Speaker #0Pause. Choisir un dispositif intra-utérin ou DIU comme méthode contraceptive est aujourd'hui une option fréquente. Après un accouchement, en cas d'intolérance hormonale ou simplement pour avoir une contraception fiable sans contraintes quotidiennes, de plus en plus de femmes s'y intéressent. Mais une fois cette option envisagée, une question revient souvent. Faut-il choisir un DIU au cuivre sans hormones ou un DIU hormonal à base de lévonorgestrel ? Les deux méthodes ont une efficacité contraceptive très élevée. Mais leurs mécanismes d'action, leurs effets secondaires et leurs tolérances ne sont pas les mêmes. Pour certaines femmes, la question des règles est centrale. Certaines redoutent leur disparition. D'autres, au contraire, cherchent à éviter des saignements abondants. Pour d'autres encore, ce sont les migraines, l'endométriose ou l'anémie qui orientent le choix. Short pause. Le DIU, aussi appelé stérilet, est une méthode de contraception de longue durée, réversible et très efficace. Il est inséré dans l'utérus par un professionnel de santé, le plus souvent pendant une consultation gynécologique. Une fois en place, il agit pendant plusieurs années sans intervention quotidienne. C'est ce qui en fait une option particulièrement adaptée à celle qui recherche une contraception fiable avec peu de contraintes. Il existe deux grands types de DIU. Le DIU au cuivre, avec un fil de cuivre enroulé autour d'un support plastique, agit principalement par une action spermicide et par une inflammation locale de l'utérus. Sa durée d'efficacité va de 5 à 10 ans selon les modèles. Le DIU hormonal, lui, libère du lévonorgestrel, un progestatif local. Son action repose surtout sur l'épaississement de la glaire cervicale et sur l'atrophie de l'endomètre. Sa durée d'efficacité est de 3 à 5 ans selon les modèles. Pause. Tous les DIU font partie des méthodes les plus efficaces pour prévenir les grossesses non désirées. Leur taux d'échec est comparable, voire inférieur à celui de la stérilisation chirurgicale. Pour le DIU au cuivre, l'indice de Pearl se situe entre 0,6 et 0,8%. Pour le DIU hormonal, Mirena, il est de 0,2%. Pour Jadess, il est de 0,41% à 1 an, puis de 0,9% à 3 ans. Contrairement à une idée reçue, les DIU sont accessibles à toutes, y compris aux femmes nullipares ou adolescentes, à condition qu'aucune contre-indication ne soit retrouvée. La pose peut être inconfortable, mais elle reste un geste rapide et sûr. Le suivi repose ensuite sur quelques contrôles réguliers. Pose. Le DIU au cuivre est une méthode non hormonale. Il agit localement sans modifier le cycle menstrual. naturel. C'est souvent ce qui motive son choix chez les femmes qui souhaitent éviter toute contraception hormonale. Son mécanisme d'action repose sur le cuivre libéré dans la cavité utérine. Ce cuivre agit comme spermicide. Il altère la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes. Il provoque aussi une inflammation locale de l'endomètre, ce qui rend l'environnement utérin hostile à la nidation d'un ovocyte fécondé. Le DU au cuivre peut aussi être utilisé comme contraception d'urgence dans les 5 jours suivant un rapport à risque. Dans cette situation, son efficacité est supérieure à celle de la pilule au levonorgestrel. Short pause. Parmi ses avantages, il y a d'abord sa longue durée d'efficacité, entre 5 et 10 ans selon le modèle. C'est une méthode sans hormones, souvent bien tolérée chez les femmes sensibles aux traitements hormonaux. Il comporte peu de contre-indications, y compris chez les nullipares. Il peut être utilisé dès l'adolescence à condition d'un bon accompagnement médical. Et après son retrait, le retour à la fertilité est rapide. Certaines études évoquent aussi un effet protecteur possible sur le cancer du col de l'utérus avec des données à nuancer. Pause. Ces limites sont surtout liées aux règles. Le DIU au cuivre peut augmenter le flux menstruel, parfois de façon importante. Il peut aussi majorer les douleurs pendant les règles. Il existe également des risques mécaniques rares, comme une expulsion partielle ou totale, surtout dans les premiers mois, une perforation utérine estimée à 1 à 2 cas pour 1000 pauses, principalement chez les femmes allaitantes ou en postpartum. Et comme tous les DIU, ils ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles. En cas de partenaires multiples ou de risques infectieux, l'usage du préservatif reste nécessaire. Il est aussi contre-indiqué si les règles sont déjà très abondantes ou très douloureuses. Après la pause, certains signes doivent amener à consulter. Des douleurs pelviennes inhabituelles, des saignements persistants, l'absence de perception des fils du DIU à l'autopalpation, ou une suspicion de grossesse. Pause. Le DIU hormonal, aussi appelé système intra-utérin au lévonorgestrel, est lui aussi une méthode contraceptive de longue durée. Il associe une action locale de progestatif à une tolérance généralement bonne. C'est souvent une alternative intéressante pour les femmes qui souffrent de règles abondantes ou douloureuses. Il libère progressivement une faible dose de lévonorgestrel. Son action repose sur plusieurs mécanismes complémentaires. D'abord, l'épaississement de la glaire cervicale qui empêche le passage des spermatozoïdes. Ensuite, l'atrophie de l'endomètre qui rend l'implantation embryonnaire improbable. Enfin, chez certaines femmes, une inhibition partielle de l'ovulation. Contrairement aux contraceptifs oraux, son effet principal est local. Les concentrations sanguines de progestatifs sont donc bien plus faibles. Parmi ces avantages, on retrouve une réduction importante du flux menstruel. parfois jusqu'à l'aménorer dans 20 à 50% des cas. Il permet aussi un soulagement des douleurs menstruelles, ce qui peut être utile en cas de dysménorée ou d'endométriose. Sa durée d'action est prolongée, 5 ans pour Mireille, dosée à 52 mg, 3 ans pour Jadess, dosée à 13,5 mg. Son efficacité contraceptive est très élevée avec un indice de PEARL inférieur à 0,3. Il peut être utilisé en postpartum, y compris pendant l'allaitement. Et s'il est posé après 45 ans, il peut être laissé en place jusqu'à la ménopause. Pause. Ces limites concernent surtout les modifications du cycle spotting saignement irrégulier ou aménoré des kystes ovarien fonctionnel bénin sont aussi fréquemment observés avec les dé iu hormonaux le plus souvent ils sont asymptomatiques et régresse spontanément en quelques mois pause choisir entre un dé iu au cuivre et un dé iu hormonal ne repose pas sur une préférence instinctive Ce choix doit être réfléchi à partir de critères médicaux, personnels et contextuels. Sur le plan médical, certaines situations orientent plus facilement vers l'un ou l'autre. En cas de règles abondantes ou d'anémie, le DIU hormonal est généralement préféré. En cas d'endométriose douloureuse, là encore, le DIU hormonal peut être indiqué. Si les hormones sont contre-indiquées, le DIU au cuivre devient l'option à privilégier. En cas de migraine avec aura, le cuivre ou le DIU hormonal peuvent être envisagés, à la différence des contraceptifs estroprogestés. En cas d'antécédent de grossesse extra-utérine, les deux restent possibles. En cas de cardiopathie sévère, le cuivre peut être utilisé avec précaution. En cas d'immunodépression, le DIU hormonal est parfois préféré car son effet est plus élevé. ne repose pas sur une réaction inflammatoire. Pause. Les préférences personnelles comptent aussi beaucoup. Certaines femmes souhaitent conserver leurs règles naturelles et le DIU au cuivre correspond davantage à cette attente. D'autres préfèrent diminuer ou supprimer les règles en raison de règles abondantes, de douleurs ou simplement pour un meilleur confort. Dans ce cas, le DIU hormonal peut être plus adapté. Les femmes qui sont sensibles aux hormones ou qui veulent éviter toute modification hormonale se tournent plus souvent vers le cuivre. La perception de l'aménorée varie aussi d'une personne à l'autre. Pour certaines, elle est libératrice. Pour d'autres, elle est source d'inquiétude. C'est un point qu'il faut pouvoir discuter. Pause. Le contexte de vie compte également. Après un accouchement, pendant l'allaitement, les deux types de DIU peuvent être envisagés dès 4 semaines. En cas d'absence de suivi médical régulier, le DIU au cuivre peut être préféré car il expose à moins d'effets secondaires hormonaux. Si un projet de grossesse existe à court terme, les deux restent rapidement réversibles. Et en cas de vie sexuelle exposant à un risque d'infection sexuellement transmissible, le préservatif reste nécessaire en complément. Pause. Le choix doit toujours être discuté en consultation. Une méthode d'accompagnement, comme la méthode Bercé, pour bienvenue, entretien, renseignement, choix, explication, retour... vise à favoriser un accompagnement bienveillant et informé. Pause. Les recommandations officielles françaises et internationales vont dans le même sens. Le DAU est recommandé à tout âge, y compris chez les femmes nullipares. Il peut être posé à n'importe quel moment du cycle, dès lors qu'une grossesse est exclue. Aucun dépistage systématique des infections sexuellement transmissibles n'est requis, sauf s'il existe des facteurs de risque. La pause immédiate en post partum, dans les 48 heures ou après une interruption volontaire de grossesse, est possible, même si elle reste peu pratiquée en France. Pause. Il existe aussi des contre-indications absolues communes au DIU au cuivre et au DIU hormonal. Une grossesse en cours, une infection génitale non traitée, une malformation utérine qui déforme la cavité. ou un cancer gynécologique actif. Ensuite, il existe des particularités selon le type de DIU. Le DIU au cuivre est à éviter si les règles sont très abondantes ou très douloureuses. Le DIU hormonal, lui, est contre-indiqué en cas de cancer du sein ou de pathologie hépatique grave. Le cuivre est recommandé en première intention chez les nullipares. Il est aussi moins coûteux est mieux remboursé. Le DIU hormonal coûte plus cher et son remboursement est partiel. Pause. Les autorités de santé insistent aussi sur un enjeu d'égalité d'accès. Toutes les options contraceptives doivent pouvoir être proposées à chaque femme sans préjugé lié à l'âge, au fait d'avoir déjà eu ou non des enfants, ou au niveau socio-économique. Cela suppose un accompagnement individualisée et une information complète sur les bénéfices, les limites et les alternatives. Pause. Au fond, choisir entre un DIU au cuivre et un DIU hormonal ne relève ni du hasard, ni d'une règle universelle. Chaque méthode a ses points forts et ses contraintes. Leur importance varie selon les corps, les vécus, les attentes et les priorités. L'enjeu n'est pas d'opposer un DIU dit naturel à un DIU hormonal. Il s'agit surtout de trouver un équilibre entre efficacité contraceptive, tolérance individuelle, confort de vie et liberté reproductive. Certaines femmes accepteront volontiers une aménorée si elles s'accompagnent d'un soulagement des douleurs menstruelles. D'autres préféreront garder leur cycle naturel, même avec un flux plus abondant. D'autres encore chercheront surtout une contraception qu'elles pourront oublier pendant plusieurs années. Quel que soit le choix, l'essentiel reste que la décision finale appartienne à la personne concernée. en connaissance de cause, avec un accompagnement attentif et avec une information claire sur ce que chaque méthode implique.