#Enora Teyssendier formatrice en psycho sexologieBonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Psycho-Sexo, le podcast de l'EPSO, l'école internationale en psychosexologie holistique. Et aujourd'hui, je voulais vous faire part d'une réflexion que j'ai eue. Parce qu'à un moment donné, je pensais proposer la formation en psychosexologie orientée, on va dire, pour les femmes. Parce qu'un certain nombre de femmes accompagnent uniquement... des femmes, elles sont spécialisées dans cet accompagnement-là. Et donc, je me disais, pourquoi pas leur proposer une formation qui soit spécifique à l'accompagnement des femmes. Voilà, j'y ai pensé. Mais j'ai eu toute une réflexion à ce niveau-là. Et aujourd'hui, c'est ça qu'on aborde dans ce sujet. Donc, j'ai quelques notes, mais en vrai... Je vais, je pense, en grande partie improviser cet épisode. J'espère qu'il sera tout de même agréable à écouter. Donc ouais, dans mon parcours, notamment quand je me suis formée à la pratique de l'œuvre de Yoni, avec Lydia Vasquez qui avait l'entreprise Fremoon. D'ailleurs, elle a arrêté et elle m'a transmis ses formations. Je me suis aussi formée à l'accompagnement des cercles de femmes. Avec Monique Grande. Donc là encore, j'étais entourée de femmes qui n'accompagnent que des femmes. Voilà, bref. Avec Lydia Vasquez, j'ai participé à un projet qu'elle avait. Donc on était plusieurs femmes qu'elle avait formées pour qu'on fasse ensemble un accompagnement autour de l'endométriose. Donc bref, oui. je connais plein de professionnels qui accompagnent uniquement les femmes, qui sont spécialisées dans cet accompagnement-là. Et donc, je trouve que l'intérêt est légitime d'une spécialisation autour des vécus féminins, on va dire ça comme ça. D'où mon questionnement à un moment donné de proposer une formation pour ces professionnels. Donc voilà, mon idée de base. c'était de proposer une formation peut-être orientée plutôt autour de ce qu'on appelle les dysfonctions sexuelles, c'est-à-dire les douleurs à la pénétration, le vaginisme, les syndromes vulvo-vestibulaires, ce qui est autour du périnée, du désir, de l'orgasme, des difficultés à atteindre l'orgasme. Voilà. Et je me disais, bon bah avec ça, mais ça pourrait être fait peut-être en un an. Et en même temps, ça me semble important d'être formée pour les outils qui sont au niveau des émotions et des traumas, parce que s'il n'y a pas cette formation-là, ça va un petit peu contre mes valeurs, on va dire, parce que l'accompagnement est tellement plus puissant quand on a ces outils-là. Donc là, je me disais, bon, voilà, le truc, c'est que la formation, c'est un certain temps aussi en présentiel. puis après finalement, autour des accompagnements qu'on retrouve en sexo et pour les femmes, on a aussi tout ce qui est contraception, IVG, grossesse, accouchement, postpartum, endométriose, mutilation sexuelle, tout ce qui est autour de l'image du corps, de la ménopause, de l'évolution de la sexualité dans la vie d'une femme. En fait, les thèmes, ils vont beaucoup plus loin. Et tout ça, c'est ce qu'on va voir au cours des trois années de formation. En sexologie. Puis bon, après je me suis dit, en soi il y a aussi plein d'autres sujets autour qui sont importants. Finalement, l'histoire de la sexologie, l'influence des normes religieuses dans la sexualité, les cours sur l'anatomie, la physiologie, l'addiction à des comportements sexuels, ça peut aussi concerner des femmes. La diversité des orientations, les identités de parcours LGBTQIA+, aussi. L'accompagnement des personnes trans, aussi. Bien évidemment, donc j'ai déjà abordé les traumas, mais du coup, avoir des informations sur l'inceste, sur la violence conjugale, sur la sécurité dans l'accompagnement. Enfin, il y a tellement de choses qui pourraient être vues. Les mésententes dans le couple. La rupture et le divorce, la communication et puis tout ce qui est outils d'accompagnement, l'anamnèse, les thérapies cognitives et comportementales. La relaxation, l'outil Sense8 Focus que vous pouvez retrouver dans un épisode de podcast spécifique à ce sujet-là, voire même deux, il me semble. Donc l'hypnose que j'ai déjà citée, mais pour traiter les traumas, la méthode Célema, les mouvements alternatifs, l'approche systémique, la communication non-violente. Dans les cours, il y a aussi une introduction à la psychologie sociale. Bref. En fin de compte, il y a beaucoup de choses dans cette formation qui pourraient être tout à fait utiles dans une formation pour quelqu'un qui veut accompagner des femmes. Donc à partir de ce moment-là, je me suis dit, ok, si je propose cet accompagnement-là, qu'est-ce que j'enlève dans la formation ? Puisque là, je viens de citer tellement de choses, tout ça me semble important, j'enlève quoi ? J'enlève l'accompagnement des... De l'éjaculation précoce ou trop rapide. J'enlève l'accompagnement des problèmes d'érection. J'enlève l'anejaculation. Et encore que, le cours anéjaculation et difficulté à avoir un orgasme, ils sont liés, ils sont faits plutôt ensemble, avec des spécificités un peu pour chacun. Mais bon, il y a des points qui sont quand même communs. Voilà. Et du coup, je me suis dit, attends, Si j'enlève que ça, à la rigueur aussi le porno, on peut se dire, ah les personnes qui sont addictes au porno, les répercussions sont peut-être plus pour des hommes, sauf qu'il y a aussi des femmes qui sont addictes au porno. Bon bah là j'enlève, c'est quoi ? Même pas un trentième des cours que j'enlève de la formation. Là je me suis dit déjà, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Du coup, de proposer une formation en sexologie sur 3 ans, où t'enlèves juste un trentième, ok. Autre point dans ma réflexion, c'est qu'en fin de compte, en sexo, c'est compliqué de prendre en considération uniquement la personne pour sa problématique, sans prendre en considération le système dans lequel elle vit, c'est-à-dire l'ensemble des choses dans lesquelles elle vit. Alors, je le dis des fois dans des épisodes de podcast, prendre en considération tout ce qui est l'environnement dans lequel elle vit, son travail, s'il y a des enfants, etc. Mais aussi, c'est comment ça se passe dans la sexualité avec son partenaire si elle est avec un homme, ou sa partenaire si elle est avec une femme. Mais là, en l'occurrence, on parlait d'enlever la partie pour les hommes. Ben en fait, finalement, ce qui peut se passer, c'est qu'une femme peut venir parce qu'elle n'a pas de désir. Quand on creuse derrière, en fait, c'est qu'elle n'a pas d'orgasme. Et finalement, on découvre que son partenaire éjacule rapidement, ou on peut dire qu'il est éjaculateur précoce, mais en tout cas, peu importe le temps, parce qu'éjaculateur précoce, ça sous-entend moins de deux minutes, une fois qu'il y a la pénétration. Peu importe, il est éjaculateur, il éjacule trop vite. Et puis après, une fois qu'il a éjaculé, il n'y a rien qui est fait pour madame. Et du coup, ça va trop vite pour elle et c'est pour ça qu'elle n'accède pas à son plaisir. Bon, dans ces cas-là, c'est quand même mieux d'avoir des notions sur l'éjaculation précoce. Pour avoir... Ne serait-ce que des billes pour accompagner madame par rapport à ça. Ça pourrait être aussi tout simplement de se dire, bon, d'habitude j'accompagne les femmes, mais là, éjaculation précoce, souvent en quelques rendez-vous, c'est réglé. Peut-être qu'on peut inclure monsieur dans l'accompagnement s'il est ok. Bref, ça pourrait être ça. Ou une femme n'a plus de désir, mais en fait, monsieur, il n'a pas d'érection. Enfin bref. Dans plein de situations, finalement, comme la sexualité elle se vit à deux, et bien l'autre personne finalement peut aussi avoir ce qu'on appelle des dysfonctions sexuelles, je suis pas forcément fan du mot, mais peut vivre des choses, des complications dans sa sexualité. Et l'un comme l'autre peuvent avoir des répercussions sur la sexualité, enfin sur ce qui est vécu dans la sexualité de l'autre. Et du coup, finalement... Ça peut être intéressant, même une personne qui veut accompagner que les femmes, d'avoir des notions de... Qu'est-ce qui se joue par rapport à des problèmes d'érection ? Qu'est-ce qui se joue par rapport à des problèmes d'éjaculation précoce ? Et après tout, ce n'est qu'environ un trentième de la formation. Donc la personne peut apprendre finalement ces points-là pour la formation, même si elle n'accompagne pas les hommes ou que les femmes. eh bien, elle a quand même ses notions, ses informations, et elle peut faire de ce qu'on appelle la psychoéducation, ne serait-ce que, du coup, transmettre des informations sur ce que vit le partenaire, ou ce que peut potentiellement, en tout cas, vivre le partenaire. Donc je me suis dit que, ouais, après tout, enlever ce 1 trentième, est-ce que c'était vraiment utile ? Et vraiment, depuis, enfin, mes valeurs... en fait c'est aussi de transmettre une formation complète. J'ai envie que les professionnels et un certain nombre de connaissances qu'ils puissent aussi acquérir une certaine posture, c'est quelque chose que j'ai pas abordé là mais dans tout l'accompagnement il y a tout le côté aussi de quelle posture on a comment on se place comment on se positionne, comment on interagit et donc donc voilà tous ces questionnements-là, je me suis dit, ben finalement, en fait, ce serait me travestir que de faire une formation où j'enlève un trentième, quoi. Ou alors une formation de seulement un an où je fais que les dysfonctions sexuelles, mais il manque tout le reste. J'ai pas abordé aussi, mais après, il y a aussi tout ce qui est psychopathologie et donc psychiatrie, toutes les problématiques qu'on appelle psychiatriques et la sexualité, donc je sais pas, moi. Dépression, bipolarité... Pour les plus communes, les traitements ont des impacts sur la sexualité, souvent, pas tout le temps, mais souvent. Et pas forcément que les traitements, la maladie en soi. Donc ça me semble important d'avoir toutes ces notions-là, et donc faire une formation, finalement, de 6 mois à 1 an, où il manque tout le reste, eh bien, je sors, en fin de compte. de mes propres valeurs et je me suis dit que non, je n'allais pas proposer cette formation-là. Même si ça ne remet pas en question que pour moi, c'est tout à fait ok d'accompagner que des femmes, ce n'est pas ça le sujet. En tout cas, moi, pour former ces professionnels, j'ai aussi envie de les former, de les former bien. j'ai pas envie d'enlever des choses qui me semblent tout à fait importantes dans l'accompagnement juste parce que certaines personnes préfèreraient probablement une formation plus courte et n'ont peut-être pas envie de faire une formation sur 3 ans mais en fait c'est ma vision des choses de donner une formation vraiment complète d'ailleurs j'en profite pour vous dire que Donc si vous voulez voir ma manière d'accompagner, que ce soit d'accompagner les patients ou que ce soit d'accompagner les élèves, eh bien je vous invite à venir à la supervision sexo gratuite qui sera le 1er juin. Ce sera de 19h à 21h et l'idée c'est qu'il y aura des personnes qui, vous, toi si tu veux, qui vont apporter des situations concrètes de personnes qu'elles accompagnent, et puis je vais questionner à ce niveau-là, dire quelles questions la personne pourrait aussi faire à la personne qu'elle accompagne, donner des informations, je vais donner des informations concrètes, et puis peut-être donner des pistes de comment elle pourrait accompagner la personne. en fonction des outils qu'elle a, elle. Et puis, si vous n'accompagnez pas quelqu'un, que vous n'accompagnez personne pour l'instant, mais que vous hésitez à faire une recommandation en sexologie, eh bien, c'est aussi l'occasion de venir et puis d'écouter ma vision des choses. Voilà, c'est pour les professionnels qui sont déjà dans l'accompagnement ou des personnes en réflexion pour... entamer une reconversion vers la sexologie et puis dans un deuxième temps de séance, on abordera la formation, ce que j'y propose vraiment, même si dans cet épisode indirectement, vous voyez un panel de choses que j'aborde dans la formation. Donc voilà, pour revenir à l'épisode, j'ai finalement décidé de ne pas créer de petites versions, entre guillemets, de la formation pour accompagner uniquement les femmes, puisqu'il y aurait très peu de contenu réellement retirable à mon sens, vu qu'il n'y a que quelques cours qui sont explicitement centrés sur des difficultés masculines, parce que, du coup, les problématiques masculines peuvent impacter directement. les femmes que l'on accompagne, et puis la sexualité féminine, elle est toujours traversée par plusieurs dimensions. Corps, histoire personnelle, trauma, couple, santé, maternité éventuellement, normes sociales, consentement, identité, plaisir, relation à soi et à l'autre. Et donc, mon objectif, c'est de garder une formation qui est complète, qui permet d'avoir aussi une certaine... posturer une sécurité professionnelle, donc pour être, pour mieux écouter, mieux questionner, ne pas réduire une plainte à un symptôme. Et c'est ça qui me semble être risqué avec les formations courtes d'ailleurs. Repérer ce qui relève de son propre champ, orienté quand nécessaire, accompagné, avec plus de finesse et de responsabilité. Et donc, les portes, elles restent toujours. Bien évidemment, ouverte aux femmes qui sont engagées dans l'accompagnement féminin pour un approfondissement des connaissances, pour une structure de la posture peut-être, peut-être une meilleure compréhension des demandes, et puis passer peut-être d'un outil ou d'une spécialisation à un accompagnement psychosexologique plus global, même si... bien évidemment les personnes que je forme peuvent rester peuvent choisir d'accompagner toujours que des femmes en tout cas ma porte reste grande ouverte aussi à ces personnes qui ont envie d'accompagner que les femmes d'accompagner que les hommes aussi ce serait tout à fait possible aussi d'ailleurs donc voilà pour les personnes qui se reconnaissent dans cette approche et bien déjà on peut se retrouver lors de de la psychosexo gratuite, de l'événement de psychosexo gratuite du 1er juin, je rappelle. Et puis c'est aussi possible de découvrir la formation sur mon site internet, sur le site internet de l'école du moins, que je mets dans la description. Et c'est aussi déjà possible de prendre rendez-vous avec Sandrine, qui travaille avec moi pour répondre aux questions. des personnes qui s'interrogent si la formation est vraiment faite pour elles, mais aussi pour vérifier que les personnes qui s'inscrivent dans la formation soient vraiment ok avec les valeurs de l'école. Et puis, voilà, l'objectif, c'est pas de remplir à tout prix la formation, mais c'est plutôt d'avoir un groupe cohérent des personnes qui sont en... qui sont ok avec les valeurs de l'école tout simplement, qui font un travail sur elles ou qui sont prêtes à engager ce travail sur elles. Donc voilà, c'est possible de prendre rendez-vous avec Sandrine qui répond aux questions et qui permet de voir aussi vraiment si la formation est adaptée pour vous. Je vous dis à tout bientôt pour un prochain épisode de podcast ou à bientôt pour le live de Supervision Sexo gratuit !