Speaker #0Trop souvent, on parle pour ne rien dire. Discuter de la pluie et du beau temps, faire la conversation, combler les blancs. Beaucoup de mots pour trop peu de communication. Je suis Lucie, j'aide les humains à exprimer et donner vie à leur vérité. Les mots, c'est mon dada. Avec Prise de Parole, je voulais que mes invités viennent nous partager cet instant où ils ont réussi à exprimer ce qui vibre très fort à l'intérieur. Qu'il s'agisse d'une prise de parole préparée pendant des mois ou d'une situation où c'est sorti tout seul, que ça ait eu lieu dans l'intimité d'une relation ou sur une scène. Ils nous racontent ce jour où ils ont trouvé les mots, comment ils ont fait et ce que ça a provoqué. Prépare-toi à être inspiré, étonné, ému et qui sait, peut-être que cette histoire te donnera toi aussi l'envie de prendre la parole. Bonjour et bienvenue dans ce premier épisode solo de prise de parole. Pourquoi est-ce que j'ai voulu faire des épisodes solos ? Parce que l'idée de prise de parole, c'est de te nourrir de bonnes raisons, d'ouvrir ta bouche, de mettre des mots sur ce qui est vraiment important pour toi. C'est ce que je fais déjà avec les interviews, mais je voulais aussi avoir un format un petit peu plus libre qui me permettait de te partager des expériences, de te partager des choses aussi que j'ai pu observer dans mes accompagnements en coaching, voire même des choses de ma propre vie. Bref, un format un petit peu plus libre où je peux te donner un petit peu mon point de vue sur des notions importantes qui ont été partagées dans l'interview. En fait, à chaque fois, il va y avoir un épisode bis à la suite des épisodes où j'ai eu des invités. C'est aussi des épisodes que je ferai sans montage. Alors là, je vais me faire clairement violence pour tout te dire. Je suis en train de réenregistrer cet épisode. J'en avais déjà enregistré un et quand je l'ai réécouté, il ne me convenait pas. Alors là, on est un peu sur une mission échouée pour Lucie Vallette. Mais écoute, je me dis que je vais la réenregistrer en one shot. Et cette fois, ce sera la bonne. Elle ne me plaisait pas parce que je trouvais que c'était trop brouillon, qu'il y avait trop de notions. Et finalement, je voulais plutôt que ce soit un format simple et qui te donne un peu trois grandes idées que tu puisses facilement retenir. Il ne s'agissait pas de te noyer sous plein de notions, puisqu'en fait, des épisodes solos, il y en aura plein d'autres. Donc j'aurai le temps de te dire tout ce qui est important pour moi. Parce que oui, il y a beaucoup de choses qui sont importantes pour moi, il y a beaucoup de messages que j'ai envie de te faire passer. Et c'est un peu le piège dans lequel j'étais tombée dans cette première version que donc tu ne découvriras pas. Pardon pour ça. Et pardon à moi de ne pas avoir respecté cette promesse que je me suis faite. Pour ce premier épisode solo, je voulais te nourrir de cette croyance aidante, puisqu'à chaque fois, chaque épisode solo portera le nom de ce qu'on appelle, nous les coachs, une croyance aidante. Une croyance aidante, en fait, c'est un truc que quand tu te le dis, ça t'aide à te mettre en mouvement, à l'inverse des croyances limitantes. Et donc la croyance aidante du jour, tu le sais déjà puisque c'est le titre de l'épisode, c'est « Tu risques plus à ne pas parler » . C'est vraiment une des choses que je retiens de l'expérience de Simon. D'ailleurs si tu as déjà écouté l'épisode de Simon, c'est super. Sache que si tu ne l'as pas fait, tu peux très bien juste écouter cet épisode, il n'est pas nécessaire d'avoir... pris une heure pour découvrir toute cette histoire même si elle est très chouette et je t'invite à prendre ce temps, tu peux l'écouter en plusieurs fois si tu veux, c'est pas un problème. Néanmoins, ce que j'ai retenu de ce que Simon est venu me partager, nous partager, c'est vraiment cette notion-là du risque. Parce que bien souvent, tu t'autorises pas à prendre la parole, tu t'autorises pas à exprimer ce qui est important pour toi, parce que t'as peur. Parce que t'as peur de plein de choses, de plein d'histoires que tu te racontes. C'est ma grande passion, ça en tant que coach, les histoires qu'on se raconte. Puisque, en fait, la réalité c'est un peu une notion vague, personne n'a vraiment la même. Et ce qui construit ta réalité, c'est les histoires que tu te racontes. Et donc les histoires que tu te racontes, parfois elles peuvent t'aider, souvent, elles peuvent t'empêcher. C'est là qu'on rentre dans cette fameuse histoire de croyances, les croyances aidantes, les croyances limitantes. Et donc, ce que Simon est venu nous partager, c'est que ça vaut le coup de passer au-delà de ces peurs, en tout cas de les mettre à l'épreuve de la réalité. en finissant quand même par parler. Parce que qu'est-ce que tu risques si tu ne parles pas ? Si tu ne parles pas, déjà, il y a ce risque que rien ne change. Je rencontre beaucoup de personnes qui espèrent, qui espèrent que leur situation évolue par un facteur extérieur à eux. J'en sais rien, que leur boîte finisse par faire un licenciement économique, que leur partenaire finisse par les quitter, parce qu'ils vont finir par se rendre compte que la relation ne fonctionne pas, que cet ami qui leur manque va finir par les appeler. Sauf que ça, c'est en fait faire un pari sur quelque chose qui peut-être ne se passera jamais. Et qu'est-ce que tu crains le plus finalement ? Est-ce que tu as plus peur que ce que tu souhaites n'arrive jamais ? Ou est-ce que tu as plus peur des conséquences qu'il pourrait y avoir si tu te mets à parler et si tu prends les choses en main ? J'ai tendance à penser qu'au bout du bout, il y a plus de risques à te laisser t'embourber dans une situation qui ne te convient pas qu'à essayer quand même de faire changer les choses. Et pour faire changer les choses, par la porte ou par la fenêtre, il y a un moment, il faudra parler. Puisque parler, c'est faire exister. Parce que ce qui crée ta réalité, c'est ce que tu te racontes, mais c'est aussi ce que tu dis. Un exemple tout bête, si tu as un projet artistique, un projet de voyage, un projet pour créer une entreprise, Une manière de commencer à faire exister ce projet, c'est d'en parler. Pourquoi est-ce que ça commence à le faire exister ? C'est que quand tu vas en parler à différentes personnes, alors tu vas recevoir leur retour. Ces personnes vont te dire « Ah ouais, c'est super ! » Tu peux bénéficier de leur enthousiasme déjà, donc ça aide vachement. Et puis, tu peux bénéficier aussi de leurs bonnes idées. « Ah, mais ce que tu dis, ça me fait penser à telle chose, et est-ce que tu as pensé à ça ? » Ou « Je te conseille telle lecture. » Voir même, ah mais il faut absolument que tu rencontres machin, il a fait quelque chose, il a eu une idée qui est proche de la tienne et je suis sûre que vous pouvez vous aider. Et c'est comme ça, petit à petit, que ton projet qui te tient à cœur va exister de plus en plus pour finir par exister très concrètement. Donc si tu ne parles pas, tu risques que ça, ça n'existe pas. Quand bien même ce projet, il finirait par s'arrêter un moment, au moins il a existé un petit peu. Et moi j'ai tendance à penser que s'il y a quelque chose qui te met vraiment en joie, quelque chose dont tu rêves, il vaut mieux que ça existe même un petit peu, plutôt que ça n'existe pas du tout. Première chose. La deuxième chose dont je voulais te parler, sur ce risque que tu as à ne pas parler, c'est à l'endroit de la gestion des émotions. Je reçois beaucoup de monde en séance qui viennent me parler du fait qu'elles se sentent submergées par leurs émotions. On vient beaucoup me dire je n'arrive pas à gérer mes émotions comme s'il fallait les étouffer. Sauf que ce qu'on oublie beaucoup trop parce qu'on ne nous l'a pas appris, c'est que les émotions, c'est une réaction physiologique de ton corps. Quand tu as froid, tu ne te dis pas ah là là, si seulement j'avais moins froid. Tu as froid, tu te couvres ou tu rentres à l'intérieur. Les émotions, c'est la même chose. Chacune des émotions vient porter un message. Par exemple, la colère, c'est lorsque il y a un besoin que tu as qui n'est pas satisfait ou une limite qui n'est pas respectée. Spoiler alert ! La première personne qui ne satisfait pas tes besoins ou qui ne respecte pas tes limites, c'est toi-même. Si tu ne respectes pas tes propres limites, l'extérieur ne va pas non plus les respecter. Ça ne peut pas fonctionner dans ce sens-là. Donc la colère, c'est ça. La tristesse, c'est lié à un sentiment de perte. La peur, c'est parce que tu te sens menacé d'une façon ou d'une autre. Bon, la joie, je n'ai pas besoin de t'expliquer. globalement ce qui te met en joie ça il faut essayer d'en mettre des tartines et des tartines supplémentaires dans ta vie Donc souvent, quand tu te retrouves dans une situation qui ne te convient pas, qu'est-ce qui se passe ? Dans une situation qui ne te convient pas et que tu ne fais pas évoluer, bien sûr. Qu'est-ce qui se passe ? Moi, je me retrouve en face de personnes qui me disent « Oh là là, mais je suis irritable, ce n'est pas possible. Pour un oui, pour un non, je pars en vrille complètement. » Ben oui, c'est normal. Puisqu'en fait, il y a quelque chose que tu souhaites très fort et... Tu ne fais aucun mouvement pour aller dans cette direction. Donc c'est normal, ton émotion, elle grandit, grandit, grossit, grossit, et ça fait que tout à coup, ta colère, elle s'exprime un peu dans tous les sens. Sans pour autant que tu puisses trop comprendre d'où ça vient. Il peut y avoir aussi beaucoup la tristesse. Lié à ce sentiment de perte, parfois c'est une partie de toi qui se dit mais est-ce que je ne suis pas en train de me perdre moi ? Ou est-ce que je ne suis pas en train de perdre... Ce rêve, cet espoir que j'avais, est-ce que je ne suis pas en train de le perdre de vue ? Donc ces émotions-là, si tu ne les écoutes pas, elles vont effectivement finir par te submerger. Mais c'est une bonne nouvelle, ça n'est pas que tu es cassé, c'est qu'au contraire, ce besoin, il est là, ton corps, il fonctionne et il réagit. Et une bonne première façon de gérer ces émotions, c'est de les identifier. et de les exprimer. Tout de suite, quand tu mets des mots sur les choses, ça facilite beaucoup. Et puis quand tu mets des mots sur les choses, ça peut permettre aussi aux gens autour de toi de changer leur comportement. Quoi qu'il en soit, une émotion qui n'est pas exprimée, elle va grossir, comme je te le disais déjà, mais voire même, ça peut finir par te créer concrètement des affections physiques. Des ulcères, enfin bref, je n'ai pas besoin de t'expliquer que les ulcères sont liées au stress, à la peur. Des maux de dos, enfin bon, un, on dit la maladie. La maladie, c'est le mal à dire, le mal te parle. Moi, j'ai beaucoup cette croyance que ce que tu ne dis pas finit par créer des tensions dans ton corps qui peuvent concrètement finir par faire un jour des maladies. Donc, à l'endroit du risque, en tout cas si les questions de venir illustrer que tu risques à ne pas parler, il me semble que quand on finit par corréler tout ça à des maladies, commence à y avoir un risque quand même assez conséquent. Ça peut valoir la peine d'ouvrir ta bouche de temps en temps. Et une dernière chose dont je voulais te parler, et c'est aussi ce que Simon était venu partager, c'est que quand tu parles, ça peut... aussi très bien se passer. En fait, depuis tout à l'heure, je suis en train de te donner des bonnes raisons de braver ta peur, mais il y a aussi concrètement, et dans une grande majorité des cas, finalement, tout se passe bien. Si tu t'exprimes auprès de personnes avec qui tu partages un amour sincère, et si effectivement, le besoin que tu exprimes ou ce projet dont tu parles te tient très fort à cœur, La personne en face de toi, elle va le savoir et elle va être complètement ok, voire même soulagée parfois de t'entendre parler. Et elle va te dire, mais oui, mais bien sûr, pas de sujet. Et si jamais, imaginons, parce que je sais bien qu'il y a peut-être des choses que tu veux dire qui vont dans un premier temps engendrer des réactions difficiles ou qui vont créer même pour toi une situation qui va être inconfortable pendant quelques temps. Eh bien, projette-toi sur un mois. Un an après que tu aies parlé, après ce changement qui a été déclenché à la suite de ta prise de parole, est-ce que franchement au bout du bout, c'est pas quand même plus d'épanouissement et plus d'alignement qui se projettent ? Donc quoi qu'il en soit, quand bien même peut-être au moment de l'annonce ça pourrait mal se passer, va un petit peu plus loin, passe au-delà de ce moment d'annonce et dis-toi qu'est-ce que ça va me permettre de parler. Et ça, ça donne de très bonnes raisons de mettre des mots sur les choses. Voilà, c'était ça que je voulais te partager aujourd'hui dans ce premier épisode solo. Donc pour rappel, tu risques bien plus à ne pas parler, parce que 1. si tu ne parles pas, ça ne changera pas. 2. pour gérer les émotions, il faut les exprimer, et on sait ce que ça risque de faire des émotions qui ne sont pas gérées. Et 3. Ça peut très bien se passer. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il t'a plu et que tu repars avec de bonnes raisons de mettre des mots sur les choses. Prise de parole est disponible sur toutes les plateformes de podcast. Abonne-toi pour ne rater aucun épisode et n'hésite pas à laisser des avis et des commentaires. Ça aide beaucoup pour permettre à d'autres personnes de nous découvrir, mes invités, leur histoire et moi. Si tu souhaites nous suivre ou venir toi aussi nous partager une prise de parole qui a marqué un tournant dans ta vie, rendez-vous sur Instagram sur prisesdeparole.podcast. Je serai ravie de te découvrir. A très bientôt !