- Speaker #0
Bienvenue dans Quand les destins s'emmènent, je suis Céline et je vous emmène dans ces histoires où tout commence souvent par presque rien. Un regard, une rencontre, une coïncidence, parce que parfois il suffit d'un instant que tout s'éclaire ou que tout se bouleverse. Aujourd'hui, je reçois 12 livrets. Photographes à l'univers vibrant et coloré, elles composent principalement en extérieur, jouant ainsi avec la lumière naturelle, les décors et les saisons pour créer des images vivantes et libres. Ces photos captent une énergie, un mouvement, presque un souffle, quelque chose de spontané, toujours très incâble. Dans cet épisode, on parle de création, de lumière et de cette façon bien à elle de faire exister des images dans le réel. Bonjour Douce, merci de me recevoir aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour, bonjour Daphne.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Je suis Douce, je suis photographe, ça va faire maintenant 8 ans. J'ai commencé à Hong Kong la photo, je faisais plus de la photo de rue, avec des photos de mode en extérieur. Et depuis que je suis rentrée à Paris au moment du Covid, j'ai créé mon propre studio et je suis... Je focus sur le corps et la rencontre avec les êtres vivants. Et notamment, je travaille beaucoup avec des petites bêtes, escargots, grenouilles, oufas.
- Speaker #0
Des petites bêtes qui font peur à la plupart des gens ?
- Speaker #1
Un peu, oui, c'est vrai. Mais en fait, le but justement, à travers mes photos, c'est que j'essaie de les rendre... Alors déjà, je travaille qu'avec des insectes vivants. Et j'essaie vraiment de les faire communiquer avec le corps. Puis j'utilise un peu des fonds colorés. Donc j'essaie de leur donner une vision un peu plus réelle, un peu plus... Merci. moins effrayante, et surtout pour rappeler aux gens qu'en fait, nous, on a besoin d'apprendre de ces petites créatures parce qu'elles, beaucoup mieux que nous, savent vivre avec leur environnement. Et d'ailleurs, c'est pour ça que j'ai appelé ma dernière série « She knows the rain before it falls » . C'est un titre qui rappelle la grenouille, qui sait quand est-ce que la pluie va tomber avant qu'elle ne tombe. Et il faudrait que nous, peut-être si on se reconnectait avec notre instinct animal, comme la grenouille, on pourrait savoir quand est-ce qu'il pleut avant.
- Speaker #0
Oui, être plus connectée avec la planète, avoir écouté nos intuitions. Exactement.
- Speaker #1
Et prendre notre temps surtout, et lâcher un peu tous ces écrans et poser notre oreille sur le sol pour écouter la Terre.
- Speaker #0
Et ça, c'est très dur. Et pour raconter un peu la genèse de ton histoire, donc tu as commencé en production à Londres, après...
- Speaker #1
J'ai commencé... En fait, j'ai commencé d'abord dans la publicité à... Paris, j'ai notamment travaillé chez BETC Euro RSCG, ensuite j'ai travaillé avec les réalisateurs Megaforce, ensuite je suis partie à Londres, j'ai fait un peu des études de ciné, là-bas j'ai travaillé pour des boîtes de prod, des boîtes de post-prod, de là je suis partie vivre à Singapour, où pareil, j'ai travaillé pour des boîtes de prod, et ensuite j'ai dû redéménager à Hong Kong pour suivre mon mari, donc c'était le troisième travail que je quittais, et là je me suis dit, allez je suis à Hong Kong, je suis à l'autre bout du monde, je vais toujours accompagner des artistes, cette fois-ci je vais sexner. de m'exprimer moi toute seule.
- Speaker #0
Et quand on se lance, est-ce qu'on a une idée, est-ce que tu avais une idée précise de ce que tu allais faire comme genre de photographie ou c'est venu un peu avec les opportunités ?
- Speaker #1
Quand j'ai commencé la photographie, je pense que je me laissais un peu guider. Déjà, mon but premier, c'était de vraiment apprendre à faire de la photo. Donc, je sortais dans la rue avec mon appareil photo et je faisais beaucoup de photos de rue. Faire des photos de rue, c'est bien pour apprendre, mais ce n'est pas ça qui… te fais gagner ta vie tout de suite. Et donc, j'ai commencé à faire un peu plus de mode. Après aussi, c'est parce que je travaillais dans la production avant, donc je sentais que j'avais envie de créer mon propre univers. Et pour ça, j'avais besoin de modèles qui posent pour moi, que je m'amuse un peu à les habiller, et surtout trouver les décors. Et ça, j'ai adoré. À Hong Kong, les décors sont absolument fantastiques. T'as l'impression de te balader dans un film du cinquième élément, avec ces immeubles, ces gratte-ciels qui touchent les nuages, et en même temps un côté très moyenâgeux avec les vendeurs de poissons séchés qui se baladent torse nu au milieu des limousines roses. Il y a des diversités. Et ça, c'était génial de prendre tout ça en photo. Et donc, ça m'a énormément appris. Déjà, de réunir toute une équipe de make-up, de stylistes, de modèles, de créer des liens. Mais c'est vrai qu'une fois que je suis rentrée à Paris, en plus, c'était en plein Covid, j'étais un peu moins inspirée pour faire des photos de rue. Et en même temps, je dois dire que j'ai beaucoup aimé faire des photos de Hong Kong. Mais je pense que je prenais en photo ce que la ville m'offrait. Or, aujourd'hui, je fais plus des photos qui me touchent sincèrement et qui viennent plus de moi. C'est plus ce que je parle, plus de sujets que je pense intérieurement et de passions qui m'ont toujours animée depuis toute petite. Donc, je pense que c'est plus... Maintenant, mon travail est plus personnel.
- Speaker #0
Oui, parce qu'à Hong Kong, il y a quand même une mannequin en particulier. Une mannequin locale.
- Speaker #1
Oui, c'était une... Je sais que tu parles.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'était une professeure de chinois qui était... adorable, mais elle mesurait 1m50, mais elle avait un visage magnifique, un vrai visage de poupon, et c'est vrai que je l'ai beaucoup photographiée, et j'avais fait toute une série autour d'elle, et j'avais été notamment aller la shooter à Guangzhou, chez elle, où absolument personne ne parle anglais, c'était elle qui avait booké les hôtels pour moi pour ce shooting, on avait été shooter dans des vieux immeubles, elle m'avait tourné toute une équipe de stylistes et de make-up aussi, et ça c'était un... une très belle manière de lier deux cultures. Oui,
- Speaker #0
c'était un peu tes premières expos en Asie.
- Speaker #1
Pendant ces premières expos, effectivement, je montrais beaucoup plus un travail autour de l'Asie, des couleurs de l'Asie, et de comment, un peu à ma manière, mais c'est grâce à l'Asie que je pense que j'ai capté cette passion et cette recherche pour les couleurs, mais des vraies couleurs. C'est vrai qu'aujourd'hui, je travaille beaucoup avec des insectes. que je fais poser avec des fleurs. Et en fait, j'essaie toujours de trouver un peu ces couleurs assez vives. J'aime les utilisations pour les couleurs primaires aussi, plutôt rouge et bleu. J'adore le rouge et le bleu.
- Speaker #0
Et pendant le Covid, tu pouvais essayer des nouveaux parce que tu n'étais pas forcément au ville où c'était un peu plus compliqué. Et moi, je me souviens de cette série sur les miroirs avec les escargots.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et en fait, je n'avais plus de mannequins à dispo. et je me suis dit, ben attends, justement, j'étais petite, j'étais fan des escargots et j'ai commencé à prendre des escargots pour les faire poser. J'ai fait du coup tous ces montages de films ou de photos avec des escargots qui déambulent sur des miroirs. Et entre-temps, Apple m'avait contactée pour que du coup, je travaille régulièrement avec eux parfois ils me font des commandes de photos ou de miroirs. Ils m'envoient les derniers téléphones portables et je dois faire mes petites créations avec mes escargots ou autres petites bêtes d'ailleurs. Il n'y a pas que les escargots, mais ça j'avoue. Pour moi, ça, c'est une de mes plus belles réussites, de venir qu'il y a l'une des plus grosses marques au monde, me demande de faire la chose que je préfère faire au monde. C'est quand même génial. Après, c'est tellement ça, c'est les bons côtés de ce métier-là. C'est vrai que quand on voit mon travail sur Instagram, quand je raconte aux gens ce que je fais, on a tellement une vision idéalisée, mais je travaille beaucoup à côté quand même. Il faut vraiment... Enfin voilà, c'est vidéo et finalement, j'ai de la chance d'art. Travailler comme ça pour Apple, mais j'en ai fait beaucoup avant qu'ils ne m'aient pas. Et c'est de mon entente, beaucoup de patience.
- Speaker #0
Apple t'a quand même reposté sur son compte officiel.
- Speaker #1
Est-ce que ça,
- Speaker #0
ça t'a apporté des nouveaux clients ou une vraie visibilité internationale ?
- Speaker #1
En tout cas, moi, ça m'a apporté beaucoup de confiance. Mais oui, ça m'a apporté une certaine légitimité. Je pense que je me sens un peu moins imposteur quand on sait qu'il y a des grandes marques comme ça qui vous font confiance.
- Speaker #0
Donc depuis, c'est toutes ces petites séries avec les escargots et les animaux. Tu travailles avec d'autres marques ?
- Speaker #1
Oui, je travaille avec plusieurs marques. Je travaille, je peux citer, j'ai travaillé pour Monchamp, je travaille beaucoup pour Veuve Clicquot, j'ai travaillé pour Bicar Salon, j'ai travaillé pour Vogue, différents Vogue. J'ai travaillé, c'est compliqué de tous les citer, mais oui, j'ai apprécié plein d'autres jeunes créateurs, des marques de prêt-à-prêt. portée.
- Speaker #0
Et est-ce que en tant qu'artiste, on arrive quand même à faire avec les exigences du client tout en gardant sa signature et son œil ?
- Speaker #1
Oui, déjà moi je pense que j'ai une manière de travailler où je suis le plus spontanée et naturelle possible, donc à fond la lumière naturelle ou alors sinon je travaille avec de la lumière continue qui je pense est plus fidèle aux vraies lumières que le flash. Surtout dans la manière de travailler parce que quand on est avec le flash, On ne sait jamais trop ce que ça va donner avant que le flash déclenche. L'avantage de la marque continue, c'est que ça me permet de travailler plus en mouvement et de tester plus de choses rapidement. Parce que moi, c'est quand même important de garder ce côté un peu spontané et vrai, et pas trop posé. Oui, forcément, après, j'ai des codes. Quand je travaille pour des grosses marques comme ça, il y a des gros codes à respecter. Mais ils font appel à moi parce qu'ils savent que ce sera tourné d'une manière...
- Speaker #0
d'être plus montanée,
- Speaker #1
plus colorée et un peu plus vivante que si c'était un autre photographe Est-ce qu'il y a des shoots qui t'ont particulièrement marqué ? Beaucoup de shoots oui, qu'est-ce qui m'a particulièrement marqué ? Peut-être le plus impressionnant c'est quand j'avais dû shooter entre Venise et Genève et j'avais dû prendre un jet privé pour aller dans les pays ça je trouvais ça assez cool
- Speaker #0
Ça y est, c'est la grande vie qui commence.
- Speaker #1
C'était la seule fois. Si d'autres clients veulent me prêter un jet privé pour aller prendre une photo, il n'y a pas de problème.
- Speaker #0
Après, c'est back to reality. Évidemment, quand on a plus de moyens, les choses sont plus faciles. Est-ce qu'on peut entendre plaisir à faire du scouting pour les lieux ?
- Speaker #1
d'art du scouting j'en ai fait beaucoup quand j'étais en Asie parce que tu peux beaucoup plus facilement chuter en extérieur parce qu'il fait beau tout le temps et puis surtout les gens ne volent pas ton matériel dans la rue ça t'est déjà arrivé ça ? ah non jamais mais moi je fais ultra attention je sais que chaque équipement que je m'achète c'est parce que j'ai travaillé dur et que je peux me permettre d'acheter une nouvelle chose c'est vraiment quelque chose que tu bâtis petit à petit et du coup moi je fais très attention à mon matériel je suis un peu équipée de ça Merci. mais évidemment j'ai eu plein de collègues photographes à qui c'est déjà arrivé de se faire voler en plein shoot oh le cauchemar et donc en Asie je dois dire que c'est une chose qui a peu de chance d'arriver en tout cas beaucoup moins qu'à Paris puis aussi en Asie c'était plus facile de prendre les filles en photo dans les rues tout le monde s'en foutait je me souviens à Paris dès que t'as une jolie fille tout le monde regarde les gens regardent et posent des questions ils sont de mauvaise humeur alors qu'en Asie on laissait beaucoup plus libre et donc je dois dire que Là, je suis quand même un peu plus à l'aise finalement dans mon studio. Et aussi, je peux m'exprimer plus, un peu comme si je faisais de la peinture en fait. J'ai plus la sensation vraiment de faire de la peinture et de créer mon monde à moi, sortir de mes artes. Parce qu'en fait, je peux un peu faire tout ce que je veux. Alors que quand tu es en extérieur, tu es un peu plus freinée par la météo, par le cadre. Oui,
- Speaker #0
tu es tributaire un peu des événements extérieurs. Et donc là, aujourd'hui, imaginons que tu puisses choisir une marque avec qui travailler. Tu aimerais que ce soit qui ? une marque ou shooter une célébrité ?
- Speaker #1
une célébrité il y a une marque que j'aime beaucoup et pour qui je n'ai jamais travaillé c'est Hermès parce que j'adore toute leur communication Hermès c'est le saint Graal c'est tellement chic et tellement spontané ils bossent avec des super photographes dont j'aime bien beaucoup le travail j'avoue que c'est une belle marque j'aimerais bien faire quelque chose si jamais ils m'entendent on passe un petit appel non
- Speaker #0
Et il y a des célébrités que tu aimerais shooter ?
- Speaker #1
Oui, j'avais déjà shooté quelques personnes. Ce qui est toujours un peu stressant, c'est qu'on a littéralement 10 minutes pour les photographier. Et c'est toujours un peu stressant parce que pas toujours de temps et tu veux donner le meilleur de toi-même auprès de ces personnes. Tiens, j'ai envie de dire, j'aimerais bien shooter Leonardo DiCaprio parce que je me souviens avoir été figurante dans Inception. Et que j'avais passé l'après-midi sur le pont avec lui. Et j'aimerais lui rappeler ce moment mémorable de lui et moi sur ce pont. Et quand il m'avait peut-être plein d'intérences pour toi, ce serait un bon moyen de ne pas reparler.
- Speaker #0
Écoute, tu sais, on ne rêve jamais assez grand.
- Speaker #1
Bon, et actuellement, c'est un très bon acteur.
- Speaker #0
Et là, quels sont tes projets à venir ?
- Speaker #1
Alors là, dernièrement, j'ai beaucoup de commandes. Je ne vais pas m'en plaindre, je suis ravie de... de travailler et ça m'encourage à continuer mais j'ai très très envie de reprendre toute cette série sur mes petites bêtes où j'ai envie de travailler davantage avec les miroirs et j'ai envie de jouer encore plus avec les formes mais je peux pas trop en dire parce que justement j'ai envie de garder la surface mais tu vas pas nous spoiler mais j'ai plein d'idées donc là en tout cas je suis contente parce que je pense qu'il y a 8 ans j'étais perdue parce que je savais pas quoi faire de mes journées, aujourd'hui c'est plus comment je vais faire pour Merci. trouver le temps de faire mes photos.
- Speaker #0
De faire tes projets perso. Et un jour, est-ce que tu aimerais faire un livre ?
- Speaker #1
Oui, j'aimerais bien faire un livre. Mais j'attends un peu. Je ne suis pas dans l'urgence. Je préfère montrer mes photos en grand format, présenter un sujet précis. Je n'ai pas encore assez de recul et assez de maturité. Je voudrais faire un livre, oui, mais j'attends d'avoir des sujets plus fournis. Par exemple, de travailler davantage cette série-là.
- Speaker #0
Oui. Et est-ce que tu as déjà photographié les animaux, les petites bêtes comme ça, dans leur milieu naturel ?
- Speaker #1
Pas vraiment. En fait, moi, je cherche justement un peu à les mettre en scène pour les sortir de leur contexte. Je pense que c'est comme ça que tu les regardes de manière différente et que tu fais plus attention. Je pensais que si je prenais une coccinelle sur un brin d'herbe, ce ne serait pas la photo la plus originale.
- Speaker #0
Oui. Mais partir dans des pays un peu reculés... Ah si,
- Speaker #1
ça j'adorerais, mais ça, ça demande du temps.
- Speaker #0
Par exemple au Brésil. Ah bah ouais,
- Speaker #1
ça serait... Oh mais évidemment, je rêve de m'aller...
- Speaker #0
Dans la jungle.
- Speaker #1
Ah mais oui, je rêve tout ça de m'aller dans la jungle, toute seule avec mon matos. En fait, j'aurais bien de faire aussi avec mon fils, qui a quatre ans et demi, qui m'aide déjà un peu avec mes lumières. Mon rêve, ce serait qu'il donne mon petit assistant fétiche et puis je pourrais partir dans la jungle avec lui. Ça serait super.
- Speaker #0
Ouais, c'est trop mignon. Et c'est pas trop difficile de gérer sa vie de maman.
- Speaker #1
tous ces shoots parce que c'est quand même assez prenant les shootings c'est des très grosses journées des voyages au début c'était très très compliqué parce que mon mari bossait à Londres donc il était beaucoup à Londres moi seule avec un enfant en bas âge j'avoue je me suis pas mal arrachée des cheveux les 2-3 premières années maintenant mon mari a trouvé un travail à Paris mon fils a 4 ans donc c'est le plus gérable et donc ça se passe mieux Et en fait, je pense qu'avant, j'étais en mode boulot, boulot, boulot, le client avant tout, mon travail avant tout. Je me suis donné tellement de mal pour en arriver là, je ne peux pas lâcher. Aujourd'hui, je prends un peu plus de recul et finalement, je suis ravie, même si j'ai une journée surchargée, que je dois rendre 50 photos pour le lendemain, je vais prendre une heure pour être avec mon fils parce qu'il est rentré de l'école et que ça me fait du bien et ça m'aère un peu l'esprit.
- Speaker #0
Oui, c'est bien. De toute façon, c'est bien de faire des breaks. Et alors, est-ce qu'il y a une chanson qui t'inspire, qui te représente ?
- Speaker #1
Une chanson qui me représente ?
- Speaker #0
Toi ou ton histoire, ton parcours ?
- Speaker #1
Dans mes vidéos, j'ai beaucoup utilisé la chanson de Mark Garson, Plantasia, parce qu'il avait sorti ça dans les années 70, et c'était une musique pour faire pousser les plantes. Et j'adore ce côté un peu électro de cette musique un peu perchée, et ça m'a bien inspirée. pour mes vidéos. Et ça représente un peu ma vision que j'ai des insectes qui pour moi sont des petits extraterrestres bien plus intelligents qu'on ne le pense.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a une rencontre qui t'a un peu fait évoluer ou qui a fait que ta vision a changé ou c'était vraiment toi face à l'environnement qui t'a fait ton œil et qui a jamais... Non,
- Speaker #1
moi je suis inspirée par mille artistes. Vraiment par... Enfin, il y a plein de gens qui m'inspirent. Après, j'essaie vraiment de... Enfin, je pense que je suis... Je me suis créée vraiment dans un univers personnel qui est vraiment de moi. Après, tous les artistes, réalisateurs, photographes, stylistes, je m'inspire vraiment de tout.
- Speaker #0
C'est vraiment l'art, tu te nourris un peu de tout ce que tu vois, entends.
- Speaker #1
La musique aussi, beaucoup.
- Speaker #0
C'est tout ce qui touche à la création.
- Speaker #1
Mais avant, j'étais vraiment passionnée. C'est ça, je bossais. Je bossais pas mal dans les clips et il y a beaucoup de réalisateurs de clips aussi qui m'inspirent. En France, on en a beaucoup qui sont doués. Je pense notamment à Michel Gondry, par exemple, qui joue un peu comme ça, avec tout ce qui est fait main. Ce côté très enfantin, mais aussi très bien maîtrisé. Et voilà, il fait main, quoi. Ça, j'adore.
- Speaker #0
Oui, mais lui, il fait partie de ces petits génies français dont nous sommes très fiers. Absolument, oui. Et si tu devais terminer la phrase quand le destin s'en mêle ?
- Speaker #1
Fonce. Si tu as une opportunité, un truc qui se présente, fonce. Absolument.
- Speaker #0
C'est super.
- Speaker #1
Voilà. Merci. Merci.
- Speaker #0
Merci pour votre écoute. On se retrouve bientôt pour une autre histoire Écrire par la vie.