Description
Des approches pluridisciplinaires pour les troubles de l’attention sont non seulement possibles, mais indispensables face à l’explosion des prescriptions de psychostimulants chez les enfants.
Dans ce podcast, l’ingénieure et coach en neurosciences appliquées Claire Pozzobon propose un autre chemin que le réflexe du diagnostic et de l’ordonnance.
Une hausse jugée « fulgurante »
Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) alerte sur une augmentation qualifiée de « considérable » et « préoccupante » de la consommation de médicaments psychotropes chez les mineurs, avec notamment une hausse de plus de 78% des psychostimulants en quelques années. Entre 2010 et 2019, la prescription de méthylphénidate (type Ritaline, Concerta) chez l’enfant a plus que doublé (+116%).
Ces rapports officiels dénoncent une tendance à privilégier le « soin par le médicament » au détriment des accompagnements psychologiques, éducatifs et sociaux de première intention, pourtant recommandés comme base du suivi. Autrement dit, les ordonnances s’envolent alors que les solutions de fond – écoute, bilan complet, travail avec l’école et la famille – reculent.
L’interview de Claire Pozzobon
Ingénieure de formation et coach spécialisée en neurosciences appliquées, Claire Pozzobon explique comment une approche pluridisciplinaire respectueuse des recommandations de la Haute Autorité de Santé peut apporter des réponses concrètes et durables aux difficultés d’attention et de comportement. Elle montre comment l’articulation entre environnement de l’enfant, pédagogie, gestion des émotions, hygiène de vie et travail avec plusieurs professionnels peut, dans de nombreux cas, éviter de s’en remettre uniquement aux psychostimulants.
Au fil de cet échange, le podcast donne des exemples pratiques d’enfants catalogués « hyperactifs » ou « ingérables » pour lesquels un travail pluridisciplinaire a profondément changé le quotidien sans passer par une escalade médicamenteuse.
Et vous, où en êtes‑vous avec ces questions ?
Vous a‑t‑on déjà proposé un traitement par psychostimulants pour un enfant « qui bouge trop » ou « n’écoute pas en classe », sans véritable exploration de son environnement, de son sommeil, de ses difficultés scolaires ou de ce qu’il vit au quotidien ?
En tant que parent, enseignant ou proche, avez‑vous le sentiment que l’on vous donne suffisamment d’informations sur les effets possibles de ces médicaments et sur les alternatives éducatives, psychologiques ou de rééducation existantes ?
Pensez‑vous qu’un enfant en souffrance doit d’abord être écouté, compris et accompagné dans toutes les dimensions de sa vie, plutôt que réduit à une étiquette et à une ordonnance ?
Les réponses, les pistes d’action et un autre regard sur ces situations vous attendent dans cette interview de Claire Pozzobon.
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