- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leurs échecs en opportunités et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass quoi ! A tout de suite !
- Speaker #1
bienvenue sur le podcast call me badass bonjour Ausha salut Ausha qu'est ce qui t'arrive aujourd'hui tu es de bonne humeur et gaga j'ai quoi je te dirais pas beaucoup c'est l'eau les filles vous allez bien à lui super et toi mais écoute ça va je suis ravi d'être là il est de bonnes énergies on est plus que rien vous avez j'aime eu du bleu la réopération super
- Speaker #0
céline en toujours nos interviews par la question des rôles modèles. Est-ce que tu veux bien partager avec nous les rôles modèles féminins qui t'inspirent aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors, je vais être peut-être un peu cliché ou pas. Je n'ai pas vraiment de rôle modèle, de personne hyper reconnue. Mon rôle modèle à moi, c'est ma mamoun, entre autres, et mon entourage. Alors déjà, ma mère parce qu'elle m'a élevée seule, on va dire. Mes parents ont divorcé, j'avais 4 ans. On atterrit dans une cité et tout, donc voilà, je devais m'élever seule, me préparer le matin et tout. Mon père était quand même là, mais celle qui a tout fait, elle a repris ses études à 40 ans.
- Speaker #2
Waouh ! Badasse, ta maman !
- Speaker #1
Elle s'appelle Françoise. Ah,
- Speaker #2
c'est un nom de badass ma maman,
- Speaker #1
si ça s'appelle Françoise. Et c'est avec la maturité que je me suis rendue compte de tout ce qu'elle a fait pour moi et tout. Et si j'en suis là aujourd'hui, c'est grâce à elle. Si je n'ai pas abandonné, c'est grâce à elle. Je dirais aussi mes tatis. parce que franchement je trouve que c'est vraiment des badass avec tout ce qu'elles ont vécu, vous connaissez les tati ? Franchement, les potos mi-temps mon entourage aussi mes amis clairement, j'ai pas besoin d'aller chercher loin est-ce que je veux dire, j'ai déjà autour de moi des personnes qui m'inspirent et pour moi qui sont aussi des vrais rôles modèles
- Speaker #2
Non mais vas-y Je sais pas c'est quoi la prochaine question
- Speaker #0
Non mais faut pas t'éprouver. Tu m'as corrigée tout à l'heure. Ah oui,
- Speaker #1
vas-y. On va couper. Non, on est coupés.
- Speaker #0
C'est vrai ? Vas-y,
- Speaker #1
ils sont marqués comment tous ces trois ? J'adore. Céline, qu'est-ce qui est badass dans ta vie aujourd'hui ? Qu'est-ce qui est badass dans ma vie aujourd'hui ? Je dirais moi, clairement. Quelque chose que je n'arrivais pas à dire au début. Mais je suis une vraie badass parce qu'avec Tout ce que j'ai vécu, encore une fois, on va y venir. Aujourd'hui, je suis vraiment une badass. Être partie de là où je suis, après mon accident, on va en parler, et d'être là avec vous justement. Prenez le temps de m'inviter et de parler de mon histoire. Franchement, ça fait de moi une badass. Et en réfléchissant un peu à l'interview tout à l'heure, je me suis rendue compte que je n'ai jamais abandonné. Mon deuxième prénom, je pense que c'est Forceuse. Non, je vous jure que c'est vrai, parce que je refaisais un peu le fil de ma vie. Forceuse ? Forceuse. Forceuse, ouais. C'est bien. C'est bien. Ouais, ce que j'abandonne pas. J'ai été assez têtu quand même, donc c'est une qualité ou un défaut, on voit comme on veut. Ça dépend des autres. C'est ça. Mais ouais, à la base je devais être instite et puis j'ai fini par travailler dans la vente, après je travaillais à l'aéroport, après je travaillais dans l'immobilier. Donc ouais, j'ai jamais lâché en fait et c'est ce qui fait toute ma personnalité. Donc voilà.
- Speaker #2
Canon. On va te laisser te présenter maintenant ?
- Speaker #1
Ouais. Alors, je m'appelle Céline. J'allais dire 41, mais j'aime bien m'arrêter à 40. On va me dire, on va être au micro comme il est. Exactement. Allez, j'ai 41 ans, bientôt 42, d'origine antillaise. Ma mère est martiniquaise, donc elle a loupé un. Donc voilà, ne me demandez pas ce que je préfère. Les deux, c'est la même bataille. Non, c'est la même bataille.
- Speaker #2
Vous loupiez de l'autre côté.
- Speaker #1
après un peu plus Guadeloupe c'est vrai parce que j'ai plus de famille en Guadeloupe mais bon voilà mais les deux sont chères à mon coeur créatrice de contenu donc sur les réseaux sociaux depuis peu podcasteuse j'ai été chroniqueuse à la radio et forceuse comme je vous l'ai dit c'est tout le truc en eux ça me représente moi j'adore
- Speaker #2
Céline tu as commencé à en parler il y a 10 ans ta vie elle a bousculé avec un accident de voiture D'accord. Tu as été touchée à la moelle épinière, c'est ça ? Comment as-tu vécu les premiers moments après cet événement ?
- Speaker #1
Alors je resitue un petit peu nos auditeurs. J'ai eu un grave accident de voiture il y a 11 ans maintenant. Donc la personne qui conduisait mon véhicule a perdu le contrôle. Alors oui, elle avait bu un peu, excusez, ça peut... Oui, ça rentre en ligne de compte.
- Speaker #2
Voilà,
- Speaker #1
merci. Bref, du coup, ils sont tous sortis du véhicule, on était plusieurs. Moi, je suis restée incarcérée dans la voiture 45 minutes. J'ai fait un arrêt respiratoire, deux jours de coma, 15 jours de réanimation. On m'a dit que j'allais pas marcher. Après, on m'a dit que j'étais tétraplégique incomplète. Du coup, comme tétraplégique, mais j'ai eu beaucoup de chance. Et pour répondre à ta question, on va dire qu'au début, je ne me rendais pas compte. C'est-à-dire que déjà, tu es un peu beaucoup sédaté, tu as beaucoup beaucoup de médicaments, bien malgré toi. Et puis, on vous explique, vous allez faire un an d'éducation, vous avez eu quand même de la chance que votre moelle épinière a été décompressée. Pour vous faire un peu un dessin, vous avez la moelle épinière. Quand vous êtes paraplégique, c'est coupé. Quand vous êtes tétraplégique, alors c'est selon la lésion plus haute ou plus basse. On va dire que moi j'ai des fils qui sont un peu débranchés. Il y en a qui sont un peu branchés, un peu effilochés comme les fils d'une télé. C'est ce qui fait quand même qu'aujourd'hui je peux marcher, je peux quand même être autonome. Mais les six premiers mois... J'ai fait ce qu'on m'a dit de faire, la rééducation, tu fais ci, tu fais ça. Et après j'ai commencé à faire une dépression parce que je me suis rendu compte que ma vie allait changer, mon corps allait changer et que je n'allais plus être la même en fait. Donc là ouais ça a été très dur, on m'a dit de prendre des antidépresseurs parce que je ne voulais pas prendre au début. Pour le coup je me croyais vraiment badass, mais j'ai dit non non je n'ai pas besoin de ça. Et au final t'apprends avec le temps que c'est quand même une béquille et que t'en as besoin. Et j'ai vu des psychologues et ça m'a quand même beaucoup aidée. Et puis mon entourage, j'en parlerai toujours parce que c'est vraiment ma source.
- Speaker #0
Juste pour revenir sur ce que tu disais, pour que ça puisse être clair pour nos auditrices. En fait, Tetra, c'est quand tu as tous les membres qui sont touchés.
- Speaker #1
Les quatre membres, oui, c'est ça.
- Speaker #0
Para,
- Speaker #1
c'est que les jambes.
- Speaker #0
C'est que les jambes. Et toi, en fait, tu...
- Speaker #1
Tu es Tetra, mais incomplète. C'est-à-dire que c'est les quatre membres, mais on va dire que du côté droit, ça va un peu mieux. Ok. Allez. à 80%, bien, même 85-90%. Et du côté gauche, c'est un petit peu plus compliqué. Un peu comme une personne aussi qui a fait un AVC. D'accord. Ok.
- Speaker #0
D'accord. Très bien.
- Speaker #2
Justement, tu vois, on a besoin que tu nous expliques aussi à nous et aux auditrices. Pour toi, quelle est la plus grosse méconnaissance qu'il faudrait déconstruire aujourd'hui autour de l'handicap et notamment ? l'handicap invisible ? Parce que l'handicap invisible, ça ne fait que quelques années. C'est assez récent qu'on en parle. On n'en parlait pas du tout il y a quelques années. Pour toi, quelles sont encore les méconnaissances qu'il faudrait mettre en lumière ou déconstruire ?
- Speaker #1
Déjà, essayer de recenser les différents handicaps invisibles. Il y a 80% des handicaps qui sont invisibles. Donc c'est vrai que si on ne connaît pas, si on n'a pas quelqu'un dans sa famille, je peux comprendre clairement. Maintenant, c'est vrai qu'on en parle un peu plus, mais vous voyez, ma pathologie, on ne la connaît pas forcément. Donc Donc, c'est pour ça que je prends l'exemple d'un AVT.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
voilà, c'est ça. On ne s'en rendra pas compte. Moi,
- Speaker #2
j'étais vue à la salle de sport.
- Speaker #1
Et pourtant, il y a des difficultés, mais justement, il faut que j'en parle un peu plus. J'explique comment je fais en fait. Désolée, je perds un peu mon fil. La question, c'était ? La question,
- Speaker #2
c'est déconstruire autour de l'indicateur. de l'handicap et notamment l'handicap invisible.
- Speaker #0
Parce que ta question est trop longue, c'est pour ça. Non, non,
- Speaker #1
mais c'est moi.
- Speaker #2
C'est presque à qui a écrit cette question.
- Speaker #1
Je parle beaucoup. Non, mais déjà recenser les différents types d'handicaps invisibles, ça c'est important parce que l'endométriose par exemple, on en parle et c'est un vrai handicap.
- Speaker #2
C'est considéré comme un handicap ?
- Speaker #1
Oui, oui. Moi je suis atteinte d'endométriose et tout, alors vous allez dire que j'ai tous les maux de la terre, mais c'est vrai, clairement. Et puis plus de personnes, je dirais un peu comme moi, sans prétention aucune, mais qui montrent que j'ai quand même des difficultés. Là, on me voit maquillée, comme tu dis, je vais à la salle de sport et tout. Mais c'est super dur pour moi. Là, ça fait 11 ans, il y a 2-3 ans, je n'aurais jamais pu être là et vous parler de ça. C'est que j'ai fait des séjours à l'hôpital, j'ai des personnes qui m'ont aidé, qui m'ont montré que justement, alors toi, je ne peux pas courir par exemple, mais du coup, je peux quand même faire du tapis. Je peux marcher jusqu'à 4 km heure. C'est mon petit cardio à moi, je peux quand même monter des escaliers, mais il faut y aller doucement. voilà il y a des exercices que je ne vais pas faire au niveau de mon cou parce que j'ai une plaque dans le cou qui tient mes cervicales donc voilà c'est déjà plus de personnes qui devraient un peu plus en parler et qui n'aient pas peur d'en parler mais ce n'est pas facile forcément et puis avoir
- Speaker #0
plus de représentation aussi je pense tu en connais d'ailleurs c'est une question que je voulais te poser tu connais toi des personnes comme toi qui font du contenu ou qui prennent la parole pour parler de leur handicap invisible ?
- Speaker #1
Ben écoute que non, justement. Et j'aurais aimé avoir plus de personnes comme moi parce que déjà, on aurait pu échanger. Il y a une personne que je suis sur les réseaux qui est une personne qui a quand même beaucoup de followers mais elle, elle est paraplégique. Donc, c'est encore autre chose. Ce n'est pas pareil. C'est comme si je les duplique. Voilà. Et ça ne minimise pas. Mais par exemple, elle n'a pas ses jambes, mais elle a ses bras qui fonctionnent bien. Moi, mes bras, ils ne fonctionnent pas non plus bien. Aussi bien mes jambes que... Parce que les gens s'arrêtent à ma canne, parce que je marche avec une canne. Et je leur dis non, pas plus tard que tout à l'heure dans le Uber. Ils me disent « Ah, vous avez fait quoi la jambe ? » Je dis « Non, non, ce n'est pas que la jambe. Ah bon ? » Je dis « Oui » . Du coup, je suis obligée de montrer ma main. Je dis « Vous voyez, c'est un peu comme les AVCA. D'accord, donc c'est les quatre membres. » Donc, c'est vrai que c'est méconnu. Il n'y en a pas non plus des... Des cas comme moi, il n'a pas des masses. On a un grand corps malade qui lui a eu un peu la même chose que moi parce qu'il a sauté dans une piscine qui n'était pas assez remplie et pareil, il a eu les cervicales cassées mais c'est encore un autre type d'handicap.
- Speaker #2
Ce n'est pas facile.
- Speaker #1
C'est vrai que je réfléchissais à ça mais en même temps, comment expliquer ça aux gens ? Les gens s'en foutent tant que ça ne leur arrive pas ou que ça n'arrive pas à quelqu'un.
- Speaker #0
Mais c'est quelque chose qui te manque ? C'est-à-dire que tu aurais aimé retrouver une communauté de personnes comme toi pour
- Speaker #1
partager sur votre quotidien pour surtout à l'hôpital déjà on en parlera peut-être que je vais devenir patiente expert parce que c'est ce qui m'a manqué moi l'hôpital j'aurais aimé avoir une personne comme moi alors je sais que c'est chacun son combat parce que moi ça m'a pris du temps d'en être là et d'en parler ouvertement mais au début c'est vrai que j'aurais aimé des gens qui me disent t'inquiète pas tu vas y arriver moi je suis passé par la ronde modèle voilà ok
- Speaker #2
C'est lui. Comment tu fais pour parler avec autant d'authenticité sur tes réseaux ? Alors oui, j'entends que ça fait 11 ans, mais c'est quand même un combat au quotidien que tu dois mener. Est-ce qu'on peut qualifier ça de combat encore aujourd'hui ?
- Speaker #1
Oui. D'accord. Oui, oui. Tu sais, quand t'es dans le métro ou dans le bus et qu'on te laisse pas t'asseoir.
- Speaker #2
Ouais, parce que ça se voit pas.
- Speaker #1
Et pourtant, j'ai une canne, les gars. J'ai songé à prendre une canne rose et tout. Je me suis dit « Voilà ! »
- Speaker #2
Avec des strass et tout !
- Speaker #1
Mais regarde, ce que je vous dis, ça va minimiser mon handicap. On va dire, elle se balade avec une canne. Vous voyez dans la sapologie, ils ont des cadres. On m'a déjà demandé si c'était pour le style.
- Speaker #2
Ah, pffine. Alors,
- Speaker #1
comment ça met un nœud ou des strass ? On ne va pas y arriver, tu vois.
- Speaker #0
Alors, qu'est-ce qu'il faudrait faire du coup pour que… Là, l'exemple que tu as pris dans les métros, c'est vrai que moi, je ne me verrais pas me lever si je vois une personne comme moi.
- Speaker #2
Une jeune femme. Ah !
- Speaker #0
Non mais oui, c'est vrai.
- Speaker #2
T'es une jeune femme en fait.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #2
Une personne âgée, oui.
- Speaker #0
C'est qu'en plus t'es belle et tout ça, je me dirais, attends, elle va faire sa belle amie. Non mais oui. Qu'est-ce qu'il faudrait faire selon toi ? Qu'est-ce qu'on pourrait faire ?
- Speaker #1
Je pense que c'est l'éducation déjà aussi des gens. On va commencer par là, clairement. Si quelqu'un te dit qu'il a besoin de s'asseoir, même s'il n'a pas forcément, il n'a pas de handicap visible, il est peut-être fatigué, il a peut-être mal au dos, si toi tu peux te lever, lève-toi en fait.
- Speaker #0
Donc il faudrait qu'elle nous le dise, mais si elle ne nous le dit pas. Est-ce que, par exemple,
- Speaker #2
tu l'as déjà refusé en demandant ?
- Speaker #1
Alors, pas refusé, mais c'est tout un truc. On te regarde de haut en bas. Le métro, il a déjà arrivé en voyage. Il va se taire. J'ai le temps de tomber trois fois. Ou alors, c'est le jeu de regard qui va se lever, tu vois. Comme dans les Westfair, on y se regarde tous là et tout. Non, mais je vous jure, c'est un truc. Mais déjà, l'éducation, les gars. C'est quand même que... Je prends toujours cet exemple-là. Avant d'avoir mon accident, j'aimais porter des hauts talons. Et ça m'arrivait de mettre des talons au travail et tout. Et un jour, comme tout le monde, t'as mal aux pieds, t'es fatiguée. Et il y a une dame, c'est une mamie, enfin bref, elle me demande « oui, je peux m'asseoir ? » Je dis « oui, c'est à moi qu'elle demande ça » . C'est humain, tu vois, mais t'es vraiment humain. Mais tu te lèves quand même, tu vois. Donc déjà ça, l'éducation. Et puis si forcément, il y avait plus de représentations de handicap, déjà le sigle handicap est un fauteuil. Non les gars, il y a des gens qui marchent avec des cannes, des cannes blanches. Totalement. Ou il y a des gens qui marchent sans rien. Après, ils commencent à mettre des nouveaux sigles un peu. Mais c'est un papy avec une canne, quoi.
- Speaker #0
C'est qui qui gère ça, en fait ? C'est une bonne question.
- Speaker #1
Je ne me suis pas intéressée à ça. Merci, je me le donne. On devrait te rapprocher, effectivement,
- Speaker #0
et leur proposer des... Des nouveaux sigles. Oui, et puis même peut-être une nouvelle manière de concevoir le parcours dans les transports pour les handicaps invisibles.
- Speaker #1
En fait, en soi, par exemple, à la RATP, il y a un... une hiérarchie de handicaps. C'est horrible, mais je crois que les premiers, c'est les vétérans de guerre et tout. Et le handicap, on est en deuxième. Et les femmes enceintes et les personnes âgées passent après. Parce que ce que les gens ne comprennent pas, tu peux être une personne âgée et être en très bonne santé. Ma mère, elle fait de la boxe. Enfin voilà, quand je suis dans le métro, elle me dit « Non, assieds-toi, moi je vais bien. » Pourtant, elle a 65 ans. Tu vois ? Non mais voilà. Et des fois, c'est des mamies qui se lèvent pour moi. Je leur dis « Mais non ! » Tu vois des hommes bien barraqués qui sont là, qui te regardent.
- Speaker #0
« J'ai de la muscule ! »
- Speaker #1
Non, mais n'y ayons pas. Il y a 50 places. Il n'y en a pas deux. Arrêtez. Il y a bien quelqu'un qui peut se lever, quoi.
- Speaker #0
En fait, j'ai vu vite fait avant qu'on commence l'interview. Alors je ne sais pas, je ne connais pas le contexte, mais une femme qui était avec un bébé de 10 mois et elle avait demandé à l'hôtesse de l'air, elle voulait passer, elle voulait embarquer. Oui, oui, en priorité. En priorité. Et en fait, j'ai vu qu'elle était hyper mécontente de voir des personnes âgées, des handicapés passer parce qu'en fait, elle, elle se considérait prioritaire.
- Speaker #1
Alors je n'avais pas vu tout ça. Moi, j'ai vu vite fait que… C'est propre à l'aéroport de Toulouse et tout. Mais ça, j'ai cru voir dans les commentaires. Mais ça par contre...
- Speaker #0
Alors du coup, vous en pensez quoi de ça ?
- Speaker #1
Non madame, tu peux te séparer.
- Speaker #0
Je te pose la question de la hiérarchisation justement.
- Speaker #2
Attends, son enfant il avait quel âge ?
- Speaker #0
10 mois. Mais son enfant part pas à 10 mois !
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai. Non, mais blague à part, il y a... Moi, je prends l'avion quand même assez souvent. Il y a... En plus, j'ai été agent d'escale. Tu... Les personnes âgées, les... Je crois qu'il n'y a même pas les personnes âgées, mais les personnes handicapées et les familles sont prioritaires. Oui. Donc, je vois pas... Là, je pense que c'est l'agent d'escale qui en a fait casse à tête, clairement. Mais maintenant, elle revendiquer qu'elle est aussi prioritaire qu'une personne handicapée...
- Speaker #2
C'est un peu pour les coups de ventre trop loin quand même.
- Speaker #1
J'ai pas d'enfant, mais j'ai des neveux et nièces. Je sais quand même un peu ce que c'est. Je pense que tu peux patienter un peu. Non,
- Speaker #2
on est d'accord.
- Speaker #0
Peut-être qu'elle avait pas de poussette, peut-être qu'il était lourd, peut-être qu'il était malade.
- Speaker #1
Tu te rends compte ? Non, non. Je t'ai revoit un peu ses prières. Tu m'as dit la même chose. Maintenant, tu penses quoi toi ?
- Speaker #0
En fait, pour moi, j'imagine toujours le pire des scénarios. Je me dis peut-être que dans les personnes qui devaient embarquer, peut-être que 80% des personnes avaient soit des handicaps, soit des personnes âgées, soit des familles... Tu as parlé de nous dans un avion. C'est un avion ? C'est quoi ? Et tu me dis que... je me dis que la Zescal a dû peut-être gérer ce qui semblait le plus urgent pour elle. Non, mais j'essaie toujours de me dire, bon, qu'est-ce qui fait que quelqu'un a pris telle ou telle décision ? Et je me dis que pour en arriver à... Parce que tu sais, l'art est la manière de parler. Elle aurait pu calmer cette maman, la rassurer en lui disant, bientôt, ce sera votre tour. Donc, si elle ne l'a pas fait, c'est qu'elle était débordée. Il y avait peut-être quelque chose qui faisait que...
- Speaker #1
Parce que même moi, je prends l'avion, on a des... Aller aux aéroports Paris, Charles de Gaulle en lit. Si tu veux être pris en charge par... J'ai oublié le nom, mais en gros, t'as un système de personnes qui s'occupent. Tu peux le faire. Donc c'est vrai que les gens vont arriver toujours avec mon fauteuil et puis je me lève. Ah ben Jésus est arrivé par là. Mais c'est qu'on se rend pas compte, mais des fois, d'un... Pas d'un terminal à l'autre, mais d'une porte. d'embarquement, c'est super long. C'est vrai. Tu as pris l'avion dernier en France. C'est long. Donc tu arrives là-bas, tu es déjà en PLS. Donc c'est un petit plus, tu vois. Donc tu peux quand même demander. Donc je ne sais pas. Franchement, je pense que c'est l'agent d'escale qui en a fait casse-fraise.
- Speaker #2
Je t'écoute parler de la Céline et je me dis, mais punaise, mais au quotidien, ça doit être quand même archi-lourd en fait.
- Speaker #1
Bien sûr ! Oui ! Je n'ai pas répondu à la question. Non, sérieux. Il y a pire, mais clairement, le fait que ce soit un handicap invisible, je vous jure c'est plus dur.
- Speaker #2
Oui mais c'est une charge mentale à supporter le regard des gens les réflexions,
- Speaker #1
les chichichichi pas plus tard encore une dame me regardait du bas comme ça là, puis elle disait j'avais mon casque et tout donc j'entendais de loin, ah mais il y a une place là où j'étais assise, donc là où je suis assise il y a une place, encore une fois il n'y a pas d'autre
- Speaker #0
Et tu as fait comment ? Tu as réagi comment ?
- Speaker #1
En ce moment j'essaie d'être dans les énergies positives, j'ai dit bonsoir, bonsoir je lui ai dit t'énerves pas, ça sert à rien mais en même temps il y a des moments que tu ne peux pas J'ai eu ce genre de choses où il y avait un papy qui voulait s'asseoir et il est arrivé vers moi et tout. Je lui ai dit que j'ai une canne et tout. Et là, encore une fois, on m'a dit ouais, ces jeunes-là, ils ne veulent jamais se lever et tout. Et je l'ai filmé, cette vidéo, elle a fait un million de vues. Et je me suis pris des commentaires mais du genre tu te lèves pas pour les personnes âgées, c'est pas normal et tout.
- Speaker #0
Des personnes qui te suivent ?
- Speaker #1
c'est TikTok alors il y a deux trucs ah oui et puis les gens qui disent oui mais non mais elle elle a le droit de s'asseoir enfin il y a 50 places en plus vous voyez donc oui c'est un combat ouais totalement fin je ne poserai plus la question c'est un vrai combat tout à l'heure Céline tu disais que t'envisages d'être patiente expert
- Speaker #0
c'est quoi ?
- Speaker #2
ouais tu peux nous expliquer qu'on a compris que c'est un peu une façon d'être comment dire un rôle modèle on va dire pour d'autres personnes qui sont en train de vivre ce que toi tu as vécu
- Speaker #1
tu mets ton parcours au service des autres. Ce n'est pas que moi, ça peut être les personnes atteintes de cancer, de maladies chroniques comme le diabète. En gros, ton expérience est mise en avant et peut aider d'autres personnes de façon thérapeutique. Le mieux, c'est de passer quand même... une formation d'éducation thérapeutique. Moi, je me sens plus légitime. Ce n'est pas parce que j'ai eu un accident qu'il y a une façon aussi de parler aux gens. Je veux dire, si la personne de main me dit qu'elle va se suicider, je n'aurai peut-être pas forcément les bons mots. Donc, je préfère avoir... Voilà, je trouve que c'est mieux. Donc, on peut faire ça à la Sorbonne, on peut faire ça dans des formations et tout. C'est compliqué parce que le CPF ne le prend pas en charge. Je galère un petit peu. Mais...
- Speaker #2
Le coût en moyenne d'une formation ?
- Speaker #1
1300.
- Speaker #2
D'accord. Ok. Juste, pardon. justement le ZUQ qui en plus a une formation payante pour être patiente experte c'est rémunéré ?
- Speaker #0
oui c'est un vrai métier par contre voilà te demandé quel était le statut légal du coup donc en fait patiente experte on travaille pour des hôpitaux dans les hôpitaux tu peux créer ta propre structure que je veux faire mais en euro il n'y en a pas clairement
- Speaker #1
alors AVC il y a beaucoup de personnes AVC comme je disais les maladies chroniques diabète obésité cancer Mais tout ce qui est neuro, il n'y en a pas. Par exemple, là que je me suis vue refuser à la Sorbonne de pouvoir faire la formation, il y a beaucoup de gens aussi. Donc ils choisissent des personnes qui ont déjà une structure de prévue à la sortie de la formation. Moi, il n'y en a pas. Et c'est quelque chose dont je parle beaucoup avec mes soignants dans l'hôpital où je suis suivie. Ça fait comme ma famille en est, ça fait plus 11 ans. C'est toujours eux qui m'ont dit « Oui, sois patiente experte » . Parce qu'effectivement, j'aime beaucoup… parler aux gens, essayer de les rassurer. Oui,
- Speaker #2
et puis en plus avec le contenu que tu crées sur tes réseaux sociaux, t'as une facilité.
- Speaker #1
J'en fais même pas assez, mais je le fais beaucoup en off. Vraiment, j'aide beaucoup parce que je sais ce que c'est. Et je sais qu'on aurait aimé avoir ce rôle modèle aussi de personne qui te rassure un peu ou qui comprend les mêmes choses que toi, dans certains soins qui sont difficiles. Tu te dis, ouais, oh là là, moi j'ai eu ça. Je me dis, t'inquiète pas, je te comprends moi aussi.
- Speaker #2
Ça permet aussi d'y croire.
- Speaker #1
C'est ça. J'ai une maman qui a sa fille qui est paraplégique. Elle m'a contactée sur les réseaux et tout. Elle m'a dit « Oui, est-ce que tu peux venir parler à ma fille pour la rassurer ? » Et c'est ce que j'ai fait, clairement. Et même pour elle aussi, ça lui faisait du bien d'entendre qu'il y a des choses qu'on fait dont on ne parle pas, comme des lavements, un peu machin. C'est notre quotidien, tu vois. Oui, bien sûr. J'aurais aimé justement qu'on me rassure sur ça. Moi, je me suis construite un peu toute seule. Et c'est mes soignants qui m'ont aidée. Mais si j'avais quelqu'un avec ce franc-parler, ce tempérament, qui serait venu me voir, écoute, ce n'est pas facile. Mais bon, dis-toi que tu as les fesses les plus propres de la Terre. Tu vois ? J'essaie de le prendre un peu aussi à la rigolade parce que ce n'est tellement pas évident, c'est dur. Donc oui, ça me tient beaucoup à cœur. Donc là, je suis en train de voir avec l'hôpital dans lequel je suis suivie pour essayer de construire ma structure.
- Speaker #0
Et la structure, elle ressemble à quoi exactement ? Après, tu sais,
- Speaker #1
ça peut être une association. D'accord. Ça peut être une petite... cellules, je ne pourrais pas vraiment vous détailler parce que je suis en train de... C'est en cours de téléchargement.
- Speaker #2
D'accord. Justement tu parles de... Tu as évoqué le mot association, alors j'ai bien compris que tu es en cours de... De téléchargement. Pour regarder tout ça, mais du coup comment tu fais la frontière entre professionnalisation et engagement ?
- Speaker #1
C'est une bonne question.
- Speaker #2
C'est pour ça qu'elle est écrite.
- Speaker #1
engagement je pense que je le suis quand même un peu mais en off comme je disais quand je vais à l'hôpital et tout, quand j'ai des soins je vais toujours dans là où je suis suivie à l'état, je vais toujours déjà voir mes soignants et quand il y a des patients qui sont là depuis longtemps je vais toujours les voir, toujours comment ça va essayer de donner ce petit coup de peps n'abandonne pas, ne lâche pas et là professionnellement c'est quand même d'essayer d'en faire mon métier et d'en vivre gentil mais j'ai envie de gagner des sous bien sûr donc il ne faut pas que ce soit tabou non plus au début c'est vrai que j'avais un peu de mal avec ça, je ne peux pas vous mentir parce que comme c'est la CIR c'était des gens il faut être bénévole, ouais mais non parce que c'était aussi un travail,
- Speaker #0
c'est un engagement je vais me former moi je n'aimais pas que ça existait quand on a parlé en off je me disais ok et après Nelly en a reparlé mais c'est récent après c'est normal,
- Speaker #1
c'est vrai qu'on n'en parle pas beaucoup mais c'est vraiment mettre au service des hôpitaux et des patients ton propre parcours
- Speaker #2
je pense qu'il faut carrément casser le tabou sur ça c'est pas parce que c'est dans le social qu'il faut être bénévole parce que c'est du temps, c'est de l'énergie c'est de la charge mentale et que...
- Speaker #1
quand tu vois les gens aussi quand tu ressors de là, tu te dis wow tu dis toujours qu'il y a pire, il y a mieux mais j'ai vu des gens dans des sales états quand même j'ai vu faire face à des décès aussi donc franchement c'est dur quand t'es habitué avec un patient et que le lendemain tu le vois
- Speaker #2
plus. Ouais, ouais, mais tout ça, je pense que...
- Speaker #1
Tu te construis, tu travailles, puis comme je l'ai dit, je veux me former, donc c'est du temps.
- Speaker #0
Et puis on le sait, quand les gens sont malades, le réconfort en fait est très très important, au-delà de ce qui peut être donné par les soignants, mais la famille, et puis je pense aussi à ceux qui n'ont pas de famille.
- Speaker #1
C'est aussi pour ça que je vais le faire, parce qu'il y en a qui n'ont pas beaucoup de famille ou qui comprennent pas le handicap est tabou, surtout en Afrique, chez nous aussi aux Antilles. Les gens, quand je leur dis que je suis handicapée, « Ah ben non, t'es pas handicapée toi ! » Mais en fait, moi j'ai pas trop de problèmes à le dire. « Toi, t'as un problème à le dire en fait. » Je me sens pas démunie, c'est le bon mot, du fait qu'on me dise que je suis handicapée. Mais le mot a été tellement banalisé. « T'es une handicapée toi, t'es une handicapée de la vie. » Ce mot-là, c'est devenu péjoratif. Pas du tout, c'est un statut. Je suis pas fière non plus, mais je suis handicapée. C'est partie de ton identité. Oui, voilà ! C'est comme ça.
- Speaker #2
Je n'ai pas trop d'accent. Justement, tu parles de « je suis handicapée » . Est-ce qu'on parlerait du handicap comme un critère ? Tu as une situation d'handicap ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #2
Parce que quand tu dis « je suis handicapée » , Tu vois, ça... Comment dire ? Je n'ai pas les mots. Prisca, tu m'aides là ? À ce moment-là, tu es censée me dire... Je vois ce que tu veux dire,
- Speaker #0
ma chatte. Je vois ce que tu veux dire, ma chatte. Sinon, je vais me taper. Ben oui, là.
- Speaker #2
20 ans de relation. C'est le meilleur des phases quand je suis en casque.
- Speaker #0
Non, mais je vois ce que tu veux dire et c'est peut-être... Alors, je comprends, je suis d'accord avec ce que tu veux dire mais je pense qu'il faudrait peut-être poser la question à Céline parce que, c'est vrai, tout à l'heure, moi, j'étais naturellement, ça fait partie de ton identité. Et tu vois, j'ai eu un doute quand j'ai dit ça. Et après, quand Nelly dit « Est-ce que c'est pas une situation d'handicap que tu vis ? » Est-ce que c'est pas plutôt une situation d'handicap que tu vis ? Plutôt que de dire « Tu es handicapé » . Parce qu'en fait, c'est vrai que dans le chez les communs des mortels, on se dit, quand on entend « handicap » , incapacité à faire. Tu vois ? À produire, à faire. Il y a été longtemps comme ça ?
- Speaker #2
mais je veux dire l'handicap ça ne définit pas une personne ça ne définit pas la personne que tu es même si aujourd'hui effectivement tu crées du contenu à partir de ça, tu veux professionnaliser pour pouvoir être plus engagé et vivre de cette expérience de la vie finalement mais je veux dire tu n'es pas que ce handicap en fait c'est un double tranchant
- Speaker #1
parce que tu vois le fait qu'il y a à certains moments le fait d'avoir ce statut c'est bien parce qu'on reconnaît je ne sais pas si c'est à l'aéroport ou pour certaines choses de la vie l'autonomisation par exemple moi j'habite toute seule j'étais bien contente d'avoir quand même des aides pour pouvoir restructurer ma cuisine parce que les meubles étaient trop hauts des choses comme ça donc forcément il faut ce statut le fait d'avoir l'affection longue durée au niveau des soins parce que je suis tout le temps chez le médecin et tout donc si je devais débourser à chaque fois compliqué Maintenant après, le statut d'handicapé ne me définit pas non plus totalement puisque je crée du contenu. Mais je peux te créer du contenu en étant handicapée aussi.
- Speaker #2
Oui c'est ça.
- Speaker #1
Et c'est vrai que ma mère au début elle me disait : "Oui mais t'es sur les réseaux, les gens vont croire que t'es pas handicapée, est-ce que la MDPH va pas trop tirer ça ? " Parce que... Non mais c'est vrai ! Oui c'est ça ! Est-ce que tu as eu le péage ? Oui clairement ! Bah oui parce que t'es là, tu voyages, tu vas en soirée... Pourquoi tu as la best life et tout ?
- Speaker #2
Les gens ne voient pas ce qu'il y a derrière.
- Speaker #1
Après, au début, je ne pouvais pas leur en vouloir parce que moi-même, je n'en parlais pas. Je ne me sentais pas capable d'en parler. Maintenant, ce que j'essaie de faire comprendre aux gens, c'est que le fait que je puisse faire tout ça, déjà, ça m'a pris du temps et ça ne doit pas minimiser mon statut. Je reste quand même une personne handicapée. Même si je me maquille, même si je m'habille, même si je suis une badass, ce que tu veux, je suis handicapée. Mais il n'y a pas que ça.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. Justement... C'est 80% d'invalidité ?
- Speaker #1
J'ai revu après, effectivement. En fait, la catégorie 2, c'est entre 50 et 80. Donc, je n'ai pas vraiment le... Tu as hanté mes nuits. Je suis bien entourée. Mais non, c'est entre 50 et 80. Après, je ne sais pas exactement le pourcentage. Mais voilà, là, c'est plus de 50%. OK,
- Speaker #2
pas de problème. Mais du coup, donc une grosse incapacité. D'accord, mais 100% ambitieuse. Ouais,
- Speaker #1
je peux le dire.
- Speaker #2
Du coup, Céline, comment tu concilies la réalité physique que tu vis avec toutes ces envies, ces ambitions que tu as d'entreprendre, d'inspirer ?
- Speaker #1
C'est dur. C'est dur parce que je ne me sentais pas légitime au début. Je ne me sentais pas capable. Parce que j'ai toutes ces idées, comme tu dis, je veux être la santé experte, je veux créer mon livre de coloriage, je veux créer du contenu, J'ai plein de trucs dans la tête. Mais à chaque fois, ma santé me rattrape tout le temps. Et c'est vrai que ce n'est pas facile. Donc à chaque fois, je me dis que c'est comme si je n'avais pas le droit de le faire. Quand j'ai repris le travail, j'étais assistante de gestion immobilière.
- Speaker #0
J'étais en mi-temps thérapeutique et ils ont tout fait pour que je sois bien. Mais le truc, c'est que je n'arrivais plus à suivre. Il y a des choses qui ne se voient pas. Je vous en venais parler la dernière fois. J'ai des problèmes d'attention et de concentration. Et quand tu travailles de 10h à 16h la semaine, le mercredi, tu n'es pas là et que tu reviens le jeudi, il y a tel dossier, mais tu ne l'as pas fait. Du coup, je ne suivais plus. Je me sentais mal aussi parce que j'avais l'impression de ne pas répondre aux besoins de l'entreprise. Et du coup, c'est ce qui fait que je suis partie. Je ne me sentais pas bien. Ce n'est pas évident et c'est depuis peu… Ou là, et puis des personnes qui sont sur ma route aussi, des gens comme vous qui sont hyper solaires et qui nous motivaient. Merci pour ce petit compliment. Non mais c'est vrai, c'est super important. Vraiment là je me dis, et puis mon entourage encore de me dire non mais fonce, vas-y. Après j'ai quand même fait des choses. Mais c'est vrai que maintenant j'aimerais bien mettre tout ce que j'ai pu, ma communauté que j'ai créée, tout ce que j'ai pu faire ces dernières années et en faire quelque chose de concret. Donc je ne veux plus que ce soit un combat, je n'ai plus envie de vivre, de survivre pardon, je veux vivre. je veux construire et puis même si je tombe c'est pas grave j'ai déjà tombé donc je vais me relever de toute façon totalement.
- Speaker #1
C'est un super beau message c'est vrai je le pense,
- Speaker #0
je vous jure c'était dur les gens ont eu plus confiance en moi que moi-même, ma mère, mes proches à chaque fois que je faisais une émission ou que je parlais d'un tel sujet, mais non mais vas-y lance-toi ou quand j'avais pris du poids je me sentais pas bien mais non mais t'es belle vas-y cette sororité j'ai de la chance de l'avoir autour de moi et c'est ce qui fait que je suis la personne aujourd'hui et je vous dis les gens qui sont plus plus en moi que moi-même. où c'était à moi de croire en moi. Oui,
- Speaker #2
totalement.
- Speaker #1
En fait, ce que je trouve encore intéressant, en plus de ce que tu viens de dire là, c'est qu'en fait, au début, quand tu as eu ton accident, etc., tu l'as vu comme « je vais faire avec, mais bon, voilà, donc je vais recommencer la vie que j'avais » . Tu as repris ton travail normalement. Et là, en fait, je vois plus un alignement. Tu te dis « ok, je ne vais pas faire comme je faisais avant, je vais faire avec ce que je peux faire maintenant » .
- Speaker #0
Tu vas apprendre à vivre différemment. Ma mère me répétait tout le temps. Tu vas apprendre à vivre différemment, ma fille. Et c'est quelque chose que je n'intégrais pas du tout. Mais voilà, je le faisais. Après, il faut comprendre que le tempérament que j'avais avant aussi, j'ai toujours été une forceuse. J'étais toujours carpe diem. Quand je dis avant, c'est avant mon accident. Les gens qui me connaissent vous le diront. Voilà, j'ai toujours kiffé la vie, vraiment. Après, forcément, quand tu es en pleine possession de ton corps, de tes capacités, ben bon... Et là, tu ne te prends pas la tête. Tu fais. J'ai eu différents métiers. j'étais vendeuse, agent d'escale. J'ai toujours été quelqu'un de vivant. Mais là, c'est vrai que ça m'a un peu ralenti. Je suis restée quand même deux ou trois ans dans la maladie. Quand j'ai repris, je ne me sentais pas capable et tout. Et jusqu'à maintenant, j'ai encore ce petit truc qui… Après, je dis non, tu peux le faire. Tu peux le faire. Tu peux le faire. C'est ce que je me répète tous les jours. You can do it.
- Speaker #2
Carrément.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #2
Tu nous as évoqué plusieurs objectifs que tu t'es fixé. Là, quand tu vas sortir de notre studio, lequel tu vas mettre en avant, où tu vas activer pour qu'il puisse transformer le plus rapidement possible ? En tout cas, que tu vas vraiment mettre de l'énergie et du temps pour pouvoir concrétiser ?
- Speaker #0
Là, ce serait patiente experte parce que je sais qu'il y a un truc à faire dedans. Je sais que je peux aider. J'aide déjà. Parce qu'à travers mes réseaux sociaux, au début, je le faisais vraiment comme ça. Je partageais, je racontais ma life et tout. Je faisais des vlogs. Et au fur et à mesure, j'ai eu des personnes qui m'ont dit « Ouais, moi, j'ai eu tel handicap, j'ai eu tel accident. » Même des femmes qui ont accouché, qui ont eu des problèmes au niveau de leur vertèbre, qui ont dû se sonder, des choses qui se sont retrouvées en moi, en fait. Pas forcément la même pathologie que moi. Et après, elle me dit « Ouais, merci parce que tu m'as quand même redonné confiance. Merci parce que j'ai pu parler à mon conjoint, à mes parents. » leur montrer, les gens qui me disent j'ai montré mes vidéos à ma mère parce qu'elle avait plus confiance. Bref, donc je me dis c'est nier un truc à faire en fait. Tu ne te rends pas compte ou je ne sais pas où tu ne voulais pas le voir mais en fait tu inspires des gens. Donc clairement, je veux le faire. Parce que pareil, quand tu es à l'hôpital, peut-être je vous en ai parlé en off, il y a un moment où tu ne te sens plus féminine. Là on est entre femmes et tout. Quand tu es allongée sur un lieu d'hôpital et déjà que tu es paralysée, tu ne peux pas te laver toute seule, tu ne peux pas te coiffer toute seule. Je vous jure, ce n'est pas évident. Ma mère était la meilleure, elle me ramenait toujours des gels douche qui sentaient. mais il y a des personnes qui n'ont pas cet entourage-là. Donc, tu vois, dans mon association, pouvoir leur donner des produits qui sentent bon, c'est tout bête, tu vois, mais des crèmes... Tu dis que c'est tout bête,
- Speaker #2
mais ta maman y a pensé. D'autres n'y auront pas pensé, mais effectivement, c'est hyper important. Moi, ma fille, elle sait que si un jour il m'arrive quelque chose et j'espère pas, ou en tout cas quand je serai vieille, elle sait qu'elle devra raser ma moustache. Il est hors de question qu'elle me laisse avec de la moustache.
- Speaker #0
Ah non, mais c'est clair. Et puis ma mère m'a épilée sur mon lit d'hôpital, paralysée. Elle me dit « Ah, mais t'as beaucoup de poils ! » J'ai dit « Oh ! » « Ah, je vais chercher un indien ! » Alors maintenant, je lui ai fait « Encore une fois ! » Je dis « Moi, je vais être opinée, moi. C'est bon. Ça fait six mois que je suis là. » Non, mais je rigolais. « C'est la forêt amazonienne ? » Mais elle ne se rendait pas compte que ce n'était pas elle qui le faisait. Je lui ai dit « Allez chercher un indien, débrouille-toi maintenant ! » Donc, non, vraiment, c'est hyper important, clairement. Et puis, c'est comme pour les cancers. Les femmes, on vous le dira, c'est important. Les perruques et tout, le maquillage. Mais c'est aussi pareil pour les personnes en situation de handicap. Quand à l'hôpital, on a des ergothérapeutes, je ne sais pas si vous connaissez.
- Speaker #2
Non.
- Speaker #0
C'est des personnes qui vous aident un peu à retrouver les gestes du quotidien.
- Speaker #2
Oui, d'accord.
- Speaker #0
Voilà, ergothérapeute. Et la première fois, elles m'ont dit, oui, qu'est-ce que tu aimerais bien prouver quand tu vas utiliser tes mains et tout ? J'ai dit, j'aimerais bien apprendre à maquiller. Il faut savoir que là, moi, je me trompe. je me trouve super bien. Mais avant, je ne me maquillais pas du tout comme ça. j'les épilais, je n'aime pas qu'il fallait mettre un crayon à sourcils. J'étais jolie quand même, tu vois. Et du coup, j'ai dit, oui, j'aimerais bien apprendre à maquiller et tout. Donc, elles ont fait des exercices pour tenir, machin et tout. Mes amis m'ont ramené du maquillage. Vous voyez, moi, j'ai de la chance d'avoir ça. Mais une femme qui a eu un AVC, qui est myplégique et tout, elle se dit peut-être que sa vie, elle est foutue, elle ne pourra rien faire, redevenir féminine. pas du tout en fait. Parce qu'il y a des objets, il y a des gestes qui vont t'aider. Si moi j'y arrive, tu peux le faire.
- Speaker #1
C'est top parce qu'en fait, tu t'es trouvé un métier que tu vas concrétiser en faisant une formation, que tu vas pouvoir faire et redonner tout ce que tu as eu grâce à ta famille, à ton entourage. Et c'est vraiment top.
- Speaker #0
Ah ouais, ça compte beaucoup pour moi. Comme je vous dis, je le fais déjà en fait. Tu ne t'en rends pas compte, mais quand on a l'hôtel... Et là, tu seras payée. Et je serai payée. Tu seras payée.
- Speaker #1
Et j'ai envie de dire... Tu peux nous valoriser. Exactement. On s'assure. Tu peux nous valoriser, payer. Et aussi... tout en respectant ton rythme, parce que du coup, en fait, ça ne va pas te demander de...
- Speaker #0
Moi qui pourrais gérer. Ça, c'est super important d'être à son compte, j'avoue que c'est vraiment bien. Je sais que j'ai plus de pêche le soir, et du coup, je suis plus apte à réfléchir le soir qu'au matin.
- Speaker #1
Et puis comprise, parce que tu seras comprise des personnes avec qui tu vas interagir, que ce soit les patients, les soignants. Moi, je trouve ça top, vraiment.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #2
C'est nous qui nous avons lancé sur un sujet de féminité, là.
- Speaker #1
J'ai jamais lu, mais ce n'est pas encore l'heure !
- Speaker #2
Oui, mais...
- Speaker #1
Oh là là, Nelly !
- Speaker #0
Moi, je vous écoute, je suis là. Je parle beaucoup, donc à vous de canaliser. Féminité, pas de préparant. Ouais,
- Speaker #1
bon,
- Speaker #2
vas-y, vas-y, on y va ! Comme tu nous as lancé sur le sujet de la féminité, et effectivement, c'est vrai qu'on ne se rend pas compte, si on n'est pas passé par là, de se dire que, bah oui, effectivement, avec un handicap, il faut réapprendre à vivre, il faut réapprendre à se maquiller,
- Speaker #0
à être femme surtout mais à être femme déjà dans la tête et dans le corps justement,
- Speaker #2
dans le corps comment tu réapprends à être une femme dans ton corps ? est-ce que t'as dû réapprendre déjà ?
- Speaker #0
parce que c'est revenu plusieurs mois après de quoi vous dites femme au niveau de ma sexualité ? je ne sais pas je ne sais pas Alors, il faut savoir que dans ma lésion de la moelle épinière, ça touche les muscles aussi de mon corps. Donc aussi bien mes mains, mon ventre et aussi au niveau des zones génitales. Et alors, il faut savoir que j'ai un côté du côté gauche au niveau de mes jambes. Je sens trop. Donc c'est vraiment hyper sensible. Et du côté droit, je ne sens plus la douleur ni le chaud ni le froid. Donc on va dire qu'au niveau de mon vagin, c'est un peu comme ça. C'est un peu une Wonder Woman, tu vois. Il y a un côté où tu sens et un autre côté où tu ne sens pas. Donc forcément, il faut le savoir, on est suivi aussi au niveau sexologie, urologie, tout ça. Ok. Quand t'es bien suivi. Et donc j'ai vu une sexologue et tout, donc je teste tout ça. Au début, tu te dis ouais, bon... T'étais gênée au début ? Ouais, quand même. Pourtant, je vous dis, j'ai pas de tabou. Je vous l'avais dit en off.
- Speaker #2
Non mais la sécurité c'est tellement important.
- Speaker #0
Ouais, mais là quand même... En fait, non mais c'est sûr que tu te dis qu'est-ce qu'elle va te faire en fait ? Et en fait, voilà, oui elle te touche, elle vous dit ce que vous sentez de ce côté-là, ce que vous sentez pas, machin. Et puis elle fait son petit truc, elle me dit « Ah mais c'est bon, je m'inquiète pas pour vous » . Ah ouais ? Comment ça tu t'inquiètes pas pour moi ? Et moi pour l'instant, enfin je crois que c'était un an après, j'étais à milieu de me dire que j'allais retrouver une vie sexuelle en fait, clairement. Parce que déjà, comme je vous dis, c'est dans la tête de se sentir femme. Tu te dis, est-ce qu'un homme va vouloir de toi en étant handicapé ? Même s'il ne voit pas le handicap, mais il est quand même là. Je me suis dit, déjà moi, est-ce que j'arriverais à faire des galipettes, à me mettre dans les positions et tout ça ? Là, ils sont là pour te rassurer sur ce point-là. Et elle m'a dit aussi qu'il faut que je redécouvre mon corps. Et ça passe par... par la masturbation, par le coucher. Et elle m'a donné des livres et une bonne sexologue. Ouais, non, franchement, mes sexologues de l'hôpital. Voilà, donc... Et du coup, écoute, maman, je ne peux plus nous écouter. Bref. François, tu peux s'appeler.
- Speaker #1
On revient tout à l'heure. C'est fort. Tu peux envergner.
- Speaker #0
Mais ouais, tu réapprends, redécouvres ton corps, tu prends un petit jouet, un petit sextoy. Et je vous jure que ma sexualité maintenant, je la kiffe plus qu'avant. C'est ça. Comme t'as dû réapprendre.
- Speaker #2
Mais finalement, est-ce que c'est réapprendre ou c'est vraiment apprendre finalement ? Je ne sais pas pour vous, mais en tant que femme, ce n'est pas comme les garçons où ils vont jouer avec leur engin. Mais c'est ça, nous quand on est jeune, on ne joue pas vraiment. C'est quand tu deviens une femme et que tu te développes, adulte même plus adulte, quand tu es une femme mature. C'est là où tu apprends vraiment à connaître ton corps dans ton... tous les angles et dans toutes les facettes et dans toutes les harmonies. C'est pas ce que tu veux. Tu n'as pas besoin de faire tout ça.
- Speaker #0
Mais, blague à part, je vous jure, j'ai eu la chance aussi de tomber sur des hommes qui, au final, je n'ai pas eu ce problème-là. Je pense que les hommes, encore une fois, voyaient autre chose en moi, donc j'ai envie de dire tant mieux, mais au contraire, ils étaient hyper compréhensifs. Donc, comme je leur expliquais que voilà, machin, ah ok, on va prendre le temps, il n'y a pas de soucis et tout, et au final, au final, ça se passe super bien.
- Speaker #2
Mais en fait, moi j'ai un message quand même à faire passer. Je voudrais quand même dire, parce que j'ai vu des trucs passer sur les réseaux qu'une femme à partir de 30 ans, ça y est, elle ne sert plus à rien. C'est vrai ? 30 ans,
- Speaker #0
mais c'est jeune ! C'est une autre sexualité en matière.
- Speaker #2
Qu'une femme à partir de 30 ans, elle ne sert plus à rien. Ah ! Messier !
- Speaker #0
C'est justement en tant que devant le sol ! Mais après, c'est vrai que la sexualité, on pourra en faire un autre épisode, mais Est-ce que les femmes de 30 ans se connaissent vraiment ?
- Speaker #2
Mais on est d'accord !
- Speaker #1
Oui, on a déjà parlé de ça sur le podcast.
- Speaker #2
C'est vrai que c'est possible. Avant 30 ans, tu ne connais pas ton corps, je suis désolée.
- Speaker #1
Tu ne m'as pas touché les femmes. Je pense que c'est difficile.
- Speaker #0
On n'en parle pas encore sans tabou. Regarde 15 ans. Non mais il est vrai, je pense à des gens de mon entourage. Je me dis, est-ce qu'au final, ils kiffent leur sexualité ? Oui, mais on est des jeunes femmes. Moi,
- Speaker #1
je connais des gens qui ont 50 ans et qui n'ont jamais... C'est vrai ? Oui.
- Speaker #0
Tu n'es pas mise à le brasser. Oui, quand même. Après voilà, ce n'est pas marqué sur ton visage. Mais tu vois, il y a des gens, tu ne verrais pas derrière leur visage. Ah ouais, t'es comme ça. Au fil des gens qui aiment en parler, tu vois, en discussion et tout. Moi je suis très ouverte encore une fois, j'aime bien savoir des choses. Et il y a des choses que je n'ai pas dit, que je ne dirais pas, mais que je n'ai pas dit au début à des personnes. Je l'ai dit des années après quoi. Alors ils ne m'ont pas jugée, mais... Ah ouais ? Ah ouais, ça fait ça ? Ouais ? Ah ouais ? Ok, ben ouais, tu vois, ça se voit peut-être pas sur mon visage. Encore, mais là, 40 ans...
- Speaker #2
On va poser la question.
- Speaker #0
Non, franchement, à 40 ans et avec un handicap, mais je kiffe ma life. Mais merci aux hommes aussi, il y a quand même des... alors autant j'ai pas trouvé le point charmant, mais en tout cas, il y a des hommes quand même qui savent prendre le temps. prendre le temps d'écouter. Comment ça,
- Speaker #1
tu n'as pas trouvé le prince charmant ? Manifeste-le ici.
- Speaker #0
J'ai manifesté.
- Speaker #2
Est-ce que tu as dit à l'univers ou au seigneur selon tes croyances ce que tu attends exactement ?
- Speaker #0
Non mais je vais vous dire un truc les filles, en même temps il faut être prêt. J'avoue totalement que je pense que je n'étais pas encore prêt. Tu vois parce qu'il fallait que j'écoute plus confiance en moi aussi, encore une fois, en tant que femme. En tant que femme handicapée, en tant que femme aussi tout court. Et du coup, je suis toujours venue avec le temps. Là, aujourd'hui, je me sens capable. C'est vrai que c'est dur parce que le temps passe. J'ai 41 ans, j'ai de l'endométrio, je n'ai pas d'enfant. C'est encore un autre sujet qui est assez dur au niveau de la maternité. Mais voilà, j'essaie de me raccrocher aux choses positives qu'il y a dans mon entourage.
- Speaker #2
Aujourd'hui, il y a d'autres solutions.
- Speaker #0
Oui, mais faire un enfant toute seule... mère célibataire c'est dur en plus avec un handicap ah oui oui pardon j'allais te dire oui ça va mais avec l'handicap je ne sais pas voilà j'ai quand même des devinies moi si je suis un enfant déjà bon peut-être que je faisais vraiment des bisounours mais j'ai vraiment envie de rencontrer quelqu'un de faire un enfant moi j'ai toujours qu'au premier amour moi je me suis toujours dit ouais j'en ai un seul c'est jusqu'à la fin de mes jours Heureusement, non.
- Speaker #2
On s'ennuie toute la vie avec un problème. Oh là là !
- Speaker #0
Non, j'ai des coupes autour de moi, vraiment. Ce n'est pas facile, mais vraiment, c'est un peu des modèles. Mais je ne regrette pas l'expérience que j'ai eue. Moi aussi,
- Speaker #2
je ne regrette pas.
- Speaker #0
Oui, clairement. Non, mais c'est vrai. Voilà, les parfums de glace, tu vois. C'est pas mal quand même. Mais bon, bref. Mais oui, c'est... Je pense que je n'étais pas prête. Donc, moi, Dieu me donnera... Là, j'y crois toujours à un prince charmant.
- Speaker #2
Bien sûr, je pense qu'il ne faut pas arrêter d'y croire. Alors, au prince charmant, je ne sais pas si moi, à l'aube de mes 40 ans, j'y crois. Non, mais moi, personnellement, je ne sais pas si j'y crois encore ou si j'ai envie d'y croire, tout simplement. Je ne me pose même pas la question. Mais par contre, je rebondis sur quelque chose que tu as dit qui est très important, c'est de travailler sur soi. Pour attirer la bonne personne, pour retenir aussi la bonne personne, c'est de travailler sur soi. Et je pense que le Seigneur... t'apporte la bonne personne quand tu es enfin prête à l'accueillir aussi, tu vois.
- Speaker #0
C'est toi qui as une confiance en toi, pourquoi tu veux quelqu'un ? Et je n'étais pas réparée non plus entre guillemets, tu vois, je n'allais pas bien psychologiquement, donc tu ne peux pas attendre de quelqu'un, je ne cherche pas un soignant, je ne cherche pas un infirmier. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #2
Bien sûr.
- Speaker #0
Mais je veux bien. Au même âge, j'ai des petites douleurs. Non, ouais. Mais blague à part, il faut vraiment être bien. Je pense que c'est ce que tu dégages aussi. Même si on me le dit, ouais, tu dégages. Moi, je n'avais pas assez confiance en moi. Maintenant, ouais. Je sais quand même qui je suis, ce que je suis. Donc,
- Speaker #1
tu peux le manifester alors maintenant ?
- Speaker #0
Non, jamais manifester. Ok, bon. Ça va venir alors.
- Speaker #2
Parce qu'il faut que tu conduises. continuer de travailler sur toi, mais au-delà de travailler sur toi et sur la confiance, moi je n'y crois pas à travailler sur la confiance, je pense qu'il faut travailler sur l'estime de soi et qu'il faut se mettre en action pour que la confiance elle vienne. Mais je pense qu'il faut que tu continues de travailler sur toi, mais surtout de travailler sur tes objectifs de vie, tes objectifs professionnels parce que tu vas être de plus en plus épanoui professionnellement et tu vas jaillir sans le mauvais jeu de mots, tu vas irradier ta lumière, tu vois, et tu tu attiras la bonne personne. Et à ce moment-là, il faudra faire aussi attention de bien faire de toi ta priorité parce que les rats sont attirés par la lumière.
- Speaker #1
C'est une séance...
- Speaker #2
Ah bon, excusez-moi. Je voulais jamais ça dire. Surtout pas, exactement. Le mot est passé. Vas-y, je t'en prie, macha. Tu peux...
- Speaker #1
Voilà. Qu'est-ce que moi je voulais te dire ? Oui, je voulais te dire, tu es quelqu'un de très authentique. On le voit sur tes réseaux. On l'a vu, nous, tout de suite à ton contact. Tu es aussi très sensuelle. Tu dégages énormément de... Enfin, tu pues le sex appeal pour être claire. Moi, je voulais savoir comment tu... Parce que tu parles de confiance en soi. Tu dis que tu as travaillé ou tu travailles sur ta confiance en soi. En tout cas, nous, de l'extérieur, c'est... qu'on voit, c'est quelque chose de très aligné. Tu vois ? Comment... Est-ce que... Alors, est-ce que tu as... Tu as un peu répondu à cette question-là tout à l'heure en disant que tu travaillais dessus, mais sincèrement, quand tu te regardes, quand tu regardes ton contenu, par exemple, qu'est-ce que tu ressens ? Tu ne ressens pas quelque chose qui est hyper aligné, de sensuel, d'affirant, de féminin, etc.
- Speaker #0
Je ne vais pas faire la meuf. C'est aligné ? Non, de... Des fois, je vais voir les petits défauts, le truc. Là, j'aurais dû mettre ça comme ça. On voit mon ventre. Et puis après, comme je l'ai dit avant, j'étais vraiment quelqu'un qui m'a dit « Non, on peut s'en foutre. » En fait, vous voyez bien, je suis authentique, ça c'est vrai. Je me montre sans maquillage, avec maquillage. J'estime que si tu me vois dans la rue, je n'ai pas envie que tu dises « Oh, c'est elle ? » « Wow ! » « Ah ouais, non, ce n'est pas la même personne sur les réseaux. » Donc, j'évite de mettre trop de filtres. Ça m'arrive. Mais il y a quand même ce petit truc, tu vois. Est-ce que vraiment, on ne voit pas que ma main, elle est comme ci, comme ça. C'est pour ça que je t'ai dit que j'y travaille. Après, quand je me regarde, je me dis « Céline, regarde quand même. De là d'où tu viens, regarde qui tu es » . Et quand je me suis coupée les cheveux aussi, ce n'était pas pour rien. Je l'ai fait parce que je rentrais à l'hôpital. Je ne suis pas 41 ans, je m'étais déjà coupée les cheveux, mais c'est un peu symbolique. Tu délaisses un peu du poids de certaines choses et là, je me sens encore plus badass. Les gens disent « les femmes aux cheveux courts » . je suis pas tellement sexy moi excuse-moi est-ce que je suis pas sexy ? bah bien sûr ah oui tu m'as fait même ça non franchement j'y travaille mais oui quand même ouais parce que j'essaye aussi de montrer aux gens qu'il faut s'assumer même si j'ai envie de perdre du poids etc mon corps là pour l'instant il est comme ça donc mon ventre par mon ventre mes fibromes par mes fibromes hé si tu me mèves pas comme je suis en fait j'avoue je m'en fous clairement mais j'ai toujours ce petit truc où est-ce que et puis après non j'y vais Ça, je vous dis, je suis forceuse.
- Speaker #1
Oui, mais est-ce qu'on peut dire... Excuse-moi, mais est-ce qu'on peut dire que tu ne vas pas retourner en thérapie, là ? Est-ce que je peux dire que tu as une certaine assurance ? Parce que je suis d'accord avec toi sur la confiance. De toute façon, c'est personnel. Si toi, tu dis que tu es en train de travailler ça, ok. Mais tu as quand même une certaine assurance qui est dégagée de ton contenu et qui attire, qui séduit. En tout cas, moi, je me sens très séduite par ton contenu. Quand je te vois et tout ça, je me dis « Waouh, elle est canon » , mais pas que canon par ta beauté corporelle, parce que tu transmets énergétiquement.
- Speaker #0
Tant mieux en fait, ça m'assure, parce que c'est vraiment ce que je veux transmettre, l'authenticité, ce que je dis aux gens. Les paillettes et tout, c'est bien, mais je veux toujours être moi-même. Quand les gens me reconnaissent dans la rue, ça m'arrive quand même, c'est flippant. Surtout aux Antilles, tu vois. Je suis sûre. Non mais c'est flippant quoi. Ah ouais, Indies et tout. de cours, puis on m'appelle Indies, alors moi je vais pas répondre, ma maman m'a appelé Céline, donc Indies, Indies, oui, alors Indies parce que Jane Day West Indies, voilà pour le petit mot, c'est pour ça que j'ai choisi ça, mais ouais j'avoue quand même que je me sens belle, je me sens fraîche et puis quand t'as des gens encore une fois autour de toi, que ce soit tes parents, enfin ta mère, tes cousines, tes amis, tu vois, on a vraiment cet esprit de sororité, ah mais j'adore ton jalef, j'adore ton fard à paupières, j'adore ton jalef, enfin Juste de se le dire. c'est important parce que ça manque aussi un gros peu de femmes. On est là. Regarde-toi celle-là.
- Speaker #1
Je sais tout le temps ça annulie en fait 20 ans de relation et très peu de... Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Tout le temps, je te dis t'as des gros seins, je les kiffe.
- Speaker #1
C'est pas vrai, tu ne vas pas dire aujourd'hui. Tu ne vas pas dire qu'il y a trois. Oui, sinon...
- Speaker #0
Mais je vais vous raconter une anecdote vraiment. J'ai pris du temps à reprendre confiance en moi parce que déjà, à cause d'écarter un peu de la société, on te dit qu'une femme est sexy quand elle porte des talons. alors moi je ne peux plus porter de hauts talons il faut savoir pour les gens qui m'ont connu avant ou même en soirée, ouais j'avais des talons 5 cm, 6 cm et tout et quand t'es handicapé comme moi marcher avec des talons c'est compliqué si tu veux te tordre la cheville donc j'avoue ça a été hyper dur clairement et je suis en train d'écrire mon livre et j'en parle dedans aussi je crois que ça semble futile, au début ça me semblait tellement futile mais quand j'allais chez des marques mais bref dans des magasins et que j'étais avec mes copines etc regarde cette chaussure et tout machin. Et j'étais là, ouais, mais moi je ne peux pas la porter. Et j'étais toujours un peu dans la négation. C'est vrai que des fois, je suis un peu négative, on me le dit. Mais je suis un peu 50-50. Pourtant, je suis capricorne, je ne suis pas balance. Mais c'est vrai que j'étais là, ouais, mais je ne peux pas porter ça, je ne peux pas porter ça. Et puis un jour, j'en ai eu marre, j'ai dit, attends, bon, ok Céline, tu ne peux pas porter de talons, la forceuse de retour, on va trouver des talons. Donc, c'est des talons carrés, mais ça n'empêche pas quand même que je reste sexy là. Tu vois, j'ai mes petits talons carrés et tout. Je peux marcher avec, je reste quand même sexy. Bon, on doit faire attention. Sinon, si je marche dans les fils là, c'est en direct au SAMU. Mais voilà, je prends sur moi. J'essaie de trouver des tenues adaptées. Ce n'est pas facile, j'ouvre-leur. Parce que même mettre des robes sexy près du corps, des fois, c'est une galère. Vous demanderez à mes cousines. Des fois, j'arrive en soirée, la robe n'est pas fermée derrière et tout. Mais elles savent déjà. Attends, je vais te la fermer. C'est une galère. Mais en fait, c'est que je n'avais pas envie de m'empêcher d'être moi. Donc, ça prend du temps. C'est dur. C'est pour ça que je disais que je manque un peu de confiance. Mais j'y vais quand même. C'est la réponse, Jacques.
- Speaker #1
Non, non, parfaitement. J'étais en train d'imaginer. En fait, depuis tout à l'heure, tu le soulignes beaucoup, mais ton entourage, l'entourage compte énormément pour se sentir…
- Speaker #0
Ah oui ?
- Speaker #1
Pour nous aider à traverser les étapes que tu as traversées, pour se sentir bien dans notre corps, bien dans notre tête. Bienveillant.
- Speaker #0
Il faut avoir un entourage qui ne tente pas vraiment. Non, moi c'est la base.
- Speaker #1
Super. Super, on va passer au Rituel Badass.
- Speaker #2
Ouais !
- Speaker #1
Rituel Badass ?
- Speaker #2
Quel est ton plus gros red flag au premier rendez-vous qui te ferait fuir direct ? Alors pas partir en courant.
- Speaker #0
Un pépin. Chez Vitoile. Plus gros red flag ? On fait 50-50. Je rectifie. Non, non, je le dis mais je ne suis pas matérialiste. mais j'avoue mais Céline on l'a déjà dit mais Céline non,
- Speaker #1
non micro de colmivada ouais c'est les gens moi je suis matérialiste et moi je vais te dire oui Céline j'aime les belles choses j'aime les bonnes choses mais là mon gars t'arrives tu me dis bon on fait 50-50 ouais j'ai jamais compris moi ce truc je ne comprends pas le concept de 50-50 en fait il est 50 en fait c'est qui il est 50 c'est quoi je
- Speaker #0
ne comprends pas ouais c'est un peu alors tu payes mais tu sais quoi
- Speaker #1
ce que je me dis, le plus de fois où j'ai entendu cette histoire-là, je me dis, un mec qui dit au premier rendez-vous ou au deuxième ou au troisième, qu'importe.
- Speaker #0
Non, au premier là.
- Speaker #1
Au premier rendez-vous. Non mais même, parce que moi je le dis... Non,
- Speaker #0
si on se plaît ! Moi,
- Speaker #2
au deuxième rendez-vous, en plus c'est moi qui ai l'initiative du rendez-vous.
- Speaker #1
Mais déjà, tu as l'initiative du rendez-vous ? Merci. Les filles, vous laissez le mec.
- Speaker #2
De quel genre de mec ?
- Speaker #1
Eh bien, on parle d'un vrai mec.
- Speaker #2
Oui, non, mais est-ce qu'on parle d'un... Ah non, les petits garçons, non. Est-ce qu'on parle de... Tu te vois dans une relation où c'est un petit goûter ?
- Speaker #1
Ah, mais si c'est le goûter, tu l'as mis. C'est un biscuit, tu vas direct... Ben ouais, c'est clair. C'est bien ça. Exactement ! Non, si c'est un vrai mec, moi je ne comprends pas le concept du 50-50, parce qu'en fait, je pars du principe que si tu ne peux pas offrir, inviter un dîner à la personne avec qui tu veux faire ta vie ou avec la personne avec qui tu veux passer une soirée ou faire quelques mois ou quelques années. Mais qu'est-ce qui va se passer après ?
- Speaker #0
Totalement. Avant tout, faire plaisir.
- Speaker #2
Pour moi, c'est le plus gros délai. Faire plaisir.
- Speaker #1
On peut te payer le repas, clairement. C'est ça, c'est de dire je suis capable de te payer à manger.
- Speaker #0
Parce que j'en ai envie, ça me fait plaisir, je peux te le faire.
- Speaker #1
Parce que sinon, moi, je peux me payer à manger toute seule.
- Speaker #0
Mais grave.
- Speaker #1
Donc bref,
- Speaker #0
50-50.
- Speaker #1
Ok, le 50-50. Si tu devais nous présenter un mood board sexy, un mood board que tu aurais fait, on y verrait quoi sur ton mood board sexy ?
- Speaker #0
Mood board sexy ? Attends, il y a sexy, coquin...
- Speaker #1
Quand t'en me lances à moi, il y a un peu du sexy.
- Speaker #0
Je ne suis pas très au fait de... C'est quand tu mets des photos, c'est ça ? Pour visualiser ? Oui, c'est ça.
- Speaker #1
En fait, effectivement, le mood board... être utilisé comme un outil pour manifester, ça peut être utilisé comme un outil pour donner l'idée d'un projet, pour refléter un peu l'orientation artistique que tu veux donner. En fait, le mood board, moi j'adore cet outil parce que j'adore le concept du mood board parce que tu peux l'appliquer à tout ce que tu veux.
- Speaker #0
Mais là,
- Speaker #1
c'est un mood board sexy donc que tu ne partages pas à tout le monde, que tu partages uniquement à des copines, des amis très petits. proches, des badass.
- Speaker #0
Tout le monde va écouter.
- Speaker #1
Non, personne ne va écouter.
- Speaker #0
Je répondrais bien à la question en mettant de la lingerie. Déjà, parfum. L'odeur, c'est important pour moi. L'odeur, vraiment. C'est très important. Ce n'est pas obligé de sentir bon, mais il y a une odeur quand même corporelle qui se dégage chez les hommes. C'est important. Qu'est-ce que je pourrais mettre d'autre ? Un porte-sexy ? c'est une bonne question là tu es pas de cour des lieux alors quels lieux ? des lieux que j'aimerais bien ou je n'ai pas je m'arrêterai là d'accord des couleurs aussi, du show la plage ça me vote un peu dans le sens des jolies coiffures aussi des tenues sexy Je ne sais pas si je réponds à la question. Si,
- Speaker #1
ça t'est bien en tête. Faites-moi répondre. Ouais,
- Speaker #0
c'est ce que tu m'as fait. Du coup... Oh, pardon.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #2
Non, mais parce que je voulais qu'elle tire une carte.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #2
Alors, on te laisse tirer une carte. C'est le jeu Bibadas. Il y a un thème par couleur, mais on ne te donne pas les thèmes.
- Speaker #0
D'accord. Donc,
- Speaker #2
une carte par couleur.
- Speaker #0
Une carte. J'ai choisi la première,
- Speaker #2
je suppose. Ouais, ouais, ouais. C'est la première. Tu lis la question à voix haute et tu y réponds. Et nous, on ne fait pas de commentaires. Et après,
- Speaker #0
on te laisse tirer les autres. Hop. Parle-nous d'une phrase de séduction qui t'a marqué en bien ou en mal. Alors, c'est une phrase qui m'a fait rire plutôt. Je pense qu'il voulait me séduire à ce moment-là. C'est une appareille aussi intégrée. Elle est plus de 18 ans, mais il m'a regardé droit dans les yeux et il m'a dit « Toi là, je t'aurais bien fait un cunni » .
- Speaker #1
Et ça t'a fait rigoler pour toi ?
- Speaker #0
Non, ça ne m'a pas fait rire, mais sur le coup…
- Speaker #1
Ah oui, d'accord.
- Speaker #0
Ouais, t'étais pas chère comme ça. Mais c'était quand même hyper sexy. J'ai dit, mais toi, t'as pas peur et tout. Mais j'avoue, ça m'a fait un petit truc et tout. Et je suis sûre qu'il s'en rappellera, c'est un photographe. Mais il m'a dit, ouais, toi, je suis bien finie. Mais j'ai dit, là, comme ça, c'est tout ce que tu vois. Tu sais, les gens vont me dire, ouais, j'adore tes formes et tout. Non, toi, c'est ça. Ok. Ok, voilà. Non, véridique.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Si tu pouvais faire une folie sans aucune conséquence, que tenterais-tu ? Arrête de dire ça, c'est pas vrai. Pas n'importe quelle folie.
- Speaker #1
Oui, voilà. Non,
- Speaker #0
je dis ça parce que la dernière fois, on a une invitée qui nous a dit « N'importe quelle folie ! » Et Nelly a dit « Ah non, par contre, ça, c'est pas possible ! »
- Speaker #1
Elle était affolée,
- Speaker #0
tu vois ? Là, là, là, c'est vraiment...
- Speaker #1
Je vais pas raconter ce qu'on m'avait non plus, mais... Non, là, une folie financière, si j'avais un million d'euros, un milliard d'euros, déjà, je mettrais ma famille à l'abri, c'est sûr.
- Speaker #0
C'est pas une folie, t'as une folie. Ouais, non. On veut avoir un peu peur, on veut se dire...
- Speaker #1
En fait... Oui, vous avez trouvé ça. Mais j'ai tellement... Déjà un peu tout ce que je veux. C'est vrai que financièrement, là, une folie...
- Speaker #0
Pas que financier. Pas que financier. Une folie... Ça peut être physique, ça peut être une action, ça peut être appelé, ça peut être des mots. En fait, qu'importe,
- Speaker #1
ça peut être une invention ça peut être une création il y a un truc que j'ai dans la tête mais je ne peux pas le dire là clairement d'accord, à l'autre je vais vous le dire en off si vous voulez mais ouais là je bug là, une folie comme ça là, je ne sais pas pourquoi je pense qu'au financier, j'avoue j'avoue je cale là, je ne veux pas rêver les filles là, je suis désolée parce que ça va me revenir après là tu me trites de piocher pendant la prochaine carte.
- Speaker #0
Si il y a quelque chose qui vient, tu nous dis. Je ne vais pas rêver, je suis désolée.
- Speaker #1
Si tu pouvais réécrire un chapitre de ta vie avec une baguette magique, que changerais-tu ? C'est une très bonne question ça. Eh bien non, je ne vais pas vous parler de mon accident, clairement pas, parce que chaque chose qui doit arriver, arriverait et je pense que je ne serai pas la femme que je suis aujourd'hui. Sans cet accident, réécrire... Ouais, j'aurais aimé avoir quand même une meilleure carrière, clairement. Une carrière de quoi ? à la base je devais être un site donc bon voilà j'ai adoré être agent d'escale clairement je vous jure c'est un métier qui m'avait beaucoup plu mais là le chapitre de ma vie ce serait avoir une carrière dans les médias j'aurais aimé être une the journaliste la personne qu'on appelle et tout tu vois qui peut parler à tout le monde aussi bien un chanteur, un artiste une mannequin, ce que tu veux ouais franchement ouais manifest,
- Speaker #0
manifest et du coup qu'est-ce qui te manque pour obtenir ça ?
- Speaker #1
Plus d'assurance encore.
- Speaker #0
En plus ?
- Speaker #1
Oui, les filles quand même, on va se mentir. Un peu plus d'assurance.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Oui. Et des sous. Ça coûte cher l'école de journalisme. On n'est pas obligés de le faire.
- Speaker #0
De nos jours, oui. Oui,
- Speaker #1
il y a des formations et tout. Mais je vais y arriver parce que je sais que j'ai le talent pour ça. Ça par contre, je le sais. Donc, pas plus tard que tout à l'heure, le Uber m'a dit « Ouais, moi je vous voyais bien à la télé et tout » . Et clairement, ouais. Donc, je me dis que parce qu'aujourd'hui on est en France et qu'en France t'es obligée d'être légitime et d'avoir un diplôme, mais au final, je pense que je peux faire mes preuves. Donc, voilà.
- Speaker #0
C'est sûr. On en est convaincus.
- Speaker #1
Merci. Une folie, l'aspect de se prendre un avion et d'aller à Bora Bora. Ah, c'est vrai ? Clairement, oui.
- Speaker #0
Céline merci beaucoup, est-ce qu'il y a une question qu'on ne t'a pas posée à laquelle tu aimerais répondre ?
- Speaker #1
Je pense qu'on a fait un peu le tour clairement écoutez les filles non vous faites bien votre job non vraiment, clairement non je pense qu'on a parlé de tout, merci d'avoir pris ce temps merci de m'avoir invitée c'était génial donc j'espère vraiment que ça va servir d'autres personnes et continuez de faire ce que vous faites
- Speaker #0
Merci beaucoup Céline tu l'as dit plusieurs fois pendant l'épisode mais on aimerait quand même terminé sur cette touche-là. Avec tout ce qu'on a entendu, est-ce qu'on peut dire que t'es badass Céline ?
- Speaker #1
Ouais, je suis une sacrée meuf badass pour ne pas dire le mot que je ne dois pas dire à l'hortel. Et là, avec vous rayonner, donc merci, vous donner cette impulsion encore plus, donc on a envie de croire encore plus en nous. Donc, I'm a mother of badass.
- Speaker #0
Oh yeah ! Merci beaucoup Céline, merci ! Merci à vous. On vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un prochain épisode de Call Me Badass. En attendant, rendez-vous sur les réseaux. Des bisous ! Mes filles, un grand merci d'avoir écouté Call Me Badass. Si vous aussi, vous avez l'âme d'une badass, laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspirée, motivée, encouragée. par ces histoires authentiques de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs, à surmonter des difficultés ou plus largement à vous épanouir dans toutes les sphères de votre vie, Connie Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi, vous êtes badass !