- Speaker #0
J'ai l'impression que le stylet, c'est un peu ma super cap. C'est-à-dire que je fais du 42, c'est pénible. D'un seul coup, je fais du 38. J'ai l'impression que c'est dur. Soit je vais envoyer de l'amour au plus grand nombre, soit au contraire, je vais dire à quel point c'est dur. Parce qu'une fois qu'on l'exprime, ça ne prend plus autant de place.
- Speaker #1
Vous écoutez Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Garde partagée, logement, école, finances, communication, la séparation bouscule nos vies et celles de nos enfants et l'on se sent souvent démuni quand tout s'écroule. que notre avenir devient flou et que l'on doit apprendre à reconstruire, pas à pas, une nouvelle vie. Je suis Pamela Morinière et vous écoutez la saison 4 de Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Chaque semaine, je donne la parole à des parents séparés qui viennent partager leur expérience et les ressources qui les ont aidés à se préserver et à mieux accompagner leurs enfants. J'interview aussi des experts pour vous apporter des clés afin de mieux anticiper et naviguer dans votre propre séparation. Cette saison, j'accueille également des chroniqueuses et chroniqueurs qui, à travers leur regard sensible et concret, vous aideront à naviguer dans votre chemin post-séparation et à trouver de l'inspiration dans votre quotidien. Parce que la séparation, ce n'est pas une fatalité et vous le constaterez au fil des épisodes, on s'en sort. Si vous aimez le podcast et souhaitez le soutenir, Abonnez-vous et parlez-en autour de vous pour qu'ils puissent aider d'autres parents. Bonne écoute ! Salut les parents, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je voulais vous partager le message de Sophie sur Spotify qui m'a beaucoup touchée. Elle disait ceci. Merci Pamela, tes mots sont tellement vrais. Merci de nous apporter des expériences, des idées, des soutiens, de la force. et surtout de l'espoir. Je vous partage ce message, non pas pour me la raconter, mais parce qu'animer un podcast, c'est finalement une activité assez solitaire et qu'on a peu l'occasion de mesurer l'impact d'un épisode sur notre audience. Et il se trouve que sur Spotify, vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à mettre des petits commentaires à la suite des épisodes que vous avez appréciés. Et c'est vraiment très utile, mais vous êtes rares à vous adresser directement à moi. et Sophie l'a fait et cela m'a beaucoup touchée car s'il y a bien quelque chose que j'ai du mal à mesurer, c'est l'impact de ce podcast dans vos vies. Donc merci infiniment Sophie et n'hésitez pas vous aussi, si vous souhaitez me partager la façon dont le podcast vous aide, ça m'intéresse énormément et je dirais même plus, c'est un vrai carburant pour continuer à animer ce podcast. Bonne écoute. Épisode 60, Elodie.
- Speaker #0
Je peux y aller, tu me dis ?
- Speaker #1
Apporter de la joie et de la réflexion en puisant dans son quotidien ses états d'âme et ses victoires. C'est ce que fait Élodie quotidiennement sur Instagram, sur son compte Les Dessins d'Élo, qu'elle utilise comme un exutoire. Et que cet exutoire fait du bien. Si vous me suivez sur Instagram, vous connaissez son compte car je partage régulièrement ses dessins tellement je trouve qu'ils tombent justes et peuvent vous apporter du réconfort. Mais derrière Elodie, il y a Elodie, maman de deux enfants, séparée depuis un an, qui alterne encore entre deux logements en attendant de pouvoir retrouver un vrai chez-soi. Il y a aussi une femme qui a entrepris une reconversion professionnelle quelques temps avant sa séparation et qui s'organise pour pouvoir faire face financièrement à cette nouvelle vie. Il y a enfin une cartomancienne qui partage chaque jour son tirage du jour avec ses followers. Elodie est multicasquette. hors cadre, vibrante d'énergie et une personnalité comme la sienne avait tout à fait sa place dans mon podcast parce qu'elle invite à être soi et à aller vers ce qui nous fait vibrer. Merci infiniment Élodie pour ton authenticité et ta joie si communicative. Bonne écoute.
- Speaker #0
Je suis Élodie, plus connue sur les réseaux sous le nom des Dessins d'Élo. Je suis illustratrice et cartomancienne et j'ai deux enfants. Un garçon qui va bientôt avoir 13 ans et qui s'appelle Martin et une fille qui va bientôt avoir 10 ans et qui s'appelle Anouk.
- Speaker #1
Et donc, si j'ai bien compris, Elodie, tu les as en garde alternée, c'est ça ? On va revenir un petit peu sur le thème du podcast qui est donc la séparation. Et je voulais te poser une question un peu simple. Ça fait un an que tu es séparée. Donc, tu n'as encore pas beaucoup de recul sur tout ça. Il y a beaucoup de choses qui mettent du temps à se mettre en place. On sait un peu que ça ne se règle pas du jour au lendemain. Comment tu décrirais ta séparation en un mot ?
- Speaker #0
Challengante.
- Speaker #1
Pourquoi ?
- Speaker #0
Pourquoi ? Parce que j'avais amorcé une reconversion professionnelle quelques mois avant. Et donc, je suis passée du statut de professeure des écoles, donc très sécurisant, dans un couple depuis 20 ans, donc depuis mes 19 ans, donc très sécurisant, à, bon, c'est parti, je suis auto-entrepreneur et toute seule maintenant pour gérer. Donc, oui, challengeant, apprendre à vivre sans l'autre quand on a grandi ensemble. assurer sa sécurité matérielle, émotionnelle. Enfin, c'est... Ouais, challengeant, je pense que c'est le mot.
- Speaker #1
Et justement, c'est un point très intéressant, ça, assurer sa sécurité matérielle. C'est vrai qu'on ne s'enrichit pas avec une séparation. Est-ce que toi, tu as mis des choses en place pour t'en sortir financièrement ? Est-ce que tu as dû prendre des décisions peut-être un peu compliquées pour ça ?
- Speaker #0
Alors, nous, c'est un peu particulier parce que pour le moment, on alterne... auprès des enfants dans notre maison, parce que les démarches, on n'a toujours pas vendu notre maison. Donc nous, on est encore un petit peu dans cette période de transition. Donc sur le plan matériel, c'est vrai qu'il n'y a pas une grande stabilité. On a favorisé du coup la stabilité des enfants et on s'est fait prêter l'un et l'autre des logements pour alterner. Donc là-dessus, la seule chose que je peux dire, c'est que j'avais tellement peur. de me retrouver à la rue. Il n'y avait aucune raison, ça c'est mes propres peurs, que moi j'ai mis toute mon énergie vraiment dans le travail. C'est-à-dire que la semaine où je n'ai pas les enfants, par exemple le week-end, je vais un petit peu travailler. Donc voilà, je me suis dit, où est-ce que tu peux mettre ton énergie ? Et je trouve qu'une séparation, ça fait mal, c'est jamais évident, ce n'est pas ce qu'on avait projeté. quand on a construit notre couple. Donc, moi, ça m'a canalisé de mettre vraiment, vraiment toute mon énergie sur le fait de bosser le plus possible et de mettre des choses en place. C'est comme ça. C'est comme ça que j'ai pu reprendre un peu confiance dans la suite.
- Speaker #1
Alors, c'est intéressant. On va revenir sur ton travail, évidemment, mais je veux quand même revenir sur cette alternance de logement parce que figure-toi que c'est une question qui m'a été posée. par une auditrice et qui m'a dit je n'entends pas de témoignage sur l'alternance avec les enfants qui restent dans la maison et les parents qui alternent dans cette maison. Et c'est vrai que quand on se sépare, ça peut être une possibilité. Je ne sais pas combien de temps ça peut durer, honnêtement. Mais ma question est, quels sont les défis, justement, quand on opte pour cette solution qui, j'ai l'impression, n'est que temporaire en ce qui vous concerne. Mais quels sont les défis pour toi de... d'avoir les enfants qui restent et vous qui alternez comme ça toutes les semaines ?
- Speaker #0
C'est qu'au niveau de la séparation, il manque une étape. C'est-à-dire qu'avec mon ex-conjoint, on ne se voit pas beaucoup. On communique pour, bien sûr, la logistique. Mais en fait, on vit quand même dans le même endroit. Donc, pour moi, ça implique un espèce de... de respect, c'est-à-dire que là, c'est le jour où on a fait le changement. Je vais faire attention de bien vider toutes les poubelles. Il ne faudrait pas laisser la poubelle de la salle de bain. Des choses intimes qui sont… On est obligé de penser que l'autre va passer après. Le but, c'est que ça ne soit pas un champ de guerre. Donc, on n'est pas complètement encore de soi avec soi. On est vraiment dans cette cohabitation. Ce n'est pas une cohabitation où on est dans la présence de l'autre, mais un peu, dans ses énergies, dans les odeurs. On arrive et en fait, chaque semaine n'a rien à voir. Quand on a les enfants une semaine, l'autre semaine, on ne les a pas. On est dans un lieu une semaine, mais la semaine d'après, on est dans un autre lieu. J'ai l'impression que ma vie, elle est coupée en deux parties. où j'ai trouvé mes marques des deux côtés. Mais voilà, c'est assez fatigant aussi en termes de logistique, parce que quand on arrive à la maison, il faut refaire les courses. Moi, ce que je me dis, c'est que quand je vais avoir mon logement, les courses, elles ont été faites en amont. Si j'ai envie de cuisiner un peu à l'avance, en fait, je serai prête à recevoir les enfants. Là, c'est un peu la course. J'arrive avec mes bagages, je lance mes machines, je vais chercher les enfants à l'école et c'est reparti. Donc, c'est vrai que vu que c'est les parents quand même, la team qui encadre, qui gère les enfants, c'est quand même pas mal quand on a notre lieu, on a nos règles. Et là, moi, j'essaie quand même le plus possible d'être quand même dans le respect de l'autre pour ça. Et moi, par exemple, quand je pars, Je vais prendre ma serviette de douche et je vais la mettre dans ma chambre. Il y a ce besoin de marquer quand même son territoire. Je remarque aussi une chose, c'est comme ça, c'est que la semaine où je suis avec les enfants dans la maison, je vais avoir tendance le soir à être dans ma chambre. Pas trop dans les parties communes, soit c'est parce que ça me rappelle peut-être trop la vie d'avant, ça n'a plus rien à voir, soit c'est vraiment parce que pour moi, le logement c'est quand même important. Et c'est un peu dur, en fait, d'être dans cet endroit partagé. Moi, c'est quelque chose que je vis de manière très transitoire et qui n'est vraiment pas évident à gérer, je trouve.
- Speaker #1
C'est super intéressant. Merci de le partager. Et donc, ton objectif maintenant, c'est d'avoir ton propre logement. Est-ce que tu en es où à ce niveau-là ?
- Speaker #0
Nous, on a eu un peu de difficultés. Enfin, on est en difficulté à vendre notre maison. Ce qu'il y a, c'est que finalement que ça ait mis un an, tant mieux dans ma situation à moi. Ce n'était pas évident, mais il fallait quand même que je puisse montrer, vu que je n'étais pas auto-entrepreneur depuis trois ans, il fallait quand même que je puisse montrer à mon banquier que j'avais un bilan comptable stable pour mon auto-entreprise. En attendant, je me suis dit… Merci. Si on n'arrive pas à vendre parce qu'on est un peu au-dessus ou que le marché est compliqué, finalement, ça va nous permettre aussi d'avoir un an de plus où on rembourse quand même notre crédit. Donc voilà, j'ai dû prendre quand même vraiment mon mal en patience.
- Speaker #1
J'avais envie de t'inviter dans le podcast parce que... Et je me doutais en fait que tu étais séparée, mais c'est vrai que tu ne l'affiches pas vraiment. sur ta page Instagram. Mais alors, moi, je partage beaucoup tes dessins avec mes followers parce qu'ils sont pleins d'espoir et de chaleur, je trouve. Il y a vraiment... Tout le monde peut se reconnaître, en fait, dans tes dessins. Tu vois, il y en a un, par exemple, où tu parles de te Beyoncé-tiser. Il y a un dessin où justement tu racontes un petit peu qui tu es et on peut tellement s'identifier à ton quotidien. Et d'ailleurs, tu dis que tu es la championne de la recette de la brusqueta et donc tu donnes toute la recette de la brusqueta. Il y a un autre dessin où tu parles le dimanche soir. On te voit donc avec un masque, un petit peu le blues du dimanche soir. en train de faire réviser l'un de tes enfants en lui demandant qui était Clovis. Et voilà, c'est plein de petites capsules de vie, plein de petits extraits de ta vie, mais aussi de tes réflexions qui sont très inspirants et qui font du bien. Je trouve qu'il y a beaucoup de bienveillance dans tout ça. Comment ça t'est venu, cette idée de faire ces dessins ?
- Speaker #0
Je crois que c'est parce que je suis une grande communicante, mais dans ma vie perso, je n'y arrivais pas du tout. C'était un peu bloqué. Je n'avais pas vraiment des parents qui étaient trop dans l'échange. On était plus dans les petites banalités. J'avais toujours l'impression d'avoir quelque chose d'énorme en moi qui demandait à sortir. Et puis, je n'avais pas le bagage pour. Je n'avais pas cet apprentissage de poser sa voix, de s'exprimer tout simplement. Et donc, ressentant beaucoup, beaucoup de tensions internes, Moi, dès mon plus jeune âge, j'ai pas mal dessiné. Et je trouve que ça a pris son ampleur quand j'étais en pleine thérapie parce que ça m'a toujours apaisé le dessin. Et donc, de pouvoir dire ce que je vis. Ou alors, à l'inverse, il y a des fois où je projette quelque chose que j'aimerais réaliser. C'est-à-dire que j'aimerais être cette personne qui n'en a toujours rien à faire du regard des autres. Ce n'est pas toujours le cas. Mais quand je dessine, je me dessine en train de dire « Oui, bon, moi, le regard des autres, j'en ai rien à faire. » Ce n'est pas tout à fait vrai. C'est que je tends vers ça et que je mets des choses en place pour arriver à ça. Mais au moment où je le dessine, l'espace-temps se réduit. J'ai l'impression d'y arriver. J'ai l'impression que le stylet, c'est un peu ma super cap. C'est-à-dire que je fais du 42, c'est pénible. d'un seul coup, je fais du 38. J'ai l'impression que c'est dur. Soit je vais envoyer de l'amour au plus grand nombre, soit au contraire, je vais dire à quel point c'est dur. Parce qu'une fois qu'on l'exprime, ça ne prend plus autant de place. Et il se trouve que dans mon corps, au moment où je dessine, je pense qu'il y a énormément d'hormones de bien-être, de sérotonine, de cytocine, j'en sais rien de ce qui se passe, mais je me sens tellement heureuse que... de pouvoir transmuter l'énergie un peu lourde, un peu plombante, de se dire « mais c'est lourd, je n'y arrive pas, oh mon Dieu, ma vie c'est trop du challenge, une séparation, une reconversion, parfois un sentiment d'être une maman chaotique » . En fait, tout ça, de le prendre et de se dire « on peut le déposer » . En plus, surtout d'avoir les messages des gens qui disent « mais tu as vraiment décrit tout ce que je vis, oh là là, mettez dans ma tête ou quoi » . Ça m'a vraiment permis de me rendre compte que je ne suis peut-être pas si bizarre que ça, ou si en marge que ça. On est vraiment… ça crée une communauté, en fait. Pas juste en tant qu'instagrammeuse, mais vraiment dans ce partage de « c'est dur pour moi, c'est dur pour vous » . Donc, voilà. C'est cette alternance entre tantôt, je vais dire, à quel point c'est dur, à quel point mon état émotionnel, il est en dessous du niveau de la mère. Et de temps en temps, au contraire, c'est de projeter vers quelque chose qui n'est pas complètement là, mais rien que de l'imaginer. c'est super. Quand je dessine l'amour, quand un couple épanouit, où il y a cette alchimie, je me dis, oui, j'aimerais bien aussi rencontrer quelqu'un à un moment.
- Speaker #1
C'est la pensée positive, un peu, quand même. C'est un peu la méthode Coué, parfois. Et c'est intéressant parce que on peut aussi « dompter son cerveau » , c'est-à-dire euh... Quand on se prépare pour, par exemple, un événement qui est difficile, ça peut être affronter un divorce, par exemple, dans le cas de beaucoup de nos éditoristes. Le fait de se dire que ça va bien se passer et de se projeter déjà dans l'après en se disant ça va se passer comme ça va se passer, ça va bien se passer, je vais être de bonne humeur, je ne vais pas m'énerver, on va se quitter, bons amis, je ne vis pas. Attention, je ne vis pas dans le monde des bisounours du tout, mais j'ai remarqué qu'en domptant son cerveau comme ça, on peut quand même lui enseigner des choses qui sont très utiles. Et j'ai l'impression que ce que tu décris, c'est un peu ça. Je vais essayer de... J'aimerais trouver quelqu'un avec qui je puisse vivre des choses comme ça, être amoureuse, etc. Ma question, c'est quand même que tu n'explores quasiment pas ta propre séparation. Je ne sais pas si c'est par pudeur. Ou si c'est justement peut-être quelque chose qui est trop douloureux et que du coup, tu n'as pas envie d'en parler ?
- Speaker #0
Alors, j'ai quand même quelque chose qui est hyper important pour moi. C'est une forme de pudeur. Alors là, tous les gens vont rigoler. Tous les gens qui me connaissent vont dire « mais tu es tout le temps en train de raconter ta vie » . Oui, mais il y a eu des choses un peu difficiles autour de notre séparation. Et le ressentiment qu'on peut avoir... l'un envers l'autre, parfois dans une séparation, peu importe ce qui se passe. C'est quand même quelque chose qui est souvent présent, qu'on s'autorise à ressentir ou pas, qui est plus ou moins validé ou un peu occulté. Mais je trouve que pour moi, c'est un terrain un peu dangereux. En revanche, on peut voir quand même mon mood. Et puis, c'est vrai que toi, tu retiens le côté lumineux. Et c'est vrai que les gens m'écrivent beaucoup pour ça. Moi, j'ai l'impression qu'on doit me prendre pour une grosse névrosée parce que je pratique aussi beaucoup l'humour noir. Donc, par exemple, le dessin qui avait cartonné, mais pour le coup, on n'était pas du tout séparés. Donc, on va dire que ce n'est pas lié à lui, mais j'avais marqué. J'ai bon cœur, mais j'ai aussi une pelle et un jardin. C'est cet humour qui va chercher aussi dans cette colère que je peux avoir, qui peut m'habiter, qui peut être dans toutes ces choses que je n'ai pas réglées. Je vais me servir aussi du dessin pour exprimer quelque chose qui est politiquement pas correct. Et sur la séparation, ce qu'il y a, c'est que c'est quand même de l'ordre du très intime. Et moi, je trouve que ça, c'est précieux de le protéger. Voilà, donc je ne vais pas régler mes comptes là. Je sais qu'à un moment, parfois, j'ai fait des dessins absolument horribles que jamais je n'aurais postés. Je lui ai juste envoyé un aparté à mes copines, parce que c'était injuste, parce que c'était pas vrai, mais que, en tout cas, ça me permet aussi de... d'avoir un espace comme ça où je peux dire, c'est dur, j'ai besoin de dramatiser, j'ai besoin de donner la pleine place à ma colère. Et là, ça implique quand même beaucoup de monde, c'est pas l'idée, enfin nos enfants.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
En fait, j'ai la même approche par rapport à mes enfants. C'est-à-dire qu'il y a des fois où, quand ils étaient plus petits, J'ai pu dessiner des choses sur leur mot d'enfant ou une petite scène qui me fait marrer, mais en même temps, je ne peux pas aller trop loin non plus. Il y a eu des moments où ils ont vécu des pas plus difficiles, comme dans chaque personne. Je n'ai pas envie de le mettre sur la place publique non plus. Et pourtant, je suis quand même... Tu sais que je me livre.
- Speaker #1
Mais je trouve ça sain aussi, justement. Ça me fait penser à tout le débat qu'il y a sur le fait de montrer ses enfants sur les réseaux sociaux. Ça me fait penser à... Il y a bien sûr le fait d'exposer ta propre intimité, je comprends tout à fait. Exposer l'intimité de tes enfants, c'est encore autre chose. Et c'est vrai que sur la discussion à propos de l'exposition des enfants sur les réseaux sociaux, il y a quand même en ce moment, je trouve aussi une mise en garde un petit peu plus importante de la part des médias, notamment sur l'impact que ça peut avoir sur leur vie, mais aussi sur... les prédateurs sexuels, donc ça devient un peu sérieux. Alors je ne dis pas que c'est certainement sous un angle, peut-être, je ne sais pas de quel angle il s'agit, mais sans doute rien à voir, tu ne voulais certainement pas représenter tes enfants dans la vie de tous les jours, c'était peut-être par rapport à un sentiment qu'ils avaient ou quelque chose comme ça, mais en tout cas, c'est vrai que c'est marrant que tu parles de ça, parce que ça me rappelle tout ce débat. Je voudrais revenir un peu sur ce que tu m'as dit tout à l'heure. tu m'as dit que tu étais en train de changer de profession et vous vous êtes séparée. Ça a été un peu comme un élément déclencheur à ce niveau-là. De quoi il s'agit alors ? Est-ce que c'est cette fameuse guidance qu'on voit aussi, dont tu parles aussi sur ton compte Instagram ?
- Speaker #0
En fait, ce n'est pas un déclencheur. Ce n'est pas non plus un concours de circonstances. c'est que... quand on commence à travailler sur soi, on bouge des choses. Donc, en fait, on va d'abord changer l'énergie, notre énergie. On va, comment dire, apporter du soin à certaines blessures. On va s'explorer. Et en fait, je trouve que dans un deuxième temps, et c'est très souvent, je le vois avec mes clientes dans leur guidance privée, c'est qu'il y a un effet boomerang. On change à l'intérieur, ça va changer nos relations. Moi, j'ai eu mon ex-conjoint qui a complètement validé mon changement de profession.
- Speaker #1
Et c'était quoi ton changement de profession ?
- Speaker #0
Je suis passée de professeure des écoles. En vrai, je le suis toujours. Je suis en dispo. J'ai voulu quand même assurer. Moi, je suis quand même très prudente. Cartomancienne et illustratrice.
- Speaker #1
OK, d'accord.
- Speaker #0
C'est passé par une étape intermédiaire. où j'avais un cumul d'activités, c'est-à-dire que j'étais en temps, trois quarts de temps à l'école, et un jour, plus le mercredi, où il n'y avait pas d'école, à travailler pour mon auto-entreprise. Donc j'ai vraiment eu la chance d'être super soutenue par le père de mes enfants, ça n'a jamais été un sujet. En fait, tous les changements que j'ai pu amorcer dans ma vie, Ça n'a jamais été un sujet entre nous et ça n'a certainement pas engendré la séparation. Non, non, c'est plus aussi le fait, quand on grandit avec une personne et qu'on évolue, parfois les chemins se séparent.
- Speaker #1
Et donc, tu t'es lancée comme cartomancienne et comme illustratrice. Et tu fais des guidances, tu fais des guidances aussi, ce que tu appelles d'ailleurs, je ne connaissais pas ce mot de guidances. Et donc, tu tires les cartes pour tes followers. À quel rythme tu fais ça ?
- Speaker #0
C'est mon métier. J'ai max quatre guidances par jour parce que ça prend quand même pas mal d'énergie. L'idée d'une guidance, c'est de mêler un peu beaucoup de développement personnel, de coaching et aussi du prédictif. Donc, ça ne va pas être de la voyance. D'ailleurs, je ne me dis pas à mes yeux, je ne parle pas aux défunts. Je vais commencer direct par un premier tirage sur la personne sans qu'on ait trop échangé. Et je vais dire tout ce que je comprends et tout ce que je vois. On va en discuter, puis après je vais répondre aux questions que se pose la personne. C'est un moment d'échange, c'est un moment où… Là où c'était challengeant, c'est que dans l'idée, dans tout travail d'accompagnement, il faut quand même faire super attention et être bien. Alors en pleine séparation, il y a quand même l'idée d'être à l'écoute de soi, de travailler à côté ou d'aller voir des gens qui nous permettent quand même de nous équilibrer et de vider un peu notre sac quand on en a besoin. quoi. Eh oui.
- Speaker #1
Et donc, tu tires aussi les cartes pour tes followers en direct sur Instagram. Tu fais ça aussi. Ce n'est pas juste… Alors ça, tous les jours, tu tires des cartes pour les followers. Mais comment ça marche pour tout le monde ? Comment tu fais pour que ça marche pour tout le monde ?
- Speaker #0
Alors en fait, on va dire que je vais servir de signe. C'est-à-dire que je ne sais pas exactement comment ça marche parce que ça reste… Je n'ai pas tous les secrets de l'univers, mais c'est une question d'énergie. C'est-à-dire que les gens qui vont s'abonner à mon compte, globalement, il y a quelque chose qui matche dans les énergies. Soit parce que moi, je suis en transition avec la personne également. Il va y avoir quand même… Quand on croise avec les gens qui entrent dans nos vies, souvent, il y a quand même des similitudes. C'est notre fréquence vibratoire pour moi. Donc, en fait, quand j'arrive et que je prends mes cartes et que je demande… Souvent, je vais demander dans ma tête. Maintenant, je ne le fais plus forcément consciemment, mais… C'est vraiment l'idée que pour le plus grand nombre, on a un message qui nous aide pour notre journée, qui nous aide. Et c'est au moins, je me dis toujours, un prétexte à aborder des thématiques de développement personnel. C'est une petite discussion. Alors moi, je fais du théâtre, j'adore raconter ma vie. En plus, donc... Moi, j'y mets de tout ce que je suis. Je sors un peu du cadre. Je suis comme ça, je pense que je sors un peu du cadre. Et libre aux gens de voir si ça leur donne envie ou pas. Parce que c'est vrai que je suis assez bavarde. Mais l'idée, ça va être que les gens qui devront tomber sur ce message, abonnés ou pas, vont tomber sur ce message. Alors, c'est un peu moins vrai pour tous ceux qui sont abonnés à moi et qui ont plaisir peut-être à m'entendre, à regarder mes vidéos. Ça ne va pas leur parler tous les jours.
- Speaker #1
Je voulais juste te demander, on va revenir un peu sur la séparation, qui est aussi la thématique. Et puis, j'invite les auditeurs, les auditrices à aller te découvrir. On va mettre tous les liens. Aller te découvrir sur Instagram et suivre tes tirages quotidiens. Et surtout aussi regarder tes dessins et les partager. Est-ce que pour toi, la séparation, c'est un échec ?
- Speaker #0
Alors, l'autre Élodie, l'ancienne Élodie, il y a une version de moi qui... Pour qui ? Ah oui, ça aurait été clairement un échec. Je pense que vraiment, deux salles, deux ambiances dans mon évolution, c'est que moi, je me dis, je fais des enfants avec cet homme, il est évident que c'est pour passer toute ma vie avec, point. Et il y a celle qui a évolué et qui se rend compte que non, ce n'est pas un échec, c'est parfois, comment dire… C'est quelque chose de nécessaire pour notre évolution. Et c'est là où moi, ça m'a un petit peu abîmée de me dire « Waouh, mais on peut tenir très fort à quelqu'un et devoir lui dire au revoir. » Je pense que pour nous, ça n'a pas du tout été évident parce qu'il y a eu beaucoup d'entraide dans notre relation. Et d'un seul coup, il faut décinder. Pas évident. Mais non, ce n'est pas un échec. C'est vraiment… En plus, je suis sur des comptes ronds. 20 ans de couple. Juste après, c'est l'année de mes 40 ans.
- Speaker #1
Un cycle. C'est un cycle. Est-ce que tu pourrais nous conseiller des podcasts ou nous partager ? Est-ce que tu pourrais nous partager des podcasts qui te plaisent à toi particulièrement, quel que soit le domaine ?
- Speaker #0
Alors, j'avais bien aimé le podcast de Bliss, surtout quand ça abordait des personnalités que j'aime bien. Il y avait Marine Leonardi que j'ai suivie. Agathe Sorlet aussi. Mais après, moi, je fonctionne à l'inverse. C'est-à-dire que je vais avoir une thématique et je vais aller sur une plateforme de type Spotify et je vais aller écouter plein de podcasts sur la blessure d'abandon, sur la blessure de rejet, sur la manifestation. Voilà. Par exemple, je vais mettre à peindre et je vais mettre mon podcast pour essayer en même temps que mon cerveau soit au taquet sur... sur tout ce qui peut le nourrir.
- Speaker #1
D'accord. Donc, tu n'as pas vraiment de podcast chouchou à part Bliss. Oui,
- Speaker #0
mais même pas. C'est vrai qu'il y en a plein et je trouve ça génial. Moi, j'adore parler, mais invitez-moi sur les podcasts. J'adore.
- Speaker #1
Mais c'est peut-être le début d'une longue série, Elodie.
- Speaker #0
Mais c'est clair.
- Speaker #1
Je suis étonnée de ne pas t'avoir vue encore dans beaucoup de podcasts, je t'avoue.
- Speaker #0
Je laisse les choses venir à moi, mais ça fait partie des choses que j'aime. Et en fait,
- Speaker #1
pourquoi j'y suis pas encore venue c'est que finalement j'ai l'impression de faire un mini podcast tous les jours avec mes vidéos quoi mais de moi à moi-même moi et mes multiples personnalités en tout cas c'est très réjouissant à regarder et je te remercie beaucoup pour ça on va clôturer cette interview merci beaucoup Elodie pour pour tout ce partage et pour et pour égayer nos journées tous les jours c'est un vrai plaisir Merci. et je vous invite vraiment à aller suivre Elodie parce que ça va vous faire du bien. Et moi, je reçois beaucoup de commentaires de followers qui me disent « Waouh, ça me parle tellement, c'est tellement moi » . Donc, je suis sûre qu'ils finissent par aller sur ton compte aussi directement.
- Speaker #0
Tant mieux, je les accueille avec grand plaisir.
- Speaker #1
À bientôt, Elodie.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Pamela. Au revoir.
- Speaker #2
Merci pour votre écoute. Je suis Pamela Mourinière et vous venez d'écouter un épisode de Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Si le podcast vous aide ou a aidé des personnes de votre entourage, soutenez-le à votre tour en en parlant autour de vous et en lui mettant 5 étoiles et un commentaire positif sur vos plateformes d'écoute préférées. Cela ne vous prendra que quelques minutes et c'est crucial pour rendre le podcast plus visible et soutenir mon travail. Si vous souhaitez me contacter, me suggérer des invités ou de nouveaux thèmes à explorer dans le podcast, envoyez-moi un message à quelquechoseavoudirepodcast.com quelquechoseavoudirepodcast.com Si vous souhaitez suivre les aventures du podcast, rejoindre sa communauté ou tout simplement vous tenir informé de l'actualité en lien avec la séparation et le divorce, suivez Quelquechose à vous dire sur les réseaux sociaux Instagram et LinkedIn. et n'hésitez pas à interagir, c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode, et d'ici là, portez-vous bien. Ciao !