Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaumes & Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. Et installe-toi. Écoute cette phrase de l'évangile de Jean. Abraham, votre père, a exulté de joie à la pensée de voir mon jour. Il l'a vu et en a été transporté de joie. C'est dans Jean, chapitre 8, verset 56. Tu entends ? Abraham s'est réjoui. Il n'a jamais vu Jésus, il n'a jamais vu Bethléem, il n'a jamais vu Noël et il s'est réjoui. Alors aujourd'hui, j'ai une question pour toi et pour moi aussi. Comment on fait pour attendre comme ça, avec joie ? Bienvenue dans ce nouvel épisode de Psaumes & Chocolat. Aujourd'hui, on est dans un épisode réflexion et même un épisode atelier, comme celui qu'on avait fait sur la méthode. Alors confortablement, prends ta boisson chaude préférée et si tu peux... ta Bible. On va l'ouvrir à plusieurs endroits, tu vas voir. Et si tu m'écoutes en voiture ou en pliant le linge, pas de souci. Tu écoutes simplement et puis tu reprendras les passages plus tard, à ton rythme. Alors avant d'ouvrir la Bible, il faut que je te raconte un soir que j'ai vécu juste un peu avant Noël. Je sais ce que tu vas me dire. On est en octobre et moi, je te parle déjà de Noël. Mais justement, on est dans un monde qui nous pousse à tout anticiper, à tout préparer, à tout accélérer. Eh bien moi, j'aimerais te proposer l'inverse. Un peu, quelque chose d'un peu différent. Prendre le temps d'attendre. Et l'attente, c'est le sujet dont j'aimerais te parler aujourd'hui. Et c'est pour ça que je te raconte ce soir de décembre. C'était le 23 et il était 11h du soir à peu près. Je venais de poser le dernier paquet dans le placard où je cachais les autres. Tu sais, ce moment où tu fais tous les paquets cadeaux et que ça te fait mal au dos même tellement il y en a. Ça y est, j'avais terminé. La maison était silencieuse. Après dans la cuisine, c'était pas encore tout à fait propre. J'avais une liste de choses à faire que je n'avais pas tout à fait terminée, mais franchement j'étais plutôt pas mal. Donc là je regarde l'heure et je me dis, allez, je m'assois 5 minutes. Franchement, 5 minutes c'est raisonnable. J'ai pris ma tisane, qui avait refroidi forcément, et je me suis posée sur mon canapé. J'ai regardé le sapin avec ses lumières qui étaient encore allumées. Tout était prêt, les cadeaux étaient emballés, les courses faites. les repas organisés. J'avais même fait un rétro-planning des cuissons. Je suis la reine pour faire ce genre de choses. Et j'avais retrouvé une petite étoile en bois qu'on cherchait depuis trois jours. C'est bon, Noël pouvait arriver. J'ai soufflé, tellement contente que tout soit prêt, tout soit terminé. Et moi, j'étais épuisée. Pas juste fatiguée, mais complètement épuisée. Et à À ce moment-là, il y a quelque chose qui est venu me titiller. il y a quelque chose qui est venu me gêner. J'étais en train de regarder mon sapin, mes paquets, et il y a une question qui m'est tombée dessus. À quel moment exactement est-ce que j'avais eu le temps d'attendre Jésus ? Parce que j'avais pensé à lui, j'ai acheté un calendrier de avent, j'avais lu des passages, j'ai chanté à l'église. Je me rappelle, j'avais même écrit dans mon carnet au début du mois, cette année, je veux vraiment prendre le temps de vivre avent. Et franchement, c'est une très belle intention. Et elle aurait peut-être mieux marché si je n'avais pas fait une tâche de plus. Et ce soir-là, j'ai compris quelque chose. Je n'avais pas oublié Jésus. C'est presque pire que ça, ou plus embarrassant que ça. J'avais simplement été trop occupée à préparer sa venue pour m'arrêter et l'attendre vraiment. Et pourquoi je te raconte ça aujourd'hui ? Parce que ce soir-là... ce que j'ai vécu, c'est devenu un livre. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais vendredi, il n'y a pas eu d'épisode. Normalement, mes épisodes de podcast sortent tous les vendredis à 18h. Là, il ne sortira que ce soir, avec trois jours de retard. Depuis deux semaines, tu verras aussi qu'il n'y a plus rien sur les réseaux sociaux. J'ai tout coupé. J'avais la tête dans l'écriture parce que j'ai tout quitté. J'ai tout quitté en fin d'été, mon travail. pour me lancer dans l'écriture de ce livre. Et donc début octobre, j'étais encore en train de finaliser ce projet. Ce livre s'appelle « La joie de ceux qui attendaient » . Je t'en dirai plus dans ma lettre du samedi, la newsletter. Mais aujourd'hui, je voudrais surtout te faire découvrir ce que j'ai trouvé en l'écrivant. Parce qu'en fait, comme tu le sais, l'avent, c'est le temps de l'attente. Et ça ne veut pas dire « avant » , A-V-A-N-T, comme le croyaient mes enfants avant quand ils étaient petits. Et donc attendre, ben c'est pas efficace en soi. Tu peux pas faire une liste avec écrit « attendre » Jésus et ensuite cocher la case. Et pourtant, quelque part, c'est exactement ce que j'ai essayé de faire. J'avais réussi à être fatigué de quelque chose qui était censé m'apprendre à espérer. Alors je me suis demandé, étant naïbible, comment est-ce qu'ils faisaient ce qui attendait ? Parce que tu vas voir, ils ont attendu longtemps, très longtemps. Quand on est au milieu d'une histoire, on ne voit pas toujours où elle va. On connaît la scène du jour, les gens autour de nous, parfois la page d'avant. Mais si on prend un peu de hauteur, on voit la carte toute entière. Alors c'est ce que je te propose, on va regarder la Bible d'en haut juste quelques minutes. Au commencement, Dieu crée un monde bon. Et il ne reste pas loin. Il est là, dans le jardin, il parle avec Adam et Ève. Dieu est proche et le monde est à sa place. Et puis quelque chose se brise. L'être humain se détourne de Dieu. Et avec ça arrive la honte, la peur, la séparation. Mais Dieu ne referme pas le livre en disant « Bon, c'est fini » . Dès ce moment-là, il fait une promesse. Garde ça en tête parce qu'on va y revenir dans une minute. Ensuite, Dieu choisit une famille, celle d'Abraham, pour bénir toutes les familles de la terre. Et cette famille devient un peuple. Avec Moïse, Dieu le libère de l'esclavage. Puis vient David, le roi, et une promesse qui se précise. Un roi dans le règne n'aura pas de fin. Les prophètes se lèvent, ils avertissent, ils consolent, ils annoncent. Puis vient l'exil, le peuple est emmené loin de chez lui. Et enfin, le retour. Et après ça, la voix des prophètes se tait. Longtemps, quatre siècles à peu près. Et en fait, c'est exactement là que avent nous place, dans ce moment d'attente. Alors maintenant, on ouvre la Bible et on va faire plusieurs arrêts, dont deux très importants. Un jardin et des étoiles. On va commencer par ouvrir à la Genèse, chapitre 3, chapitre 3, verset 8. Et on va le faire avec la fameuse méthode « Ouvre, lis, comprend » dont je t'ai parlé la dernière fois. Ouvre. Avant de lire, on regarde la scène, comme une photo. Là, on peut se dire que le jour baisse, Adam et Ève viennent de désobéir, et ils sont cachés au milieu des arbres. Tu les vois ? Deux personnes accroupies derrière un tronc qui retiennent leur souffle. Allez ! On dit « Au moment de la brise du soir, ils entendirent la voix de l'éternel Dieu parcourant le jardin. Alors l'homme et sa femme se cachèrent de l'éternel Dieu parmi les arbres du jardin. Mais l'éternel Dieu appela l'homme et lui demanda « Où es-tu ? » Alors je voudrais bien qu'on s'arrête là une seconde. La première parole de Dieu, après la faute, c'est pas une accusation. C'est une question. « Où es-tu ? » Et Dieu, il sait parfaitement où est Adam. Donc, ce n'est pas la question de quelqu'un qui cherche juste une info. C'est la question de quelqu'un qui cherche une personne. Comme s'il disait, je sais que tu te caches, mais je viens quand même te chercher. On continue. Dieu parle au serpent, et au milieu de cette parole, il y a ça, en Genèse, chapitre 3, verset 15. Je susciterai de l'hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui mordras le talon. Tu vois ce passage ? Tôt, les chrétiens ont reconnu dans ce verset la toute première annonce de l'évangile. La première fois dans toute la Bible que Dieu promet que le mal n'aura pas le dernier mot. Alors on a regardé, on a lu, et maintenant on va comprendre avec le détail qui m'a bouleversé en écrivant. Regarde quand cette promesse arrive. Avant qu'Adam et Ève quittent le jardin. Ils vont devoir partir. Leur vie ne sera plus jamais la même. mais ils ne partent pas seulement avec les conséquences de leur choix, ils partent aussi avec une parole de Dieu dans les mains, une promesse qui est donnée avant même que l'histoire ait eu le temps d'être réparée. Et des siècles plus tard, Paul écrira ceci. Mais lorsque le moment fixé par Dieu est arrivé, il a envoyé son fils, né d'une femme, et placé par sa naissance sous le régime de la loi. C'est dans Galates chapitre 4, verset 4. Né d'une femme. « Tu entends ? Ça nous ramène au jardin. » La promesse qui a été faite là-bas Dieu l'a tenu à Bethléem. Et c'est pour ça que je te dis que Noël ne commence pas à Bethléem. Il commence dans un jardin, avec un Dieu qui vient chercher quelqu'un qui se cache. Et maintenant, je voudrais qu'on avance un tout petit peu dans la Genèse. On va aller jusqu'au chapitre 15, toujours en répétant les trois mouvements dont je t'ai déjà parlé. Ouvre, lit, comprend. On va commencer par ouvrir. Abraham est âgé, il n'a toujours pas d'enfant. Et Dieu lui a promis une descendance. Alors Abraham fait quelque chose que je trouve rassurant. Il dit à Dieu ce qui lui manque, sans détour, sans formule spirituelle. À quoi bon ces promesses si je n'ai personne à qui les transmettre ? Et regarde ça, Dieu n'est pas fâché. Dieu ne l'engueule pas. Écoute, on va lire. Après ces événements, l'Éternel s'adressa à Abraham dans une vision. « Ne crains rien, Abraham, lui dit l'Éternel. Je suis ton bouclier protecteur, ta récompense. » sera très grande. Ta récompense sera très grande. Puis Dieu le fait sortir dehors la nuit. Et on peut continuer à lire un peu plus loin dans les versets 5 à 6. Puis Dieu le fit sortir de sa tente et lui dit Contemple le ciel et compte les étoiles si tu en es capable. Et il ajouta, tes descendants seront aussi nombreux qu'elles. Abraham fit confiance à l'éternel et à cause de cela, l'éternel le déclara juste. En décembre, quand je sors fermer les poules, il fait déjà nuit. Et parfois je lève les yeux quelques secondes avant de rentrer. Le ciel et les étoiles, c'est immense. Mais Abraham, lui, a regardé ce ciel-là parce que Dieu lui avait demandé de sortir. Et remarque bien, Dieu ne lui donne pas de détails, pas de calendrier, pas de mode d'emploi. Il lui donne une parole. Et Abraham, il croit, sur un claquement de doigts. Et maintenant, un chiffre. Abraham avait 75 ans quand Dieu l'a appelé. Et il en aura 100 à la naissance d'Isaac. 25 ans. 25 ans d'attente. C'est quelque chose que je veux dire avec beaucoup de délicatesse, parce que certains d'entre nous attendent peut-être un enfant qui ne vient pas, une guérison, une réponse ou un changement qui tarde. Et la foi, ce n'est pas une formule magique qui produit ce qu'on désire si on le croit assez fort. La promesse qui a été faite à Abraham était unique. Ce qui arrive jusqu'à nous, ce n'est pas la garantie que Dieu fera. tout ce qu'on attend de la façon dont on l'attend. Mais c'est la découverte d'un Dieu qui tient sa parole. Et c'est là que la phrase du début prend tout son sens. Jésus dit d'Abraham qu'il s'est réjoui à la pensée de voir son jour. De la joie, dans une histoire qui contient 25 ans d'attente. Et Abraham n'a pas attendu en se lamentant. Il a levé les yeux, il a cru, et directement, il s'est réjoui. Alors qu'est-ce que ça change pour nous ? Alors qu'est-ce que ça change pour nous ? On va regarder un dernier verset dans l'évangile de Luc. C'est dans Luc 10. Jésus se tourne vers ses disciples, juste eux, et il leur dit « Heureux ceux qui voient ce que vous voyez. Car je vous l'assure, beaucoup de prophètes et de rois auraient voulu voir ce que vous voyez, mais ne l'ont pas vu. Ils auraient voulu entendre ce que vous entendez, mais ils ne l'ont pas entendu. Tout cela, Ève, Abraham, les prophètes, Ils ont attendu sans voir. Nous, on sait. On sait qui est venu. Notre attente, ce n'est pas celle de quelqu'un qui ne connaît pas la fin de l'histoire. On attend encore, c'est vrai, oui. Mais on sait qui on attend. Et c'est ça que j'appelle la joie de ceux qui attendaient. Tu te rends compte ? Ils ne possédaient pas encore tout ce qui avait été promis. Ils ne voyaient pas tout ce que Dieu allait faire. Mais ils avaient reçu assez de sa parole pour commencer à le louer. Alors peut-être que cette année, avent, ne commence pas le jour où tu réussis enfin à faire de la place à Jésus. Peut-être qu'il commence quand tu découvres qu'il est déjà venu te chercher. Comme dans le jardin, là où tu es. Alors cette semaine, si tu es ok, j'aimerais bien que tu fasses une chose. Pas un devoir, pas une case à cocher, mais nomme juste une chose que tu attends. Une seule. Et confie-la à Jésus, sans lui donner de date. Comme Abraham qui a parlé à Dieu de ce qui lui manquait. sans faire semblant. Je te l'ai dit, ce soir-là du 23 décembre que j'ai vécu, c'est devenu un livre, la joie de ceux qui attendaient. C'est quatre semaines pour traverser avent avec ceux qui ont attendu Jésus avant nous. D'Ève jusqu'à Siméon, je t'en parlerai plus longuement dans ma lettre. Et comme d'habitude avec cette lettre, tu vas recevoir le guide de l'épisode avec les passages, le contexte et les questions pour ta semaine. Si jamais tu ne la reçois pas encore, le lien pour t'inscrire c'est dans les notes de l'épisode. Et si tu veux savoir par où commencer devant n'importe quel texte de la Bible, je t'offre toujours mon guide gratuit Ouvre, Lis, Comprends. Et le lien est aussi dans les notes. Si tu veux bien, j'aimerais qu'on termine ensemble par une prière. Seigneur, merci, parce que tu n'as pas attendu qu'on soit prête pour venir nous chercher. Merci pour ta question au jardin, où es-tu ? Qui n'était pas une accusation, Seigneur, mais un appel. Merci pour Abraham qui a levé les yeux vers les étoiles et qui s'est réjoui, sans avoir vu. Pendant ces semaines qui viennent, apprends-nous à t'attendre avec joie, au milieu de nos listes et de nos journées qui sont bien pleines. Et quand on se cache, Viens encore nous chercher. Dans le nom de Jésus. Amen. Voilà, c'est la fin de cet épisode. J'espère qu'il t'a donné envie de relire le jardin et les étoiles, et de lever les yeux la prochaine fois que tu sortiras le soir. D'ici là, sois béni, et à très vite dans le salon. Si cet épisode t'a fait du bien, partage-le à une amie qui en a besoin. C'est la plus belle façon de m'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. D'ici là, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour lui. Cherche juste à être plus avec lui. Que tu aies cinq minutes ou une heure devant toi. Que tu sois en pleine forme ou au bout du rouleau. Que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es. À très vite !