Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaumes & Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. Et installe-toi. Il y a un mot que tu vas lire partout à partir de la semaine prochaine. Sur les calendriers, sur les cartes, dans les vitrines. Et en fait, la moitié d'entre nous, on l'écrit mal, on l'orthographie mal. Et moi la première pendant des années. Et il y a aussi une chose sur cette Psaumes & Chocolat, sur ce temps-là. que la plupart des gens que je connais, que des chrétiennes que je connais, ignorent. Je l'ai demandé en story cette semaine et beaucoup m'ont répondu que c'était une découverte. Et enfin, tu vas voir, il y a une prière, la toute dernière prière de la Bible. Trois mots. Je ne te la lis pas maintenant, je te la garde pour la fin, parce que quand tu l'entendras, tu vas comprendre pourquoi on fait cet épisode. Alors, c'est quoi avent ? Bienvenue dans ce nouvel épisode de Psaumes & Chocolat. Aujourd'hui, ce n'est pas une étude suivie. On retrouve Luc la semaine prochaine au bord du lac avec des filets vides. Aujourd'hui, c'est un épisode réflexion. Installe-toi, prends ta boisson chaude. Si tu peux ta Bible, on va l'ouvrir trois fois aujourd'hui. Mais si tu ne peux pas, c'est pas grave. Tous ces passages, je vais les mettre dans le guide de l'épisode. Et je te le dis de suite, si tu n'as jamais fait avent, si dans ton église on n'en parle pas, ou si pour toi avent c'est juste une histoire de carton de chocolat, eh bien t'es exactement au bon endroit. Et par contre, si tu le vis depuis toujours, tu peux aussi rester, tu vas voir, il y a au moins une chose là-dedans que peut-être tu n'as jamais entendue. D'abord, petit test, l'avant. Comment tu l'écris dans ta tête, là, maintenant ? Jusqu'à il n'y a pas si longtemps que ça, je l'écrivais A-V-A-N-T, comme avant Noël. Et on est beaucoup à penser ça. Je pense que ça vient depuis qu'on est petit, parce qu'on s'est toujours dit, avant, c'est avant Noël. C'est les jours où on ouvre le calendrier en chocolat pour attendre Noël. Mais en fait, ça s'écrit Avent et ça vient du latin Adventus. Ça veut dire « venu, arrivé » . Et ce n'est pas le temps d'avant Noël, mais c'est le temps de la venue de quelqu'un. Et je trouve en fait que cette faute d'orthographe, elle dit tout. Elle révèle tout. Parce que quand on écrit « avant » avec un A, on pense à la période qui précède, au préparatif, à la liste, au compte à rebours. Mais quand on écrit « avant » avec un « e » , on pense « quelqu'un arrive » et tu vas voir que ça ne se prépare pas de la même manière. Garde ça dans un coin de ta tête. « Quelqu'un arrive » parce que la prière de la fin tient là-dedans. Concrètement, l'avant, c'est le temps des quatre dimanches qui précèdent Noël. Cette année, ce premier dimanche tombe le 29 novembre, puis ensuite le 6, le 13 et le 20 décembre. Maintenant, petite question encore, d'après toi ? Où est-ce que c'est écrit dans la Bible qu'il faut faire avent ? Tu peux chercher, prends de ton temps. Moi, j'ai cherché. Et en fait, ce que je peux te dire, c'est que c'est écrit nulle part. Le mot n'y est pas. Il n'y a aucun verset qui dit « tu allumeras quatre bougies » . Avent, en fait, c'est une tradition, pas un commandement. Et des chrétiens l'ont inventé il y a de longs siècles pour s'aider à faire une chose que la Bible, elle, demande partout. Attendre le Seigneur. Et je vais m'arrêter là une seconde parce que ça change tout. Si c'est un outil, ça veut dire deux choses. Tu as le droit de le prendre, mais tu as aussi le droit de ne pas le prendre. Tu as le droit de vivre ça dans ta cuisine avec une seule bougie et tu as le droit de ne pas le faire du tout ou de commencer en retard ou de commencer juste le troisième ou le quatrième dimanche. Personne ne tient les comptes et surtout pas Dieu. Alors tu vas me dire, si ce n'est pas obligatoire, pourquoi tu nous en fais tout un épisode ? Parce que j'ai essayé décembre sans avent. Je te l'ai raconté il y a 15 jours. Le sapin parfait, les paquets alignés, le rétro-planning des cuissons et moi le 23 au soir sur le canapé avec ma tisane froide en train de me demander à quel moment exactement j'avais eu le temps d'attendre Jésus. Et en fait avent, c'est la réponse à cette question. C'est pas une tâche de plus, c'est un rendez-vous. Et ce rendez-vous, il a une particularité. Et je te l'ai dit, la plupart d'entre nous l'ignorent. Regarde, on va voir ça. En fait, l'avant regarde dans deux directions à la fois. La première, tu la connais. On regarde en arrière. Jésus est venu. C'est celui qu'Ève, Abraham, David, Ruth ont attendu sans le voir. C'est celui qui est né à Bethléem. Mais il y a une deuxième direction, et c'est celle-là qu'on oublie. On regarde aussi en avant. Jésus reviendra. L'avance n'est pas seulement se souvenir d'une naissance. C'est se rappeler qu'on attend encore, que l'histoire n'est pas finie. Et tu sais ce qui m'a frappé ? Il y a un passage. trois versets, où Paul tient les deux directions dans la même phrase. Et dans ces trois versets, il y a deux mots que je veux que tu guettes. Manifester et en attendant. Ouvre ta Bible à la lettre à Tite, chapitre 2, versets 11 à 13, si tu peux. Deux mots de contexte d'abord. Tite, c'est un jeune responsable que Paul a laissé en Crète, dans des églises toutes neuves, au milieu de gens pas très faciles. Paul vient de lui donner une liste de conseils très tard à... terre sur la vie de tous les jours. Et d'un coup, il lève les yeux. Je lis. En effet, la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à un mode de vie impie et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent conformément à la sagesse, à la justice et à la piété, en attendant notre bienheureuse espérance, la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus-Christ. Tu as entendu les deux mots ? Verset 11, la grâce de Dieu s'est manifestée. Elle est apparue. Passé composé, c'est Noël. Dieu n'est pas resté une idée à distance, il est venu en personne. Et verset 13, en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. En attendant, ça, c'est devant nous. Il est apparu une première fois dans une crèche et il apparaîtra une seconde fois dans la gloire. Et maintenant, regarde où... Paul nous place. Entre les deux. Exactement entre les deux. Verset 12, trois mots. Dans le temps présent. C'est là que nous sommes. Entre il est venu et il reviendra. Et ça, c'est l'avant. Quatre semaines pour habiter ce temps présent en sachant d'où on vient et où on va. Tu vois pourquoi c'est pas juste une affaire de décoration ou de préparation du temps de Noël ? Nous attendons encore, oui. Mais nous n'attendons plus quelqu'un que nous ne connaissons pas. Nous savons qui nous attendons. On n'attend pas dans le vide. On attend quelqu'un qui a déjà tenu parole. Bon, si tu m'écoutes en pliant le linge et que tu as un peu décroché, c'est le moment de revenir parce qu'on passe au concret. Les bougies. Si tu tapes avant sur ton téléphone, à part les fameux calendriers en chocolat, tu tombes sûrement sur des couronnes. Sapins, eucalyptus, quatre bougies, parfois cinq. Et j'ai une question pour toi qui a peut-être l'air bête. Pourquoi on ne les allume pas toutes les quatre d'un coup ? Ce serait plus simple et plus joli. Garde la question, la réponse, c'est un prophète qui va nous la donner. D'abord la couronne en quelques secondes. C'est une tradition chrétienne dont les premières formes sont difficiles à retracer. Et je ne vais pas te faire un cours. Je ne suis pas pasteur, je ne suis pas théologienne, je te le dis souvent. Et dans ce cas-là bien précis, ce n'est pas forcément l'histoire qui compte, à quel moment exactement c'est devenu une tradition, mais ce que le geste dit. Le cercle déjà, ni commencement, ni fin. comme Dieu qui est éternel. Le feuillage vert au cœur de l'hiver, c'est la vie qui demeure quand tout semble endormi. Et les bougies. Ouvre ta Bible une deuxième fois. On va voir Esaïe, chapitre 9, verset 1. Esaïe parle sept siècles avant Jésus à un peuple en pleine nuit. La guerre, l'invasion, la peur. Et au milieu de ce chapitre, il y a ça. Le peuple qui marchait dans les ténèbres avent une grande lumière sur ceux qui habilitaient Le peuple qui marchait dans les ténèbres avent une grande lumière. Sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, une lumière a brillé. Le peuple qui marchait dans les ténèbres avent une grande lumière. C'est ce verset-là que Matthieu cite mot pour mot quand Jésus commence son ministère. La lumière annoncée par Esaïe, c'est lui. Et voilà la réponse à ma question toute bête. On n'allume pas les quatre bougies d'un coup parce que ce verset ne s'est pas accompli d'un coup. 700 ans de nuit, puis une lumière qui grandit. Le premier dimanche, une seule petite flamme. La pièce est encore presque sombre. Le dimanche suivant, une deuxième, et tu gardes la première allumée. Puis une troisième, une quatrième. Et chaque dimanche, tu ne regardes plus la pièce de la même façon. Les bougies racontent les Aïe 9, lentement, à la vitesse de l'attente. Dans mon étude, j'ai donné aux quatre bougies les quatre thèmes de nos quatre semaines. L'espérance. La paix, la joie, l'amour. Et le 24 décembre, la cinquième bougie au centre, la bougie du Christ. Certaines églises font varier le nom ou l'ordre, mais ici, ils vont suivre le chemin qu'on va faire ensemble. Et avant que tu ne commences à chercher une couronne sur Internet, je t'arrête. Tu n'as pas besoin d'une couronne parfaite. Tu peux juste avoir quatre bougies sur une assiette, ou une petite couronne en carton qui est restée dans ton garage. L'essentiel, ce n'est pas la décoration, c'est le geste. On fait un geste et la pièce change, et peut-être que nous aussi, un petit peu. Et là, je sais ce que certaines pensent. Christine, c'est super beau, mais moi je ne suis pas le genre de femme qui va méditer pendant 40 minutes chaque matin avant que la maison se réveille. Bah tu sais quoi, moi non plus. Si tu as un travail, une famille, des enfants, tu sais que la femme qui arrive à méditer 40-50 minutes tous les matins, avant que toute la maison se lève, en permanence, tous les jours, bah ça relève un peu de la science-fiction. Alors voilà en fait ce que ça demande en vrai. Et tu vas voir que c'est volontairement petit. Un jour par semaine, le dimanche ou le jour qui t'arrange. Pas tous les jours. 1. Tu fais un geste. Tu allumes ta bougie. Tu peux lire quelques lignes, un passage court. Tu le lis. Tu restes silencieuse un instant. Tu peux dire une prière, même une seule phrase. Et c'est fini. 10 minutes. Si ce jour-là, ce dimanche-là, tu as l'envie, le temps, eh bien tu peux y passer 30 minutes. Seule avec ton café, en couple, en famille, avec les enfants qui se disputent pour savoir qui c'est qui va allumer la bougie. Ben ça fait aussi partie de l'avant. Ou avec une amie au téléphone. Y'a pas besoin d'en faire beaucoup. Un petit mot à deux types de femmes en particulier. À celles qui n'ont jamais fait l'avant. Ben tu es à ta place, t'as rien raté, tu ne commences pas en retard. Tu vas simplement, cette année, Ouvrir une fenêtre de plus dans ton calendrier, celle de l'attente. Et à celle qui adore décembre, qui a déjà les guirlandes en tête, mille envies, battez à ta place toi aussi. C'est pas réservé aux personnes qui sont fatiguées. L'avance n'est pas seulement une invitation à s'arrêter quand on n'en peut plus. C'est une invitation à regarder celui qui vient, quelle que soit la façon dont nous, on arrive devant lui, fatigué ou en pleine forme, avec un peu de tristesse ou en joie. Et c'est exactement ce que j'ai voulu construire dans mon étude de avent, la joie de ceux qui attendaient. Ces quatre semaines, du 29 novembre au 24 décembre, avec tous ceux qui ont attendu Jésus avant nous, Ève, Abraham, Moïse, Ruth, David, les prophètes, jusqu'à Marie, Joseph, les bergers, Siméon et Anne. Chaque dimanche, une bougie et une méditation. Chaque jour de la semaine, tu trouveras un passage, un verset à méditer, quelques questions, de la place pour écrire. Et tout ce qu'on avent aujourd'hui, le sens de l'avant, les bougies, c'est dans les premières pages pour que tu puisses le relire. Il existe en format brouché, mais il va aussi exister en numérique. Le lien, c'est dans les notes de l'épisode. Je t'en dis pas plus ici. De toute façon, on va vivre ces semaines ensemble et le podcast t'accompagnera tout le mois de décembre. Et pour t'aider encore plus, tu vas voir demain matin sur Instagram, j'ai une petite surprise préparée avec une créatrice que j'aime beaucoup. Alors si on regarde ta semaine maintenant, une seule chose, pas un devoir. pas une case à cocher et rien à acheter. Trouve juste une bougie. Une seule. Peut-être même celle qui est déjà chez toi dans un tiroir au fond d'un carton de Noël. Pose-la là où tu la verras tous les jours. La table de la cuisine, près de la tasse du matin. Et ne l'allume pas. Pas encore. On a cinq semaines avant le premier dimanche. Laisse-la simplement te rappeler chaque matin que quelqu'un arrive. L'attente, ça commence même avant la flamme. Comme d'habitude, le guide de cet épisode part demain matin avec ma lettre du samedi, les trois passages d'aujourd'hui avec leur contexte, le sens des quatre bougies, les dates des quatre dimanches et quelques questions pour ta semaine. Si tu ne reçois pas encore ma lettre, le lien est dans les notes de l'épisode. Elle arrive tous les samedis avec le guide de l'épisode de la veille. Et si tu te demandes par où commencer devant n'importe quel texte de la Bible, mon petit guide gratuit « Ouvre, Lis, Comprend » est juste en dessous. Et maintenant, tu te souviens, au tout début, je t'ai promis une prière, la dernière de la Bible. Trois mots. Ouvre à la toute fin, Apocalypse, chapitre 22, verset 20. C'est l'avant-dernier verset de toute la Bible. Viens, Seigneur Jésus. Tu as entendu ? Après la Genèse, les prophètes, les évangiles, les lettres, après tout ce qu'on sait, la Bible ne se termine pas par un point final. Elle se termine par une attente, par quelqu'un qui dit « Viens » . Et vient en latin, c'est Adventus. La Bible entière se termine par une prière avent. Alors on n'a rien inventé avec nos bougies. On répète juste pendant quatre semaines le dernier mot de l'Église. Viens. Alors si tu veux bien, c'est ce qu'on va dire ensemble comme prière aujourd'hui. Seigneur Jésus, merci. Seigneur Jésus, merci. Merci parce que tu es venu, pas quand nous étions prêts, mais tu es venu dans notre monde réel. Et ta grâce s'est manifestée. Merci Seigneur aussi parce que tu reviendras et que notre attente n'est pas dans le vide. Pendant ces semaines, apprends-nous à habiter le temps présent avec les yeux levés vers toi. Pendant cette période, donne-nous du repos. Donne-nous ta joie et une flamme à la fois. Fais grandir ta lumière. Viens, Seigneur Jésus. Amen. Voilà, c'est la fin de cet épisode. Mon calendrier en chocolat que mon mari m'offre chaque année a 24 fenêtres. J'espère que maintenant, tu as envie d'en ouvrir une 25e cette année. La semaine prochaine, on retrouve Luc au bord du lac, des filets vides, une nuit entière pour rien et une phrase de Jésus que Pierre n'avait pas vue venir. D'ici là, sois béni et à très vite dans le salon. Si cet épisode t'a fait du bien, partage-le à une amie qui en a besoin. C'est la plus belle façon de m'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. D'ici là, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour Lui. Cherche juste à être plus avec Lui. Que tu aies cinq minutes ou une heure devant toi, que tu sois en pleine forme ou au bout du rouleau, que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es. À très vite !