout en pleine face c'est important pour toi d'aller jusqu'au bout pas juste de t'arrêter à une transition mais d'aller te faire reconnaître j'ai une communauté Ali Maurice toutes les femmes trans que je connais même ceux qui me soutiennent ou pas c'est que Merci. J'ai connu ce problème. Vous savez, quand vous venez dans un quartier pauvre, quand vous avez grandi, quand vous avez connu vraiment le baffon, vous avez envie d'apporter votre petite pierre à l'édifice pour bouger les choses. Si personne ne le fait, ça ne bougera jamais. Il faut bien que quelqu'un prenne le devant. Je ne dis pas que je suis la meilleure, je ne dis pas que je serai, que je fais les choses bien, mais il faut bien...
- Speaker #1
Il ne faut pas m'engager. Il faut bien,
- Speaker #2
à un moment donné, que quelqu'un fasse quelque chose. Ça fait des années que ça n'a rien. Ça n'a pas bougé. et vu en tant qu'artiste et que je suis reconnue je suis même bien reconnue en tant qu'artiste peinte j'ai utilisé ma visibilité pour faire quelque chose de bien à la communauté trans et en même temps d'être pédagogique, d'essayer de ne pas aller dans la provoque je ne suis pas là pour faire un drama moi je suis là juste pour expliquer que là on existe on est des humains, on est tous différents, peu importe qu'on soit couleur de peau, peu importe la religion à l'orientation sexuelle. C'est ça qui fait la beauté de ce monde. Peignons ce monde avec la couleur d'être différent. C'est ça la meilleure chose à faire.
- Speaker #0
Et du coup, tu parlais tout à l'heure du concours auquel tu as participé. Quelles étaient tes intentions en participant à ce concours ?
- Speaker #2
La première, c'était pour remercier la France. Parce que quand j'ai perdu, justement, je n'ai pas répondu, je ne sais pas si c'est trop loin, dans l'explication nationalité, au fait, en 2020, pour mon passeport IT. périmé. Je suis allée à l'ambassade de l'IMORIS pour faire un renouvellement de passeport classique. J'ai déposé les papiers et on m'a dit, Madame Wayne, il y a un souci sur votre reconnaissance. Ah bon, c'est quoi ? On m'a dit, vous avez un prénom féminin, une photo féminin, sauf qu'il y a une mention masculine. Je dis, oui, c'est normal parce que je suis une femme trans. Et on me dit, c'est quoi ? Bien souvent, c'est le travail en bureau.
- Speaker #1
En 2020 ?
- Speaker #2
C'est une blague ? promets que certaines personnes en bureau sont les esprits fermés. Et du coup, j'ai dû expliquer. Et finalement, je lui ai dit que j'étais opérée. Ah, vous avez un certificat médical ? Oui. En pensant que ça allait aboutir à quelque chose. Je me suis dit, vu que je vis en France et que ça fait depuis 2012 que je me bats avec l'état civil à Limoré, je me suis dit peut-être qu'ils vont pouvoir bouger des choses. Parce que comme je renouvelle mon passeport, ils vont mettre la pression sur l'état civil pour que ça change. Au bout du compte, Oh ! J'envoie. Quelques semaines, on m'envoie un mail, on m'a dit « Madame Wayne, on ne peut pas vous délivrer des passeports » . Je me dis « Mais pourquoi ça ? » « Il faudra que vous retourniez à l'état civil parce qu'il n'y a que l'état civil qui peut changer votre genre et nous, on ne peut pas vous donner un passeport qui ne correspond pas à votre genre physique. » « Parce que vous avez fait une opération, toute tentative de changement d'opération, quoi que ce soit sur votre personne physique, doit être mentionnée sur votre passeport. » C'est un papier international, on est obligé de bien le respecter. C'est tout. Là, ça va. Il n'y a pas de problème. Je dis OK. Je retourne à l'état civil, que j'envoie un mail. Heureusement, j'avais tout à écrire. Je suis obligée de faire une correspondance. L'état civil...
- Speaker #1
Du coup, l'état civil a l'île Mauritie. Ah, c'est à l'île Mauritie. Et moi, je suis en France. Donc,
- Speaker #2
trois correspondances sans arrêt. Et l'état civil me dit, après plusieurs semaines, parce que j'ai essayé de... J'ai même contacté des journalistes qui m'ont soutenu. Le directeur national de l'état civil me dit, Madame Mouine, on est dans le regret de vous dire que l'administration mauricienne ne reconnaît pas le changement de sexe. On ne peut rien faire pour vous.
- Speaker #0
Mais est-ce qu'il se rendait compte de la portée ? Parce que dire je ne reconnais pas, ça veut dire quoi ? Ça veut dire je ne reconnais pas et je vais trouver une solution.
- Speaker #1
non mais c'est fini parce qu'en fait pardon excuse moi mais ça veut dire que les femmes trans qui sont à lille maurice ne peuvent pas avoir de passeport avec leur nouveau genre, elles ne peuvent pas voyager.
- Speaker #0
Oui, il y a un vide juridique, du coup.
- Speaker #1
Au fait,
- Speaker #2
le problème administratif, c'est que là-bas, soit tu restes masculin.
- Speaker #0
Oui, mais du coup,
- Speaker #1
ça ne correspond plus. Donc, quand tu prends l'avion, tu fais comment ?
- Speaker #2
Tu es obligé tout le temps de te justifier. Avant mon éclaration, attends, il y a un truc encore plus démentiel dedans, c'est qu'à Imoris, tu peux changer ton prénom.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
Alors, tu peux prendre un prénom féminin, mais tu ne peux pas dire que tu es femme. Oui.
- Speaker #2
Tu peux la changer quand tu veux. Bon,
- Speaker #1
les Mauriciens vous aiment bien, mais...
- Speaker #2
C'est compliqué parce que le nom, au fait, c'est dans notre constitution. C'est comme c'était une ancienne colonie. Et que comme les gens venaient un peu de partout, en Inde, en Chine et tout, pour intégrer dans la société mauricienne qui était à l'époque française, parce que Gustavo était le Mauricien français avant.
- Speaker #1
Et ça a été anglais aussi.
- Speaker #2
Et c'était venu anglais.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Et donc, ce qui fait que... Pour que les gens puissent s'intégrer, il fallait qu'ils changent leur nom. Il fallait qu'ils viennent catholiques et tout. Donc, c'était ça. Et donc, ça s'est resté. Du coup, les gens peuvent changer leur prénom, leur nom de famille, tout changer facilement. Mais comment ça se fait en France ?
- Speaker #0
Comment ça se fait en France ? En France, comment ils font ?
- Speaker #2
Il faut passer par un tribunal. Il y a un procédure. Et ça, c'est pas longtemps. C'est en 2016 que ça a mis en place pour les femmes de France en France.
- Speaker #0
Je n'ai jamais posé la question. Pour moi, ça se faisait automatiquement.
- Speaker #2
Les noms et les prénoms, c'est plus compliqué ici. à changer. Aline Maurice, c'est simple. En moins de six mois, tu l'as.
- Speaker #1
Oui, parce qu'Aline Maurice, tu as toute l'histoire coloniale qui fait comme tu nous expliquais, qui fait que tu peux facilement changer de prénom. Mais par contre, le sport,
- Speaker #2
il y a un blocage. Pas un blocage parce qu'il ne sait pas comment le faire. Et en plus de ça, quand on est passé sur la colonisation anglaise, on a pris les raccourcitions françaises, on l'a traduit en anglais.
- Speaker #1
Donc, tu vois ce que je veux dire, c'est que Merci.
- Speaker #2
Maintenant, en anglais, c'est un peu compliqué. Donc, on ne sait pas comment régler le problème en anglais. Donc, on retourne à la base encore.
- Speaker #1
Punaise. Ok.
- Speaker #0
Excuse-moi, je voulais, avant qu'on aille sur ton art, je voulais juste te poser une question. Non, en fait, tu n'as pas répondu à ma question. Sur les intentions que tu avais quand tu as décidé de passer le concours de Mestif France. Du coup, quelles étaient tes intentions ? Et après, j'ai une autre petite question. de questions. Désolée.
- Speaker #2
On a mené sur une question. Pour Missy France, c'est parce que, oui, comme j'ai eu l'asile en France et qu'en même temps, j'ai eu aussi mon genre féminin en France, c'est la meilleure façon. En plus, j'adore la France. J'ai un peu les racines françaises aussi. Donc, j'ai toujours aimé ce pays. J'aime la culture française. Je me suis dit, quoi de meilleur pour rendre hommage à un pays qui m'a enfin laissé être la femme que je suis. et qui me donnent l'opportunité d'être moi-même, l'opportunité de pouvoir exercer mon art en plus grand national, surtout dans un pays comme la France, dans un endroit aussi francophone que même à l'international. Pourquoi pas ? Donc, c'est quand même la France et ce n'est pas n'importe quel pays. Donc, c'était la moindre des choses, tu vois. Déjà, c'est en premier. Et deuxième, de mettre aussi un point sur ce qui se passe à l'île Maurice et sur ma discrimination, sur les injustices que j'ai vécues. Parce que c'est bien qu'on est ici en France, il y a beaucoup de choses qui sont mises en place, mais il faut savoir que dans d'autres pays, c'est pire. Et donc, c'est pour pouvoir être cette voix pour d'autres qui sont en souffrance, pour d'autres qui se sentent perdus parce qu'elles ne savent pas où aller. Et bien souvent, dans la situation que moi, j'étais perdue, j'ai fait des dépressions pas possibles, j'ai failli. mettre fin à ma vie et donc c'était pas possible. Pour mes filles, les problèmes administratifs, c'est horrible, horrible, horrible. Quand vous perdez tout, j'avais tout perdu. Donc c'est juste pour dire que j'ai vécu ça et je ne veux plus que ça se reproduise et je ne veux pas que d'autres personnes le vivent.
- Speaker #1
C'est important que tu le dises. Tu as fait d'autres interviews également et c'est important que tu le dises parce que c'est vrai que tu as l'air d'être tellement épanouie. D'accord, tiens. hyper souriante, hyper avenante. Moi, je t'ai rencontrée à l'événement de Amazon Paris et tu rayonnes, Kelly. Et on n'imagine pas que tu aies passé par toutes ces embûches, par toutes ces difficultés. Et merci à toi de le dire au micro de Colmy Badass et aux interviews parce que je pense que c'est important pour d'autres femmes qui vivent ce que tu as vécu de se dire, on peut être heureux après.
- Speaker #2
Bien sûr, il faut toujours croire en ses rêves. Moi, j'ai dit qu'il faut toujours garder cette petite enfant. Tu vois la petite fille qui est en moi, tu la gardes précieusement. Aujourd'hui, j'ai en train de réaliser le rêve de cette petite fille qui se sentait mal, qui était enfermée dans un corps qui n'était pas la sienne. Et je dis à tout le monde, gardez cette part enfant en vous. Continuez à rêver, continuez à cacher, continuez à croire à ces rêves que vous aviez. Parce que c'est dommage, en grandissant, il y a beaucoup d'adultes qui oublient leurs rêves. Et jettent les plonges.
- Speaker #0
c'est pas dans l'ordre mais je vais te poser cette question que j'avais prévu de te poser un peu plus tard comment ça se fait toi qui es artiste, tu auras la réponse à cette question comment ça se fait que quand on est petit, on est émerveillé de tout et de rien, on est émerveillé parce qu'on voit un oiseau, parce qu'on voit un rayon de soleil, on voit la lune, on est émerveillé parce qu'on se dit « tiens, on va faire une balade sur la plage » . Tout nous émerveille quand on est enfant. Et à un moment donné, en grandissant, ça s'arrête. Stop ! Il y a quelque chose d'hyper rationnel, du surcroît national qui prend le dessus. Et en fait, je me suis posé la question en discutant avec une amie. C'est elle qui m'a invitée à me poser la question en me disant mais... C'était quoi la dernière fois que je t'ai émerveillée ? Et là, j'ai eu un blanc. Je me suis dit, waouh, j'adore le mot émerveillement. Et pour le coup, j'ai dû réfléchir. Pourquoi, Kelly, selon toi ?
- Speaker #2
Parce que, c'est ce que je viens de dire, c'est que beaucoup d'adultes ont perdu cette âme d'enfant.
- Speaker #0
Et comment on fait alors pour cultiver, pour garder ?
- Speaker #2
Moi, je rêve tout le temps. Je rêve en marchant. Je rêve, je suis avec vous. J'ai plein d'images, des tableaux qui passent tout le temps. plus tout le temps dans un monde ailleurs, je suis tout le temps, moi chaque chose m'intéresse, je suis émerveillée de rencontrer des gens, je suis là, je suis heureuse je suis émerveillée d'être avec vous parce que justement je trouve ça magnifique on est dans un super beau studio, il y a des bonnes énergies des bonnes zones et quand je rencontre par exemple, je vais vous donner une petite anecdote il y a un an je ne connaissais même pas autant de femmes je ne connaissais même pas une femme trans ici en France Ah ouais ? Je connais ça, les femmes trans, mais en France, non, j'avais pas une communauté. Pour vous dire que j'ai participé à ce concours, j'ai eu première dauphine, oui, mais j'ai gagné tellement. J'ai gagné une communauté, j'ai gagné le cœur, j'ai gagné l'amour, le respect. Et je suis émerveillée, tous les dimanches, quand je fais mon émission Une Voix, Une Histoire, je rencontre chaque femme trans, chaque parcours. parce que Vous savez pourquoi je suis émerveillée ? Parce que j'ai l'impression d'être dans une bibliothèque. Et je suis en train de découvrir un livre tous les dimanches. Vous n'imaginez pas comment c'est magnifique. Chaque parcours de ces femmes sont extraordinaires. Elles méritent tellement d'être en lumière.
- Speaker #0
Parle-nous de cette émission que tu as créée justement.
- Speaker #2
C'est juste après mon élection. J'ai été à l'élection, j'ai été élue, et je trouvais qu'il manquait quelque chose. Je suis sur les réseaux depuis pas mal de temps et j'ai remarqué que tout le monde a des réseaux, tout le monde a son téléphone, ça sert. Depuis quelques temps, comme je vous ai parlé par rapport à l'art, on est dans un art qui est très provocateur. On a vu avec les télé-réalités, on a vu avec la mode, avec la peinture et avec les réseaux sociaux, c'est très provocateur, très buzz. Il fallait que ça triche, il fallait que ça trie, il fallait que ça insulte. Là, on a nos 10 maths au maximum. Puis, je réfléchis, je dis, mais pourquoi faut-il tout le temps aller là-dedans ? Pourquoi on ne fait pas autrement ? Il n'y a personne qui a osé faire autre chose, différent. Je dis, j'ai envie de créer quelque chose pour unir. Parce que moi, j'aime l'union. D'ailleurs, c'était mon discours pendant mon élection. On m'avait posé la question, si un jour je me réveille dans un monde merveilleux, où j'avais trois souhaits à faire, ou un non-un, tu penserais à quoi ? Je dis c'est l'union. Parce que je me dis, seul, on avance, mais quand on est unis, on avance plus vite et beaucoup plus loin. C'est très important. Et justement, cette émission, je me dis, allez, je veux créer ça. Pour, pas pour moi. Parce que moi, j'ai la facilité avec mon travail d'être tout le temps en lumière. Et j'arrive à avoir pas mal d'interviews. Merci à Dieu, merci à l'univers. Que ça continue. Mais je me suis dit, toutes ces femmes, elles méritent tellement. Parce que je sais, j'ai passé dans, j'ai vécu ce parcours. Je sais comment c'est dur. Et chacune d'entre elles, leur parcours est tellement différent. Il n'y en a pas un parcours trans spécifique. Il y en a qui ont passé par des chemins très difficiles. Il y en a qui ont passé par la prostitution. Je n'ai pas connu la prostitution. Parce que j'ai un métier, j'ai pu affronter la vie différemment. Mais ça ne veut pas dire que ça n'existe pas. Et ce n'est pas pour autant parce que ces femmes-là ont fait le TDS, le travail du sexe, qu'il faut le juger, il faut jeter la pierre. Non, il faut le respecter. On ne sait pas pourquoi, comment. Donc, il y a ça. Il y en a d'autres qui ont été violées, mais pas toutes les femmes trans qui ont été comme ça. Chacune a son parcours. Et moi, tous les dimanches, je découvre et je partage avec fierté cette communauté c'est que les gens Je voulais apporter, pas juste dévoiler une histoire, mais pédagogique, de faire les gens comprendre que... Les femmes trans ne sont pas juste des clichés sexuels. Ce ne sont pas juste des clichés maquillage. C'est les femmes. C'est toutes les femmes.
- Speaker #0
Tout à fait. Ce sont des personnes, du coup, qui viennent. N'importe qui peut venir à l'émission.
- Speaker #2
J'ai deux concepts. Soit un dimanche, j'invite quelqu'un. D'accord. Un invité spécial. Là, je lui demande de choisir un thème. Je laisse le choix. Moi, je laisse tout le temps les gens libres. Tu choisis ton thème. Je travaille ma trame.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #2
30 minutes, je te parle. je débat avec toi sur ton thème. 30 minutes après, j'ai fait les internautes monter et c'est eux qui débattent avec toi. Et je laisse la parole à tout le monde. C'est bienveillant. Oui, très bienveillant parce que je demande la seule chose que je demande, la bienveillance, le respect, pas d'insultes, j'ai pas de drama. De toute façon, dès qu'il y a ça, je fais la personne partir et je donne la parole à tout le monde, même ceux qui sont contre. Parce que je dis, quand on fait un débat, si on carasse tout le temps dans le sens du poil, il n'y a pas de débat.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #2
On ne peut pas être d'accord avec tout le monde, ce n'est pas possible.
- Speaker #1
Je ne suis pas d'accord.
- Speaker #2
On ne peut pas être d'accord avec tout le monde. Oui, oui, c'est vrai. Il faut un point de compte, je suis désolée. Et après, la deuxième version, c'est que je fais une comptable ronde. Et ça, dès l'émission, je mets un thème. C'est moi qui choisis.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #2
J'ai mes questions et dès l'ouverture, j'ouvre le micro à tout le monde. Ah, super. Et comme ça, je laisse les gens deux par deux se parler. et Par miracle, je vais vous dire, ça fait depuis le mois de juin que c'est ouvert. Je suis trop fière. Par miracle, moi qui voyais plein de lives sur TikTok où ça s'engueulait,
- Speaker #1
ça se criait sur le mien.
- Speaker #2
C'est pour ça que je te pose la question, est-ce que c'est bien ou bien ? Il n'y a jamais un clash, jamais un insulte, jamais rien. Chaque femme trans respecte au maximum. Et le pire, c'est que je n'ai pas que les femmes trans qui viennent.
- Speaker #0
C'était ma question en fait.
- Speaker #2
On a des hétéros. on a tout le monde c'est ouvert moi je veux que bien sûr je peux même vous inviter si vous souhaitez au contraire bien sûr je laisse moi je veux un truc que ce soit tout le monde ok trop bien je suis une artiste quand tu vois une palette d'artistes est-ce que tu vois que deux couleurs trois couleurs non des mille sites de couleurs moi j'adore ça totalement avec trois couleurs primaires tu fais les millions justement j'ai une question sur ton art Kelly parce
- Speaker #1
que tu es une femme très engagée sur tout ce que tu fais et vraiment, entends-le comme un compliment de ma part parce que pour moi, les plus grandes, j'allais dire les plus grandes femmes, les meilleures personnes dans ce monde sont des personnes qui sont engagées et qui se bougent pour que le monde ressemble à, pour que le monde soit meilleur, tu vois. Donc, vraiment, bravo encore une fois pour ça. Tu es très engagée. Est-ce que ton art, pardon, l'est également ?
- Speaker #2
Oui, parce que Merci. Je ne peins pas pour peindre. Je peins toujours pour dire quelque chose. Sinon, ça ne sert à rien. J'ai dit, le jour que j'arrêterai de peindre, c'est le jour que je n'ai rien à dire. J'adore. Et en plus,
- Speaker #1
je transmets beaucoup ma vie,
- Speaker #2
de ce que je vis. En fait, je vais tellement transmettre, de dire aux gens, peu importe votre difficulté, il n'y a pas que dans la musique. en peinture aussi, on peut, peu importe le côté sombre, si j'arrive à faire quelque chose de négatif en lumière, quelque chose de noir en lumière, je ne sais pas pour me jeter la fleur, c'est que jusqu'à présent, j'ai vendu quand même plus de 250 tableaux. Et ce n'est pas pour rien. Waouh !
- Speaker #0
Tu ne nous avais pas dit de la préparation !
- Speaker #2
Waouh ! Si je te trace toute ma carrière, j'ai commencé... très très jeune. Déjà, à l'âge de 12 ans, quand j'ai fait mes premiers mangas, je les vendais.
- Speaker #0
Ah ouais, d'accord, ok.
- Speaker #2
C'est ce que je disais par rapport à ma grand-mère. J'ai commencé les mangas et en fait, j'ai commencé un petit manga vite fait. Je me suis retrouvée avec plein de mangas et comme on était une famille pas très très riche et je voulais aider ma famille, j'ai dit à mon frère jumeau Oui, je suis un frère jumeau. On est très liés. C'est grâce à lui aussi que je peins.
- Speaker #1
Vous voyez toujours.
- Speaker #2
Oui, il est en France. Lui, il me dit qu'il est mon soldat. C'est vrai. En passant, je t'adore, je t'aime. Et que c'est lui aussi qui m'a... Il y avait ma grand-mère en tant que femme, mais mon frère, sans lui, je ne sais pas où je serais aujourd'hui. Il savait depuis très très jeune, depuis que j'avais 5 ans, que j'étais une fille, je lui avais toujours dit, il me dit, tu seras ma soeur. c'est trop chou et les petits temps c'est super qu'il y ait un pilier et c'est peut-être pour ça aussi que je me sens rarement seule parce qu'il est toujours là et du coup avec lui je me suis dit j'ai eu l'idée quand je me trouvais plein de mangas, je lui dis, mais... Souvenez-vous,
- Speaker #0
puisque ma grand-mère m'a dit d'aller les vendre je me dis tu crois que les gens vont acheter on essaye, t'entraînes à rien c'est clair j'avais 12 ans et je les vendais c'est carrément badass c'est super audacieux donc je les vendais et après quand j'ai eu 20 ans ma première exposition c'est que avant de faire cette première expo au fait je cherchais un peu ma voix à 20 ans Mouah ! En plus, j'étais dans une situation très, très compliquée, les filles. Parce que quand je me suis retrouvée à la rue, je me suis retrouvée chez quelqu'un qui a voulu, entre guillemets, m'aider. Ceux qui m'écoutent, faites très attention. Si vous êtes jeune, quand quelqu'un vous tend la main, vérifiez toujours. Parce que bien souvent, malheureusement, ce n'est pas forcément un bon samaritain. À l'époque, j'étais très, très naïf.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et comme ma mère était très religieuse, ils nous ont dit que le jour, dans la Bible, racontait quand tu es dans des problèmes, le bon Dieu t'envoie un bon samaritain. J'y croyais. Mais la personne m'avait dit, tu ne peux pas rester à la rue, viens, je t'héberge chez moi. Je suis allée chez lui. Pendant quelques temps, ça a été ça. Après, si tu ne couches pas avec moi, tu retournes à la rue. Et ça a duré quatre ans. Et quatre ans, j'ai pleuré. Quatre ans, je me dégoûtais. En plus, il avait 50 ans. Plus de 50 ans. Moi, j'avais à peine 7 ans. Donc, je ne savais même pas ce que je faisais. J'étais dégoûtée de tout. Je voulais en finir avec la vie. Et le seul truc qui me tenait, c'était l'art.
- Speaker #1
Donc, j'avais la peinture.
- Speaker #0
J'ai dessiné. Et après, Maya Callas. La motonna sur le bain. J'écoutais ça. il y a un jour je chanterai un jour je te promets que je chanterai cette chanson je chantais, à chaque fois je n'étais pas bien soit je chantais, soit je peignais et un jour j'ai entendu une personne que je rencontrais comme ça des fois il y a l'univers des petites langes par viavis d'autres personnes, peut-être je ne sais pas ça existe ou pas, quelqu'un m'a dit écoute, il y a un petit stage à l'Alliance Française par lui, du coup c'est à quoi réagir ? Je ne connaissais rien, moi. Je n'ai pas d'artiste en ma famille. Enfin, il y a beaucoup de chanteurs, de musiciens. Oui, il n'y a pas d'artiste peintre. L'artiste peintre, il n'y a personne. Moi, je ne connaissais pas ce que ça veut dire. Je suis allée voir, curieuse, toujours. Je suis allée voir. Je me suis dit, c'est compliqué en plus. Et puis, la prof me dit, je vous l'écoute très bien. Mais, tu sais, l'aquarelle, c'est la technique la plus difficile. on dit ce jour arrive à mettre les espoirs pour la technique ce sera vraiment du gâteau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En fait, c'est comme quelqu'un qui chante de l'opéra. L'opéra, c'est la technique la plus dure à faire. C'est clair. Une fois que tu arrives à faire ça, tu fais ce que tu veux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc là, j'ai fait ça. J'ai fait un petit stage de quelques semaines. Pour pouvoir payer ce stage, j'ai travaillé comme barmaid, comme dans le restaurant. J'ai fait de la plonge, j'ai fait des trucs comme ça. Je voulais absolument apprendre. Je n'arrivais pas. J'ai eu beaucoup de difficultés à la faire, mais à un moment donné, je me suis retrouvée avec beaucoup d'aquarelles. au bout de quatre ans et je trouvais à peu près 50 aquarelles environ. Et là, il y a quelqu'un qui m'a dit, écoute, vu le nombre que tu as, tu peux faire une expo. Je dis, c'est quoi une expo ? Je découvre au fur et à mesure. Je découvre petit à petit. Et puis, il y a une personne qui m'a fait rencontrer quelqu'un qui était dans une galerie à la ville de Rosille. Et je parlais avec la personne, elle me dit, c'est super bien ce que tu fais. Tu as pensé à exposer. Je dis, mais tu es sûre que je peux ? Il me dit, bien sûr. Je ne sais pas, je suis encore jeune. Mais alors, il n'y a pas d'âge pour exposer. Donc, moi, pour être sûre de ce que je fais, j'ai entendu parler des autres artistes. Je suis allée voir ceux qui sont déjà connus. Une idée. Moi, je croyais que les gens étaient bienveillants. Parce que moi, à l'heure d'acteur, quand quelqu'un me posait des questions, je lui ai dit, vas-y, continue. Je l'aide dans l'ambiance.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Quand tu es encore jeune, moi, j'ai 70 ans, je n'ai pas exposé. Pourquoi tu l'as exposé maintenant ? donc J'ai insisté, j'ai dit à la personne, écoute, ce qu'on va faire, en plus, j'étais trans, c'était pas hyper connu comme maintenant. Il y en avait, mais c'est appelé le travesti à l'époque, et il se travestit que le soir, pour des soirées, on va dire bizarres.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux profiter de ce point-là pour expliquer la différence ? Parce que c'est vrai que moi aussi, je rencontre plein de gens qui font l'amalgame. La différence entre être travesti et être femme trans. une femme trans et une drag queen.
- Speaker #0
Traversie, tu n'es pas forcément gay ou trans. Tu n'es pas obligé d'avoir une orientation sexuelle pour être traversie. T'as des gens hétéros qui aiment bien se déguiser. C'est un déguisement. Et autant pour les femmes que pour les hommes. Les deux côtés. Après, t'en as les gens qui ont une rotation sexuelle un peu plus gay, mais qui aiment bien se travestir en femme, mais qui n'ont pas envie d'aller faire une transition. Parce qu'ils sont... Ils ne sont pas femmes,
- Speaker #1
mais ils aiment la féminité.
- Speaker #0
Ils aiment cette paire de féminités en eux, mais ils sont en accord avec leur corps physique.
- Speaker #1
Ça n'a rien à voir.
- Speaker #0
Les drag queens, il y en a qui sont gays, il y en a même qui sont trans aussi.
- Speaker #1
mais il y en a qui sont hétéros et Travesti et Drag Queen c'est pas pareil ah non
- Speaker #0
Drag Queen c'est vraiment le show le show ok Drag Queen c'était vraiment le spectacle c'est l'art ouais c'est super est-ce qu'une femme une femme peut l'être aussi oui moi je suis sûre mais moi aussi oui bien sûr d'accord bien sûr c'est le côté artistique c'est le podium de pouvoir t'imagines même en tant que femme de pouvoir te mettre en Drag Queen de Merci. d'interpréter le rôle de ton chanteur, ta chanteuse préférée. Tu imagines ? Non, mais moi, ce que j'adorais,
- Speaker #1
c'est de prendre des cours avec une drag queen expert pour cacher ma barbe, là.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
C'est que ça que tu vois, toi. Moi, je te parle de ma barbe. Je te parle de ma barbe. Je te parle de ta barbe.
- Speaker #0
Moi, je suis... C'est ce qu'il y a. Attends, le maquillage, pour moi, c'est de l'art. Oui. Mais totalement ! Ça fait plus de 30 ans que je ne maquille, mais je maquille très léger en plus. On me demande de maquiller, moi je ne sais pas comment maquiller. Moi je mets de la poudre et je mets un rouge à lèvres, c'est tout, je ne fais pas grand-chose.
- Speaker #1
En même temps, tu n'as pas besoin de grand-chose.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
c'est clair.
- Speaker #0
Vous venez là-dessus, puis j'ai dit à ce galeriste, comme ce n'est pas connu à Limoïse, et moi j'étais en fin 24 sur 24. Parce que je me suis dit, quand on fait quelque chose, si on le fait bien, on ne le fait pas du tout. Moi, les trucs à moitié-moitié, ça, je n'aime pas. Autant, il y en avait, les travestis à l'humoriste, il y en avait pas mal. Ils étaient là pour le salon, ils se maquillaient. Ils n'avaient pas de seins. Bon, moi, je n'avais pas de seins à l'époque. Mais un peu de forme, je ne sais pas moi. C'était d'en bayer la chose. Essaye de fondre la main. D'en bayer la chose. Essaye. Je ne sais pas, il y a un soutif, monsieur, pas maintenant décolleté, mais... vachement fine en plus. Je faisais à peine 45 kilos.
- Speaker #1
Ah ouais ! Donc,
- Speaker #0
c'était super grand. Oui, mais donc, même si je n'avais pas de seins, je mets un petit bras, un petit bras, pas trop, un soutien-gorge assez peu, ça allait. C'est une jeune fille, tu vois ? Ça passait bien. Avec une jupe, j'avais une petite jambe. Oh, c'est nickel ! Et donc, tu vois, le côté de trans, je pense, quand tu es vraiment, tu sens vraiment que tu es vraiment une femme, Après, j'attends encore une fois que chacun fasse son parcours. Moi, c'était ma vision. C'est mon parcours. Encore une fois,
- Speaker #1
c'est une réalité.
- Speaker #0
Il y en a qui prennent 20 ans, il y en a qui prennent 50 ans pour le faire. Moi, je voulais dès maintenant et le faire et assumer maintenant. Ça, c'est ma vision des choses.
- Speaker #1
Parce que tu t'es toujours sentie femme.
- Speaker #0
J'ai toujours été sentie femme. Je veux être comme ça et je suis une femme. Oui, une femme, en fait. C'est même ça, faire une femme. Oui, c'est une femme. C'est vraiment sentir une femme. C'est ça la bonne question.
- Speaker #1
En fait, t'es juste né dans le mauvais corps.
- Speaker #0
être senti être femme, c'est déjà de se respecter soi-même, de s'aimer soi-même, d'être en accord avec soi-même. Moi, je pense que c'est ça, être vraiment féminine, c'est quoi vraiment... Quand on parle de la question de un homme, il peut être féminine aussi, il peut se sentir féminine. C'est pas forcément être avec son genre, avec son sexe, quelqu'un qui est féminine ou masculine. Je connais pas mal de femmes qui me disent « moi, je suis plus masculine que féminine » . Et tant que on va dire que c'est pas une femme, autant. Tu vois ce que je veux dire ? Merci. j'avais une question j'ai bugué ceci est un bug arrête de te faire ça fiche de moi je continue c'est ma galerie du coup j'ai dit à ces galeries comme c'est pas très connu nous ce qu'on va faire vous le faites exploser je vais pas mettre mon nom non je dis même pas mettre mon nom ne dis pas mon nom j'ai pas envie de savoir si je transcrois que ce soit ce serait dommage Hum hum. tu es une artiste, tu travailles très bien, tu es différente, prends ça comme une force et pas comme une faiblesse. Et en plus, c'est que, justement, personne dans le milieu artistique, à l'heure actuelle, il y a une femme trans qui fait une exposition. Mais oui,
- Speaker #1
en plus, c'est la vraie différenciation.
- Speaker #0
Et justement, il y en a beaucoup qui font des spectacles, des shows. Et peut-être, justement, tu auras une voix différente à porter. je dis ok tu ouvriras la voie aussi à d'autres et lorsque j'ai fait en 2002 ma première exposition solo, j'ai fait 44 tableaux en aquarelle en 15 jours j'ai tout vendu les 44 ? oui t'avais quel âge à l'époque ?
- Speaker #1
22 ans et tu vendais combien tes tableaux ?
- Speaker #0
Mais c'était chez Aline Maurice. Oui, mais oui. C'est ça. Tu étais Aline Maurice.
- Speaker #1
Et tu étais toute jeune. Donc, déjà, rien que de vendre tes tableaux,
- Speaker #0
c'est déjà wow. C'est là que j'ai repéré mon indépendance. J'ai pu quitter l'enfer où j'étais. C'est pour ça que je vous disais, les filles, de transformer ce côté négatif en positif. Tout ce mal-être, je l'ai mis dans ma peinture. J'ai transformé ça en lumière. Ça a récolté. Cet argent m'a permis d'être indépendante. Et quand j'ai vu ça, j'ai dit, ok, on peut gagner autant d'argent. Est-ce que tu peux faire d'autres ? J'ai dit, ok, on peut gagner autant d'argent. J'ai dit, écoute, ce qu'on va faire, on va travailler encore plus dur. Et j'ai rencontré des personnes qui me disaient, il y a des opérations. Ah ouais, ça coûte combien ? Je commençais à faire des recherches.
- Speaker #1
Tu n'imaginais pas que tu allais pouvoir enfin vivre dans le corps quand tu étais plus jeune ?
- Speaker #0
Je me suis dit que j'aimerais bien. Il y en a qui m'ont dit qu'il y a des opérations. Je me voyais déjà dans le corps, moi. je me dis, j'ai une opération. moi, quand je veux quelque chose, Je ne dis pas, ouais, j'aimerais bien, puis je laisse. Je visualise la chose. Je dis, je vis comme si je l'ai déjà.
- Speaker #1
La manifestation.
- Speaker #0
Je me projette déjà. Moi, je le vois déjà devant moi. C'est déjà accompli. Et du coup, j'ai mis de l'argent de côté. Je me dis, je travaille plus dur. En 2003, j'ai fait une exposition de 20 tableaux en l'espace de six mois. J'ai tout vendu. En 2004, j'expose dans un hôtel de cinq étoiles dans la capitale. de l'île Maurice avec une trentaine de tableaux. La personne ne voulait pas une exposition et que j'ai insisté. J'ai finalement forcé la porte de l'hôtel et je suis arrivée. Je suis la seule d'ailleurs, je peux dire, à l'île Maurice. La première entreprise qui a été exposée là-bas parce qu'elle ne voulait jamais l'art d'artiste. Et je l'ai fait. J'ai même eu pas mal de cadeaux par rapport au vernissage avec le directeur et tout. Et j'ai tout vendu. En 2005, j'ai réalisé ma plus grande collection 80 tableaux en une année Wow. J'ai travaillé sur le côté féminin.
- Speaker #1
Kelly, j'ai une question du coup qui me vient. C'est quoi le rapport à l'argent que tu as à ce moment-là quand tu gagnes de l'argent avec ton art ?
- Speaker #0
Au fait, ça fait bizarre. Parce qu'à l'époque, 1 000 euros vaut 40 000 euros.
- Speaker #1
C'est énorme. C'était l'équivalent d'une veille de ministre.
- Speaker #0
oh wow ouais donc vous dire c'est énorme mais moi je n'ai jamais un joueur et sur le coup ça me quand bien j'ai claqué d'argent oui c'était la question que je m'arrête j'étais privé et tout mon enfant déjà un luxe jamais eu plein de choses j'étais toujours en train de priver là je vous fais de shopping quand je voulais mais j'ai mis de l'argent de côté parce que pour moi la priorité c'est mon opération. la base. Au fait, je me suis fixé ça comme but. J'ai bossé tout le temps, je mettais de l'argent de côté, de côté, de côté, pour avoir ça. Et en 2005, quand j'ai travaillé cette expo, je crois que c'est déjà là, c'est ma plus grande pour l'adolescence, mais j'en ai une autre qui va venir. Mais 80 tableaux en une année, c'était vraiment inspirant parce que j'ai commencé à prendre des hormones parce que là, je dis, allez, je franchis le pas. Ce temps-là, je ne prenais pas d'hormones. En 2005, j'ai commencé à prendre des hormones, mais je n'avais pas des médecin intitré parce qu'Ali Maurice Jusqu'à présent, il n'y a pas de médecin qui puisse nous aider pour donner un vrai commandement.
- Speaker #1
Comment tu l'as fait dans ce cas-là ?
- Speaker #0
Je suis allée à la pharmacie, j'ai acheté comme ça. À l'hémorragie, ils ont tout donné facilement. Tu achètes, tu payes. Tu n'as pas eu peur ? Oui, mais c'était le prix à payer. Je me suis dit, soit j'ai peur, je ne fais rien, et je reste comme ça, soit je prends le risque. De toute façon, il faut bien tenter. C'est un handicapant pour toi ?
- Speaker #1
L'idée de rester comme ça ?
- Speaker #0
Ah oui, parce qu'à l'époque, en plus, j'étais en couple. Mon premier amour de jeunesse, je n'oublierai jamais d'ailleurs, le premier amour, on n'oublie jamais. Et lui, la première fois qu'il m'a vue, je n'avais même pas encore pu dormir, pourtant, lui, il croyait que j'étais une femme. On s'est regardé, c'était vraiment le coup de foudre. Jamais je n'ai pu retrouver un truc pareil. Vous avez resté combien de temps ensemble ? Quatre ans. C'est une très belle histoire. je les aimais énormément je l'aimerais toujours ne pas l'oublier et je pense que c'est réciproque aussi on s'est séparés sur un pas parce qu'on s'aimait pas ah oui en plus on s'est séparés de vraiment que on avait un moment donné il fallait franchement se séparer lui voulait fonder une famille et il voulait vous n'avez avec moi mais moi je ne voulais pas ça tu veux C'est pas que je ne veux pas de la famille. C'est que lui, en plus, il a fait tout ce que... Bon, je ne vais pas y rendre un détail. Oui, oui. et donc il voulait avoir un enfant, mais c'est que... Moi qui l'élève parce qu'elle me dit, tu ferais tellement une mère merveilleuse. Et si une personne pourrait être ma femme, c'est toi et personne d'autre. Et à l'époque, en plus de ça, Ali Maurice, il faut savoir que je se promenais avec une femme trans comme ça, ouvertement, main dans la main. C'était ce mec, excuse-moi, je n'ai pas envie d'être vulgaire, mais je n'ai jamais vu un homme porter ses c... comme ça oui franchement jusqu'à présent je n'ai jamais vu quelqu'un comme lui il devait vraiment t'aimer à la folie ah oui il m'aimait vraiment c'était incroyable c'est ma plus belle histoire d'amour je vais pas le plier et il a tu me mets des larmes aux yeux c'est vraiment impressionnant c'est émouvant moi j'ai la chute cette personne m'a soutenu beaucoup j'ai souffert parce que il m'a fait comprendre que je t'aime mais À un moment donné, il veut quelque chose que tout le monde veut, que moi, je ne peux pas lui donner. Et moi, je veux mon opération, je veux ma carrière. Je lui dis, si je prends un enfant dans ma vie, je vais tout abandonner. Et je me connais. Parce que moi, que je me concentre sur quelque chose, c'est quelque chose à 100%.
- Speaker #1
Tu ne fais pas les choses à moitié. Je ne fais jamais ce que je veux.
- Speaker #0
Et il m'a dit, suis terrestre. Et on s'est séparés. Il a fondé sa famille. Après, j'ai quand même connu sa première fille que je me considère comme sa mère. Ça me touche jusqu'à présent. elle a grandi à 17 ans aujourd'hui 17 ans qu'on est séparés 17 ans la fille et depuis tout petit j'ai toujours été là pour elle malgré que sa mère l'a abandonné c'est une fille que c'est moi qui ai choisi son prénom et donc c'est une très belle histoire de ma vie que ça prouve que malgré qu'on est en ce moment on peut avoir quelques moments de bonheur Merci. Et ça, c'est mes moments de bonheur parce que j'ai eu beaucoup de vidéos couples après. Parce que moi, j'ai eu des vidéos couples qui ont duré 4 ans. Maximum 4 ans. Là, je suis sur un autre qui est 5 ans. C'est la première fois. C'est la première fois. Mais après, ça s'est séparé. Il faut dire que quand j'ai pris ces hormones en 2025, j'ai travaillé sur la collection 2025. 2005 ? 2005, oui. Pardon, désolée.
- Speaker #1
Non, non, pas de souci.
- Speaker #0
sur la féminité parce que justement les homones m'ont fait vraiment développer mon côté féminine à 1000%. Et chaque tableau, c'était moi. Moi, mon copain me disait, je suis à présent de te voir dans chaque tableau.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Et alors que la base, le nom de l'exposition, c'est cadeau d'amour, parce que j'ai rencontré une personne sur la plage, une Algérienne, une fille magnifique, qui s'appelle Lina, en passant. Salut ma chérie ! Lina, quand je l'ai vue la première fois, elle avait 20 ans, elle était, enfin, elle est toujours belle. tellement belle, elle était ma muse. Je le promets, c'est que quand j'ai vu cette fille, je me suis dit, c'est le coq. J'étais envieuse quelque part, je me suis dit, j'aimerais bien t'en ressembler. Mais pas jalouse, méchamment, mais je me suis dit, j'ai envie d'être comme elle. C'est mon modèle, je veux être comme elle. Elle m'a présenté sa mère qui avait des problèmes avec son mari par rapport que son mec est hyper riche et qu'elle avait offert un truc en cadeau, mais elle ne sait pas quoi l'offrir parce que son mec a tout. Donc, du coup, on est parti sur une histoire de cadeau d'amour, de l'art de s'offrir seulement cadeau le jour de l'anniversaire de son chéri. Donc, c'était parti dans une histoire très romantique, en gardant la sensualité féminine, en gardant l'érotisme un peu. Mais sauf que, comme tout artiste, même si on a une base, on est en train de travailler, mais c'est mon âme qui dégage. C'est bien ce que j'avais dans le cadeau d'amour, quand on la voyait, la mère, parce qu'elle avait une... à l'époque, elle avait 40 ans, elle était vraiment une bombasse. Donc, elle était en corset parce qu'elle posait, moi, je dessinais direct, elle posait pour moi. Elle était en corset, en petite tenue, ou des fois, juste le nœud. Tu dessines aussi des portraits. Oui, donc elle avait que le nœud. Parce que là,
- Speaker #1
tu te calmes, parce que je te vois arriver. Et bien, c'est une photo.
- Speaker #0
Elle était comme ça. Après, elle avait un corset et elle n'avait rien en bas, mais juste un nœud. On voyait rien, mais on voyait que le nœud. Pour moi, ce tableau qui était l'emblème de l'exposition, c'était moi. Je n'attendais que le cadeau d'arriver un jour. C'est une exposition qui est toujours intéressante. Chaque tableau de cette exposition, le cadeau d'amour, c'est moi. C'est que chaque femme trans, quand elle regarde ce tableau, je dis que cette exposition, c'est une exposition à deux visions. Il faut bien le regarder. Quand on connaît ma vie...
- Speaker #1
Oui, on comprend tout à fait ce que ça veut dire je t'écoute je t'observe depuis tout à l'heure et je sens chez toi cette capacité à te connecter à au monde, à l'univers, je repense au mot union que tu as utilisé et je me dis, mais c'est ça qui te permet de faire le lien avec tout ça, de vivre aussi intensément les choses, en fait. C'est parce que tu es tellement connectée, on t'a déjà dit, tu le ressens.
- Speaker #0
Moi aussi, je le sens. De toute façon, moi, si je ne suis pas connectée à quelqu'un, je le sens tout de suite. Je rentre quelque part, c'est l'énergie négative, je le sens. Et je n'aime pas déjà rencontrer des gens négatifs. J'ai horreur de ça. C'est une des raisons pourquoi je me suis éloignée de ma mère. Je cherche tout le temps des gens positifs et même quand je suis dans mon cercle d'amis, tout le monde me dit qu'il y a un... C'est toi, en fait, qui fais le ciment. Quand je suis là, tout le monde est réuni ensemble.
- Speaker #1
Oui, parce que... Oui, je pense que c'est pour ça que tu arrives à faire de ton art ton métier aujourd'hui. Parce qu'il y a des artistes qui ne vivent pas de leur art. Tu vois ? et toi tu vis de ça et d'ailleurs parlons de ton art tu proposes quoi exactement ? donc tu as parlé de tableau mais tu ne fais pas que ça ah oui, du coup en 2006 j'ai me silencé dans les trompe-l'oeil parce que j'ai rêvé de le faire tu sais que j'adore ça j'ai vu le trompe-l'oeil que tu as fait dans un coffee ah oui,
- Speaker #0
il est au Mans d'ailleurs,
- Speaker #1
c'était à la ville du Mans avec des briques rouges Exactement.
- Speaker #0
j'ai pas un peu là je suis bien le sujet de la vente c'est tromper là on m'a lancé en diff de réaliser un jour le mur les filles et 80 mètres car la personne m'a dit à l'époque c'est que j'ai travaillé à l'hôtel un bar mais le soir de 17h à 23h lundi à un jeudi le week-end de vendredi à samedi j'étais dans une autre ville à l'an son projeté barmède dans une boîte de nuit et la journée il fallait que je sais que je pars où il a personne me dit que j'ai qu'un jour ouvrir le café et le café se trouve d'ailleurs les gens peuvent aller voir il est dans l'espace à centre commercial de jacobin au mans d'ailleurs et indique un jours je vous promets je suis allé travailler des qualifiés J'ai dormi, je me mets du café, je suis là, je m'endormais pour peigner, mais j'étais fatiguée, fatiguée. Mais quel travail ! C'était en 2019, et 2019 c'était l'année de fou, parce qu'en 2019 j'ai fait aussi sur une chaîne télé, la télévision du Mans, qui m'a invité en exclusivité sur leur chaîne, il fallait que je réalise un tableau en une heure, que j'ai fait. et que le tableau a été vendu le jour de l'exposition. C'est un genre de chambre. Je ne me souviens pas des défis. La semaine dernière, on m'a dit, comment peux-tu faire des trucs pareils ? Et du coup, en 2019, l'exposition, je l'ai faite à l'Hôtel Ibis. À l'ouverture, c'était quand même le maire de la ville, Stéphane Le Foll, qui est venu faire l'ouverture.
- Speaker #1
Oui, j'ai vu.
- Speaker #0
Donc, c'était vraiment des choses extraordinaires que j'ai faites.
- Speaker #1
Et du coup, tu vas… Donc en fait, tu... c'est juste parce que ton travail lance un défi ou ça fait partie des prestations que tu présentes ?
- Speaker #0
Les prestations, je fais chez les particuliers, je fais ça pour les professionnels aussi. Il faut savoir aussi qu'il y a un truc qui est très important, ça ne se passe pas en France, c'est que les entreprises, par exemple, peuvent diminuer leur impôt grâce à des objets d'art, que ce soit les tableaux, que ce soit les trompe-l'œil, que ce soit des sculptures. Sur cinq ans, les filles. Donc, si vous avez une entreprise, autant d'entrepreneurs ou quoi que ce soit, et que vous achetez un objet artistique, il faut le laisser, par contre, dans un endroit public où les gens peuvent voir.
- Speaker #1
Ah, d'accord. Et là,
- Speaker #0
vous diminuez vos impôts pendant cinq ans. C'est très intéressant.
- Speaker #1
Donc, si par exemple, cet immeuble nous appartenait et qu'on faisait appel à tes services pour faire un trampeuil sur la devanture, ça se voit, c'est ça ? Donc, c'est pas visible dans la rue.
- Speaker #0
Ou dans l'espace d'accueil.
- Speaker #1
Dans l'espace d'accueil.
- Speaker #0
OK. Parce que ça accueille du public. Exactement. Et du coup, tu déclares aux impôts et tu as une diminution sur tes impôts pendant 5 ans.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est intéressant, je ne savais pas.
- Speaker #1
Moi non plus. Kelly, on arrive sur les questions de la fin. C'est quoi ta plus grande ambition ?
- Speaker #0
Être la plus grande artiste du monde.
- Speaker #1
Artiste peintre ?
- Speaker #0
Dans tous les domaines, parce que je ne fais pas que la peinture. Que ce soit la musique, que ce soit la peinture, je ne sais pas. En fait, je fais le signal international. C'était mon objectif. Déjà, même pas mon objectif, actuellement que je l'ai mis. Quand j'étais plus jeune, déjà, moi, j'avais dit à ma mère, un jour, je viendrai l'artiste le plus connu à Maurice. Elle m'a regardée et m'a dit, t'as pas la tête ? J'avais que l'île Maurice. C'est que je ne vous ai pas raconté un truc, c'est que je suis arrêtée en 2005, je vais faire vite. Je sais, c'est long, 25 ans, 25 ans, c'est long. Mais en 2008, j'ai ouvert quand même une galerie, une entreprise de décoration intérieure à l'île Maurice. Jusqu'en 2012, quand j'ai pris la décision de quitter l'île Maurice en 2013, j'ai tout fermé, j'ai vidé mes comptes. J'ai payé mon opération pour une fortune. Donc, automatiquement, quand je suis arrivée en France, il fallait tout recommencer à zéro. Parce que j'ai quand même une carrière de 10 ans que j'ai laissée derrière moi à l'IMORIS.
- Speaker #1
Et tu n'étais pas connue en France.
- Speaker #0
Je ne suis pas connue en France. Il faut tout redémarrer. Déjà, avoir l'audace de faire. Maintenant, quand je réfléchis, c'est barjot d'avoir fait ça. C'est un coup de tête en plus. Parce que moi, après l'opération, je me suis sentie, comment dire, un peu dépassée. parce que toute ma vie j'ai vécu que pour mon opération
- Speaker #1
Ah oui, tu ne savais pas c'était quoi l'autre objectif ?
- Speaker #0
Une fois atteint l'objectif, c'est ça qu'est-ce que je vais faire. Mais sauf que je suis déjà une artiste connue chez moi, mon épargne sur les fêtes, je me suis dit, je fais quoi de ma vie ? Je n'ai que 32 ans. Je me suis dit, ma vie, elle est finie. Je n'ai plus de but. Et c'est là que je me suis dit, allez, ce qu'on va faire, on vend tout. On a déjà fait tout ce qu'il y a à faire d'humorisme, maintenant on va aller à l'international. J'ai dit, je vais commencer avec la France, parce que d'une, je connais la France. au niveau de la langue.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Déjà.
- Speaker #1
Donc, vous parlez anglais. Oui,
- Speaker #0
on parle anglais, mais j'aime la langue actuelle française.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'est plus classe. Être français, c'est quand même...
- Speaker #1
On est d'accord.
- Speaker #0
C'est plus classe en France. Déjà ça. On a l'intérêt de se dire « Where are you from ? » « French » . C'est plus classe de parler la langue française. Je trouve que c'est de la culture française. Après, j'étais toujours fan de l'histoire de France et tout. Donc, je voulais découvrir ce pays. Je voulais découvrir la culture française. Je voulais découvrir... découvrir tous les châteaux, tous les endroits. Mais pas juste Paris, mais tourner autour de la France. Et j'ai voyagé à travers la France partout. Et maintenant, arrivé en France, je me dis, mais il faut bien que je gagne ma vie. Je ne sais pas si c'est moi maintenant. Sauf que l'économie, ça a descendu. Ah oui, ça coûte cher. Parce qu'ici, il est gratuit. Parce qu'en plus, il faut savoir, les filles, que je suis arrivée en France, je n'ai pas de numéro de sécu. Ah oui,
- Speaker #1
tu n'avais rien.
- Speaker #0
Ah oui. du coup moi j'ai pas droit à sécu social c'est comme moi le buzz que j'entends il y a beaucoup qui disent oui les femmes trans faut te payer, je sais pas,
- Speaker #1
la sécu social sachez qu'il y en a qui payent et je l'ai payé ah parce qu'il y en a qui ne payent pas ?
- Speaker #0
c'est pas qu'ils payent pas c'est qu'il faut savoir que c'est la sécu social de toute façon tout le monde cotise il faut savoir ce que les femmes trans cotisent ces femmes là travaillent ces femmes là n'ont pas de gosses mine de rien Merci. elle ne touche pas la carte c'est vraiment il y a plein d'avantages qu'elle ne touche pas maintenant si jamais ils utilisent la sécu pour pouvoir être bien dans leur corps je ne vois pas où est le problème non non il n'y a pas de problème c'est juste qu'on ne le savait pas on pouvait il y a des femmes trans mais il y a une minorité c'est pas non plus la majorité il y en a beaucoup il faut savoir que notre communauté c'est qu'on est tellement enfermé dans un corps qui n'est pas le nôtre qu'une fois qu'on a l'opportunité de pouvoir faire notre opération Donc, on veut tout et tout de suite. On n'a pas le temps d'attendre. Avec la STQ, ça prend du temps. Et il y en a beaucoup, qu'est-ce qu'elles préfèrent ? D'aller se faire opérer à l'étranger. Moi, c'est fait et c'est rapide. Moi, je suis venue en France, ça a été rapide parce que j'ai payé.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous dire c'est quoi la meilleure destination ? Peut-être que vous en parlez dans la communauté trans. La meilleure destination pour se faire opérer ?
- Speaker #0
Ce que j'ai entendu comme feedback, c'est la Thaïlande.
- Speaker #1
Ah ouais. Ok. J'aurais dit plutôt Amérique du Sud.
- Speaker #0
Non. Ah ouais, d'accord. Surtout pour la vache neoplastique. Beaucoup la Thaïlande.
- Speaker #1
Ouais. Ils s'y connaissent bien. Ok.
- Speaker #0
Ils sont très bien.
- Speaker #1
Je ne sais pas s'ils s'y connaissent bien, mais en tout cas, c'est...
- Speaker #0
Attends, attends. Tu sais que tu es réussie.
- Speaker #1
J'en ai entendu aussi parler. Tu avais un futur époux.
- Speaker #0
En tout cas, c'est réussi.
- Speaker #1
On a l'impression qu'elle connaît la suite. Mais j'en ai entendu parler. Mais oui, c'est vrai. Mais oui, j'ai aucun problème avec ça. Alors là, moi, j'ai aucun problème. Non, non, j'en avais entendu parler. Et en fait...
- Speaker #0
justement quand elle t'a posé la question j'attendais de voir si tu confirmais ça ou que tu disais autre chose parce qu'effectivement l'Amérique du Sud, l'Uruguay est connue aussi pour ses interventions donc voilà non mais la Thaïlande c'est très très connu et après du coup quand le fait que je vis en France il faut que je travaille comme tout le monde je travaille,
- Speaker #1
je cotise, j'ai fait des petits boulots j'ai continué ma peinture, j'ai pas arrêté et c'est ça qui est hyper courageux et c'est ça que beaucoup de personnes me disent ah ouais mais Merci. Tu es artiste peintre et tu fais quand même le bar à l'hôtel à l'époque, quand je travaillais au parc. Tu sais, mais vous savez, j'ai tout un parc derrière. Pourquoi maintenant, je n'ai plus d'économie ? Il faut le dire. Ce camp-là ne s'est pas fait comme ça. Il faut dire les choses.
- Speaker #0
De l'argent, ça coûte combien ?
- Speaker #1
J'ai dépensé en comptant.
- Speaker #0
Les hormones.
- Speaker #1
Les hormones. En comptant l'avion. Parce que j'ai fait plusieurs allers-retours. J'ai... Oui, j'en crois. j'ai jamais voyagé en économie ça c'est autre chose mais par contre il y a ça il y a l'avion et ce qui m'a tué c'est les les R&B à Paris presque 1500 euros par semaine ça ça m'a coûté quand j'étais à chaque fois je venais des rendez-vous je faisais pendant je venais pour deux semaines trois semaines pour le payer et dans la nature t'as tout ça que ça fait des frais Merci. Après, quand je compte tout ça, j'ai dû claquer 60, 65 000 euros.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
ouais. C'est un sacre budget. C'est un accroîtement.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #2
c'est un parti, c'est clair.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #2
On est d'accord.
- Speaker #0
On parle souvent du pouvoir de l'art-thérapie. Déjà, est-ce que tu as l'impression, toi, parce que tu fais des ateliers aussi dans des EHPAD, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu as l'impression d'être une sorte de… d'art thérapeute d'une certaine manière quand tu fais tes ateliers ?
- Speaker #1
J'adore que tu poses cette question parce que tu sais pourquoi ? Déjà, je ne savais même pas quand on me l'a proposé, j'étais en panique générale.
- Speaker #0
C'est vrai parce que je voulais te demander justement comment tu as fait pour aller les contacter et leur dire je vais te poser des ateliers.
- Speaker #1
Je te raconte l'histoire. Quand c'est arrivé, en passant, ma petite soeur de 4 qui s'appelle Mélissa, elle m'a contactée via LinkedIn ... Elle me dit, voilà, elle est adjointe en direction justement à la résidence pour seigneurs à Girondière, au Havre. Elle me dit, voilà, on va faire un portrait, on aimerait bien exposer une artiste, si vous voulez venir. J'allais la voir, la connexion était virée. Elle t'avait connue sur les réseaux ? Oui, sur LinkedIn, comme ça. Elle m'envoyait un message, on a parlé, on a discuté. Une chose entre une et une autre. finalement je rentrais la directrice ça s'est super bien passé et un moment donné elle me dit comme ça ce serait bien de faire un art déco pour les personnes qui sont les résidents chez nous je dis je sais pas si je l'avais essayé d'une déco moi elle dit oui mais tu as quand même pas mal d'années d'expérience je dis mais j'ai jamais d'une déco je sais pas comment faire je n'ai jamais fait ça donc elle me dit bon faut essayer Donc, j'ai essayé de voir. J'ai parlé avec les résidents. J'ai proposé. Il y en avait une dame qui m'a fait rire. Elle s'appelait Bernadette. Elle était rude. Ah non, mais je ne sais pas si j'ai participé. De toute façon, si on ne sait pas dessiner, on fait comment ? Non. Si on ne sait pas dessiner, ce n'est pas grave. C'est une art thérapeutique. Moi, je ne vous demande pas de dessiner merveilleusement bien. Je ne vous demande pas de peindre super bien. Je veux que vous mettiez de l'émotion dans ce que vous faites. Je veux que... Si on n'est pas lié, si on est triste, montrez-moi votre tristesse. C'est ça l'art thérapeutique. Montrez-moi votre tristesse, montrez-moi votre joie, montrez-moi ce que vous pouvez retirer de ce que vous avez à l'intérieur. C'est ça que j'ai envie. C'est ça l'art thérapeutique, de pouvoir s'exprimer par rapport à la peinture. Vous pouvez faire n'importe quoi. On n'est pas obligé de se savoir dessiner comme de Vinci ou quoi que ce soit. Ce n'est pas ça que je demande. Figurez-vous, deux mois après, un directrice me dit écoute Kelly il y a un concours à faire j'aimerais bien que mes résidents participent est ce que tu peux les guider voilà le thème ok je fais tout le monde travailler là Bernadette elle participe il y a une dame elle a j'oublie son prénom elle a fait une petite fleur un français qui c'était la fleur préférée de son père elle a pleuré dans mes pas et sur 1600 résidents en France. la présidence où j'ai donné des cours, la personne est sortie 16e.
- Speaker #0
Wow ! Oh bien ! Tu devais être super fière.
- Speaker #1
J'ai eu que deux semaines à travailler avec.
- Speaker #0
Ah oui ? J'ai même pas eu...
- Speaker #1
Parce que je n'avais pas le temps. C'était à la dernière minute. J'ai dit, mais comment je vais aider les gens à faire un dessin alors qu'on me dit que deux semaines ? Oui, mais on n'a pas vu les mails et tout. Cette présidence,
- Speaker #0
ça a l'air top quand même ce que je trouve de faire participer au concours. pour les résidents de...
- Speaker #1
J'étais étonnée. Et la personne, maintenant, c'est venue une de mes élèves les plus actifs dans mes cours. Elle est devenue très perfectionniste, mais elle fait des dessins. Enfin, tout le monde travaille bien, mais elle est vraiment de la perfection. Elle cherche des petits détails. Et il n'y a pas longtemps, j'ai fait un vernissage avec tout le travail. Pendant le mois d'octobre rose, je les ai fait travailler sur le thème de la vie en rose. Et tout le monde a fait des petits dessins. Et on a fait un petit vanissage. Moi, j'aime bien parce que ça apporte un peu de lumière. À chaque fois qu'ils me voient, ils ont un sourire. Ils disent, Arkelyse, vous êtes là, vous êtes notre rayon de soleil. Je dis, c'est bien parce que c'est dommage qu'ici, en Europe, beaucoup de personnes abandonnent leurs anciens dans les maisons de résidents. Ma grand-mère a perdu son arme. Elle est partie, mais elle est partie. Elle est morte chez elle. Donc, on était tous là. elle était entourée, elle n'a jamais été en dépade,
- Speaker #0
elle n'a jamais rien on était à ses côtés jusqu'à la fin et ça c'est je pense une différence c'est un vrai sujet ici en France sur la gestion des personnes âgées quand elles commencent à perdre en mobilité, effectivement on peut rester on peut prévoir que des personnes âgées restent à leur domicile quand elles vieillissent, mais quand elles perdent en mobilité, quand la famille est loin est éloignée Merci. Il n'y a pas beaucoup de solutions.
- Speaker #1
Après, oui, ça, je comprends.
- Speaker #2
Mais comme dit Kelly, tu vois, c'est vrai que dans notre culture et même dans la culture asiatique aussi, on regarde beaucoup les anciens.
- Speaker #1
Les anciens sont plus importants. Nous, on n'abandonne jamais nos anciens.
- Speaker #2
Après, c'est vrai que de plus en plus, avec les modes de vie...
- Speaker #1
Après, il y a les exceptions. Encore une fois. Les parents qui nous regardent, sachent qu'un jour ou l'autre, nous aussi, on va devenir vieux.
- Speaker #0
maintenant si vous avez des enfants que vous rendrez ces enfants aigris c'est clair sois sûr que quand vous allez être vieux n'attendez pas que ces enfants soient aigris c'est clair c'est clair non mais ne peut pas attendre non mais t'as raison parce qu'en fait moi ma mère à chaque fois que j'ai au téléphone et puis qu'elle me dit un truc qui me fatigue je lui dis n'oublie pas c'est moi qui vais décider si tu vas aller à l'EHPAD ou si tu vas rentrer moi
- Speaker #1
j'appelle ma mère Waouh ! On va par année, c'est tout. Parce que j'ai...
- Speaker #0
Avec tout ce qu'elle... Alors, est-ce qu'on peut... Bien sûr, bien sûr. Sur ce sujet, avec la personne que tu es devenue aujourd'hui, le travail que tu fais, elle n'a pas une certaine fierté, elle n'a pas des remords, elle n'a pas de...
- Speaker #1
C'est moi qui étais méchante.
- Speaker #0
Oui, mais là, c'est terminé. Là, là, là. Là, oui. D'ailleurs, je n'aime pas si c'est... C'est comment dire ?
- Speaker #1
Elle n'acceptait pas ses torts. Tu sais, moi, j'ai pardonné. Je n'ai pas envie de rentrer dans ces sujets. Je l'ai pardonné. J'évite parce que... Ce n'est pas que j'évite. Au fait, il y a une fracture qui a été faite depuis tellement longtemps. Je n'ai pas de... Je l'aime. Ça reste ma mère. J'aime ma mère. Je ne l'ai pas du tout. Je n'ai pas de la haine vis-à-vis d'elle. Mais sauf que je n'ai pas ce lien mère-fille. Tu comprends ce que je veux dire ? Oui,
- Speaker #0
je comprends.
- Speaker #1
Le lien que j'avais entre mère et fils, c'était ma grand-mère. ça se construit depuis l'enfance tu vois ce que je veux dire et sauf que moi à l'heure d'aujourd'hui je parle avec elle comme je parlerais à une bonne copine elle accepte de t'appeler par ton prénom féminin elle a pris du temps mais après si elle le faisait avant quand elle le faisait pas je l'écoutais pas je calculais pas de toute façon et ce qu'il y a c'est que je pense qu'elle a une fierté parce qu'elle me l'a déjà dit Hum. Mais bien sûr que quand des gens me posent, quand je fais des interviews, quand je passe avec des journalistes, les gens sont intéressés de savoir mon parcours. Et quand on revient sur mon enfance, et que quand j'en parle, madame est vexée. Je suis désolée, je ne peux pas mentir de ce que j'ai vécu. Ce n'est pas de remettre le couteau dans la plaie. Parce que cette partie de ma vie a fait de moi la femme que je suis aujourd'hui. Je ne peux pas effacer mon passé. Je n'ai pas envie d'effacer non plus. Parce que quelque part, même si elle aime ou n'aime pas, quelque part ça m'a fait construire, ça m'a fait devenir la femme forte que je suis aujourd'hui. Donc, quand je le raconte, ce n'est pas pour la dénigrer, ce n'est pas pour la mettre plus bas que terre, c'est pour ouvrir les yeux à d'autres parents, pour ouvrir les yeux à d'autres personnes qui ont une famille. Ceux qui ont des enfants, qui ne comprennent pas, ceux qui n'ont pas la patience à des enfants qui sont compliqués peut-être, de se remettre en question et de dire, mais essayons de mettre à la place cette personne. Je sais que c'est compliqué, on est tous difficiles. différent. Mais sachez que quand un enfant cherche l'attention, c'est par des bêtises, parce qu'elle ne sait pas de quoi dire. Et il faut savoir que quand on est adulte, c'est qu'on est adulte, un gamin sera un gamin. C'est pas les enfants qui doivent montrer aux adultes comment vivre.
- Speaker #2
On va passer au jeu Be Badass. On te laisse tirer une carte. C'est un jeu qu'on a créé autour des thèmes de l'émission. Donc, tu tires une carte.
- Speaker #0
Tu commences par la droite. Et après, tu vas faire celle du milieu et celle de la gauche.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #1
Je ne recommence pas à droite ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Je ne recommence pas à gauche.
- Speaker #0
À droite. À droite.
- Speaker #2
Voilà, la carte blanche. Allez.
- Speaker #1
La carte blanche, c'est la première ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
C'est la première. Oui, oui, tu prends la première.
- Speaker #1
Je ne peux pas faire un…
- Speaker #2
Non.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #2
Arrêtez de me décrire. Tu lis la question à voix haute et tu nous donnes ta réponse. Mais on n'intervient pas, presque.
- Speaker #0
Ah non, moi, je n'interviens jamais. Oui, c'est ça. avec la mère.
- Speaker #2
Quelles sont les valeurs qui guident
- Speaker #1
les décisions les plus spéciales à mes valeurs être soi même le nid en jeu je déteste et Surtout l'amour de soi. Je dirais plus l'amour de soi. Parce que quand on aime soi-même, on aime. Si on n'aime pas soi-même, j'aime aimer soi-même. J'ai toujours dit à mes amis, apprenez à vous aimer. Enfin, moi, je dis ça parce que jusqu'à présent, je n'ai pas d'ennemis. Je n'ai personne sur Terre. Je ne sais pas si ça arrive à des gens. Moi, à ma connaissance, je vous dis, si on pose action, c'est qui ton pire ennemi ? J'ai des désaccords, c'est une personne.
- Speaker #0
Mais pas au-delà.
- Speaker #1
Mais je ne les déteste pas. Je ne les hais pas. Je ne suis pas jalouse de personne. Et c'est pour ça que je m'aime. J'ai un respect vis-à-vis de moi et je sais tout le temps, vu parce que je m'aime, j'arrive à me mettre à la place de la personne en face. Même si quelqu'un me donne de la haine, Je vais essayer de mettre à sa place, de comprendre pourquoi cette personne réagit à ça. C'est qu'il y a une raison.
- Speaker #3
Complètement. Vas-y, on te laisse prendre la deuxième.
- Speaker #1
Dans quel aspect de ta vie veux-tu encore plus de... grand et de la musique parce que je sais au départ la peinture explique est venu je m'arrête de tomber au fait il ya c'est que j'ai découvert mes talents mais la musique je l'avais bien ou par âge Ce n'est jamais arrivé parce que je voyais mes cousins, mon oncle qui fait la guitare, tout le monde qui chantait dans la famille. Ça m'a toujours intéressée et ma main dans le dos. Pour elle,
- Speaker #3
c'était quelque chose qui ne va pas tomber dans la tête, dans la tête. Et du coup, j'avais mis ça de côté. Et en 12 ans, la peinture a cassé dessus. Et je me suis dit... je le prends, je n'ai pas renié un ou l'autre,
- Speaker #1
de temps en temps je vais le faire mais par contre ce que j'aimerais bien c'est que je vais insister dans ma peinture jusqu'au jour où j'aurai l'opportunité de développer ma chambre Ah non
- Speaker #3
La dernière carte
- Speaker #1
Le charisme ultime des poisons
- Speaker #2
Alors chez Aïe !
- Speaker #1
Je sais pas.
- Speaker #0
Chez l'autre. Ouais, chez l'autre.
- Speaker #1
Ah, chez l'autre ?
- Speaker #2
Ouais, pas chez toi.
- Speaker #1
Il n'y a pas qui est chez l'autre. Le charisme ultime, c'est quoi chez toi ?
- Speaker #0
Je ne l'ai pas précisé, mais...
- Speaker #1
Ah, chez l'autre ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Mais c'est chez l'autre.
- Speaker #1
Je croyais que c'était chez moi, mais c'est bizarre. Je me disais, là, je ne sais pas. Tu as une machine pour l'autre ? Le charisme.
- Speaker #2
Tu es un homme, le charisme ultime. Coquinette, pourquoi tu souris comme ça ?
- Speaker #0
Oui, c'est moi.
- Speaker #1
Tu es super jeune. Compliqué.
- Speaker #0
Eh bien, justement.
- Speaker #1
C'est compliqué. Quand je rentre en homme, déjà. si le physique passe, il n'y a rien qui passe.
- Speaker #0
On comprend. Oui, je comprends. Je suis désolée.
- Speaker #1
Moi, j'ai vu des vidéos sur des filles que les gens faisaient dans la rue. Ils disaient, oui, mais si quelqu'un, même s'il n'est pas beau, mais qu'il a de l'argent, est-ce que tu sortirais avec quelqu'un qui est musclé ? Je sortirais avec quelqu'un qui est musclé direct. Je ne suis pas née. Je prends quelqu'un qui physiquement me plaît. Les femmes me disent, je ne vais pas prendre quelqu'un qui ne me plaît pas physiquement. Je suis désolée. Vous savez, on a cinq sens. On peut arrêter de se mentir. On a cinq sens. Moi, j'utilise mes cinq sens. La première chose, c'est que les yeux. Quand on rentre dans un endroit, on peut se mentir, dire, oui, on regarde la beauté intérieure. Non, on ne voit pas la beauté intérieure. La première chose que tu vois, tu vois la beauté physique. Tu vas dans un magasin. Tu ne dois pas acheter la pomme la plus pourrie. Tu vas prendre celle qui est la plus belle. Arrêtez de vous mentir. Les gens, ils mentent trop. Moi, je déteste ça. Ils disent la vérité. Donc, moi, je suis dans la musique. Il me plaît. Je vais aller le voir. Premier état. Deuxième état, je viens de reparler avec toi. On va creuser maintenant pour savoir ce qu'il y a à l'intérieur. Oui, là,
- Speaker #2
c'est sûr.
- Speaker #1
Je connais toutes ces valeurs. Si ça va, il passe au niveau supérieur. Il va passer au numéro 3. Au numéro 3, je vais savoir ce qu'il y a là-dedans. parce que j'ai besoin, moi, on me stimule le cerveau. Parce que moi, j'aime le physique, mais il faut aussi qu'il y ait l'intellectuel qui vienne parce que j'ai besoin de parler. Je suis une personne qui aime la culture. Je suis une personne qui veut toujours apprendre. Malgré que j'ai 45 ans, je veux toujours continuer à apprendre des choses. Je veux découvrir des choses différentes. Je veux apprendre à connaître la personne. Je veux avoir des conversations qui, des fois, ça peut m'arriver, dire « Mais pourquoi l'univers existe, au fait ? » « C'est quoi l'atome ? » « C'est quoi ceci ? » J'ai envie de connaître des choses. Tu vois, des fois, j'ai envie d'entendre des liens pareils. mais moi si je tombe sur quelqu'un qui Ah, mais c'est quoi ? Je ne sais pas. Le sondage, ça m'intéresse pas. Je n'ai pas envie de rester à la maison, regarder une actrice du matin au soir. Non, ça ne m'intéresse pas. Mais ça m'est arrivé de tomber sur des mecs super beaux, mais qui étaient crus à l'intérieur. Et je dis, merci.
- Speaker #0
C'est arrivé.
- Speaker #1
Merci. Merci pour cette attaque. C'est clair. Au revoir.
- Speaker #0
Je te remercie.
- Speaker #1
Dans une prochaine vie.
- Speaker #0
Non, même pas dans une prochaine vie.
- Speaker #1
Oui, d'accord. D'ici là, il aura peut-être un peu de... d'intelligence,
- Speaker #0
mais on ne sait pas. C'est clair. En fait, c'est vrai que c'est agaçant de mentir et de dire oui, mais il n'y a pas que le physique qui compte, c'est ce qu'il a dans la tête, c'est ce qu'il a dans le cœur. Ouh là là ! Je ne m'attends pas à le savoir au départ. Non, mais comment tu fais pour... Je pense qu'il faut arrêter, tu ne peux pas. Le cœur et la tête...
- Speaker #1
le quotidien c'est tes yeux le quotidien c'est tes yeux moi mon copain actuel c'est les 5 ans qu'on est ensemble déjà on a 13 ans d'écart il a 32 ans j'ai 45 ans la première j'ai une petite boucle j'ai toujours eu les garçons plus jeunes que moi jamais tu fais pas du tout 45 ans c'est ça dernièrement je me suis fait draguer par un gamin de 18 ans Il était tout mignon en plus. Il était physiquement mignon. Mais il était venu me voir avec une rose. On était en bas de nuit. C'était tellement chou.
- Speaker #0
C'était mignon, effectivement.
- Speaker #1
Je peux vous offrir une rose ? C'est gentil. Je vais vous parler. Oh, il était trop mignon. Après, j'ai vu qu'il était trop gentil.
- Speaker #2
Bah oui.
- Speaker #1
Pas chouette. Pas chouette, d'ailleurs. Je suis un valida.
- Speaker #0
Je suis au balade.
- Speaker #1
Mais mon copain, quand j'ai rencontré la première fois, je ne savais même pas s'il avait 26 ans, parce que le pauvre, il n'a plus grand rien sur le caillou. Donc, il faisait un peu plus âge que son âge. Faux physiquement. Il a toujours un bon sourire. C'est ça qui a beaucoup de charme. Et c'est que physiquement, il était vraiment canon. Il était musculaire et tout. Il avait tout ce qui me plaisait. Du coup, on a discuté. Quand j'ai discuté avec... L'intelligence. J'ai craqué direct. Oui, c'est ça qui fait qu'on craque. Parce que quand j'ai parlé avec lui, j'avais des conversations. Je n'imaginais même pas, c'était un homme de 26 ans à l'époque. Quand je l'ai rencontré, moi j'avais 40. Il avait 26 ans. C'était fluide. Et c'était quelqu'un qui était très, très intelligent, qui a fait comme l'école super-lec. Donc, quelqu'un de la matière. Tu peux parler de toutes les sortes de conversations, qui a voyagé, il parle l'anglais, il parle l'espagnol. Oh, ben là, c'est un grave, là. Ah ouais,
- Speaker #0
grave. Elle a flippé, il n'y avait pas de rétrovér.
- Speaker #1
Tu vois, là, c'est un truc comme ça, tu dis oui.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est clair. Ah non, mais moi, je dis le physique. Est-ce qu'il y a une tête bien remplie ? Et là, c'est bon, on peut y aller.
- Speaker #2
Est-ce qu'il y a dans le pantalon ? Les filles, alors. C'est ça. Malheureusement, c'est un sujet. Mais oui, parce que tu ne peux pas le voir.
- Speaker #0
C'est un sujet que tu vas dire dans un prochain épisode.
- Speaker #2
Mais ça, c'est un sujet que malheureusement,
- Speaker #1
bien souvent, quand tu as eu les deux premiers, ce n'est pas forcément le troisième qui fonctionne.
- Speaker #0
C'est clair. Bon,
- Speaker #1
tu ne veux pas me faire un petit chéri.
- Speaker #0
des fois c'est pas forcément la même chose et des fois tu peux avoir 3 sur 3 c'est clair c'est positif avec tout ce qu'on a entendu là Kelly est-ce qu'on peut dire que c'est badass qu'en pensez-vous on peut l'entendre de ta bouche quand même un peu tu as un petit peu quoi un petit peu badass
- Speaker #2
Merci beaucoup, Kelly.
- Speaker #0
C'était vraiment un plaisir de t'avoir à notre micro. À vous. On vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. En attendant, des bisous.
- Speaker #1
Des bisous.
- Speaker #0
Eh bien, les filles, un grand merci d'avoir écouté
- Speaker #2
Colmy Badass. Si vous aussi, vous avez l'âme d'une badass, laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspirée, motivée, encouragée par ces histoires. authentique de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs, à surmonter des difficultés, ou plus largement à vous épanouir dans toutes les sphères de votre vie, Connie Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi, vous êtes badass !