- Speaker #0
Mais moi je m'en fous parce qu'en fait, moi j'aime tout ça, j'aime cet univers, j'aime ça et... Et puis après ce que pensent les gens...
- Speaker #1
Oui, arrivé à un âge, on recommence un peu à s'en...
- Speaker #0
Voilà justement, tu vois en vieillissant, je m'en fiche un peu.
- Speaker #1
Un matin, on s'est réveillé et bim, 40 piges. Comment ça va les Quadras ? Bienvenue dans votre univers, bienvenue dans Quadras. Ensemble, on va parler des joies et des galères de la quarantaine. Vous savez, cette période où vous vous rendez compte que ce qui prend... plus de poids que vous,
- Speaker #0
ce sont vos responsabilités.
- Speaker #1
Quadra est diffusé sur les plateformes audio comme Spotify, Apple Podcast, Deezer, etc. Mais aussi sur YouTube et sur les réseaux sociaux Instagram et TikTok quadra.podcast. Donc faites une pause dans le Quadro-univers, lâchez les biberons, lâchez les applis de rencontre et bienvenue dans Quadra. Comment ça va les Quadras ? Aujourd'hui, je reçois une personne qui a marqué une partie de notre génération. Elle est entrée à la Star Academy à l'âge de 17 ans en 2005. Depuis, elle a tracé sa route entre comédie, podcast, musique et aussi sa vie de maman et bientôt Quadra, car elle a 38 ans. Je suis très heureux d'accueillir Maud Verdeyen. Comment ça va Maud ?
- Speaker #0
Ça va et toi Camille ?
- Speaker #1
Ça va bien. Et avant de commencer, alors je l'expliquerai pour ceux qui écoutent ce que je vais faire. Je vais t'offrir quelque chose et te montrer une preuve que j'en ai fait un hier soir. Voilà, du riz à risotto.
- Speaker #0
Faut raconter.
- Speaker #1
On va raconter. Il faut raconter.
- Speaker #0
Le risotto.
- Speaker #1
Donc j'offre du riz à risotto à Maud. La raison est simple, c'est que Maud m'appelle Risotto. C'est mon surnom parce qu'on se connaît depuis quelques années. Et pourquoi tu m'appelais Risotto ?
- Speaker #0
Parce que tu nous parlais tout le temps, tu me parlais tout le temps de ton risotto. Et je ne sais pas, j'ai toujours voulu le goûter. Est-ce que j'ai goûté le risotto ? Non. Je crois. Je n'ai pas goûté le risotto ?
- Speaker #1
Nina, c'est sûr.
- Speaker #0
Mais tu n'avais pas ramené un truc de risotto ?
- Speaker #1
Ah si, oui, j'avais ramené. Mais je crois bien. Et du coup,
- Speaker #0
il était très très bon. Très très bon risotto.
- Speaker #1
C'était mon plat fétiche.
- Speaker #0
Voilà. Il y avait un truc, on en parlait tous les jours de ce risotto.
- Speaker #1
Donc, tu es bientôt quadra, comme je le disais. Attention à la question qui va commencer par fâcher. Qu'est-ce qui a changé dans ton quotidien depuis le début ? le temps et est-ce que tu vois ta façon de vivre complètement différente ?
- Speaker #0
Oui, oui. Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Déjà, je me vois... Parce que j'ai quand même un fils qui a... qui va avoir 16 ans. Voilà. Et donc, je me vois vieillir, je me vois lui parler vraiment comme mes parents pouvaient me parler à l'époque. C'est terrible. Non, mais c'est terrible.
- Speaker #1
Genre, il y a quoi comme petite phrase ?
- Speaker #0
Non, mais je sais pas. C'est éteint la lumière. Tu vois des choses comme ça. Pas verséistique. à fliquer un petit peu certaines choses, à le regarder et lui dire « Oui, écoute, je l'ai fait avant toi. » « Oh, les jeunes ! » Des mots comme ça, tu sais, on en est là.
- Speaker #1
C'est vraiment daronne, ça.
- Speaker #0
Mais ouais, et je me sens très daronne. Très daronne, mais c'est terrible.
- Speaker #1
Tu verras quand t'auras mon âge. Je l'ai pas avant toi, j'aurais voulu avoir des enfants juste pour leur dire ça.
- Speaker #0
Mais oui, ou dire « Mais moi, ma vie, elle est faite. »
- Speaker #1
C'est dégueulasse.
- Speaker #0
Non, mais oui. Mais tu sais, dans les études, « Non, mais écoute, moi, j'ai déjà fait ce que j'ai à faire. Maintenant, c'est ton destin, c'est ta vie. » Tu vois, c'est des phrases qu'on a entendues, enfin moi j'ai entendues mille fois dans ma vie. Et voilà, et ce statut d'aller à des réunions scolaires, t'es très maman. Paris, je suis très maman.
- Speaker #1
Je te vois tellement.
- Speaker #0
J'adore !
- Speaker #1
T'es genre maman chiante avec les profs ou tu leur donnes raison ?
- Speaker #0
Non, pas maman chiante. J'essaye de comprendre, j'ai de la chance, j'ai pas trop de soucis. À ce niveau-là, j'essaye de comprendre en fait si jamais il y a un truc qui va pas. J'en parle aussi avec mes enfants, déjà. Et après, j'en parle, s'il faut aller voir les profs, je vais voir les profs. Mais pas très chiante. Moi, je pars du principe que les parents et les profs, on est une équipe. Donc, moi, j'arrive en lui ayant inculqué les bases. Et après, c'est à eux aussi de prendre le relais. Mais on est en équipe.
- Speaker #1
On va revenir un peu sur ton parcours d'abord. Quand tu repenses à la jeune fille de 17 ans qui est rentrée à la Starac, qu'est-ce qui te vient spontanément à l'esprit ?
- Speaker #0
Elle était très, très, très naïve et très, ouais, très naïve.
- Speaker #1
En même temps,
- Speaker #0
à 17 ans, j'avais un côté naïve, peut-être un peu trop, trop fort, mais très rêveuse. Et je ne sais pas, j'étais pleine de vie, pleine de joie. On dirait que là, ça ne va pas du tout. Oui, mais j'avais cette innocence. plus ça. J'étais très innocente et j'étais tellement heureuse de faire cette émission, de vivre ces trucs incroyables. Et je n'avais pas conscience de ce que j'étais en train de vivre. C'est terrible. Je m'en rends compte maintenant.
- Speaker #1
C'est marrant parce que quand tu dis ça, je n'arrive pas à te voir naïve, te connaissant. Je sais comment tu es. Tu peux être très straight, comme on dit en espagnol. C'est ça qui est fou. Je me dis c'est quoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Speaker #0
Tu m'uris. Je suis rentrée, je sortais de l'école. J'étais à l'école. Attends, c'était quand ? Je suis rentrée en septembre. En juin, j'étais encore à l'école. Donc là, d'un coup, t'arrives, il y a des caméras partout. Et en fait, j'ai grandi. Je suis restée deux mois et demi en deux mois et demi. J'ai pris cinq ans dans la gueule. Mais c'est vrai, dans la tête. Parce que, parce que, parce que... Et puis, je n'étais entourée que de grands. Ah oui,
- Speaker #1
ils étaient tous beaucoup plus... Parce que maintenant, quand on voit la Star Act d'aujourd'hui, c'est que des gamins. Moi j'avais pas de calque,
- Speaker #0
j'avais 38 ans Finalement c'était très jeune Finalement
- Speaker #1
A l'époque je trouvais ça adieu
- Speaker #0
Mais maintenant je trouve que c'est hyper jeune Tu me dis
- Speaker #1
Tu sortais de l'école Comment ils te voyaient justement Les gens qui t'étaient à l'école Qui étaient eux aussi des gamins
- Speaker #0
Bah écoute Quand ils m'ont vu à l'Astarac Quand je suis arrivée à l'Astarac Merci. Je sais pas, en fait, au départ, il y a eu cet engouement, ce truc, oh putain, elle a réussi, enfin elle a fait des castings, après j'en parlais pas trop des castings, j'étais plutôt discrète, je voulais pas trop m'étaler sur ce que je faisais, mais il y a certaines personnes qui étaient au courant. Putain, elle a réussi, il y avait je sais plus combien de personnes qui ont voulu faire la star, qu'ils en prenaient 18, et moi je disais toujours, de toute façon je serais jamais prise, je serais jamais prise. Et la meuf, elle rentre. Donc il y a eu ce truc de surprise. de dire, parce que j'avais pas le droit de le dire à mes copines que je rentrais. J'avais le droit juste de le dire à ma famille, mais pas aux autres personnes. Il y avait un truc de confidentialité, machin, tu connais. Et voilà, donc elles m'ont vue. Et il y avait cette folie, au départ, c'était beaucoup de messages, de lettres, on nous envoyait des lettres de soutien. Je sais que j'avais des copines qui arrêtaient les gens dans la rue, les voitures, pour vous faire voter. Faut voter pour Moda ! Elle bloquait les routes, elle disait si vous voulez passer, faut voter. Mais c'était tellement drôle, c'était complètement folle. C'est peut-être pour ça que je suis restée si longtemps finalement.
- Speaker #1
Bah ouais, t'as fait 11 semaines non ?
- Speaker #0
Je suis allée, à l'époque il y avait encore les quarts de finale filles, quarts de finale garçons. Donc j'étais à un quart de finale filles.
- Speaker #1
Tu ressens quoi le jour où tu ouvres la porte du château ?
- Speaker #0
Cette sensation de tourbillon. Je le dis tout le temps. En fait, ça allait très, très vite. Tu sais, on arrive, on se met devant. On a Alexia Larojoubert qui nous dit, voilà, bienvenue. Il y avait des feux. J'avais l'impression qu'il y avait des feux d'artifice, mais il y avait des trucs, des lumières, un peu de feu comme ça. Et là, on rentre, on court. Et là, tout va vite. Je vois tous ces gens que je ne connais pas finalement, qui sont là. Ils vont dans toutes les pièces. Et moi, je suis. Je suis. Je vais dans toutes les pièces. Il arrive le moment où, oui, il faut trouver son lit. Tu vois, moi, c'était mon inquiétude dans la vie. Quel lit ? Il fallait prendre. J'ai pris le plus pourri. C'est-à-dire que j'ai tellement la flemme que je me dis, allez, je me mets là. Il y avait la flemme, un peu de timidité aussi, de s'imposer.
- Speaker #1
Et puis, tu étais la plus jeune aussi.
- Speaker #0
C'est ça. Et moi, je me suis mise là et j'ai eu le pire lit. Mais c'est pas grave, j'étais à côté de la fenêtre et de la porte. C'était super sympa. Mais oui, mais j'ai mis du temps avant de comprendre ce qui m'arrivait. J'ai mis quelques jours.
- Speaker #1
Et comment on vit l'autarcie ? Le fait de vivre avec les mêmes gens pendant autant de temps ?
- Speaker #0
Au début, c'était compliqué. En fait, je me souviens, j'étais sur l'espèce de terrasse du château. Et donc, j'ai vu sur le portail. Et je me rappelle me dire, mais tu te rends compte que tu ne peux pas sortir. Et il m'a pris un peu l'angoisse. C'est très pas grave,
- Speaker #1
moi je m'angoisse pas de ouf.
- Speaker #0
Il m'a pris un peu l'angoisse. Et puis après, en fait, le rythme est tellement, tellement soutenu que tu ne te rends pas compte. Et après, tu rentres, c'est ta vie, ça devient ton quotidien, ça devient ta vie. Tu oublies les caméras. Tu crées des liens très très rapidement avec les gens. Ça c'est fou. Ça c'est un truc, c'est fou. En quelques jours, ces gens deviennent tes repères, ta famille, tes piliers.
- Speaker #1
Tu rencontres ton meilleur ami au bout de deux jours alors que...
- Speaker #0
C'est ton pilier dans l'aventure quoi. Dans l'aventure.
- Speaker #1
Dans l'aventure. Bah ouais, mais parce que c'est une aventure. T'en tires quelle leçon ?
- Speaker #0
Qu'est-ce que j'en tire comme leçon ? Écoute, que dans la vie, il faut vraiment kiffer le moment. Parce que moi étant, justement, j'étais très jeune, j'avais pas conscience de ce qui se passait. Donc il faut vraiment kiffer les bons moments et il faut... C'est pas parce que t'as fait cette émission que c'est arrivé. Et je n'avais pas conscience aussi du travail que j'allais devoir fournir après. Et que même si tu fais cette émission... Même si tu fais la tournée, parce que ça c'était génial.
- Speaker #1
J'imagine.
- Speaker #0
T'imagines pendant un an, on est fous. C'est-à-dire que t'es dans les Zéniths. Moi j'étais Madonna, je me prenais lui pour Madonna.
- Speaker #1
Holiday !
- Speaker #0
C'est ça ! Et puis humainement c'était génial parce que là on était vraiment, vraiment, vraiment ensemble. Et en fait on apprenait notre métier vraiment là, sur la scène. Et qu'une fois que ça s'arrête, il faut sortir un peu les rames. Alors il y en a qui ont eu de la chance. Moi, je ne suis pas trop à plaindre, vraiment, parce que la comédie est arrivée très vite. Mais ce n'était pas la même chose au début, parce que je n'avais pas cette adrénaline, cette folie de la scène. Et puis, il fallait aussi faire ses preuves, parce que faire la Starac... Alors, aujourd'hui, c'est très classe d'avoir fait la Starac. A l'époque, c'était un peu plus compliqué. C'était très bien. Mais dans le milieu, par exemple, du cinéma, du théâtre, j'ai dû faire un peu mes preuves parce qu'ils me considéraient comme une cagole d'ici de...
- Speaker #1
Tu es du Sud, mais tu n'es pas de Midol.
- Speaker #0
Je ne suis pas cagole. Mais tu vois vraiment le cliché de la fille du Sud qui a fait la Starac. Donc Starac, c'était connoté télé-réalité ?
- Speaker #1
C'est ça, dans l'idée, c'était une télé-réalité. Parce que comme en face, on avait, c'était Love Story, où c'était pareil, une télé d'enfermement, où il n'y avait pas d'enjeu. Vous, il y avait un enjeu professionnel.
- Speaker #0
C'était un télé-crochet, c'est-à-dire que tous les vendredis, nous c'était le vendredi soir, on avait un Prime, on avait Madonna sur le Prime, on avait Le Wonderv, Céline Dion.
- Speaker #1
Maria Carey, c'est notre marraine. C'est un truc de dingue.
- Speaker #0
Maria, elle est à fond. Mais tu vois, c'était une sacrée pression. Et puis, toute la journée, on avait des vrais cours. Des vrais, vrais cours. Moi, j'en pouvais plus, le cours de sport. Mais laisse tomber, j'en avais marre. Donc, c'était très soutenu. Donc oui, téléréalité, dans le sens que oui, tu nous vois nous coucher, tu nous vois nous laver les dents. Après, il y avait quand même un vrai enjeu.
- Speaker #1
C'était pas que ça.
- Speaker #0
On n'était pas au bord de la piscine en train de se bronzer, en train de savoir qui on va critiquer, avec qui on va coucher. Enfin, c'était pas du tout... Donc voilà, il y avait beaucoup de gens qui faisaient, qui n'arrivaient pas à faire la différence entre télé-crochet et télé-réalité. J'ai rien du tout contre la télé-réalité. Mais je... Moi, oui. Toi, oui ?
- Speaker #1
Moi, je déteste.
- Speaker #0
Mais non, moi, des fois, j'aime bien. C'est vrai ?
- Speaker #1
Ah oui, oui, j'ai un gros problème. J'ai toujours... Celle d'aujourd'hui, j'entends. Celle qui est... Je te parle de ce qu'on voit aujourd'hui, qu'on considère comme télé-réalité, qui au fond sont des sitcoms écrits. On le sait, on a travaillé en télé. Moi, j'ai toujours refusé. On m'a proposé de travailler sur des trucs comme ça, en casting, mais j'ai toujours dit non.
- Speaker #0
Moi,
- Speaker #1
j'ai fait. T'as pas d'âme. J'ai fait une fois. C'est un truc que j'ai vraiment toujours refusé. Mais c'est vrai que la Starac avait aussi, on lui collait cette image-là. C'est ce que je voulais te demander, pour un peu anticiper ma question. Parce que j'ai reçu la lit. tu sais de Hélène et les garçons et pareil elle raconte que pour elle faire de la comédie autre que ça c'était hyper compliqué personne n'y ouvrait des portes parce qu'on te met dans des cases en fait t'as une étiquette et c'est difficile de s'en décoller et quand t'as fait la Starac ou les
- Speaker #0
Mystères de l'Amour elle sera toujours la lit c'est à dire qu'elle pourra faire ce qu'elle veut tout le monde dira oui mais c'est elle ou moi quand j'arrive à ah non ça c'était F1 moi je sais que Merci. On me disait toujours, tu devrais faire des pubs. Pub télé. Mais ça ne marchait jamais pour moi. Je n'ai jamais fait.
- Speaker #1
Même pour des pubs, tu avais l'étiquette.
- Speaker #0
C'était un truc de fou. Pourtant, j'en ai fait des castings et tout. Parce qu'avant la Starac, j'étais dans une agence de mannequins. J'ai vu ça. Sur Nice, mais j'étais jeune et c'était pour gagner un peu de sous. Et je faisais des pubs. J'ai fait la Starac. Terminé.
- Speaker #1
Putain, c'est ouf.
- Speaker #0
Parce que connoter TF1, mais je ne sais pas, il y en a d'autres qui l'ont fait.
- Speaker #1
Ce qui me paraît hyper bizarre, c'est que tu m'aurais dit j'ai fait Love Story, à la limite je te dirais ok, parce qu'on t'a vu ne rien faire pendant deux mois. Là, au contraire, on voit des gens qui travaillent, qui se donnent à fond dans un truc. Donc tu te dis, je peux lui faire confiance.
- Speaker #0
Bah ouais, mais non.
- Speaker #1
Donc si jamais je lance un appel. Et tu as fait quoi justement après ? Comment les choses se sont enchaînées ? Est-ce qu'il y a eu une traversée du désert ? Alors, on sait que nous, on a bossé ensemble en bac sur des émissions de télé, sur les castings, etc. Mais je sais qu'il y a plein d'autres choses à côté.
- Speaker #0
Alors, j'ai toujours travaillé. En vrai, quand je te dis que j'ai eu beaucoup de chance, c'est que la vie m'a toujours remis là-dessus. Il m'a toujours permis de travailler, de faire du théâtre, de faire du cinéma. Alors, je n'ai pas la carrière de... je ne sais pas... Mais je travaille. Je n'en trouve pas.
- Speaker #1
T'es notre Sharon Stone à nous. Voilà.
- Speaker #0
Mais j'ai toujours bossé. Après, j'ai eu mon premier enfant. Donc, quand il est né... En fait, j'avais déjà signé pour une pièce de théâtre qui s'appelait Famille de Stars.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Alors là, ça a été... Je l'ai fait, mais ça a été très, très compliqué à gérer.
- Speaker #1
Oui, c'est ce que j'allais dire, tu arrives à gérer. Un bébé,
- Speaker #0
et ça, ça a été difficile. Donc, à un moment donné, j'ai voulu arrêter et rentrer dans une vie normale.
- Speaker #1
C'est là où on s'est connus, non ?
- Speaker #0
Non, pas encore. On ne s'était pas encore connus. Toi, on s'est connus quand j'ai eu ma fille.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Tu venais d'avoir ta fille. Mais parce qu'en fait, j'avais trouvé ça un peu admirable. Le premier jour où je suis arrivé, c'est sûr. Cleaners, non ? Toi, tu étais sur Cleaners, mais moi, j'étais sur... On a échangé les mamans. On était dans le même bureau. Et quand je t'ai vue, je me suis dit, waouh, je me suis dit, je trouve ça hyper courageux, parce qu'on en connaît des gens qui ont fait une émission ou un truc une fois, et qui derrière, bon ben, ça se calme, et qui ne veulent pas l'accepter, et se dire, ben attends, je vais retourner à une vie un peu plus normale, et aller au Turbain, en fait.
- Speaker #0
Mais c'est ça ?
- Speaker #1
Et moi, quand je t'ai vue, je me suis dit, ah ben voilà, elle a voulu avoir fait ça, et ben, quand il faut bosser, il faut bosser.
- Speaker #0
Et bien évidemment. Et en plus, j'étais contente, parce que j'ai pu bosser. En télé, en fait, moi, j'ai connu que ça. Parce que quand t'as 17 ans, moi, j'ai connu que la télé. Et c'est vrai que c'est difficile pour moi de m'imaginer travailler ailleurs. Si je dois le faire, je le ferai. Ça, c'est certain. Je n'ai pas de problème avec ça. Mais ouais, c'était pas... Moi, je m'en fous. C'est-à-dire que je fais mon truc. Ça fonctionne, ça fonctionne. Ça ne fonctionne pas, je vais faire autre chose. Et peut-être que ça reviendra. Ça ne t'empêche pas d'aller passer des castings. Ça ne t'empêche pas de faire des trucs, de créer tes trucs. Mais non, il faut remplir les frigos.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Tu vois, j'ai deux enfants, j'ai une famille, je n'ai pas le choix d'y aller. Puis je trouvais ça sympa aussi de se poster.
- Speaker #1
Comme tu dis, tu restes dans un milieu que tu connais. Moi, je le vois, c'est comme toi. Après, certaines choses qui se sont passées dans mon taf, je me suis retrouvé un peu sans boulot, sans rien. Et j'ai voulu essayer d'autres choses. Ça a été une cata. Je me rappelle, j'ai fait pion dans un collège pendant un an, mais ça, c'était plus psychologiquement, ça me faisait du bien. Oui, tu avais besoin de retourner à un truc. J'ai été faire une formation dans le recrutement. J'ai fait deux mois de formation, sorti de là, j'ai fait mais what, qu'est-ce que je fous là en fait ? Et c'est pour ça que j'ai eu besoin de retourner d'une autre manière à ce que j'aime. C'est un peu ce que tu as fait quoi. C'est ça.
- Speaker #0
C'est qu'avoir quelque chose qui te permet de remplir ton frigo, et en même temps que tu aimes bien. Et moi j'avais aussi besoin, quand tu es comédienne, et que tu dis je suis comédienne, tant que tu n'as pas joué avec Alain Delon, bon, un peu à son âme. Pierre Ninet en ce moment. Pierre Ninet, voilà, tant que tu n'as pas de truc avec Pierre Ninet, Mais en fait, t'es pas comédienne. Non mais attends, t'as vu où quoi ? Tu fais quoi ?
- Speaker #1
Bah oui.
- Speaker #0
Et donc, à un moment donné, j'ai eu très honte. C'est nul.
- Speaker #1
T'osais plus le dire.
- Speaker #0
Non. Non, parce que j'en avais marre. J'en avais... T'as fait quoi ? T'as fait quoi ? Ouais. Et en fait, j'avais rien parce que je faisais du théâtre. Mais oui, c'était une pièce de théâtre sur Paris, très bien. Mais on me voyait pas à la télé toutes les cinq minutes. Et pour les gens, quand on te voit pas à la télé toutes les cinq minutes, bah tu fais rien. C'est complètement... faux, puisque tu peux très bien gagner ta vie et être très bien sans être à la télé tout le temps. Et j'ai eu besoin de me crédibiliser en travaillant, alors au-delà de remplir le frigo, mais me crédibiliser en me disant, moi je veux travailler en télé, je veux travailler derrière la caméra, et bien les gens je te jure, pourtant je gagnais peut-être moins, je te parle d'argent vraiment, que quand je faisais la comédie. Tu travailles là, mais c'est stupide, mais tu connais.
- Speaker #1
Mais je connais, oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et moi j'ai eu besoin de ça, c'est con, c'est très con.
- Speaker #1
Mais tu vois, je reste un peu là-dessus, mais après ce que j'ai fait à M6 quand j'étais à 100% mag, j'étais à l'antenne, ça s'est arrêté d'un coup, ça a été une gifle monumentale. Bien sûr. Tu connais, tu passes de tout. De la lumière à l'ombre. Voilà, à l'époque, c'était pas... peut-être pas au même niveau que toi, mais je ne pouvais pas prendre le métro sans que quelqu'un me demande, ah bah vous êtes Camille d'M6.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et quand tout s'arrête, tu prends une gifle énorme. Et en fait, comme tu dis, c'est soit, tu prends ta gifle et tu sombres, en espérant aller dans une soirée pour gratter une place. Ou alors tu rebondis et tu dis, tant pis, je retourne au Turbain, même si c'est derrière.
- Speaker #0
Et c'est très bien. Et c'est très très bien. Moi je suis très contente d'avoir fait ça. Et ça ne m'a pas empêchée après de retourner au théâtre. Et de faire un peu les deux. Et en fait, je fais ce que je veux.
- Speaker #1
C'est ça, c'est le coche bleu. En plus, toi, t'as pas lâché.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Et donc, tu continues la comédie, la chanson. Tout à l'heure, il est sorti. Tu viens de sortir un titre et tu sors un EP. Je brûle encore, le titre.
- Speaker #0
La chanson, c'est Je brûle encore.
- Speaker #1
D'accord. On mettra un extra à la fin, t'inquiète pas. Et donc, voilà, c'est ça que je trouve chouette. C'est qu'à la fois, tu lâches pas ta passion. Et à la fois, t'es consciente qu'il y a des moments où... Il faut... Merci. Pour m'en dire quoi.
- Speaker #0
Mais pas... Enfin, tout est compatible. Tu peux très bien aller travailler, faire du casting, de la prod, j'ai fait. Et très bien... Alors, pour les gens, c'est un peu compliqué parce que des fois, ils disent « Mais attends, elle chante, mais en même temps, elle est en train de placer... » Tu vois, elle est en train de gérer des gens. « Attends, elle est là, elle a télé en même temps. » Elle est là, dans les loges, en train d'avoir un cast, tu vois. Donc, c'est un peu... Mais moi, je m'en fous parce qu'en fait, moi, j'aime tout ça. J'aime cet univers. J'aime ça. Et puis après, ce que pensent les gens ? Oui,
- Speaker #1
arrivé à un âge, on commence un peu. Voilà, justement,
- Speaker #0
tu vois, en vieillissant, je m'en fiche un peu.
- Speaker #1
Et justement, c'est ce que j'ai demandé, qu'est-ce que l'approche de la quarantaine, qu'est-ce qu'elle t'apporte par rapport à la décennie précédente ?
- Speaker #0
Beaucoup plus de sérénité. Beaucoup plus de confiance en moi. Tu sais, je disais toujours, j'ai ma petite voix. On a tous une petite voix dans la tête et je ne l'écoutais jamais. Jamais. Et bien maintenant, je l'écoute.
- Speaker #1
C'est elle qui parle là ?
- Speaker #0
On est plusieurs en fait. Là je m'appelle Nadine. Non. Mais tu sais cette petite voix où tu te dis attention machin. Et là maintenant je fais attention à ça et j'arrive à prendre du recul sur les situations. Avant j'étais un volcan. Dans tous les sens. Je me suis calmée. Je prends le temps. d'analyser la situation. Mais c'est mieux.
- Speaker #1
Évidemment que c'est mieux.
- Speaker #0
C'est mieux que de partir au quart de tour et tout. Non, et puis beaucoup plus confiante en la vie. Et je sais pas.
- Speaker #1
T'as l'impression que tu t'assumes plus ?
- Speaker #0
Ouais. Avant, je me sentais légitime nulle part. En fait, je m'excusais d'être là. Tout le temps. Alors, j'ai encore des restes quand même. Mais maintenant, j'arrive et je lève la tête et je dis « Ouais, je suis là » . Parfois, je fais illusion.
- Speaker #1
Mais il faut. Et en même temps, il faut de temps en temps.
- Speaker #0
Mais c'est mieux. C'est mieux comme ça. Je m'assume plus. Et puis, je t'ai dit vraiment, vraiment, le jugement des gens, en fait, pouvaient me toucher, pouvaient m'atteindre, pouvaient vraiment me laisser.
- Speaker #1
En plus, surtout quand t'es exposée.
- Speaker #0
Mais c'était horrible. Et encore,
- Speaker #1
t'as de la chance, il n'y avait pas les réseaux.
- Speaker #0
Heureusement. Parce que je pense que je l'aurais mal vécu, ça. Trop sensible, la meuf. Et puis, maintenant, j'arrive à me dire, de toute façon,
- Speaker #1
tu m'aimes,
- Speaker #0
tu m'aimes, tu m'aimes pas. Ça a changé quelque chose ? Non. Ça m'a empêché de dormir ? Non.
- Speaker #1
Justement, cette célébrité, ce truc qui est arrivé comme d'un coup, quand tu le regardes aujourd'hui avec le recul, parce que comme tu dis, tu fais encore des choses artistiques, est-ce qu'à cette époque-là, il y avait une envie vraiment que ça marche, qu'on te voit, etc., que tu as moins aujourd'hui ? Ou tu as toujours pris le truc comme il était ?
- Speaker #0
Non. En fait, moi, je me suis retrouvée là-dedans. Moi, le but dans ma vie, je voulais être sage-femme.
- Speaker #1
Ça n'a rien à voir. Ça fallait faire Baby Boom dans ce cas-là.
- Speaker #0
Ça n'avait rien à voir. Et quand j'ai eu 3 ans, je suis montée sur scène la première fois. J'avais 3 ans. J'adore la scène. Mais vraiment, il y a des gens. Leur but dans la vie, c'est d'être chanteur, d'être comédien. Et ils ne feront pas d'études. Ils ne vont faire que ça. Moi, ce n'était pas du tout le but de ma vie. J'étais dans cette agence de mannequins l'année d'avant pour la Star A4 Parce que t'as des casteurs, tu connais. Il y en a, ils vont faire le casting, et il y en a, ils vont un peu chercher à droite à gauche. Bon, mais moi, c'est à chercher à droite à gauche. Et l'année d'avant, sauf que moi, j'étais à l'école, et j'avais dit non. La meuf a dit non à la Starrex. Moi, j'adore. Non, excusez-moi. J'avais dit non au casting. Pas à la Starrex. Sinon, si il n'y avait pas de casting, je pense que j'y serais allée. Flemme de casting. Je dis non. l'année d'après la dame revient voir mon agent de mannequin la blonde on veut la blonde on aimerait bien la voir quand même Je me dis, bon, j'y vais, on s'en fout, de toute façon, je serai pas prise. Je rentre là-dedans, je fais n'importe quoi. J'ai chanté, mais... Putain, j'ai chanté mal dans ma vie, mais là, je suis toujours là-dessus. C'est un carnage. Je faisais une chorégraphie, je faisais des riffs, rien à l'aise. Et bon, voilà. Et puis, au fur et à mesure, je passe les étapes. Oui. Mais c'est pas vrai. Je fais le casting chez TF1. Genre, il y avait je sais plus combien de personnes. Je me vautre littéralement. Enfin, une nullité. C'est-à-dire qu'il y avait Kamel Wali. Déjà, on avait des groupes. C'était pas groupe de couleurs. Et moi, on devait apprendre une choré. Et moi, j'étais avec Kamel. Je me chiais dessus. Parce que je me dis, mon Dieu, il est là. Enfin, c'est impressionnant pour moi. Il nous apprend une chorégraphie, là, sur Beyoncé. Et là, il fait, bon, maintenant, tout le monde s'arrête. Je te jure. Allons, s'arrête. Et là, il ne savait pas comment je m'appeler. Il me fait, toi, toute seule au milieu, tu danses.
- Speaker #1
Allez, c'est cadeau !
- Speaker #0
Le truc, et moi je dis « d'accord ! » D'accord, et attends, je me retrouve en plein milieu du truc, la musique part, je parle pas. Et puis bon allez, c'est bon, va t'asseoir. Et là, je me dis, c'est fini ! C'est mort ! Le mec, il va se rappeler que de moi. Je vais dire la seule fois. Mais là, elle s'est pas avancée, elle s'est même pas, tu vois. Et on va devant le jury, et là je me vautre. Mais genre, je suis une merde, je sais plus. Et là, je me dandine, on aurait une cagole. Là, pour le coup, chez la Beyoncé cagole, elle était la Barbie, tu vois, chez C3. Et je me dis, c'est mort. Là, c'est fini pour moi. Et par chance, j'ai eu, je ne sais pas si ça existe encore, une épreuve de théâtre, d'impro.
- Speaker #1
T'as eu de la chance d'avoir.
- Speaker #0
Et là, je fais rire tout le monde. Parce que j'ai décidé de faire la comique. C'était ce que je savais bien faire. Et je me rappelle, il y a un mec qui est venu me voir en sortant. Il me dit, excuse-moi pour le mot. Il me dit, si tu ne rentres pas à la Starac, je me coupe une couille.
- Speaker #1
Du coup, il a toujours ses deux couilles.
- Speaker #0
Il a toujours ses deux couilles.
- Speaker #1
Tu imagines, t'as sauvé les couilles.
- Speaker #0
J'ai sauvé les couilles du mec. C'est lui qui est ce mec. Je ne sais pas s'il l'a revu en fait.
- Speaker #1
Ah bon ? Aujourd'hui tu ne le sais pas ? Mais non,
- Speaker #0
je sais que c'est un blond, mais je n'arrive pas. C'est marrant.
- Speaker #1
Bon ben on recherche le blond qui a toujours ses couilles. Attends, si ça se trouve, il va le voir, il va t'appeler.
- Speaker #0
Mais peut-être qu'il va se dire, mais oui c'était moi. Et du coup, je suis rentrée.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et j'ai halluciné de rentrer
- Speaker #1
C'est ça qui est un peu fou, c'est quand tu me dis ça Toi tu chantes bien, tu joues bien, déjà de base Mais je me rappelle que les anciennes Star Act, cette époque-là, il n'y avait pas que des bons, il y avait même des gens qui venaient. Tu parles de weed,
- Speaker #0
pour la première on avait Jean Pascal, mais c'était un personnage. Par exemple,
- Speaker #1
derrière Georges Alain, etc. Georges Alain, super musicien. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, alors je n'ai pas vraiment regardé, mais de ce que j'en ai vu, Aujourd'hui, ils ont déjà un gros niveau quand ils arrivent. Tu as été sur les plateaux de la nouvelle, ils t'ont fait revenir avec les anciens, etc. Tu les as vus ? Oui. Rien à voir avec nous. Bah ouais. Comment tu les vois justement aujourd'hui ?
- Speaker #0
Écoute, moi ils m'impressionnent. C'est-à-dire que les mecs, après ils ont les réseaux, ils ont tout ça, donc ils sont très là-dedans. Moi, ce qui me tue, premier prime, ils arrivent, tac, caméra, tac, tac. Ils ont déjà le truc. Nous, on ne savait même pas où était la caméra. Où est la caméra ? Non, mais je te jure. On avait des mecs qui arrivaient avec des caméras. Ah, la merde. Maman ? Ah non, il ne faut pas dire. Coucou. C'était ridicule. On ne savait pas parler. On ne savait rien faire. Faire une interview, on va faire une interview. On était là. C'était un carnage.
- Speaker #1
Les fameuses narratives.
- Speaker #0
Non, mais un carnage. Et eux, ils savent, ils sont préparés. Et c'est des machines.
- Speaker #1
Pourquoi, tu penses ?
- Speaker #0
Je ne sais pas. Je ne sais pas parce que... Enfin, je pense qu'il y a eu tellement... tellement d'émissions. Il y a The Voice, Starac est revenu, à l'époque il y avait la nouvelle Star qui était revue, Popstar, machin et tout. Et du coup, ils se disent, je vais faire ça, et après derrière j'aurai les réseaux qui vont m'aider. Tu vois, parce qu'ils ont ça aussi. Même si tu finis pas, genre tu pars au bout d'un mois, tu peux faire carrière derrière. Ça c'est bien.
- Speaker #1
C'est Norbert qui disait ça. Ça c'est vachement bien.
- Speaker #0
Nous, bah... Tu partais au bout de trois semaines, on se fait même prendre du tablé.
- Speaker #1
Bien sûr. Il y a même des gagnants qui ont complètement disparu.
- Speaker #0
Exactement. Il n'y a personne,
- Speaker #1
mais on sait qu'il y en a qui ont gagné, on s'en rappelle.
- Speaker #0
Mais c'est compliqué, mais bien sûr.
- Speaker #1
Eux, on ne les invite pas sur le prime, contrairement à toi, tu vois, ou Sine qui est invitée sur les primes. C'est ça.
- Speaker #0
Mais il fallait se démarquer, il fallait être là. Et soit c'était dans la voix, moi je n'avais pas. Moi à l'époque, c'était la mode des grosses voix, des chimènes badies, Lara Fabian. Bon, moi, pas du tout. Moi, je suis arrivée avec Joe le taxi faux, quand même. Faut la faire, parce que déjà, les gens sont au départ. Oui, j'étais plus fausse que Vanessa Paradis, moi. Moi, j'ai réussi à faire ça, les gars. Non, mais parce qu'on entend... Parce que nous, on n'avait pas l'habitude du son.
- Speaker #1
Puis,
- Speaker #0
c'était pas le même son. Moi, je chantais dans la salle de bain. Tu vois, je chantais dans la salle de bain, je faisais des petits spectacles. Mais voilà, j'avais pas de hirs. Là, t'arrives, j'entendais rien. Moi, je savais même plus où on en était. Et eux, ils arrivent, je ne sais pas, ils sont... Et puis, ils veulent peut-être plus réussir que nous. Ils veulent être plus stars que nous. Mais parce que,
- Speaker #1
comme tu dis, peut-être que la représentation qu'il y a après, et que ça marche pour tous les métiers artistiques que tu fais, c'est-à-dire la musique, la comédie, etc. La représentation qu'il y a après, aujourd'hui, elle passe par ce truc, les réseaux sociaux. Donc, elle dure, elle perdure. On peut continuer à le revoir, souvent. Ça tourne. Alors qu'à l'époque, pour arriver à marquer le coup, c'était important. C'était avec une chance.
- Speaker #0
Exactement. Non, et puis, les mecs, ils sont... Puis ils ont fait des écoles de comédie musicale, ils ont pris des cours de chant. Nous, on n'était pas trop comme ça. Nous, on prenait des cours de chant dans ton bled.
- Speaker #1
Pour les seuls de vos années qui avaient fait des cours de chant, parce que la moitié n'en avaient pas fait.
- Speaker #0
Ben non. Et puis, il y en a, ils arrivent avec des agents, ils ont déjà fait... Mais bien sûr.
- Speaker #1
Tu n'es pas sérieuse.
- Speaker #0
Mais bien sûr que oui. Nous, on ne savait même pas ce que c'était un agent.
- Speaker #1
Oui, mais du coup, je trouve que ça perd son charme. Parce qu'il n'y a plus le côté, on va vous faire évoluer.
- Speaker #0
Mais ils n'évoluent pas. Ils n'évoluent pas.
- Speaker #1
C'était ça qui était intéressant dans ce truc-là. Pour ne pas citer ton exemple, je vais en citer un autre. Mais regarde, Jennifer, quand elle arrive dans la première, elle n'est pas nulle, mais tu ne dis pas que c'est elle qui va gagner. Et tu vois l'évolution du truc, c'est dingue. C'est ça.
- Speaker #0
Là, aujourd'hui, ils arrivent, ils savent. Et en fait, ce n'est que de la performance. Aujourd'hui. Que de la perf. Par contre, ils font des trucs que nous, on ne sait pas.
- Speaker #1
Mais j'ai vu quelques extraits. On ne sait pas. Mais j'ai vu quelques extraits. t'as l'impression que c'est déjà le dernier prime le truc bien sûr,
- Speaker #0
mais bien sûr C'est fou, c'est fou, mais ils arrivent, ils sont... Nous, on déconnait beaucoup, on rigolait beaucoup, beaucoup trop.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #0
je me faisais virer des cours toutes les 5 minutes.
- Speaker #1
Tu faisais avant.
- Speaker #0
Mais oui, je me faisais virer de cours, quoi. Parce que je faisais que rire. Et en fait, je saoulais tout le monde parce que je faisais que rire. Eux, ils sont, tu vois, ils sont vraiment... Il y a eu, je crois que cette année, il y a eu un truc où ils ont ri, et allez, on sort. Mais nous, c'est toutes les 5 minutes. Et ça dégage, et moi, je t'ai rendu... Alexis Larose-Joubert, c'était ma directrice. Je peux dire que son bureau, je le connais. On était convoqués. Il y avait un vrai truc école. Et puis, on arrivait et on chantait très très mal pendant les répètes. On arrivait, il y avait un truc qui se passait. Il y avait une magie qui se passait. Après, nous, on avait... Alors ça, je sais qu'il y a deux écoles. Il y a des gens qui sont pour et d'autres qui sont contre. Je trouve qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de bienveillance. Alors, c'est très bien. C'est important parce que nous, on s'en prenait plein la gueule. Oui,
- Speaker #1
les preuves, ils étaient durs.
- Speaker #0
Moi, j'ai revu des trucs. Je me suis dit, ah oui, il m'a dit ça ? Mais pour nous, c'était normal.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, c'est ce que j'allais te dire. C'est qu'il y a eu une polémique, là, il n'y a pas longtemps. je crois que c'est justement Oscar Sisto qui est venu un peu en guest il fait un truc et il a dit à Helena. Je ne sais pas qui. En fait, c'est un truc que j'ai lu. Je lis encore. Et justement, il lui a dit, il a fait une remarque. Mais comme un prof fait à un élève. Bien sûr. Et genre, c'est même pas qu'elle l'a mal prise. Pour elle, ce n'était pas normal qu'on se permette.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Et ma question, toi qui es maman, donc ton fils à 16 ans, t'envoies d'autres, ses copains. Est-ce que tu trouves que justement, cette génération-là, ils ne supportent plus la moindre frustration, la moindre remarque Même si ça peut les faire évoluer,
- Speaker #0
ils acceptent plus. Ils sont choqués de tout. C'est-à-dire que tu vas dire quelque chose, tu vas te moquer. Moi, je suis moqueuse. Mais je suis une petite moqueuse. Mais par exemple, avec mon fils, qui est plutôt cool, mais des fois, je vais rigoler dans le truc. Et lui, ça ne le fait pas.
- Speaker #1
Ah ouais ? Même avec toi ?
- Speaker #0
Oui, il va sourire parce qu'il me voit rire. Mais en vrai, je pense que si c'était quelqu'un d'autre qui avait dit ça, ça ne le ferait pas. Il ne le ferait pas. Pas mal, parce qu'il n'est pas comme ça, lui. Mais ils me regardent et alors ? Tu vois, ils ne sont pas comme nous. Ils ne sont pas du tout comme nous.
- Speaker #1
C'est là où je trouve que cette nouvelle Starhack, et ce n'est pas pour la critiquer, parce que je ne la regarde pas trop, je suis sûr que tu la trouves très bien, puisqu'en plus, ils t'invitent souvent, etc. Ah oui. Elle te démontre bien la génération des jeunes d'aujourd'hui.
- Speaker #0
Exactement. C'est que c'est des gens qui sont déterminés, tu ne peux plus rien leur dire. Après, Je trouve ça très bien qu'aujourd'hui, on mette un peu plus de gants et qu'on mette un peu plus de rondeur sur certaines choses, parce qu'en vrai, quand t'entends certaines choses, ça te bousille un peu le cerveau quand même. Ça te bousille un petit peu, donc ça, je trouve ça très bien. Maintenant, il faudrait peut-être aussi, c'est mon avis, plus les préparer à ce qui va se passer après.
- Speaker #1
C'est un peu ce qui me fait peur. On sait tous, nos parents nous disaient, tu verras dans la vie, tu vas prendre des claques.
- Speaker #0
Et c'est vrai.
- Speaker #1
Mais c'est vrai. Et quand moi, je l'ai vu quand je me suis poussé à Pasteur, que j'essayais de leur expliquer, peut-être que ça ne les touche pas, parce qu'ils n'ont pas l'impression...
- Speaker #0
Ils ne sont pas coucounes. ... que ça paraît mieux,
- Speaker #1
je ne sais pas. Mais ils sont très coucounés.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on est des parents par rapport à nos parents. On est des parents vachement plus à l'écoute. On parle de tout. On est capable de vraiment tout entendre, de tous les sujets. Moi, on va sur tous les sujets sans problème. mois à l'époque. Rien que de parler des règles pour les femmes, ce qui est complètement normal. Ne parlez pas. Moi, je n'ai pas vu ma mère m'asseoir en réunion familiale, en train de me dire, alors, on en est où ? Ça n'existait pas. Nous, je ne fais pas une réunion familiale.
- Speaker #1
Avec ta fille, tu ne vas finir pas en parler un jour. Elle a 8 ans là où je vis.
- Speaker #0
Je veux dire, bien sûr, je vais m'asseoir. Elle le sait déjà. Elle a 8 ans. Elle sait déjà que ça existe. Et on en parle et il n'y a pas de tabou, il n'y a pas de problème. et on est dans un truc où on va... Et je le fais aussi, je les couve beaucoup. Mon fils, je le laisse faire des trucs, mais c'est difficile pour moi de lâcher le truc. Alors, soit je pense qu'il y a deux sortes de parents, soit ceux qui n'en ont rien à foutre et qui les laissent déjà, machin. Et il y a, comme moi, on est là, on tient un peu de loin, tu vois. Et ouais, je pense que...
- Speaker #1
Tu n'as pas l'impression qu'on est passé d'un extrême à un autre ? Moi je dis... Attention, je ne dis pas, je n'ai pas d'enfant.
- Speaker #0
Ils se font des claques dans la gueule, eux non.
- Speaker #1
Oui. Heureusement qu'on n'en prend plus.
- Speaker #0
Mais oui, il y a eu des choses comme ça à l'époque. Oui, les parents étaient plus bruts quelque part. Ça fumait dans la voiture.
- Speaker #1
Il y avait peut-être une ceinture de sécurité. Il y avait peut-être une ceinture. C'était peut-être un autre extrême. Comme ça, oui.
- Speaker #0
Aujourd'hui, on est là. On va privilégier du bio. On fait plus ascension à eux. Moi, il y a un truc que j'aime aujourd'hui. C'est qu'on laisse plus la parole aux enfants. Et il n'y a plus ce truc où... Mais c'était comme ça, avant on était là. Bon, c'était...
- Speaker #1
Tu n'avais pas le droit de parler à table. Avec l'âge, mais jusqu'à au moins 10 ans, ce n'est pas que je n'avais pas le droit, mais pour moi c'était...
- Speaker #0
Moi j'avais le droit quand même. On parlait, mais au bout d'un moment c'est allé. Si j'avais un souci, je pouvais en parler, mais des fois je réfléchissais, je disais comment je vais le dire. Comment je vais le balancer entre la poire et le fromage, tu vois ? Alors qu'aujourd'hui, ils savent qu'ils peuvent en parler librement en rentrant de l'école. Ils pensent, on sait que maman, il s'est passé ça. Et je trouve que la libération de la parole des enfants, ça, je trouve que c'est très, très bien.
- Speaker #1
Ah oui, mais j'imagine. Je ne suis pas père, mais je le vois avec mes potes, etc. Et c'est vrai que Rémi, qui est venu aussi de Darron TV, il en parlait très bien, justement. Lui, chez lui, c'est une safe place. Oui, c'est ça,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
Et c'est important pour lui avec ses deux filles, surtout que, comme il dit, je suis papa de deux filles, qui grandissent, une qui est ado. Voilà, c'est... Pas pour faire de différence entre fille et garçon, mais c'est vrai que, j'imagine, en tant que père de fille, c'est moins facile. C'est plus inquiet qu'en tant que père de garçon. C'est ça. Mais, voilà, c'est vrai que... Heureusement qu'il y a cette parole. Mais, est-ce que tu n'as pas peur que justement, en étant comme ça, on les préserve un peu trop et du coup, le jour où ils vont se retrouver dans le...
- Speaker #0
C'est le risque. C'est le risque. Après, moi, je sais que je lui parle de ce qui se passe dans le monde, dans la vie et ce qui va l'attendre. Donc, il sait. Maintenant, je le protège, peut-être un peu trop. Si je peux... Par exemple, Xavier, mon compagnon, va me dire, je ne sais pas, il a oublié un truc. Il va me dire, mais laisse-le. Il va aller au collège, laisse-le.
- Speaker #1
Oui, tant pis.
- Speaker #0
Il va se faire... Ben non, moi, je suis capable d'aller le ramener.
- Speaker #1
Mais non. Ah bon, je te dis, mais non.
- Speaker #0
Parce que je veux pas, tu vois... Mais ça, je pense que c'est aussi... Lui, Xavier, c'est un mec. Donc lui, dans un truc, justement, laisse-le, il se débrouille, il va... Et moi, je suis un peu la maman derrière.
- Speaker #1
Oui, mais tu n'es pas toute seule, parce que vous êtes beaucoup... homme comme femme à être comme ça. Mais du coup, il ne se rend pas compte de ce que c'est que faire une erreur, d'un oubli.
- Speaker #0
Mais après, il l'a appris quand même, parce qu'il y a des trucs que je sais qu'il a fait, qu'il avait justement oublié des trucs et que moi, je ne m'en suis pas rendu compte. Et en fait, je me rends compte que c'est un garçon qui est très équilibré et qui a réussi à se dépatouiller de certaines choses. Donc, je lâche maintenant. Maintenant, je lâche beaucoup plus quand même. Mais oui, après... En tout cas, moi, je le prépare. À ce qui va arriver. Voilà.
- Speaker #1
Au vu de ce qu'on fait, nous, aujourd'hui, dans notre travail, etc., on utilise les réseaux sociaux, toi comme moi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais on a une utilisation peut-être souvent un peu plus professionnelle. Et il y a du perso, évidemment.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand tu regardes les moums d'aujourd'hui, leur rapport, leurs réseaux sociaux, tu le vois comment ?
- Speaker #0
Moi, je n'aime pas. Moi, mon fils, il va avoir 16 ans, il n'est pas sur les réseaux.
- Speaker #1
On a trouvé la perle rare.
- Speaker #0
Il n'est pas sur les réseaux. Ni TikTok, ni Facebook, ni... Ah ouais ? Non. Non. Moi, je l'ai sur mon téléphone. Et comme je ne veux pas qu'il soit en marge des autres, on regarde. Il regarde avec moi sur mon téléphone. Mais il n'y a pas de réseau. Parce que j'estime que... Pourquoi faire ? Pour voir quoi ? D'être débile ? Parce qu'il y a des choses intéressantes dans les réseaux. Il y a des choses très intéressantes et très intelligentes. Mais ce n'est pas ce qu'il va regarder. Donc, il a un téléphone avec Internet dessus. Donc il peut aller, alors après oui, il va regarder des vidéos sur Youtube, des podcasts, il écoute. Il adore tout ce qui est manga, tout ce qui est le Japon, tout ce qui est tout ça. Des Youtubers, je ne sais même pas comment ils s'appellent, mais je sais qu'il y a un truc avec les jeux. Oh la vieille ! Je fais toujours genre, ah oui ! Je ne sais pas qui c'est. Voilà, ça oui, mais après aller sur les réseaux, scroller jusqu'à pas d'heure. Tu ne veux pas quoi ? Non, moi le soir, il laisse son téléphone en bas. Il est à l'étage et il laisse son téléphone.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Il n'a pas son téléphone, de temps en temps il veut un peu me... Je le chope, parce qu'à chaque fois je le chope.
- Speaker #1
Mais évidemment, c'est... C'est dommage.
- Speaker #0
Je rentre un peu comme le GIGN dans la chambre, tu sais. Tu sais ça ?
- Speaker #1
Pousse à vous,
- Speaker #0
police ! Il a les lunettes et son téléphone. C'est con.
- Speaker #1
C'est pas ce que tu crois.
- Speaker #0
Je sais pas, je sais pas, il était là.
- Speaker #1
C'est ma soeur, elle me l'a mis dans les mains. La pauvre, elle a mis ça en fait.
- Speaker #0
Elle va dormir.
- Speaker #1
Mais ouais, je comprends qu'en tant que parent on doit être... On peut être inquiet de l'impact des réseaux.
- Speaker #0
Oui, moi je fais très attention à ça, et on en parle beaucoup, et je lui explique vraiment ce que c'est les réseaux, et voilà, et on parle, parce qu'après, parfois, on regardait des trucs, où il me disait, au collège, ils disent ça, ils disent des mots, mais en vrai, lui, il ne savait pas, et je lui dis, attends, je vais te montrer ce que c'est, sur les réseaux, tu vas voir ce que c'est. Et en fait, de lui-même, il me disait, mais en fait, c'est con. Je lui dis, mais oui, c'est con. Mais bon, pour rentrer dans le truc, qui disaient les mêmes mots. Et d'ailleurs, on en rigole tous les deux. Mais non, moi je lui ai dit, t'as le temps. T'as le temps d'aller sur les... Mais je l'empêche pas. S'il veut, il regarde avec moi. Voilà. Peut-être qu'après il regarde derrière mon dos avec ses copains.
- Speaker #1
Bah forcément, s'il est pas à taison portable, il peut se dire, tiens regarde, ça va, vu cette vidéo. Mais lui,
- Speaker #0
il a pas son compte à lui. Il n'a pas de compte à lui.
- Speaker #1
D'accord. Bah en même temps, tu me diras, ça leur évite harcèlement, tous ces trucs-là. Oui, ça, ça fait peur. Ça, j'imagine qu'en tant que parent,
- Speaker #0
ça va être très flippant. ça fait très très très peur t'es dans un truc où tu fais attention à tout euh euh Moi j'évite de regarder son téléphone parce que j'estime qu'il a quand même son truc. Mais par exemple il y a des groupes, tu sais, de classe sur WhatsApp. C'est le truc qu'il a parce qu'en classe... Et ça je regarde. Ça je regarde. Je regarde tout le temps ce qui est dit, comment ça... Est-ce que lui, parce qu'il peut être harcelé mais il peut être harceleur aussi sans le vouloir aussi.
- Speaker #1
Même si on est les plus gentils et ce que tu veux, il y a toujours un moment où on a participé à un truc auquel on n'a pas pu.
- Speaker #0
Exactement. et ça on en parle beaucoup je lui dis il faut que tu fasses attention c'est-à-dire que quand tu sens qu'il y a un truc déjà le signaler et puis surtout enfin voilà ton père. En parler, tu vois. En parler et à des personnes au collège, tout ça. Mais moi, c'est un truc qui me fait très, très, très, très peur.
- Speaker #1
Oui, puis après, tu vas avoir la deuxième version avec ta fille. Après, peut-être que la génération de ta fille, il y a un changement génial.
- Speaker #0
Peut-être. Peut-être. Je ne pense pas.
- Speaker #1
Ça va tellement vite. Non, je ne pense pas non plus. Surtout que l'IA qui arrive.
- Speaker #0
Je ne pense pas.
- Speaker #1
Ça m'étonnerait.
- Speaker #0
Je pense que ça fera même pire.
- Speaker #1
C'est quoi les valeurs que tu leur inculques, toi, principale, aujourd'hui ?
- Speaker #0
Le respect, la confiance. Je leur dis toujours, quand tu donnes ta parole, tu t'y tiens. D'avoir confiance en eux. De ne jamais écouter le jugement des autres inutiles et blablabla.
- Speaker #1
Ils ne te laissent pas influencer, comme dit mon pote Pif. Ils ne te laissent pas influencer. C'est pour ça que je déteste tous ces influenceurs. Et il a complètement raison quand il dit ça. On va parler un peu de ton actu. Je disais tout à l'heure, tu sors un single qui s'appelle Je brûle encore.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pourquoi ? Elle est venue d'où cette idée de sortir ce single ?
- Speaker #0
Ça vient de Xavier.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Xavier le chirurgien.
- Speaker #1
Xavier qui est tombé le chirurgien. Bon, ça c'est une privée de vie. Oui, oui. Ça garde.
- Speaker #0
C'est Xavier. En fait, ça faisait deux années. Déjà, il me dit, mais pourquoi tu ne chantes pas ? Pourquoi tu ne chantes pas ? Pourquoi tu ne chantes pas ? Mais c'est vrai. Je lui dis, écoute, je chante. Je suis dans la cuisine en train de faire un risotto. Un risotto. Je chante. Et... Mouah ! Et puis arrive cette nouvelle Starhack, toutes ces nouvelles Starhacks qui arrivent. Et il me dit, regarde, ils chantent, ils font le truc. Et après, avec les réseaux, c'est beaucoup plus simple. Regarde, ils font plein de choses. Et un soir, j'étais en train de manger avec une... Enfin, j'étais avec une amie. Je rentre, il me dit, voilà. Parce qu'il savait que s'il me disait, tu veux qu'on fasse une chanson ? J'aurais dit oui, oui. Puis on n'aurait jamais rien fait. Il me dit, voilà, j'ai un texte. parce qu'il sait que je suis très sensible aux mots. J'ai un texte. Lis. Donc je lis, je trouve ça très bien. Il me dit maintenant j'ai une chanson aussi, j'ai une musique.
- Speaker #1
Mais qu'il a tout préparé.
- Speaker #0
Oui, mais il me connaît. Il sait très bien que moi si tu prépares rien, si t'arrives comme ça, je vais pas le faire. Du coup il me dit voilà, j'ai ça, est-ce que tu veux sortir cette chanson ? Donc j'ai dit oui, en me disant ça se fera pas.
- Speaker #1
C'est comme la starac en fait.
- Speaker #0
Comme tout ce que tu fais en fait. Mais toute ma vie c'est ça. Les pièces de théâtre.
- Speaker #1
Parce qu'en off on parlait de ça, mais après tu m'as dit qu'Asie est la même chose.
- Speaker #0
Mais toute ma vie c'est ça. Et donc là je vois que le mec il est à fond en fait. Et donc là on va en studio, on enregistre le truc, et je trouve que c'est très bien, et les mots... En fait cette chanson Je brûle encore, c'est un petit peu, c'est pas parce qu'on me voit pas, que je ne suis pas là. Et que cette... passion de la scène et cette envie de chanter, de partager avec les gens est toujours là. Mais je brûle encore mais par contre je ne brûle pas de la même manière qu'avant. C'est-à-dire que maintenant je chante pour moi et je me fais plaisir. Maintenant ça plaît, super. Ça ne plaît pas, je continuerai.
- Speaker #1
C'est super joli comme histoire. Merci Xavier. Qu'est-ce qu'on l'aime ce Xavier. On l'adore.
- Speaker #0
En plus il est beau.
- Speaker #1
C'est pas faux, il est plutôt très beau.
- Speaker #0
Mais tu vois, Je trouve ça très bien de travailler en famille. Parce qu'en vrai, déjà je peux lui gueuler dessus.
- Speaker #1
C'est nul !
- Speaker #0
Non, mais en fait je suis en totale confiance. Je suis en totale confiance avec lui. Les mots qu'il a employés, qui de mieux que lui peut écrire une chanson pour moi ?
- Speaker #1
Ça fait combien de temps ?
- Speaker #0
Ça fait 11 ans qu'on est ensemble. Et qu'on vit ensemble, ça fait 11 ans aussi. On vit tout vite. Et voilà. Il a vraiment compris ce que je voulais dire. Et puis cette musique qui, moi... Au début, je n'avais pas trop conscience de ce que j'étais en train de chanter. Et un jour, je te jure, je la chante, on est en studio. Je n'ai pas montré, parce que je suis un peu pudique quand même. J'ai du mal à montrer mes émotions comme ça. Mais monter les larmes, parce que je me dis, en fait, il a vraiment compris. Il a vraiment compris mon truc. Tu vois ? Et je trouve ça très bien d'être avec lui. Je suis très rassurée aussi. Parce qu'à l'époque, j'étais toute seule. Même si t'as des agents, des machins, mais t'es seule. T'es toute seule. Et tu sais pas à qui tu peux parler vraiment. Dire les vraies choses. Lui, je sais que je peux tout lui dire. Et on se comprend. Et aujourd'hui, je reprends la musique. Parce que je ne voulais pas reprendre la musique. Parce que j'avais une mauvaise expérience. Mais je reprends avec lui.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc c'est mieux.
- Speaker #1
À côté, tu as aussi un podcast qui s'appelle En Mode, original. Ça t'est venu d'où l'idée ? C'est une envie d'interviewer ? C'est une envie de parler de certaines choses ?
- Speaker #0
Tout pareil. Pas Xavier ? Non, pas Xavier. C'est la Starac. En fait, j'avais Seb et Lucas, qui étaient un petit peu sur les réseaux, et ils nous ont fait une interview. nos 20 ans de la Starhack, les 20 ans de la Starhack. Et ça accroche très bien avec eux. Ils m'ont trouvé sympa, je les ai trouvés hyper sympa. Et ils sont venus à moi, on était deux nanas à la base. Une autre nana de la Starhack aussi. Et ils nous avaient dit, voilà, est-ce que ça vous plairait de faire un podcast de mecs, de nanas ? Trop bien.
- Speaker #1
C'est un exercice que tu n'avais jamais fait en plus. Jamais,
- Speaker #0
mais moi jamais. Je me retrouve dans des trucs que je n'ai jamais fait de ma vie, mais moi je fonce, j'y vais, j'essaye. L'autre nana finalement, elle ne pouvait pas le faire pour des raisons pro. C'était compliqué. Et puis je sentais qu'on va arrêter. Je me suis dit, non mais moi, les gars, je suis là. Je fais peut-être 1m12, mais je suis là. Je peux gueuler, si vous voulez. Attention,
- Speaker #1
oui, je confirme.
- Speaker #0
Et du coup, ils m'ont dit, ça t'intéresserait ? Je dis, grave. En plus, je trouve ça très bien. Le côté, j'ai deux mecs avec moi, c'est très sympa. Et voilà. Et ça, ça a commencé comme ça.
- Speaker #1
Il y a un côté vachement intime dans votre podcast. On a l'impression qu'il y a peut-être avec une bande de potes.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
De toute façon, le décor déjà s'y prête. La façon dont vous filmez s'y prête aussi.
- Speaker #0
Et puis on rigole.
- Speaker #1
Oui. Ah bah oui. C'est tous les extraits que je vois, etc.
- Speaker #0
C'est toujours un bon moment. On ne se prend pas la tête. On prend des sujets qui nous intéressent, qui nous touchent. On peut très bien parler des femmes. On est très tournés sur les femmes. Parce que comme c'est des choses qui me touchent. On parle de la Star Trek, on surfe à mort sur la Star Trek, et en même temps ça fait partie de mon histoire.
- Speaker #1
Bah oui, c'est tout ça qu'on a parlé.
- Speaker #0
On a parlé de télé, on parle de casting, on parle de tout ce qui est autour de moi. Et franchement, on fait que rire. Donc ils sont tellement mignons.
- Speaker #1
Bon bah j'invite les gens à suivre et à écouter En Mode. En Mode, en mode. En mode, votre place. Qu'est-ce qui t'anime le plus en ce moment, que ce soit artistiquement, dans ta vie perso, ou ta vision du monde ?
- Speaker #0
Qu'est-ce qui m'anime ? Là, c'est l'idée de revenir au devant de la scène. Ça m'excite. Parce que je me dis, c'est génial, il y a une nouvelle vague qui arrive. Et je suis hyper contente de ça. Mais ça me perturbe aussi. C'est un mélange de tout. Mais tu vois, là, j'ai animé le QG de la Starac, tu sais, de Ambre pour la finale. Ça m'a replongée dans un truc, ça m'a fait du bien.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Mais du bien ! Vraiment, vraiment du bien. Après, ce qui m'anime, c'est toujours mes enfants, ma famille, le fait de construire cette famille et de continuer de les voir grandir, d'être là pour eux. J'adore. Là, mon fils est dans un truc de qu'est-ce que je vais devenir. J'adore.
- Speaker #1
Et le théâtre et la comédie ?
- Speaker #0
Le théâtre, viens. Je n'ai jamais vraiment quitté le théâtre. Tu sais, là, pendant quatre ans, j'ai fait un spectacle pour enfants. J'étais une fée. Je jouais une fée qui chante, qui danse, qui joue. 50 minutes. Et j'ai fait ça pendant 4 ans, et au début, je ne l'assumais pas. C'est con.
- Speaker #1
Tu t'étais dit encore, comme d'habitude, ça n'a pas marché.
- Speaker #0
Exactement. Et pendant 4 ans, j'ai fait. Et donc, c'est génial. Et puis, Oscar Sisto, qui était un ancien prof de l'Astra, que je n'ai pas eu, d'ailleurs, ce n'était pas du tout mon prof de théâtre, un jour me propose une pièce classique. Je n'ai jamais fait ça de ma vie, encore. Et donc là, on est en pourparlers. Normalement, on devrait rentrer en répétition dans l'année, normalement en juin ou juillet, de ce qu'il m'a dit. Et je suis très heureuse.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Parce que là, on touche quelque chose de... que j'ai toujours voulu faire. Cette espèce de théâtre un peu classique. C'est con, mais on cherche, on dit toujours de crédibiliser. Pour moi, c'est d'arriver... En fait, pour une fois, on me donne la chance dans ces rôles-là. J'ai toujours eu des rôles de cagole, de blonde, de bébête, tu vois. Et là, pour une fois, on me donne un rôle sérieux.
- Speaker #1
Ça danse bien la quarantaine.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Il n'y a que des choses, en fait.
- Speaker #0
Bah écoute, oui.
- Speaker #1
Moi je te les souhaite à fond.
- Speaker #0
Après, quand t'as mangé ton pain noir, il était temps un peu de manger ton pain blanc.
- Speaker #1
Allez, tu vas passer sur le grill des quadras. Comme tout le monde. 5 questions, réponses rapides. C'est sur les souvenirs et ce qu'on a pu vivre dans notre enfance. Le goût d'un bonbon de ton enfance qui te manque.
- Speaker #0
Tu sais, c'était les sucettes Pas les choupes à choupes, ça mais les sucettes roses et blanches, tu sais, que tu croques comme ça. Tu vois les colliers ?
- Speaker #1
Ouais, ça je me rappelle des colliers.
- Speaker #0
Il y avait les sucettes aussi comme ça.
- Speaker #1
Bah dans le sud peut-être.
- Speaker #0
Mais pas du tout.
- Speaker #1
Elles étaient roses.
- Speaker #0
Elles étaient roses. Elles étaient roses. Non mais ça, c'était toute ma vie. Ça et les colliers.
- Speaker #1
Ouais, il faut qu'on retrouve le nom. Si quelqu'un connaît le nom, mettez-le en commentaire.
- Speaker #0
Ça existe tout le temps. Mais bon, j'ai vite d'en manger mais...
- Speaker #1
bruit, ça mange plus. L'émission de ton enfance qui a disparu et qui te manque.
- Speaker #0
Le club de Roté.
- Speaker #1
Ah, toi aussi, t'en es-tu. Ben oui. Le club de Roté. Qu'est-ce que je rêve de la recevoir. Mais ce serait le Graal ultime. Mais oui.
- Speaker #0
Le Graal ultime. Le club de Roté. Mais c'était toute ma vie, moi, de Roté.
- Speaker #1
Ben oui, mais c'était...
- Speaker #0
Oh, j'étais allée la voir en concert.
- Speaker #1
Ah ouais ? Ah ouais. Ah ouais. Allô, allô, monsieur l'ordinateur.
- Speaker #0
Oh là là, attends, on va se mettre à se danser, là.
- Speaker #1
Il y avait les chaussettes rouges et jaunes à petits pois aussi.
- Speaker #0
Mes chaussettes rouges et jaunes Elles sont aussi chien sont très...
- Speaker #1
qui était un peu slow et qui était hyper touchant il y en avait plein,
- Speaker #0
moi j'avais la cassette à la maison je l'écoutais toute la journée la cassette audio ? non la cassette que je mettais dans le magnéto elle faisait des clips mais oui c'est vrai qu'il y avait des clips elle était tellement géniale,
- Speaker #1
j'avais tellement de trucs il y avait le truc aussi le mercredi après-midi le mercredi après-midi c'était le club Dorothée mais c'était en plateau le matin c'était le club Dorothée en studio et il y avait aussi le week-end si ma mémoire est bonne, pas de pitié pour les croissants Merci. un truc que disaient tes parents qui te saoulait mais que t'appliques quand même aujourd'hui mais t'as la lumière,
- Speaker #0
moi j'avais un problème il était chiant c'était normal mais c'était insupportable c'était insupportable mais vraiment insupportable, toutes les 5 minutes c'était ta lumière tu crois que ton père c'est le mec de TF bon voilà aujourd'hui tu le dis à tes mots mais t'as la lumière attends, là je l'ai dit en fait c'est même pas du coin C'était, est-ce que tu crois que je couche avec le mec de DF ?
- Speaker #1
Ça, on ne le dit plus à nos enfants,
- Speaker #0
tu vois. C'était ça la phrase.
- Speaker #1
Un adjectif pour qualifier la génération Z ?
- Speaker #0
Ils sont tranquilles.
- Speaker #1
Ouais ?
- Speaker #0
Tranquilles.
- Speaker #1
Tranquilles.
- Speaker #0
Tranquilles. Tranquilles.
- Speaker #1
Flemme, comme ils disent.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça la flemme. La grosse flemme même.
- Speaker #1
Tu te voyais faire quoi à 40 ans ?
- Speaker #0
Moi, je me voyais sage-femme, dans une vie bien rangée, avec mes enfants, la maison et le chien.
- Speaker #1
Sage-femme.
- Speaker #0
Mais c'était une passion, je ne savais pas ce que c'était, mais je trouvais ça génial. Depuis que j'étais toute petite, je disais ça. Moi, je me voyais travailler à l'hôpital, faire un peu urgence, tu vois.
- Speaker #1
Ah ben voilà, t'étais dans le cliché aussi. Non, mais non ! Attention, un bébé arrive en urgence ! J'arrive ! Venez docteur, je vous emmène avec moi. Oh la site comme pourri ! L'hôpital vers dessus.
- Speaker #0
Ça aurait été génial, je serais vraiment mariée avec un chirurgien.
- Speaker #1
Là pour de vrai ! Xavier est en train de devenir chérose merci beaucoup Maud merci à toi je te souhaite plein de bonnes choses je rappelle que t'as sorti ton single Je brûle encore sans dents je brûle plus fort que tous les trésors je brûle encore je brûle je brûle encore plein de projets qui arrivent, je croise les doigts aussi pour la pièce de théâtre, pour tes projets artistiques et qu'on se voit aussi un peu plus souvent parce que c'est un moment qu'on ne s'était pas vu en tout cas c'est un super podcast un super concept,
- Speaker #0
je suis très très fière de toi merci beaucoup, et longue vie à toi et à ce podcast,
- Speaker #1
à toi aussi et à tous tes trucs, merci beaucoup les Quadras et les autres de continuer à suivre, à vous abonner à liker, à commenter donc merci beaucoup parce que c'est grâce à vous que Quadras existe Encore merci Maud et on se retrouve très vite dans un épisode de Quadra. Ciao les Quadra !