- Speaker #0
Mais quand je te dis que ça ne me touche pas, ça me touche plus quand quelqu'un qui m'écrit correctement et qui me dit « vous m'avez fait de la peine » , là oui ça me touche. Quelqu'un qui m'incite de salope et qui me dit que je dois aller me faire décapiter...
- Speaker #1
Un matin, on s'est réveillé et bim, 40 piges. Comment ça va les quadras ? Bienvenue dans votre univers, bienvenue dans Quadra. Ensemble, on va parler des joies et des galères de la quarantaine. Vous savez, cette période où vous vous rendez compte que ce qui prend... plus de poids que vous,
- Speaker #0
ce sont vos responsabilités.
- Speaker #1
Quadra est diffusé sur les plateformes audio comme Spotify, Apple Podcast, Deezer, etc. Mais aussi sur YouTube et sur les réseaux sociaux, Instagram et TikTok, quadra.podcast. Donc faites une pause dans le Quadro-univers, lâchez les biberons, lâchez les applis de rencontre et bienvenue dans Quadra. Comment ça va les Quadras ? Il y a quelques semaines dans l'émission Les Grandes Gueules sur RMC, j'ai découvert une chroniqueuse que j'ai beaucoup appréciée, mais au-delà de sa grande gueule, c'est sa sincérité et sa façon d'interpeller les gens. Je me suis dit que ça serait l'occasion de lui proposer de venir dans Quadras. Malheureusement, j'ai appris qu'elle n'était pas Quadras, mais je me suis dit qu'on avait quand même envie de la découvrir. Donc j'ai le plaisir de recevoir Laura Varton-Martinez. Laura, bonjour, comment ça va ?
- Speaker #0
Ça va, bonjour Camille.
- Speaker #1
Donc je le disais, tu n'es pas encore quadra, tu as 32.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, tu es la petite nouvelle des gangles. Et pourtant, il y a déjà quand même un sacré parcours, on va revenir un peu dessus. Des convictions bien trempées. Tu n'as pas peur que ce soit encore plus intense quand tu vas arriver à la quarantaine ?
- Speaker #0
Non, je pense que j'aurai encore plus affiné mes combats. Là, j'ai la chance, du coup, en étant aux gangles, de discuter avec des gens qui ne sont pas d'accord. Que ce soit sur le plateau. ou en off, j'ai plein de gens qui m'écrivent donc quand je suis insulté, je réponds pas non mais quand on te menace de mort ou qu'on te dit je sais pas si je peux dire des gros mots mais quand on te dit espèce de salupute de raciste ça engage pas un dialogue assez facilement, en revanche quand on me dit bonjour Laura, virgule excusez-moi de vous déranger je suis pas d'accord avec vous, je l'aimerais discuter et du coup il y a 2-3 personnes avec qui j'ai aimé discuter alors qu'on est pas d'accord sur plein de points, mais on se comprend. Et tu mets de l'eau dans ton vin, et je pense que ça s'appelle aussi de ça vieillir.
- Speaker #1
Oui, parce qu'au Grande Gueule, c'est vrai qu'il y a cet avantage, vous êtes plusieurs autour de la table, personne n'a forcément le même avis. Non. Et vous arrivez à dialoguer. Il n'y a pas des moments où ça peut partir, ou des envies que...
- Speaker #0
Non, non, là, on a eu un sujet très compliqué, c'est surtout que j'étais la seule femme sur le plateau, et on parlait des droits de la femme et de la liberté de la femme. J'ai dû sortir du plateau à la pause. Elle avait envie de fumer le plateau. Que ce ne soit des hommes qui m'expliquent la liberté d'une femme en grande pompe, j'ai vrillé.
- Speaker #1
Attends, je crois que j'ai une question. Ouais, c'est bon, j'en ai là-dessus. T'as écouté les grandes gueules des petites, à l'âge de 8 ans. J'ai vu ça. C'était quoi cette petite fille ? Enfin, c'était qui cette petite fille ? Est-ce que c'était déjà grande gueule en herbe ?
- Speaker #0
Oui, toujours, ma mère m'appelait. La drama. Oui, oui, j'ai toujours... En fait, j'ai grandi... Je suis la petite dernière. Ma fille va suivre le mood. Mais je suis une héritière de très grandes femmes. Je pense à mon arrière-grand-mère. Pas mon arrière-arrière-grand-mère, Marguerite. 1903, qui a divorcé. Parce que son mari a osé juste lever la main. Il n'a pas eu le temps de finir le geste.
- Speaker #1
Une courageuse.
- Speaker #0
Voilà, elle s'est barrée. J'ai des femmes extraordinaires dans ma famille. Et j'ai un papa plus aimant, on ne peut pas faire, du fait qu'il ne sait pas ce que c'est d'avoir été aimé. Donc je pense que tout l'amour refoulé qu'il a eu petit, il a tout déversé sur moi. Et en fait, mes parents, bien qu'ils m'ont appris à rester à ta place d'enfant, etc., j'ai toujours eu le droit de tout dire, tout ce que je pensais. Et j'ai une maman qui est amoureuse de la politique. Je me souviens, quand j'étais au lycée, c'était la grève. Pour le tronc commun ou un truc comme ça. Ils voulaient arrêter nos filières ou je ne sais plus quoi.
- Speaker #1
Et j'aime plus au lycée.
- Speaker #0
Non, non, non.
- Speaker #1
Je n'y suis pas allé, je crois.
- Speaker #0
Et j'ai à ma mère, ouais, on va faire grève. C'est la rébellion. Tu vois, la LFI, une rébellion de folie et tout. Non, pas content. Et elle me dit, pourquoi tu fais grève ? Alors, instinctivement, pour ne pas aller en écho. Et alors là, tu es de même raison. Il me dit, tu sais quoi, tu vas bosser, puis si tu as des arguments convaincants, tu reviens.
- Speaker #1
Tu pourras faire grève.
- Speaker #0
Du coup, je suis allée au lycée.
- Speaker #1
C'est bien.
- Speaker #0
Une maman qui m'a plein de fois pas d'accord avec elle sur des sujets essentiels, mais j'ai toujours eu un droit de parole et j'ai été écoutée.
- Speaker #1
Mais ça m'a toujours fasciné d'ailleurs, les lycéens qui pouvaient, je fais une digression, mais qui pouvaient manifester. Parce que moi, je me rappelle quand j'étais au collège, parce que le lycée, j'ai arrêté avant, il y avait eu le truc sur le CPE. Donc toi t'étais très petite je pense. Et mon père, qui pourtant ancien communiste et tout, m'avait interdit, c'est-à-dire que si j'y allais je pense que je risquais la peine de mort, vraiment. Donc ça m'a toujours fasciné les lycéens qui avaient le droit de manifester.
- Speaker #0
Ah oui, moi j'avais le droit, mais ma mère elle me disait à partir du moment où tu sais pourquoi tu manifestes, pourquoi t'es pas d'accord, quelles sont tes solutions ? Sinon tu bouges pas, tu vas au lycée. Du coup je vais aller au lycée. T'étais pas hyper construit comme...
- Speaker #1
Maintenant t'arrives à aller pour toi, t'as eu le raisonnement, tu vois, c'est fou. donc vas-y tu peux aller manifester On t'a réellement découvert lors d'un échange assez vif, lors de l'émission Le Forum, sur BFM TV. Tu t'es retrouvé face à des députés. Ça ne te fait pas peur d'oser les coups de gueule face à des gens qui ont ce statut, on va dire, et qui soient de tous bords. Je veux dire, pour le coup, tu n'es pas une personne. On ne peut pas te dire... Avec toi, ils y passent tous. Mais ça ne te fait pas peur quand tu te retrouves justement face à des gens qui ont ce statut ?
- Speaker #0
Personne ne me fait peur.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que j'estime que je dois le respect à qui il mérite.
- Speaker #1
Tu n'as pas l'impression qu'il le mérite à ce moment-là ?
- Speaker #0
Pas du tout. Pas du tout,
- Speaker #1
ah oui. Parce que ce jour-là, tu avais vraiment... Je rappelle un peu le contexte, tu parlais du fait qu'il y a ceux qui travaillent et qui, malgré le fait qu'ils travaillent beaucoup, finissaient avec rien. Et ceux qui ne travaillent pas et qui... Tout le monde sait avec tout. Et qu'à la limite, il valait mieux ne pas travailler. Eux, c'était quoi leur... réaction à ces politiques ?
- Speaker #0
Ça s'est vu, j'ai éclaté derrière sur des montages. Franchement, j'ai essayé de leur répondre à tous ceux qui ont fait des montages parce qu'ils m'ont fait mourir de rire.
- Speaker #1
C'est sûr que sur les réseaux, on t'a vu.
- Speaker #0
Je me souviens, j'ai croisé en plus M. Lebrun, genre, une semaine après. Il me dit, ah, vous êtes encore là ?
- Speaker #1
Non, pas elle.
- Speaker #0
Il me dit, soyez gentil avec mon collègue. Ben, non. Pourquoi lui, il aurait rien mangé ? Et après, il revient, il me dit... Non mais en fait si moi j'ai pris, lui il doit prendre aussi. Non mais enfin... Non écoute, dans le respect, parce qu'à chaque fois je suis toujours allée... Je pense à M. Lebrun que j'ai salué en partant. J'estime que vu comment il se comporte dans l'hémicycle, la moindre des choses que je puisse faire c'est de leur montrer quand c'est le peuple qu'il se comporte de la même manière.
- Speaker #1
En fait je pense que c'est pour ça que les gens t'aiment bien, t'apprécient, ils sont attachés à toi. Mais comme moi, je te dis, quand je t'ai vu, il y a eu... Je me suis attaché... à ce truc-là que t'as où c'est sincère, c'est honnête, et voilà, tu te démontes pas, peu importe qui l'aperçoit en face de toi. Et vraiment, je trouve ça... Enfin voilà, moi je sais que face à des gens comme ça...
- Speaker #0
Parce que, encore une fois, ça vient de mes parents, et là, pour le coup, encore plus à mon papa, qui est chef de cuisine, et moi j'ai fait mes études d'hôtellerie, et j'ai été forcément... confronté à des gens qui parlaient pas français, aux femmes de ménage, aux plongeurs. Et mon père il m'a toujours dit tu enlèves ces gens là, le château de carte il s'effondre. Et en fait c'est resté, je serais toujours en train de dire bonjour madame et bonjour monsieur et pas juste un vulgaire bonjour à tous ces gens qui sont ignorés, voire méprisés. Et ensuite dans le travail je me suis rendu compte encore une fois le respect il est pas dû. Si tu ne mérites pas mon respect tu l'as pas, peu importe qui tu es. Avec une cocarde ou pas ?
- Speaker #1
On a ça en commun l'hôtellerie. Moi c'est un métier qui me fascine. J'ai travaillé 7 ans dans l'hôtellerie, je fais encore des extra même si j'en ai pas plus forcément besoin dans le resto en bas de chez moi. Je les embrasse, la guinguette je les embrasse très fort.
- Speaker #0
La guinguette.
- Speaker #1
La guinguette de Neuilly. Et c'est vrai que je suis d'accord, t'as des personnes comme ça qu'on ne voit pas, auxquelles on ne pense pas. Et qui sont des gens, si on les enlève, comme tu dis, le château c'est fondant.
- Speaker #0
Moi, tu nous enlèves, je pense à Lalou. qui ne regardent sûrement pas, mais je pense à notre plongeur Lalou, qui me connaît depuis que je suis autre comme trois pommes. Il m'a connu avec des couettes et j'ai fini en étant sa responsable. Tu m'enlèves. Quand Lalou partait en vacances, on lui offrait les deux mois de vacances. Il partait au Sri Lanka, 1500 euros le billet pour lui, 1500 pour sa femme. On lui offrait les deux mois de vacances pour qu'il puisse kiffer sa vie. Mais tu m'enlèves Lalou. Mais j'étais en galère ! Rendez-moi mon lalou !
- Speaker #1
C'est là où on ne se rend pas compte. En cuisine, on pense qu'il n'y a qu'un chef. Mais non, il y a tout le monde.
- Speaker #0
Et ça vaut pour tout. Je pense que tu as combien de cadres sup qui ne se pensent absolument pas quand ils laissent leur bureau en bordel, qu'il y a la femme de ménage qui se réveille la quat' soir pour aller vider leur poubelle.
- Speaker #1
Et justement, l'hôtellerie, pour savoir... Parce que tu as eu un resto ? Oui.
- Speaker #0
J'ai eu un resto et deux tables de direction.
- Speaker #1
D'accord. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui tu es sophrologue. Pourquoi avoir arrêté ? Pourquoi ne pas avoir continué ? C'est un métier passion quand même. C'est un métier passion.
- Speaker #0
La dure réalité de la restauration en France est arrivée. On a cru qu'on allait être plus malins que tout le monde. En fait, il y a une loi en restauration. Un gastro doit être financé par un bistrot ou par un hôtel. Et nous, on a cru avec mon père qu'on était plus malins que tout le monde. Nos deux tables de direction marchaient super bien. On faisait un très bon chiffre d'affaires. Et on a voulu ouvrir notre resto pour accueillir nos clients à nous, avoir ce lien client. Et financièrement, on ne s'en sortait pas parce que ne pas avoir de micro-ondes en cuisine, ça coûte cher. Payer ses salariés correctement, ça coûte cher. Avoir des produits français, ça coûte cher. Et c'était... Si c'était pour faire de la merde, ce n'était pas possible. Du coup, on a bifurqué. On est parti sur de la bistronomie. Donc, j'ai enlevé les chignons tirés. Parce que, mec, on n'avait appris que ça. Chignon tiré, tailleur. Lui, c'est Lucas Carton. C'était
- Speaker #1
Ritz-Paris. C'est ça.
- Speaker #0
D'un côté, tu as Lucas Carton en cuisine et tu as Ritz-Paris, les spadons. Autant te dire que la première fois que j'ai dit à mes filles, c'est pour mettre un chien.
- Speaker #1
On demande le premier service en jean, les cheveux détachés.
- Speaker #0
C'est ça. Oui, mais je n'étais pas bien. Et le truc se met à fonctionner, cartonne et tout. Et là, en fait, on était ce qu'on appelle dans le jargon immobilier une dent creuse. C'est-à-dire que tu avais tous les immeubles de Levallois qui nous dépassaient de trois têtes. Et nous, on était une toute ancienne brûlerie de café petite. Et notre propriétaire a décidé de tout raser et de créer un immeuble. Et les travaux devaient aller durer un an. On a très bien négocié avec mes parents. et du coup on a eu Beaucoup, beaucoup, beaucoup d'indemnités.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et on l'a vendu parce qu'ensuite, trois ans a été passé en tout. Mon père, faire une ouverture à 50 et faire une ouverture à 56, c'est pas la même. On n'avait pas le jour de repos. On dormait le dimanche matin et après, dimanche après-midi, lundi, on faisait la mise en place. Et puis moi, j'avais eu un bébé, donc... Ouais, t'es pourniqué. J'avais plus envie et on l'a vendu trois jours avant le Covid. Et là, tu te dis, c'est quoi le loto ? C'est pas grave.
- Speaker #1
Et t'aurais envie de le refaire ?
- Speaker #0
Alors, plus maintenant, parce qu'entre-temps, j'ai ma maladie qui s'est quand même bien déclarée et ça devient très compliqué physiquement, au quotidien. Et la deuxième raison, la clientèle a beaucoup changé. Je veux dire, maintenant, pour faire un vrai bon boulot, donc payer les gens correctement, avoir de la qualité dans l'assiette, déjà, il n'y a pas beaucoup de gens qui te le rendent, en tout cas en région parisienne. Et puis les heures par rapport à ce que tu gagnes, c'est pas...
- Speaker #1
Oui, en fait, il y a aussi... ce problème-là. C'est vrai que le côté masse salariale, c'est...
- Speaker #0
Le poids raté, il est plus bon.
- Speaker #1
Moi, je vois la guinguette, je te dis, ils sont obligés de faire... Je digresse complet, je t'avais prévenu. Annie de la Pauvre, elle est obligée de réduire la masse salariale. Le résultat, je te dis, un extra comme hier, on s'est retrouvés à faire... On s'est fait 75 couverts à 2,5 parce qu'on a une stagiaire de 3e qui commençait son premier jour. C'était honneur. C'était compliqué pour elle. Et on a fait... Ouais, je te dis, 75 à 2, quoi. On s'est fait arracher. Alors que normalement, Il y a 20 ans, quand je faisais de l'arresto, elle était au moins 4 pour 75 couverts. C'est sûr.
- Speaker #0
C'est pour ça, en fait, quand on a vu les travaux qui allaient pas loin de se terminer, on s'est posé avec mon père. Donc il y avait ma mère avec sa calculette, parce que ma mère est comptable. Donc elle nous disait hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, on revient, là, on se détend sur les travaux. OK, d'accord. Donc on a pas mal bossé tous les trois. Et enfin, je dis à papa, je me retape pas à 80 heures semaine. On tirait 2000 balles.
- Speaker #1
Et c'est ça, le problème de l'auto-méde.
- Speaker #0
Donc non.
- Speaker #1
T'as parlé d'une maladie, alors ça, tu vois, j'avoue, je n'étais pas au courant.
- Speaker #0
J'ai la fibromyalgie.
- Speaker #1
Alors vas-y, explique-moi, pour celui qui ne le connaît pas.
- Speaker #0
C'est une maladie auto-immune qui arrive après un trauma, on cherche, qui se déclare ou qui ne se déclare pas. Tu as potentiellement un terrain génétique, ce qui est le cas chez moi. Et tu ne peux pas mourir. Tu peux juste te faire chier par cette maladie. En fait, il n'y a pas un matin pour... C'est une inflammation permanente de tout ce qui est tissu. Donc la peau, les tendons, les muscles. Et tu te poses le... Alors déjà, t'as mal tout le temps. Ce qui fait que quand tu arrives à l'hôpital en pleine crise et que tu dis « J'ai mal » , tu peux faire paniquer l'infirmière qui te file et de la morphine et de la codéine et tu passes un super moment. Ah bah oui, par contre, c'est bien là. Là, t'es bien là. Là, t'es bien. T'as plus de mal nulle part. Et en gros, quand je pose le pied le matin, je cherche ça va être rouge aujourd'hui Qu'est-ce que je vais pas pouvoir faire ?
- Speaker #1
Ah ouais, ça te bloque à ce point ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Ouais. Bon ben, je te... Enfin, je pense qu'on devrait être tous... Que ça aille mieux, hein ?
- Speaker #0
Oui, alors moi, je fais partie des chanceuses. Je suis pas en fauteuil roulant, je suis pas obligée de me mettre dans un caisson réfrigéré, je te jure.
- Speaker #1
Ah oui, ça peut aller jusque là.
- Speaker #0
Ça peut aller très très loin.
- Speaker #1
D'accord. Depuis que tu passes à la télé, t'as découvert de plein quoi la haine des fameux haters sur les réseaux sociaux. Comment tu l'as perçue au début ? est-ce que ça t'a surpris surtout ?
- Speaker #0
Non, parce que je savais que les... que les sujets que j'aborde allaient principalement toucher des hommes et que ceux qui m'attaquent, bah déjà rien que quand je lis les messages.
- Speaker #1
Parce que t'en publies certains sur tes régulons spéciales.
- Speaker #0
C'est rigolo. Mais quand je te dis que ça ne me touche pas, ça me touche plus quand quelqu'un qui m'écrit correctement et qui me dit vous m'avez fait de la peine, là oui ça me touche. Quelqu'un qui m'insulte de salope et qui me dit que je dois aller me faire décapiter.
- Speaker #1
Au début, tu n'as pas eu... Même pas peur, rien. Maintenant que tu vas avoir peur, je ne me rends pas compte.
- Speaker #0
Quand tu vois que le compte a été créé il y a une journée, qu'il n'y a pas de followers, qu'il n'y a rien du tout, ou alors qu'ils sont deux...
- Speaker #1
Ta méthode, c'est souvent de répondre, voire de confronter. Comme j'ai dit, tu en publies quelques-uns. Pourquoi tu choisis ça plutôt que d'ignorer complet ?
- Speaker #0
Parce qu'il t'arrête.
- Speaker #1
Ah ouais ? Ça permet de...
- Speaker #0
Parce qu'en fait, j'ai plein de gens qui m'aiment bien, pour le coup, qui se penchent pour moi. En gros, quand vraiment tu m'as gonflé, en vrai, quand c'est un message, je laisse tomber. Quand ça commence à être plusieurs, je poste et il y en a plein qui me renvoient, c'est bon. En fait, le fait de le poster, c'est un peu,
- Speaker #1
j'ai lâché les chiens. Je le vois sur certaines des vidéos. Alors, Quadra, ça ne prête pas souvent à polémique, sauf qu'il y a eu une vidéo avec Gaëlle Falzer-Hanna qui est venue. Et en fait, elle raconte le fait qu'elle a 40 ans, pas d'enfant. qu'elle aurait aimé, mais bon, malheureusement, aujourd'hui, ce qu'elle en retire, c'est au moins une certaine liberté. C'est pas péjoratif, en plus, elle critique pas les gens. Tu verrais les trucs, les messages, les gens, en plus, s'embrouillent entre eux.
- Speaker #0
Ça, par contre, c'est très rigolo.
- Speaker #1
Il y a des commentaires où je me dis, le manque de tolérance des gens...
- Speaker #0
C'est sûr qu'elle a rien fait.
- Speaker #1
Elle parle de sa vie. La vidéo a carrément fait, elle en est quasi à 900 000 vues, de ce à quoi je m'attendais pas du tout. Les commentaires, mais... Moi je peux pas répondre. Ça me démange de dire « Mais non, vous avez pas compris le message, etc. » Mais en fait, j'ai l'impression que les gens, quand ils réagissent comme ça,
- Speaker #0
c'est parce qu'ils ne comprennent pas en fait. Peu importe, moi je vais te dire que ce soit... Alors j'ai arrêté de regarder les messages sur Twitter. Twitter.
- Speaker #1
C'est un saut à merde.
- Speaker #0
Dieu, mais non, mais ce que je comprends pas, c'est quand je regarde les GG, au début je regardais que les commentaires sont mes vidéos. Après je me suis dit « Putain, ils sont patates les gars ! » Et après je les ai regardés, et j'ai vu que sur toutes les vidéos, il y avait les mêmes haters à chaque fois. Je dis mais si tu nous aimes pas ! Et que t'aimes pas l'émission ?
- Speaker #1
Regarde pas !
- Speaker #0
Regarde pas !
- Speaker #1
Comme disait Booba, si t'aimes pas Renoir, écoute pas et puis c'est tout.
- Speaker #0
Non, puis moi ce qui me surprend c'est la qualité des remarques et...
- Speaker #1
Ah bah ça vole pas haut hein !
- Speaker #0
En gros, en gros, un gros saumère d'eau, c'est encore une cruche qui devrait utiliser sa bouche pour autre chose. On n'est pas du tout dans le misogynisme, pas du tout dans le sexisme, on sexualise personne, pas... Le mec me donne tellement de beurre pour ensuite m'énerver encore plus. Gâche, il ne fait qu'alimenter ce que tu n'aimes pas. Donc, continue.
- Speaker #1
Pourquoi tu crois que la société... Pourquoi on est encore face à des comportements comme ça, pour toi ?
- Speaker #0
Je dirais que ça va, je pense, honnêtement, que ça va changer avec... Alors, je n'ose pas parler pour ta génération, mais en tout cas pour la mienne.
- Speaker #1
On a cru dans des quarts. Non,
- Speaker #0
mais si tu veux, ça peut faire beaucoup. Je vois, tu vois, pour moi, ma mère et moi, on est une génération. En fait, quand je parle de génération, c'est ça. Et je pense que les femmes qui ont été mamans de l'âge de ma mère sont encore dans une forme de préserver le patriarcat. Parce qu'elles ne connaissent que ça. Moi, des fois, j'ai discuté avec ma mère et des choses qui, moi, me semblent chaotiques. Ma mère, où veux-tu que ça se gère ? Et elles s'énervent pour des choses, mais les fait quand même. Donc, je pense que la génération qui arrive, déjà, on est la génération MeToo. Donc, nos filles vont le connaître. Elles vont savoir qu'elles n'ont plus peur de parler. Ça, ça va être, je pense, quand... Moi, je dis toujours que pour régler un problème, il ne faut pas avoir peur de ces mots.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et en l'occurrence, la sexualisation de la femme est un mal qui gangrène notre société. Et tant que l'homme se pensera sexuellement supérieur à la femme, tu ne pourras pas régler le problème.
- Speaker #1
Et pourtant, j'ai l'impression qu'en fouillant un peu les réseaux, il y a de plus en plus de contenus masculinistes qui reviennent. Et de jeunes qui y vont en plus.
- Speaker #0
Mais quand t'as peur, t'attaques. On est des animaux.
- Speaker #1
Je l'avais prévu pour plus tard, normalement, cette question, mais tant pis, vu qu'on est dans le thème, on y va. Justement, le féminisme pour toi, aujourd'hui, c'est quoi ?
- Speaker #0
L'égalité.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est tout. Je ne suis pas une féminine, je ne vais pas aller me mettre à poil dans l'Elysée. Je ne suis pas... Je pense qu'on a des qualités supérieures à vous dans certains domaines, et que vous, vous en avez d'autres par rapport à nous. J'ai juste envie que tout le monde puisse promener à 3h du matin, seul, dans les rues, sans avoir peur. j'ai envie qu'on soit payé le même prix j'ai envie qu'on arrête de cacher des femmes sous prétexte que ce sont des femmes et qu'elles puissent être des objets sexuels dans l'idéal je voudrais qu'il n'y ait plus du tout de viol mais que sinon le ratio soit plus égal c'est juste ça, c'est la balance de la justice en fait, pour moi et en fait encore une fois j'aime pas trop si tu veux le terme de féminisme parce qu'il a été complètement dévié pour moi Quand je vois des femmes qui militent parce que dans les pubs nana, le liquide du sang, il n'est pas rouge mais bleu, je pense qu'il y a tout à faire.
- Speaker #1
Tu trouves qu'il y a des abus sur les choses ?
- Speaker #0
Choisis tes combats. Moi, ce que je trouve aberrant, c'est que j'ai vu que la députée du Val d'Oise, je ne dis pas de bêtises, elle est en train de créer un projet pour des hébergements juste à côté. des commissariats pour les femmes qui quittent leur mari violent, ouais bah vas-y là, fais du bruit pour ça. Viens pas me saouler parce que le liquide de tes règles d'Anna, il est bleu.
- Speaker #1
Tu vois c'est marrant parce que j'ai l'impression que moi je peux pas donner mon avis.
- Speaker #0
Mais pourquoi ?
- Speaker #1
Je fais partie de cette génération un peu bâtarde. On est presque des anciens boomers. J'ai vu Yann Guillerm parler de ça dans le podcast de Daron TV. Et en fait, il y a ce truc où... Les quadrants, on est une espèce de génération où on prépare la génération future à un nouvel avenir et un truc où ces trucs-là deviendront beaucoup plus normal. Et en même temps, on a quand même les restes de ceux qui étaient avant. Il y a ton éducation, tu peux y aller ou pas. Oui, j'ai été beaucoup éduqué par ma mère, par mon père aussi. Ils étaient séparés alors que j'étais très jeune. Mais je fais un peu partie de cette génération où on n'ose plus. On a peur. J'ai peur de te donner mon avis sur le liquide bleu Alors que je m'en fous j'y vais Je suis complètement d'accord avec toi Et je trouve que certains combats sont complètement dévoyés Mais les mecs, beaucoup de mecs un peu réfléchis Je te parle pas des bas du front Mais ceux qui réfléchissent un peu Qui se disent bah ouais je suis d'accord Et en même temps je suis pas d'accord Mais en tant que mec si je l'ouvre Je vais m'en prendre plein la gueule Et tu vois ça vient à ma question d'après en plus Parce que t'as lancé un coup de gueule dans les GG Oui. Ou sur le fait que les hommes, selon toi, sont terrorisés à l'idée d'aborder une femme aujourd'hui ?
- Speaker #0
Franchement, alors là... Donc il y a un lien en fait avec ce que je te dis. Là, je me suis pris de...
- Speaker #1
J'ai vu.
- Speaker #0
...tôler le mal dans notre propre camp. Oh, mais ta gueule ! Ta gueule ! Non, mais voilà, ça voudrait dire que... Pour moi, te battre pour une cause, ça ne veut pas dire annihiler toutes les autres. Je veux dire, je pense qu'il y a plein de mecs qui ne sont pas ok avec le fait d'assumer le fait qu'ils pleurent. Le fait qu'ils... Enfin, regarde, t'es un mec, t'es un minimum penché sur tout ce qui est intellectuel. Du coup, t'es un intello, un binoclard et on va te traiter de puceau.
- Speaker #1
On a dit qu'on ne disait pas que j'avais des lunettes.
- Speaker #0
Je n'ai pas parlé de toi, tu viens de te niquer tout seul.
- Speaker #1
Non, vas-y, écoute, excuse-moi.
- Speaker #0
Et en fait, c'est ça, c'est que moi, j'ai des potes qui ont lâché l'affaire. Et puis, encore une fois, je me bats contre la pédocriminalité. Je me bats contre les violences faites aux femmes et aux hommes, parce qu'il y a quand même 37% de mecs qui sont victimes de violences conjugales. Et ceux-là, on n'en parle jamais. Dire pour un mec qu'il a été violé, je pense que les stats sont faux. Mais c'est chaotique. Moi, la plupart des gens qui m'ont écrit quand j'en ai parlé sur les GG, c'était des hommes qui m'ont dit « moi aussi, moi aussi, moi aussi » . La seule chose, c'est que les hommes sont en général beaucoup plus victimes de pédocriminalité que de violences sexuelles une fois adultes. Mais c'est la seule différence qu'il y a. Ils sont violés exactement comme une femme. Et on les détruit quand ils sont enfants, exactement de la même manière. Et en fait, c'est ce conflit permanent. Et je suis désolée, il y a des mecs, être un mec, et c'est ce que je disais, il faut qu'il soit déconstruit, mais quand même, il faut qu'il soit viril, il faut qu'il pleure, mais pas trop, parce qu'il faut qu'on se sente... Et moi, j'en ai de ceux en même temps. Soit qui tu es, en fait ? Moi, dans la rue, j'arrive à reconnaître un gros connard qui vient me draguer en mode gros lourdeau, et le mec un peu... Ton père a volé toutes les étoiles du ciel. Ah, c'est un déficit ! Mais je l'ai eu ! Mais je l'ai eu, je l'ai eu, celui-là !
- Speaker #1
La disquette magique !
- Speaker #0
Mais en plus, on croit qu'elle n'existe plus, mais moi, à mes grandes époques du duplex, j'y ai eu le droit. Mon père est un voleur. Je l'ai eu.
- Speaker #1
Bien sûr. Et c'est marrant, tu parles de la sensibilité, et moi, ça fait quelques années que j'ai décidé d'assumer le fait que j'avais une certaine sensibilité maintenant aux choses, aux gens, et même une part de féminité, ce qui... Ça ne veut pas dire que j'ai changé mon orientation sexuelle, elle est toujours la même, mais je me rends compte que quand je suis célibataire, donc ça m'arrive, je suis sur les applis, j'ai des dates, maintenant, je...
- Speaker #0
Camille est célibataire !
- Speaker #1
Au fond de l'océan, je le place à chaque fois. D'ailleurs, j'ai eu une demande en mariage en commentaire. Je remercie cette dame qui vit apparemment dans un pays loin du mien, mais merci madame.
- Speaker #0
Qui ne contrepartie, je suppose ?
- Speaker #1
Je ne sais pas. Je ne sais pas. Mais je l'embrasse. Ça m'a beaucoup touché. Et c'est vrai que je me rends compte, quand j'ai un date, pas tout le monde, attention, mais ça arrive que si je montre un peu trop le côté sensible, le lendemain, tiens, plus de nouvelles.
- Speaker #0
Oui, mais en fait, c'est un peu paradoxal. Ce n'est pas paradoxal, c'est que tu regardes notre société, tout est dans l'extrême. Tu ne peux pas être une féministe et aimer les hommes, tu ne peux pas être de droite, mais comprendre. Moi, quand on me demande c'est quoi ton parti politique, je ne sais rien. Et moi, dans le principe, je serais libéral, socialiste, libéral. Là, les gens me regardent, je dis, ben quoi ? Ça veut juste dire que je suis pour un pays qui favorise l'entreprenariat et les sociétés. mais où le dollar ou l'euro n'aura jamais une valeur supérieure à un être humain. Si je ne vois pas ce qu'il y a d'antinomique, en fait. Mais sauf que tu dois être...
- Speaker #1
Il faut être dans une case, absolument.
- Speaker #0
C'est-à-dire que... Je ne sais pas, mais tu as vu beaucoup de gens qui votent... On va prendre les deux extrêmes. LFI et Bardella, qui se parlent. Les gens ne se parlent pas. Comment veux-tu créer un dialogue construit ? Il doit y avoir des bonnes idées là-dedans, comme il y a des bonnes idées au RN, comme il y a des bonnes idées au LR. et à la base c'est ça l'Assemblée Nationale sauf que quand on assemblait elle est autant clivée que maintenant, il n'y a plus de parti. Il y a l'extrême droite ou l'extrême gauche. Mais comment veux-tu que la société fonctionne ? Maintenant, tu ne dois plus dire à ton enfant les homosexuels, ça existe, et ce n'est pas grave, ce n'est pas une maladie. Maintenant, tu dois dire à ton enfant, tu peux être ce que tu veux. Oh ! On peut tempérer un peu les choses.
- Speaker #1
Il y a trop d'extrêmes. En fait, c'est ça, c'est ce que j'allais te demander. C'est quoi ta vision ? Tu as une vision quand même à cette branchée des choses, la société d'aujourd'hui, tu vois, son évolution, le wokisme, la cancel culture, la violence qui monte, l'insécurité. Il y a quand même beaucoup de choses. Et pas que, je prends ces exemples-là, mais la liste est longue. Et rien... Par exemple, le wokisme n'est pas forcément péjoratif, quand je le dis, mais il peut le devenir quand on devient dans l'extrême. Donc toi, c'est quoi ta vision de cette société aujourd'hui ? La vue évoluée, changée ?
- Speaker #0
C'est une société malade. C'est une société malade, parce que maintenant, tout le monde se regarde du coin de l'œil. Tout le monde va appartenir forcément à quelque chose. Donc en fait, là où... où notre pays était censé péter les cases, on en a créé des nouvelles. T'as même plus le droit de penser quelque chose de différent.
- Speaker #1
Ouais, y'a plus de nuance, quoi.
- Speaker #0
C'est ça. C'est-à-dire que, oui, moi je le dis, et j'ai un problème avec la soumission de la femme de manière religieuse, et dans toutes les religions, parce que je me bats exactement de la même bannière pour les intégristes catholiques que contre les intégristes musulmans. Pour moi, une femme, c'est une femme, elle a exactement les mêmes droits que toi. Donc... Je suis raciste, je dis les gars. Ouais. En quoi c'est raciste ? Je méprise un objet qui sexualise et qui rabaisse une femme. À quel moment je parle de race ? De couleur de peau ou de religion ? Puisque dans toutes les religions, il y a ce genre de pratiques.
- Speaker #1
Oui, mais il faut qu'on te mette dans la case.
- Speaker #0
Il faut qu'on te mette dans la case. Oui,
- Speaker #1
parce qu'il n'y a plus de nuance. En fait, c'est le... Je vais citer quelqu'un qui cite déjà quelqu'un. L'autre fois j'ai vu une vidéo d'Edgar Rive que j'aimerais beaucoup recevoir, je vous lance l'appel s'il veut venir, et il parle de la nuance et du manque de nuance des gens, et il cite cette fameuse phrase d'Anakin dans La revanche des sites, d'Obi-Wan à Anakin, Anakin lui dit, soit tu es avec moi, soit tu es contre moi. Et Obi-Wan lui répond, seuls les sites sont si absolus. Et en fait c'est ça la réalité du truc aujourd'hui. C'est-à-dire que c'est, t'es avec ou t'es contre. On peut aussi dialoguer et voir les choses. Moi je pense à deux de mes potes, on n'a pas du tout les mêmes idées politiques. Pas du tout. Ça ne nous empêche pas de se parler et de passer des soirées jusqu'à très tard.
- Speaker #0
Et tu refais le monde avec la carte à vision.
- Speaker #1
Et on parle de choses dont on n'est pas d'accord sans s'engueuler en fait.
- Speaker #0
Et petit à petit, tu mets de l'eau dans ton vin et ça s'appelle un truc dingue qui a été créé par l'homme.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Faut le dire tout doucement maintenant.
- Speaker #1
Laissons-la vivre. On va parler un peu de toi. t'as évoqué à plusieurs reprises des choses difficiles vécues dans ton enfance est-ce que c'est là d'où vient cette force ou est-ce que c'est une espèce de carapace que t'as créé au vu de ce que t'as vécu qui a un lien avec la pédocriminalité justement
- Speaker #0
Oh bah merde alors je sais pas je pense que ça a forcément façonné une partie de ma personnalité, c'est-à-dire qu'on m'a fait taire une fois, pas deux ça oui Merci. En revanche, je suis devenue beaucoup plus radicale quand j'ai ma fille. Et c'est le cas pour pas mal de femmes quand elles ont un enfant, principalement des filles. Je pense au livre que j'ai lu sur les apostas. Ne le lisez pas. Enfin, si, lisez-le, mais avec un verre de vin et une clope, parce que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Et tu vois que ce sont des femmes qui ont été soumises de manière atroce, et la plupart se réveillent une fois qu'elles sont mamans, pour ne pas... Alors, dans ce cas-là, deux filles, quand elles sont mamans, deux petites filles, pour ne surtout pas... Elles ne sont pas capables d'imaginer de tolérer leurs propres conditions sur leurs filles. pense que c'est ça. C'est-à-dire quand il a fallu laisser ma petite-fille à l'école et que j'ai vu les toilettes ouvertes et tout.
- Speaker #1
Tu faisais un transfert ?
- Speaker #0
Non. J'en parlerai. Pas tout de suite. J'en parlerai. Mais non. J'ai fait ma peur. Mais elle fait tout comme tout le monde. La seule chose, c'est qu'à partir du moment où il n'y a plus de couche, ma grande, tu te laves toute seule.
- Speaker #1
Et c'est quelque chose que tu as un peu occulté jusqu'à la naissance de ta fille ? Ce qui t'est arrivé ?
- Speaker #0
En fait, ça a vraiment explosé pendant que j'étais enceinte de ma fille. Je ne l'ai pas occulté. Ça s'est passé quand j'avais 12 ans et demi. J'en ai parlé à ma maman, j'avais 17 ans, à la suite d'un avortement. Ce qui a tout fait exploser, en fait. Parce qu'il a fallu que quelqu'un aille... voir ce qui se passait. Et que ma mère n'avait absolument pas capté que je n'avais pas vu de gynéco depuis toujours. Parce qu'en fait, je vivais déjà toute seule. À 17 ans, j'avais déjà mon appart. J'ai dit, c'est bon maman, là ça y est, j'ai eu mon premier rapport. Je vais aller, je bois la gynéco. Je n'avais jamais vu quoi que ce soit. La sexualité est extrêmement biaisée. Aussi, jusqu'à ce que je rencontre mon mari. Je me suis vengée. Avec les hommes, c'est-à-dire que c'est moi qui ai pris le dessus. Je te prends, je te jette. On ne dormait pas chez moi. Alors je fais aguerre tout le monde en disant que je ne partage pas mes Chocapic. Mais c'était une espèce de vengeance. Vous m'avez utilisé, ça va être mon tour. Je me suis bien vengée. Et en fait, c'est quand j'ai été enceinte de ma fille, j'étais persuadée que mon bébé allait mourir. Tout le monde achetait tous les trucs, les Dopplers, les machins. J'étais en rendez-vous toutes les semaines à Porte Dauphine, chez les sages-femmes. Et c'est jusqu'au moment où il y a ça. J'ai même dit, tes problèmes, avant de vous faire une écho, on va discuter. Et en fait, tout est remonté. Et elle m'a dit qu'il fallait que je fasse ma thérapie. Et je lui ai dit non, pas là. Je ne peux pas commencer une thérapie avec mon bébé dans le ventre. Je ne peux pas parler de ça avec mon bébé dans le ventre. Ce n'est pas possible. Donc, je l'ai commencé après. En fait, je l'ai commencé au moment de mon burn-out. Quand on a perdu la table de direction de service restauration, notre magasin de tissus avec ma maman. Et en fait, je n'avais plus de projet. Plus de projet pro. Et en fait, je ne pédalais plus dans ma roue. Et quand tu pédales plus, tu es confronté à juste toi. Et le juste moi, il était un peu flippant.
- Speaker #1
Aujourd'hui, la pédocriminalité, on peut voir dans les grandes gueules avec Abel. Avec Abel Boyer, en l'occurrence, vous en parlez beaucoup. Parce que c'est un sujet qui vous touche beaucoup tous les deux. Comment vous vous engagez vis-à-vis de ça ? Et qu'est-ce que vous aimeriez qu'il change ?
- Speaker #0
J'ai parlé d'un livre. Ça pourrait être intéressant que je te lise en plus le passage. c'est le livre d'un psy qui évalue les victimes de viols, les enfants victimes de viols aussi, ou les parents de victimes. Et bien ce monsieur, qui a été choisi par les magistrats, et qui évalue les violences des enfants, fait l'apologie du viol dans son bouquin. Il met Guy Georges sur un piédestal. On pourrait presque l'admirer. C'est elle qui s'occupe de savoir si vraiment il y a des dommages ou pas chez l'enfant. Je pense que ça déjà on peut le changer. On peut faire, je pense, de la pédocriminalité une cause de priorité nationale. Autre que l'immigration. Je pense qu'il y a deux, trois trucs à gérer.
- Speaker #1
C'est un sujet qui est trop délaissé.
- Speaker #0
Eh ben non, parce qu'en fait, c'est... Les principaux violeurs sont à la tête. T'as des réseaux de pédocriminalité, alors c'est pas le sujet aujourd'hui, je vais pas faire des éclats maintenant, mais t'as des têtes de réseaux de pédocriminalité qui sont au Sénat, qui sont à l'Assemblée, qui sont des juges, des magistrats.
- Speaker #1
Et sur l'aspect personnel de ce que t'aimerais aussi, je sais pas comment tourner ma question.
- Speaker #0
Est-ce que je leur ferai ?
- Speaker #1
Non, non, non. Là, on va le classer moins de compte d'eux. On ne va pas rentrer là-dedans. Non, non, mais en fait, j'essaie de revenir sur des propos que vous avez eus. Tu vois, vous parliez de quand un pédocriminel ou un violeur arrive dans une ville, ce qui se fait au Canada. Tout le monde est au courant, en fait. Je me dis pourquoi ce n'est pas fait. Ça fait partie des solutions pour toi ?
- Speaker #0
Oui, il faut que la peur, elle change de côté. Il faut que la peur, elle change de côté. Que tu sois un paria. Il faut que tu sois un paria. Là ça y est, on n'a plus de nouvelles. Tous les mecs qui ont acheté des poupées gonflables sur Chine, on n'a plus de nouvelles. Pourtant, on ne leur adresse plus, on a tout.
- Speaker #1
Et il n'y a pas de rédemption ?
- Speaker #0
Non. Alors j'ai le débat, beaucoup avec ma maman, parce qu'elle intervient dans des cafés littéraires en prison. Et alors moi, je m'étouffe un petit peu. Et elle me dit, oui mais tu es capable de pardonner un crime ou un meurtre. et me dit pourquoi t'es pas capable de pardonner un viol ? Je dis parce que presser une détente, ça va vite. Le coup de l'impulsion, l'énergie. Puis tu peux avoir... Alors, attention, il y en a juste... Je sais, c'est des malades mentaux, les tueurs en série. Je te parle vraiment de celui qui a tué de manière passionnelle, un excès de colère. On reste des êtres humains. Qui n'a pas prémédité. Voilà, le truc qui n'est pas prémédité. T'as tellement de moments où tu peux t'arrêter pendant un viol. Et je vois pas comment tu peux violer par amour, pas comment tu peux violer par colère. En fait, cet acte, il fait de toi un mort-vivant. Tu deviens soit un mort-vivant, il y a trois options. Tu deviens un mort-vivant, tu deviens un agresseur, ou tu deviens un kamikaze. Moi, je choisis la troisième option. C'est pour ça, quand tu me dis les menaces de mort, gars, je suis déjà morte, en fait.
- Speaker #1
Est-ce qu'on s'en remet, un jour ?
- Speaker #0
Non. Non, non. C'est toujours dans un coin de ta tête. Il y a toujours les cauchemars, il y a toujours le parfum, il y a toujours un bruit. Il y a... Maintenant que je suis maman... J'ai prié le Seigneur pour ne pas avoir de fille.
- Speaker #1
Enfin, tu disais que les petits garçons aussi, malheureusement.
- Speaker #0
Oui, mais...
- Speaker #1
Mais dans l'inconscient, on y est.
- Speaker #0
Techniquement, c'est horrible, ce que je vais dire, mais techniquement, un petit garçon, à partir de 15 ans, il risque d'être un peu plus tranquille. Une fille, elle est menacée. jusqu'à ce que mort s'en suive, puisque t'as quand même des femmes qui se font violer dans les Ehpad.
- Speaker #1
Bon allez, on va revenir sur des trucs un peu plus happy. De toute façon, on parcourt plusieurs sujets. Tu le disais, t'es devenue maman, félicitations. Quel âge elle a ?
- Speaker #0
6 ans.
- Speaker #1
6 ans ! C'était bien, 6 ans, j'aimais bien.
- Speaker #0
6 ans, c'est le signe.
- Speaker #1
On est avec Emeraude. Elle avait une... C'était la plus jolie de l'école. Elle avait toujours un palimier comme ça, émeraude, je me rappelle.
- Speaker #0
Est-ce qu'elle avait le chouchou grave flashy ?
- Speaker #1
Je ne me rappelle plus de la couleur du chouchou, mais ouais, non. Mais très amoureux d'Emeraude à 16 ans. Emeraude ? Enfin bon, donc tu es devenue maman, félicitations. Ça a changé quoi en toi, cette nouvelle vie ? Parce que c'est une vie qui change.
- Speaker #0
Alors, c'est une vie qui change.
- Speaker #1
Dans un monde en plus où on en fait de moins en moins.
- Speaker #0
Ouais, je trouve ça complètement con d'ailleurs.
- Speaker #1
parce que pour moi les enfants c'est l'espoir donc si tu fais pas d'enfants il n'y a plus d'espoir c'est mon avis là-dessus non mais ce n'est que mon avis tu vois ce matin dans les grandes gueules après on va revenir là-dessus mais ce matin dans les grandes gueules il parlait de ce sujet là et en fait j'écoutais le truc et il n'y a que Olivier Marshall et qui a dit ce que je pensais Alain Marshall pardon, qui a dit ce que je pensais c'est-à-dire qu'il y a aussi beaucoup de gens qui ne font plus d'enfants, surtout ceux qui s'approchent de mon âge, par pur égoïsme en fait
- Speaker #0
Ah oui, mais c'est pas...
- Speaker #1
Moi je ne fais pas d'enfant par pur égoïsme.
- Speaker #0
Non mais... Parce que je ne veux pas que ma vie change. Je te parlais plus de ce... Alors tu vois, je peux entendre je veux pas de gosses, je veux être pépouse. C'est plus ce qui... Soit n'ose pas dire... Et alors pour moi, c'est pas une forme d'égoïsme, c'est un choix de vie. C'est pas égoïste. Enfin, je vais pas te définir en tant qu'égoïste parce que tu veux pas d'enfant. Au contraire, c'est même plutôt généreux. t'évites de te plier à une société et de rendre un enfant malheureux. Donc on pourrait presque voir ça d'une manière... C'est juste moi qui n'ai pas envie de changer mon mode de vie. Là, pour arriver dans mon domaine, tu lui ferais sentir quand même. Je te jure, il le verrait. Mais moi, c'est plus ceux qui soit se cachent, soit le pensent vraiment. Alors, je trouve ça encore plus triste. Je ne porte pas de jugement, je trouve ça juste hyper triste. Qui disent, je ne peux pas faire d'enfants dans le monde actuel.
- Speaker #1
Voilà, c'est cette phrase,
- Speaker #0
j'espère. Tes gamins, c'est l'avenir. S'il n'y a pas de gamins pour nous, ma fille, elle changera le monde. Je ne sais pas comment elle va se démerder. Avec son bâton de majorette et son tutu, peut-être. Mais ma fille, elle changera le monde. Alors, elle changera peut-être le monde de 10 personnes. mais elle est tellement belle, elle est tellement gentille, elle est tellement intelligente, elle est tellement empathique, elle est parfaite cette enfant, elle changera le monde, à sa manière, mais elle changera le monde. Il faut juste lui donner les moyens. Et après, est-ce que ça change dans la vie ? Écoute, moi je pensais...
- Speaker #1
Dans ta vie ?
- Speaker #0
Ouais, dans ma vie. alors moi déjà j'ai pas eu le truc Et ça, je pense qu'il faut le dire aux mamans. Moi, quand on me l'a calé sur le vide, c'est les mamans qui disent « Ah, je suis tombée amoureuse ! » Moi, j'ai fait « Ahem, j'ai bien de me chier dessus, là. » C'est du colostrum ! Pardon, mais ça a une odeur chelou ! Et j'ai mis... Alors, en fait, à un moment donné, je me suis retrouvée toute seule dans la chambre. Alors, c'était pas un postpartum, ou alors, j'étais pas au courant, mais j'ai pas l'impression d'avoir fait un postpartum. J'ai pas eu le temps. Il y a deux mois et demi, j'étais au boulot. J'ai pas eu le temps. Je l'ai regardée. Donc, elle était déjà parfaite. Qu'on se le dise. Et je lui ai dit, écoute, je vais être ta maman. Je sais pas ce que ça va donner. Je suis pas sûre du truc. Mais je vais tout donner. On va se démerder, mon cœur. Et en fait, les premiers temps, j'avais l'impression que je l'aimais parce que je devais l'aimer Je lui faisais des gazouillis parce que je devais lui faire... Tu vois ce truc ? Presque une forme de culpabilité de ne pas ressentir ce que les mamans décrivent, l'amour inconditionnel. Moi, j'avais qu'une envie, c'était d'aller me faire un apéro avec mes copines, d'être étanche au niveau de... Oui, bon, voilà.
- Speaker #1
Mais en même temps, parce qu'on vous a toujours dit...
- Speaker #0
Mais pas du tout ! Moi, gars, je me retrouvais à dormir deux heures par nuit, à ne plus être étanche, à être dans ma salle de bain, à pleurer, avec tout qui va en sucette, le team qui tète un sein, deux secondes après, elle veut l'autre, trois minutes après, j'ai refain. Ouais, mais ma grande, maman, c'est pas une usine Candia, d'accord ? Deux minutes. Moi, j'ai vécu le truc. Et en fait, j'ai vraiment créé une relation avec ma fille. Au moment du Covid, elle avait six mois. Et six mois, on a fait la baby gym. Et là où ma fille, pardon de le dire crûment, mais c'était plus un tube digestif.
- Speaker #1
Oui, t'avais des interactions avec.
- Speaker #0
C'était plus manger, dormir, changer.
- Speaker #1
Il y a de plus en plus de femmes, je le vois autour de moi, j'ai plein de copines qui, je sais pas, elles avaient dû se passer le mot, elles l'ont toutes fait l'une après l'autre, qui ont vachement plus, aujourd'hui, ce discours-là, qui se libère beaucoup plus de... Avant, il fallait dire c'est génial, c'est machin.
- Speaker #0
Moi, j'ai plein de copines, tu les vois, c'est... Oh, je...
- Speaker #1
Oui mais il y a les deux.
- Speaker #0
Mais c'est pas un gros mot de dire que moi je l'ai regardé là dans son petit son incubateur à bébé. Regarde j'ai envie de dormir.
- Speaker #1
Mais il y a 30 ans quand tu disais ça et que tu disais qu'il fallait un petit peu de temps t'étais un monstre.
- Speaker #0
Moi j'attendais qu'un truc c'est finir la tétée, qu'elle dorme, j'ai le temps de boire un verre d'or et de fumer une petite cop. C'est le contrôle d'heure.
- Speaker #1
Et résultat ça fait des mères après qui se vengent quand les enfants sont grands. C'est là où elle les aime plus. Tu veux être quel genre de maman ?
- Speaker #0
Celle que je suis déjà, je trouve que c'est pas mal.
- Speaker #1
Tu veux lui transmettre quoi comme valeur ?
- Speaker #0
Alors je vais faire une dédicace du coup à toutes les femmes qui se battent en Iran, mais en même temps je trouve que c'est l'un des meilleurs slogans pour la vie. Femme, vie, liberté.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Je pense que ça veut tout dire.
- Speaker #1
Il y a tout dedans. T'as 32 ans, t'es interviewée dans Quadra. parce que je voulais aussi avoir cet avis-là de toi. La quarantaine, t'en penses quoi ? Est-ce que c'est un truc qui te fait peur, qui t'impressionne ou qui te fait envie ?
- Speaker #0
Ni l'un ni l'autre.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais. Tu t'en fous ? Complètement.
- Speaker #1
On en reparlera dans 3-4 ans.
- Speaker #0
Non, le seul truc qui me saoule, c'est mes cheveux blancs et ma cellulite qui ne peut plus partir. C'est le seul truc, voilà. Mais à part ça...
- Speaker #1
Ouais, la quarantaine, c'est pas un truc qui te...
- Speaker #0
Bah si, quand j'ai 40 ans, je peux continuer de faire ma vie.
- Speaker #1
Oui. Bah ce qu'il y a de bien en plus, on en parlait avec Pif, qui est un de mes potes qui est venu en invité, qui a eu un enfant avant, enfin 6 ans avant d'avoir 40 ans, on parlait du fait que Disney, la quarantaine, c'est presque plus facile à aborder quand t'as déjà fait ça. Quand t'as déjà eu un enfant, construit quelque chose, elle est plus facile à aborder. Tout seul, enfin, je vous le dis par expérience, tout seul c'est plus compliqué.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais dire, là pour le coup, je vais parler d'un sujet que je connais pas, c'est-à-dire d'être 40 ans célibataire. Je pense que tu fais un constat, en fait. Tu fais un constat, mais alors pas que sur la parentalité.
- Speaker #1
Ah non, tu dis, à la moitié, il me reste quoi ?
- Speaker #0
J'en suis où professionnellement ? Est-ce que j'ai coché les cas que je voulais cocher de ma liste ? Parce que la liste des autres, ils sont car le fion, on peut se le dire. Est-ce que j'ai coché ? Alors moi, c'est déjà arrivé. Et c'est pour ça que j'ai fait mon virage à 380 degrés. J'ai commencé à bosser à 14. J'avais mon appart à 17, donc j'ai tout fait plus tôt que tout le monde. Donc moi j'avais ma crise de quarantaine plus tôt. Laissez-moi tranquille. Et j'ai dit, mais en fait, tout ça me convient. Mais pas du tout. Et tu fais ton truc. Donc effectivement, si t'étais une personne, pour pas dire une femme ou un homme, une personne qui voulait avoir des enfants, qu'à 40 ans tu les as à part, tu fais ton constat, est-ce que c'est ok ou pas ? Est-ce que t'es ok avec le... D'ailleurs, moi j'ai une copine, elle est à l'aube de sa femme, maintenant elle a trouvé un amoureux, mais elle avait 38 ans, pas d'enfant, elle m'a dit moi 40, j'ai toujours pas de mec pour faire mes enfants, je le fais toute seule. Elle dit je serai maman, je le fais toute seule, j'adopte, je fais un bébé toute seule, on pourrait parler aussi de la difficulté pour adopter en France, mais je me démerderais, je serai maman. Donc voilà, après il y a juste à être ok avec soi-même, et encore une fois, ne pas être dans la radicalité. La vie n'est pas faite que de blanc et que de noir. Il peut y avoir du gris au milieu.
- Speaker #1
C'est pas maniqué. Si tu devais résumer ton état d'esprit actuel en 2025, qui se finit bientôt, c'est quoi ? C'est plus de la colère, de la détermination ? C'est de l'apaisement ? C'est quoi l'état d'esprit de Laura ?
- Speaker #0
Ambition, colère, détermination.
- Speaker #1
Très bien. Il y en a trois. Faut pas que ça lâche. Est-ce que tu te vois toujours comme une grande gueule dans dix ans ? Ou est-ce que tu penses que ça va s'apaiser un peu ?
- Speaker #0
Oh non, dis donc, je serai Premier ministre. Ah, calme-toi.
- Speaker #1
Oui, je vous écoute. Faut dire que j'ai interviewé la Première ministre.
- Speaker #0
Allô, ben, t'es même pas de partie.
- Speaker #1
Tu vois, réflexe, je dis la Première ministre. Mais ouais, est-ce que tu penses que tu vas t'apaiser un peu ? On ne sait pas.
- Speaker #0
M'apaiser, non.
- Speaker #1
Est-ce que les autres souhaiteraient que tu t'apaises un peu ? C'est comment de vivre avec toi ?
- Speaker #0
Ça doit être épuisant.
- Speaker #1
Ouais ?
- Speaker #0
Non, vraiment. Déjà, je ne dors pas. Mais il y en a qui est fou,
- Speaker #1
tu dors pas, des fois t'as des coups de colère Et t'es sophrologue, moi les sophrologues je les imagine tous Hyper peace, salut c'est cool, on va parler spiritualité Non, tu les engueules pas tes patients quand même Non mais pas du tout,
- Speaker #0
ça les fait rire, plus qu'autre chose On me dit, mais Laurent vous vous voyez pas du tout comme ça Heureusement, c'est parce que je fais ça que je suis grave peace avec vous après Bah voilà,
- Speaker #1
c'est ça qui est bien Bon allez, tu vas passer sur le grill des quadras comme tout le monde. Cinq questions, un peu sur les souvenirs. T'essayes de me répondre en un mot, si tu veux plus, tu peux plus. Il essaie d'avoir une réponse rapide, mais après on en débat évidemment. Le goût d'un bonbon de ton enfance qui te manque ?
- Speaker #0
Les harlequins.
- Speaker #1
Encore une. Vous êtes souvent, vous êtes beaucoup. Je crois que tu dois être la six ou septième personne.
- Speaker #0
Ah ouais,
- Speaker #1
les harlequins.
- Speaker #0
C'était pas bon.
- Speaker #1
Tu étais sa fille. Ah, à bout d'un an, t'avais plus de langue. Tu parles comme ça ? Non mais j'ai jamais compris le délire avec ce bonbon. Il était juste joli. L'émission de ton enfance ou la série qui a disparu et qui te manque ?
- Speaker #0
Alors le Big Deal avec mon papa, mais l'ancien Big Deal avec les cravates moches et la série, je dirais Phénomène Raven.
- Speaker #1
Bah ouais,
- Speaker #0
c'est pour ça, je suis milleniause.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est ce Phénomène Raven ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est quoi, c'est la suite de Charmed ou quoi ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. Ça fait de la sorcellerie. C'était sur Disney Channel.
- Speaker #1
Disney Channel.
- Speaker #0
C'est une ICN qui faisait de la couture, et c'est comme ça que j'ai eu envie de faire de la couture, et que je me suis mise à la couture, et qu'il y avait des visions. Mais elle faisait que des conneries tout le temps. Moi j'aimais beaucoup.
- Speaker #1
Ok, bon ben, Phénomène Raven. Phénomène Raven. J'irai voir. Un truc que disaient tes parents, qui te saoulait, mais que t'appliques quand même aujourd'hui.
- Speaker #0
Range ta chambre.
- Speaker #1
je te vois bien le dire à ta fille range ta chambre Donc maintenant, elle est rangée la chambre.
- Speaker #0
La mienne.
- Speaker #1
La tienne.
- Speaker #0
La sienne, non. Au revoir.
- Speaker #1
Un adjectif pour qualifier la génération Z des 20-30 ans.
- Speaker #0
Radical.
- Speaker #1
Quand tu étais petite, tu te voyais faire quoi à 40 ans ?
- Speaker #0
Chanteuse à paillettes.
- Speaker #1
Chanteuse à paillettes. C'est-à-dire, tu chantes à des paillettes ou tu chantes tout en paillettes ? Je chante tout en paillettes. Tu chantais à des paillettes ?
- Speaker #0
Je chantais à des paillettes. moins le micro Mais tu demandes à ma mère, pendant très très longtemps, tu veux faire quoi quand tu seras grande ? Chanteuse à paillettes.
- Speaker #1
Chanteuse à paillettes. Bon bah écoute, je te souhaite d'être chanteuse à paillettes à 40 ans.
- Speaker #0
Juste pour moi, pas pour les autres. Ouais,
- Speaker #1
ouais. Non mais avec ta voix, je suis sûr qu'on peut trouver un truc.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Mais oui, Nina Hagen a bien fait une carrière. Tu vois ?
- Speaker #0
J'ai toutes mes chances.
- Speaker #1
Bon, merci beaucoup Laura. Je rappelle qu'on peut te retrouver dans les Grandes Gueules sur RMC, les jours où tu y es. Je rappelle aussi que tu es sophrologue. contacté pour la sophrologie aussi.
- Speaker #0
Je serai beaucoup plus calme au cabinet.
- Speaker #1
J'espère bien. Je te souhaite plein plein de bonnes choses, plein de réussites et que ça continue. Puis ta carrière de chanteuse à paillettes, première ministre.
- Speaker #0
Moi, ça se tente.
- Speaker #1
Edith Cresson à côté, c'est une blague.
- Speaker #0
Bonne soirée.
- Speaker #1
Merci beaucoup les Quadras. Merci de continuer à vous abonner, à suivre, à liker, à commenter. Ça n'arrête pas. Vraiment, vraiment, vraiment, merci parce que c'est grâce à vous que Quadras existe. On se retrouve très vite dans un épisode de Quadra. Encore merci Laura. Ciao les Quadras.