- Speaker #0
Moi par exemple je suis très fan de la publicité ciblée parce que j'adore qu'on ne me propose que des jolies petites robes à fleurs et pas des perceuses
- Speaker #1
Je suis ravie de ça Parce qu'avant il y avait beaucoup de perceuses Avant de cocher le... Étonnamment,
- Speaker #0
d'accord Moi oui
- Speaker #1
Il y a des phrases qu'on n'a pas entendues depuis 20 ou 30 ans et pourtant on est encore capable de les terminer. On se lève tous pour Danette, Haribo c'est beau la vie,
- Speaker #2
pour les grands et les petits,
- Speaker #1
car Glace répare,
- Speaker #2
car Glace remplace.
- Speaker #1
Merci de ne pas m'avoir abandonné. C'est fou quand on y pense quand même, on a oublié nos identités remarquables en maths, les affluents de la Loire ou les dates des rois de France, mais alors on connaît encore par cœur des slogans plus lestaires vieux de... plusieurs décennies. Pourtant, aujourd'hui, nous voyons plus de publicités que jamais. Elles sont partout, sur Instagram, YouTube, Spotify, TikTok, dans le métro, sur nos téléphones. Elles sont même personnalisées spécialement pour nous. Et malgré ça, combien de publicités récentes serions-nous capables de citer ? Alors aujourd'hui, on ne va pas seulement parler de pub culte. On va essayer de comprendre pourquoi on est passé d'une publicité qui fabriquait des souvenirs à une publicité qui fabrique des clics. Aude Marie, comment ça va ?
- Speaker #0
Salut ! Salut, ça va et toi ?
- Speaker #1
C'est quoi les souvenirs de pub que vous avez, vous, quand vous étiez petite, l'une des pubs qui vous a le plus marquées ?
- Speaker #0
Écoute, moi je pense que c'était, j'ai en mémoire la pâte brisée ou feuilletée, je ne sais plus, pour les gâteaux, Erta.
- Speaker #1
Le vrai goût des bonnes choses ?
- Speaker #0
Non, c'est peut-être pas Erta alors. En fait, c'était une pub à la télévision qui passait tout le temps où il y avait un petit garçon qui se ruait sur une tarte toute chaude et qui mangeait un gros bout de tarte et qui faisait « Oh, que bon mon cuicou ! » Et ce truc m'a marquée et je me suis dit « Ah, j'adore les pubs. »
- Speaker #3
C'était pas Marie ? Je sais plus. C'est les plats cuisinés de la marque Marie ?
- Speaker #0
Je sais pas.
- Speaker #1
C'était vraiment un gâteau...
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #3
mais ils avaient des pubs dans cette BA là, dans mes souvenirs.
- Speaker #0
J'ai en tête beaucoup de pubs. pour des goûters d'enfants, probablement parce que je regardais la télévision à une heure où en tant qu'enfant, tu prends ton goûter. Et t'avais des pubs pour des ficello, des babybel. T'avais plein de trucs qui te donnaient une bonne ambiance. Moi,
- Speaker #3
pour le coup, j'ai jamais regardé la télévision enfant ou ado à l'heure du goûter ou ce genre de choses. Chez nous, la télévision qui est, comme chez Armand, arrivée extrêmement tard. C'était surtout le soir pour des programmes familiaux. On regardait The Voice, on regardait ce genre d'émissions en famille le vendredi ou le samedi soir.
- Speaker #0
C'est arrivé tard, non ?
- Speaker #1
Ça fait quand même 10 ans, 15 ans que ça existe ?
- Speaker #3
Plutôt 15 ans, il me semble qu'on est à la saison 16 ou un truc comme ça. On est un peu plus vieux que ça quand même. Oui, mais la télévision, elle est arrivée très tard chez moi. Ou alors c'était uniquement en été, c'était Fort Boyard, Interville à l'époque, ce genre de choses. Et en fait, on a longtemps eu une tradition de, pendant les pubs, on éteint la télé et vous allez vous laver les dents. Ou vous allez débarrasser la table, ou vous avez ce genre de choses. Et donc en fait, j'ai été exposée à la télé ou aux publicités. extrêmement tard. Pour moi, la publicité, ça a plutôt commencé avec la radio dans la voiture, avec des trucs que t'entends et pas que tu vois. C'est vraiment plutôt dans ce sens-là.
- Speaker #1
Moi, le souvenir que j'en ai, quand il y a eu la télévision qui est arrivée, c'était vraiment les pauses pubs où tu courais pour effectivement faire tout ce dont tu avais besoin, c'est-à-dire petite pause aux toilettes, aller chercher des biscuits, etc. Et tu avais toujours maman qui disait, ça reprend !
- Speaker #0
Nous, avec mes sœurs, c'était exactement pareil. En fait, il y en avait toujours une qui devait rester pour dire Et puis là tu entendais, tu sais que t'as à peu près 10 secondes pour revenir parce que t'as juste le logo de la chaîne qui s'affiche et là tu dois courir pour pas louper la suite du film.
- Speaker #3
Et moi c'était le moment où tu faisais signer le carnet que t'avais oublié de faire signer quand t'avais école le lendemain. Oh la sourde !
- Speaker #1
Moi j'avais pas pensé à ça pour le coup, incroyable. Moi pour le coup ma culture pub je l'ai vraiment faite parce que j'ai fait des études en communication et j'ai vraiment fait ma culture pub à ce moment là, j'ai découvert beaucoup de choses. Et je pense que la publicité que j'ai trouvée la plus mignonne et qui date des années 90, c'est « Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice » . Elle est trop mignonne, cette publicité. Je l'adore. Si vous n'avez jamais vu cette publicité, en fait, c'est un petit garçon qui mange une danette, si je ne dis pas.
- Speaker #0
Il mange des chocos suisses. Des chocos suisses, pardon. Maurice, il a encore bouffé tous les chocos suisses. Et en fait,
- Speaker #1
ses parents reviennent et, tétanisé, il doit cacher, évidemment, pas l'arme du cribe, mais l'arme qui est... Les cadavres de pots de chocolat suisses vides. Et il balance la cuillère dans l'aquarium avec le petit poisson rouge de la famille. Et les parents arrivent et ils regardent le poisson et il fait « Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice ! »
- Speaker #3
Sachant que dans cette publicité, le petit garçon a évidemment la bouche couverte de chocolat.
- Speaker #1
Évidemment.
- Speaker #0
C'est drôle, c'est adorable, c'est attachant. C'est très bien fait. Effectivement, c'est une pub qui revient assez facilement de notre enfance.
- Speaker #1
Mais ça racontait des moments de vie en fait, qui étaient mignons et... Et je pense que c'est aussi l'une des raisons pour lesquelles on s'en souvient, c'est que ça a créé des vrais souvenirs. Il ne faut pas oublier qu'il y avait quand même beaucoup moins de chaînes de télévision, beaucoup moins de possibilités de faire de la publicité aussi. Et je pense que ça a été l'une des raisons pour lesquelles ça nous a marqués, et on s'en souvient encore.
- Speaker #3
Mais c'est marrant parce que moi, une des pubs qui me revient le plus facilement lorsqu'on parle des pubs de mon enfance, c'est vraiment pas une pub qui s'adressait à la moi-enfance-ado, puisque c'était l'image de Cerise de Groupama qui descendait un escalier dans sa robe à poids.
- Speaker #1
Alors elle a tout descendu, cerise de groupe à main, si je puis me permettre. C'est vrai que dans les années 2000, elle a descendu... tout ce qui était descendable pour nous annoncer le film du soir. Voilà, vraiment, c'est le souvenir que j'en ai. Et d'ailleurs, traumatisme, quand ce risque de groupe à main a changé. Oui, bien sûr ! Ça, ça nous a tous marqués. J'étais plus la même actrice. Mais la même cerise de groupe à main.
- Speaker #0
Scandale !
- Speaker #1
On nous a menti. Enfin, genre, pardon, mais c'est comme Spider-Man. Il n'y a qu'une seule vraie cerise de groupe à main et c'est la première.
- Speaker #0
Mais on est bien d'accord. Du coup, ça me fait penser à tout ce qui était 118 de 118, avec les deux meilleurs perruques qui me fumaient de rire.
- Speaker #1
Mais il y avait toute une campagne à ce moment-là. Je n'ai jamais compris d'ailleurs ce qui s'est passé dans notre époque à ce moment-là. Mais il y avait 15 000 sociétés identiques qui faisaient la publicité parce qu'il y avait 118008 aussi qui faisait. Et je crois qu'il y avait une sorte de compète de qui serait le meilleur opérateur parce que je me souviens que 118218 avait affiché ensuite à la fin élu meilleur opérateur, etc.
- Speaker #3
Il y avait 118712 aussi. Oui,
- Speaker #1
118712. Qui n'était pas la même mélodie.
- Speaker #3
Que t'es pas la même mélodie que 118 de 118 Mais il y avait toute une guerre autour de ces opérateurs C'est fou qu'on s'en rappelle aussi bien Mais c'est hyper drôle parce que je pense à 118 de 118 Moi il y a quelques années j'ai fait une soirée costumée Où il fallait faire des déguisements en duo Et le 118 de 118 a été une évidence Genre évidemment ils ont failli gagner le concours de costumes C'était génial Tellement c'était iconique Et tout le monde avait la rêve
- Speaker #0
Et tout le monde avait la ref.
- Speaker #1
Alors qu'aujourd'hui, je ne pense pas qu'effectivement tu le ferais, peut-être pour la nouvelle génération, je pense que personne n'aurait la ref 218-218.
- Speaker #0
Oui, alors pour eux, ils n'auraient pas celle-là, mais je ne sais même pas s'ils auraient des pubs qui les unifieraient.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai.
- Speaker #0
Même une pub d'aujourd'hui, est-ce qu'elle rassemblerait ?
- Speaker #1
On va en parler dans la suite, mais c'est vrai que les publicités aujourd'hui sont personnalisées et s'adressent vachement à chaque individu en fonction des algorithmes, de ce qu'ils recherchent. Et à cette époque-là, on était vraiment sur la publicité de masse. Donc en fait on s'adressait à tout le monde et c'est pour ça que ça crée aussi des souvenirs en famille. D'ailleurs je me suis un peu penché sur le sujet des slogans, parce que c'est vrai qu'on a commencé l'épisode en citant ces trois slogans. J'ai fait une petite étude pour le bien de cet épisode auprès de deux personnes qui sont Aude et Marie, en leur demandant de me citer tous les slogans qu'elles avaient en tête. C'est hyper intéressant. Alors, est-ce que vous voulez me citer l'un des slogans que vous m'avez donné là comme ça ?
- Speaker #0
Mais je sais même plus ce que je t'ai dit moi. Moi je sais,
- Speaker #3
je pense que l'un des premiers qu'on a dû dire c'est « zéro tracas, zéro blabla,
- Speaker #0
MMA » .
- Speaker #1
Et alors pour vous, de quand date ce slogan ?
- Speaker #3
Oh alors,
- Speaker #0
attends.
- Speaker #3
C'est des assurances déjà ?
- Speaker #0
J'ai envie de dire 2011.
- Speaker #3
Ah non, avant.
- Speaker #1
C'est avant.
- Speaker #3
Pour moi, c'est plutôt du...
- Speaker #1
On va faire un petit jeu, là, pour information. Je vais vous citer des slogans, vous allez me donner les dates, ok ? Donc, on commence avec Zéro Tracasse, Zéro Blabla et même...
- Speaker #0
Pour moi, c'est avant... Je vais donner des dates...
- Speaker #3
Je vais dire 2008. J'ai dit en 2008 !
- Speaker #1
Pas loin, pas loin, 2006. 2006, ok.
- Speaker #3
2006, on était toutes petites. Ensuite,
- Speaker #1
il y avait... Il y a que chez Flunch qu'on peut fluncher.
- Speaker #3
Oh oui ! J'adore cette pub !
- Speaker #1
De quand date ce slogan, selon vous ?
- Speaker #0
J'avoue que je la connais pas, celle-ci, moi. Il y a que chez Flunch qu'on peut fluncher ! Non ça te parle pas ? Vraiment pas du tout.
- Speaker #1
Ah si on l'entendait beaucoup en radio.
- Speaker #0
Ah oui mais alors c'était un canal différent de moi, pour le coup j'écoutais pas du tout la radio.
- Speaker #3
Moi j'étais très radio. Moi j'avais le truc radio dans la voiture, dans les transports etc.
- Speaker #1
Et du coup, quelle année c'était la création de ce slogan ?
- Speaker #3
Pour le coup peut-être 2011 ou un truc comme ça je dirais.
- Speaker #0
1989.
- Speaker #1
Oh ! Voilà.
- Speaker #0
Tu t'es trompée depuis deux décennies.
- Speaker #1
Je vous en donne un autre, Panzani aussi.
- Speaker #0
Ok. il va falloir que je parle de quelque chose sur ça après Panzani aussi j'ai envie de dire 2009 1985 j'allais dire c'est bien avant alors
- Speaker #3
Burger King déjà Burger King est arrivé en France assez tard donc c'est pas avant l'arrivée en France de Burger King moi je vais dire 2015 moi je dirais peut-être 2012 2023 Burger King c'est fou C'est pas une drôle cette diap... on n'associe pas du tout le rapport au temps de ces slogans qu'on connait est complètement opposé ça fait partie des grosses marques qui vraiment matrix en termes de publicité c'est rentré hyper vite dans notre inconscience j'en profite pour vous dire je ne sais pas si vous avez remarqué le changement de logo de Decathlon Oui,
- Speaker #1
effectivement,
- Speaker #0
il y a quelques années. Eh ben, moi, c'est passé complètement au-dessus de moi.
- Speaker #1
Ah oui, d'accord. J'ai rien vu du tout. Parce que ça date vraiment d'il y a au moins 3-4 ans.
- Speaker #0
Ouais, mais ils ont... C'était il y a 2 ans, je crois. Et ils ont quasiment... Enfin, ils ont rajouté un logo, mais c'est passé... C'est tellement dans leur DA.
- Speaker #3
Ouais.
- Speaker #0
C'est passé tout seul. On les a vus partout.
- Speaker #3
Il y a eu un gros changement de logo il y a, en effet, 2-3 ans, je dirais. Mais là, en ce moment, ils sont en train de refaire aussi les dons de yeux visuels de leur magasin. Je ne sais pas si vous avez remarqué, les deux ventures des 4 longs sont en train de changer et notamment le bleu n'est plus exactement le même. Non,
- Speaker #1
ils l'ont effectivement changé. Je continue juste. Un Mars et sa repart. Ultra connu, Un Mars et sa repart. Alors ça,
- Speaker #0
je pense que c'est vraiment vieux. Je pense que c'est les années 90.
- Speaker #3
J'en ai aucune idée parce que moi, j'étais team Have a break, Have a Kit Kat. Eh bien,
- Speaker #1
on peut le faire aussi. Alors toi, tu me réponds pour Un Mars et sa repart, Aude. Et Marie, tu me réponds pour Have a break, Have a Kit Kat.
- Speaker #3
Ok. Un
- Speaker #0
Mars et sa repart, je dirais 1993.
- Speaker #3
Have a break, have a KitKat, comme c'est du franglais, je pense que c'est plus tardif et donc j'aurais tendance à dire plutôt genre 2009.
- Speaker #0
1957.
- Speaker #1
Quoi ? Voilà. Et un mars et ça repart 1988. Et en fait, la liste est extrêmement longue et je me suis aperçu, donc vous m'avez donné quand même à peu près 25 slogans quand je vous ai demandé les slogans que vous aviez en tête actuellement. Sachez que sur les 25 slogans que vous m'avez donné, il y en a 19 qui datent des années 2000 ou avant. C'est-à-dire qu'il n'y en a que... 4 qui datent d'après les années 2000. C'est-à-dire que... Pardon,
- Speaker #3
excuse-moi, les calculs sont pas bons, Kevin. 19 plus 4, ça fait 23, ça fait pas 25 ?
- Speaker #0
Oui, mais il a pas fait ce pémat, laisse-le tranquille.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #1
Ben non. Oui, j'ai arrondi à 25. J'avais arrondi à 25, pardon, excuse-moi. Donc ça veut dire qu'il n'y en a que 4 que l'on connaît. qui nous viennent en tête et qui datent des années 2000 ou au-delà. C'est quand même troublant. C'est-à-dire qu'en fait, la majorité des slogans que l'on a encore en tête aujourd'hui quand on pense publicité sont des slogans qui datent d'avant les années 2000. Et je trouve que c'est hyper révélateur. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'a jamais vu autant de publicité, mais en fait, on ne la retient pas. C'est vraiment l'exemple même. C'est que toutes les marques que l'on retient et dont on connaît le slogan datent d'avant les années 2000 et donc de la période de la publicité de masse. et de l'âge d'or finalement de la publicité tous les grands noms comme Jacques Seguéla etc qui a fait des publicités pour tout le monde même pour François Mitterrand et qui a fait des pubs pour Citroën etc c'est vraiment le grand nom si vous vous intéressez au monde de la publicité voilà renseignez vous effectivement sur lui c'est le grand nom de la publicité mais effectivement on était sur une époque qui était beaucoup plus créative qui était là pour créer des souvenirs et qui s'adressait surtout en fait aux au grand public, vraiment à la masse, toute la famille regardait ça devant la télévision ou voyait des affiches aussi à l'extérieur. Et je trouve ça assez fou de se rendre compte qu'aujourd'hui, en fait, on ne retient pas les publicités.
- Speaker #0
Et ce que je trouve intéressant aussi, c'est que du coup, tous ces slogans qu'on retient et on a l'impression de les connaître depuis toujours, en fait, ils existaient bien avant nous. Et peut-être aussi le fait qu'ils aient autant duré dans le temps fait qu'aujourd'hui, on les connaît par cœur.
- Speaker #1
Oui, complètement.
- Speaker #0
Parce que ça veut dire que même nos parents les connaissaient, voire les grands-parents les connaissaient aussi.
- Speaker #1
Ah bah oui.
- Speaker #0
Donc en fait, évidemment qu'on les connaît aujourd'hui et peut-être même que les générations plus récentes les connaissent aussi à force de les entendre.
- Speaker #1
Et surtout, pour le coup, c'est vrai qu'il y a une grosse tendance aujourd'hui à se dire, il faut changer, il faut faire du nouveau, il faut faire du contemporain. En fait, on se rend compte que les marques qui sont les plus connues au monde n'ont jamais changé ni leur logo, ni leur slogan. Parce qu'effectivement, comme tu viens de le dire, Et bien en fait, plus tu laisses dans le temps un slogan, plus les gens et générations vont le retenir et ça va devenir intergénérationnel. Et il n'y a pas de hasard non plus si Coca-Cola n'a jamais changé son logo. Il faut savoir que Coca-Cola, c'est le premier annonceur dans le monde, donc c'est la première entreprise qui fait de la publicité en termes de coûts. Et on pourrait se dire que c'est hallucinant parce que c'est l'une des marques les plus connues au monde. et pourtant, il continue à être un homme. ceux qui dépensent le plus d'argent en publicité tous les ans pour continuer à faire en sorte que leur marque devienne intergénérationnelle, qu'on la connaisse et que ça devienne un élément que tout le monde puisse identifier très facilement.
- Speaker #3
C'est fou parce que maintenant que tu le dis, je fais un petit débrief intérieur dans ma tête. C'est-à-dire qu'en effet, il n'y a pas un seul événement sportif que j'ai vu dans lequel il n'y a pas un sponsor Coca-Cola. À l'heure actuelle, on est en train de s'hydrater dans des verres Coca-Cola. Il y en a partout, je veux dire, dans la plupart des fast-foods, tu peux commander du Coca, dans n'importe quel bistrot, tu peux commencer de commander du Coca, dans n'importe quel restaurant aussi. C'est vraiment une marque qui, effectivement, accompagne le quotidien de l'intégralité de l'Occident.
- Speaker #1
Et qui a marqué le monde de la pub, parce que tout le monde connaît l'histoire, mais le Père Noël rouge, c'est Coca-Cola. Donc s'il y a bien une marque qui a vraiment changé la donne culturellement pour le monde entier sur un élément, c'est bien Coca-Cola. On voit la force de la pub et l'impact de la publicité, en tout cas dans ces années-là. Ce qui est en plus d'autant plus amusant, on en reviendra par la suite, quand Coca-Cola s'est fait épingler cette année pour faire une publicité avec de l'IA. C'est-à-dire que dans les années 80, bien avant, Coca-Cola a révolutionné la culture avec son père Noël Rouge. Et en 2026, Coca-Cola fait la publicité avec de l'IA et se fait épingler. Et il fait des publicités qui d'ailleurs ne sont plus du tout marquantes. En même temps,
- Speaker #3
elle était extrêmement laide, cette publicité de Noël avec de l'IA de l'année dernière, de Noël 2025. Mais comme quoi,
- Speaker #1
ça veut dire beaucoup sur la société. Oui, absolument. Il y a plus de 50 ans, tu changeais la donne culturellement dans le monde entier. Et aujourd'hui, tu passes par de l'IA en produisant juste une publicité très générique qui n'a pas d'âme. Avant les années 2000, on est vraiment dans l'âge d'or de la pub. D'ailleurs, on peut se dire qu'en fait, les années 80, c'est vraiment le pic des publicités et de la création publicitaire. Si ça vous intéresse, il y a quand même quelques grands noms. donc j'en ai déjà cité, qui sont un peu à... connaître. On a Cassandre. Alors Cassandre, c'est vraiment un graphiste que j'apprécie beaucoup. Je vous en parlerai à la fin de l'épisode. C'est quelqu'un qui a été l'un des premiers à faire les publicités, qu'on voit peut-être encore d'ailleurs autour de vous, sur les murs, dans les rues, notamment du beau, du bon, du bonnet. C'est lui qui les peignait. Et en fait, c'est des publicités qui étaient peintes sur les façades des immeubles, les façades aveugles, ce qu'on appelle les façades aveugles, c'est-à-dire sans fenêtre. C'était lui qui s'appelle Cassandre, de son nom de famille. Il est du début du XXe siècle jusqu'à à peu près 1970. Ça a été l'un des premiers grands noms de la publicité en France et qui a fait énormément de peintures. Il était très connu pour ça, des formes très géométriques. On voit beaucoup d'affiches qui sont inspirées en réalité de lui. Dès que vous voyez des affiches un peu rétro, des publicités un peu rétro-géométriques. C'est Cassandre, en fait, qui a été l'un des premiers. Donc, ça mérite vraiment d'aller regarder ce qu'il faisait, parce que je suis sûr que c'est vraiment la vibe rétro telle qu'on la voit revenir aujourd'hui et qui plaît énormément. On va avoir aussi dans les grands noms, évidemment, Jacques Seguela. Donc, comme j'ai dit, lui, c'est bien plus tard. Il est né dans les années 30 et lui va vraiment être le génie de la publicité tel qu'on va le connaître aujourd'hui. C'est quelqu'un qui a fait des campagnes pour Citroën, pour Club Med, pour Louis Vuitton notamment.
- Speaker #0
Donc sur des formats un peu plus télévisés. Exactement.
- Speaker #1
Lui, il va vraiment aller sur tous les supports. Et en fait, sa grande idée à lui, ça va être de dire en fait, on n'est plus là pour vendre un produit, on est là pour vendre du rêve. Donc ça va être l'un des premiers qui va apporter cette idée de, on est là pour apporter un univers. On est là pour faire rêver les gens et c'est ça qui va fonctionner en plus avec le média de masse. C'est lui qui notamment a fait, alors ça parlera peut-être pas à tout le monde, mais la campagne de François Mitterrand. Et notamment cette idée qui est revenue, il y avait l'affiche de campagne, c'était François Mitterrand qui était devant un village que tu voyais au loin, avec un clocher d'église. Et voilà, beaucoup disent qu'en tout cas c'est cette affiche-là qui a beaucoup joué, en tout cas dans la sympathie de François Mitterrand, notamment François Mitterrand étant donc président de gauche, qui a... beaucoup joué auprès d'un lectorat de droite, semble-t-il, et ça a été tout le génie de Jacques Seguéla de le faire élire dessus. Et enfin, un troisième nom qui est très important et qui a beaucoup marqué même la publicité qu'on a aujourd'hui, c'est Jean-Marie Dru. C'est lui qui a inventé la disruption. On en entend beaucoup parler. Le concept de la disruption, c'est qu'en gros, pour sortir du lot, il faut casser les codes, le fameux truc. Et aujourd'hui, beaucoup de marques reprennent ça. Apple, Nike, Burger King, etc. c'est même devenu d'ailleurs l'essence même de toutes les publicités que l'on voit aujourd'hui, on entend beaucoup il faut être disruptif etc. Et bien cet homme il est né dans les années 50 et c'est le premier qui a eu cette idée là de dire en fait pour se démarquer il faut casser les codes. Et c'est quelque chose qu'on voit encore aujourd'hui, je pense que c'est vraiment le concept qui existe encore le plus aujourd'hui, notamment avec toute cette arrivée qu'on a connue au début des années 2010, Je ne sais pas si vous vous en souvenez, des marques qui faisaient notamment des... campagnes, vous savez, en plusieurs temps, c'est-à-dire avec des teasings. Tu as une première campagne d'affichage dans le métro, une semaine après, tu en avais une deuxième, et à la fin, tu avais du coup le reveal de la marque, etc. Et là, ça a l'air de rien comme ça, parce qu'en fait, on a eu énormément d'entreprises qui se sont inspirées de ça, et donc du coup, ce n'est plus du tout disruptif.
- Speaker #0
Mais à l'époque, c'est devenu très classique.
- Speaker #1
Mais la première fois, effectivement, comme on avait des publicités qui étaient un peu moches, effectivement, enfin, les publicités de Sandivis, de Sandivis, c'était très sympa, mais ce n'était pas forcément les plus esthétiques, c'était très droit au but aussi. Ça a été l'un des premiers à dire qu'il faut qu'on casse les codes et ça a été repris dans les années 2010. Et l'une des toutes premières campagnes, ça c'est hyper intéressant, qui a été menée et qui a repris ce code-là, ça parlera plus à la génération de nos parents parce que moi j'ai beaucoup entendu mon père en parler. C'était une campagne, aujourd'hui j'enlève le haut, aujourd'hui j'enlève le bas, à venir l'annonceur qui tient ses promesses. Est-ce que ça vous parle ? Pas du tout, n'hésitez pas à me le dire. Non,
- Speaker #3
celle-là en particulier ne me parle pas du tout.
- Speaker #1
Alors c'était vraiment dans les années 80, là pour le coup, à vérifier, je ne l'ai plus en tête. Et c'était une agence de publicité qui avait mis, c'est vraiment culte dans l'histoire du monde de la pub, c'était une jeune femme qui était topless en haut qui cachait ses seins avec son bras, et qui avait juste le bas de son maillot de bain, et qui disait « Aujourd'hui, j'enlève le haut » . Et deux jours après, il y avait marqué « Aujourd'hui, j'enlève le bas » . Et en fait, on la voyait totalement nue, mais de dos. Et la finalité de la troisième affiche, c'était « Avenir l'annonceur qui tient ses promesses » . Et ça a été dans les années 80, c'est l'une des toutes premières campagnes qui a misé sur du teasing de cette façon-là.
- Speaker #0
Ça me fait rire parce que du coup, je pense à une bande dessinée, et un planche particulière d'une bande dessinée, je crois que c'est de Tispirou. C'est très niche comme référence. Ça me fait tout de suite penser à ça. En gros, justement, il va à l'école, il passe devant une affiche et il y a le mec avec son balai en train d'accrocher l'affiche. Il commence par le haut et tu comprends que c'est une femme qui a l'air d'être nue, qui est allongée. Il y a la gauche du poster, la droite du poster. Tu vois... Ses bras, sa tête et ses jambes, mais il manque la partie la plus intéressante. Et donc il attend, Et en fait, à la fin, c'est une pub pour un cartable et elle est allongée derrière un cartable. On ne voit rien. Je trouve ça très drôle et ça me fait penser à ça.
- Speaker #1
Mais c'est probable que ce soit une référence à cette campagne de publicité parce que vraiment, elle a fait énormément de bruit à l'époque. Et même, je me souviens, il y a cinq ans, la femme, la mannequin qui a servi justement pour cette campagne a raconté les dessous de cette campagne publicitaire en expliquant, je crois, que ce n'était pas... pas la même personne qui avait fait aujourd'hui j'enlève le haut et aujourd'hui j'enlève le bas.
- Speaker #3
Hyper drôle.
- Speaker #1
Et que ce n'était pas ses fesses qu'on voyait sur la campagne publicitaire. Donc voilà, c'est vraiment un peu les grands noms si ça vous intéresse. Et on était effectivement dans la grande période de la publicité de masques qui d'ailleurs si on doit un peu la dater, c'est terminé, et là je vous réveille des souvenirs, en 2005 avec les bébés viands. Est-ce que vous vous souvenez des publicités pour les bébés viands ?
- Speaker #3
Incroyable, vraiment, réveil de souvenir direct.
- Speaker #1
Non mais voilà, et en fait, honnêtement, est-ce qu'on a vraiment eu des campagnes qui nous ont autant marqué depuis que les bébés viands en 2005 ? Qui a vraiment marqué le monde, enfin le monde entier a vu les affiches des bébés viands qui ont été en plus repris et dupliqués des années après.
- Speaker #0
Ouais, en fait c'était tellement drôle, tellement improbable.
- Speaker #1
forcément ça a cassé un peu le fait et puis c'était extrêmement bien fait surtout avant l'IA et avant surtout beaucoup d'effets spéciaux de toute la CGI etc qu'on connait dans le cinéma moi je me souviens d'avoir vu le making of de la publicité mais c'était un délire, ils ont pris des vrais bébés sur lesquels en fait ils avaient quand même je sais plus comment ils avaient fait mais ils avaient modélisé quand même les corps pour faire justement les sauts en skate etc parce que c'était des gens qui passaient la première publicité c'était des gens qui passaient devant une vitrine, devant un miroir et qui se voyaient bébés, mais dans la même tenue.
- Speaker #0
Oui, je me rappelle.
- Speaker #1
Voilà, pour ceux qui ne l'ont pas vu. Et après, il y a eu différentes versions, notamment avec Spider-Man, notamment avec les rollers, le skate, etc. Moi,
- Speaker #3
je me rappelle de tout ce qui était rollers et skate, les bébés en skate. Ça m'a vraiment marqué.
- Speaker #1
En fait, c'était un peu la fin de cette période de la publicité de masse. Et on était en 2005. Et effectivement, l'air de rien, 2007, après, c'est l'arrivée de Facebook. Et c'est Facebook qui va être le premier à révolutionner un petit peu les choses de ce point de vue en termes de pub.
- Speaker #0
Alors moi il y a un souvenir qui me vient tout de suite en tête quand on parle de la pub des années plus 80, c'est la nuit de la pub, ou plutôt la nuit des publivores, est-ce que ça vous parle ? Oui, ça me dit quelque chose. Moi c'est quelque chose, j'en ai toujours entendu parler par mes parents qui me disaient « Oh c'était incroyable, on allait au Grand Rex avec tous les copains et on passait toute la nuit à regarder des publicités du monde entier. » Parce que ce qui était hyper intéressant c'est que la même marque pour le même produit, faisait des publicités différentes en fonction du pays où ça allait être diffusé et donc ça pouvait être très drôle et il y a des références que mes parents ont encore qui nous échappent complètement où je les vois se faire des blagues avec un fameux Bob, je ne sais pas qui est ce Bob mais il y a des générations entières qui ont pleuré de rire devant ce Bob Voilà,
- Speaker #1
dites nous en commentaire qui est Bob Si vous connaissez Bob,
- Speaker #3
merci de témoigner C'est ça,
- Speaker #0
et ce que je trouve assez fou c'est qu'en fait la nuit de la pub j'ai passé des années à me dire oh j'aurais trop aimé que ça existe encore pour regarder Mais en fait, ça existe encore.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Et ça tourne à travers le monde. Et sachez que celle de cette année en France, elle a eu le 13 novembre à Perpignan.
- Speaker #1
Voilà. Eh bien, écoutez, si vous êtes dans le coin de Perpignan, on sera là, évidemment, le 13 novembre à Perpignan.
- Speaker #0
Je trouve ça génial. Et ça me donne vraiment envie d'aller voir ça parce que... Pareil, c'est hyper intéressant.
- Speaker #3
Je ne savais pas du tout que ça existait encore, ce format anthologie. Oui, moi je me rappelle avoir vu, moi je n'ai pas connu OREX, mais je me rappelle avoir vu le grand REX publier des souvenirs de ce genre d'événement, nuit anthologie des publicités.
- Speaker #1
Moi quand j'ai fait mes études, il y a maintenant 12 ans, terre de rien, et ça existait encore, et c'est comme ça que je l'ai connu, moi la nuit des Publivores, et c'était OREX, effectivement.
- Speaker #0
Et donc ça a été créé en 1981. et à l'époque ça a duré six heures alors aujourd'hui ça dure probablement beaucoup plus longtemps que ça mais ça a même depuis été diffusée à la télévision ça a vraiment été un très grand succès la nuit de la pub parce que tu pouvais avoir des courts métrages en fait finalement avec des histoires qui se suivait tu peux retrouver des personnages enfin il y avait un vrai travail hyper développé sur la publicité donc hyper chouette et effectivement ça c'est c'est quelque chose qu'on voit moins, ou en tout cas, on en parle moins aujourd'hui. Alors qu'il y a encore d'autres événements qui se passent autour de la pub et du travail qu'il y a dans les grands noms, notamment les Cannes Lions, je ne sais pas si c'est un nom qui vous parle, ça a l'air d'être un genre de festival de Cannes, mais pour la pub, en fait, tu as le meilleur de la publicité avec des prix qui sont remis.
- Speaker #3
Si, si, ça me parle, la récompense spéciale publicité, mais bien sûr. Mais c'est marrant parce que c'est un truc qui me parle, mais il y a quelques années, comme si ça avait complètement disparu. Donc je ne sais pas si c'est parce qu'on n'en parle plus du tout. Ou bien si ça a vraiment disparu, mais en effet, les récompenses pour la publicité, ça avait été... Pour moi, c'est les années genre 2015 à 2020, où on en parlait énormément. Et là, j'ai l'impression que ça a un peu disparu.
- Speaker #0
Il y en a encore, il y en a cette année. Et c'est vrai que je trouve ça assez drôle comment la vision de la pub a perdu en popularité dans la pop culture aujourd'hui. Alors qu'à l'époque, dans les années 80, même avant, ça créait des références, en fait. Tu avais beaucoup d'humour dans la publicité, il y en avait sur différents formats, parce qu'on parlait de la radio, de la télévision, même il y avait énormément d'affiches. D'ailleurs j'ai une anecdote personnelle à ce sujet-là, c'est que mon arrière-grand-père, il possédait des cinémas, il avait créé des cinémas, et mon grand-père a travaillé, enfin il est rentré dans le secteur grâce à lui, et il travaillait pour les espaces publicitaires cinématographiques. Donc en fait, il parcourait la France pour aller vendre des espaces publicitaires au cinéma. Et à l'époque, en fait, avant les films, t'avais pas un écran où était projeté de la pub, t'avais un rideau en fer ou en bois sur lequel étaient peints à la main des publicités.
- Speaker #3
J'adore.
- Speaker #0
Et donc, il allait faire le tour des grandes sociétés, des commerçants, etc. pour pouvoir vendre ses espaces publicitaires. Et je trouve ça hyper intéressant de voir comment tu passes de peinture pour vendre ton produit ou deux. pour faire juste connaître ta marque, à aujourd'hui créer toute une image de marque, développer sur de la fête, créer du lien avec ton consommateur et en fait devenir une référence au-delà de juste vendre un produit.
- Speaker #3
C'est incroyable. Et surtout, ça me fascine parce que ça me rappelle qu'en fait, je suis en train de dire que ma première exposition à la publicité, ça devait être au cinéma, mais avec pas les grandes publicités massives, avec les publicités locales qui sont projetées dans les petits cinémas pour... Les portes et fenêtres du coin, l'agent immobilier au bout de la rue, ce genre de choses. Et c'est hyper drôle. Ça vient de me remonter ce souvenir. Et c'était vraiment de la pub extrêmement locale. C'était vraiment un PowerPoint bidouillé par quelqu'un qui n'avait jamais fait ça de sa vie, qui avait pris une photo de sa devanture deux heures avant parce qu'il fallait illustrer le propos et qui était ensuite diffusé dans le petit cinéma du coin avant la séance de 16h30. Et bien là,
- Speaker #0
ça existe encore. Le cinéma auquel je vais le plus, il y a ça. Toutes les publicités, c'est les commerçants du quartier.
- Speaker #1
Moi, c'était le cas aussi, le Majestic Passive, que je salue, qui diffusait une publicité. En plus, on en parlait avec mon frère il y a encore quelques jours, c'était hyper drôle. Mais pour le lit national, que je cite, et le lit national avec l'adresse qui était juste à côté. Vraiment, c'était marqué à la fin, 10 minutes à pied, en sortant du cinéma, etc. J'adore. C'est vrai qu'il y avait ces publicités qui étaient hyper...
- Speaker #3
qui était très très local et entre deux publicités qui étaient mondiales c'est surtout ça qui a été hyper drôle entre deux bandes annonces le souvenir du ratio que j'en ai c'est qu'il y avait quand même beaucoup plus de publicités locales que de publicités mondiales en effet t'avais les bandes annonces pour les prochains films deux pubs pour au pif un parfum, une voiture et une marque de bonbons et le reste c'était vraiment que les artisans
- Speaker #1
Il y a une raison à ça, c'est parce qu'en fait, de tous les médias, le cinéma est celui qui a le moins d'impact publicitaire, en fait, en réalité. En dehors, évidemment, des bandes annonces de films. Et donc, en fait, si tu veux faire de la publicité, c'est l'un. C'était déjà le cas il y a 12 ans quand je faisais mes études. Je pense que ça doit être encore pire aujourd'hui, vu l'affluence qui est en baisse. constante au cinéma. Mais oui, en fait, si tu veux faire de la publicité dans un média un petit peu de masse, le cinéma, c'est ce qu'il y a de moins cher. Voilà, en termes de... Donc c'est pour ça qu'à mon avis aussi, pourquoi est-ce qu'il se tournait vers ces publicités locales ? C'est parce qu'en fait, il vaut mieux vendre pas cher un truc à côté plutôt que pas du tout pour faire des rentrées d'argent.
- Speaker #3
Ok.
- Speaker #1
Et est-ce que vous avez connu... J'y pensais tout à l'heure quand tu parlais de la nuit, des pubs d'ivore. Est-ce que vous avez connu Culture Pub ?
- Speaker #3
Oui, parce que Culture Pub,
- Speaker #1
c'est vraiment pour le coup l'exemple suprême du monde de la publicité tel qu'il était avant les années 2000. Parce que c'était une émission qui durait 45 minutes pour ceux qui ne l'ont pas connue et qui ne diffusait que de la pub. Voilà, c'était vraiment le concept même de Culture Pub. Et alors évidemment, en fait, l'objet, c'était de dire on va vous présenter des publicités qui sont créatives, qui sont drôles. Même des publicités du monde entier, d'ailleurs c'est la première fois qu'en France on a commencé à avoir des publicités japonaises etc. qui étaient très différentes de celles qu'on pouvait voir en France. C'était diffusé le dimanche soir sur M6, ça a cartonné vers la fin des années 80, surtout dans les années 90, et ça s'est arrêté, à nouveau, hasard de dingue, en 2005. Voilà, parce que les audiences se sont essoufflées. Mais en fait ce que ça dit, c'est que les publicités étaient tellement créatives qu'on pouvait en faire une émission dédiée que les gens allaient regarder Parce que, en fait, c'était des bons moments, tout simplement.
- Speaker #3
Et puis moi, ce que je trouve dingue, c'est que le titre de l'émission dit tout, culture pub, c'est-à-dire qu'en fait, c'est vraiment pour moi le moment où les publicités sont passées de quelque chose de random à un élément de culture, un élément culturel qui est donc en effet venu rassembler les gens comme n'importe quel autre phénomène culturel en donnant une référence commune à tout le monde. Je trouve ça fou qu'on soit passé juste d'un procédé marketing à... Un marqueur, j'allais dire un marqueur social, c'est peut-être pas exactement le terme, au moins un marqueur générationnel, ça c'est sûr.
- Speaker #1
Ah oui, complètement.
- Speaker #3
Et c'est quand même incroyable d'avoir réussi à faire le lien entre les deux.
- Speaker #0
Des publicités qui sont devenues tellement cultes qu'aujourd'hui, on peut aller les chercher et les regarder sur YouTube.
- Speaker #1
Complètement. Et puis surtout, ce qu'il y a de fou, c'est qu'on a quand même cette image de la publicité de c'est bête, c'est idiot, c'est relou, ça me coupe le vent dans mon film, etc. Mais en fait, effectivement, c'était un vrai phénomène. quand on prend un peu de recul en fait on s'en souvient tous et on en faisait même des émissions dédiées ce qui serait plus du tout le cas aujourd'hui en 2026 à mon avis impossible de refaire un culture pub je pense que ça ne m'intéresserait personne parce que on est arrivé dans une ère de publicité qui n'est plus là pour créer du souvenir mais pour créer de la performance pour créer du clic, pour créer de l'achat et donc c'est pour ça aussi qu'on a perdu cette culture pub justement je pense.
- Speaker #0
Alors dans les années 2010 il y avait encore des pubs qui étaient très sympas je pense notamment aux pubs Free qui m'ont énormément rire.
- Speaker #1
Alors Free je l'ai sur ma fiche, attendez deux secondes le slogan de il a tout compris, il date de quelle année selon vous ?
- Speaker #0
Pardon je poursuis mon étude alors moi j'aurais dit vers 2010 un truc comme ça 2013 très... Peut-être pas 2010, c'est peut-être un peu tôt. C'est arrivé quand ? Je sais plus.
- Speaker #3
2011, je vais te dire. Mais vraiment très au pif.
- Speaker #1
2003.
- Speaker #3
Non.
- Speaker #1
2003, il a trompé.
- Speaker #3
Mais ça existait déjà les forfaits mobiles ? Mais non, c'était pas un forfait mobile à l'époque. Non. C'était un forfait standard.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #3
C'est pour ça.
- Speaker #1
Et je te rappelle que Romy s'est fait connaître avec les cartes à recharger SFR. Donc on était aussi dans cette époque-là.
- Speaker #0
Ok, alors le slogan peut-être, mais est-ce que la pub où il apprend à parler allemand pour choper les petites allemandes, ça va être de 2003 ? Merci.
- Speaker #1
Pour la pub free ? Je sais pas du tout pour le coup
- Speaker #0
Parce que moi c'est des pubs qui m'ont beaucoup fait rire Parce qu'il y avait une suite d'histoires C'est un peu comme cette rêve que nous n'avons pas avec le fameux Bob nous on avait le Rodolphe on va enquêter sur Bob il y a ce fameux Rodolphe à qui il arrivait plein de trucs chouettes parce qu'il avait un super forfait free qui lui permettait d'appeler partout dans le monde etc.
- Speaker #3
Moi j'ai une petite passion pour les pubs qui se suivent où on retrouve des personnages ou ce genre de choses typiquement les pubs Oasis oui
- Speaker #0
où t'as tous les petits personnages que tu suis et après, et oui, ils ont chacun leur personnalité, etc.
- Speaker #3
Et ils vivent plein d'aventures et dans plein de contextes différents.
- Speaker #0
Je trouve ça trop drôle. Je trouve ça hyper chouette. Mais ça, c'est des choses qu'on voit moins, effectivement, aujourd'hui. Et celles qu'on peut continuer de voir, en fait, c'est la suite de ce qui a déjà été démarré il y a 10-15 ans.
- Speaker #1
Ah oui, complètement. Et d'ailleurs, ça me fait penser, je disais qu'effectivement, les bonnes marques, en réalité, ne changeaient rien, ne changeaient pas leur logo ou leur slogan, etc. J'ai exactement l'exemple pour, en plus c'était le premier qu'on a cité au tout début, pour 0-3-4-0-blabla-MMA. Ils ont changé leur DA avec toutes les petites meufs qui dansaient à la fin, etc. Dans les agences. Dans les agences qu'on connaissait. C'est par coeur à la fin, il y a 5 ans je dirais quelque chose comme ça maintenant, maintenant qui est capable de se souvenir des nouvelles publicités MMA ? Personne. Voilà, c'est vraiment...
- Speaker #3
J'ai adoré ces pubs avec la chorégraphie de tous les gens de l'agence qui se mettent à danser en s'en Zéro tracas, zéro blabla,
- Speaker #0
et la fin ils levaient tous les bras comme ça, c'était trop cool !
- Speaker #1
Et en fait aujourd'hui, est-ce que vous êtes capable de me dire comment sont les publicités MMA aujourd'hui ?
- Speaker #0
Non mais alors après moi je regarde moins la télévision, après c'est ça aussi, c'est pas la changée de médias ! Est-ce que... On parle de publicité sous plein de formats, mais ça a aussi été découpé. Parce qu'avant, t'avais effectivement la radio, les journaux, la télévision. Mais maintenant, on a tous les réseaux sociaux, on a énormément de plateformes en plus.
- Speaker #3
Oui, mais c'est des plateformes où il y a aussi le même type de publicité. Je pense notamment, on a arrêté de regarder la télé parce qu'on a commencé à regarder YouTube. Sur YouTube, t'as des pubs devant toutes les vidéos et pourtant, tu t'en rappelles vachement moins.
- Speaker #0
Alors, je suis d'accord. Sauf celle de Franck Leboeuf.
- Speaker #1
Et sauf celle de YouTube qui te pose la question de « nous avons une petite question à vous poser » . Non.
- Speaker #3
moi ce qui me fascine c'est quand même ils ont réussi à faire détester Franck Leboeuf à toute la France parce qu'on a ras le bol de le voir c'est devenu drôle parce qu'il est carrément arrivé dans une vidéo de Natoo mais oui mais c'est devenu un mème c'est génial parce qu'il est sorti de juste le cadre publicité et là c'est devenu effectivement une ref mais non non j'ai l'impression qu'en fait comme
- Speaker #0
le format a changé au delà du support là avec les TikTok, Instagram etc les reels tu n'as que quelques secondes d'attention à accorder. Tu ne peux pas te permettre de faire une publicité qui dure deux minutes ou une minute. Et donc, c'est dur de raconter quelque chose qui intéresse. Il faut capter l'attention.
- Speaker #1
On en parlait sur je ne sais plus quel épisode, mais il faut capter l'attention. Ah si, c'est ce à terre était, je crois, sur le fait qu'effectivement, on était maintenant une société où il fallait capter de plus en plus l'attention très vite et garder l'attention toutes les cinq minutes, etc.
- Speaker #3
je pense que c'est aussi ça les enjeux qu'il y a derrière et puis un truc qui est hyper intéressant aussi c'est que il y a moins besoin de faire retenir des slogans ou des publicités parce que l'achat peut être instantané lorsque vous voyez une pub à la télévision il faut la retenir parce qu'en fait c'est une fois que vous allez avoir besoin d'une voiture, d'une assurance ou arriver dans un magasin que vous allez vous dire ah c'est vrai que j'avais vu ça donc je vais me diriger vers ce produit là on est passé dans un process où à l'instant où on a la pub sous les yeux on est en capacité de cliquer directement dessus pour souscrire à l'abonnement, acheter le produit. Il n'y a plus besoin de... On est dans une ère cliquable. Tout est instantané.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'ai appris très récemment qu'il y avait trois types de publicité. Il y a trois phases à la publicité. La première, en général, c'est la phase pour la notoriété. Le but, c'est de faire sensation pour qu'on se rappelle du nom. Ensuite... tu as la phase de la considération qui est le plus dur parce que là c'est le moment où tu dois créer du lien avec ton consommateur donc tu dois raconter une histoire le consommateur doit s'attacher à toi pour devenir vraiment sa référence et la troisième phase c'est faire acheter donc là c'est effectivement vendre un produit et donc tout à l'heure quand tu parlais des grands noms tu disais notamment que il avait réfléchi à le deuxième, je ne me rappelle pas de son nom
- Speaker #1
Jean-Marie Dru le deuxième guen dis-moi et je vais te dire de qui il s'agissait mais du coup je ne me rappelle pas de son nom c'est un peu difficile dis-moi le contexte et je vais te dire de qui il se rapproche le contexte c'était qu'il avait travaillé pour
- Speaker #0
Carte Noire Ah c'est Gela sûrement lui justement c'était pas juste vendre un produit tu disais qu'il avait travaillé sur Vendre du Rêve oui tout à fait En fait... Quelque part, construire l'image de la marque.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et montrer que c'est au-delà de « oui, ok, on vend des trucs » , c'est qui on est. Il a construit l'histoire et ça s'est resté. Et c'est pour ça que c'est un grand nom et une référence, que je n'ai pas, mais qui existe.
- Speaker #1
Alors si je pense que tu as une référence de Jacques Seguéla, c'est si il y a 50 ans tu n'as pas une Rolex, tu as raté ta vie. C'est lui qui a dit ça. C'est dommage. Parce qu'il était très très ami avec Nicolas Sarkozy. Voilà, voilà. Mais on était sur la fin de sa carrière.
- Speaker #0
En dehors de cette petite erreur de parcours En tout cas c'est assez intéressant de voir du coup Comment tu construis une marque dans le temps Et c'est vrai qu'aujourd'hui Il y a de plus en plus de plateformes Qui te donnent accès au produit Comme dit Marie maintenant C'est cliquable, tu y as accès directement Donc en fait la partie notoriété Et la partie considération Limite c'est complètement squeezé Ils te placardent le produit Si tu aimes bien l'image que tu vois, tu cliques, tu l'achètes. Dans trois minutes, c'est déjà une commande confirmée et en route pour chez toi. Et donc, on a beaucoup de marques qui font du dropshipping et qui passent par ça. Et en fait, tu te rends compte que tu peux acheter des produits. En fait, tu n'as même pas vu la pub. Le produit, il peut être identique sur trois marques différentes. Parce qu'en fait, il y a moins cette idée de marque qui est développée, plus tu es une entreprise. Oui, complètement.
- Speaker #1
Après, je pense qu'il y a aussi deux enjeux différents, c'est-à-dire que la publicité qu'on voit passer sur les réseaux sociaux, ce sont souvent aussi des petites enjeux. entreprises et dont qui ont moins de moyens que des énormes entreprises et qui donc forcément vont quand elles vont mettre de l'argent pour faire de la pub vont avoir besoin d'être très efficace tout de suite on n'est pas là pour vendre justement un univers etc parce que si les gens ne comprennent pas tu plantes en fait tout l'argent que tu as mis dans ta pub c'est là où ce sont souvent des publicités effectivement qui ne sont pas là pour être mémorisable mais pour être très droit au but du style moins 50% sur ça si vous cliquez là dessus vous allez pouvoir arriver à faire ça acheter ma la formation, etc. Là où, effectivement, en... télévision, parce que c'est encore un média où seules les grandes entreprises peuvent se permettre de payer de la pub, on a encore effectivement des publicités qui réfléchissent un petit peu, même si on est très très loin de la créativité des années 80.
- Speaker #3
Et je pense aussi que ça correspond au public, c'est-à-dire que les gens qui regardent la télévision, ils la regardent de manière régulière, plus personne ne regarde la télévision une fois comme ça dans l'année, bon, à part pour Miss France. Mais plus personne ne regarde la télévision une fois comme ça dans l'année. On suit des feuilletons, on suit des émissions qui poussent à revenir. Et du coup, les marques qui investissent dans de la publicité à la télévision ont le temps de construire leur image de marque, leur notoriété, et ensuite de vendre leurs produits. Alors que sur les réseaux, comme tout défile, tout est réinitialisé constamment par l'algorithme, bah hum On est les premiers à passer des heures à rechercher des trucs qu'on a vus une fois pour les montrer à nos amis, mais en fait c'est passé une fois, ça repassera pas une deuxième, donc si c'est pas efficace la première fois, c'est pas la peine.
- Speaker #0
Alors ce que je trouve intéressant avec ça, c'est que justement avec les algorithmes, tu peux avoir des publicités ciblées, et du coup maintenant, grâce à... enfin grâce, chacun prend partie sur ce sujet-là, mais moi par exemple je suis très fan de la publicité ciblée, parce que j'adore qu'on ne me propose que des jolies petites robes à fleurs et pas des perceuses. Je suis ravie de ça. Parce qu'avant,
- Speaker #1
il y avait beaucoup de perceuses. Avant de cocher le... Étonnamment. D'accord. Franchement,
- Speaker #0
oui. Du matériel que je n'utilise vraiment pas. Non, mais je trouve que c'est un gain de temps. C'est plutôt chouette. Et avec l'algorithme, justement, tu te retrouves à avoir que du contenu qui t'intéresse. Alors oui, forcément, ça te pousse à la consommation. Donc, c'est pas terrible. C'est pas très éthique, etc. Mais je me dis, c'est intéressant parce que du côté de la télévision, comme tu n'as pas cet algorithme-là, tu peux quand même voir un peu les prémices de cette stratégie avec les heures de diffusion. où tu sais que selon le jour, selon l'heure, soit t'as des pubs pour des couches pour adultes, soit t'as des pubs pour le kidnapping, oui ! Genre vraiment t'as tout un tas de choses différentes.
- Speaker #3
Oui ça me fascine parce qu'en fait j'ai l'impression que ça s'est fait extrêmement rapidement. On est passé de la publicité ciblée en fonction du programme à la publicité ciblée en fonction de la personne qui regarde. De tes interactions avec... Exactement, c'est-à-dire qu'il y a quelques années, mais j'ai envie de dire à la télévision c'est encore à peu près toujours comme ça. Pendant tous les événements sportifs, vous avez des pubs pour des rasoirs, des parfums pour hommes et des voitures. Et pendant tous les jeux qui intéressent la ménagère, vous avez des pubs pour des lave-vaisselles, des aspirateurs...
- Speaker #0
Des produits ménagers en tout genre !
- Speaker #3
Et des marques de nourriture. Alors qu'à côté de ça, lorsqu'on est sur des applications, sur des réseaux où les algorithmes s'occupent de nous procurer de la publicité... Eh ben, j'ai consulté il y a deux jours la page d'un artiste que j'aime bien, je vais avoir que des publicités pour ses vinyles, des produits dirigés de ses concerts, ce genre de choses. Et ça va vite,
- Speaker #1
et c'est sensible l'algorithme. Ah c'est très sensible. Tu regardes un truc, tu te fais inonder sur le sujet.
- Speaker #3
Et maintenant, c'est même devenu un art de maîtriser les algorithmes pour avoir du contenu qui nous intéresse exclusivement. Enfin moi je sais que c'est vraiment quelque chose que j'ai pu tester, je sais qu'il y a des applications que j'utilise beaucoup plus que d'autres, Parce que... j'ai l'impression de maîtriser l'algorithme et du coup de réussir à faire en sorte de ne voir que du contenu qui m'intéresse, alors que sur d'autres je suis là genre, cet algorithme il est un peu moins performant parce qu'il continue de me proposer des perceuses et moi je suis comme arrêtez avec les perceuses,
- Speaker #1
c'est pas trop mon truc et d'ailleurs pour information je vais quand même casser un mythe non, nos téléphones ne nous écoutent pas tu mens,
- Speaker #0
j'ai un exemple, j'ai un contre-exemple je vais t'expliquer je sens que j'ai tendu tout le monde je vais tout casser alors sache que
- Speaker #1
sache que nos téléphones ne nous écoutent pas il faut s'acheter il faut s'acheter nos téléphones ne nous écoutent pas tout simplement parce que ça pomperait une batterie colossale sur nos téléphones s'ils étaient mis sur écoute c'est une autre technologie qui est utilisée et qui prend beaucoup moins de place sur nos téléphones figurez-vous qu'en fait ils sont partis de l'idée qu'on avait des gens qui nous entouraient qui nous ressemblaient et c'est quand en l'occurrence en fonction quand même des profils qu'ils ont Mais si tu as deux profils séminaires et que les téléphones sont côte à côte, ils vont partir du principe que tu te connais et donc du coup que tu seras probablement intéressé par la même chose que la personne avec qui tu es ami. Et en fait, la publicité ciblée, etc. ne t'écoute pas, mais juste elle connaît avec toutes les informations ton nom, ton âge, etc. et toutes les infos et fait matcher en fonction de la proximité des téléphones.
- Speaker #3
T'es en train de me dire que lorsque j'ai des annonces pour des perceuses, c'est parce que j'ai pris le TGV à côté d'un gars qui fait du bricolage ?
- Speaker #1
Possiblement.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #1
C'est vraiment... Le matching peut-être n'a pas été très bon mais en tout cas effectivement ça fonctionne aussi par la proximité des téléphones et des gens qui t'entourent Ok alors peut-être mais
- Speaker #2
Cependant Je vais vous raconter une anecdote Je suis pas quelqu'un de sportif d'accord ?
- Speaker #0
Ah bon ? Non Je me suis mise au pilates mais c'est récent
- Speaker #1
Pilates ou pilates réformers ? Pilates réformers Ah ça c'est chaud ça pour le coup
- Speaker #0
Bah en vrai ça va
- Speaker #1
Ah ouais ça a l'air horrible
- Speaker #0
Bah non moi j'aime bien
- Speaker #1
Ok, bon, bref, on fera un épisode sur le sport dans les années 90. C'est ça.
- Speaker #0
Non, mais alors, je ne suis pas quelqu'un qui fait énormément de sport. Et puis surtout, je ne fais pas des vacances sportives où je pars pendant une semaine faire du trek avec des inconnus.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Et il y a quelques années, je prenais des cours de danse, un truc un peu des années 50-60. Et je suis avec des personnes qui sont beaucoup plus âgées que moi. Donc on n'est pas dans la même tranche d'âge. Et à un moment, on discute autour d'un verre après les cours, et la personne me dit « Ah c'est trop bien, j'ai fait une semaine à l'UCPA, j'ai été faire de la randonnée je sais pas où, machin. » Et moi j'étais à côté, j'étais genre « Ok, monde d'enfer personnel, j'irais pas du tout faire ça, aller marcher dans les bois avec 15 inconnus, super, pas du tout. » Et je rentre chez moi, je ne connaissais pas l'UCPA, il m'a expliqué ce que c'était. Le lendemain, j'avais des pubs sur Instagram pour l'UCPA.
- Speaker #1
La proximité des téléphones. C'est vraiment la démonstration de ce que je viens de dire.
- Speaker #0
Je suis outrée. Je n'ai pas cherché sur Instagram. Je n'ai pas cherché sur Google. On n'a fait qu'en parler.
- Speaker #1
Oui, proximité des téléphones.
- Speaker #0
Je ne saurais pas dire si nos téléphones étaient proches. Mais comment ? Parce qu'on n'a pas la même tranche d'âge. On n'a pas les mêmes tranches d'intérêt.
- Speaker #1
T'imagines de faire de l'écoute sur des téléphones. Déjà, le nombre de téléphones qui circulent sur la planète, c'est colossal. OK, mais c'est pareil. Ça veut dire que la donnée doit être traitée très vite. Et en plus de ça, ça veut dire qu'effectivement, C'est ça. utilise forcément de la batterie. Si tu mets ton téléphone en mode enregistrement, ça va utiliser de la batterie.
- Speaker #0
Contre-exemple, si c'est la proximité des téléphones, effectivement, avec toutes les personnes que tu côtoies dans le métro, comment tu pourrais encore avoir de la publicité ciblée ? Parce que c'est pas assez long. T'aurais un algo...
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Il y a des histoires.
- Speaker #0
Tu passes 40 minutes assise à côté de la personne.
- Speaker #3
Là, c'était une personne que tu voyais toutes les semaines pendant une heure et demie.
- Speaker #0
C'est ça. Non, parce que là, tu n'as pas ton téléphone quand tu vas danser. On a passé, on a pris un verre pendant genre 20 minutes.
- Speaker #3
Mais ils sont rangés tous. au même endroit vos téléphones ?
- Speaker #0
Bah non.
- Speaker #1
On est dans une immense salle, tu pôles ton truc dans un coin. Le principe des algorithmes, c'est que de toute façon, on ne puisse pas les comprendre, parce que si tu les comprends, justement, c'est là où tu peux t'adapter à ça, et eux, ce qu'ils veulent, c'est garder la main. De toute façon, moi,
- Speaker #0
je ne comprends rien à la technologie, je suis un petit peu théorique du complot. Je suis complotiste sur les bords. Lya nous écoute, on va tous mourir, les robots vont donner une demande. Voilà.
- Speaker #1
Pour terminer, est-ce que vous avez une publicité, vraiment, qui vous a le plus marqué ? Vraiment, si vous devez conseiller. une publicité justement pour notre petite culture pub à nous moi je peux commencer j'en ai une c'est la publicité la plus mignonne du monde après il y en a d'autres mais j'ai dû faire un choix c'est une publicité qui a été faite je crois en 2018 si je dis pas de bêtises non peut-être même avant pour Disneyland Paris qui s'appelle The Little Duck et en fait pour ceux qui ne l'ont pas vu Pour ceux qui ne l'ont pas vu, c'est une famille de canards avec un petit canard qui tombe sur un magazine de Picsou et qui va commencer à le feuilleter et en fait il va devenir fan de ce qu'il voit, notamment de Donald et donc il va refaire ses mimiques, etc. quand il avance, quand il s'énerve et à un moment donné la migration arrive et il ne peut pas partir avec son journal et du coup il est obligé de l'abandonner, c'est hyper triste et donc il vole, il vole, il vole très loin il... Il y a les orages, la pluie, la neige. Et tu vois qu'il est tout triste parce qu'il pense du coup à son héros et à sa BD qu'il a laissée derrière lui. Et en fait, tout ça, c'est pour arriver avec le printemps dans un endroit avec de la verdure et des grosses pattes de canard qui l'attendent. Et en fait, il arrive à Disneyland Paris. Et quand il voit Donald en vrai devant lui, il se précipite contre son gros dé et lui fait un câlin parce qu'il est arrivé vraiment dans... son endroit de rêve en fait,
- Speaker #3
le paradis des canards la pub est adorable j'ai jamais vu ça, j'ai envie d'aller la regarder elle est tellement mignonne ça s'appelle The Little Duck et voilà c'était une pub au Disneyland Paris extraordinaire moi j'ai deux petites références ça serait alors une référence très spécifique c'est vraiment une pub qui pour moi ne passe qu'une fois par an le jour de l'élection de Miss France c'est la pub de l'Int et ce qui est très très drôle avec cette publicité, c'est que le monsieur qui fait le chocolatier dans la pub de Lindt qui passe le soir de Miss France, il est aussi en train d'animer Miss France. Parce que c'est lui qui fait les rappels des numéros des candidats pour Miss Côte d'Azur voter pour envoyer le 5, etc. C'est lui qui fait ça. Et juste après, il y a les coupures pub et on le voit en train de faire le chocolatier.
- Speaker #1
Il bosse deux fois par an, voilà c'est vraiment le truc. Par contre en même temps quoi.
- Speaker #0
Il a une journée très chargée. C'est le père Noël. C'est clairement le père Noël. C'est clairement le père Noël. Mais voilà,
- Speaker #3
donc j'ai une affection particulière pour cette pub parce qu'elle arrive dans ce cadre précis et sinon moi je suis très fan de ce qui a été fait assez récemment par le Leclerc de Pont-Labet où c'est vraiment des employés qui juste s'amusent. enfin en tout cas c'est l'impression que ça donne c'est qu'ils s'amusent avec les produits et entre eux directement dans les rayons du supermarché et je trouve qu'on rejoint vraiment les pubs où c'est pas qu'il y a une suite parce que chaque gag est complètement indépendant mais j'adore ce genre de truc où on retrouve des gens mais il y a de la créativité dans ce qu'ils font en fait on en rejoint sur la même chose et en fait allez suivre le Leclerc de Pont-Labet et croyez-moi que vraiment si je vous le dis c'est que sachez
- Speaker #1
qu'il y a 194 000 personnes qui suivent le Leclerc de Pont-Labet. Il n'y a pas autant de monde à Pont-Labet, je pense. Théorie. Théorie, théorie. Et il faut savoir que ça a tellement cartonné qu'à un moment donné, ils avaient même dépassé le nombre de followers du compte Leclerc National. Tellement ça a cartonné.
- Speaker #3
Ça avait été un délire. Et en fait, après, ce qu'ils ont fait a été repris par d'autres Leclerc, puis par d'autres supermarchés de manière globale. Mais c'était eux à l'origine du buzz.
- Speaker #0
Et vraiment, je trouve que c'est hyper attendrissant. Parce que c'est super nature peinture.
- Speaker #3
C'est trop bien.
- Speaker #0
Je pense que moi, la pub préférée de tous les temps, c'est la pub de Universal Music Mobile en 2009.
- Speaker #1
Oh, niche, très niche.
- Speaker #0
Jeune et limitée.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je l'ai pas du tout. Ok, c'est extraordinaire, je vais te faire découvrir quelque chose.
- Speaker #1
C'est une pub générationnelle, mais oui.
- Speaker #0
C'était une pub, en fait c'était une chanson. Je peux vous la chanter encore vraiment, je la connais par cœur. Je pourrais, mais vraiment, c'était ce qui était extraordinaire. En fait, c'était une pub pour dire, ouais, on est jeune, on est limité, on voudrait avoir un forfait mobile illimité, quoi. Et c'était que des scénettes dans des appartements ou dans des situations avec des ados qui se plaignent de situations. Et c'était ultra bien fait parce qu'en tant qu'ado, c'était le bon vocabulaire, c'était exactement ce que tu ressentais. Et c'était pas gênant. Et c'était pas gênant. C'était vraiment culte. J'ai envie de vous passer un extrait.
- Speaker #1
C'est vraiment une petite... bulle, effectivement, générationnelle de 2009. Vraiment, si tu veux comprendre la génération 90 à ce moment-là, telle qu'elle grandit à ce moment-là, vraiment fin des années 2000, c'est une pub qui résume tout très bien.
- Speaker #3
Ça me dit vraiment rien du tout.
- Speaker #0
Si vous me permettez, je vais vous passer un petit extrait.
- Speaker #1
Je sais pas, ça va très bien rendre. Je sens qu'on part sur un truc...
- Speaker #3
Expérimental.
- Speaker #0
Écoute, si ça marche pas, on coupera.
- Speaker #2
Week-end, j'aimerais bien profiter, mais j'peux pas On peut rien acheter sans notre mère Faut toujours que les parents rappliquent à nos soirées Et quand ils se mettent à danser, ça me donne envie de chialer On est jeunes et limités,
- Speaker #1
Quand je te dis que c'est vraiment une bulle de 2009,
- Speaker #0
c'est ça C'est hyper drôle Mais dites-vous que là, ça rejoint un peu ce qu'on disait tout à l'heure Les publicités en plusieurs parties, avec plusieurs histoires Parce qu'en fait, il y a... Donc là, on a eu le premier couplet et le refrain et il y a eu plusieurs publicités avec d'autres couplets. Et donc là, on en arrive à un clip officiel de plus de deux minutes. Mais nous, on voyait passer à la télévision des extraits de ce couple-là. Donc parfois, tu redécouvrais d'autres paroles. Et trop drôle, parce qu'en plus, c'était vulgaire. T'as des mots de vocabulaire. T'as des gros mots. Mais du coup, ça te marque et ça te fait apprécier la marque. Encore aujourd'hui, je me rappelle, je connais le truc par cœur. C'était en 2009.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et comme quoi, c'est possible de faire... Enfin, c'est marrant parce que 2009, moi, c'était 2018. Là, toi, c'était effectivement plus contemporain, mais comme quoi, il y a des publicités qui peuvent encore être très créatives. Et Leclerc, une fois de plus, avec ses publicités, il y a eu le loup de Leclerc pour Noël qui a quand même marqué le monde entier.
- Speaker #3
C'était le loup d'intermarché.
- Speaker #1
Ah zut, ok, autant pour moi. Et bah Intermarché, bravo à vous.
- Speaker #0
C'était quand même un super marché.
- Speaker #1
Mais c'était quand même une super pub. C'était quand même une super pub. Non mais ça a marqué le monde entier. Même les Américains ont entendu parler du loup d'Intermarché et ils l'ont commenté. Et comme quoi c'est possible. Alors certes ça reste encore de temps en temps, c'est très ponctuel. Mais ce qu'il y a de fou aussi c'est qu'ils se sont différenciés justement en faisant appel à des vrais... monteurs, des vrais animateurs de dessins animés, etc. Ils ont travaillé pendant un an pour cette publicité contre effectivement l'IA aujourd'hui qui arrive. Et ça a vraiment été un carton. Mais Intermarché, ils sont super forts parce qu'ils ont aussi des publicités. Je vous invite à aller les voir. Je n'en avais une. À un moment donné, c'était... C'est un jeune qui fait ses courses chez Intermarché. Et en fait, la caissière, à peu près son âge est... Il est plutôt mignon, il a un petit crush. Et en fait, tu le vois à chaque fois repasser, faire ses courses et changer ses courses. Parce qu'au début, il achète des plats surgelés. Et après, il achète des légumes, etc. Il commence à cuisiner parce qu'il veut un peu l'impressionner. Ils se sont un peu jugés de passer à la caisse avec ses plats surgelés. Et au fur et à mesure, du coup, ça crée un high contact entre eux, un petit truc. Et à la fin, du coup, il lui propose de prendre un verre ou je ne sais plus quoi. Et elle monte sur son scooter et ils partent. et vraiment Intermarché ils sont ultra forts pour créer des publicités et vraiment
- Speaker #3
Mais vraiment, cette pub du loup d'intermarché, c'est devenu un phénomène culturel au point que je me rappelle, donc elle était sortie pour Noël 2025, et je me rappelle qu'on avait tous ce truc de... C'était le sujet dont toutes les familles avaient parlé pendant leur fête de Noël en famille. C'était vraiment devenu le truc universel où on est tous rentrés de nos vacances de Noël en mode « C'était bien Noël, ouais, on a parlé du loup d'intermarché ! » On revivait un peu les années 80. Exactement. C'était un phénomène mais exceptionnel.
- Speaker #1
Ouais, complètement. On va terminer du coup cet épisode Oh non déjà Ben oui mais déjà ça fait un certain temps
- Speaker #3
Mais on se retrouve dans 15 jours Pour un nouvel épisode
- Speaker #1
On termine du coup cet épisode Toujours avec la petite question Est-ce que la publicité c'était mieux avant ? Moi je commence, oui J'ose le dire Vraiment pour le coup Et la preuve en est, j'ai fait la démonstration Tous les slogans dont on se souvient datent D'avant les années 2000
- Speaker #0
Je vais poursuivre et je vais dire que oui aussi, à la fois pour le contenu et l'originalité et la création d'attachement à la marque qu'on a pu voir avec le temps, l'affect et le côté aussi moins présent. Parce que j'ai l'impression que là, on est vraiment sous l'eau avec les publicités et j'ai l'impression qu'on respirait un peu mieux avant.
- Speaker #3
Je suis d'accord, surtout qu'on n'a même pas parlé de tout ce qui était placement de produits, etc. Mais c'est vrai que rien que le fait que la publicité soit, entre guillemets, cantonnée à des espaces très particuliers. Je trouve que ça nous permettait de mieux l'apprécier, justement avec les fameuses coupures pub dans les programmes du vendredi soir qui étaient un rituel ou ce genre de choses. Comme on était moins inondé, c'était plus appréciable et du coup on regardait plutôt culture pub et ce genre de choses. Aujourd'hui ça nous saoulerait.
- Speaker #1
Et pour terminer, je vous fais trois recos sur le sujet si vous voulez approfondir. La première, c'est la série Mad Men qui est sortie en 2007. Est-ce que vous connaissez ? C'est vraiment la série qui... parle du monde de la publicité. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, le métier de publicitaire avant justement les algorithmes, c'est vraiment la série à regarder. On y découvre des créatifs qui passent des semaines à imaginer des slogans, des campagnes, etc. Dans une époque où on vend avant tout des émotions, comme je le disais, des rêves, des histoires. Donc pour le coup, on plonge vraiment sur l'avant 2000 et c'est hyper bien fait. Deuxième recours, plutôt livre, 99 francs. de Frédéric Becquedé, ça c'est culte c'est sorti dans les années 2000 c'est plutôt pour découvrir les coulisses du monde de la publicité on suit donc dans ce roman un concepteur rédacteur cynique qui dénonce les excès de la publicité et de la société de consommation c'est très provoque, c'est drôle, ça a été adapté au cinéma et je pense que c'est la bonne balance justement avec Mad Men puisqu'on est après les années 2000 et puis enfin un bel ouvrage quand même sur Cassandre, comme je vous l'ai dit Vous avez compris que j'étais fan. Voilà, des éditions à Zan. Donc c'est vraiment un beau livre pour le coup à s'offrir. Voilà, comme je vous le disais, c'est vraiment dans le style art déco. C'est lui qui a fait toutes les affiches dont on voit des milliers de reproductions dans le monde entier, sur les toiles du Nord ou pour le Normandie notamment. Et c'est un très beau livre à avoir sur sa table basse, par exemple, ou à feuilleter, parce que vraiment, si vous aimez l'art déco, effectivement, le côté très graphique de ces années-là, vous allez vous régaler.
- Speaker #0
Moi, j'adore.
- Speaker #1
Voilà. Merci beaucoup. de nous avoir écoutés pour ce nouvel épisode j'espère qu'il ne fait pas trop chaud en tout cas nous oui je n'en peux plus ça fait une heure je suis en train de me ventiler avec les feuilles courage force à vous on reste avec vous tout cet été voilà donc restez avec nous aussi survivait pour nous écouter exactement et on est ensemble voilà si vous travaillez cet été on est avec vous si vous crevez de chaud auprès de la plage bah tant pis pour vous mais on est aussi avec vous et on est aussi avec vous et n'hésitez pas à vous donner rendez-vous dans deux semaines en fait n'hésitez pas oui à très bientôt on se retrouve dans deux semaines pour un épisode sur je vous le dise le tribunal des publicités mensongères on va juger Et d'ici là, comme d'habitude, vous n'hésitez pas à vous abonner Laissez 5 étoiles et commentez Et à très bientôt A la semaine prochaine, salut