- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles,
- Speaker #1
transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass, quoi ! A tout de suite !
- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Call Me Badass. Bonjour les filles !
- Speaker #2
Salut ! Salut Tec ! Coucou Prisca, coucou Nelly, ça va ? Très bien et vous ? Ouais, super !
- Speaker #0
On est hyper excitées de t'interviewer aujourd'hui parce qu'en fait ça fait un petit bout de temps qu'on veut t'interviewer. Donc merci, merci d'être là Tec.
- Speaker #1
Merci de m'accueillir surtout, merci beaucoup.
- Speaker #0
On commence toujours nos épisodes par la question des rôles modèles féminins. parce qu'en fait, comme tu le sais... Et peut-être pas, parce que je n'insiste pas assez dessus. Comme Libadas, on a créé ce podcast avec l'ambition de créer une bibliothèque vivante de rôles modèles féminins, afrodescendants, afin que plus aucune jeune fille ou jeune femme, ou femme tout court, se dise « je ne sais pas si ça c'est possible ce que je veux faire, parce qu'en fait je n'ai jamais vu quelqu'un comme moi le faire » . Donc aujourd'hui, on aimerait savoir quels sont tes rôles modèles féminins ?
- Speaker #1
Alors, j'en ai deux qui me viennent tout de suite à l'esprit.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, la première, c'est Oprah. Oprah, je peux un petit peu développer. Oprah, c'est une femme qui coche beaucoup de cases que moi, je qualifie de fortune au féminin. Parce que j'ai, comme j'ai écrit le livre La Fortune au féminin, c'est une femme qui est partie de rien. Elle a su se construire, se démarquer. surtout tout ce qui est le plus important, c'est le fait d'être dans les médias et de permettre justement la visibilité. Donc du coup, aujourd'hui, c'est ce que vous faites. Le fait d'être dans les médias, elle est rentrée dans ce que moi j'appelle la sphère des icônes. Parce qu'elle permet justement la visibilité et de montrer à toutes ces femmes de couleur qu'elles peuvent y arriver. Elle a réussi à bâtir une fortune et puis voilà, aujourd'hui, elle est en mesure de pouvoir influencer les collectives et même donner un coup de pouce aux personnalités politiques qui répondent un peu plus aux besoins de la population. Donc ça, c'est une femme que moi, j'admire particulièrement. Et la deuxième, c'est Alakidja Polorancho. C'est une femme qui est d'origine, elle est nigériane. Elle est partie vraiment de rien. Son histoire est incroyable. Donc, issue d'une famille où le papa avait plusieurs épouses. qui... Elle a grandi dans un environnement qui n'était pas si facile que ça. Elle a fait un petit peu de finance et ensuite, elle a monté son atelier de couture. Et puis, elle a eu une opportunité, en tout cas, de pouvoir acheter un espace qui avait été exploité par des Britanniques, mais où ils n'avaient pas trouvé finalement le pétrole. Elle se dit, ça va être une bonne affaire, donc j'achète et puis moi, je vais continuer les recherches. Elle continue, elle fait des recherches.
- Speaker #0
Je ne savais pas le nom.
- Speaker #1
Tu ne sais pas qui c'est ? C'est une femme qui a réussi à faire quelque chose. Elle m'a beaucoup marquée parce que deux fois, notre environnement, lorsqu'on décide de se lancer dans l'entrepreneuriat, peut avoir des remarques qui peuvent nous freiner. Arrivait un moment quand elle puisait dans sa société de couture, qui marchait très bien parce qu'elle habillait quand même les grandes dames. Et son mari lui a dit, tu arrêtes maintenant. Là, on est en train de s'appauvrir. Tu t'entends ? tête dans cette histoire de pétrole. Alors que, et beaucoup d'entre eux, enfin beaucoup de femmes, à force d'attendre, d'entendre c'est compliqué, laisse tomber, fais un truc simple comme tout le monde. Elle a quand même continué à dire à son mari écoute, laisse-moi une fois encore, je vais insister et puis on va voir ce que ça va donner. Finalement, c'était la bonne chose à faire. Et voilà, ils ont découvert effectivement qu'il y avait du pétrole et ça fait d'elle l'une des femmes les plus puissantes du Nigeria et d'Afrique.
- Speaker #0
J'ai découvert il y a quelques mois et j'ai été je trouve qu'on ne parle pas assez d'elle. Ah là là,
- Speaker #1
elle a une histoire passionnante. Et tu dis, wow, heureusement qu'elle n'a pas cédé à la pression de la famille.
- Speaker #0
C'est clair. Tu sais, en fait, cette question qu'on pose à nos invités, on s'est rendu compte, à chaque fois qu'on nous demandait de partager les rôles modèles, les invités nous parlaient un peu d'eux. Les invités parlaient un peu d'elles, plutôt. puisque nous n'interviewons que des femmes. Et en fait, tu vois, quand tu as parlé d'Oprah et que tu as expliqué pourquoi, parce qu'en fait, on nous a déjà parlé d'Oprah, mais pas pour les mêmes raisons. Je te vois, toi. Je vois ce que tu fais. Quand tu parles là de... Alors, je ne veux pas... Voilà. Je vois aussi un peu de toi. Donc, c'est assez marrant. Qu'est-ce que tu fais aujourd'hui que tu trouves badass dans ta visitec ?
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce que je fais que je trouve badass ? Ah, c'est génial, ça, comme question. Alors, moi, je fais des opérations incroyables. Mon métier, moi, je suis dans la finance. Et depuis très longtemps, j'ai été, comme beaucoup de femmes, dans la réserve, dans la peur, dans la précaution, dans la catégorie de personnes, malheureusement, la majorité des femmes qui ne prennent pas assez de risques. Aujourd'hui, je pense que j'ai bridé quelque chose. J'ai peur de rien, en fait. Lorsqu'il faut foncer, je fonce vraiment. Que mon mari soit OK ou pas. et parce que je suis convaincue de quelque chose. Même si ça ne marche pas, je me dis que ce n'est pas grave. Au moins, personne ne m'a empêchée de faire ce que j'ai envie de faire. Donc, c'est vraiment… Enfin, à un moment, on n'a plus peur pour faire les choses.
- Speaker #0
On reparlera de ce que tu as dit, même quand mon mari n'est pas d'accord. On reparlera de ça. On te va te laisser te présenter.
- Speaker #1
Je suis techlasme, je suis ingénieure financière, je suis consultante également et autrice d'un livre, La fortune au féminin, parce que je suis passionnée par la transmission. Je pense que je suis arrivée à un moment et j'ai besoin de partager mon savoir avec un plus grand nombre. Écrire un livre était finalement un outil qui permettrait de pouvoir atteindre un maximum de personnes. Donc, j'évolue dans des institutions financières, en tout cas les plus prestigieuses à Paris, en tant que productonneur. J'ai donné un autre virage à ma carrière, donc ça fait à peu près 20 ans que je travaille. Donc, les dix premières années, j'étais vraiment spécialisée dans les produits financiers. Et après, j'ai décidé de donner un coup de boost à ma carrière, donc j'ai basculé dans les directions des services informatiques. parce que je m'étais renseignée et parce que c'est là où il y avait du budget, il y avait de l'argent. Et puis, je me suis dit qu'en tant que femme, il faut vraiment être à la table des décisions, là où se prennent les décisions, d'où la stratégie va être à la direction des services informatiques. Voilà, je mène des projets d'envergure et moi qui me nourris aussi personnellement. Je suis mariée, maman de trois enfants. J'ai eu le privilège vraiment de fonder un réseau qui s'appelle le Club Women Connecting, qui est un club féminin parce que lorsque j'ai eu à faire une pause dans ma carrière avant de repartir parce que j'ai été approchée pour repartir justement dans la banque, j'ai menté mon entreprise et je me suis retrouvée bien seule. Donc ce réseau, ça a été vraiment, il est fameusement aidé. Donc c'est pour ça que moi, je ne suis pas toujours d'accord qu'il n'y a pas de solidarité entre femmes, c'est pas vrai. Les femmes m'ont aidé et moi, j'ai eu en retour l'envie de mettre en place un réseau où les femmes pourraient communiquer, pourraient s'entraider ou pourraient tout simplement s'exprimer. Parce que lorsque l'on monte au niveau de sa carrière, souvent on se retrouve seule parce qu'on ne peut pas faire copine-copine avec tout le monde. On est jugé, on est critiqué pour les décisions qu'on prend. On a envie de se retrouver entre pairs où tu peux dire que ça ne va vraiment pas. Voilà, je traverse des moments difficiles, le dire librement. Et le club Women Connecting, bien qu'il soit un club bienveillant, de sororité, ça reste quand même un club d'affaires. Parce que moi, je crois beaucoup au pouvoir du réseau.
- Speaker #0
Moi, j'ai mille questions. Je vais y aller, donc vas-y.
- Speaker #1
Tu le disais en préambule,
- Speaker #2
tu as écrit un livre qui s'appelle La fortune au féminin. T'as pas dit l'argent au féminin.
- Speaker #0
t'as pas dit la richesse au féminin t'as pas dit la richesse au féminin t'as dit la fortune comment t'as osé comment t'as osé tout après cette audace de te dire tiens je vais écrire un livre déjà et je vais écrire fortune le mot fortune il est quand même très très fort absolument qu'est-ce qu'il y a derrière ah bah moi je voulais absolument faire bouger les codes
- Speaker #1
Et il y avait même une maison d'édition qui m'a dit, oui, est-ce que vous ne voulez pas changer finalement de titre ? Non, je veux oser. Si ça choque un peu, tant mieux. Mais je voulais vraiment montrer et décrire comment c'est possible en tant que femme de bâtir une fortune. pas seulement d'être indépendante financière, c'est-à-dire je peux payer mon crédit, mon loyer, payer, faire mes courses. Non, aller vraiment au-delà. Parce que moi, je suis convaincue La fortune est un outil, bien évidemment, c'est d'abord personnel, pour pouvoir subvenir à ses besoins, mais c'est également un outil pour pouvoir inspirer et transformer les mentalités. Totalement. Corriger les injustices. Il y a tellement d'injustices, quand on n'a pas de pouvoir financer, c'est compliqué. Donc, au-delà vraiment d'être en mesure, je peux payer ma voiture, je peux faire ci et ça, moi, qu'est-ce que je peux faire avec toute la richesse que j'ai accumulée ?
- Speaker #0
Mais à quel moment, ce que tu disais tout à l'heure, que tu as décidé que tu allais prendre des risques, etc. Quel a été le moteur qui t'a poussé à switcher d'état d'esprit ? Parce qu'à un moment donné, ça t'allait d'être comme toutes les autres femmes. Après, tu t'es dit non.
- Speaker #1
Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu beaucoup de choses. Moi, je n'ai fait que ça. Je ne travaille que dans la banque. Et quand tu... Tu es dans ce milieu-là, effectivement, c'est vrai, tu as la sympathie de ton conseiller parce que tu dis, on est votre collègue, tu as besoin d'un crédit. Alors moi, je suis une fashionista, j'adore m'habiller, sortir, voyager. Et j'enchaînais des crédits tout simplement. Donc à un moment, tu te retrouves quand même.
- Speaker #2
Crédit à la consommation du coup.
- Speaker #1
Absolument, absolument. Et je ne me refuse absolument. C'est ça. Pour pouvoir assurer mon train de vie. pas envie d'attendre, je veux quelque chose, je veux entre le paiement en plusieurs fois, un crédit, et puis bon, il y a aussi des banquiers qui ne te disent pas non. Mais sauf qu'à un moment, ça devient problématique pour toi. La gestion financière, une catastrophe. Alors que j'étais quand même dans les produits financiers, enfin moi je vois, aujourd'hui, des milliards sur deux comptes, des millions, et en France, en plus, on est un pays quand même avec 53 milliardaires, c'est quand même beaucoup. Et puis, il arrive un moment où tu as... Alors, le premier déclic, quand même, c'était... Il y avait une jeune qui était arrivée à l'époque, il y a quand même quelques années. Elle est arrivée dans notre service. Elle devait avoir 22 ans, 23 ans. Mais elle est arrivée, elle avait un objectif très clair dans son esprit. Elle a dit, voilà... C'était pas de l'internance, je ne pense pas. C'était pas de l'internance. Mais en tout cas, elle est arrivée. Elle avait un projet. Au bout de... 4-5 mois lorsque sa période d'essai a été validée. Donc, elle a commencé à parler. Elle devait acheter son appartement avec son copain. Donc, du coup, elle a acheté un appartement un petit peu avec pas mal de travaux. Elle était d'origine portugaise. Donc, ses parents ont fait des travaux. C'est un bijou qui est sorti de là. La nana, elle a 22 ans. Elle achète son appartement. Moi, j'avais des chaussures, toujours bien tirées à quatre épingles. Et finalement, tu te dis, mais l'avenir derrière. Oui, totalement. Et tu te rends compte que ce n'est pas une question, elle venait d'arriver, elle était jeune, moi je gagnais plus qu'elle. En fait, ce n'est même pas une question de gagner beaucoup d'argent. Et ça, ça a été un tic, tu te dis, c'est bien tout ça. Et puis le problème quand tu te dis, non mais attends, mais moi aussi, il faut que je fasse quelque chose. Tu vas voir le même banquier qui va te dire, ah, mais en fait, comme tu as beaucoup de crédits à la conso, ça va être compliqué. Et là, en fait, tu es confronté vraiment à la réalité. Tu te dis, mais attends, ce n'est pas possible. Il faut que les choses changent. Et puis, heureusement, aujourd'hui, il y a des banquiers qui font bien leur travail. J'ai été présentée à d'autres personnes. On a essayé de faire des rachats de crédits, mettre en place quelque chose. J'ai vraiment commencé à m'intéresser aussi à l'intelligence financière. Mais voilà, ça a pris un peu de temps quand même.
- Speaker #0
D'où vient ce problème qu'on a, nous, dans notre... Alors déjà, je te pose la question, est-ce que tu es d'accord pour dire que dans notre communauté afro-descendante, on a un problème, ou du moins, on manque d'éducation financière ?
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Du coup, les femmes en pâtissent encore plus. Et comment ça se fait qu'on n'ait pas rattrapé ce retard par rapport aux autres communautés ? Comment ça s'explique ? Tu as déjà réfléchi à ça ?
- Speaker #2
Je pense que déjà, tu nous as donné des éléments de réponse où tu disais que tu étais toujours tirée à quatre épingles, tu avais les meilleures chaussures.
- Speaker #1
C'est vrai que je sais pas.
- Speaker #2
Dans notre communauté, c'est hyper important.
- Speaker #1
C'est ça. L'image que tu renvoies, c'est quelque chose de très important. Mais je pense que ce qui est encore... plus difficile à entendre en manque d'éducation financière. On ne nous apprend pas ça très tôt, d'ailleurs, à pas grand monde, mais ce qu'on remarque dans les communautés, enfin, chez les Européens en général, lorsqu'elles font les études, les garçons ou les filles font les études, les choses sont plus ou moins assez claires. Alors, ce n'est pas vraiment ça, la liberté financière, acheter son appartement, mais c'est déjà très bien. Elles ont ces idées-là, Elles savent que plus ou moins, voilà, quand j'ai mon premier CDI, je fais ça, je fais ça. Alors, chez nous, ce n'est pas vraiment ça. On a très peu de références, de modèles qui osent s'exprimer lorsqu'elles arrivent à un certain niveau. Elles préfèrent se cacher pour éviter les problèmes. Mais effectivement, il y a un vrai sujet. On aime vivre. Alors, moi, à une époque, c'était vraiment mon cas. Vivre au-dessus de mes moyens parce que moi, j'ai envie de me faire plaisir. Je n'ai pas envie d'attendre. le meilleur. plaisir si encore, voilà, tu attends un peu, tu mets en place une stratégie et finalement, ça va arriver. Bien sûr. On manque crucialement d'éducation financière et je me souviens à une époque, j'échangeais avec une de mes coiffeuses donc ils venaient à la maison et je lui disais, la nana, ils osaient vraiment de l'argent. J'ai dit mais tu te rends compte si tu sais, tu peux acheter une maison. Elle dit non, non, non, moi, je mets l'argent de côté, j'envoie au pays, on va m'acheter un terrain. J'ai dit, mais ça fait combien d'années que tu n'es pas repartie ? Tu as des enfants et tout ça, et tes enfants, ils connaissent là où tu es née et tout ça. Et tu t'imagines, toi ? Non, mais bon, on ne sait jamais. Chez nous, on dit… C'est culturel. Voilà, c'est culturel. On ne nous a pas appris. Et puis, ce que je disais, très peu de références. On a souvent vu les femmes africaines. Bon, les choses changent. Je suis ravie pour ça. Les femmes africaines sont souvent, pas seulement africaines, mais dépendantes de leurs conjoints. Et ça, c'est triste et c'est un modèle qui se répète. Donc, c'est papa, le patriarcat, le chef de la maison qui fait absolument tout. Et ce qui muselle les femmes, qui se retrouvent au-delà. Parce que c'est vrai qu'on peut se dire en caricature, en Afrique, la femme soumise, parce que c'est le monsieur qui fait tout. Mais en fait, finalement, même ici, on voit quand même des situations. Parce que c'est monsieur qui fait tout, même si ça ne te convient pas, bouge posu parce que tu sais que c'est lui qui apporte. Il y a les modèles qui ne sont pas dupliqués malheureusement, qu'on communique. Très peu d'éducation financière. Moi, je lutte avec mes enfants. J'ai deux filles et un garçon. La petite dernière, elle a 11 ans. Et la grande... pourtant moi je milite enfin à partir de 12 ans moi je commence avec l'éducation financière on explique tu vas voir ta première carte donc voilà ton argent de poche si tu dépenses voilà l'argent qui baissent et tout ça si tu veux pas tu veux garder pour le mois prochain tu pourras en avoir plus on explique tout ça mais ma fille par exemple elle a un petit peu le même syndrome qui avait quelques années d'accord qu' il faut voilà elle arrive à un âge elle a 21 ans Ah oui, elle est grande. Et voilà, elle veut s'habiller, elle est en alternance là, mais quand elle a sa paye, au secours. Alors que quand elle a eu 18 ans, j'ai dit, voilà, tu as 18 ans. Maintenant, on va aller ouvrir un PEA, donc c'est un plan d'épargne d'action, c'est un compte-titres qui a une fiscalité un peu plus intéressante qu'un compte-titres. On ouvre un compte et puis je vais t'apprendre, on va commencer à choisir ensemble des actions. Tu commences tôt, tu vas voir ce qui va se passer dans quelques temps. Bon, voilà, le langage, mais on continue. Elle a les bases, elle voit sa maman faire les choses. Et voilà, elle se dit, du coup, ça, ça m'intéresse bien. L'investissement immobilier, ça, ça l'intéresse. Les locataires, trier. Parce que j'allais te dire, comment ? Parce que moi, la mienne sera comme la tienne, elle a 16 ans. Et donc, moi, j'investis et je lui explique tous les process,
- Speaker #2
le mécanisme, machin. Mais non, la gamine, dès qu'elle a un peu de sous,
- Speaker #1
Ah ouais
- Speaker #2
tel magasin, Je me suis dit, mais Lilou, mets un petit peu de côté, ça va te permettre d'avoir un peu plus. Et puis, je l'oblige à mettre 10% sur ce qu'on livrait à, à chaque fois qu'elle reprend des sous. Mais elle dépense comme pas possible. Et je me suis dit, mais nous encore, on avait l'excuse qu'on ne nous a pas appris. Mais nos enfants, on leur apprend.
- Speaker #1
Mais c'est hallucinant. C'est hallucinant et on doit continuer justement pour pouvoir changer ce paradigme-là.
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est l'âge, mais moi, ma fille, elle a 6 ans et je l'ai déjà raconté. Mais je pensais à ça quand tu racontais l'histoire avec ta fille. Et en fait, moi, je lui ai dit le week-end, quand on sort, il faut que tu sortes avec ton portefeuille parce que tu as de la monnaie, tu as des billets et il faut que tu puisses t'en servir. Sinon, tu ne sauras jamais c'est quoi faire une transaction financière. Et en fait, on va au supermarché et elle voit un livre. Et d'habitude, les livres qu'on achète, c'est 3,90 euros. Et là, elle me dit, mais combien il vaut celui-là ? Il est un peu plus cher. Je lui dis, 6 euros. Elle me dit, non, non, non, c'est trop cher. Je ne l'ai pas payé. Moi, là, c'est toi qui paye ou sinon je ne le prends pas.
- Speaker #1
Il me dit,
- Speaker #0
ah ! Oui, en fait, et pourtant, moi, je suis… Alors,
- Speaker #2
à 16 ans, ce sera la même chose avec des euros derrière.
- Speaker #0
Écoute, en tout cas, tu sais, sur le coup, donc moi, je lui ai acheté, je lui ai dit, bon, d'accord, je vais t'acheter le livre. Après, je me suis dit, mais non, en fait, c'est... ma fille qui a raison. Pour elle, elle trouvait que c'était trop cher. Et elle voulait renoncer à ce livre. Et donc moi, tu vois, je lui montre un mauvais exemple, je lui dis, bah maintenant, je vais te l'acheter et tout ça. J'aurais dû rester sur ce que je lui avais dit. Et je pense que c'est important, je pense que l'éducation, c'est aussi ça, c'est faire les enfants découvrir par eux-mêmes, des petits, tu vois, tu veux quoi ? Tiens, va voir combien ça coûte, vois comment tu peux faire. Est-ce que tu peux faire autrement pour l'avoir ? Est-ce que tu es obligé d'acheter quelque chose de neuf ? Est-ce que tu peux acheter quelque chose d'occasion ? Est-ce que tu peux l'emprunter ? Est-ce que tu peux trouver une solution, une autre solution pour avoir quelque chose d'équivalent en termes de besoin, d'utilité ? Et voilà. Bref, ça me faisait penser à ça. Du coup, tu as écrit ce livre. Donc, on a parlé du titre de ce livre. Et donc...
- Speaker #2
Je peux le redire.
- Speaker #0
Porte-lui nos féminins.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Quand je lis, j'ai commencé à lire ton livre, j'ai eu l'impression qu'il y avait déjà, rien que sur le titre, il y a comme un cri manifeste. C'est comme si tu envoyais l'énergie à toutes les femmes du monde pour qu'elles puissent se dire « Eh oh, wake up ! » On se réveille. On se réveille,
- Speaker #1
absolument. On se réveille. Et d'autant plus que ce livre, donc mes idées que j'écris tous les soirs quand je suis sur mon lit, donc du coup, je mets mes idées, mes réflexions. Mais ce qui a vraiment poussé la sortie de ce livre, parce que c'est vrai que j'ai mis un an et demi ou un peu plus à peu près. Et après, deux fois, tu en as des inspirations, deux fois, non. Et puis, bon, tu l'avais mis. Mais j'avais quand même parlé à quelques personnes. Il faut absolument que je puisse écrire un livre. Alors moi, je suis... dans un secteur où on gère l'argent, que ce soit pour la grande fortune ou pour des projets en tout cas qui concernent ces comptes-là. Et j'avais fait le tour de mes collègues, hommes ou femmes d'ailleurs, pour leur demander, est-ce que vous investissez ? Qu'est-ce que vous pensez de la bourse en ce moment ? Moi, je ne suis pas dans les trucs. Alors qu'on est dedans.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et c'est incroyable. Et quand on commence à discuter, ils se disent, mais t'as raison. J'ai dit, mais comment tu peux travailler 20 ans dans des produits bancaires et toi-même absolument rien ? Alors que tous les jours, tu vois des comptes avec des sommes astronomiques parce que des personnes ont commencé il y a 30 ans à investir.
- Speaker #2
Moi, ce que j'ai fait à mes coachés, je leur ai rappelé, les banquiers ne sont pas des investisseurs.
- Speaker #1
Pas du tout. Alors que... côtoie les produits au quotidien. C'est vraiment le syndrome du cordonnier qui est mal chaussé. J'ai mis dans mon livre et c'était mon cas. Et ce qui m'a vraiment poussée, je me suis dit, alors on va encore bosser, on va aller jusqu'au bout. J'ai une amie qui est journaliste qui m'a dit, il faut absolument qu'on se voit journaliste assez connue. Elle a des revenus de 17 000 euros. à peu près. Et donc, on se voit, elle m'invite dans un superbe hôtel. Elle dit, oui, il faut que tu m'expliques un peu parce que là, j'arrive quand même à un tournant de ma vie. Je sens que je dois faire quelque chose. Donc, en échange, j'ai dit, mais attends, ce n'est pas possible. Elle dit, oui, mais en fait, bon, ben, j'ai dit, bon, alors, qu'est-ce que ton banquier a mis en place ? C'est quoi les assurances ? Les quantités ? Sur quels produits tu investis ? En fait, rien de tout ça. Elle a dit, sincèrement, j'ai un livret A. Effectivement, elle a un standing de vie. Voilà. et j'ai dit en fait l'un n'empêche pas l'autre tu peux et tu dois et c'est urgent que tu bâtisses quelque chose, avoir sa résidence principale c'est pas trop ça la richesse dont on espère c'est une dépense absolument on a parlé pendant deux heures elle était elle était reboostée, elle a dit il y a vraiment des choses à faire, on va mettre en place Ah, s'il va falloir... que tu me conseilles, on va se voir régulièrement. Il a dit, bon alors le livre se poursuit pourtant. Ah, ça donne l'impression de l'éclat. Oui, je me suis dit, ah oui, c'est vrai. Tu l'avais déjà commencé. Il faut que je le termine parce que je me suis rendu compte, il y avait un réel besoin, même lorsque je sors effectivement des personnes qui savent que je suis dans la finance ou les amis de mes parents. Donc, à chaque fois qu'on a un dîner, alors, qu'est-ce que tu penses de telle action ? Qu'est-ce que tu penses des marchés boursiers américains ? Qu'est-ce que, qu'est-ce que, qu'est-ce que ? Je me dis, et puis bon, la question, c'est pour ça. Ah bon ? Moi, je suis du genre, lorsque tu fais un projet, c'est comme lorsqu'une femme est enceinte, il n'y a pas besoin de crier sur tous les toits. Il faut laisser vraiment cette graine germer et puis arriver à un certain niveau. Et c'est vrai que pour le livre, j'avais fait le choix justement de pouvoir dire, je suis justement en train d'écrire quelque chose par rapport au constat. Et puis, finalement, j'avais bien fait. Parce que même la dame, cette bonne dame de 80 ans, alors le livre, c'est pour quand ? Je me suis dit, bon, là, il faut que je me bouge. Et tout ça, en fait, m'a donné envie d'enfanter ce bébé. Vraiment, le fait que c'est pour quand le livre ? Tu nous as donné, à la limite, je parlais de ce livre déjà. Et ça, ça a vraiment permis de déclencher. Je me suis dit, on va bosser.
- Speaker #0
Mais tu sais que c'est exactement ça. Parce que je ne sais pas si je te l'ai dit, mais moi aussi, j'ai travaillé pendant huit ans dans le secteur bancaire. Donc, j'ai été analyste risque pour les grandes entreprises. Donc, j'en ai vu, moi, des demandes de crédit à millions, à milliards. J'ai été après en cours. conformité, où je voyais passer des gros projets, et en fait, je n'avais jamais investi. Et c'est fou parce qu'à chaque fois que je parlais avec des amis, ils me disaient, oui, mais toi, tu connais, toi, tu... Mais en fait, attention, il y a plusieurs métiers dans la banque, en fait. Et je crois que l'éducation nationale, pas l'éducation nationale, l'éducation financière, c'est... Je veux dire, ce n'est pas parce qu'on travaille dans la banque qu'on est vraiment éduqués. C'est vraiment un autre sujet, en fait. C'est vraiment un autre... autre sujet.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Ça touche aussi à la relation qu'on a à l'argent.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Et il y a autre chose que je voulais dire, c'est qu'il y a un gros problème et ça, je pense que c'est au-delà même de notre communauté, c'est le fait de vouloir augmenter son train de vie proportionnellement aux revenus qu'on a. Mais ça, c'est un piège. Totalement. Et on a beau le dire, moi, je l'ai lu il y a très longtemps et pourtant, tu vois, c'est quelque chose de... qui est encore difficile parce que tu te dis tu vas gagner plus donc tu peux te faire un petit plaisir en plus mais non en fait il faudrait pouvoir tenir la route maintenir en fait un équilibre dans tes dépenses et continuer à faire de l'argent absolument vraiment le
- Speaker #1
point essentiel d'avoir vraiment une vision une stratégie qui va te maintenir plus ou moins dans les rails à partir du moment on sait Merci. où on va, on se donne un cap, on arrive à contenir un petit peu ses envies. Après, effectivement, l'objectif, c'est pas de se restreindre, comme on voit certaines personnes, qui ont les moyens, qui vraiment se font passer vraiment pour des personnes qui n'ont pas plus envie sur cette terre, on ne sait pas pour combien de temps. Donc, il faut quand même profiter, mais pour bien profiter, il faut bien faire les choses. à l'avance, c'est-à-dire maximiser, penser aux différentes sources de revenus, pas qu'un seul, voir où investir et puis finalement on se rend compte qu'au bout d'un certain temps, on peut se permettre la vision, le fait d'avoir un cap et une stratégie surtout. Ça nous évite de pouvoir... De toute façon, l'argent, quand tu ne lui donnes pas une direction, il ira là où ce n'était pas prévu. Donc il y a des gens comme ça qui ont reçu de l'argent. Ah ben en fait, qu'est-ce que j'ai fait de cet argent ? voilà donc quand ça arrive avant que ça arrive tu as un plan et quand ça arrive tu le places dans les cases que tu as prévues et puis finalement l'argent finalement fait le job qu'il est censé faire pour toi l'argent ça représente quoi ? est-ce que c'est de la sécurité ? est-ce que c'est de la liberté ? du pouvoir ? oui autre chose les trois c'est parfait c'est de la sécurité parce qu'aujourd'hui on vit quand même dans un monde on ne sait pas de quoi est fait demain Oui. Donc, c'est quand même bien d'avoir le cœur apaisé. Enfin, hier, je disais à l'heure d'une conférence, combien de personnes sont muselées, que ce soit dans leur couple, au boulot, tu ne peux pas faire ce que tu veux parce que tu sais que tu es limité, tu bouges de là, tu n'as pas de quoi payer ton loyer ou des crédits, tu vas te retrouver dans des difficultés. Ça te donne quand même cette sécurité, cet état d'esprit un peu apaisé. Et puis, l'argent, c'est surtout un esprit de pouvoir. C'est important. Pourtant, une personne qui n'a pas de pouvoir financier n'est quasiment pas entendue. et aujourd'hui et c'est pour ça l'autre revers, même les fous ils ont beaucoup d'argent les gens accordent un petit peu d'intérêt à ce qu'ils disent pourquoi ? Parce qu'ils ont un certain pouvoir financier et un sage pauvre c'est compliqué personne ne fait attention à lui malgré tes belles paroles de sagesse tu es dans la pauvreté donc l'argent il faut tout faire, mettre en place des stratégies mais vraiment pousser loin la réflexion pour pouvoir l'avoir Donc vraiment, en numéro 1, pour moi, c'est vraiment un instrument de pouvoir et d'influence.
- Speaker #2
Ah, tu m'es trée, ouais.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Alors, c'est vrai que moi, je ne le mettrais pas en numéro 1 parce que je pense qu'il faut avoir un certain niveau pour que ça arrive en numéro 1. J'espère un jour que ce soit le numéro 1. Mais c'est vrai que pour moi, l'argent, c'est d'abord une sécurité, ensuite une liberté, et après, on touche les étoiles avec le pouvoir.
- Speaker #1
Après, tu as plusieurs styles de pouvoir. Par exemple, le pouvoir de mettre tes enfants dans une école privée, de pouvoir payer des écrits. De changer les fiches. Voilà. de pouvoir participer à une cause en donnant de l'argent.
- Speaker #2
On le voit par exemple avec ce que Oprah a fait, la philanthropie finalement, c'est ça. C'est tout ce que l'État ne peut pas financer. Avec ce qu'elle a fait par exemple en Afrique du Sud, mettre en place des écoles pour que les filles aillent à l'école par exemple. Je suis moi-même marraine d'orphelinat en Afrique. C'est être en mesure de changer la trajectoire des choses. Il y a encore... encore des pays que ce soit, enfin, dans des pays un petit peu sous-développés en voie de développement, où les filles, c'est un peu compliqué, limite, elles sont préparées très tôt pour pouvoir entrer dans un mariage, épouser l'homme qu'elles n'ont pas choisi, elles n'ont pas demandé, parce que les parents n'ont pas de moyens, c'est extrêmement compliqué. Donc, lorsqu'on a des personnes, même ici, on a la Fondation des femmes qui finance des centres, par exemple, qui reçoivent des femmes qui sont battues pour qu'elles aient un refuge. c'est pas toujours l'État qui va le faire c'est des personnes comme Mme Bétoncourt Meillère, la fille de Mme Bétoncourt avec leurs moyens toutes ces personnalités qui sont riches, connues et non connues il y en a beaucoup qui ne sont pas connues mais qui sont là pour pouvoir financer ces personnes qui ont des idées et qui protègent justement donc il y a vraiment pour moi c'est du pouvoir être en mesure d'influencer les choses dans le bon sens et de connaître les gens Merci.
- Speaker #0
Et merci, Tec, de le dire à notre micro, parce que c'est vrai que beaucoup de personnes, quand on parle d'argent, disent « oui, oui, mais moi, j'aimerais bien gagner un peu d'argent, mais pas trop » . Mais en fait, les gens, je trouve que dans les discussions qu'on a autour de l'argent sur notre podcast, ils ne voient pas ce que peut faire l'argent. Et merci de le rappeler à notre micro que oui, l'argent, c'est le pouvoir, mais pas dans le mauvais sens du terme.
- Speaker #1
Il n'y a pas de mauvais sens. c'est ça,
- Speaker #0
c'est que l'argent reste neutre finalement et il n'est ce que tu fais avec finalement et c'est hyper important de le dire et qu'on puisse dire aussi à la communauté et notamment des femmes parce que nos auditrices sont des femmes mais l'argent c'est de la sécurité, de la liberté et c'est du pouvoir de changer les choses de corriger même les inégalités totalement où est-ce que tu mettrais la spiritualité dans tout ça ?
- Speaker #2
Alors la spiritualité pour moi c'est le fondement.
- Speaker #0
Il me semble que tu as un chapitre sur...
- Speaker #2
Oui j'ai un chapitre pour clôturer ce beau manifeste en tout cas. Pour moi la spiritualité c'est le fondement parce que finalement il y a une question qui est intéressante. Est-ce que l'argent fait le bonheur ? Est-ce qu'on prend des débats ? Est-ce que l'argent fait le bonheur ou pas ? Sincèrement ça améliore notre passage sur terre, donc vaut mieux la voir. la richesse que moi je déplore, c'est des personnes qui sont dépourvues de toute valeur noble humaine pour de l'argent. Pour moi, la richesse, c'est le catalysateur de qui on est. Arriver à un moment, effectivement, on travaille pour pouvoir avoir de l'argent, multiplier, faire vraiment, construire quelque chose d'important, mais l'argent ne fait... pas de nous... Comment je peux dire ? Non, je formulerais autrement. Voir de l'argent, c'est très bien, mais on est des humains avant tout qui devons s'accomplir sur une mission sur Terre. Et ça, ça n'a pas de prix. Pour moi, la spiritualité, c'est sur ça que se base le développement d'une personne. Ta sérénité, ta... ta lucidité, tes valeurs. Après, je ne sais pas si on pourra aller un peu plus loin, mais la spiritualité nous permet justement de pouvoir comprendre un certain nombre de choses. Une personne qui n'a pas de compassion, d'amour, ce genre de choses, lorsqu'on parle de philanthropie comme tout à l'heure, ces personnes-là ne peuvent pas le faire. Parce que là, tu fais attention aux autres. tu te dis que ces personnes en rendent dans la compassion, et la compassion c'est vraiment des valeurs qu'une personne spirituelle peut être en mesure de pouvoir donner. Donc voilà, ça nous permet d'avoir les pieds sur terre, ça nous permet de ne pas vivre dans un monde où on évalue tout ou on juge tout par nos cinq sens. Moi, je crois profondément qu'il y a une intelligence supérieure et qui a très bien orchestré toute chose. On est sur terre, on vit un script. Et l'objectif, c'est vraiment d'être aligné pour être sûr d'être vraiment dans sa mission et s'épanouir profondément.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut s'arrêter dessus quelques secondes quand même. Merci pour ce que tu viens de dire parce que je n'ai jamais formulé comme ça, mais je pense exactement ce que tu viens de dire. L'argent, c'est important, mais pas au détriment de l'humain. de la raison d'être de ce monde. Je veux dire, sinon ça n'aurait... C'est pas dans ce sens que ça doit aller. Et en fait, tu parlais tout à l'heure de valeur, tu parlais de lucidité, et moi ça me fait penser au discernement, et ça me fait penser à quelque chose que j'ai vu passer. Bon, vous avez vu passer... L'idée n'est pas de dire si on aime ou pas, mais c'est de donner son avis sur le magasin, l'ouverture du magasin Chine qui a ouvert au BHV. Et en fait, il y a... un débat dessus. Moi, ça m'amuse, le débat qu'il y a autour, parce que je me demande souvent est-ce que le débat, il est bien posé. Donc, du coup, je ne sais pas. Déjà, est-ce que vous avez vu ça passer ? Tu as vu l'ouverture ? Alors, dis-nous ce que vous en pensez.
- Speaker #2
Moi, je pense que vraiment, c'est un faux débat. C'est juste pour amuser la galerie. C'est un faux débat parce que lorsqu'on zoome un peu, aujourd'hui, la plupart des marques qui se font des marges incroyables fabriquent en Chine. Et le fait que, alors on ne dit pas effectivement que tout est beau, tout est parfait, mais c'est un faux débat parce qu'on empiète dans ton territoire et on se dit, là, c'est un concurrent qui arrive, il faut tout faire. Et aujourd'hui, il faut tout faire pour pouvoir casser les médias. Il y a les médias, on est prêts. Alors, j'avoue que l'ouverture tombe un petit peu mal avec l'incident qu'il y a eu sur leur site internet. Effectivement, les médias aiment beaucoup jouer avec les émotions des gens. Ah bah oui, parce qu'il y a eu ça. Bon, oui, ça, effectivement, c'est des choses qu'il faut sanctionner. Je suis totalement d'accord. Mais quand on voit toutes les marques qui fabriquent aujourd'hui en Chine… Et puis, la Chine d'aujourd'hui, ce n'est pas la Chine d'époque où tu vas, tu donnes un euro et puis on te sort quelque chose. Voilà, l'Europe, je pense, a été assez exigeante dans la qualité, dans pas mal de choses. Ils se sont améliorés. Et puis, il faut quand même dire que la Chine a mis en place une stratégie sur plusieurs années. Lorsque même ici, il y avait des Chinois qui venaient pour les études, ils rentraient, ils venaient comme des espions pour pouvoir prendre. fait Alors, est-ce que c'est illégal ? Moi, je ne pense pas. C'est juste un pays qui avait une stratégie. Vous partez prendre de la connaissance et ensuite, vous revenez développer le pays. Alors, est-ce qu'il y a quelque chose de mal en ça ? Non ? Voilà. Donc, voilà. Tu es dans le monde des affaires. Enfin, voilà.
- Speaker #1
En fait, tu…
- Speaker #2
Non, moi, je n'ai pas de… Oui, pareil, je pense que c'est un non-débat. Alors, en fait,
- Speaker #1
moi, en regardant tout ça, je me suis dit, mais… Le débat, on ne va pas s'en prendre au directeur, au repreneur du BHV, bien que je trouve qu'il n'a pas été bon comme. Mais bon, ça, c'est un autre sujet. Mais par contre, on peut s'interroger sur… Pour qu'un magasin puisse s'ouvrir, en fait, il faut qu'il y ait une demande. S'il n'y avait pas de demande, le magasin ne serait pas ouvert.
- Speaker #2
Absolument.
- Speaker #1
Donc, en fait, partons de ce principe. Pour moi, il faut se demander qui achète, qui consomme, qui veut. que ça existe. Absolument. C'est tout. Et c'est là pourquoi je voulais parler de ça, c'est parce que tu as parlé de lucidité et moi, ça m'a fait penser au discernement. Je trouve que les gens manquent de discernement. On consomme beaucoup de télé, on regarde des shorts, des mini-vidéos et on ne creuse pas, on ne va pas au-delà. Et je pense que ce que la spiritualité peut nous emmener, c'est justement ce certain discernement.
- Speaker #2
Oui, oui, oui. Et le fait d'être aussi en mesure de se... Merci. poser, de se centrer sur soi. Aujourd'hui, beaucoup de nos décisions sont influencées par ce qu'on voit à la télé, notre entourage. Et lorsqu'on est une personne spirituelle, on se pose vraiment et d'où vraiment l'intérêt d'avoir des moments de retrait. de ne pas toujours, on vit dans une société où on est sur sollicité partout. C'est même difficile de passer des jours sans téléphone. Tu te dis, tu vas louper un truc. Voilà, les coups de fil, qui sait qui. Donc, d'où l'intérêt vraiment d'avoir des moments où on se déconnecte pour vraiment se recentrer. Moi, je sais que c'est souvent ce que je fais lorsque j'ai des grandes décisions à prendre. Je me retire et je peux partir. Au début, mon mari, bon, il n'aimait pas trop. Tu voyages ? Oui, je pars. Aujourd'hui, effectivement, il est habitué, mais je pense qu'il est important d'avoir un temps pour soi, pour se retrouver des moments de retraite où on a besoin de savoir vraiment ce qui est important, où on a besoin d'aligner vraiment ses pensées et de savoir qu'est-ce que moi, je veux faire qui pourra impacter demain. toute une génération ou des personnes de mon entourage. C'est vraiment lorsqu'on essaye d'être dans des moments où on est vraiment calme, où on peut avoir en tout cas…
- Speaker #1
Complètement. Je pense qu'il y a deux questions qui restent. Tu peux se poser celle sur l'ambition ?
- Speaker #0
Non, je n'avais pas posé ça, pardon.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
J'allais te demander, Teikl, ça fait deux fois que tu nous dis que tu vas… contre les pseudonymes que je voulais lui dire.
- Speaker #1
Tu aurais pu me laisser l'honneur de lui donner cette question.
- Speaker #0
Vas-y, vas-y, ma chette.
- Speaker #1
Alors, en fait, ce qui est intéressant, c'est que je pense que tu as dû peut-être l'entendre déjà, c'est que les femmes se sentent souvent muselées dans leur couple, surtout quand elles entreprennent ou qu'elles ont une carrière exigeante. Et du coup, il y a la... J'essaie de le reformuler différemment. En fait, quand on est une femme et qu'on est en couple et qu'on a quand même décidé d'avoir une carrière exigeante ou une entreprise, on doit, à mon sens en fait, naviguer entre une posture de leadership quand on est côté professionnel. Et après, une autre posture qu'on peut appeler ce qu'on veut. Et du coup, moi, ce qui m'intéresse, et c'est pour ça que je suis ravie de ce moment-là précis, c'est que j'aimerais que tu nous expliques comment ton mari, il vit le fait que tu aies une carrière exigeante, que tu fasses plein de choses, que tu écris un livre, que tu impactes des gens, que tu fais des conférences, que tu interviens dans des événements, c'est là où je t'ai vue. et comment ton mari, il vit ça. Et toi, comment tu gères ? Comment tu manages ?
- Speaker #2
Oui, ma vie de courante. Vas-y, comment tu fais ? J'ai beaucoup de chance d'avoir épousé un homme qui croit en moi. Vraiment. Et ça, je pense que c'est quelque chose qui fait toute la différence. Et moi, ça m'a donné... Il m'a laissé l'esprit. espace dont j'avais vraiment besoin pour pouvoir m'exprimer. Mon mari, effectivement, c'est un homme qui est très doux, il est extraordinaire, mais pour moi, c'est vraiment un pilier de ce que j'ai eu à bâtir aujourd'hui. Alors même lorsque l'on n'est pas d'accord sur un point, il ne va pas exiger sa position. Il va me dire clairement qu'il n'est pas d'accord. mais la décision me revient et ça c'est justement moi le couple que j'avais rêvé parce qu'effectivement moi personnellement j'avais une vie passée et les choses ne se passaient pas de cette manière aujourd'hui certains hommes ont tendance à imposer limite ce qu'ils veulent parce que c'est le macho et c'est comme ça, ça n'enlève en rien la virilité d'un homme Merci. Mais la grandeur aussi d'un homme, c'est d'être en mesure. Je ne suis pas d'accord, mais c'est ton choix. Et donc, mon mari m'a accompagnée dans mes plus belles réalisations. Et ça, ça m'a donné la force d'aller encore plus loin. Et à ce moment des discours, je dis, je vais pitcher. Il dit, non, là, par contre, ce n'est pas bon. Il faut aller. J'ai préparé une conférence. J'ai dit, bon, voilà, tu es spectateur. Je vais pitcher tout ça. et dit oui, tu vas dans des choses... Elle dit, quand tu arrives, tu ne connais pas, soit tu feras un sondage à l'arrivée, mais tu ne peux pas parler comme ça de certains produits, ça ne va pas parler aux gens. Va directement, ce qui parle à tout le monde. Et ça, c'est quelque chose d'extraordinaire parce qu'on se sent porté. Je ne suis pas limitée dans ce que je fais. Et puis, tout comme moi aussi, je suis un soutien pour lui. Mon mari voyage beaucoup. Il n'est pas toujours à Paris. Il est souvent aux Antilles, plusieurs fois dans l'année. Et ce qui fait qu'il y a aussi un climat de confiance qui s'installe. D'accord. Ton mari est antillais ? Non, il n'est pas antillais, mais il est adopté. Voilà, la Guadeloupe, c'est sa deuxième terre. Donc, il est régulièrement… Moi, je n'ai jamais été. Je pense que j'irai l'année prochaine parce qu'on m'attend pour une dédicace. Et donc, il y va régulièrement. Et ce qui fait qu'il y a vraiment ce climat de confiance où on n'est pas d'accord, mais tu ne m'imposes pas de ne pas faire.
- Speaker #1
Donc, tu as ta liberté.
- Speaker #2
J'ai ma liberté. Et puis, si ça ne marche pas, au moins j'ai fait, j'ai assumé et je vais justement tirer les conséquences plutôt que d'avoir cette frustration si j'avais su j'aurais pu faire ah là là il y a tellement d'histoires où les femmes ne s'expriment pas vraiment elles n'expriment pas leur talent parce qu'à côté, ah non je ne suis pas d'accord je ne suis pas d'accord et puis bon ben t'es pas d'accord bon ben c'est pas grave, non on va au bout et puis ben s'il y a un échec Et en parlant d'échecs, j'ai organisé, moi, mon père, il est dans la haute couture. Et moi, étant donné que j'ai lancé une marque de chaussures et très, très, et j'ai senti que mon père me disait, je sens que tu vas basculer dans aussi des tenues, parce qu'après, j'ai commencé à refaire, j'ai fait quelques polos. Mais j'avais aussi envie de créer quelque chose. Et je me suis rendu compte que le continent africain avait vraiment des talents. Il fallait vraiment les mettre en lumière. Donc, j'ai décidé de faire un événement d'envergure où vraiment je faisais appel à des artistes africains qui faisaient des choses incroyables, mais vraiment de la haute couture, comme Marcelle Tapolo. Je ne sais pas si vous le connaissez. Non. Mais il fait des choses. Enfin, tu te poses des questions. Est-ce que c'est Dior ? Est-ce qu'on est sur du Yves Saint Laurent ? Et moi, j'ai découvert ces personnes-là quand justement j'étais présente lors des défiés les deux. de haute couture avec mes créations. J'ai dit, il faut absolument que le monde voit le talent, le savoir-faire des Africains. Donc, j'ai lancé cet événement qui a été assez périlleux. J'ai avancé de l'argent. En Afrique, les choses ne se passent pas comme prévu, malgré qu'on a voulu lancer la première édition dans mon pays. Et ça, ça a été le tout premier échec que moi, j'ai connu. Mais j'étais persuadée. On a mobilisé des créateurs ici incroyables. mais pour des raisons, voilà. politique, j'ai pris la décision de ne pas aller jusqu'au bout. On avait quand même des sponsors, des compagnies aériennes et tout ça. Donc, des poids lourds quand même pour nous accompagner. Mais voilà, il fallait dealer sur quelque chose. Donc, j'ai dit non. Alors, j'étais vraiment très, très mal parce qu'entre temps, j'avais injecté quand même pas mal de sous. Tu te dis, bon, bah...
- Speaker #1
Que tu ne peux pas récupérer.
- Speaker #2
Tu ne peux pas récupérer, c'est perdu. Et je me souviens, mon père m'en... père m'a dit, il a dit c'est le monde des affaires. Deux fois on gagne, deux fois on perd. Donc quand j'ai pris mon vol, j'ai annoncé la télé à diffuser que l'événement est annulé et tout ça. Donc j'ai pris mon vol pour revenir à Paris. Quand je suis arrivée à 6h, j'ai dit je rentre chez moi, je prends ma douche, je me couche, je ne vais pas bosser. Parce qu'en plus, j'étais censée repartir bosser. J'ai dit je ne vais pas bosser. Et mon père m'appelle vers 8h. Alors ça va, tu es bien arrivée ? J'ai dit oui papa, je suis bien arrivée. Bon alors, tu n'es pas encore au bureau là ? J'ai dit non, non, non, je vais m'apprêter. C'est le monde des affaires, c'est le monde des affaires. Deux fois on gagne, deux fois on perd. Donc tu mets ton tailleur et tu vas bosser. Et c'est vrai que j'ai un peu... Et c'est vrai, je me suis apprêtée, j'ai mis mes talents, je me suis maquillée comme si de rien n'était, mais ça a été la plus grande des leçons. Et je suis arrivée, j'ai porté mon masque. Bonjour, ça va ? Alors, comment ça s'est passé ? Oh, fou ! Ça va ? Et finalement, le deuil, alors que j'ai pleuré dans l'avion, je suis arrivée le matin, j'ai pleuré parce que tu te dis, c'est l'échec, les gens m'ont fait confiance. Mais comment est-ce que je n'ai pas su ? J'ai dit, mais en plus, je n'ai même pas eu de rêve. Enfin, là, on rentre dans la spiritualité, mais je n'ai pas eu des signaux assez criards, sauf bien évidemment une phrase que mon père m'avait dite. Elle a dit... « Ah, ce milieu-là, je connais. » Bref, j'ai dit « Mais comment c'est possible ? Comment je n'ai pas vu ? » On peut sentir quand quelque chose ne va pas aboutir, on arrête tout de suite. Et puis finalement, mon deuil des 50 000 balles, je les ai faits vite fait. Je les ai faits vite fait et puis mon père m'a dit, à partir du moment où tu n'as pas coupé les bras, et c'est vrai. Et puis finalement, c'est reparti. Aujourd'hui, tu fais les choses différemment, ça t'a donné une certaine maturité, une intelligence. Comme quoi, quand tu as une décision, parce que souvent, nous les femmes, on a une intuition très forte. Deux fois, même lorsque le cerveau n'a pas encore capté le pourquoi, mais ton cœur te dit, il n'y va pas. Et deux fois, il faut toujours faire attention. à cette intuition de pouvoir aller jusqu'au bout. Et moi, j'ai été conseillée à la dernière minute. Change de stratégie, il y aura plus d'intérêt de le faire avec telle personne, tu verras. Et ça, c'est des belles leçons qu'on n'a que lorsqu'on a eu un échec.
- Speaker #0
T'as testé, t'as... Comme tu dis à ton père, des fois on gagne, des fois on perd.
- Speaker #2
Des fois on gagne, des fois on perd.
- Speaker #0
Il faut le faire pour pouvoir tester. C'est ça. C'est quoi ta plus grande ambition ?
- Speaker #2
Oh là là, je ne peux pas le dire.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Bon, celui juste en dessous, alors.
- Speaker #2
Celui juste en dessous, c'est vraiment, comme au début j'ai parlé d'Oprah, c'est de faire en sorte vraiment d'avoir un média qui sera un média qui va inspirer et élever un maximum de femmes. La personne qui possède les médias possède le monde.
- Speaker #0
Ça fait d'accord.
- Speaker #2
Et on doit travailler. à voir, vous faites toutes les deux un travail remarquable pour pouvoir mettre en lumière, le monde a besoin de voir, le monde a besoin d'entendre que c'est faisable, que c'est possible, que les femmes réussissent. Effectivement, il y a un sujet sur la place de la femme, leur rémunération et ce genre de choses, mais à côté de cela, il y a tellement de femmes qui réussissent et ça passe sous silence. Et ces femmes-là, il faut leur donner la parole, ça impacte, ça influence. Et ça permet justement, ça peut même susciter des vocations. Moi, je suis dans les métiers de la tech, dans l'IT, et combien de femmes, de jeunes filles ne veulent même pas. Ah, c'est trop compliqué. Mais écoute, ma coque, tu vas avoir un super salaire ou pas ? Regarde toutes celles qui ont réussi, les salaires et toutes les femmes qui dirigent. Et c'est pour ça que nous, on a mis un point d'honneur dans l'association que je préside. C'est vraiment de communiquer sur les profils de femmes. Les femmes réussissent aussi. Il faut que ça se voit. Il faut qu'on en parle.
- Speaker #0
Est-ce que tu serais OK de nous donner une fourchette dans ton secteur de ce que peut toucher un cadre au bout de, je ne sais pas, dix ans d'expérience ? Une fourchette ? Parce qu'en fait, pourquoi je te pose la question ? Je pense que c'est important aussi, tu vois, de dire les choses réellement, concrètement et de se dire oui, c'est possible en fait. Tu peux y aller, tu peux te donner les moyens et c'est possible.
- Speaker #2
C'est possible, absolument, c'est vraiment possible. Alors, les choses... Les rémunérations varient en fonction, bien évidemment, du poste, en fonction du secteur. Comme dans la banque, il y a beaucoup de branches. Et c'est super ta question. Pourquoi j'ai participé à, comment ça s'appelle, une conférence 100 000 entrepreneurs, où on va dans les écoles et puis il y a un jeune qui a dit, comme quoi c'est toujours les garçons qui sont intéressés par les métiers. Oui, oui, moi je suis très intéressée. Quels sont les salaires à la banque ? Alors, j'ai envie de dire, on peut partir de 1800 euros à peu près jusqu'à 2 millions.
- Speaker #0
Je peux le redire, 2 millions par mois.
- Speaker #2
Non, par an. 1800, c'est vraiment le salaire mensuel. 2 millions par an, c'est pas mal. Et aujourd'hui, on ne rentre pas tous au même niveau. Moi, je n'aime pas trop les grilles, en fait. Et aujourd'hui, il y a souvent des grilles. Et ce qui fait qu'une personne qui peut rentrer, qui ne s'y connaît pas trop, on va te faire une proposition, tu vas être super contente. Et une autre personne qui est plus ou moins préparée, qui connaît sa valeur, qui sait se vendre. Surtout, ça, c'est vraiment une compétence que les femmes n'ont pas. Lorsque tu sais te vendre, tu vas toucher des salaires qui n'ont rien à voir avec ceux qui font le même job que toi. Donc, les salaires sont intéressants, on ne va pas se mentir. De toute façon, les secteurs où il y a le plus de cash, On a la tech, on a la finance. Après, effectivement, il y a le luxe, il y a l'immobilier également. Mais ça dépend vraiment de la manière dont tu rentres dans le marché.
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #2
Ça peut tout faire basculer.
- Speaker #1
D'ailleurs, ça m'amène à te poser une autre question. Je crois que ce sera la dernière question si tu n'en as pas d'autres. Quel conseil donnerais-tu à une jeune femme qui a 30 ans, 35 ans, et qui voudrait donner un coup de fouet à sa carrière pour bâtir un... un patrimoine financier, qu'est-ce que tu lui dirais de faire si tu devais lui donner cinq étapes, cinq choses qui pour toi sont importantes ?
- Speaker #2
Alors, quelques étapes qui peuvent être importantes. Donc, déjà commencer à s'en renseigner dans ce que cette personne souhaite faire, cette jeune femme, les secteurs d'activité qui sont les plus rémunérateurs. dans ce qu'elles souhaitent faire et de surtout apprendre à se valoriser, à savoir se vendre. Aujourd'hui, moi je sais que dans l'association, on le fait. On organise beaucoup de formations, de masterclass avec des experts en négociation qui donnent vraiment de stratégies. Et puis, il y a même une société qui s'appelle, je pense, la Moissan. Je les avais invitées il y a peut-être deux, trois ans pendant la crise Covid. La moisson, eux, ils accompagnent carrément. Vous mettez en place une stratégie et ensuite, eux vont t'accompagner justement pour pouvoir l'avoir. Et lorsque je parle de valeur, on vit dans un monde en perpétuelle évolution. Moi, je me forme chaque année et je ne fais pas qu'une certif, j'en fais beaucoup. Je suis dans le domaine de la finance, les choses évoluent. Donc, si demain, j'ai envie de bouger et de pouvoir demander encore un gros cachet, je dois être en mesure de venir et de dire, voilà, c'est comme ça. Donc, Donc, se former régulièrement, ça permet justement nous-mêmes de pouvoir augmenter notre valeur et surtout d'avoir la pleine conscience de la valeur que nous avons. Dans un des livres que je recommande souvent en avant-tout, je ne sais pas si vous avez entendu parler de ce livre, c'est un livre qui date quand même de quelques années, je pense que je l'ai lu cinq, six fois, ce livre de Sheryl Sandberg, qui était d'abord chez Google, ensuite elle a été débauchée par Mark Zuckerberg, Zuckerberg pour Facebook. Et donc, lorsqu'elle a échangé avec... Donc, c'était au tout début de Facebook. Et donc, on est dans des startups quand même qui sont dans les nouvelles technologies. Et donc, le monsieur lui fait une proposition beaucoup plus jeune que lui. Il dit, voilà, moi, j'ai une boîte, j'ai une grosse ambition et j'ai besoin de toi. Parce qu'elle était quand même une pointure chez Google. Et donc, on lui offre un poste quand même assez élevé avec un super salaire. Elle était dans un état, elle appelle son mari, elle dit à son mari, voilà ce qu'il me propose. propose et tout ça. Et son mari dit, tu ne lui réponds pas tout de suite. Tu ne réponds pas tout de suite et tu dis que tu donneras ta réponse demain, que tu vas réfléchir.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Elle est rentrée, elle n'était pas bien. Elle a dit, mais tu te rends compte ? Ce poste va me filer. Elle dit non, non, tu ne réponds pas. Entre mecs, ils connaissent un petit peu. Et donc, le lendemain, elle n'a pas eu le temps, en tout cas, de faire un mail à son futur patron. Elle a reçu un mail avec une contre-proposition. plus supérieure à ce qu'elle avait reçu. Alors là, en fait, son mari lui a tout simplement démontré, d'où l'intérêt d'avoir, lorsqu'on est dans un couple, d'être une équipe.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #2
Moi, j'ai vu tellement de femmes qui ont un potentiel incroyable, mais le fait d'entendre à la maison des paroles qui rabaissent, qui dégradent, ça casse même en réalité ton estime de soi. Et en fait, elle s'est réellement rendue compte, son mari connaissait sa valeur. Et il y a des personnes, malheureusement, elles ne savent pas ce qu'elles vaut. Alors que c'est des femmes, quand tu les regardes, elles parlent, tu te dis wow. Mais enfin, tu te le parles quoi. Vas-y, exige. Moi, j'ai été contactée par une RH d'une banque. Bon, je ne vais pas dire le nom de la banque. Bon, c'est une banque qui est dans l'arène depuis peut-être 20 ans, une jeune banque. Et donc, j'ai dit, moi, je ne suis pas à l'écoute du marché.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
Cependant, je peux sérieusement réfléchir à partir d'une certaine somme. Elle a dit oui, parce que votre profil nous intéresse. Donc, je lui dis, elle a dit en effet, alors là, effectivement, votre profil nous intéresse, mais en fait, on ne pourra pas s'aligner, on n'a pas le budget, mais ce n'est vraiment pas contre vous, je pense que vous méritez vraiment. Oui, à un moment, on mérite certaines choses, on mérite. À partir du moment où tu te dis que tu veux un salaire à six chiffres, tu restes fixé là-dessus et tu te dis comment tu fais. Comment tu fais ?
- Speaker #1
Tu as déjà pensé tech ? Parce que moi, quand je t'ai vue assise à cet événement... Expérentiel. Voilà, expérentiel. J'étais assise et tu m'attendais. Et en fait, je ne sais pas pourquoi, c'est ce qui m'a inspirée du mentoring, tu vois. Est-ce que tu as déjà mentoré des jeunes femmes pour leur carrière professionnelle ? Et est-ce que c'est quelque chose qui te plairait de...
- Speaker #0
d'accompagner des femmes à identifier justement cette valeur dont tu parles, cette valeur professionnelle. Parce que, en fait, je trouve que c'est quelque chose de difficile. Moi, je rencontre énormément de femmes qui me disent ça, et pourtant, ces femmes, elles sont diplômées, elles ont de l'expérience, elles savent très bien, ce sont des très bonnes communicantes, et pourtant, tu vois, il y a un truc,
- Speaker #1
il y a un sujet. C'est vraiment super que tu abordes ce sujet. J'aimerais beaucoup. Alors, j'ai été très émue. J'ai été invitée à une émission qui s'appelle, pas une émission, mais un événement qui s'appelle Dog Finance, qui collabore en tout cas avec plusieurs écoles de commerce et des banques. Et donc, le sujet, c'était les femmes dans la finance qui viennent parler. Et donc, du coup, j'ai été conviée, mais je suis sortie de là. J'étais épuisé. parce que je me disais, les jeunes femmes qui veulent, là, c'était vraiment la fin, rentrer dans la finance, ont vraiment besoin de moi. Alors, c'est vrai que je suis restée debout pendant 2-3 heures après la conférence et puis il y avait 50 000 questions. C'était extraordinaire parce que moi, je voulais aussi donner tout ce que j'avais parce que c'est des choses assez simples. Elles avaient des yeux qui brillaient. Elles disaient, oui, en fait, mais... C'est vrai ce que vous dites. Ça réveille quelque chose en elle. Le fait d'avoir une femme comme elle, qui a commencé comme elle, ce n'était pas facile. Mon premier salaire n'était pas top. Alors moi, j'ai eu à faire un pont. Alors moi, mon premier job, par exemple, je travaille à la Dutch Bank. Donc, tu sors de tes études. J'étais diplômée en 2005. Tu intègres une banque d'affaires première d'Europe. En tant que jeune, tout te... débutante, tu n'as plus 3 000 euros, 3 700 euros net.
- Speaker #0
Je suis à la retraite, c'est très bien.
- Speaker #1
Extrêmement bien. Enfin, il y avait des gens qui disaient, moi, je suis à la retraite.
- Speaker #2
Parce que tu as fait une très bonne école ? Oui, oui, c'est parce que tu as fait une très bonne école que tu as eu ce poste.
- Speaker #1
C'est ça. Et d'où aussi l'intérêt pour les parents, l'intérêt de pouvoir tout faire pour pouvoir mettre de l'argent de côté. C'est pour prévoir justement un avenir meilleur. Parce qu'effectivement, nos parents ont payé, femme. Ce job-là, je l'ai eu surtout aussi grâce à mon école. Donc ça, c'est à partir du moment où tu annonces l'école. L'école ne fait pas tout. Après, tu te présentes, c'est toi qui vends. Mais c'est une carte de visite. Absolument.
- Speaker #2
C'est ta première carte de visite.
- Speaker #1
Et donc, voilà, CDD, après la Deutsche Bank ferme à Paris. Donc, il a fallu trouver une autre banque. Enfin, j'ai passé des entretiens. Les gens me disaient, mais attendez, ce n'est pas possible. On te montre ta fiche de paie. Oui, mais tu montres ta fiche de paie. 3 700 balles, tu n'as pas d'expérience et tout ça, c'est un autre marché, c'est un autre niveau. On n'imagine pas les personnes qui ont 10 ans, 15 ans dans cette boîte en plus des avantages et ce genre de choses. Et tu bascules dans une banque française après. Tu te dis, oh là là, on rentre dans quelque chose.
- Speaker #0
C'est clair, les banques étrangères et les banques françaises ne payent pas de la même manière. Et aussi les métiers, tu as plusieurs corps. corporate, investment banking, tu as la banque de détail, la banque d'affaires, c'est vraiment pas pareil. Mais tu vois tout ça. Moi, quand je t'entends, je me dis, mais j'aurais tellement aimé rencontrer quelqu'un comme toi quand je suis rentrée dans la banque. Peut-être que j'aurais pris une autre trajectoire, peut-être que j'aurais pas été à la conformité, peut-être que j'aurais changé de division, tu vois.
- Speaker #2
Parce que je te l'avais dit.
- Speaker #0
Non, tu l'avais pas dit. Mais tu vois, je n'arrivais pas à avoir, je n'avais pas de stratégie. Et je pense que c'est ça, en fait. Il faut que les jeunes filles quand elles terminent leurs études, enfin même quand elles font leurs études ou même quand elles commencent un boulot, il faut qu'elles aient une stratégie.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
D'où l'intérêt vraiment, comme tu disais, c'est vrai que le temps parfois me fait défaut en toutes mes casquettes, mais c'est quelque chose d'extrêmement important parce que le choix de la boîte où on va signer notre prochain CD, c'est ce que je répète aussi à ma fille et je disais à DocFinance, c'est extrêmement important. Il y a le salaire, effectivement. Il y a tous les avantages. Je donne un exemple tout simple. Une personne qui a réussi à négocier quand même un bon salaire. Donc, voilà, tu t'es quand même renseignée. Après, tu sais que ça va évoluer, mais il vaut mieux rentrer fort parce que les évolutions après, c'est un peu compliqué. Mais tu sais que chaque année, on a l'intéressement, la participation, ce genre de primes. Les enveloppes varient 20, 30, 40 000 euros en fonction du poste, ce genre de choses. Donc, Sans même être dans quelque chose où tu te prives tous les mois, tu veux mettre de côté, tu te dis, moi, par exemple, chaque année, dès que la participation et l'intéressement tombent, j'achète un appartement. tu mets 100 000 euros d'appartement ou 200 000 euros, au bout de 10 ans, sans effort, c'est ton apport, au bout de 10 ans, tu as un patrimoine de 1 ou 2 millions. Et là, tu rentres avec une certaine stratégie. Il y a également, comme tu disais, la stratégie, il y a également le fait, à un moment, tu as tellement forcé. J'écoutais une femme qui disait, oui, en fait, ça fait un moment, moi, je ne suis pas augmentée depuis 7 ans. Voilà, contente, elle râle et puis finalement, elle baisse les bras. Enfin, c'est les nanas, elles ne veulent plus rien faire. Elles sont résignées. Résignées parce qu'elles se disent non, à partir d'un moment, ça ne te convient pas, tu bouges.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
On n'est pas… Alors, il y a une histoire que moi, j'aime beaucoup. Alors, c'est l'histoire de Joseph. Joseph, donc, qui a été vendu par ses frères. Il s'est retrouvé esclave en Égypte. Donc, dans la prison, Joseph, qui avait un talent et un don pour pouvoir interpréter les sanges, il avait une intelligence vraiment supérieure. Et dans la prison, il interprétait les rêves. Il interprétait les rêves de ceux qui étaient là, mais il était toujours là, prisonnier. En fait, personne ne lui donnait de la considération et son talent n'était pas forcément valorisé. Mais il a fallu qu'une fois qu'il interprète le sang de pharaon pour qu'il devienne premier ministre. Donc, en fait, on se rend compte que quand on n'est pas face à un bon public qui accepte toi tes capacités, je change de public.
- Speaker #2
Totalement.
- Speaker #1
Certainement, je ne reste pas et c'est ce que j'ai fait. À un moment, j'ai décidé de donner une autre direction à ma carrière. J'ai forcé, forcé. On m'a dit tu es arrivé au top de la fourchette, on ne peut pas faire plus. Vous savez quoi, je pars.
- Speaker #0
Ça, ça vaut pour le couple, pour les relations amicales aussi.
- Speaker #1
Absolument. Absolument.
- Speaker #0
On va te proposer, tu as déjà interchangé. Oui, oui, oui. On va te proposer un petit jeu qu'on a créé qui s'appelle Bibadas, le jeu. Donc, tu as trois cartes à découvrir. Tu commences par la droite et tu nous lis à haute voix et tu réponds.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #0
top. Ouais.
- Speaker #1
Alors, quelle est la personne qui t'inspire le plus à aller au bout de tes ambitions ? Au bout de mes ambitions, c'est vraiment Alakidja Folorancho, celle dont j'ai parlé tout à l'heure. Il a fallu qu'elle soit têtue à un moment pour enfanter ce puits de pétrole qu'elle avait en elle. Donc voilà, ça c'est une femme qui moi m'inspire beaucoup pour aller vraiment au bout. Si l'audace, c'était une personne, quel message lui enverrais-tu ? L'audace, soit toujours dans ma vie. L'audace. Parce que non, on a besoin d'oser, parce que la peur tétanise, la peur nous entoure. empêche de pouvoir saisir des opportunités. La peur nous empêche de faire... Il y a une jeune fille qui a dit quelque chose, moi, qui m'a parlé. Elle m'a dit quelque chose. C'est une jeune fille issue de l'Afrique centrale. C'est une jeune pasteur qui a hérité l'église de son père. Elle a dit dans ses rêves, elle se voyait toujours accompagnée du président, de son épouse et ce genre de choses. Et une fois, lors d'une conférence dans son pays, elle a vu passer... La première dame, elle a dit, c'est le moment ou jamais. Elle a saisi l'opportunité. Elle a dit, madame, s'il vous plaît, est-ce que je peux vous présenter ma doléance ? Et les gardes étaient en train de l'empêcher un peu. Du coup, elle a haussé un peu le temps. Elle a une voix qui porte bien. Et la dame dit du coup à son assistante, donnez-lui ma carte pour qu'elle prenne rendez-vous. Elle a pris rendez-vous, elle a ramené son bouquin, elle a parlé de la vision qu'elle avait. pour la jeunesse. Elle était là, elle était calme, elle a dit, ok, d'accord, je verrai ce que je peux faire. Et donc, neuf mois, six mois, neuf mois après, aujourd'hui, elle est élue, enfin, elle est ministre de la jeunesse dans son pays. Oh my God ! Le culot !
- Speaker #2
C'est clair ! À un moment,
- Speaker #1
tu dis, c'est maintenant ou jamais, on s'en fout du ridicule, il y a eu l'opportunité, je l'ai saisi. Voilà. Donc... Voilà, l'audace. Ensuite, du coup, la dernière. Quelle tenue te fait sentir au sommet ? de ton pouvoir et de séduction. Ah ! C'est de la lingerie avec des talons.
- Speaker #2
Ah ouais !
- Speaker #0
Merci !
- Speaker #1
Oui, on est en position de dominatrice. Oui, ouais. Ah mais carrément.
- Speaker #0
Canon, canon.
- Speaker #2
J'adore.
- Speaker #0
Avec tout ce qu'on a entendu, déjà, est-ce qu'on peut rajouter une chose ?
- Speaker #2
Est-ce qu'il y a une question qu'on ne t'a pas posée, à laquelle tu aurais aimé répondre ?
- Speaker #1
Non, franchement, je pense qu'on a abordé. Franchement, vous avez été incroyables.
- Speaker #2
Et encore, franchement, je...
- Speaker #1
Un bel échange.
- Speaker #2
J'espère qu'on pourra te revoir dans notre micro d'ici quelques temps. Avec plaisir. On va se redonner le rendez-vous l'année prochaine, par exemple. Avec plaisir. Tout ça pour faire le point.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
On peut se dire qu'avec tout ce qu'on a entendu là, tu es badass.
- Speaker #1
Oui, sincèrement, oui. Oui, mais absolument, sans aucun doute.
- Speaker #0
Très bien.
- Speaker #2
Génial. Merci beaucoup, Tec. On vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Colmy Badass. En attendant, rendez-vous sur les réseaux sociaux. Des bisous !
- Speaker #0
Les filles, un grand merci d'avoir écouté Colmy Badass. Si vous aussi, vous avez l'âme d'une badass,
- Speaker #2
laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine. pour être inspiré, motivé, encouragé par ces histoires authentiques de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs, à surmonter des difficultés, ou plus largement à vous épanouir dans tous les sphères de votre vie, Connie Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi, vous êtes badass !