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S05E12 : Le SAV de la tech répond à toutes vos questions, avec Adrien et Jérémie

S05E12 : Le SAV de la tech répond à toutes vos questions, avec Adrien et Jérémie

34min |03/03/2025
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Description

Il y a près de deux ans, Adrien et Jérémie ont lancé le SAV de la tech, un podcast dans lequel ils tentent de répondre aux questions non techniques de leurs auditrices et auditeurs.

Après plus de 30 épisodes, ils reviennent sur la genèse de ce projet, leurs difficultés, leurs réussites et tout ce que ce podcast a pu leur apporter.


Le lien vers le podcast et le formulaire pour poser une question : https://lesav.tech/

Le lien vers la version américaine à l'origine de leur idée: https://softskills.audio/


Adrien sur BlueSky : https://bsky.app/profile/adrienjoly.com, sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/adrienjoly/

Jérémie sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/jeremiegirault/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Sylvain

    Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast PunkinDev. Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir des concurrents, non pas des concurrents, je rigole, des confrères, créateurs et animateurs de podcast, en les personnes de Adrien et Jérémy. Bonjour messieurs, comment allez-vous ?

  • Adrien

    Salut Sylvain !

  • Jérémie

    Hello, ça va très bien et toi ?

  • Sylvain

    Ça va fort bien aussi, je suis content de vous avoir. C'est marrant parce que je comprends des fois ce que me disent des gens que j'invite sur le podcast qui m'ont jamais vu et qui disent « Ah, ça fait bizarre de voir ta tête. D'habitude, on n'a que ta voix. » Là, ça me fait pareil. D'habitude, j'ai que votre voix et là, j'ai vos têtes. Parce que quand on enregistre, on a aussi un peu de visio. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais bien que vous vous présentiez ce que vous faites un peu au quotidien. dans la vie professionnellement, ou pas que d'ailleurs, parce qu'il y a autre chose que la vie pro. Qui c'est qui veut commencer ?

  • Adrien

    Ça ne me dérange pas.

  • Sylvain

    Allez Adrien, vas-y.

  • Adrien

    Bah écoute, je me présente, Adrien Joly, je suis développeur depuis... On va dire professionnellement depuis 2001, mais j'ai commencé assez tôt à coder. Qu'est-ce, quoi te dire d'autre ? J'ai essayé pas mal de trucs dans ma carrière. Là, actuellement, je bosse dans une startup comme développeur, dans une startup qui fait du test automatisé, enfin qui automatise la création de tests pour des applications web. Donc il y a un peu d'IA et tout dedans, c'est très très chouette. Et avant ça, j'ai eu une vie de consultant craft chez Shodo, avec qui je suis resté en excellent terme. J'ai travaillé dans plein de startups plus ou moins grosses, y compris une scale-up. Et je suis musicien aussi, je joue de la batterie. Et ça fait quoi ? Un an, un an et demi qu'on tient le SAV de la Tech avec Jérémie, je crois. Quelque chose comme ça. Voilà pour les grandes lignes.

  • Jérémie

    Ok, j'enchaîne. Du coup, moi je suis Jérémie Girault, Engineering Manager. Et je dois jongler entre les réunions et les pull requests sans renverser ma tasse de café. Bon, j'ai pris une de ces catch phrases du matin. Mais globalement, aujourd'hui je suis Engineering Manager à Datadog, ce qui me plaît énormément à dire vrai. Et voilà, je suis le papa d'un petit enfant de 5 ans, donc ça me demande pas mal d'énergie au quotidien. Pour mon expérience, moi je suis arrivé sur le marché du travail en 2009, au pire moment de la crise, et rapidement j'ai embrayé sur des technologies un peu innovantes, tactiles, mobiles, etc. Et c'était tout simplement passionnant. J'ai vécu la belle époque où tout le monde créait des apps, devenait millionnaire en faisant des applications de paix, etc. Et voilà, j'ai embrayé sur l'écosystème startup. J'ai découvert plein d'environnements, de projets différents, particulièrement au travers du prisme du mobile et en général autour du web. Et voilà, j'ai rapidement pris le lead sur certaines équipes. Moi je suis passionné par la technique et la techno, mais bon, ce qui m'intéressait, mon point faible, c'était un peu plus humain et c'est quelque chose que je voulais découvrir. Donc c'est pour ça que j'ai grandi dans ce domaine-là et aujourd'hui je suis engineering manager et je découvre plein de choses sur tout l'aspect management et c'est super intéressant aussi. Et je pense que ça fait partie, une grande partie du travail en équipe. On va dire tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

  • Sylvain

    Merci pour ces présentations messieurs. J'ai bien aimé Jérémie, comme tu as commencé ta présentation, c'était les punchlines justement de tes intros dans le SAV de la Tech. Du coup, on va parler du SAV de la Tech, c'est pour ça que vous êtes là. Moi, j'ai découvert ça, je crois dès l'épisode 1, j'étais là. J'avais vu le... parce qu'Adrien se connaît un peu sur le réseau depuis quelques années. J'avais vu le post, je me suis dit « Ah cool, un nouveau podcast qui sort, je vais écouter ça » . Comment ça vous est venu de créer ce truc-là ? Alors déjà, le concept, et puis le nom, et comment vous traitez ça ? C'est arrivé d'où ?

  • Jérémie

    C'est très simple! Comme de nombreux projets techniques, ça commence dans un bar, autour d'une bière, évidemment. Non, mais on se connaissait depuis un moment, et c'est le genre de sujet autour desquels on échangeait beaucoup, on refaisait le monde autour d'un verre. Et je crois que c'est essentiellement Adrien qui a été un moteur dans ce domaine-là, qui m'a dit « j'ai envie de faire un podcast » . Ça te dit de faire un truc ? Comme moi, je suis un opportuniste, je dis oui. Et voilà. Je ne sais pas si tu as grand-chose à ajouter.

  • Adrien

    Je pensais que tu allais me dire. C'est parce que c'est moi qui te l'avais proposé, donc tu ne pouvais pas dire non. Je pensais que tu allais répondre ça quand même.

  • Jérémie

    Oui, évidemment.

  • Adrien

    Ah, voilà. Ouais, en fait, moi, ça faisait un beau moment que le sujet des soft skills, tout ce qui est communication et tout, déjà, je m'y intéressais parce que j'ai eu des passages un peu problématiques dans ma carrière où j'ai été amené à m'y intéresser. Et de fil en aiguille, j'ai découvert un podcast américain qui nous a énormément inspiré au final, qui s'appelle SoftSkills Engineering. Je ne sais pas si tu connais, Sylvain.

  • Sylvain

    Non, je ne connais pas celui-là.

  • Adrien

    Qui est un excellent podcast où c'est en fait quasiment le même format. On s'est quand même grandement inspiré. Mais on a leur bénédiction. J'ai contacté les auteurs du podcast. Si c'était ok de faire une version française très inspirée de ce qu'ils faisaient, ils ont dit « bah grave » . Et donc c'est un podcast qui a un format un peu plus long, qui est entre 30 et 45 minutes. Généralement, ils traitent deux questions par épisode, des questions qui leur sont envoyées par leurs auditeurs, et qui sont des sujets non techniques liés à la tech. Et j'aimais beaucoup ce podcast parce que déjà, il m'a aidé à tenir le coup à des périodes où c'était particulièrement difficile au boulot, parce que j'étais pas en... en bonne entente avec mes collègues. Donc c'est un podcast où il y a beaucoup de bonne humeur, et il y a beaucoup de conseils aussi sur comment s'en sortir quand on n'est pas très serein vis-à-vis de son manager, vis-à-vis de ses collègues, quand on se pose des questions de « est-ce que c'est normal quand un collègue fait ci ou fait ça au bureau ? » « Comment je dois réagir ? » etc. Donc voilà, c'était à la fois un sujet que je trouvais hyper intéressant sur le fond, et en même temps j'adorais la forme qu'avaient ces deux animateurs dans le podcast américain. Donc voilà, l'idée, c'était de faire un truc un peu inspiré, mais plus léger, plus court. Et j'ai pensé directement à Jérémie pour m'accompagner dedans. Enfin, je trouve qu'on a des profils qui sont complémentaires. On s'entend super bien. Et je savais qu'on allait se marrer à le faire.

  • Sylvain

    Alors pour le coup, ça transparaît bien le côté un peu léger, bonne humeur dans vos épisodes en général. C'est agréable à écouter. Je ne suis pas totalement à jour au moment où on enregistre. Il m'en manque peut-être un ou deux. Mais je trouve ça plutôt cool d'aborder des sujets qui ne sont pas forcément évidents, mais garder un prisme plutôt bonne humeur. Du coup, tu disais que vous avez repris ce concept de ce podcast américain où vous répondez aux questions des auditeurs. Donc jusqu'ici, tous les épisodes, c'est systématiquement des questions d'auditeurs. Vous avez fait semblant au début que c'était des questions d'auditeurs et c'est des questions que vous vous posez.

  • Adrien

    Oui, oui, oui, oui. Alors je vais les deux croiser pour ceux et celles qui ne vont pas. Non, pour le coup, ça, c'est une question que j'avais posée aux auteurs du podcast américain. Je leur ai dit comment vous faites au début pour lancer. Et ils m'ont dit au début, on a inventé des questions. C'est OK. En réalité, pour notre cas, dis-moi si je me trompe, Jérémie, mais je crois qu'il y a peut-être une ou deux questions qu'on a plus ou moins récupérées de notre podcast. Et d'autres, c'est des questions auxquelles on a été confrontés dans notre entourage, donc des collègues qui parlaient de ce problème-là, donc on s'est dit, tiens, on va en faire un épisode. Mais là, je pense que la grande majorité, ça reste quand même des questions des auditeurs, non ?

  • Jérémie

    Oui, Oui, c'est essentiellement des questions d'auditeurs. On a peut-être dû en prendre une de l'autre podcast ou deux pour vraiment bootstrapper le truc. Mais c'est venu rapidement et c'est ce qui m'a le plus étonné d'ailleurs parce que c'est vraiment des questions de gens qu'on ne connaissait pas nécessairement. Et je me suis dit, on fait notre petit truc dans notre coin et les gens sont quand même venus. Et c'est chouette, j'invite les gens à venir poser des questions parce que... Je trouve ça super de découvrir des environnements que tu ne connais pas, des choses qui peuvent être différentes, la manière dont les gens formulent leurs questions, en révèlent parfois beaucoup sur eux-mêmes. Et il y a aussi des questions que nous, on se posait à nous-mêmes, finalement, parfois.

  • Adrien

    Oui, on a aussi soumis des questions à notre propre podcast, en tant qu'animateur, c'est arrivé.

  • Jérémie

    Je crois une fois à chacun, je crois. Et c'est quasiment plus durant de traiter ça.

  • Sylvain

    il y a un côté introspection qui est rigolo du coup vous traitez comment ces questions là parce que quand ça vient de vous limite pour faire avancer un épisode vous avez une question et probablement une partie de la réponse par rapport au vécu quand c'est vraiment une question d'une personne externe que vous connaissez pas comment vous travaillez, est-ce que vous échangez avec la personne des fois pour avoir des éléments de contexte ou est-ce que ce que vous recevez c'est déjà bien complet ... Est-ce que vous avez besoin de bosser avant de préparer un épisode pour préparer la réponse ? Ça fonctionne comment ça chez vous ?

  • Jérémie

    Je dirais que l'idée, c'était d'éviter de travailler au maximum, quand même. Donc, on est des développeurs, donc on est des flemmards un petit peu. Du coup, l'idée, c'est d'avoir un minimum de travail. C'est un peu le café du commerce. On reçoit la question, on essaie de ne pas trop y réfléchir avant même, pour que ce soit un minimum spontané, etc. Et puis, derrière... On essaye de se questionner nous-mêmes et de se remettre en question vis-à-vis de ce genre de choses, de se dire « la personne a dit ça, mais est-ce que c'est ce qu'elle voulait dire ? » Toujours douter un petit peu à la fois de ce que la personne dit, de ce que nous on pense, de ce que la personne dit, etc. Je pense que la réponse, à chaque fois, c'est toujours un peu la même. C'est identifier le problème et puis, à partir de là, exprimer les choses d'une manière… On dirait que ça aide la plupart du temps. Mais je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter, Adrien ?

  • Adrien

    Non, je pense que tu as très bien résumé. Ce qui est parfois difficile, c'est qu'au manque de contexte, certaines questions sont très très courtes. Donc on est obligé un peu d'imaginer dans quel contexte, qu'est-ce qui a pu se passer, qu'est-ce qu'a pu dire telle personne. Parce que souvent, en vrai, quand on veut aider les gens sur ce genre de problème, les détails ont leur importance. Et les détails, c'est l'effet, qu'est-ce qui s'est passé exactement. Oui. Dans une question qui fait deux lignes, il n'y a pas beaucoup de place à ces détails-là. Donc généralement, on va essayer de disséquer, dans la phase de détection du problème, on va essayer de disséquer la question et on va essayer d'imaginer quelles sont les différentes hypothèses contextuelles de la question pour pouvoir amener des pistes de solutions.

  • Sylvain

    Et ça fonctionne, je trouve, ça fonctionne plutôt pas mal. Moi, j'aime bien, justement, cette partie de recontextualisation. Parce qu'il y en a, la plupart du temps, il y en a besoin. Et même quand on peut avoir l'impression qu'il n'y a pas besoin, justement, je crois l'expression, le diable se cache dans les détails. Et juste un mot à la place d'un autre peut changer pas mal de trucs. Et c'est un peu... De quelque part, c'est un peu le taf de dev. Il y a une demande, remettre dans le contexte, t'as besoin de quoi réellement, dans le fond ? Donc c'est plutôt... Moi, j'aime bien cette Ausha. Et les tentatives de réponses jusqu'ici, j'ai jamais eu l'impression que vous aviez des postures ultra dogmatiques. « Ah, t'as ça comme problème ! Voici la réponse ultime ! » Le monde est fait de nuances, et vous incarnez plutôt bien ça, je trouve. Bon, dans tel contexte, il y a ça, il y a ça comme possibilité. Et moi, j'aime bien. Je me demandais du coup, parce que vous répondez à des questions, vous disiez qu'il y a des questions que vous avez déjà eues, sur les questions que vous aviez eues pour vous-même dans vos contextes, sur des questions que vous n'étiez jamais posées consciemment, est-ce que ça vous apporte, vous, des éléments qui peuvent vous aider au quotidien, en vous disant, du coup, je réfléchis à ce truc-là, et en fait, peut-être que ça peut me servir derrière de réfléchir à ça en amont.

  • Jérémie

    Ce ne serait pas tant le sujet en lui-même que le fait de la répétition sur chacun des sujets qui m'amène à réfléchir aux choses de cette manière-là au jour le jour, la démarche en elle-même. C'est-à-dire le fait de répéter sur de nombreux sujets un petit peu la même méthodologie, la même démarche, fait que peut-être que dans mon quotidien, si je suis confronté à une situation que j'identifie comme difficile, je vais la soumettre. à la même méthodologie pour essayer de la même manière de reprouver le problème, essayer de trouver une réponse à ce problème-là. C'est plus cette Ausha. Sinon, dans mon quotidien, non, j'ai jamais eu de personnes qui avaient mauvaise haleine, qui voulaient faire du pire que dire moi ou des choses comme ça. Donc, fort heureusement. Mais sinon, ouais, voilà. Moi, c'est plus la démarche qui m'a marqué, en tout cas.

  • Adrien

    Pour ma part, je ne pense pas avoir retiré des trucs, des choses qui m'ont aidé directement dans les problèmes que j'avais. En revanche, je m'en sers beaucoup comme une sorte de baromètre de quelle est la santé des gens dans la tech aujourd'hui. Alors, ce n'est pas représentatif parce qu'on a quand même suffisamment peu de questions. Il y a trop peu de questions pour que ce soit représentatif. Mais quand on voit certains mal-être, on voit certaines problématiques se dégager. Et pour peu qu'on en ait déjà entendu parler avant, on se dit tiens, ça fait quand même deux fois, trois fois. qu'on entend parler de ce genre de cas, ça y met des voix un peu plus claires sur comment évoluent les choses dans notre industrie, dans notre métier. et par ailleurs je pense que les choses sur lesquelles j'ai le plus retiré en vrai c'est très proche d'une conversation qu'on a entre amis enfin quand je voyais Jérémie sans faire le podcast de toute façon on se raconte nos vies au boulot etc et on découvre il me raconte un peu comment ça se passe son travail de manager j'apprends des choses à chaque fois sur qu'est-ce que fait un manager qu'est-ce que ne fait pas un manager à quoi est confronté un manager aussi parce que Mon manager, il me raconte rarement les galères qu'il a avec les autres employés. Ça ne se fait pas, en fait. Il y aura un problème de faire son interne.

  • Jérémie

    Oui, et puis inversement. Moi, ça fait un moment que je suis là-dedans et je vois aussi le métier de développeur évoluer. Ce n'est pas la même chose qu'en 2010, clairement. Et même avant, en 2000 déjà. Mais bon, oui.

  • Sylvain

    C'est intéressant. C'est intéressant, parce que ça apporte... Je me pose toujours la question de ce qu'on... de pourquoi on crée du contenu. Des fois, les gens me posent la question et ça t'apporte quoi d'avoir créé le podcast ? Du coup, je trouve ça intéressant, oui, que ça change... que ça puisse pas changer, mais agrémenter votre posture quotidienne en ayant peut-être une hygiène dans la façon d'aborder des... des problèmes.

  • Jérémie

    La richesse et la célébrité aussi. Quand on fait du podcast, on se fait moins arrêter dans la rue parce que les gens ne nous connaissent pas visuellement.

  • Sylvain

    Oui, je comprends la richesse surtout. C'est vrai que c'est excessivement lucratif.

  • Adrien

    Ah oui, on fait tellement de thunes avec ce podcast, c'est indécent!

  • Sylvain

    C'était presque la question derrière. Ça vous apporte quoi à titre plus perso ? je sais pas si vous alors Adrien tu disais que t'étais musicien moi quand je me suis lancé dans le podcast j'ai utilisé un peu ma grande de musicien pour faire mumuse un peu avec le son de faire une voix un peu plus suave tout ça pour passer un peu bien je sais pas si vous avez un petit un petit retour sur investissement d'un point de vue purement perso ou est-ce que c'est une..un... Je veux dire, un processus créatif très égoïste comme je le fais moi. Je me fais plaisir à faire le podcast. Et puis, il y a des gens qui écoutent. C'est cool.

  • Adrien

    Jérémie, tu veux commencer ?

  • Jérémie

    Non, pas si je t'en prie. OK.

  • Adrien

    Moi, il y a un peu des deux pour le coup. Il y a un plaisir égoïste parce que, comme je disais tout à l'heure, c'est un kiff de pouvoir passer du temps avec mon pote et de créer quelque chose ensemble dont on est fier. Et il y a un côté aussi, j'ai oublié, il y a un mot savant pour dire ça, qui n'est pas si savant que ça, mais c'est le fait de transmettre. le plaisir de transmettre. Ça, c'est un truc que j'ai toujours eu en faisant des talks, en faisant des... en écrivant des articles, en partageant les choses que j'ai apprises, tout simplement. Et je pense que c'est dû à deux choses. Un, plusieurs fois dans ma carrière ou même dans ma vie personnelle, j'ai été confronté à des problèmes et j'étais très heureux de trouver des ressources écrites par d'autres gens qui m'ont aidé à surmonter ces problèmes. Et surtout, dans le milieu du logiciel, on est quand même assez chanceux. On est dans un monde où il y a beaucoup d'open source. On en profite tous les jours au travail. et j'essaye autant que je peux de donner à mon tour quelque chose à la communauté et si c'est pas du code ouvert peut-être que j'aiderai les gens avec un podcast avec un article avec un talk voilà c'est comme pour faire tourner un petit peu partager avec les autres des choses de la même façon que j'ai pu profiter de ce qu'ont produit les autres personnes tout de suite

  • Jérémie

    temps passé, enregistre, qui est le plus sympa. À dire vrai, j'ai du mal à réaliser le fait qu'il puisse y avoir des gens qui puissent être intéressés ou qui puissent écouter. Ça, ça me passe au-dessus de la tête. Donc, c'est vraiment le plaisir du temps passé. Sinon, le revenu sur investissement, je pense qu'on est vraiment perdant, que ce soit en temps et en argent, avec tout ce qu'on a mis dedans. Mais non, c'est juste pour le plaisir.

  • Adrien

    Je vais quand même rajouter que ça fait quand même vachement plaisir quand t'as de temps en temps des personnes qui disent « Ah, j'ai écouté cet épisode, c'était trop cool » . Et notamment, ça m'est arrivé une fois, c'était le chéri d'une amie à ma copine, que j'ai vue peut-être deux fois dans ma vie, quoi, qui a écouté le podcast et qui m'a envoyé un message et qui m'a dit « Trop bien cet épisode et tout, c'est vraiment super, continuez, machin » . Et le fait que ça vienne de quelqu'un qui est quand même assez distant, ça m'a vraiment touché. Parce qu'elle n'était pas du tout obligée de m'écrire ça, cette personne. Et ça se voyait que ça lui avait vraiment fait plaisir de l'écouter et qu'elle tenait à envoyer ce message. Et quelque part, quand on reçoit des petits mots comme ça, ça encourage encore plus à continuer. On se dit super, ça a été utile à quelqu'un. Quelqu'un a passé un bon moment en écoutant ça. Donc moi, ça me donne la banane.

  • Sylvain

    Donc ça, c'est le message pour toutes les personnes qui nous écoutent. Si vous aimez bien ce que vos créateurs, créatrices favoris font, n'hésitez pas à envoyer un petit message sur des réseaux, sur des mails quand vous avez. Ça marche aussi pour moi, en vrai. En vrai, ça fait toujours hyper plaisir parce qu'on ne se rend pas compte. On a un média qui est très, très asynchrone. Donc, on envoie et puis après, c'est posé. Et puis, on n'a pas forcément de retour tout de suite sur ce qui se passe. Quand je veux du retour synchrone, je vais plutôt faire une conf. On voit quand on est en live, en conférence, on voit un peu la tête des gens. S'il y en a qui commencent à ronfler. Peut-être qu'on a raté un truc, quand ça se marre et que ça applaudit un peu plus fort qu'à l'accoutumée, ça fait toujours plaisir, mais là c'est vrai qu'on sait pas. Et ces petits retours de... Ah cet épisode c'était vraiment cool, le sujet là était cool, la personne invitée, pour les gens qui font des invites c'était cool aussi. Donc ouais vraiment, n'hésitez pas à le faire. Et pas que pour moi, vraiment, pour n'importe qui. Surtout les gens qui ne sont pas connus, les gens qui sont très connus, ça c'est l'effet inverse. Je ne voudrais pas être un youtubeur avec 1,5 million d'abonnés et prendre toutes les shitstorms potentielles qui peuvent tomber. Ça c'est moins drôle. C'est pas mal d'être un peu confidentiel aussi,des fois.

  • Adrien

    Et même en dehors des shitstorms. Je sais que je suis très gros consommateur de YouTube, pour des formats podcast et autres. Et tu sens qu'il y a des personnes... Enfin, pour moi, je verrais ça comme être victime de son succès. Quand t'es écouté par des milliers ou des centaines de milliers de personnes, et que les gens te disent « Ah, je lis tous les commentaires, je réponds à tous les commentaires » , je me dis « Mais oh là là, j'aimerais pas faire ça, quoi. En fait, moi, ça me saoulerait de faire ça. » Parler avec quelques personnes, c'est toujours un énorme plaisir, mais à l'échelle, je pense que c'est l'enfer. moi je pense pas que je prendrais plaisir à faire ça

  • Sylvain

    c'est le principe des trucs à l'échelle c'est toujours l'enfer... pardon c'était une private joke de développeur. Cc'est très cool aujourd'hui là j'ai ouvert mon anti-sèche parce que je suis pas je suis pas très bon là je vois je suis sur Spotify il y a 31 épisodes qui sont sortis en combien vous disiez un an et demi à peu près ça fait un joli rythme en soi ouais c'est ça C'est un joli rythme. I Can Relate, c'est pas simple à tenir. Moi, la première année, j'ai fait un épisode par semaine. En une année scolaire, j'ai sorti 42 épisodes. La deuxième année, j'ai fait stop, on va arrêter, c'est pas tenable. C'est pas tenable. Donc, le 15 jours, en vrai, je trouve ça pas trop mal. Je sais pas si vous avez des projets, des envies pour la suite du podcast ou vous allez continuer sur... Sur ce format-là ?

  • Jérémie

    Justement, on se posait des questions en fin d'année 2024. Et pour 2025, on réfléchissait à différentes choses qu'on pourrait faire. C'est vrai qu'on a fait pas mal de questions. On a essayé quelque chose pour le début d'année. Je ne sais pas si c'était sorti. Et on va voir pour les sessions à venir. ce qu'on décide de faire, mais comme tu disais, effectivement, avoir du feedback en direct, ça peut être sympa, ou pouvoir échanger avec les questions de quelqu'un directement pour pouvoir creuser sur un sujet, ça pourrait être sympa. Parler de sujets aussi un petit peu d'actualité, parce qu'il y a beaucoup de thèmes, etc., dans le monde du développement, ça pourrait être des choses sympas. Mais ça, c'est que des idées potentielles, je ne sais même pas si... Si on est voué à bosser là-dessus. Mais j'aimerais bien qu'on se remette... Ouais, ça pourrait être sympa de se remettre dans un petit rythme pour refaire quelques épisodes ces prochains temps un peu différents. Ça pourrait être sympa.

  • Adrien

    En vrai, ça m'a fait penser... Le fait que tu poses la question, ça m'a fait penser à une idée qu'on n'a peut-être pas évoquée, Jérémie. C'est limite... L'idée est un peu folle, mais ça me ferait marrer. Imagine, dans des conférences, on pourrait aménager une espèce de confessionnal, quoi. où les gens ils pourraient venir et dire ok il m'arrivait telle merde et tout et juste on se pose et on parle direct avec eux quoi ne serait-ce que leur apporter un peu de soutien quoi et peut-être quelques pistes pour les aider à s'en sortir mais en tout cas ouais je crois qu'on avait discuté par exemple à une idée de peut-être participer à des confs même en tant que speaker où tu dis bah au lieu de donner un talk on va répondre à quelques questions en live avec le public qui peut interagir je sais pas il y a plein de possibilités bon le seul truc qui me retiendrait, parce que j'adore, enfin de toute façon tout ce qui est j'allais dire performance, c'est pas forcément une performance, mais j'aime bien l'idée de métisser le podcasting avec d'autres types de présentations le seul truc qui me ferait freiner, c'est l'investissement que ça demanderait en temps en logistique, tout ça je suis resté très dans le mode où j'aime pas être trop contraint dans les projets dans lesquels je me lance, j'ai quand même pas mal de choses entre le boulot à plein temps j'ai trois groupes de musique, le podcast et en fait chaque activité comme ça prend un peu plus de temps, c'est du plaisir à faire mais à un moment donné t'as besoin aussi d'avoir du temps pour souffler, donc si on arrive à trouver une formule qui demande pas trop de préparation et qui fait plaisir à nous et aux gens qui écoutent le podcast ou qui découvriraient ce formula, bah pourquoi pas, je serais chaud pour expérimenter des choses en tout cas.

  • Sylvain

    Je t'avoue la notion de le concept du confessionnal en conf ... Je sais qu'il y a des orgas de conf qui vont écouter cet épisode. Recontactez Adrien et Jérémie pour coller un confessionnal dans vos confs. Je trouve ça énorme. Je sais pas, il y a un concept à tirer là-dessus. Je trouve ça très drôle que les gens puissent aller parler comme ça, sous couvercle d'anonymat. Bonjour, ce n'est pas moi. Avec une voix transformée. Je trouverais ça extrêmement drôle. Et potentiellement intéressant. Par contre, c'est un investissement. Ça veut dire que potentiellement, tu passes une partie de ta journée dans ta boîte à écouter les gens. Mais vraiment, j'aime bien. J'aime beaucoup. J'adore voir la créativité. Je ne sais pas, plein de trucs auxquels je n'y aurais pas pensé une seule seconde. Tu vois, me dire, je vais faire un podcast en live, en conf, venir avec des micros, faire un espèce de micro-trottoir. Ça, j'y ai déjà pensé. Je ne l'ai toujours pas fait parce que quand je suis en conf, je profite du moment et ça me saoule de sortir les micros. J'ai fait un concept en non-conf, enregistrer un épisode à la volée. J'avais lancé le défi en non-conf. J'ai proposé, on a des slots de 45 minutes. En 45 minutes, on fait un podcast. Allez. Et on s'est mis à 5. Et en 45 minutes, on avait enregistré un podcast. Et dans l'heure qui suivait, le truc était en ligne. Trop bien. expérimentation des itérations rapides comme on tente de le faire dans le dev mais avec un podcast donc ça c'était marrant c'est génial je trouve ça rigolo ça t'a donné envie de le refaire ou pas ? alors peut-être mais dans d'autres circonstances en fait je voulais le faire une fois je l'ai fait une fois c'est cool limite bon ça s'est digéré c'est dans un coin de tête peut-être sur d'autres zone conf là j'ai pas d'une conf dans le dans le calendrier qui est prévu mais peut-être que si ça revient peut-être que je me chaufferai à reproposer ça en vrai j'aimerais vraiment pouvoir sortir moi des épisodes de micro trottoirs des retours conf il y en a qui le font c'est plus souvent des grosses boîtes qui font du qui font du sponsoring qui ont des stands qui ont un peu plus de moyens Ypon l'avait fait à Devox il y a quelques années je crois que we love dev aussi interdit plein de gens mais Je me vois bien passer dans les travées d'une conf avec mon micro et puis faire un micro-trottoir. Mais derrière, ça demande pas mal de taff de remontage derrière. Mais je trouverais ça très cool d'avoir un petit côté journaliste retour de conf comme ça.

  • Adrien

    Carrément.

  • Sylvain

    Puisqu'il y a beaucoup d'articles qui sortent, mais peu de contenu comme ça.

  • Adrien

    Et pour rebondir sur les unconf, je ne sais même plus si tu es basé en région parisienne ou pas, mais on a un meet-up Software Crafter à Paris où j'étais il n'y a pas longtemps. C'est plus petite échelle, mais je pense que c'est le genre d'événement où ça pourrait passer de faire un truc comme ça.

  • Sylvain

    Je suis plus bassin lyonnais. On a des crafters à Lyon qui sont bien actifs. Mais c'est vrai qu'il y a fait un moment qu'on n'a pas eu d'un conf.

  • Adrien

    Mais il y a Socrates pas très loin de Lyon chaque année.

  • Sylvain

    Ils sont plus dans le sud, mais là, la prochaine édition, j'ai raté, c'est complet déjà, depuis un certain temps. Ils font ça, ouais, plus... Je dirais aux alentours d'Avignon, mais je crois que la prochaine édition est complète déjà. J'ai raté le calendrier, puis je m'en suis rendu compte, ouais, beaucoup trop tard. C'était même pas j'ai raté d'un jour, non, j'ai raté de deux mois l'habillé. Mais on va proposer ça à des orgues de confiants. Je sais qu'il y en a qui écoutent. On va les chauffer à nous. À nous proposer des formats comme ça. Je pense qu'il y a un truc à faire. J'ai envie de dire qu'on a fait un joli tour d'horizon. Quand j'ai rouvert la petite page Spotify, je me rends compte qu'en fait, je n'ai pas qu'un ou deux épisodes de retard. J'en ai un peu plus. Ou alors, Spotify m'a zappé des trucs. Donc, je vais pouvoir retourner à mes écoutes. Vous avez des... Là, on enregistre. Je vais spoiler la date. On enregistre. Nous sommes le 21 février. L'épisode sera publié factuellement dans quelques semaines. Mais... Vous avez des épisodes dans le calendrier qui sont déjà prévus, déjà enregistrés, prêts à être publiés ou pas encore ?

  • Adrien

    On en a un. Il faut qu'on en enregistre d'autres.

  • Jérémie

    On a un peu ralenti ces derniers temps. Mais il faut dire qu'on reçoit un peu moins de questions. Donc si on peut lancer un message aujourd'hui, c'est envoyez-nous des questions. Parce qu'il y a des périodes où on en reçoit plein et puis d'autres d'autres.

  • Adrien

    Le SAE. Le sav.tech, on a un super site d'ailleurs qu'Adrien a fait, je le remercie. On a un super domaine aussi, c'est le sav.tech. Donc je vous invite à aller le visiter, il y a un petit formulaire dessus et vous pouvez nous envoyer vos questions, c'est avec grand plaisir qu'on les traitera. On les a toutes traitées, même si c'était dur pour certaines.

  • Jérémie

    C'est vrai. Et évidemment, on accepte aussi les questions qui sont envoyées sur nos comptes X ou Blue Sky respectifs, ou LinkedIn, peu importe en vrai. si les gens nous connaissent individuellement et qu'ils nous envoient la question en privé, ça marche aussi.

  • Sylvain

    Ça marche. Eh bien, j'ai envie de dire, n'hésitez pas. Moi, je gamberge depuis un moment de me dire, vas-y, j'aimerais bien pousser des questions, mais je ne trouve pas toujours des trucs. Je cherche trop. Je ne cherche pas. Je pense que je n'ai pas assez de problèmes dans mon quotidien. Tant mieux, pourvu que ça dure. Bah écoutez, ça m'a fait super plaisir de vous avoir et puis de parler du SAV. Moi, j'étais content de voir d'autres podcasts. Ça faisait partie de mes objectifs de l'année, c'était d'avoir des invités qui font des trucs, qui créent des trucs. J'ai eu des gens qui ont écrit des bouquins. J'ai d'autres invitations dans le pipe, je ne sais pas si j'aurai le temps de tout faire cette année. J'en aurai pour l'année prochaine encore, je pense. mais donc j'étais vraiment ravi de vous avoir peut-être un petit mot de la fin si vous avez une inspiration

  • Adrien

    ça va être extrêmement gnangnan mais j'ai envie de dire soyez gentil et compréhensif avec votre entourage [Sylvain]faites en sorte qu'ils n'aient pas de questions à poser au SAV de la tech.

  • Jérémie

    non mais c'est pas effectivement moi ce qui m'a fait ce que ça m'a fait réaliser c'est que hum Le monde du travail, le monde de la tech en particulier, est bien plus dur maintenant. Je trouve qu'il y a dix ans, il y a beaucoup de gens qui se posent beaucoup de questions, il y a beaucoup de techno. Ce n'est pas beaucoup plus difficile techniquement parlant, mais je trouve que le travail s'est beaucoup plus structuré et ça fait que ça devient de plus en plus difficile. Donc effectivement... Comme dit Adrien, si on peut être un petit peu bienveillant les uns avec les autres et essayer de s'aider, ça aide tout le monde à traverser ses difficultés un petit peu plus simplement. Donc voilà, et puis merci pour ton invitation, parce que je ne m'y attendais pas et ça fait super plaisir.

  • Adrien

    Carrément, trop bien.

  • Sylvain

    Eh bien écoutez, le plaisir est pour moi. Du coup, j'aime beaucoup. Ce n'était pas si mignon, le soyez gentil. En fait, dit comme ça, ça peut l'être. Je veux dire, si t'avais dit arrêtez d'être des trous de balle ou essayez de l'être le moins possible, ça aurait sonné moins gnangnan, mais le fond est exactement le même. Soyez sympas avec vos collègues, accueillez-les bien, répondez aux questions et quand vous savez pas, inventez pas des trucs, dites je sais pas, on va la poser au SAV de la tech. Ça peut être pas mal. Écoutez, je suis content que ça vous ait plu de passer dans le podcast. Je suis ravi de vous avoir eu. Et quant à vous qui nous avez écoutés jusqu'ici, il me reste à vous souhaiter une excellente fin de semaine. A la prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, geekez bien et codez bien !

Description

Il y a près de deux ans, Adrien et Jérémie ont lancé le SAV de la tech, un podcast dans lequel ils tentent de répondre aux questions non techniques de leurs auditrices et auditeurs.

Après plus de 30 épisodes, ils reviennent sur la genèse de ce projet, leurs difficultés, leurs réussites et tout ce que ce podcast a pu leur apporter.


Le lien vers le podcast et le formulaire pour poser une question : https://lesav.tech/

Le lien vers la version américaine à l'origine de leur idée: https://softskills.audio/


Adrien sur BlueSky : https://bsky.app/profile/adrienjoly.com, sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/adrienjoly/

Jérémie sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/jeremiegirault/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Sylvain

    Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast PunkinDev. Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir des concurrents, non pas des concurrents, je rigole, des confrères, créateurs et animateurs de podcast, en les personnes de Adrien et Jérémy. Bonjour messieurs, comment allez-vous ?

  • Adrien

    Salut Sylvain !

  • Jérémie

    Hello, ça va très bien et toi ?

  • Sylvain

    Ça va fort bien aussi, je suis content de vous avoir. C'est marrant parce que je comprends des fois ce que me disent des gens que j'invite sur le podcast qui m'ont jamais vu et qui disent « Ah, ça fait bizarre de voir ta tête. D'habitude, on n'a que ta voix. » Là, ça me fait pareil. D'habitude, j'ai que votre voix et là, j'ai vos têtes. Parce que quand on enregistre, on a aussi un peu de visio. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais bien que vous vous présentiez ce que vous faites un peu au quotidien. dans la vie professionnellement, ou pas que d'ailleurs, parce qu'il y a autre chose que la vie pro. Qui c'est qui veut commencer ?

  • Adrien

    Ça ne me dérange pas.

  • Sylvain

    Allez Adrien, vas-y.

  • Adrien

    Bah écoute, je me présente, Adrien Joly, je suis développeur depuis... On va dire professionnellement depuis 2001, mais j'ai commencé assez tôt à coder. Qu'est-ce, quoi te dire d'autre ? J'ai essayé pas mal de trucs dans ma carrière. Là, actuellement, je bosse dans une startup comme développeur, dans une startup qui fait du test automatisé, enfin qui automatise la création de tests pour des applications web. Donc il y a un peu d'IA et tout dedans, c'est très très chouette. Et avant ça, j'ai eu une vie de consultant craft chez Shodo, avec qui je suis resté en excellent terme. J'ai travaillé dans plein de startups plus ou moins grosses, y compris une scale-up. Et je suis musicien aussi, je joue de la batterie. Et ça fait quoi ? Un an, un an et demi qu'on tient le SAV de la Tech avec Jérémie, je crois. Quelque chose comme ça. Voilà pour les grandes lignes.

  • Jérémie

    Ok, j'enchaîne. Du coup, moi je suis Jérémie Girault, Engineering Manager. Et je dois jongler entre les réunions et les pull requests sans renverser ma tasse de café. Bon, j'ai pris une de ces catch phrases du matin. Mais globalement, aujourd'hui je suis Engineering Manager à Datadog, ce qui me plaît énormément à dire vrai. Et voilà, je suis le papa d'un petit enfant de 5 ans, donc ça me demande pas mal d'énergie au quotidien. Pour mon expérience, moi je suis arrivé sur le marché du travail en 2009, au pire moment de la crise, et rapidement j'ai embrayé sur des technologies un peu innovantes, tactiles, mobiles, etc. Et c'était tout simplement passionnant. J'ai vécu la belle époque où tout le monde créait des apps, devenait millionnaire en faisant des applications de paix, etc. Et voilà, j'ai embrayé sur l'écosystème startup. J'ai découvert plein d'environnements, de projets différents, particulièrement au travers du prisme du mobile et en général autour du web. Et voilà, j'ai rapidement pris le lead sur certaines équipes. Moi je suis passionné par la technique et la techno, mais bon, ce qui m'intéressait, mon point faible, c'était un peu plus humain et c'est quelque chose que je voulais découvrir. Donc c'est pour ça que j'ai grandi dans ce domaine-là et aujourd'hui je suis engineering manager et je découvre plein de choses sur tout l'aspect management et c'est super intéressant aussi. Et je pense que ça fait partie, une grande partie du travail en équipe. On va dire tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

  • Sylvain

    Merci pour ces présentations messieurs. J'ai bien aimé Jérémie, comme tu as commencé ta présentation, c'était les punchlines justement de tes intros dans le SAV de la Tech. Du coup, on va parler du SAV de la Tech, c'est pour ça que vous êtes là. Moi, j'ai découvert ça, je crois dès l'épisode 1, j'étais là. J'avais vu le... parce qu'Adrien se connaît un peu sur le réseau depuis quelques années. J'avais vu le post, je me suis dit « Ah cool, un nouveau podcast qui sort, je vais écouter ça » . Comment ça vous est venu de créer ce truc-là ? Alors déjà, le concept, et puis le nom, et comment vous traitez ça ? C'est arrivé d'où ?

  • Jérémie

    C'est très simple! Comme de nombreux projets techniques, ça commence dans un bar, autour d'une bière, évidemment. Non, mais on se connaissait depuis un moment, et c'est le genre de sujet autour desquels on échangeait beaucoup, on refaisait le monde autour d'un verre. Et je crois que c'est essentiellement Adrien qui a été un moteur dans ce domaine-là, qui m'a dit « j'ai envie de faire un podcast » . Ça te dit de faire un truc ? Comme moi, je suis un opportuniste, je dis oui. Et voilà. Je ne sais pas si tu as grand-chose à ajouter.

  • Adrien

    Je pensais que tu allais me dire. C'est parce que c'est moi qui te l'avais proposé, donc tu ne pouvais pas dire non. Je pensais que tu allais répondre ça quand même.

  • Jérémie

    Oui, évidemment.

  • Adrien

    Ah, voilà. Ouais, en fait, moi, ça faisait un beau moment que le sujet des soft skills, tout ce qui est communication et tout, déjà, je m'y intéressais parce que j'ai eu des passages un peu problématiques dans ma carrière où j'ai été amené à m'y intéresser. Et de fil en aiguille, j'ai découvert un podcast américain qui nous a énormément inspiré au final, qui s'appelle SoftSkills Engineering. Je ne sais pas si tu connais, Sylvain.

  • Sylvain

    Non, je ne connais pas celui-là.

  • Adrien

    Qui est un excellent podcast où c'est en fait quasiment le même format. On s'est quand même grandement inspiré. Mais on a leur bénédiction. J'ai contacté les auteurs du podcast. Si c'était ok de faire une version française très inspirée de ce qu'ils faisaient, ils ont dit « bah grave » . Et donc c'est un podcast qui a un format un peu plus long, qui est entre 30 et 45 minutes. Généralement, ils traitent deux questions par épisode, des questions qui leur sont envoyées par leurs auditeurs, et qui sont des sujets non techniques liés à la tech. Et j'aimais beaucoup ce podcast parce que déjà, il m'a aidé à tenir le coup à des périodes où c'était particulièrement difficile au boulot, parce que j'étais pas en... en bonne entente avec mes collègues. Donc c'est un podcast où il y a beaucoup de bonne humeur, et il y a beaucoup de conseils aussi sur comment s'en sortir quand on n'est pas très serein vis-à-vis de son manager, vis-à-vis de ses collègues, quand on se pose des questions de « est-ce que c'est normal quand un collègue fait ci ou fait ça au bureau ? » « Comment je dois réagir ? » etc. Donc voilà, c'était à la fois un sujet que je trouvais hyper intéressant sur le fond, et en même temps j'adorais la forme qu'avaient ces deux animateurs dans le podcast américain. Donc voilà, l'idée, c'était de faire un truc un peu inspiré, mais plus léger, plus court. Et j'ai pensé directement à Jérémie pour m'accompagner dedans. Enfin, je trouve qu'on a des profils qui sont complémentaires. On s'entend super bien. Et je savais qu'on allait se marrer à le faire.

  • Sylvain

    Alors pour le coup, ça transparaît bien le côté un peu léger, bonne humeur dans vos épisodes en général. C'est agréable à écouter. Je ne suis pas totalement à jour au moment où on enregistre. Il m'en manque peut-être un ou deux. Mais je trouve ça plutôt cool d'aborder des sujets qui ne sont pas forcément évidents, mais garder un prisme plutôt bonne humeur. Du coup, tu disais que vous avez repris ce concept de ce podcast américain où vous répondez aux questions des auditeurs. Donc jusqu'ici, tous les épisodes, c'est systématiquement des questions d'auditeurs. Vous avez fait semblant au début que c'était des questions d'auditeurs et c'est des questions que vous vous posez.

  • Adrien

    Oui, oui, oui, oui. Alors je vais les deux croiser pour ceux et celles qui ne vont pas. Non, pour le coup, ça, c'est une question que j'avais posée aux auteurs du podcast américain. Je leur ai dit comment vous faites au début pour lancer. Et ils m'ont dit au début, on a inventé des questions. C'est OK. En réalité, pour notre cas, dis-moi si je me trompe, Jérémie, mais je crois qu'il y a peut-être une ou deux questions qu'on a plus ou moins récupérées de notre podcast. Et d'autres, c'est des questions auxquelles on a été confrontés dans notre entourage, donc des collègues qui parlaient de ce problème-là, donc on s'est dit, tiens, on va en faire un épisode. Mais là, je pense que la grande majorité, ça reste quand même des questions des auditeurs, non ?

  • Jérémie

    Oui, Oui, c'est essentiellement des questions d'auditeurs. On a peut-être dû en prendre une de l'autre podcast ou deux pour vraiment bootstrapper le truc. Mais c'est venu rapidement et c'est ce qui m'a le plus étonné d'ailleurs parce que c'est vraiment des questions de gens qu'on ne connaissait pas nécessairement. Et je me suis dit, on fait notre petit truc dans notre coin et les gens sont quand même venus. Et c'est chouette, j'invite les gens à venir poser des questions parce que... Je trouve ça super de découvrir des environnements que tu ne connais pas, des choses qui peuvent être différentes, la manière dont les gens formulent leurs questions, en révèlent parfois beaucoup sur eux-mêmes. Et il y a aussi des questions que nous, on se posait à nous-mêmes, finalement, parfois.

  • Adrien

    Oui, on a aussi soumis des questions à notre propre podcast, en tant qu'animateur, c'est arrivé.

  • Jérémie

    Je crois une fois à chacun, je crois. Et c'est quasiment plus durant de traiter ça.

  • Sylvain

    il y a un côté introspection qui est rigolo du coup vous traitez comment ces questions là parce que quand ça vient de vous limite pour faire avancer un épisode vous avez une question et probablement une partie de la réponse par rapport au vécu quand c'est vraiment une question d'une personne externe que vous connaissez pas comment vous travaillez, est-ce que vous échangez avec la personne des fois pour avoir des éléments de contexte ou est-ce que ce que vous recevez c'est déjà bien complet ... Est-ce que vous avez besoin de bosser avant de préparer un épisode pour préparer la réponse ? Ça fonctionne comment ça chez vous ?

  • Jérémie

    Je dirais que l'idée, c'était d'éviter de travailler au maximum, quand même. Donc, on est des développeurs, donc on est des flemmards un petit peu. Du coup, l'idée, c'est d'avoir un minimum de travail. C'est un peu le café du commerce. On reçoit la question, on essaie de ne pas trop y réfléchir avant même, pour que ce soit un minimum spontané, etc. Et puis, derrière... On essaye de se questionner nous-mêmes et de se remettre en question vis-à-vis de ce genre de choses, de se dire « la personne a dit ça, mais est-ce que c'est ce qu'elle voulait dire ? » Toujours douter un petit peu à la fois de ce que la personne dit, de ce que nous on pense, de ce que la personne dit, etc. Je pense que la réponse, à chaque fois, c'est toujours un peu la même. C'est identifier le problème et puis, à partir de là, exprimer les choses d'une manière… On dirait que ça aide la plupart du temps. Mais je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter, Adrien ?

  • Adrien

    Non, je pense que tu as très bien résumé. Ce qui est parfois difficile, c'est qu'au manque de contexte, certaines questions sont très très courtes. Donc on est obligé un peu d'imaginer dans quel contexte, qu'est-ce qui a pu se passer, qu'est-ce qu'a pu dire telle personne. Parce que souvent, en vrai, quand on veut aider les gens sur ce genre de problème, les détails ont leur importance. Et les détails, c'est l'effet, qu'est-ce qui s'est passé exactement. Oui. Dans une question qui fait deux lignes, il n'y a pas beaucoup de place à ces détails-là. Donc généralement, on va essayer de disséquer, dans la phase de détection du problème, on va essayer de disséquer la question et on va essayer d'imaginer quelles sont les différentes hypothèses contextuelles de la question pour pouvoir amener des pistes de solutions.

  • Sylvain

    Et ça fonctionne, je trouve, ça fonctionne plutôt pas mal. Moi, j'aime bien, justement, cette partie de recontextualisation. Parce qu'il y en a, la plupart du temps, il y en a besoin. Et même quand on peut avoir l'impression qu'il n'y a pas besoin, justement, je crois l'expression, le diable se cache dans les détails. Et juste un mot à la place d'un autre peut changer pas mal de trucs. Et c'est un peu... De quelque part, c'est un peu le taf de dev. Il y a une demande, remettre dans le contexte, t'as besoin de quoi réellement, dans le fond ? Donc c'est plutôt... Moi, j'aime bien cette Ausha. Et les tentatives de réponses jusqu'ici, j'ai jamais eu l'impression que vous aviez des postures ultra dogmatiques. « Ah, t'as ça comme problème ! Voici la réponse ultime ! » Le monde est fait de nuances, et vous incarnez plutôt bien ça, je trouve. Bon, dans tel contexte, il y a ça, il y a ça comme possibilité. Et moi, j'aime bien. Je me demandais du coup, parce que vous répondez à des questions, vous disiez qu'il y a des questions que vous avez déjà eues, sur les questions que vous aviez eues pour vous-même dans vos contextes, sur des questions que vous n'étiez jamais posées consciemment, est-ce que ça vous apporte, vous, des éléments qui peuvent vous aider au quotidien, en vous disant, du coup, je réfléchis à ce truc-là, et en fait, peut-être que ça peut me servir derrière de réfléchir à ça en amont.

  • Jérémie

    Ce ne serait pas tant le sujet en lui-même que le fait de la répétition sur chacun des sujets qui m'amène à réfléchir aux choses de cette manière-là au jour le jour, la démarche en elle-même. C'est-à-dire le fait de répéter sur de nombreux sujets un petit peu la même méthodologie, la même démarche, fait que peut-être que dans mon quotidien, si je suis confronté à une situation que j'identifie comme difficile, je vais la soumettre. à la même méthodologie pour essayer de la même manière de reprouver le problème, essayer de trouver une réponse à ce problème-là. C'est plus cette Ausha. Sinon, dans mon quotidien, non, j'ai jamais eu de personnes qui avaient mauvaise haleine, qui voulaient faire du pire que dire moi ou des choses comme ça. Donc, fort heureusement. Mais sinon, ouais, voilà. Moi, c'est plus la démarche qui m'a marqué, en tout cas.

  • Adrien

    Pour ma part, je ne pense pas avoir retiré des trucs, des choses qui m'ont aidé directement dans les problèmes que j'avais. En revanche, je m'en sers beaucoup comme une sorte de baromètre de quelle est la santé des gens dans la tech aujourd'hui. Alors, ce n'est pas représentatif parce qu'on a quand même suffisamment peu de questions. Il y a trop peu de questions pour que ce soit représentatif. Mais quand on voit certains mal-être, on voit certaines problématiques se dégager. Et pour peu qu'on en ait déjà entendu parler avant, on se dit tiens, ça fait quand même deux fois, trois fois. qu'on entend parler de ce genre de cas, ça y met des voix un peu plus claires sur comment évoluent les choses dans notre industrie, dans notre métier. et par ailleurs je pense que les choses sur lesquelles j'ai le plus retiré en vrai c'est très proche d'une conversation qu'on a entre amis enfin quand je voyais Jérémie sans faire le podcast de toute façon on se raconte nos vies au boulot etc et on découvre il me raconte un peu comment ça se passe son travail de manager j'apprends des choses à chaque fois sur qu'est-ce que fait un manager qu'est-ce que ne fait pas un manager à quoi est confronté un manager aussi parce que Mon manager, il me raconte rarement les galères qu'il a avec les autres employés. Ça ne se fait pas, en fait. Il y aura un problème de faire son interne.

  • Jérémie

    Oui, et puis inversement. Moi, ça fait un moment que je suis là-dedans et je vois aussi le métier de développeur évoluer. Ce n'est pas la même chose qu'en 2010, clairement. Et même avant, en 2000 déjà. Mais bon, oui.

  • Sylvain

    C'est intéressant. C'est intéressant, parce que ça apporte... Je me pose toujours la question de ce qu'on... de pourquoi on crée du contenu. Des fois, les gens me posent la question et ça t'apporte quoi d'avoir créé le podcast ? Du coup, je trouve ça intéressant, oui, que ça change... que ça puisse pas changer, mais agrémenter votre posture quotidienne en ayant peut-être une hygiène dans la façon d'aborder des... des problèmes.

  • Jérémie

    La richesse et la célébrité aussi. Quand on fait du podcast, on se fait moins arrêter dans la rue parce que les gens ne nous connaissent pas visuellement.

  • Sylvain

    Oui, je comprends la richesse surtout. C'est vrai que c'est excessivement lucratif.

  • Adrien

    Ah oui, on fait tellement de thunes avec ce podcast, c'est indécent!

  • Sylvain

    C'était presque la question derrière. Ça vous apporte quoi à titre plus perso ? je sais pas si vous alors Adrien tu disais que t'étais musicien moi quand je me suis lancé dans le podcast j'ai utilisé un peu ma grande de musicien pour faire mumuse un peu avec le son de faire une voix un peu plus suave tout ça pour passer un peu bien je sais pas si vous avez un petit un petit retour sur investissement d'un point de vue purement perso ou est-ce que c'est une..un... Je veux dire, un processus créatif très égoïste comme je le fais moi. Je me fais plaisir à faire le podcast. Et puis, il y a des gens qui écoutent. C'est cool.

  • Adrien

    Jérémie, tu veux commencer ?

  • Jérémie

    Non, pas si je t'en prie. OK.

  • Adrien

    Moi, il y a un peu des deux pour le coup. Il y a un plaisir égoïste parce que, comme je disais tout à l'heure, c'est un kiff de pouvoir passer du temps avec mon pote et de créer quelque chose ensemble dont on est fier. Et il y a un côté aussi, j'ai oublié, il y a un mot savant pour dire ça, qui n'est pas si savant que ça, mais c'est le fait de transmettre. le plaisir de transmettre. Ça, c'est un truc que j'ai toujours eu en faisant des talks, en faisant des... en écrivant des articles, en partageant les choses que j'ai apprises, tout simplement. Et je pense que c'est dû à deux choses. Un, plusieurs fois dans ma carrière ou même dans ma vie personnelle, j'ai été confronté à des problèmes et j'étais très heureux de trouver des ressources écrites par d'autres gens qui m'ont aidé à surmonter ces problèmes. Et surtout, dans le milieu du logiciel, on est quand même assez chanceux. On est dans un monde où il y a beaucoup d'open source. On en profite tous les jours au travail. et j'essaye autant que je peux de donner à mon tour quelque chose à la communauté et si c'est pas du code ouvert peut-être que j'aiderai les gens avec un podcast avec un article avec un talk voilà c'est comme pour faire tourner un petit peu partager avec les autres des choses de la même façon que j'ai pu profiter de ce qu'ont produit les autres personnes tout de suite

  • Jérémie

    temps passé, enregistre, qui est le plus sympa. À dire vrai, j'ai du mal à réaliser le fait qu'il puisse y avoir des gens qui puissent être intéressés ou qui puissent écouter. Ça, ça me passe au-dessus de la tête. Donc, c'est vraiment le plaisir du temps passé. Sinon, le revenu sur investissement, je pense qu'on est vraiment perdant, que ce soit en temps et en argent, avec tout ce qu'on a mis dedans. Mais non, c'est juste pour le plaisir.

  • Adrien

    Je vais quand même rajouter que ça fait quand même vachement plaisir quand t'as de temps en temps des personnes qui disent « Ah, j'ai écouté cet épisode, c'était trop cool » . Et notamment, ça m'est arrivé une fois, c'était le chéri d'une amie à ma copine, que j'ai vue peut-être deux fois dans ma vie, quoi, qui a écouté le podcast et qui m'a envoyé un message et qui m'a dit « Trop bien cet épisode et tout, c'est vraiment super, continuez, machin » . Et le fait que ça vienne de quelqu'un qui est quand même assez distant, ça m'a vraiment touché. Parce qu'elle n'était pas du tout obligée de m'écrire ça, cette personne. Et ça se voyait que ça lui avait vraiment fait plaisir de l'écouter et qu'elle tenait à envoyer ce message. Et quelque part, quand on reçoit des petits mots comme ça, ça encourage encore plus à continuer. On se dit super, ça a été utile à quelqu'un. Quelqu'un a passé un bon moment en écoutant ça. Donc moi, ça me donne la banane.

  • Sylvain

    Donc ça, c'est le message pour toutes les personnes qui nous écoutent. Si vous aimez bien ce que vos créateurs, créatrices favoris font, n'hésitez pas à envoyer un petit message sur des réseaux, sur des mails quand vous avez. Ça marche aussi pour moi, en vrai. En vrai, ça fait toujours hyper plaisir parce qu'on ne se rend pas compte. On a un média qui est très, très asynchrone. Donc, on envoie et puis après, c'est posé. Et puis, on n'a pas forcément de retour tout de suite sur ce qui se passe. Quand je veux du retour synchrone, je vais plutôt faire une conf. On voit quand on est en live, en conférence, on voit un peu la tête des gens. S'il y en a qui commencent à ronfler. Peut-être qu'on a raté un truc, quand ça se marre et que ça applaudit un peu plus fort qu'à l'accoutumée, ça fait toujours plaisir, mais là c'est vrai qu'on sait pas. Et ces petits retours de... Ah cet épisode c'était vraiment cool, le sujet là était cool, la personne invitée, pour les gens qui font des invites c'était cool aussi. Donc ouais vraiment, n'hésitez pas à le faire. Et pas que pour moi, vraiment, pour n'importe qui. Surtout les gens qui ne sont pas connus, les gens qui sont très connus, ça c'est l'effet inverse. Je ne voudrais pas être un youtubeur avec 1,5 million d'abonnés et prendre toutes les shitstorms potentielles qui peuvent tomber. Ça c'est moins drôle. C'est pas mal d'être un peu confidentiel aussi,des fois.

  • Adrien

    Et même en dehors des shitstorms. Je sais que je suis très gros consommateur de YouTube, pour des formats podcast et autres. Et tu sens qu'il y a des personnes... Enfin, pour moi, je verrais ça comme être victime de son succès. Quand t'es écouté par des milliers ou des centaines de milliers de personnes, et que les gens te disent « Ah, je lis tous les commentaires, je réponds à tous les commentaires » , je me dis « Mais oh là là, j'aimerais pas faire ça, quoi. En fait, moi, ça me saoulerait de faire ça. » Parler avec quelques personnes, c'est toujours un énorme plaisir, mais à l'échelle, je pense que c'est l'enfer. moi je pense pas que je prendrais plaisir à faire ça

  • Sylvain

    c'est le principe des trucs à l'échelle c'est toujours l'enfer... pardon c'était une private joke de développeur. Cc'est très cool aujourd'hui là j'ai ouvert mon anti-sèche parce que je suis pas je suis pas très bon là je vois je suis sur Spotify il y a 31 épisodes qui sont sortis en combien vous disiez un an et demi à peu près ça fait un joli rythme en soi ouais c'est ça C'est un joli rythme. I Can Relate, c'est pas simple à tenir. Moi, la première année, j'ai fait un épisode par semaine. En une année scolaire, j'ai sorti 42 épisodes. La deuxième année, j'ai fait stop, on va arrêter, c'est pas tenable. C'est pas tenable. Donc, le 15 jours, en vrai, je trouve ça pas trop mal. Je sais pas si vous avez des projets, des envies pour la suite du podcast ou vous allez continuer sur... Sur ce format-là ?

  • Jérémie

    Justement, on se posait des questions en fin d'année 2024. Et pour 2025, on réfléchissait à différentes choses qu'on pourrait faire. C'est vrai qu'on a fait pas mal de questions. On a essayé quelque chose pour le début d'année. Je ne sais pas si c'était sorti. Et on va voir pour les sessions à venir. ce qu'on décide de faire, mais comme tu disais, effectivement, avoir du feedback en direct, ça peut être sympa, ou pouvoir échanger avec les questions de quelqu'un directement pour pouvoir creuser sur un sujet, ça pourrait être sympa. Parler de sujets aussi un petit peu d'actualité, parce qu'il y a beaucoup de thèmes, etc., dans le monde du développement, ça pourrait être des choses sympas. Mais ça, c'est que des idées potentielles, je ne sais même pas si... Si on est voué à bosser là-dessus. Mais j'aimerais bien qu'on se remette... Ouais, ça pourrait être sympa de se remettre dans un petit rythme pour refaire quelques épisodes ces prochains temps un peu différents. Ça pourrait être sympa.

  • Adrien

    En vrai, ça m'a fait penser... Le fait que tu poses la question, ça m'a fait penser à une idée qu'on n'a peut-être pas évoquée, Jérémie. C'est limite... L'idée est un peu folle, mais ça me ferait marrer. Imagine, dans des conférences, on pourrait aménager une espèce de confessionnal, quoi. où les gens ils pourraient venir et dire ok il m'arrivait telle merde et tout et juste on se pose et on parle direct avec eux quoi ne serait-ce que leur apporter un peu de soutien quoi et peut-être quelques pistes pour les aider à s'en sortir mais en tout cas ouais je crois qu'on avait discuté par exemple à une idée de peut-être participer à des confs même en tant que speaker où tu dis bah au lieu de donner un talk on va répondre à quelques questions en live avec le public qui peut interagir je sais pas il y a plein de possibilités bon le seul truc qui me retiendrait, parce que j'adore, enfin de toute façon tout ce qui est j'allais dire performance, c'est pas forcément une performance, mais j'aime bien l'idée de métisser le podcasting avec d'autres types de présentations le seul truc qui me ferait freiner, c'est l'investissement que ça demanderait en temps en logistique, tout ça je suis resté très dans le mode où j'aime pas être trop contraint dans les projets dans lesquels je me lance, j'ai quand même pas mal de choses entre le boulot à plein temps j'ai trois groupes de musique, le podcast et en fait chaque activité comme ça prend un peu plus de temps, c'est du plaisir à faire mais à un moment donné t'as besoin aussi d'avoir du temps pour souffler, donc si on arrive à trouver une formule qui demande pas trop de préparation et qui fait plaisir à nous et aux gens qui écoutent le podcast ou qui découvriraient ce formula, bah pourquoi pas, je serais chaud pour expérimenter des choses en tout cas.

  • Sylvain

    Je t'avoue la notion de le concept du confessionnal en conf ... Je sais qu'il y a des orgas de conf qui vont écouter cet épisode. Recontactez Adrien et Jérémie pour coller un confessionnal dans vos confs. Je trouve ça énorme. Je sais pas, il y a un concept à tirer là-dessus. Je trouve ça très drôle que les gens puissent aller parler comme ça, sous couvercle d'anonymat. Bonjour, ce n'est pas moi. Avec une voix transformée. Je trouverais ça extrêmement drôle. Et potentiellement intéressant. Par contre, c'est un investissement. Ça veut dire que potentiellement, tu passes une partie de ta journée dans ta boîte à écouter les gens. Mais vraiment, j'aime bien. J'aime beaucoup. J'adore voir la créativité. Je ne sais pas, plein de trucs auxquels je n'y aurais pas pensé une seule seconde. Tu vois, me dire, je vais faire un podcast en live, en conf, venir avec des micros, faire un espèce de micro-trottoir. Ça, j'y ai déjà pensé. Je ne l'ai toujours pas fait parce que quand je suis en conf, je profite du moment et ça me saoule de sortir les micros. J'ai fait un concept en non-conf, enregistrer un épisode à la volée. J'avais lancé le défi en non-conf. J'ai proposé, on a des slots de 45 minutes. En 45 minutes, on fait un podcast. Allez. Et on s'est mis à 5. Et en 45 minutes, on avait enregistré un podcast. Et dans l'heure qui suivait, le truc était en ligne. Trop bien. expérimentation des itérations rapides comme on tente de le faire dans le dev mais avec un podcast donc ça c'était marrant c'est génial je trouve ça rigolo ça t'a donné envie de le refaire ou pas ? alors peut-être mais dans d'autres circonstances en fait je voulais le faire une fois je l'ai fait une fois c'est cool limite bon ça s'est digéré c'est dans un coin de tête peut-être sur d'autres zone conf là j'ai pas d'une conf dans le dans le calendrier qui est prévu mais peut-être que si ça revient peut-être que je me chaufferai à reproposer ça en vrai j'aimerais vraiment pouvoir sortir moi des épisodes de micro trottoirs des retours conf il y en a qui le font c'est plus souvent des grosses boîtes qui font du qui font du sponsoring qui ont des stands qui ont un peu plus de moyens Ypon l'avait fait à Devox il y a quelques années je crois que we love dev aussi interdit plein de gens mais Je me vois bien passer dans les travées d'une conf avec mon micro et puis faire un micro-trottoir. Mais derrière, ça demande pas mal de taff de remontage derrière. Mais je trouverais ça très cool d'avoir un petit côté journaliste retour de conf comme ça.

  • Adrien

    Carrément.

  • Sylvain

    Puisqu'il y a beaucoup d'articles qui sortent, mais peu de contenu comme ça.

  • Adrien

    Et pour rebondir sur les unconf, je ne sais même plus si tu es basé en région parisienne ou pas, mais on a un meet-up Software Crafter à Paris où j'étais il n'y a pas longtemps. C'est plus petite échelle, mais je pense que c'est le genre d'événement où ça pourrait passer de faire un truc comme ça.

  • Sylvain

    Je suis plus bassin lyonnais. On a des crafters à Lyon qui sont bien actifs. Mais c'est vrai qu'il y a fait un moment qu'on n'a pas eu d'un conf.

  • Adrien

    Mais il y a Socrates pas très loin de Lyon chaque année.

  • Sylvain

    Ils sont plus dans le sud, mais là, la prochaine édition, j'ai raté, c'est complet déjà, depuis un certain temps. Ils font ça, ouais, plus... Je dirais aux alentours d'Avignon, mais je crois que la prochaine édition est complète déjà. J'ai raté le calendrier, puis je m'en suis rendu compte, ouais, beaucoup trop tard. C'était même pas j'ai raté d'un jour, non, j'ai raté de deux mois l'habillé. Mais on va proposer ça à des orgues de confiants. Je sais qu'il y en a qui écoutent. On va les chauffer à nous. À nous proposer des formats comme ça. Je pense qu'il y a un truc à faire. J'ai envie de dire qu'on a fait un joli tour d'horizon. Quand j'ai rouvert la petite page Spotify, je me rends compte qu'en fait, je n'ai pas qu'un ou deux épisodes de retard. J'en ai un peu plus. Ou alors, Spotify m'a zappé des trucs. Donc, je vais pouvoir retourner à mes écoutes. Vous avez des... Là, on enregistre. Je vais spoiler la date. On enregistre. Nous sommes le 21 février. L'épisode sera publié factuellement dans quelques semaines. Mais... Vous avez des épisodes dans le calendrier qui sont déjà prévus, déjà enregistrés, prêts à être publiés ou pas encore ?

  • Adrien

    On en a un. Il faut qu'on en enregistre d'autres.

  • Jérémie

    On a un peu ralenti ces derniers temps. Mais il faut dire qu'on reçoit un peu moins de questions. Donc si on peut lancer un message aujourd'hui, c'est envoyez-nous des questions. Parce qu'il y a des périodes où on en reçoit plein et puis d'autres d'autres.

  • Adrien

    Le SAE. Le sav.tech, on a un super site d'ailleurs qu'Adrien a fait, je le remercie. On a un super domaine aussi, c'est le sav.tech. Donc je vous invite à aller le visiter, il y a un petit formulaire dessus et vous pouvez nous envoyer vos questions, c'est avec grand plaisir qu'on les traitera. On les a toutes traitées, même si c'était dur pour certaines.

  • Jérémie

    C'est vrai. Et évidemment, on accepte aussi les questions qui sont envoyées sur nos comptes X ou Blue Sky respectifs, ou LinkedIn, peu importe en vrai. si les gens nous connaissent individuellement et qu'ils nous envoient la question en privé, ça marche aussi.

  • Sylvain

    Ça marche. Eh bien, j'ai envie de dire, n'hésitez pas. Moi, je gamberge depuis un moment de me dire, vas-y, j'aimerais bien pousser des questions, mais je ne trouve pas toujours des trucs. Je cherche trop. Je ne cherche pas. Je pense que je n'ai pas assez de problèmes dans mon quotidien. Tant mieux, pourvu que ça dure. Bah écoutez, ça m'a fait super plaisir de vous avoir et puis de parler du SAV. Moi, j'étais content de voir d'autres podcasts. Ça faisait partie de mes objectifs de l'année, c'était d'avoir des invités qui font des trucs, qui créent des trucs. J'ai eu des gens qui ont écrit des bouquins. J'ai d'autres invitations dans le pipe, je ne sais pas si j'aurai le temps de tout faire cette année. J'en aurai pour l'année prochaine encore, je pense. mais donc j'étais vraiment ravi de vous avoir peut-être un petit mot de la fin si vous avez une inspiration

  • Adrien

    ça va être extrêmement gnangnan mais j'ai envie de dire soyez gentil et compréhensif avec votre entourage [Sylvain]faites en sorte qu'ils n'aient pas de questions à poser au SAV de la tech.

  • Jérémie

    non mais c'est pas effectivement moi ce qui m'a fait ce que ça m'a fait réaliser c'est que hum Le monde du travail, le monde de la tech en particulier, est bien plus dur maintenant. Je trouve qu'il y a dix ans, il y a beaucoup de gens qui se posent beaucoup de questions, il y a beaucoup de techno. Ce n'est pas beaucoup plus difficile techniquement parlant, mais je trouve que le travail s'est beaucoup plus structuré et ça fait que ça devient de plus en plus difficile. Donc effectivement... Comme dit Adrien, si on peut être un petit peu bienveillant les uns avec les autres et essayer de s'aider, ça aide tout le monde à traverser ses difficultés un petit peu plus simplement. Donc voilà, et puis merci pour ton invitation, parce que je ne m'y attendais pas et ça fait super plaisir.

  • Adrien

    Carrément, trop bien.

  • Sylvain

    Eh bien écoutez, le plaisir est pour moi. Du coup, j'aime beaucoup. Ce n'était pas si mignon, le soyez gentil. En fait, dit comme ça, ça peut l'être. Je veux dire, si t'avais dit arrêtez d'être des trous de balle ou essayez de l'être le moins possible, ça aurait sonné moins gnangnan, mais le fond est exactement le même. Soyez sympas avec vos collègues, accueillez-les bien, répondez aux questions et quand vous savez pas, inventez pas des trucs, dites je sais pas, on va la poser au SAV de la tech. Ça peut être pas mal. Écoutez, je suis content que ça vous ait plu de passer dans le podcast. Je suis ravi de vous avoir eu. Et quant à vous qui nous avez écoutés jusqu'ici, il me reste à vous souhaiter une excellente fin de semaine. A la prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, geekez bien et codez bien !

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Description

Il y a près de deux ans, Adrien et Jérémie ont lancé le SAV de la tech, un podcast dans lequel ils tentent de répondre aux questions non techniques de leurs auditrices et auditeurs.

Après plus de 30 épisodes, ils reviennent sur la genèse de ce projet, leurs difficultés, leurs réussites et tout ce que ce podcast a pu leur apporter.


Le lien vers le podcast et le formulaire pour poser une question : https://lesav.tech/

Le lien vers la version américaine à l'origine de leur idée: https://softskills.audio/


Adrien sur BlueSky : https://bsky.app/profile/adrienjoly.com, sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/adrienjoly/

Jérémie sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/jeremiegirault/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Sylvain

    Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast PunkinDev. Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir des concurrents, non pas des concurrents, je rigole, des confrères, créateurs et animateurs de podcast, en les personnes de Adrien et Jérémy. Bonjour messieurs, comment allez-vous ?

  • Adrien

    Salut Sylvain !

  • Jérémie

    Hello, ça va très bien et toi ?

  • Sylvain

    Ça va fort bien aussi, je suis content de vous avoir. C'est marrant parce que je comprends des fois ce que me disent des gens que j'invite sur le podcast qui m'ont jamais vu et qui disent « Ah, ça fait bizarre de voir ta tête. D'habitude, on n'a que ta voix. » Là, ça me fait pareil. D'habitude, j'ai que votre voix et là, j'ai vos têtes. Parce que quand on enregistre, on a aussi un peu de visio. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais bien que vous vous présentiez ce que vous faites un peu au quotidien. dans la vie professionnellement, ou pas que d'ailleurs, parce qu'il y a autre chose que la vie pro. Qui c'est qui veut commencer ?

  • Adrien

    Ça ne me dérange pas.

  • Sylvain

    Allez Adrien, vas-y.

  • Adrien

    Bah écoute, je me présente, Adrien Joly, je suis développeur depuis... On va dire professionnellement depuis 2001, mais j'ai commencé assez tôt à coder. Qu'est-ce, quoi te dire d'autre ? J'ai essayé pas mal de trucs dans ma carrière. Là, actuellement, je bosse dans une startup comme développeur, dans une startup qui fait du test automatisé, enfin qui automatise la création de tests pour des applications web. Donc il y a un peu d'IA et tout dedans, c'est très très chouette. Et avant ça, j'ai eu une vie de consultant craft chez Shodo, avec qui je suis resté en excellent terme. J'ai travaillé dans plein de startups plus ou moins grosses, y compris une scale-up. Et je suis musicien aussi, je joue de la batterie. Et ça fait quoi ? Un an, un an et demi qu'on tient le SAV de la Tech avec Jérémie, je crois. Quelque chose comme ça. Voilà pour les grandes lignes.

  • Jérémie

    Ok, j'enchaîne. Du coup, moi je suis Jérémie Girault, Engineering Manager. Et je dois jongler entre les réunions et les pull requests sans renverser ma tasse de café. Bon, j'ai pris une de ces catch phrases du matin. Mais globalement, aujourd'hui je suis Engineering Manager à Datadog, ce qui me plaît énormément à dire vrai. Et voilà, je suis le papa d'un petit enfant de 5 ans, donc ça me demande pas mal d'énergie au quotidien. Pour mon expérience, moi je suis arrivé sur le marché du travail en 2009, au pire moment de la crise, et rapidement j'ai embrayé sur des technologies un peu innovantes, tactiles, mobiles, etc. Et c'était tout simplement passionnant. J'ai vécu la belle époque où tout le monde créait des apps, devenait millionnaire en faisant des applications de paix, etc. Et voilà, j'ai embrayé sur l'écosystème startup. J'ai découvert plein d'environnements, de projets différents, particulièrement au travers du prisme du mobile et en général autour du web. Et voilà, j'ai rapidement pris le lead sur certaines équipes. Moi je suis passionné par la technique et la techno, mais bon, ce qui m'intéressait, mon point faible, c'était un peu plus humain et c'est quelque chose que je voulais découvrir. Donc c'est pour ça que j'ai grandi dans ce domaine-là et aujourd'hui je suis engineering manager et je découvre plein de choses sur tout l'aspect management et c'est super intéressant aussi. Et je pense que ça fait partie, une grande partie du travail en équipe. On va dire tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

  • Sylvain

    Merci pour ces présentations messieurs. J'ai bien aimé Jérémie, comme tu as commencé ta présentation, c'était les punchlines justement de tes intros dans le SAV de la Tech. Du coup, on va parler du SAV de la Tech, c'est pour ça que vous êtes là. Moi, j'ai découvert ça, je crois dès l'épisode 1, j'étais là. J'avais vu le... parce qu'Adrien se connaît un peu sur le réseau depuis quelques années. J'avais vu le post, je me suis dit « Ah cool, un nouveau podcast qui sort, je vais écouter ça » . Comment ça vous est venu de créer ce truc-là ? Alors déjà, le concept, et puis le nom, et comment vous traitez ça ? C'est arrivé d'où ?

  • Jérémie

    C'est très simple! Comme de nombreux projets techniques, ça commence dans un bar, autour d'une bière, évidemment. Non, mais on se connaissait depuis un moment, et c'est le genre de sujet autour desquels on échangeait beaucoup, on refaisait le monde autour d'un verre. Et je crois que c'est essentiellement Adrien qui a été un moteur dans ce domaine-là, qui m'a dit « j'ai envie de faire un podcast » . Ça te dit de faire un truc ? Comme moi, je suis un opportuniste, je dis oui. Et voilà. Je ne sais pas si tu as grand-chose à ajouter.

  • Adrien

    Je pensais que tu allais me dire. C'est parce que c'est moi qui te l'avais proposé, donc tu ne pouvais pas dire non. Je pensais que tu allais répondre ça quand même.

  • Jérémie

    Oui, évidemment.

  • Adrien

    Ah, voilà. Ouais, en fait, moi, ça faisait un beau moment que le sujet des soft skills, tout ce qui est communication et tout, déjà, je m'y intéressais parce que j'ai eu des passages un peu problématiques dans ma carrière où j'ai été amené à m'y intéresser. Et de fil en aiguille, j'ai découvert un podcast américain qui nous a énormément inspiré au final, qui s'appelle SoftSkills Engineering. Je ne sais pas si tu connais, Sylvain.

  • Sylvain

    Non, je ne connais pas celui-là.

  • Adrien

    Qui est un excellent podcast où c'est en fait quasiment le même format. On s'est quand même grandement inspiré. Mais on a leur bénédiction. J'ai contacté les auteurs du podcast. Si c'était ok de faire une version française très inspirée de ce qu'ils faisaient, ils ont dit « bah grave » . Et donc c'est un podcast qui a un format un peu plus long, qui est entre 30 et 45 minutes. Généralement, ils traitent deux questions par épisode, des questions qui leur sont envoyées par leurs auditeurs, et qui sont des sujets non techniques liés à la tech. Et j'aimais beaucoup ce podcast parce que déjà, il m'a aidé à tenir le coup à des périodes où c'était particulièrement difficile au boulot, parce que j'étais pas en... en bonne entente avec mes collègues. Donc c'est un podcast où il y a beaucoup de bonne humeur, et il y a beaucoup de conseils aussi sur comment s'en sortir quand on n'est pas très serein vis-à-vis de son manager, vis-à-vis de ses collègues, quand on se pose des questions de « est-ce que c'est normal quand un collègue fait ci ou fait ça au bureau ? » « Comment je dois réagir ? » etc. Donc voilà, c'était à la fois un sujet que je trouvais hyper intéressant sur le fond, et en même temps j'adorais la forme qu'avaient ces deux animateurs dans le podcast américain. Donc voilà, l'idée, c'était de faire un truc un peu inspiré, mais plus léger, plus court. Et j'ai pensé directement à Jérémie pour m'accompagner dedans. Enfin, je trouve qu'on a des profils qui sont complémentaires. On s'entend super bien. Et je savais qu'on allait se marrer à le faire.

  • Sylvain

    Alors pour le coup, ça transparaît bien le côté un peu léger, bonne humeur dans vos épisodes en général. C'est agréable à écouter. Je ne suis pas totalement à jour au moment où on enregistre. Il m'en manque peut-être un ou deux. Mais je trouve ça plutôt cool d'aborder des sujets qui ne sont pas forcément évidents, mais garder un prisme plutôt bonne humeur. Du coup, tu disais que vous avez repris ce concept de ce podcast américain où vous répondez aux questions des auditeurs. Donc jusqu'ici, tous les épisodes, c'est systématiquement des questions d'auditeurs. Vous avez fait semblant au début que c'était des questions d'auditeurs et c'est des questions que vous vous posez.

  • Adrien

    Oui, oui, oui, oui. Alors je vais les deux croiser pour ceux et celles qui ne vont pas. Non, pour le coup, ça, c'est une question que j'avais posée aux auteurs du podcast américain. Je leur ai dit comment vous faites au début pour lancer. Et ils m'ont dit au début, on a inventé des questions. C'est OK. En réalité, pour notre cas, dis-moi si je me trompe, Jérémie, mais je crois qu'il y a peut-être une ou deux questions qu'on a plus ou moins récupérées de notre podcast. Et d'autres, c'est des questions auxquelles on a été confrontés dans notre entourage, donc des collègues qui parlaient de ce problème-là, donc on s'est dit, tiens, on va en faire un épisode. Mais là, je pense que la grande majorité, ça reste quand même des questions des auditeurs, non ?

  • Jérémie

    Oui, Oui, c'est essentiellement des questions d'auditeurs. On a peut-être dû en prendre une de l'autre podcast ou deux pour vraiment bootstrapper le truc. Mais c'est venu rapidement et c'est ce qui m'a le plus étonné d'ailleurs parce que c'est vraiment des questions de gens qu'on ne connaissait pas nécessairement. Et je me suis dit, on fait notre petit truc dans notre coin et les gens sont quand même venus. Et c'est chouette, j'invite les gens à venir poser des questions parce que... Je trouve ça super de découvrir des environnements que tu ne connais pas, des choses qui peuvent être différentes, la manière dont les gens formulent leurs questions, en révèlent parfois beaucoup sur eux-mêmes. Et il y a aussi des questions que nous, on se posait à nous-mêmes, finalement, parfois.

  • Adrien

    Oui, on a aussi soumis des questions à notre propre podcast, en tant qu'animateur, c'est arrivé.

  • Jérémie

    Je crois une fois à chacun, je crois. Et c'est quasiment plus durant de traiter ça.

  • Sylvain

    il y a un côté introspection qui est rigolo du coup vous traitez comment ces questions là parce que quand ça vient de vous limite pour faire avancer un épisode vous avez une question et probablement une partie de la réponse par rapport au vécu quand c'est vraiment une question d'une personne externe que vous connaissez pas comment vous travaillez, est-ce que vous échangez avec la personne des fois pour avoir des éléments de contexte ou est-ce que ce que vous recevez c'est déjà bien complet ... Est-ce que vous avez besoin de bosser avant de préparer un épisode pour préparer la réponse ? Ça fonctionne comment ça chez vous ?

  • Jérémie

    Je dirais que l'idée, c'était d'éviter de travailler au maximum, quand même. Donc, on est des développeurs, donc on est des flemmards un petit peu. Du coup, l'idée, c'est d'avoir un minimum de travail. C'est un peu le café du commerce. On reçoit la question, on essaie de ne pas trop y réfléchir avant même, pour que ce soit un minimum spontané, etc. Et puis, derrière... On essaye de se questionner nous-mêmes et de se remettre en question vis-à-vis de ce genre de choses, de se dire « la personne a dit ça, mais est-ce que c'est ce qu'elle voulait dire ? » Toujours douter un petit peu à la fois de ce que la personne dit, de ce que nous on pense, de ce que la personne dit, etc. Je pense que la réponse, à chaque fois, c'est toujours un peu la même. C'est identifier le problème et puis, à partir de là, exprimer les choses d'une manière… On dirait que ça aide la plupart du temps. Mais je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter, Adrien ?

  • Adrien

    Non, je pense que tu as très bien résumé. Ce qui est parfois difficile, c'est qu'au manque de contexte, certaines questions sont très très courtes. Donc on est obligé un peu d'imaginer dans quel contexte, qu'est-ce qui a pu se passer, qu'est-ce qu'a pu dire telle personne. Parce que souvent, en vrai, quand on veut aider les gens sur ce genre de problème, les détails ont leur importance. Et les détails, c'est l'effet, qu'est-ce qui s'est passé exactement. Oui. Dans une question qui fait deux lignes, il n'y a pas beaucoup de place à ces détails-là. Donc généralement, on va essayer de disséquer, dans la phase de détection du problème, on va essayer de disséquer la question et on va essayer d'imaginer quelles sont les différentes hypothèses contextuelles de la question pour pouvoir amener des pistes de solutions.

  • Sylvain

    Et ça fonctionne, je trouve, ça fonctionne plutôt pas mal. Moi, j'aime bien, justement, cette partie de recontextualisation. Parce qu'il y en a, la plupart du temps, il y en a besoin. Et même quand on peut avoir l'impression qu'il n'y a pas besoin, justement, je crois l'expression, le diable se cache dans les détails. Et juste un mot à la place d'un autre peut changer pas mal de trucs. Et c'est un peu... De quelque part, c'est un peu le taf de dev. Il y a une demande, remettre dans le contexte, t'as besoin de quoi réellement, dans le fond ? Donc c'est plutôt... Moi, j'aime bien cette Ausha. Et les tentatives de réponses jusqu'ici, j'ai jamais eu l'impression que vous aviez des postures ultra dogmatiques. « Ah, t'as ça comme problème ! Voici la réponse ultime ! » Le monde est fait de nuances, et vous incarnez plutôt bien ça, je trouve. Bon, dans tel contexte, il y a ça, il y a ça comme possibilité. Et moi, j'aime bien. Je me demandais du coup, parce que vous répondez à des questions, vous disiez qu'il y a des questions que vous avez déjà eues, sur les questions que vous aviez eues pour vous-même dans vos contextes, sur des questions que vous n'étiez jamais posées consciemment, est-ce que ça vous apporte, vous, des éléments qui peuvent vous aider au quotidien, en vous disant, du coup, je réfléchis à ce truc-là, et en fait, peut-être que ça peut me servir derrière de réfléchir à ça en amont.

  • Jérémie

    Ce ne serait pas tant le sujet en lui-même que le fait de la répétition sur chacun des sujets qui m'amène à réfléchir aux choses de cette manière-là au jour le jour, la démarche en elle-même. C'est-à-dire le fait de répéter sur de nombreux sujets un petit peu la même méthodologie, la même démarche, fait que peut-être que dans mon quotidien, si je suis confronté à une situation que j'identifie comme difficile, je vais la soumettre. à la même méthodologie pour essayer de la même manière de reprouver le problème, essayer de trouver une réponse à ce problème-là. C'est plus cette Ausha. Sinon, dans mon quotidien, non, j'ai jamais eu de personnes qui avaient mauvaise haleine, qui voulaient faire du pire que dire moi ou des choses comme ça. Donc, fort heureusement. Mais sinon, ouais, voilà. Moi, c'est plus la démarche qui m'a marqué, en tout cas.

  • Adrien

    Pour ma part, je ne pense pas avoir retiré des trucs, des choses qui m'ont aidé directement dans les problèmes que j'avais. En revanche, je m'en sers beaucoup comme une sorte de baromètre de quelle est la santé des gens dans la tech aujourd'hui. Alors, ce n'est pas représentatif parce qu'on a quand même suffisamment peu de questions. Il y a trop peu de questions pour que ce soit représentatif. Mais quand on voit certains mal-être, on voit certaines problématiques se dégager. Et pour peu qu'on en ait déjà entendu parler avant, on se dit tiens, ça fait quand même deux fois, trois fois. qu'on entend parler de ce genre de cas, ça y met des voix un peu plus claires sur comment évoluent les choses dans notre industrie, dans notre métier. et par ailleurs je pense que les choses sur lesquelles j'ai le plus retiré en vrai c'est très proche d'une conversation qu'on a entre amis enfin quand je voyais Jérémie sans faire le podcast de toute façon on se raconte nos vies au boulot etc et on découvre il me raconte un peu comment ça se passe son travail de manager j'apprends des choses à chaque fois sur qu'est-ce que fait un manager qu'est-ce que ne fait pas un manager à quoi est confronté un manager aussi parce que Mon manager, il me raconte rarement les galères qu'il a avec les autres employés. Ça ne se fait pas, en fait. Il y aura un problème de faire son interne.

  • Jérémie

    Oui, et puis inversement. Moi, ça fait un moment que je suis là-dedans et je vois aussi le métier de développeur évoluer. Ce n'est pas la même chose qu'en 2010, clairement. Et même avant, en 2000 déjà. Mais bon, oui.

  • Sylvain

    C'est intéressant. C'est intéressant, parce que ça apporte... Je me pose toujours la question de ce qu'on... de pourquoi on crée du contenu. Des fois, les gens me posent la question et ça t'apporte quoi d'avoir créé le podcast ? Du coup, je trouve ça intéressant, oui, que ça change... que ça puisse pas changer, mais agrémenter votre posture quotidienne en ayant peut-être une hygiène dans la façon d'aborder des... des problèmes.

  • Jérémie

    La richesse et la célébrité aussi. Quand on fait du podcast, on se fait moins arrêter dans la rue parce que les gens ne nous connaissent pas visuellement.

  • Sylvain

    Oui, je comprends la richesse surtout. C'est vrai que c'est excessivement lucratif.

  • Adrien

    Ah oui, on fait tellement de thunes avec ce podcast, c'est indécent!

  • Sylvain

    C'était presque la question derrière. Ça vous apporte quoi à titre plus perso ? je sais pas si vous alors Adrien tu disais que t'étais musicien moi quand je me suis lancé dans le podcast j'ai utilisé un peu ma grande de musicien pour faire mumuse un peu avec le son de faire une voix un peu plus suave tout ça pour passer un peu bien je sais pas si vous avez un petit un petit retour sur investissement d'un point de vue purement perso ou est-ce que c'est une..un... Je veux dire, un processus créatif très égoïste comme je le fais moi. Je me fais plaisir à faire le podcast. Et puis, il y a des gens qui écoutent. C'est cool.

  • Adrien

    Jérémie, tu veux commencer ?

  • Jérémie

    Non, pas si je t'en prie. OK.

  • Adrien

    Moi, il y a un peu des deux pour le coup. Il y a un plaisir égoïste parce que, comme je disais tout à l'heure, c'est un kiff de pouvoir passer du temps avec mon pote et de créer quelque chose ensemble dont on est fier. Et il y a un côté aussi, j'ai oublié, il y a un mot savant pour dire ça, qui n'est pas si savant que ça, mais c'est le fait de transmettre. le plaisir de transmettre. Ça, c'est un truc que j'ai toujours eu en faisant des talks, en faisant des... en écrivant des articles, en partageant les choses que j'ai apprises, tout simplement. Et je pense que c'est dû à deux choses. Un, plusieurs fois dans ma carrière ou même dans ma vie personnelle, j'ai été confronté à des problèmes et j'étais très heureux de trouver des ressources écrites par d'autres gens qui m'ont aidé à surmonter ces problèmes. Et surtout, dans le milieu du logiciel, on est quand même assez chanceux. On est dans un monde où il y a beaucoup d'open source. On en profite tous les jours au travail. et j'essaye autant que je peux de donner à mon tour quelque chose à la communauté et si c'est pas du code ouvert peut-être que j'aiderai les gens avec un podcast avec un article avec un talk voilà c'est comme pour faire tourner un petit peu partager avec les autres des choses de la même façon que j'ai pu profiter de ce qu'ont produit les autres personnes tout de suite

  • Jérémie

    temps passé, enregistre, qui est le plus sympa. À dire vrai, j'ai du mal à réaliser le fait qu'il puisse y avoir des gens qui puissent être intéressés ou qui puissent écouter. Ça, ça me passe au-dessus de la tête. Donc, c'est vraiment le plaisir du temps passé. Sinon, le revenu sur investissement, je pense qu'on est vraiment perdant, que ce soit en temps et en argent, avec tout ce qu'on a mis dedans. Mais non, c'est juste pour le plaisir.

  • Adrien

    Je vais quand même rajouter que ça fait quand même vachement plaisir quand t'as de temps en temps des personnes qui disent « Ah, j'ai écouté cet épisode, c'était trop cool » . Et notamment, ça m'est arrivé une fois, c'était le chéri d'une amie à ma copine, que j'ai vue peut-être deux fois dans ma vie, quoi, qui a écouté le podcast et qui m'a envoyé un message et qui m'a dit « Trop bien cet épisode et tout, c'est vraiment super, continuez, machin » . Et le fait que ça vienne de quelqu'un qui est quand même assez distant, ça m'a vraiment touché. Parce qu'elle n'était pas du tout obligée de m'écrire ça, cette personne. Et ça se voyait que ça lui avait vraiment fait plaisir de l'écouter et qu'elle tenait à envoyer ce message. Et quelque part, quand on reçoit des petits mots comme ça, ça encourage encore plus à continuer. On se dit super, ça a été utile à quelqu'un. Quelqu'un a passé un bon moment en écoutant ça. Donc moi, ça me donne la banane.

  • Sylvain

    Donc ça, c'est le message pour toutes les personnes qui nous écoutent. Si vous aimez bien ce que vos créateurs, créatrices favoris font, n'hésitez pas à envoyer un petit message sur des réseaux, sur des mails quand vous avez. Ça marche aussi pour moi, en vrai. En vrai, ça fait toujours hyper plaisir parce qu'on ne se rend pas compte. On a un média qui est très, très asynchrone. Donc, on envoie et puis après, c'est posé. Et puis, on n'a pas forcément de retour tout de suite sur ce qui se passe. Quand je veux du retour synchrone, je vais plutôt faire une conf. On voit quand on est en live, en conférence, on voit un peu la tête des gens. S'il y en a qui commencent à ronfler. Peut-être qu'on a raté un truc, quand ça se marre et que ça applaudit un peu plus fort qu'à l'accoutumée, ça fait toujours plaisir, mais là c'est vrai qu'on sait pas. Et ces petits retours de... Ah cet épisode c'était vraiment cool, le sujet là était cool, la personne invitée, pour les gens qui font des invites c'était cool aussi. Donc ouais vraiment, n'hésitez pas à le faire. Et pas que pour moi, vraiment, pour n'importe qui. Surtout les gens qui ne sont pas connus, les gens qui sont très connus, ça c'est l'effet inverse. Je ne voudrais pas être un youtubeur avec 1,5 million d'abonnés et prendre toutes les shitstorms potentielles qui peuvent tomber. Ça c'est moins drôle. C'est pas mal d'être un peu confidentiel aussi,des fois.

  • Adrien

    Et même en dehors des shitstorms. Je sais que je suis très gros consommateur de YouTube, pour des formats podcast et autres. Et tu sens qu'il y a des personnes... Enfin, pour moi, je verrais ça comme être victime de son succès. Quand t'es écouté par des milliers ou des centaines de milliers de personnes, et que les gens te disent « Ah, je lis tous les commentaires, je réponds à tous les commentaires » , je me dis « Mais oh là là, j'aimerais pas faire ça, quoi. En fait, moi, ça me saoulerait de faire ça. » Parler avec quelques personnes, c'est toujours un énorme plaisir, mais à l'échelle, je pense que c'est l'enfer. moi je pense pas que je prendrais plaisir à faire ça

  • Sylvain

    c'est le principe des trucs à l'échelle c'est toujours l'enfer... pardon c'était une private joke de développeur. Cc'est très cool aujourd'hui là j'ai ouvert mon anti-sèche parce que je suis pas je suis pas très bon là je vois je suis sur Spotify il y a 31 épisodes qui sont sortis en combien vous disiez un an et demi à peu près ça fait un joli rythme en soi ouais c'est ça C'est un joli rythme. I Can Relate, c'est pas simple à tenir. Moi, la première année, j'ai fait un épisode par semaine. En une année scolaire, j'ai sorti 42 épisodes. La deuxième année, j'ai fait stop, on va arrêter, c'est pas tenable. C'est pas tenable. Donc, le 15 jours, en vrai, je trouve ça pas trop mal. Je sais pas si vous avez des projets, des envies pour la suite du podcast ou vous allez continuer sur... Sur ce format-là ?

  • Jérémie

    Justement, on se posait des questions en fin d'année 2024. Et pour 2025, on réfléchissait à différentes choses qu'on pourrait faire. C'est vrai qu'on a fait pas mal de questions. On a essayé quelque chose pour le début d'année. Je ne sais pas si c'était sorti. Et on va voir pour les sessions à venir. ce qu'on décide de faire, mais comme tu disais, effectivement, avoir du feedback en direct, ça peut être sympa, ou pouvoir échanger avec les questions de quelqu'un directement pour pouvoir creuser sur un sujet, ça pourrait être sympa. Parler de sujets aussi un petit peu d'actualité, parce qu'il y a beaucoup de thèmes, etc., dans le monde du développement, ça pourrait être des choses sympas. Mais ça, c'est que des idées potentielles, je ne sais même pas si... Si on est voué à bosser là-dessus. Mais j'aimerais bien qu'on se remette... Ouais, ça pourrait être sympa de se remettre dans un petit rythme pour refaire quelques épisodes ces prochains temps un peu différents. Ça pourrait être sympa.

  • Adrien

    En vrai, ça m'a fait penser... Le fait que tu poses la question, ça m'a fait penser à une idée qu'on n'a peut-être pas évoquée, Jérémie. C'est limite... L'idée est un peu folle, mais ça me ferait marrer. Imagine, dans des conférences, on pourrait aménager une espèce de confessionnal, quoi. où les gens ils pourraient venir et dire ok il m'arrivait telle merde et tout et juste on se pose et on parle direct avec eux quoi ne serait-ce que leur apporter un peu de soutien quoi et peut-être quelques pistes pour les aider à s'en sortir mais en tout cas ouais je crois qu'on avait discuté par exemple à une idée de peut-être participer à des confs même en tant que speaker où tu dis bah au lieu de donner un talk on va répondre à quelques questions en live avec le public qui peut interagir je sais pas il y a plein de possibilités bon le seul truc qui me retiendrait, parce que j'adore, enfin de toute façon tout ce qui est j'allais dire performance, c'est pas forcément une performance, mais j'aime bien l'idée de métisser le podcasting avec d'autres types de présentations le seul truc qui me ferait freiner, c'est l'investissement que ça demanderait en temps en logistique, tout ça je suis resté très dans le mode où j'aime pas être trop contraint dans les projets dans lesquels je me lance, j'ai quand même pas mal de choses entre le boulot à plein temps j'ai trois groupes de musique, le podcast et en fait chaque activité comme ça prend un peu plus de temps, c'est du plaisir à faire mais à un moment donné t'as besoin aussi d'avoir du temps pour souffler, donc si on arrive à trouver une formule qui demande pas trop de préparation et qui fait plaisir à nous et aux gens qui écoutent le podcast ou qui découvriraient ce formula, bah pourquoi pas, je serais chaud pour expérimenter des choses en tout cas.

  • Sylvain

    Je t'avoue la notion de le concept du confessionnal en conf ... Je sais qu'il y a des orgas de conf qui vont écouter cet épisode. Recontactez Adrien et Jérémie pour coller un confessionnal dans vos confs. Je trouve ça énorme. Je sais pas, il y a un concept à tirer là-dessus. Je trouve ça très drôle que les gens puissent aller parler comme ça, sous couvercle d'anonymat. Bonjour, ce n'est pas moi. Avec une voix transformée. Je trouverais ça extrêmement drôle. Et potentiellement intéressant. Par contre, c'est un investissement. Ça veut dire que potentiellement, tu passes une partie de ta journée dans ta boîte à écouter les gens. Mais vraiment, j'aime bien. J'aime beaucoup. J'adore voir la créativité. Je ne sais pas, plein de trucs auxquels je n'y aurais pas pensé une seule seconde. Tu vois, me dire, je vais faire un podcast en live, en conf, venir avec des micros, faire un espèce de micro-trottoir. Ça, j'y ai déjà pensé. Je ne l'ai toujours pas fait parce que quand je suis en conf, je profite du moment et ça me saoule de sortir les micros. J'ai fait un concept en non-conf, enregistrer un épisode à la volée. J'avais lancé le défi en non-conf. J'ai proposé, on a des slots de 45 minutes. En 45 minutes, on fait un podcast. Allez. Et on s'est mis à 5. Et en 45 minutes, on avait enregistré un podcast. Et dans l'heure qui suivait, le truc était en ligne. Trop bien. expérimentation des itérations rapides comme on tente de le faire dans le dev mais avec un podcast donc ça c'était marrant c'est génial je trouve ça rigolo ça t'a donné envie de le refaire ou pas ? alors peut-être mais dans d'autres circonstances en fait je voulais le faire une fois je l'ai fait une fois c'est cool limite bon ça s'est digéré c'est dans un coin de tête peut-être sur d'autres zone conf là j'ai pas d'une conf dans le dans le calendrier qui est prévu mais peut-être que si ça revient peut-être que je me chaufferai à reproposer ça en vrai j'aimerais vraiment pouvoir sortir moi des épisodes de micro trottoirs des retours conf il y en a qui le font c'est plus souvent des grosses boîtes qui font du qui font du sponsoring qui ont des stands qui ont un peu plus de moyens Ypon l'avait fait à Devox il y a quelques années je crois que we love dev aussi interdit plein de gens mais Je me vois bien passer dans les travées d'une conf avec mon micro et puis faire un micro-trottoir. Mais derrière, ça demande pas mal de taff de remontage derrière. Mais je trouverais ça très cool d'avoir un petit côté journaliste retour de conf comme ça.

  • Adrien

    Carrément.

  • Sylvain

    Puisqu'il y a beaucoup d'articles qui sortent, mais peu de contenu comme ça.

  • Adrien

    Et pour rebondir sur les unconf, je ne sais même plus si tu es basé en région parisienne ou pas, mais on a un meet-up Software Crafter à Paris où j'étais il n'y a pas longtemps. C'est plus petite échelle, mais je pense que c'est le genre d'événement où ça pourrait passer de faire un truc comme ça.

  • Sylvain

    Je suis plus bassin lyonnais. On a des crafters à Lyon qui sont bien actifs. Mais c'est vrai qu'il y a fait un moment qu'on n'a pas eu d'un conf.

  • Adrien

    Mais il y a Socrates pas très loin de Lyon chaque année.

  • Sylvain

    Ils sont plus dans le sud, mais là, la prochaine édition, j'ai raté, c'est complet déjà, depuis un certain temps. Ils font ça, ouais, plus... Je dirais aux alentours d'Avignon, mais je crois que la prochaine édition est complète déjà. J'ai raté le calendrier, puis je m'en suis rendu compte, ouais, beaucoup trop tard. C'était même pas j'ai raté d'un jour, non, j'ai raté de deux mois l'habillé. Mais on va proposer ça à des orgues de confiants. Je sais qu'il y en a qui écoutent. On va les chauffer à nous. À nous proposer des formats comme ça. Je pense qu'il y a un truc à faire. J'ai envie de dire qu'on a fait un joli tour d'horizon. Quand j'ai rouvert la petite page Spotify, je me rends compte qu'en fait, je n'ai pas qu'un ou deux épisodes de retard. J'en ai un peu plus. Ou alors, Spotify m'a zappé des trucs. Donc, je vais pouvoir retourner à mes écoutes. Vous avez des... Là, on enregistre. Je vais spoiler la date. On enregistre. Nous sommes le 21 février. L'épisode sera publié factuellement dans quelques semaines. Mais... Vous avez des épisodes dans le calendrier qui sont déjà prévus, déjà enregistrés, prêts à être publiés ou pas encore ?

  • Adrien

    On en a un. Il faut qu'on en enregistre d'autres.

  • Jérémie

    On a un peu ralenti ces derniers temps. Mais il faut dire qu'on reçoit un peu moins de questions. Donc si on peut lancer un message aujourd'hui, c'est envoyez-nous des questions. Parce qu'il y a des périodes où on en reçoit plein et puis d'autres d'autres.

  • Adrien

    Le SAE. Le sav.tech, on a un super site d'ailleurs qu'Adrien a fait, je le remercie. On a un super domaine aussi, c'est le sav.tech. Donc je vous invite à aller le visiter, il y a un petit formulaire dessus et vous pouvez nous envoyer vos questions, c'est avec grand plaisir qu'on les traitera. On les a toutes traitées, même si c'était dur pour certaines.

  • Jérémie

    C'est vrai. Et évidemment, on accepte aussi les questions qui sont envoyées sur nos comptes X ou Blue Sky respectifs, ou LinkedIn, peu importe en vrai. si les gens nous connaissent individuellement et qu'ils nous envoient la question en privé, ça marche aussi.

  • Sylvain

    Ça marche. Eh bien, j'ai envie de dire, n'hésitez pas. Moi, je gamberge depuis un moment de me dire, vas-y, j'aimerais bien pousser des questions, mais je ne trouve pas toujours des trucs. Je cherche trop. Je ne cherche pas. Je pense que je n'ai pas assez de problèmes dans mon quotidien. Tant mieux, pourvu que ça dure. Bah écoutez, ça m'a fait super plaisir de vous avoir et puis de parler du SAV. Moi, j'étais content de voir d'autres podcasts. Ça faisait partie de mes objectifs de l'année, c'était d'avoir des invités qui font des trucs, qui créent des trucs. J'ai eu des gens qui ont écrit des bouquins. J'ai d'autres invitations dans le pipe, je ne sais pas si j'aurai le temps de tout faire cette année. J'en aurai pour l'année prochaine encore, je pense. mais donc j'étais vraiment ravi de vous avoir peut-être un petit mot de la fin si vous avez une inspiration

  • Adrien

    ça va être extrêmement gnangnan mais j'ai envie de dire soyez gentil et compréhensif avec votre entourage [Sylvain]faites en sorte qu'ils n'aient pas de questions à poser au SAV de la tech.

  • Jérémie

    non mais c'est pas effectivement moi ce qui m'a fait ce que ça m'a fait réaliser c'est que hum Le monde du travail, le monde de la tech en particulier, est bien plus dur maintenant. Je trouve qu'il y a dix ans, il y a beaucoup de gens qui se posent beaucoup de questions, il y a beaucoup de techno. Ce n'est pas beaucoup plus difficile techniquement parlant, mais je trouve que le travail s'est beaucoup plus structuré et ça fait que ça devient de plus en plus difficile. Donc effectivement... Comme dit Adrien, si on peut être un petit peu bienveillant les uns avec les autres et essayer de s'aider, ça aide tout le monde à traverser ses difficultés un petit peu plus simplement. Donc voilà, et puis merci pour ton invitation, parce que je ne m'y attendais pas et ça fait super plaisir.

  • Adrien

    Carrément, trop bien.

  • Sylvain

    Eh bien écoutez, le plaisir est pour moi. Du coup, j'aime beaucoup. Ce n'était pas si mignon, le soyez gentil. En fait, dit comme ça, ça peut l'être. Je veux dire, si t'avais dit arrêtez d'être des trous de balle ou essayez de l'être le moins possible, ça aurait sonné moins gnangnan, mais le fond est exactement le même. Soyez sympas avec vos collègues, accueillez-les bien, répondez aux questions et quand vous savez pas, inventez pas des trucs, dites je sais pas, on va la poser au SAV de la tech. Ça peut être pas mal. Écoutez, je suis content que ça vous ait plu de passer dans le podcast. Je suis ravi de vous avoir eu. Et quant à vous qui nous avez écoutés jusqu'ici, il me reste à vous souhaiter une excellente fin de semaine. A la prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, geekez bien et codez bien !

Description

Il y a près de deux ans, Adrien et Jérémie ont lancé le SAV de la tech, un podcast dans lequel ils tentent de répondre aux questions non techniques de leurs auditrices et auditeurs.

Après plus de 30 épisodes, ils reviennent sur la genèse de ce projet, leurs difficultés, leurs réussites et tout ce que ce podcast a pu leur apporter.


Le lien vers le podcast et le formulaire pour poser une question : https://lesav.tech/

Le lien vers la version américaine à l'origine de leur idée: https://softskills.audio/


Adrien sur BlueSky : https://bsky.app/profile/adrienjoly.com, sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/adrienjoly/

Jérémie sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/jeremiegirault/


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Sylvain

    Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast PunkinDev. Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir des concurrents, non pas des concurrents, je rigole, des confrères, créateurs et animateurs de podcast, en les personnes de Adrien et Jérémy. Bonjour messieurs, comment allez-vous ?

  • Adrien

    Salut Sylvain !

  • Jérémie

    Hello, ça va très bien et toi ?

  • Sylvain

    Ça va fort bien aussi, je suis content de vous avoir. C'est marrant parce que je comprends des fois ce que me disent des gens que j'invite sur le podcast qui m'ont jamais vu et qui disent « Ah, ça fait bizarre de voir ta tête. D'habitude, on n'a que ta voix. » Là, ça me fait pareil. D'habitude, j'ai que votre voix et là, j'ai vos têtes. Parce que quand on enregistre, on a aussi un peu de visio. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais bien que vous vous présentiez ce que vous faites un peu au quotidien. dans la vie professionnellement, ou pas que d'ailleurs, parce qu'il y a autre chose que la vie pro. Qui c'est qui veut commencer ?

  • Adrien

    Ça ne me dérange pas.

  • Sylvain

    Allez Adrien, vas-y.

  • Adrien

    Bah écoute, je me présente, Adrien Joly, je suis développeur depuis... On va dire professionnellement depuis 2001, mais j'ai commencé assez tôt à coder. Qu'est-ce, quoi te dire d'autre ? J'ai essayé pas mal de trucs dans ma carrière. Là, actuellement, je bosse dans une startup comme développeur, dans une startup qui fait du test automatisé, enfin qui automatise la création de tests pour des applications web. Donc il y a un peu d'IA et tout dedans, c'est très très chouette. Et avant ça, j'ai eu une vie de consultant craft chez Shodo, avec qui je suis resté en excellent terme. J'ai travaillé dans plein de startups plus ou moins grosses, y compris une scale-up. Et je suis musicien aussi, je joue de la batterie. Et ça fait quoi ? Un an, un an et demi qu'on tient le SAV de la Tech avec Jérémie, je crois. Quelque chose comme ça. Voilà pour les grandes lignes.

  • Jérémie

    Ok, j'enchaîne. Du coup, moi je suis Jérémie Girault, Engineering Manager. Et je dois jongler entre les réunions et les pull requests sans renverser ma tasse de café. Bon, j'ai pris une de ces catch phrases du matin. Mais globalement, aujourd'hui je suis Engineering Manager à Datadog, ce qui me plaît énormément à dire vrai. Et voilà, je suis le papa d'un petit enfant de 5 ans, donc ça me demande pas mal d'énergie au quotidien. Pour mon expérience, moi je suis arrivé sur le marché du travail en 2009, au pire moment de la crise, et rapidement j'ai embrayé sur des technologies un peu innovantes, tactiles, mobiles, etc. Et c'était tout simplement passionnant. J'ai vécu la belle époque où tout le monde créait des apps, devenait millionnaire en faisant des applications de paix, etc. Et voilà, j'ai embrayé sur l'écosystème startup. J'ai découvert plein d'environnements, de projets différents, particulièrement au travers du prisme du mobile et en général autour du web. Et voilà, j'ai rapidement pris le lead sur certaines équipes. Moi je suis passionné par la technique et la techno, mais bon, ce qui m'intéressait, mon point faible, c'était un peu plus humain et c'est quelque chose que je voulais découvrir. Donc c'est pour ça que j'ai grandi dans ce domaine-là et aujourd'hui je suis engineering manager et je découvre plein de choses sur tout l'aspect management et c'est super intéressant aussi. Et je pense que ça fait partie, une grande partie du travail en équipe. On va dire tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

  • Sylvain

    Merci pour ces présentations messieurs. J'ai bien aimé Jérémie, comme tu as commencé ta présentation, c'était les punchlines justement de tes intros dans le SAV de la Tech. Du coup, on va parler du SAV de la Tech, c'est pour ça que vous êtes là. Moi, j'ai découvert ça, je crois dès l'épisode 1, j'étais là. J'avais vu le... parce qu'Adrien se connaît un peu sur le réseau depuis quelques années. J'avais vu le post, je me suis dit « Ah cool, un nouveau podcast qui sort, je vais écouter ça » . Comment ça vous est venu de créer ce truc-là ? Alors déjà, le concept, et puis le nom, et comment vous traitez ça ? C'est arrivé d'où ?

  • Jérémie

    C'est très simple! Comme de nombreux projets techniques, ça commence dans un bar, autour d'une bière, évidemment. Non, mais on se connaissait depuis un moment, et c'est le genre de sujet autour desquels on échangeait beaucoup, on refaisait le monde autour d'un verre. Et je crois que c'est essentiellement Adrien qui a été un moteur dans ce domaine-là, qui m'a dit « j'ai envie de faire un podcast » . Ça te dit de faire un truc ? Comme moi, je suis un opportuniste, je dis oui. Et voilà. Je ne sais pas si tu as grand-chose à ajouter.

  • Adrien

    Je pensais que tu allais me dire. C'est parce que c'est moi qui te l'avais proposé, donc tu ne pouvais pas dire non. Je pensais que tu allais répondre ça quand même.

  • Jérémie

    Oui, évidemment.

  • Adrien

    Ah, voilà. Ouais, en fait, moi, ça faisait un beau moment que le sujet des soft skills, tout ce qui est communication et tout, déjà, je m'y intéressais parce que j'ai eu des passages un peu problématiques dans ma carrière où j'ai été amené à m'y intéresser. Et de fil en aiguille, j'ai découvert un podcast américain qui nous a énormément inspiré au final, qui s'appelle SoftSkills Engineering. Je ne sais pas si tu connais, Sylvain.

  • Sylvain

    Non, je ne connais pas celui-là.

  • Adrien

    Qui est un excellent podcast où c'est en fait quasiment le même format. On s'est quand même grandement inspiré. Mais on a leur bénédiction. J'ai contacté les auteurs du podcast. Si c'était ok de faire une version française très inspirée de ce qu'ils faisaient, ils ont dit « bah grave » . Et donc c'est un podcast qui a un format un peu plus long, qui est entre 30 et 45 minutes. Généralement, ils traitent deux questions par épisode, des questions qui leur sont envoyées par leurs auditeurs, et qui sont des sujets non techniques liés à la tech. Et j'aimais beaucoup ce podcast parce que déjà, il m'a aidé à tenir le coup à des périodes où c'était particulièrement difficile au boulot, parce que j'étais pas en... en bonne entente avec mes collègues. Donc c'est un podcast où il y a beaucoup de bonne humeur, et il y a beaucoup de conseils aussi sur comment s'en sortir quand on n'est pas très serein vis-à-vis de son manager, vis-à-vis de ses collègues, quand on se pose des questions de « est-ce que c'est normal quand un collègue fait ci ou fait ça au bureau ? » « Comment je dois réagir ? » etc. Donc voilà, c'était à la fois un sujet que je trouvais hyper intéressant sur le fond, et en même temps j'adorais la forme qu'avaient ces deux animateurs dans le podcast américain. Donc voilà, l'idée, c'était de faire un truc un peu inspiré, mais plus léger, plus court. Et j'ai pensé directement à Jérémie pour m'accompagner dedans. Enfin, je trouve qu'on a des profils qui sont complémentaires. On s'entend super bien. Et je savais qu'on allait se marrer à le faire.

  • Sylvain

    Alors pour le coup, ça transparaît bien le côté un peu léger, bonne humeur dans vos épisodes en général. C'est agréable à écouter. Je ne suis pas totalement à jour au moment où on enregistre. Il m'en manque peut-être un ou deux. Mais je trouve ça plutôt cool d'aborder des sujets qui ne sont pas forcément évidents, mais garder un prisme plutôt bonne humeur. Du coup, tu disais que vous avez repris ce concept de ce podcast américain où vous répondez aux questions des auditeurs. Donc jusqu'ici, tous les épisodes, c'est systématiquement des questions d'auditeurs. Vous avez fait semblant au début que c'était des questions d'auditeurs et c'est des questions que vous vous posez.

  • Adrien

    Oui, oui, oui, oui. Alors je vais les deux croiser pour ceux et celles qui ne vont pas. Non, pour le coup, ça, c'est une question que j'avais posée aux auteurs du podcast américain. Je leur ai dit comment vous faites au début pour lancer. Et ils m'ont dit au début, on a inventé des questions. C'est OK. En réalité, pour notre cas, dis-moi si je me trompe, Jérémie, mais je crois qu'il y a peut-être une ou deux questions qu'on a plus ou moins récupérées de notre podcast. Et d'autres, c'est des questions auxquelles on a été confrontés dans notre entourage, donc des collègues qui parlaient de ce problème-là, donc on s'est dit, tiens, on va en faire un épisode. Mais là, je pense que la grande majorité, ça reste quand même des questions des auditeurs, non ?

  • Jérémie

    Oui, Oui, c'est essentiellement des questions d'auditeurs. On a peut-être dû en prendre une de l'autre podcast ou deux pour vraiment bootstrapper le truc. Mais c'est venu rapidement et c'est ce qui m'a le plus étonné d'ailleurs parce que c'est vraiment des questions de gens qu'on ne connaissait pas nécessairement. Et je me suis dit, on fait notre petit truc dans notre coin et les gens sont quand même venus. Et c'est chouette, j'invite les gens à venir poser des questions parce que... Je trouve ça super de découvrir des environnements que tu ne connais pas, des choses qui peuvent être différentes, la manière dont les gens formulent leurs questions, en révèlent parfois beaucoup sur eux-mêmes. Et il y a aussi des questions que nous, on se posait à nous-mêmes, finalement, parfois.

  • Adrien

    Oui, on a aussi soumis des questions à notre propre podcast, en tant qu'animateur, c'est arrivé.

  • Jérémie

    Je crois une fois à chacun, je crois. Et c'est quasiment plus durant de traiter ça.

  • Sylvain

    il y a un côté introspection qui est rigolo du coup vous traitez comment ces questions là parce que quand ça vient de vous limite pour faire avancer un épisode vous avez une question et probablement une partie de la réponse par rapport au vécu quand c'est vraiment une question d'une personne externe que vous connaissez pas comment vous travaillez, est-ce que vous échangez avec la personne des fois pour avoir des éléments de contexte ou est-ce que ce que vous recevez c'est déjà bien complet ... Est-ce que vous avez besoin de bosser avant de préparer un épisode pour préparer la réponse ? Ça fonctionne comment ça chez vous ?

  • Jérémie

    Je dirais que l'idée, c'était d'éviter de travailler au maximum, quand même. Donc, on est des développeurs, donc on est des flemmards un petit peu. Du coup, l'idée, c'est d'avoir un minimum de travail. C'est un peu le café du commerce. On reçoit la question, on essaie de ne pas trop y réfléchir avant même, pour que ce soit un minimum spontané, etc. Et puis, derrière... On essaye de se questionner nous-mêmes et de se remettre en question vis-à-vis de ce genre de choses, de se dire « la personne a dit ça, mais est-ce que c'est ce qu'elle voulait dire ? » Toujours douter un petit peu à la fois de ce que la personne dit, de ce que nous on pense, de ce que la personne dit, etc. Je pense que la réponse, à chaque fois, c'est toujours un peu la même. C'est identifier le problème et puis, à partir de là, exprimer les choses d'une manière… On dirait que ça aide la plupart du temps. Mais je ne sais pas si tu as quelque chose à ajouter, Adrien ?

  • Adrien

    Non, je pense que tu as très bien résumé. Ce qui est parfois difficile, c'est qu'au manque de contexte, certaines questions sont très très courtes. Donc on est obligé un peu d'imaginer dans quel contexte, qu'est-ce qui a pu se passer, qu'est-ce qu'a pu dire telle personne. Parce que souvent, en vrai, quand on veut aider les gens sur ce genre de problème, les détails ont leur importance. Et les détails, c'est l'effet, qu'est-ce qui s'est passé exactement. Oui. Dans une question qui fait deux lignes, il n'y a pas beaucoup de place à ces détails-là. Donc généralement, on va essayer de disséquer, dans la phase de détection du problème, on va essayer de disséquer la question et on va essayer d'imaginer quelles sont les différentes hypothèses contextuelles de la question pour pouvoir amener des pistes de solutions.

  • Sylvain

    Et ça fonctionne, je trouve, ça fonctionne plutôt pas mal. Moi, j'aime bien, justement, cette partie de recontextualisation. Parce qu'il y en a, la plupart du temps, il y en a besoin. Et même quand on peut avoir l'impression qu'il n'y a pas besoin, justement, je crois l'expression, le diable se cache dans les détails. Et juste un mot à la place d'un autre peut changer pas mal de trucs. Et c'est un peu... De quelque part, c'est un peu le taf de dev. Il y a une demande, remettre dans le contexte, t'as besoin de quoi réellement, dans le fond ? Donc c'est plutôt... Moi, j'aime bien cette Ausha. Et les tentatives de réponses jusqu'ici, j'ai jamais eu l'impression que vous aviez des postures ultra dogmatiques. « Ah, t'as ça comme problème ! Voici la réponse ultime ! » Le monde est fait de nuances, et vous incarnez plutôt bien ça, je trouve. Bon, dans tel contexte, il y a ça, il y a ça comme possibilité. Et moi, j'aime bien. Je me demandais du coup, parce que vous répondez à des questions, vous disiez qu'il y a des questions que vous avez déjà eues, sur les questions que vous aviez eues pour vous-même dans vos contextes, sur des questions que vous n'étiez jamais posées consciemment, est-ce que ça vous apporte, vous, des éléments qui peuvent vous aider au quotidien, en vous disant, du coup, je réfléchis à ce truc-là, et en fait, peut-être que ça peut me servir derrière de réfléchir à ça en amont.

  • Jérémie

    Ce ne serait pas tant le sujet en lui-même que le fait de la répétition sur chacun des sujets qui m'amène à réfléchir aux choses de cette manière-là au jour le jour, la démarche en elle-même. C'est-à-dire le fait de répéter sur de nombreux sujets un petit peu la même méthodologie, la même démarche, fait que peut-être que dans mon quotidien, si je suis confronté à une situation que j'identifie comme difficile, je vais la soumettre. à la même méthodologie pour essayer de la même manière de reprouver le problème, essayer de trouver une réponse à ce problème-là. C'est plus cette Ausha. Sinon, dans mon quotidien, non, j'ai jamais eu de personnes qui avaient mauvaise haleine, qui voulaient faire du pire que dire moi ou des choses comme ça. Donc, fort heureusement. Mais sinon, ouais, voilà. Moi, c'est plus la démarche qui m'a marqué, en tout cas.

  • Adrien

    Pour ma part, je ne pense pas avoir retiré des trucs, des choses qui m'ont aidé directement dans les problèmes que j'avais. En revanche, je m'en sers beaucoup comme une sorte de baromètre de quelle est la santé des gens dans la tech aujourd'hui. Alors, ce n'est pas représentatif parce qu'on a quand même suffisamment peu de questions. Il y a trop peu de questions pour que ce soit représentatif. Mais quand on voit certains mal-être, on voit certaines problématiques se dégager. Et pour peu qu'on en ait déjà entendu parler avant, on se dit tiens, ça fait quand même deux fois, trois fois. qu'on entend parler de ce genre de cas, ça y met des voix un peu plus claires sur comment évoluent les choses dans notre industrie, dans notre métier. et par ailleurs je pense que les choses sur lesquelles j'ai le plus retiré en vrai c'est très proche d'une conversation qu'on a entre amis enfin quand je voyais Jérémie sans faire le podcast de toute façon on se raconte nos vies au boulot etc et on découvre il me raconte un peu comment ça se passe son travail de manager j'apprends des choses à chaque fois sur qu'est-ce que fait un manager qu'est-ce que ne fait pas un manager à quoi est confronté un manager aussi parce que Mon manager, il me raconte rarement les galères qu'il a avec les autres employés. Ça ne se fait pas, en fait. Il y aura un problème de faire son interne.

  • Jérémie

    Oui, et puis inversement. Moi, ça fait un moment que je suis là-dedans et je vois aussi le métier de développeur évoluer. Ce n'est pas la même chose qu'en 2010, clairement. Et même avant, en 2000 déjà. Mais bon, oui.

  • Sylvain

    C'est intéressant. C'est intéressant, parce que ça apporte... Je me pose toujours la question de ce qu'on... de pourquoi on crée du contenu. Des fois, les gens me posent la question et ça t'apporte quoi d'avoir créé le podcast ? Du coup, je trouve ça intéressant, oui, que ça change... que ça puisse pas changer, mais agrémenter votre posture quotidienne en ayant peut-être une hygiène dans la façon d'aborder des... des problèmes.

  • Jérémie

    La richesse et la célébrité aussi. Quand on fait du podcast, on se fait moins arrêter dans la rue parce que les gens ne nous connaissent pas visuellement.

  • Sylvain

    Oui, je comprends la richesse surtout. C'est vrai que c'est excessivement lucratif.

  • Adrien

    Ah oui, on fait tellement de thunes avec ce podcast, c'est indécent!

  • Sylvain

    C'était presque la question derrière. Ça vous apporte quoi à titre plus perso ? je sais pas si vous alors Adrien tu disais que t'étais musicien moi quand je me suis lancé dans le podcast j'ai utilisé un peu ma grande de musicien pour faire mumuse un peu avec le son de faire une voix un peu plus suave tout ça pour passer un peu bien je sais pas si vous avez un petit un petit retour sur investissement d'un point de vue purement perso ou est-ce que c'est une..un... Je veux dire, un processus créatif très égoïste comme je le fais moi. Je me fais plaisir à faire le podcast. Et puis, il y a des gens qui écoutent. C'est cool.

  • Adrien

    Jérémie, tu veux commencer ?

  • Jérémie

    Non, pas si je t'en prie. OK.

  • Adrien

    Moi, il y a un peu des deux pour le coup. Il y a un plaisir égoïste parce que, comme je disais tout à l'heure, c'est un kiff de pouvoir passer du temps avec mon pote et de créer quelque chose ensemble dont on est fier. Et il y a un côté aussi, j'ai oublié, il y a un mot savant pour dire ça, qui n'est pas si savant que ça, mais c'est le fait de transmettre. le plaisir de transmettre. Ça, c'est un truc que j'ai toujours eu en faisant des talks, en faisant des... en écrivant des articles, en partageant les choses que j'ai apprises, tout simplement. Et je pense que c'est dû à deux choses. Un, plusieurs fois dans ma carrière ou même dans ma vie personnelle, j'ai été confronté à des problèmes et j'étais très heureux de trouver des ressources écrites par d'autres gens qui m'ont aidé à surmonter ces problèmes. Et surtout, dans le milieu du logiciel, on est quand même assez chanceux. On est dans un monde où il y a beaucoup d'open source. On en profite tous les jours au travail. et j'essaye autant que je peux de donner à mon tour quelque chose à la communauté et si c'est pas du code ouvert peut-être que j'aiderai les gens avec un podcast avec un article avec un talk voilà c'est comme pour faire tourner un petit peu partager avec les autres des choses de la même façon que j'ai pu profiter de ce qu'ont produit les autres personnes tout de suite

  • Jérémie

    temps passé, enregistre, qui est le plus sympa. À dire vrai, j'ai du mal à réaliser le fait qu'il puisse y avoir des gens qui puissent être intéressés ou qui puissent écouter. Ça, ça me passe au-dessus de la tête. Donc, c'est vraiment le plaisir du temps passé. Sinon, le revenu sur investissement, je pense qu'on est vraiment perdant, que ce soit en temps et en argent, avec tout ce qu'on a mis dedans. Mais non, c'est juste pour le plaisir.

  • Adrien

    Je vais quand même rajouter que ça fait quand même vachement plaisir quand t'as de temps en temps des personnes qui disent « Ah, j'ai écouté cet épisode, c'était trop cool » . Et notamment, ça m'est arrivé une fois, c'était le chéri d'une amie à ma copine, que j'ai vue peut-être deux fois dans ma vie, quoi, qui a écouté le podcast et qui m'a envoyé un message et qui m'a dit « Trop bien cet épisode et tout, c'est vraiment super, continuez, machin » . Et le fait que ça vienne de quelqu'un qui est quand même assez distant, ça m'a vraiment touché. Parce qu'elle n'était pas du tout obligée de m'écrire ça, cette personne. Et ça se voyait que ça lui avait vraiment fait plaisir de l'écouter et qu'elle tenait à envoyer ce message. Et quelque part, quand on reçoit des petits mots comme ça, ça encourage encore plus à continuer. On se dit super, ça a été utile à quelqu'un. Quelqu'un a passé un bon moment en écoutant ça. Donc moi, ça me donne la banane.

  • Sylvain

    Donc ça, c'est le message pour toutes les personnes qui nous écoutent. Si vous aimez bien ce que vos créateurs, créatrices favoris font, n'hésitez pas à envoyer un petit message sur des réseaux, sur des mails quand vous avez. Ça marche aussi pour moi, en vrai. En vrai, ça fait toujours hyper plaisir parce qu'on ne se rend pas compte. On a un média qui est très, très asynchrone. Donc, on envoie et puis après, c'est posé. Et puis, on n'a pas forcément de retour tout de suite sur ce qui se passe. Quand je veux du retour synchrone, je vais plutôt faire une conf. On voit quand on est en live, en conférence, on voit un peu la tête des gens. S'il y en a qui commencent à ronfler. Peut-être qu'on a raté un truc, quand ça se marre et que ça applaudit un peu plus fort qu'à l'accoutumée, ça fait toujours plaisir, mais là c'est vrai qu'on sait pas. Et ces petits retours de... Ah cet épisode c'était vraiment cool, le sujet là était cool, la personne invitée, pour les gens qui font des invites c'était cool aussi. Donc ouais vraiment, n'hésitez pas à le faire. Et pas que pour moi, vraiment, pour n'importe qui. Surtout les gens qui ne sont pas connus, les gens qui sont très connus, ça c'est l'effet inverse. Je ne voudrais pas être un youtubeur avec 1,5 million d'abonnés et prendre toutes les shitstorms potentielles qui peuvent tomber. Ça c'est moins drôle. C'est pas mal d'être un peu confidentiel aussi,des fois.

  • Adrien

    Et même en dehors des shitstorms. Je sais que je suis très gros consommateur de YouTube, pour des formats podcast et autres. Et tu sens qu'il y a des personnes... Enfin, pour moi, je verrais ça comme être victime de son succès. Quand t'es écouté par des milliers ou des centaines de milliers de personnes, et que les gens te disent « Ah, je lis tous les commentaires, je réponds à tous les commentaires » , je me dis « Mais oh là là, j'aimerais pas faire ça, quoi. En fait, moi, ça me saoulerait de faire ça. » Parler avec quelques personnes, c'est toujours un énorme plaisir, mais à l'échelle, je pense que c'est l'enfer. moi je pense pas que je prendrais plaisir à faire ça

  • Sylvain

    c'est le principe des trucs à l'échelle c'est toujours l'enfer... pardon c'était une private joke de développeur. Cc'est très cool aujourd'hui là j'ai ouvert mon anti-sèche parce que je suis pas je suis pas très bon là je vois je suis sur Spotify il y a 31 épisodes qui sont sortis en combien vous disiez un an et demi à peu près ça fait un joli rythme en soi ouais c'est ça C'est un joli rythme. I Can Relate, c'est pas simple à tenir. Moi, la première année, j'ai fait un épisode par semaine. En une année scolaire, j'ai sorti 42 épisodes. La deuxième année, j'ai fait stop, on va arrêter, c'est pas tenable. C'est pas tenable. Donc, le 15 jours, en vrai, je trouve ça pas trop mal. Je sais pas si vous avez des projets, des envies pour la suite du podcast ou vous allez continuer sur... Sur ce format-là ?

  • Jérémie

    Justement, on se posait des questions en fin d'année 2024. Et pour 2025, on réfléchissait à différentes choses qu'on pourrait faire. C'est vrai qu'on a fait pas mal de questions. On a essayé quelque chose pour le début d'année. Je ne sais pas si c'était sorti. Et on va voir pour les sessions à venir. ce qu'on décide de faire, mais comme tu disais, effectivement, avoir du feedback en direct, ça peut être sympa, ou pouvoir échanger avec les questions de quelqu'un directement pour pouvoir creuser sur un sujet, ça pourrait être sympa. Parler de sujets aussi un petit peu d'actualité, parce qu'il y a beaucoup de thèmes, etc., dans le monde du développement, ça pourrait être des choses sympas. Mais ça, c'est que des idées potentielles, je ne sais même pas si... Si on est voué à bosser là-dessus. Mais j'aimerais bien qu'on se remette... Ouais, ça pourrait être sympa de se remettre dans un petit rythme pour refaire quelques épisodes ces prochains temps un peu différents. Ça pourrait être sympa.

  • Adrien

    En vrai, ça m'a fait penser... Le fait que tu poses la question, ça m'a fait penser à une idée qu'on n'a peut-être pas évoquée, Jérémie. C'est limite... L'idée est un peu folle, mais ça me ferait marrer. Imagine, dans des conférences, on pourrait aménager une espèce de confessionnal, quoi. où les gens ils pourraient venir et dire ok il m'arrivait telle merde et tout et juste on se pose et on parle direct avec eux quoi ne serait-ce que leur apporter un peu de soutien quoi et peut-être quelques pistes pour les aider à s'en sortir mais en tout cas ouais je crois qu'on avait discuté par exemple à une idée de peut-être participer à des confs même en tant que speaker où tu dis bah au lieu de donner un talk on va répondre à quelques questions en live avec le public qui peut interagir je sais pas il y a plein de possibilités bon le seul truc qui me retiendrait, parce que j'adore, enfin de toute façon tout ce qui est j'allais dire performance, c'est pas forcément une performance, mais j'aime bien l'idée de métisser le podcasting avec d'autres types de présentations le seul truc qui me ferait freiner, c'est l'investissement que ça demanderait en temps en logistique, tout ça je suis resté très dans le mode où j'aime pas être trop contraint dans les projets dans lesquels je me lance, j'ai quand même pas mal de choses entre le boulot à plein temps j'ai trois groupes de musique, le podcast et en fait chaque activité comme ça prend un peu plus de temps, c'est du plaisir à faire mais à un moment donné t'as besoin aussi d'avoir du temps pour souffler, donc si on arrive à trouver une formule qui demande pas trop de préparation et qui fait plaisir à nous et aux gens qui écoutent le podcast ou qui découvriraient ce formula, bah pourquoi pas, je serais chaud pour expérimenter des choses en tout cas.

  • Sylvain

    Je t'avoue la notion de le concept du confessionnal en conf ... Je sais qu'il y a des orgas de conf qui vont écouter cet épisode. Recontactez Adrien et Jérémie pour coller un confessionnal dans vos confs. Je trouve ça énorme. Je sais pas, il y a un concept à tirer là-dessus. Je trouve ça très drôle que les gens puissent aller parler comme ça, sous couvercle d'anonymat. Bonjour, ce n'est pas moi. Avec une voix transformée. Je trouverais ça extrêmement drôle. Et potentiellement intéressant. Par contre, c'est un investissement. Ça veut dire que potentiellement, tu passes une partie de ta journée dans ta boîte à écouter les gens. Mais vraiment, j'aime bien. J'aime beaucoup. J'adore voir la créativité. Je ne sais pas, plein de trucs auxquels je n'y aurais pas pensé une seule seconde. Tu vois, me dire, je vais faire un podcast en live, en conf, venir avec des micros, faire un espèce de micro-trottoir. Ça, j'y ai déjà pensé. Je ne l'ai toujours pas fait parce que quand je suis en conf, je profite du moment et ça me saoule de sortir les micros. J'ai fait un concept en non-conf, enregistrer un épisode à la volée. J'avais lancé le défi en non-conf. J'ai proposé, on a des slots de 45 minutes. En 45 minutes, on fait un podcast. Allez. Et on s'est mis à 5. Et en 45 minutes, on avait enregistré un podcast. Et dans l'heure qui suivait, le truc était en ligne. Trop bien. expérimentation des itérations rapides comme on tente de le faire dans le dev mais avec un podcast donc ça c'était marrant c'est génial je trouve ça rigolo ça t'a donné envie de le refaire ou pas ? alors peut-être mais dans d'autres circonstances en fait je voulais le faire une fois je l'ai fait une fois c'est cool limite bon ça s'est digéré c'est dans un coin de tête peut-être sur d'autres zone conf là j'ai pas d'une conf dans le dans le calendrier qui est prévu mais peut-être que si ça revient peut-être que je me chaufferai à reproposer ça en vrai j'aimerais vraiment pouvoir sortir moi des épisodes de micro trottoirs des retours conf il y en a qui le font c'est plus souvent des grosses boîtes qui font du qui font du sponsoring qui ont des stands qui ont un peu plus de moyens Ypon l'avait fait à Devox il y a quelques années je crois que we love dev aussi interdit plein de gens mais Je me vois bien passer dans les travées d'une conf avec mon micro et puis faire un micro-trottoir. Mais derrière, ça demande pas mal de taff de remontage derrière. Mais je trouverais ça très cool d'avoir un petit côté journaliste retour de conf comme ça.

  • Adrien

    Carrément.

  • Sylvain

    Puisqu'il y a beaucoup d'articles qui sortent, mais peu de contenu comme ça.

  • Adrien

    Et pour rebondir sur les unconf, je ne sais même plus si tu es basé en région parisienne ou pas, mais on a un meet-up Software Crafter à Paris où j'étais il n'y a pas longtemps. C'est plus petite échelle, mais je pense que c'est le genre d'événement où ça pourrait passer de faire un truc comme ça.

  • Sylvain

    Je suis plus bassin lyonnais. On a des crafters à Lyon qui sont bien actifs. Mais c'est vrai qu'il y a fait un moment qu'on n'a pas eu d'un conf.

  • Adrien

    Mais il y a Socrates pas très loin de Lyon chaque année.

  • Sylvain

    Ils sont plus dans le sud, mais là, la prochaine édition, j'ai raté, c'est complet déjà, depuis un certain temps. Ils font ça, ouais, plus... Je dirais aux alentours d'Avignon, mais je crois que la prochaine édition est complète déjà. J'ai raté le calendrier, puis je m'en suis rendu compte, ouais, beaucoup trop tard. C'était même pas j'ai raté d'un jour, non, j'ai raté de deux mois l'habillé. Mais on va proposer ça à des orgues de confiants. Je sais qu'il y en a qui écoutent. On va les chauffer à nous. À nous proposer des formats comme ça. Je pense qu'il y a un truc à faire. J'ai envie de dire qu'on a fait un joli tour d'horizon. Quand j'ai rouvert la petite page Spotify, je me rends compte qu'en fait, je n'ai pas qu'un ou deux épisodes de retard. J'en ai un peu plus. Ou alors, Spotify m'a zappé des trucs. Donc, je vais pouvoir retourner à mes écoutes. Vous avez des... Là, on enregistre. Je vais spoiler la date. On enregistre. Nous sommes le 21 février. L'épisode sera publié factuellement dans quelques semaines. Mais... Vous avez des épisodes dans le calendrier qui sont déjà prévus, déjà enregistrés, prêts à être publiés ou pas encore ?

  • Adrien

    On en a un. Il faut qu'on en enregistre d'autres.

  • Jérémie

    On a un peu ralenti ces derniers temps. Mais il faut dire qu'on reçoit un peu moins de questions. Donc si on peut lancer un message aujourd'hui, c'est envoyez-nous des questions. Parce qu'il y a des périodes où on en reçoit plein et puis d'autres d'autres.

  • Adrien

    Le SAE. Le sav.tech, on a un super site d'ailleurs qu'Adrien a fait, je le remercie. On a un super domaine aussi, c'est le sav.tech. Donc je vous invite à aller le visiter, il y a un petit formulaire dessus et vous pouvez nous envoyer vos questions, c'est avec grand plaisir qu'on les traitera. On les a toutes traitées, même si c'était dur pour certaines.

  • Jérémie

    C'est vrai. Et évidemment, on accepte aussi les questions qui sont envoyées sur nos comptes X ou Blue Sky respectifs, ou LinkedIn, peu importe en vrai. si les gens nous connaissent individuellement et qu'ils nous envoient la question en privé, ça marche aussi.

  • Sylvain

    Ça marche. Eh bien, j'ai envie de dire, n'hésitez pas. Moi, je gamberge depuis un moment de me dire, vas-y, j'aimerais bien pousser des questions, mais je ne trouve pas toujours des trucs. Je cherche trop. Je ne cherche pas. Je pense que je n'ai pas assez de problèmes dans mon quotidien. Tant mieux, pourvu que ça dure. Bah écoutez, ça m'a fait super plaisir de vous avoir et puis de parler du SAV. Moi, j'étais content de voir d'autres podcasts. Ça faisait partie de mes objectifs de l'année, c'était d'avoir des invités qui font des trucs, qui créent des trucs. J'ai eu des gens qui ont écrit des bouquins. J'ai d'autres invitations dans le pipe, je ne sais pas si j'aurai le temps de tout faire cette année. J'en aurai pour l'année prochaine encore, je pense. mais donc j'étais vraiment ravi de vous avoir peut-être un petit mot de la fin si vous avez une inspiration

  • Adrien

    ça va être extrêmement gnangnan mais j'ai envie de dire soyez gentil et compréhensif avec votre entourage [Sylvain]faites en sorte qu'ils n'aient pas de questions à poser au SAV de la tech.

  • Jérémie

    non mais c'est pas effectivement moi ce qui m'a fait ce que ça m'a fait réaliser c'est que hum Le monde du travail, le monde de la tech en particulier, est bien plus dur maintenant. Je trouve qu'il y a dix ans, il y a beaucoup de gens qui se posent beaucoup de questions, il y a beaucoup de techno. Ce n'est pas beaucoup plus difficile techniquement parlant, mais je trouve que le travail s'est beaucoup plus structuré et ça fait que ça devient de plus en plus difficile. Donc effectivement... Comme dit Adrien, si on peut être un petit peu bienveillant les uns avec les autres et essayer de s'aider, ça aide tout le monde à traverser ses difficultés un petit peu plus simplement. Donc voilà, et puis merci pour ton invitation, parce que je ne m'y attendais pas et ça fait super plaisir.

  • Adrien

    Carrément, trop bien.

  • Sylvain

    Eh bien écoutez, le plaisir est pour moi. Du coup, j'aime beaucoup. Ce n'était pas si mignon, le soyez gentil. En fait, dit comme ça, ça peut l'être. Je veux dire, si t'avais dit arrêtez d'être des trous de balle ou essayez de l'être le moins possible, ça aurait sonné moins gnangnan, mais le fond est exactement le même. Soyez sympas avec vos collègues, accueillez-les bien, répondez aux questions et quand vous savez pas, inventez pas des trucs, dites je sais pas, on va la poser au SAV de la tech. Ça peut être pas mal. Écoutez, je suis content que ça vous ait plu de passer dans le podcast. Je suis ravi de vous avoir eu. Et quant à vous qui nous avez écoutés jusqu'ici, il me reste à vous souhaiter une excellente fin de semaine. A la prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, geekez bien et codez bien !

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