#Enora Teyssendier formatrice en psycho sexologieBonsoir et bienvenue sur le podcast de Psychosexo, le podcast de l'EPSO, l'école internationale en psychosexologie holistique. Moi c'est Enora Tessandier, je suis psychosexologue formée pour accompagner à traiter les traumas et je suis aussi formatrice et la fondatrice de cette école. Aujourd'hui on va parler de la question de pourquoi se former à la sexologie quand on ne souhaite pas être sexologue. quand on souhaite plus ajouter des compétences à un métier qu'on a déjà. J'irai plus dans les détails tout à l'heure, mais avant d'aller dans le vif du sujet, j'avais envie d'aborder un autre point, un autre sujet. Il y a quelques jours, j'ai eu la surprise de découvrir que sur Spotify, eh bien la note, elle était de 4,3. étoiles. Je crois même qu'elle est à 4,2 mais j'ai dû recevoir une autre note depuis. Le truc, c'est que je peux pas voir si... A priori, il n'y a pas de commentaire, je peux pas voir quand cette note ou ces notes négatives ont été mises pour éventuellement faire des hypothèses de pourquoi. Donc, vraiment, pour améliorer ce podcast, j'ai envie de vous demander vos retours. Si vous avez des critiques constructives, bien évidemment. et bien c'est avec plaisir que je les recevrai vous pouvez me contacter le plus simple c'est par Instagram c'est aussi possible par mail mon contact c'est je le mettrai dans la description et donc voilà vraiment j'ai envie d'améliorer ce podcast donc si vous avez des idées d'amélioration ou des retours à faire c'est avec plaisir que je les entendrai et puis si jamais tu es quelqu'un qui écoute beaucoup cet épisode et que tu n'as jamais laissé d'étoile, eh bien, écoute, ce serait vraiment avec plaisir si tu acceptais d'aller mettre ces notes sur Spotify, même si, a priori, ce n'est pas sur Spotify que tu écoutes, mais il y a deux endroits pour mettre un avis, c'est sur Apple Podcasts, où c'est à 5 sur 5, je me focus sur Spotify, mais... Sur Apple Podcast, la note est à 5 sur 5, mais en tout cas, ça fait toujours plaisir, ça aide à faire connaître l'épisode, le podcast, et voilà. Merci d'avance. Allez, maintenant, c'est parti dans ce sujet. En fait, on m'a déjà parlé du fait de se former au sujet autour de la sexologie, au sujet autour de la sexualité. mais sans vouloir devenir sexologue. Et en fait, c'est tout à fait possible, parce qu'il y a plein d'autres métiers où avoir des connaissances en sexo pourrait être intéressante. Donc, par exemple, je pense notamment aux psychologues, aux éducateurs, aux infirmiers, aux aides-soignants, psychomotriciens, ergothérapeutes. Tout type de travailleurs sociaux, les médecins, des professionnels qui travailleraient, peu importe quel métier, quelle fonction, mais qui travailleraient dans le handicap ou dans un EHPAD, etc. Et bien, dans tous ces métiers, en vrai, la sexualité, elle peut apparaître à un moment donné, puisque la sexualité, elle traverse la vie. Elle est là partout. Et j'allais dire tout le temps. Non, peut-être pas tout le temps, mais en tout cas, c'est un sujet qui est important et qui peut être à tout âge. Et donc, finalement, la sexualité, elle n'apparaît pas forcément sous la forme de « Bonjour, j'ai un problème sexuel, je voudrais des conseils. » Non. En fait, c'est un sujet qu'on va retrouver. dans l'image corporelle, dans la contraception, par rapport aux violences, par rapport à l'identité, par rapport à un désir d'enfant, par rapport au couple, au consentement, à la ménopause, dans le handicap, quand il y a une maladie, bref, vous pouvez le voir, ça se retrouve dans plein de sujets différents qui sont... pas forcément ceux auxquels on pense sur le coup parce que souvent on va peut-être penser juste la sexo c'est Vraiment, la sexualité pure et dure, voilà, avoir des rapports avec quelqu'un, quoi. Mais non, la sexe, ça va bien au-delà. Et donc, bien évidemment, on peut être formé en sexe, on peut avoir des connaissances sur la sexualité ou en sexologie, en fait, tout simplement, sans être sexologue en soi. Ou du moins, sans... travailler avec cette casquette là. Par contre quand on est formé à l'asexo, eh bien ça change la manière de regarder certaines situations. Et puis ça fait qu'on a aussi plus de connaissances. Ça me fait penser quand j'étais en MEX, du coup il y a un jeune qui a eu une torsion textil... testiculaire. Donc lui, il y vivait en appartement seul. Et dans la MEX, il y avait aussi, MEX ça veut dire maison d'enfants à caractère social, il y avait aussi la partie maison avec différents jeunes, moins autonome du coup. Et donc, ce jeune qui était en maison, en appart autonome, il a fait une torsion testiculaire, c'est un éduc homme qui était là à ce moment-là qui l'a emmené à l'hôpital et Voilà, une torsion testiculaire, c'est une urgence médicale. Il est passé sur, comment on dit, sur le billard. Enfin, il s'est fait opérer. Et puis, il a dit, c'était dû, heureusement que c'était toi, parce que je me serais sentie mal à l'aise si ça avait été une femme. Et bon, après, pour se faire bichonner, il n'est pas retourné tout seul dans son appart. Il est venu à la maison, au foyer. Et comme ça, ben... a pu s'occuper en tant qu'éduc un peu plus de lui. Et finalement, dès le premier soir, il a discuté avec moi, enfin il m'a expliqué ce qu'il avait eu, etc. Parce qu'en fait l'éduc lui avait dit, il lui avait répondu, bah tu sais, en ce moment il y a une nouvelle éduc, elle est en formation en sexo, donc il n'y aurait vraiment pas eu de soucis avec elle pour que tu parles de ce sujet et tout. Bon, il ne s'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, puisque le soir même il m'en parlait. Et à priori il n'y avait aucun souci puisqu'il a vu qu'avec moi on pouvait en parler sans en rigoler et qu'à table, quand les jeunes rigolaient, il a eu une couille qui s'est tordue. Bon, il a bien vu aussi qu'à ce moment-là j'ai repris les choses, que j'ai expliqué ce que c'était, etc. Donc voilà. Déjà un premier exemple, je pense que j'en aurais d'autres à vous donner, mais en tout cas quand on est formé en sexo, ça permet de comprendre mieux aussi les enjeux qu'il y a par rapport au désir, de comprendre les impacts des traumas. D'ailleurs par rapport au désir, voilà j'ai un autre exemple, une thérapeute qui a dit à une personne qui est venue me consulter. Eh bien écoutez, si vous n'avez pas de désir, non, laisse tutoyer, si tu n'as pas de désir, force-toi un jour sur deux, comme ça, un jour sur deux, tu es tranquille, et tu te dis, tu es bien, et puis le jour où tu dois te forcer, tu te dis, ça va, demain, je serai tranquille. Non mais vous vous rendez compte ? Et la tenue, je ne sais plus combien d'années maintenant, je pense que c'est trois ou cinq ans, mais en tout cas déjà trois, c'est beaucoup trop, à faire ça, mais vous vous rendez compte ? Un jour sur deux, à s'obliger quand tu n'en as pas envie. Donc voilà, ça évite de dire ce genre de bêtises, c'est traumatisant en plus, pour le corps en tout cas. Donc voilà, ça permet quand on est formé à la sexo de comprendre les impacts des traumas, enfin non, pardon, c'est pas dans toutes les écoles en sexo que ça permet ça, en tout cas c'est ce que je transmets à l'EPSO, donc pour les traumas c'est quelque chose qu'on apprend dans cette école. Ça permet de comprendre mieux autour des... de ce qui se passe autour des normes, de comprendre la diversité des vécus. J'ai un autre exemple, on en parlait encore il n'y a pas longtemps. Quand j'étais... quand je bossais dans le handicap, moi je suis pas du genre à être... à tenir tête à mes chefs par exemple. Ouais, j'ose pas forcément beaucoup, il faut vraiment qu'il y ait quelque chose qui va vraiment à l'encontre de mes valeurs ou quoi pour que je le fasse. Et justement, un jour, ils ont commencé à parler sur une résidente que c'était une personne vulnérable, voilà, mais en fait ça leur convenait pas parce qu'elle couchait avec plein de mecs. Et alors que moi, j'avais très bien vu, puisqu'elle avait très probablement vu qu'avec moi, on pouvait dire les choses, elle m'avait dit « Ouais, un tel, un tel, il est venu dans ma chambre, il a commencé à vouloir me toucher la poitrine, moi je l'ai repoussé, je lui ai dit que je ne voulais pas et je l'ai sorti dehors. » Ce mec, c'était peut-être le plus large, le plus grand et large de tout le foyer. Elle aurait pu avoir peur, elle aurait pu se laisser faire. Enfin, elle aurait pu, si c'est vraiment une personne si vulnérable que ça. Et puis, si c'est vraiment la Marie Couche-toi-là, comme le disaient mes collègues. Parce que franchement, je suis arrivée dans le foyer. C'est la première chose, une des premières choses que m'a dit une des éduques, des AMP. Ah ouais, elle, elle couche avec tous les mecs. C'est une salope, je crois qu'elle m'avait même dit ce terme-là. Bref, donc là le directeur qui dit « Ah ouais, c'est une personne vulnérable, non faut pas la laisser coucher avec des hommes et tout. » Et puis là je dis « Ben non en fait, elle est pas si vulnérable que ça. » Oui, en fait, quand une personne qui a un handicap, on dit que c'est une personne vulnérable. Mais en fait, elle sait très bien ce qu'elle fait, elle sait très bien avec qui elle le fait, et elle sait aussi mettre quelqu'un dehors de sa chambre. Et là, si on a bien un dans la structure où ça aurait été compliqué, c'est bien lui. Et elle a réussi, elle l'a fait. Donc, elle n'est pas si vulnérable, elle n'est pas sous emprise d'un stress ou je ne sais quoi qui fait qu'elle va accepter du sexe avec beaucoup de monde. Non, voilà. Et donc, c'est ça aussi quand on... connaît plus ce sujet, quand on est vraiment formé à ce sujet, et bien ça permet aussi de pouvoir se positionner, d'avoir un avis sur ce qui peut se passer, d'observer quand la personne elle est en situation critique, etc. Et du coup, ce qui revient un peu à ce que j'ai déjà dit plusieurs fois, une personne qui est formée en sexo, elle devient une personne ressource au sein de l'institution ou au sein de son service. D'ailleurs, j'ai encore d'autres exemples. Quand j'étais en pédopsych, j'étais en hôpital de jour à ce moment-là, et bien quand il y avait un sujet autour de la sexualité, et que c'était un groupe avec des enfants que j'avais, mes collègues me demandaient que ce soit moi qui aborde le sujet. Parce que j'étais plus à l'aise, donc ça arrivait à plusieurs situations. Soit, du coup, j'ai pu utiliser un livre pour aborder le sujet. Ou alors, il y avait un enfant qui a commencé à faire des dessins, des bonhommes en forme de phallus. Et du coup, c'est moi qui ai abordé le sujet avec lui, pour essayer de comprendre ce qui se passait quand il a commencé à faire des bonhommes. Mais je vous jure, on aurait dit des bites. Les petits zizis qu'on voit de dessiner sur tous les murs là, avec deux couilles, c'était ça. Sauf que les couilles c'était les pieds de ces bonhommes. Et pourtant il était suffisamment grand pour dessiner des bonhommes bien plus sophistiqués, avec des bras notamment. Parce que là ils n'en avaient pas. Bref, voilà, je m'égare. Et puis, quand je bossais dans ce même endroit... J'ai donné des cours sur les psychotraumas à l'IFSI, donc à l'école des infirmiers. Et puis, ce que j'allais raconter, ah oui, c'est que... Ah ben non, mais il y en a eu plusieurs, des choses. On m'a demandé d'intervenir en psy adulte pour accompagner l'équipe par rapport à une personne qui venait, qui était arrivée en psychiatrie pour... pour un sujet lié à la sexualité. Et puis on m'avait demandé aussi d'animer un groupe autour de la sexualité sur un autre service. Et puis on avait convenu avec ma chef que non, je n'allais pas me déplacer sur l'autre service puisque les aider, ça allait toujours dans un sens. Puisque là, c'était déshabiller Paul pour habiller Jacques. Mais déshabiller Paul, on n'avait pas plus d'effectifs par contre. Donc on avait convenu que non, mais par contre que je pouvais aider l'équipe à mettre en place cet atelier autour de la sexualité. Donc voilà, en fait, quand on se forme... À la sexo, eh bien, on peut vraiment être une personne ressource, les collègues peuvent poser des questions, on peut faire de la sensibilisation. Tiens ! Mon boulot était aussi de travailler avec les partenaires, et en l'occurrence, je suis intervenue dans un des lycées pour faire des interventions sur la vie affective et sexuelle, qui s'appelle maintenant EVARS, avec l'infirmière scolaire, en binôme. Donc voilà, on peut accompagner pour des groupes de travail, on peut animer des groupes de travail, on peut aller dans d'autres services comme je l'ai fait. Voilà, en fonction de là où on travaille, on peut avoir des fonctions aussi qui peuvent nous être allouées de façon plus récurrente ou de façon officielle aussi. Et quand je vois que... D'ailleurs, à l'hôpital, quand je cherchais le contact du planning familial, je suis tombée sur... Comment ils appelaient ça ? Service en santé sexuelle, un truc comme ça. Et j'étais là, d'accord. Et est-ce qu'il y a un sexologue ? Non. Non. Comment ? Comment ils peuvent oser dire qu'il y a un service sur la sexualité sans qu'il y ait de professionnels qui soient formés à ça, quoi ? Enfin, franchement, ça me fait halluciner. Donc voilà, vaudrait mieux. qu'il y ait d'autres professionnels qui se forment, qu'ils soient infirmiers, sacheval, etc., et qu'ils bossent, du coup, dans ces services-là. Au moins, il y aurait du personnel qui est vraiment formé à ça. Et d'ailleurs, à l'hôpital, le pédopsy aussi, il orientait quand il y avait des traumas, il orientait plutôt sur moi. S'il y avait des traumas d'ordre sexuel, pareil, des questionnements autour de l'identité de genre, il orientait sur moi. Enfin, voilà, quand il y avait ce sujet-là, il orientait sur moi. Donc voilà, quelqu'un qui se forme vraiment sérieusement à la sexualité, à la sexologie, à la santé sexuelle, etc., il devient souvent, naturellement, la personne vers qui les autres vont se tourner. Et comme ce sujet de la sexualité, il est souvent tabou, qu'il y a plein de personnes qui n'osent pas l'aborder, eh bien voilà, ils seront très contents de pouvoir réorienter sur vous. Enfin, en tout cas, sur les personnes qui sont formées. Je dis vous, mais je ne sais pas si jamais tu as envie de te former. D'ailleurs, je passe du vous au tu, bref. Et donc, parfois, ça peut transformer un projet professionnel, et parfois, non. Certaines personnes vont rester dans leur boulot de base, éduque, infirmier, psychologue, ergothérapeute, etc. Et puis d'autres, moi d'ailleurs j'ai commencé des consultes en pédopsy avec des ados, quatre jours par semaine, et une journée par semaine j'étais en libéral, en sexo. Et ça m'allait très bien de fonctionner comme ça. Et voilà, il y a des personnes qui vont développer des consultes, ou des ateliers, ou des interventions, des formations. Bon pour ça, pour la formation, moi je reconnais comme d'avoir un certain... une certaine expérience. D'autres personnes vont animer un compte Instagram, vont faire des partenariats financés, etc. Enfin voilà, chacun peut proposer les choses comme il ou elle lui parle. Mais en tout cas, c'est pas une obligation d'être uniquement psychosexologue. Et j'ai failli oublier une partie Merci. que je voulais aborder. Donc j'espère que j'arriverai à bien le glisser au sein de l'épisode. C'est que j'ai donné des exemples par rapport à ma propre pratique. En fait, j'avais plein d'autres exemples qui me venaient en tête. Dans la protection de l'enfance, il y a dans les sujets qui peuvent être abordés, en fait, au-delà de la puberté que j'ai abordée, il y a le consentement, bien évidemment, à les violences sexuelles. l'exposition au porno. D'ailleurs, je parle de violences sexuelles, ça me fait penser qu'il y a un jeune en mecs qui foutait un bazar pas croyable les soirs. Au moment de se coucher, il retournait toute la mecs et tout le monde devenait excité, il faisait les cons. Et c'était très dur de les coucher. Et en fait, je l'ai reçu bien plus tard en consulte, donc dans un autre cadre. Et en fait, ils vivaient de la violence sexuelle le soir. Donc forcément, ils faisaient tout pour ne pas aller se coucher. Et si j'avais été formée au trauma à ce moment-là, je pense que j'aurais eu un œil plus aguerri et que ça m'aurait permis d'avoir des suspicions à ce moment-là, quoi, en fait. Tout comme après, quand j'étais à l'hôpital de jour, je participais à un groupe et puis j'ai pu identifier la violence conjugale, en fait. Bon, pour autant, là, pour le coup, j'ai pas été crue. Il a fallu deux ans. Et que je leur dise... Parce que j'avais pas de choses concrètes à leur dire. Bah oui, il y a ci, ça, ça, donc c'est sûr. Mais non, pour moi, c'était une personne qui était dissociée en permanence. Mais je savais pas l'expliquer. Voilà, donc j'étais pas crue. Puis on m'a dit, ah mais non, mais le papa, il a l'air vraiment bien et tout. Il vient chercher son fils. Oui, mais un papa, il peut être bien... Il peut avoir une bonne attitude avec son fils. Pour autant, il peut y avoir de la violence conjugale. Et d'ailleurs... C'est violent pour l'enfant quand il assiste à de la violence conjugale. C'est pas pour rien s'il était chez nous en fait, en pédopsy. Bref, voilà, et on a eu confirmation mais deux ans plus tard. Donc voilà, chez les ados, il peut y avoir l'exposition au porno, tout le lien à la pornographie. Voilà, les premiers rapports. Ou chez les enfants, il peut y avoir les premiers questionnements sur l'érection. Ça m'est arrivé d'ailleurs aussi. Un enfant qui me dit « Nora, je ne comprends pas, les matins, mon zizi, il est tout dur, et du coup, quand je fais pipi, ça part sur le mur. » Il m'avait montré, puisqu'on était dans la salle de bain quand il m'en a parlé. Donc voilà, il y a ces premiers questionnements sur le corps, etc. Dans le handicap, j'ai un peu abordé le sujet, mais il y a aussi tout ce qui est masturbation, tout ce qui est intimité, contraception. Il peut y avoir aussi le désir d'enfant. D'ailleurs, j'ai parlé de handicap, il y avait une déficience là où je travaillais. Et dans le handicap, c'est bien plus large que ça. Il n'y a pas que le domaine où il y a des personnes qui ont une déficience. Ça peut être des personnes qui ont un handicap physique sans déficience. Il peut y avoir la vie de couple quand il y a un handicap, l'accompagnement à la sexualité. Des personnes qui ne peuvent plus se caresser comme avant. Qu'est-ce qu'on fait ? Pour ça, je vous renverrai sur les épisodes de podcast que j'ai enregistrés avec Frédéric Barbe quand on a bossé ensemble dans le handicap. Mais on a fait deux podcasts où on échange ensemble sur ce sujet-là. Et puis, il y a en EHPAD aussi. J'en parlais avec une psychologue dernièrement qui travaille en EHPAD. Ben voilà, sexualité des personnes âgées, les nouveaux couples, les couples qui se forment et qu'ils ont déjà un partenaire, mais ils n'ont plus la mémoire. Et du coup, qu'est-ce qu'ils font ? Qu'est-ce que les soignants doivent faire dans ces cas-là ? Je ne sais pas si ça se dit encore, la démence. J'ai entendu dernièrement, mais je ne sais pas si ça se dit encore. En tout cas, le fait aussi qu'il y ait de l'intimité alors qu'on est en institution, le fait que les professionnels ne toquent pas forcément à la porte, enfin bref, le besoin d'aide, ça c'est valable aussi dans le handicap, le besoin d'aide pour les installer dans le lit, et quand est-ce qu'on revient, le besoin d'aide pour amener la main au pénis par exemple, pour se masturber, enfin je ne sais pas, il y a plein de choses que ça peut toucher vraiment. Et puis c'est notre propre rapport au corps. Moi je me rappelle aussi, quand j'étais en masse, donc c'est les maisons d'accueil spécialisées, il y avait du polyhandicap et de la déficience. Les personnes pouvaient avoir un polyhandicap et une déficience. Voilà, je faisais les toilettes et puis dans les premiers jours, on m'a demandé, Nora, est-ce que tu décalotes ? Euh, rhum rhum, euh... Ben non, je le faisais pas en fait. Et puis après, quand tu décalotes, c'est la peur de te foirer, la peur, si tu n'y arrives pas du premier coup, est-ce qu'il ne va pas se retrouver en érection dans ta main ? Enfin voilà, c'est toutes ces choses-là qui peuvent être gênantes en fait. Dans le domaine de l'addiction aussi, en addictologie, le domaine de l'addiction, le domaine de l'addicto. Et bien, la sexualité sous-produit, la sexualité après la prise de produit quand la situation s'empire, les compulsions aussi, enfin, compulsions, addiction à des comportements sexuels, quoi, le trauma par rapport à tout ça, l'estime de soi. les relations toxiques, bref. Et puis, bon, j'ai ma petite sœur qui sera bientôt psychomotricienne. En tout cas, je lui souhaite. Elle passe ses examens actuellement, donc voilà, je pense à ce domaine-là aussi. Il y a l'image corporelle, le rapport au corps, la perception, les perceptions sensorielles, le rapport à la douleur, au vécu corporel. Il y a tellement de domaines. En médecine ou dans le soin, peu importe quel métier, quelle profession, mais tout ce qui est autour du cancer, l'oncosexologie, on dit, autour de l'endométriose, des douleurs, des effets secondaires de certains médicaments, par rapport à des effets secondaires de la ménopause, une sexualité après une opération, bref. Voilà, il y a tellement de sujets dans lesquels la sexualité, elle pourrait tellement avoir sa place. Et ça faisait partie d'ailleurs des sujets, des raisons pour lesquelles j'ai voulu me former à la sexo, quand j'hésitais avec d'autres formations dans l'accompagnement thérapeutique, c'est que, en tant qu'éduque, peu importe où je bossais, eh bien, la sexo pouvait être intéressante. Enfin, avoir des connaissances en sexo, ça pouvait être intéressant. Donc voilà, j'ai donné d'autres exemples. Et ce qui va me mener progressivement à la conclusion, en espérant que la transition se fasse plutôt bien. Mais bon, au moins, comme je l'ai dit, vous ne serez pas choqués si elle ne se fait pas très bien. Et puis, je ne sais pas trop comment conclure cet épisode. Mais en tout cas, quand c'est un sujet qui nous intéresse, Je pense sincèrement que ça vaut le coup de se former. Comme ça, ça amène des connaissances, des compétences, de la légitimité. Et puis ça permet aussi de réaliser que finalement il y a bien bien bien plus de situations qu'on ne l'imaginait auparavant. Où finalement nos connaissances en sexo peuvent être utiles. Et voilà, et c'est pour ça que j'ai vraiment à cœur qu'il y ait plus de personnes de formées, parce que c'est tellement important, il y a tellement de conneries qui peuvent être dites, et sans le faire exprès, des fois avec bienveillance. Mais ouais, pour moi c'est important qu'il y ait plus de personnes qui soient formées à la sexo, avec des valeurs aussi, qui soient formées à traiter les psychotraumas. Et voilà. pour cet épisode, pour vous montrer comme quoi, vraiment, même si on ne veut pas devenir sexologue, la formation en sexo peut être super intéressante pour votre métier, pour les métiers que vous avez. Et voilà. Pour terminer, quand même, les portes de l'école ont rouvert pour la prochaine... promo qui démarre le 6 octobre. Alors oui, vous allez peut-être vous dire, le 6 octobre, c'est dans longtemps, de toute façon, j'ai le temps. Oui, mais, il y a une promo là qui est actuellement en cours. Je me répète là. Voilà, pour info, d'ailleurs, je suis un peu fatiguée. J'enregistre cet épisode alors qu'il est tard. Et demain, c'est... Demain, enfin en tout cas quand j'enregistre, c'est le premier jour du présentiel de la première promo en sexo. Et franchement je suis trop contente, je suis vraiment en joie de les rencontrer en vrai. Parce qu'on s'est rencontré toute l'année en visio. Mais bref, j'avais très envie d'enregistrer l'épisode de podcast parce que comme je ne sais pas faire simple, et ben voilà j'ai... Là, j'ai huit jours de formation. Demain soir, j'interviens dans un cinéma pour un échange après le film Pour le plaisir, où il y a Alexandra Lamy et... C'est comment il s'appelle ? François Cluzet. Bref, voilà. Du coup, j'enregistre maintenant avec un peu de fatigue. Mais vraiment, j'avais envie quand même de pouvoir sortir cet épisode avec le moindre retard possible. et voilà. Là, il y a une promo, c'est ça, c'est là où j'en étais, qui se finit le 16 juin à 23h. Et donc, cette promo, c'est que pour les deux premières personnes qui s'inscrivent à cette prochaine promotion, enfin, promo, enfin, cohorte, eh bien, il y a moins 200 euros de réduction sur le prix de la formation pour l'année, pour la première année, et pour les trois suivantes, il y a moins 100 euros. Voilà, et en s'inscrivant avant le 16 juin aussi, il y a la possibilité de payer en 12 fois. Et le paiement en plusieurs fois reste possible par la suite, mais le max c'est en 10 fois. Voilà un petit peu, donc si vous êtes intéressé, eh bien je vous invite à candidater. Pour ça, vous pouvez prendre un rendez-vous avec Sandrine. c'est une femme qui bosse avec moi qui connait la formation par coeur et qui est là d'une part pour voir si la formation elle vous correspondrait vraiment et puis pour répondre à toutes les questions et elle est pas là pour vendre à tout prix vraiment de toute façon pour moi c'est important que les personnes qui rentrent dans cette école partagent les valeurs de l'école donc voilà, Sandrine n'est pas là pour prendre votre prix, elle est là pour répondre aux questions, bref je vais pas répéter, en tout cas je mets le lien pour prendre le rendez-vous dans la description et je vous souhaite une bonne soirée ou une bonne nuit ou une bonne journée en fonction de quand vous m'écoutez et puis je vous dis à la semaine prochaine pour. prochain épisode. A bientôt.