- Speaker #0
Je n'ai pas trouvé de moyens pour me protéger, moi. Je pensais seulement à protéger ma mère, en fait. Je réfléchissais, comment est-ce que je peux la sauver ? Est-ce que je peux en parler à l'école ? Est-ce que peut-être la maîtresse peut faire quelque chose pour ma maman ? Parfois, je lui parlais, même à elle-même, je lui disais, mais arrête, vraiment, parce que papa, il me fait peur. Il va te tuer, il va nous tuer. Et c'est ça qu'il nous disait souvent, qu'il allait nous tuer.
- Speaker #1
Et quelle était la réponse de ta maman ?
- Speaker #0
Donc, elle nous disait, ma fille,
- Speaker #1
je reste pour vous. La séparation bouscule nos vies et celles de nos enfants et l'on se sent souvent démuni quand tout s'écroule, que notre avenir devient flou et que l'on doit apprendre à reconstruire, pas à pas, une nouvelle vie. Je suis Pamela Morinière et vous écoutez la saison 4 de Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Chaque semaine, je donne la parole à des parents séparés qui viennent partager leur expérience et les ressources qui les ont aidés à se préserver. et à mieux accompagner leurs enfants. J'interview aussi des experts pour vous apporter des clés afin de mieux anticiper et naviguer dans votre propre séparation. Cette saison, j'accueille également des chroniqueuses et chroniqueurs qui, à travers leur regard sensible et concret, vous aideront à naviguer dans votre chemin post-séparation et à trouver de l'inspiration dans votre quotidien. Parce que la séparation, ce n'est pas une fatalité et vous le constaterez. au fil des épisodes, on s'en sort. Si vous aimez le podcast et souhaitez le soutenir, abonnez-vous et parlez-en autour de vous pour qu'il puisse aider d'autres parents. Bonne écoute. Salut les parents, j'espère que vous allez bien. Entendre le point de vue d'enfants devenus adultes sur la manière dont ils et elles ont vécu la séparation de leurs parents me semble primordial car cela permet de mettre l'accent sur ce qui devrait tous et toutes nous concerner quand nous traversons une séparation. Le bien-être des enfants qui devraient toujours agir comme notre petite boussole intérieure et nous guider pour prendre les bonnes décisions. J'ai déjà eu l'occasion de vous partager l'émouvant témoignage d'Anne-Sophie dont la belle-mère lui a fait vivre l'enfer dans l'épisode 11 ou celui de Marie-Charlotte dans l'épisode 34 qui évoque les traumas d'une séparation parentale difficile et sa propre construction amoureuse. Aujourd'hui, c'est ce point de vue-là que nous allons de nouveau aborder avec un témoignage bouleversant d'une jeune femme solaire qui a vécu l'enfer. C'est un épisode sensible qui aborde des situations de violence conjugale pouvant être difficiles à entendre pour certaines personnes, si c'est votre cas. Je vous invite donc à prendre soin de vous et à écouter cet épisode dans un cadre où vous vous sentez en sécurité. Bonne écoute. Épisode 61, Savannah. On ne guérit jamais tout à fait de son enfance. Les émotions restent marquantes à tout jamais. Et c'est ce que nous allons comprendre aujourd'hui grâce au témoignage de Savannah. On s'est rencontré dans une soirée de journaliste, je cherchais des invités pour le podcast et elle s'est avancée vers moi, en me disant que la séparation de ses parents avait été l'une des meilleures choses qui lui soit arrivée. Quelques mois plus tard, on se retrouvait chez elle, dans une grande maison bruxelloise qu'elle partage avec de nombreux colocataires. Il y faisait joyeux. Cela m'a replongé avec nostalgie dans mes années Erasmus. On s'est installé au calme, Savannah a sorti une boîte de chocolat. Ça commençait bien. Du haut de ses 27 ans, Savannah revient de très loin. Dernière d'une famille de 8 enfants, les violences domestiques ont ponctué une partie de son enfance. Livrée à elle-même, sans doute épargnée des coups parce qu'elle est la plus jeune, Savannah ne comprend pas pourquoi sa maman ne quitte pas son mari violent. Jusqu'au coup ultime et un nouveau passage de la police. Elle a 7 ans. Ses parents se séparent, enfin, et c'est un soulagement. pour toute la famille. Le retour au calme, non sans devoir affronter quelques démons qui vont ponctuer son adolescence. Aujourd'hui, Savannah est droite et fière. Elle s'en est sortie. Elle a dû faire des choix et elle les assume avec détermination. Et quand on écoute son témoignage, on ne peut s'empêcher de questionner la responsabilité des tiers. Voisins, voisines, amis, école, qui savait ? En Belgique, une femme sur trois déclare avoir subi des violences de la part d'un partenaire au cours de sa vie, selon l'Institut Wallon de l'évaluation, de la prospective et de la statistique. Ce chiffre est alarmant. Si vous êtes dans cette situation, ou que vous connaissez une personne qui se trouve dans cette situation, contactez le 0800 330 pour la Belgique et le 3919 pour la France, afin d'obtenir du soutien. Merci infiniment Savana ! de t'être confiée avec autant de générosité à mon micro. J'espère que ton témoignage résonnera auprès de mes auditorices et les aidera à prendre les bonnes décisions. Bonne écoute.
- Speaker #0
Je suis Savannah, moi j'ai 27 ans, j'habite à Bruxelles maintenant, je suis journaliste en logistique. Et voilà, j'essaye de faire ma vie petit à petit, mon petit chemin, comme je le peux. C'est pas facile, mais j'essaye de faire ma petite vie.
- Speaker #1
Si tu devais décrire la séparation de... tes parents en un mot, tu dirais quoi ?
- Speaker #0
Liberté. Liberté, vraiment liberté. Parce que l'amour, c'est pas frapper. L'amour, en fait, l'amour, c'est censé te procurer du bien, pas du mal. Ça, c'est ma conception de l'amour. L'amour, c'est pas censé te faire mal. C'est pas censé te mettre dans le doute, dans la peur. C'est pas ça l'amour, en fait. L'amour, c'est vraiment passer du bon moment ensemble, se tirer vers le haut. Certes, l'amour est imparfait parce que la vie est imparfaite, mais c'est quand on a des problèmes, on en discute et on y va. Mais en tout cas, l'amour, ce n'est pas la violence.
- Speaker #1
Donc, tu as 27 ans maintenant. Est-ce que tu peux peut-être commencer par nous décrire un peu dans quel genre de famille tu as grandi ?
- Speaker #0
Donc, j'ai grandi dans une famille nombreuse. Il faut savoir qu'on est huit.
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
C'est vraiment beaucoup. Il y avait toujours de l'ambiance chez nous, toujours du bruit, vraiment beaucoup de bruit. Il faut savoir que dans ma chambre, on était déjà trois, moi et mes deux sœurs. À chaque fois, dans des chambres, il y avait toujours... En plus de notre famille de huit, plus les deux parents, donc ça fait quand même dix, il y avait souvent des oncles et des tantes qui venaient dormir à la maison. C'était toujours une maison très animée.
- Speaker #1
Et donc toi, tu as des frères et des sœurs ?
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et la numéro ?
- Speaker #0
Je suis la toute dernière, la plus jeune.
- Speaker #1
D'accord. Et pourquoi c'est une petite importance aussi pour la suite ?
- Speaker #0
En fait, il faut savoir que même avant que je sois née, mon père battait déjà ma mère, en fait. J'ai toujours eu ce souvenir de mon père qui battait ma mère. Je ne saurais même pas dire quand ça a commencé, vu que ça a déjà commencé avant. que je naisse.
- Speaker #1
Et le souvenir peut-être aussi de ta mère qui vivait dans une certaine peur aussi ?
- Speaker #0
Mais totalement, vraiment. À la maison, je ne pourrais même pas te dire un bon souvenir de cette période. Sincèrement, je ne pourrais pas parce que c'était toujours un souvenir de violence. Il a frappé. Pour moi, il a frappé tous les jours en fait. En fait, c'était... très simple. Il faut savoir que mon père ne travaillait pas. Je ne l'ai jamais vu travailler depuis toute petite. Et donc, sa journée, il l'occupait en allant au casino. En allant au casino, en allant dans des bars et en allant voir aussi d'autres femmes parce qu'il avait aussi d'autres femmes ailleurs. Donc, quand il revenait, il était souvent... Ça dépendait. 20h, minuit, ça dépendait. Mais donc, en fait, on était au courant de quand il revenait. Parce qu'en fait, c'est là qu'on entendait des cris. Déjà, dès qu'il claquait la porte, il commençait à crier. Et puis, il s'en prenait à ma maman, en fait, pour un oui, pour un non. Donc, parfois, elle avait besoin de rien dire. Il la frappait quand même. Parfois, elle disait quelque chose. Il la frappait. Donc, c'était pas... Les disputes ne venaient pas forcément de quelque part, en fait. Oui, il n'y avait pas de raison.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui se passe dans la tête d'une enfant ? Parce que tu étais très jeune à l'époque.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Quand tu entends des cris comme ça, quand tu entends des coups comme ça, qu'est-ce qui se passe dans ta tête ?
- Speaker #0
Dans ma tête, c'est la confusion, la peur. Je me rappelle, j'avais très, très peur parce que je me suis toujours dit... Donc, à l'époque-là, de mes souvenirs, quand j'ai commencé à me souvenir, je commençais à avoir 5, 6 ans et je me disais toujours, il va nous tuer, il va nous tuer. Parce qu'en fait, il frappait pas seulement ma mère, il frappait aussi mes frères et sœurs. Et donc, moi, il m'a... pas frappé parce qu'en fait j'étais trop petite à ce moment là donc j'étais la seule en fait qui ne frappait pas mais il frappait ma mère, mes frères et soeurs moi je pleurais Tout le temps, tout le temps. Et ce que ma mère me disait, c'était « monte dans ta chambre » en fait, en général. Mais c'était, je dirais même encore, peut-être même plus pire, parce que là, tu ne vois pas, mais tu entends en fait. Tu entends les « arrête, arrête » , les chaises, les bouteilles dans le mur. Franchement, c'était vraiment pas du tout facile pour moi.
- Speaker #1
Est-ce que tu as trouvé un moyen de te protéger d'une manière ou d'une autre ?
- Speaker #0
Sincèrement, non, malheureusement, parce que je ne savais pas. pas quoi faire et je pensais pas du tout à me protéger moi, je pensais seulement à protéger ma maman principalement parce que c'était elle la première receveuse des coups on va dire, mes frères et mes sœurs, donc mes frères sont partis très vite en fait de la maison, donc à un moment il ne restait plus que les filles parce qu'on était plus jeunes et mes sœurs ne recevaient pas directement des coups, c'était plus quand elles essayaient de défendre ma mère en fait qu'elles se prenaient des coups donc je Euh... Je n'ai pas trouvé de moyens pour me protéger, moi. Je pensais seulement à protéger ma mère, en fait. Je réfléchissais, comment est-ce que je peux la sauver ? Est-ce que je peux en parler à l'école ? Est-ce que peut-être la maîtresse peut faire quelque chose pour ma maman ? Parfois, je lui parlais même à elle-même. Je lui disais, mais arrête, vraiment, parce que papa, il me fait peur. Il va te tuer, il va nous tuer. Et c'est ça qu'il nous disait souvent, qu'il allait nous tuer.
- Speaker #1
Et quelle était la réponse de ta maman ?
- Speaker #0
Donc elle nous disait, ma fille je reste pour vous. Alors là franchement je ne comprenais pas du tout comment elle me disait ça, parce que je lui disais clairement on est triste, même mes grandes sœurs lui disaient, regarde nous on est triste, on a peur, on se fait frapper pour le cas de mes grandes sœurs, donc pourquoi tu restes pour nous ? Et c'est quelque chose que jusqu'à aujourd'hui, qu'elle n'est plus avec, je lui demande toujours en fait, pourquoi tu disais que tu étais restée pour nous ? Parce que nous-mêmes, en fait... on n'était pas heureux, personne n'était heureux dans cette situation.
- Speaker #1
Et tu dis que tu te posais la question, tu étais très jeune toi, donc je ne sais pas quelle responsabilité on peut prendre à cet âge-là, tu avais quoi, 6 ans ? En tout cas, au moment où ils se sont séparés, il me semble.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Donc tu dis, qu'est-ce que je fais ? J'alerte l'école, etc. Est-ce que tu as alerté l'école ou est-ce que l'école peut-être s'est doutée de quelque chose ?
- Speaker #0
L'école s'est doutée de quelque chose, car... Dès le début, j'ai toujours été une enfant délaissée. C'est-à-dire que ma maman n'avait pas le temps de s'occuper de moi parce qu'on était une famille nombreuse. Et donc, comme je t'expliquais, mon père touchait de l'habituel, mais tout son argent partait dans les casinos, etc. Donc, elle devait vraiment travailler temps plein. Et donc, elle n'avait pas le temps de s'occuper de nous, clairement pas. Et donc, j'étais vraiment livrée à moi-même. Et l'école avait déjà remarqué ça, en fait, que j'étais livrée à moi-même. Parfois, je n'avais pas à manger pour aller à l'école parce qu'on n'avait pas à manger, tout simplement, ou parce que, pour tant mille et une raisons, en fait, parce que, tout simplement, ils se sont battus. Mes parents, mon père a frappé ma mère au matin et du coup, je devais vite partir. C'est pour ce type de raison. Et donc, ils ont compris. Au tout début, ça a commencé avec mes tartines parce que je n'avais pas à manger très souvent pour le temps de midi. Alors, ils ont mis en place... Je ne saurais pas vraiment dire ce qu'ils ont mis en place, mais j'avais accès au repas chaud à l'école sans que ma mère paye. Donc, c'était comme une aide que j'ai reçue à l'époque. C'est ça. Et un jour, là, ils ont vraiment dû appeler ma maman. Parce qu'ils remarquaient que je rentrais souvent à l'école seule.
- Speaker #1
De l'école vers chez toi ?
- Speaker #0
Oui, de l'école vers chez moi, je rentrais souvent seule. Et donc, ça les alertait déjà, parce qu'ils me posaient beaucoup de questions. Je me rappelle à l'époque, ils me posaient beaucoup de questions. « Ça va, ta maman ? » « On ne la voit pas trop. » Et en fait, un jour, c'était la fin de Siffaire. Et si je ne me trompe pas, il était déjà nuit. Je pense qu'il était peut-être vers 19h. Et là, je suis rentrée, je voulais rentrer toute seule. Et là, c'est une de mes maîtresses qui, je me rappelle, en fait, là, elle a vraiment été indignée. Parce que là, elle a vraiment compris que j'étais toute seule. On ne m'attendait pas. Et là, en fait, elle a appelé ma maman pour qu'elle vienne me chercher.
- Speaker #1
Et elle est venue te chercher ?
- Speaker #0
Non. Donc là, la fois-là, c'est la maîtresse qui m'a redéposée, en fait.
- Speaker #1
Et comment tu expliques qu'elle ne venait pas te chercher ? Parce que bon, je... effectivement, elle avait une famille nombreuse, effectivement, elle avait une vie certainement très difficile.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais tu penses que c'était un oubli ou tu penses que c'était lié à quoi ?
- Speaker #0
Je pense que sans lui en vouloir, je ne lui en veux pas du tout, je pense que c'était un mix parce que certes, elle travaillait beaucoup beaucoup, mais il y a des fois aussi où elle ne travaillait pas. Mais je pense tout simplement qu'elle était dépassée, qu'elle était dans un autre état. Donc je ne lui en veux pas, en fait, parce que je pense que tout ce qui se passait à la maison la tourmentait un peu trop. C'est peut-être pour ça que... Mais je me suis toujours dit, à l'époque, quand j'étais petite, je me suis dit, mais si... C'est peut-être un peu méchant ce que je veux dire, mais... Si tu ne sais pas t'occuper des enfants, il ne faut pas en faire huit en fait. Si c'est déjà compliqué d'en occuper d'un, il ne faut pas en faire huit. Donc c'est vrai que quand j'étais jeune, j'en voulais beaucoup à mes parents de ne pas nous avoir encadrés en fait. Parce qu'on était vraiment livrés à nous-mêmes et ça je trouve quand même que ce n'est pas normal. Je pense qu'ils étaient beaucoup plus occupés avec leurs problèmes personnels, avec leurs problèmes de couple. Mais quand on a des enfants, il faut quand même les prendre en charge. et donc ce genre de situation c'est pas normal que ça arrive parce qu'il y a tellement de fois où j'ai dû rentrer seule et il y a tellement de fois où il aurait pu m'arriver des choses très graves je me rappelle une fois dans mon souvenir que quelqu'un s'était arrêté pour me parler il m'avait dit ah t'es toute seule c'était un homme qui était arrêté il m'avait dit ah t'es toute seule j'ai dit oui oui je suis toute seule j'ai commencé à marcher un peu plus vite parce que je me suis dit mais qu'est-ce qu'il veut cet homme en fait et après heureusement il est parti mais il m'aurait pu arriver tellement de choses. Donc maintenant que j'ai grandi, je prends conscience vraiment de la gravité des choses, en fait.
- Speaker #1
Mais le fait que tu t'en souviennes, c'est aussi quelque chose.
- Speaker #0
Oui, Je m'en souviens parce que...
- Speaker #1
C'était pas normal.
- Speaker #0
Non, non, non. Franchement, oui, je sentais que c'était pas normal et je pense à les quelques mois avant qu'ils se séparent. Là, la violence était vraiment devenue... Il voulait la tuer, en fait. C'était vraiment ça. Il lui disait, je vais te tuer, je vais te tuer. Et une fois, du coup, il avait vraiment essayé de la tuer en lui plantant un couteau. Oui,
- Speaker #1
mais...
- Speaker #0
Un couteau. Et du coup, comme d'habitude, j'entendais les cris. Et ça, je ne vous le dirai jamais. Je suis descendue parce que quelqu'un a sonné à la porte. J'ai ouvert la porte et c'était des policiers qui étaient braqués, en fait, qui avaient leurs pistoles braquées. Parce que je pense qu'ils ont cru que c'était mon père qui allait venir ouvrir, en fait. que c'est moi qui ai ouvert. Et je me suis dit, mais c'est quoi ça ? Je voyais plein de policiers avec leurs armes braquées sur la porte parce que je pense qu'ils n'ont peut-être pas compris que les enfants étaient dans la maison. Et eux aussi, ils étaient surpris que ce soit moi qui ouvre la porte. Donc ça, franchement, c'est quelque chose que je n'oublierai jamais, franchement, comme souvenir.
- Speaker #1
Donc c'est des voisins, vraisemblablement, qui les avaient prévenus. Parce qu'en fait, quand on écoute ton récit, qui est quand même ahurissant, honnêtement, il y a de la maltraitance de ta maman, mais il y a aussi de la maltraitance infantile beaucoup de violence on a envie de se dire, mais qu'ont fait les personnes autour de vous, bon déjà t'as des frères et sœurs qui étaient beaucoup plus âgés que toi, ils n'ont jamais été déposés plainte, ni rien du tout les voisins bon, cette fois-là les flics sont venus mais est-ce qu'ils sont venus une seule fois ? Plus tôt, non ?
- Speaker #0
Non, plusieurs fois. Parce qu'après, quand... Parce que j'en reparle encore beaucoup avec ma maman jusqu'à aujourd'hui. Parfois, elle m'explique encore tout ce qui s'est passé, etc. Mais elle me disait qu'à l'époque, là, la police la connaissait bien, en fait. Et qu'ils lui disaient à chaque fois, mais si vous voulez, vous pouvez déposer votre plainte. Mais ce qu'elle faisait, c'est qu'elle déposait sa plainte et puis elle la retirait, en fait.
- Speaker #1
Pourquoi elle la retirait ? Tu avais expliqué pourquoi ?
- Speaker #0
par peur, elle avait pas envie de... de lui faire des problèmes, en fait.
- Speaker #1
Et puis, la dernière chose aussi, c'est l'école, quand même. Oui. Parce que, bon, d'accord, c'est sympa de te donner un repas chaud, mais il y a quand même des éléments qui laissent à penser que ça ne va pas très bien chez toi et que tu rentres toute seule, que tu arrives peut-être toute seule à l'école aussi le matin. Et l'école n'a pas... ne s'est pas manifestée plus que ça ?
- Speaker #0
Non, non, non. Ils ne se font pas manifester.
- Speaker #1
Il n'y a jamais une assistante sociale qui est venue chez toi ?
- Speaker #0
Non, Je n'ai jamais eu une assistante sociale. Bon, dans ma tête, je me dis, C'est... peut-être déjà bien, qui m'ont aidé avec les repas chauds. C'est comme ça que je vois les chauds. Je me dis, bon, c'est déjà bien qu'ils m'ont aidé avec les repas.
- Speaker #1
Et donc, un jour, ils se sont séparés. Oui, oui, oui. Tu avais quel âge à cette époque-là ?
- Speaker #0
J'ai bien regardé les papiers. J'avais 7 ans. D'accord.
- Speaker #1
Et quel a été l'élément déclencheur ? D'un coup, ta mère en a eu marre ?
- Speaker #0
En fait, l'élément déclencheur, donc il y a eu le coup de... tôt, comme je t'ai expliqué, la police qui est arrivée, etc. Et après, de toute façon, il est revenu à la maison. Enfin, chose que je, personnellement, je comprends pas parce que je... Pour moi, ça me paraît tellement grave que... Je ne comprends pas comment il peut revenir à la maison. Donc ça, franchement, j'étais très surprise qu'il revienne. Et bien sûr, ça a recommencé de plus belle. Et donc, la fois-là, en fait, il avait étranglé. Il avait étranglé. Et c'était ma sœur qui était là. Moi, j'étais à l'école. Et en fait, c'est vraiment là, ma sœur, elle a dit, c'est stop, stop, tu l'étrangles. Je ne sais pas qu'est-ce qui s'est passé dans la tête de ma maman. Elle s'est dit, OK, je vais divorcer. C'est à partir de ce jour-là. Donc, les 30 jours.
- Speaker #1
Est-ce qu'elle est partie ? Elle a quitté le domicile ? Ou elle a... Non,
- Speaker #0
on est resté. Donc, si je ne dis pas de bêtises, alors, on est resté. Lui, en fait, il ne voulait pas divorcer, bien sûr, parce qu'en fait, il faut savoir que... En fait, il avait beaucoup de dettes, donc tout seul, il n'allait pas s'en sortir, en fait. Donc, il ne voulait pas divorcer. Mais ils ont quand même pris la décision de divorcer. Mais c'est lui qui est parti, oui, de la maison, en fait.
- Speaker #1
Quel a été ton sentiment à partir du moment où ils se sont séparés ?
- Speaker #0
Quand il est parti, ils n'avaient pas encore officiellement divorcé sur les papiers, mais elle m'avait déjà dit qu'il partait à cause de ça. Alors, je me rappelle, le matin, je suis descendue, j'ai pris du lait chaud, j'ai mis mon lait dans le micro-ondes et j'étais tellement heureuse, en fait. J'étais tellement heureuse. Et je me rappelle aussi, à l'époque, il y avait les huissiers qui venaient. qu'ils étaient venus et qu'ils nous avaient enlevé des meubles en fait parce que mon père avait des dettes et il nous avait enlevé des meubles mais même ça en fait j'étais le même jour les huissiers étaient venus récupérer des meubles un autre jour un autre jour donc le premier jour où mon père est parti ça je me rappelle c'était le lait chaud que j'étais que j'ai tellement savouré parce que j'ai savouré ça en paix et j'étais tellement contente pour ma maman parce que je me suis dit il va plus rien lui arriver on va pas se faire frapper Donc là, j'étais très contente d'avoir mon petit lait chaud. Et donc, quelques mois après, les huissiers sont venus, d'abord pour constater ce qu'il y avait, pour faire un état des lieux, et puis pour prendre les... Ils nous ont pris tout, la télé, tout ce qui pouvait avoir une valeur pour revendre, en fait. Mais même ça, ça ne m'a pas fait du mal, parce que je me suis dit, si ça peut aider ma maman, franchement, c'est OK. si ça peut l'aider à... À se séparer de lui, c'est OK. Ça veut dire que c'est la fin et que... Donc même les huissiers, je me rappelle, quand ils étaient venus, j'étais pas triste parce que je me suis... En fait, quand j'étais jeune, je pensais que ça faisait partie du divorce. Mais après, j'ai compris que le divorce et les huissiers et les dettes, c'est rien à voir. Mais dans ma tête, je pensais que c'était ça, le divorce, le fait que les huissiers viennent et tout. Et donc, je me suis dit, ça va, c'est pas grave. Je disais, mais ça va, c'est pas grave. Je me rappelle, elle me demandait... mais il n'y a pas de micro-ondes, tu ne pourras pas, parce que j'aimais bien chauffer mon lait. Et là, elle m'avait dit, tu ne pourras plus chauffer ton lait, désolée. Et je lui ai dit, mais maman, ce n'est pas grave. Franchement, regarde-nous, on est bien. Il n'y a personne pour venir nous embêter, il n'y a personne pour venir te frapper. Et ça, jusqu'à aujourd'hui, elle s'en rappelle. Et je pense que c'est là qu'elle a compris qu'en fait, elle avait toujours peur de ce qu'on allait penser, de la séparation, mais on voulait juste son bien, en fait. Donc ça a vraiment été une libération, sincèrement. Une libération.
- Speaker #1
Quand on écoute ton histoire, on peut comprendre que la disparition d'un micro-onde, c'est une petite goutte d'eau par rapport à ce que tu as vécu à côté. Et quand on écoute ton histoire aussi, on se dit... Tu en parles de manière très détachée, avec beaucoup de recul et de la joie.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est quand même très interpellant parce que tu racontes quand même des choses très très dures et tu les racontes avec... Avec un détachement, comme si tu parlais d'une histoire que tu regardais de loin, alors que c'est quelque chose qui a vraiment marqué ton enfance.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
oui. Tu t'es fait aider après cette période-là, ou plus tard, ou pas du tout ?
- Speaker #0
Alors, je pense que j'en parle de manière totalement détachée, parce qu'en fait, quand tu es enfant et que tu es né dans la violence, tu ne connais pas vraiment ? C'est quoi une famille normale, en fait ? Donc pour moi, en fait, c'était normal. Je sais que je pleurais, que j'étais triste, mais pour moi, c'était normal. Et c'est en grandissant, quand j'ai parlé avec d'autres amis, quand je suis partie chez d'autres amis, parce qu'à l'époque, on n'avait pas le droit d'aller dormir chez d'autres amis, c'est seulement en grandissant, vers mes 14 ans, que là, j'ai fait une petite crise d'adolescence, parce que j'ai... C'est là que j'ai vraiment compris que ce que j'ai vécu, c'était pas normal et qu'il y a des enfants qui partent en vacances. Il y a des enfants chez qui leurs parents ont des comptes en banque pour eux. Quand ils auront la majorité, ils auront un compte en banque. Donc, il y a plein de choses comme ça, en fait, que j'étais pas au courant. Donc, quand j'entendais parler mes copines, je me disais, mais on n'a pas eu la même enfance, en fait. Et quand je leur expliquais, elles étaient choquées. mon enfance, comment ça s'est passé. Donc c'est pour ça, je pense que j'ai appris à parler de ça de manière détachée, parce que j'ai eu le temps de réaliser que c'était pas normal, et que, après, j'ai eu aussi le temps de réaliser que, en fait, c'est mon histoire, que je dois pas être gênée de parler de ça, parce qu'avant, j'en parlais pas du tout. Mais maintenant, j'ai plus de problèmes, parce que ça construit la personne que je suis. Maintenant, je suis une personne très ouverte d'esprit, compréhensible. C'est parce que j'ai vécu beaucoup de choses. Et le fait que j'ai vécu ça pendant mon enfance, la violence, le divorce, ça... peut être très dangereux pour les gens. Parce qu'il faut savoir, pendant mon adolescence, j'ai complètement déraillé. Voilà, j'en voulais... En fait, à ce moment-là, oui, j'en voulais à ma maman. C'est à ce moment-là que je lui en voulais, de m'avoir fait vivre ça. Je lui en voulais de ne pas avoir été là pour moi. Donc c'est à ce moment-là que j'ai... Parce que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à réaliser que les autres, ils ont eu une belle vie, une belle enfance. Et moi, j'ai eu une enfance catastrophique. Donc j'ai commencé vraiment à lui en vouloir, donc on s'entendait vraiment pas. Et voilà, j'ai commencé aussi à vouloir me rebeller, j'ai bu de l'alcool, je fuguais, j'ai commencé à fumer. Franchement, je faisais tout ce qui était interdit à mes 14 ans, parce que je me suis dit, mais de toute façon, ma maman m'a déjà laissée tomber, j'ai une histoire trop lourde. Donc ça a vraiment joué de mes 14 ans, je dirais, jusqu'à mes... 19, bien.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui t'a aidé à dépasser ça, finalement ? Alors, on peut comprendre aussi la crise de la donne. Non seulement, t'as vécu quelque chose de très difficile, et puis c'est quand même aussi une période où on se rebelle de manière générale contre ses parents. Donc, toi, c'était vraiment en plein dans cette période-là. Et comment t'as fait pour surmonter tout ça ?
- Speaker #0
Alors, comment j'ai fait ?
- Speaker #1
Il y a eu un déclic, une personne ?
- Speaker #0
Le déclic, je pense que ça a été moi-même. Parce que je me suis dit que si je continuais comme ça, j'allais arriver nulle part. part, en fait. C'est ça que je me suis dit, si je continue comme ça, je vais jamais rien faire, je vais pas travailler. Donc, à mes 19 ans, il faut savoir que j'avais été diplômée de mes secondaires et là,
- Speaker #1
je savais pas quoi faire.
- Speaker #0
Et je me suis dit, il faut que tu fasses quelque chose de ta vie, en fait, parce que si tu continues comme ça, franchement, tu vas commencer à... Parce que à ce moment-là, ma vie, ça ressemblait à toujours sortir. Toujours boire l'alcool, me réveiller à 16h, mauvaise récontation. Je pense que mon déclic, ça a été juste moi-même. Je me suis dit, parce que ma mère a essayé de me parler, mes sœurs ont essayé de me parler, mais je ne voulais écouter personne.
- Speaker #1
Bravo en tout cas pour...
- Speaker #0
On essaye !
- Speaker #1
Tu sais, ce qui me vient comme ça quand tu me racontes tout ça, c'est cette espèce de soleil qui rayonne.
- Speaker #0
Oh, merci ! En toi,
- Speaker #1
qui est incroyable, qui est très contagieux, et se contraste après avec cette vie-là, et je me dis, en tout cas cette enfance-là, et je me dis, quelle force ! Est-ce que tous tes frères et sœurs sont sortis d'affaires, si tu vois ce que je veux dire ? Est-ce qu'eux aussi, ils ont réussi à se sortir de tout ça ? Parce qu'en t'écoutant, je pense qu'il y a plein de parents qui nous écoutent et qui... qui se disent, mon Dieu, mais comment on se remet de ça ? Je peux vous dire, moi, Savannah, ça fait trois fois déjà que je la vois. Non, je l'ai eue en ligne, mais bon, voilà. Et je suis impressionnée de voir cette énergie qu'elle a. Mais tu as des frères et sœurs aussi. Comment ça va pour eux maintenant ?
- Speaker #0
Alors, pour eux, c'est très différent. Donc, comme on est huit, j'en ai sept. Et il y en a, je pense particulièrement à ma sœur, un de mes frères aussi. C'est compliqué jusqu'à aujourd'hui.
- Speaker #1
Ils sont marqués par tout ça. Oui,
- Speaker #0
oui, ils sont marqués en fait. Ils sont marqués. Quand je vois ma sœur et mon frère qui ne se sont clairement pas remis de tout ça, ça les a clairement impactés en fait dans leur vie d'adultes. Parce que moi aussi, ça m'a impacté dans ma vie d'adulte. Mais j'en ai choisi d'en faire entre guillemets ma force et de ne pas me dire, c'est pas parce que j'ai eu une enfance malheureuse que j'aurai une vie d'adulte malheureuse aussi. Donc, en fait, il faut vraiment être fort et choisir, en fait, d'y arriver, de se débrouiller. Donc, voilà.
- Speaker #1
Mais bon, après, on a les outils qu'on a, on a la personnalité qu'on a. Et ce n'est pas toujours facile pour tout le monde. Quelle est ton image de la famille, toi, maintenant, à 27 ans, là ?
- Speaker #0
Alors, maintenant, mon image de la famille, c'est une famille saine. C'est-à-dire saine ou une famille où chacun peut s'exprimer. où on peut passer du temps ensemble, s'il y a un problème, on en parle sans crier. On me dit souvent, dans ma vie de tous les jours, que je suis une personne très pacifique, et c'est vrai en fait, parce que je trouve que pour régler un problème, il ne faut pas crier, la violence, etc., ça ne sert à rien, je suis bien placée pour le savoir. Donc maintenant, dès que j'ai un problème, j'en parle, la communication, donc c'est ça ma vision de la famille c'est Une famille où on communique, quand on a des problèmes, ce qui arrive et c'est ok, mais on en parle. Souvent, ce qui est malheureux, c'est que quand on a vu ses parents se disputer ou se... agarrer, ça amère, se faire frapper, par exemple, on a tendance à reproduire le même schéma, en fait. On a tendance à reproduire le même schéma, et je remarque ça beaucoup, malheureusement.
- Speaker #1
Autour de toi ?
- Speaker #0
Oui, autour de moi.
- Speaker #1
C'est difficile parfois de lutter contre ces démons, et je veux dire, ça n'excuse rien, mais ça peut être bien aussi parfois de penser à se faire aider quand on en a encore gros sur le cœur des années plus tard, et qu'on a du mal à avancer. C'est ça.
- Speaker #0
Parce que les parents, c'est... C'est notre exemple, en fait. C'est notre exemple. Et comment ils sont vont influencer notre nous adulte. Donc, c'est ça que... Vraiment, quand il y a des parents qui ne sont plus bien ensemble et que ça va jusqu'à la violence, là, franchement, il faut arrêter parce que les enfants prennent en exemple les parents.
- Speaker #1
Est-ce que pour toi, la séparation, c'est un échec ?
- Speaker #0
Non, pas du tout. La séparation, ce n'est pas un échec car... Tu peux aimer quelqu'un, mais il faut aussi la respecter, savoir vivre avec elle si tu veux vivre avec elle. Donc pour moi, la séparation, non, ce n'est pas un échec parce que l'amour est tellement complexe que ce n'est pas un échec.
- Speaker #1
On a le droit de se tromper.
- Speaker #0
Oui, on a le droit de se tromper. Et parfois, vraiment, il vaut mieux être seule aussi que mal accompagnée. Je devais le dire, mais...
- Speaker #1
Et juste une petite question quand même, je crois que c'est important d'en parler. Quelle est ta relation avec ton père maintenant ?
- Speaker #0
Maintenant, je lui ai pardonné. J'ai pardonné ma mère aussi. Parce que donc avant, quand j'étais adolescente, je leur en voulais beaucoup de ce qu'ils m'ont fait vivre. Et jusqu'au début de ma vingtaine, je ne parlais pas du tout à mon père. Je ne voulais vraiment pas lui parler parce que je trouve que ce qu'il a fait... était vraiment inadmissible. Franchement, jusqu'à aujourd'hui, je suis totalement contre tout ce qu'il a fait. Mais maintenant, je me dis, la haine, ça sert à quoi ? Rester dans la haine, à quoi ça me sert, en fait ? Aujourd'hui, mon père, je prends soin de lui, je prends de ses nouvelles, je vais le voir. Mais on ne peut pas réparer ce qui est cassé. C'est ça. L'amour, non, ça ne se force pas en fait. Et ça paraît un peu triste de dire ça comme ça, mais je fais le minimum, je ne lui en veux plus. Mais de là à dire que je l'aime, non.
- Speaker #1
Je crois que c'est assez compréhensible que tu dises quelque chose comme ça, tu vois. Je crois qu'on peut se mettre à ta place deux minutes et comprendre que tout est possible.
- Speaker #0
Je ne vais pas être folle de dire ça.
- Speaker #1
Non, non, ne t'inquiète pas. Petite question traditionnelle du podcast pour clôturer. Est-ce qu'il y a des podcasts que tu écoutes et que tu pourrais recommander à nos auditeurices ? Ça nous permet de te connaître un peu davantage, de connaître ton univers.
- Speaker #0
Oui, j'écoute des podcasts. Alors, mon préféré, ça commence aujourd'hui.
- Speaker #1
Ça commence aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec Faustine Bollard.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
il est en podcast ? oui il est en podcast parce que l'émission sur Youtube ou à la télé j'adore je ne rate pas un épisode et quand j'ai vu qu'il était en podcast je me suis dit alors là je vais le prendre direct ça commence aujourd'hui et j'en ai un autre ça s'appelle Over and Out donc Over et N juste et Out c'est un podcast de Victoria Charlton c'est en anglais ? non c'est en français Merci. Victoria Charlton, c'est une Québécoise et elle fait du true crime.
- Speaker #1
C'est quoi ? Bien sûr, bien sûr. C'est la mode du true crime en ce moment. Oui, ça,
- Speaker #0
j'adore. Mais mon préféré, c'est quand même ça commence aujourd'hui parce que ça...
- Speaker #1
Merci. Il y en a un autre encore ?
- Speaker #0
Non, l'écho, mais bon. L'écho, le brief, tu veux dire ?
- Speaker #1
Ah, le brief.
- Speaker #0
Ça fait un petit peu moins fun.
- Speaker #1
Oui, c'est moins fun, mais c'est très intéressant. Moi aussi, je l'écoute.
- Speaker #0
Même si je suis journaliste logistique, ça touche aussi un peu. Mais même que tu ne sois pas journaliste, franchement, l'écho, je trouve que c'est très bien pour comprendre les informations. complexe.
- Speaker #1
Le brief, c'est le podcast pour ceux qui nous écoutent et celles qui nous écoutent depuis la France, le Québec, la Suisse ou le Luxembourg. Vous ne connaissez peut-être pas le brief, mais c'est le podcast de l'Echo, qui est un journal économique francophone belge. Voilà. Écoute, merci beaucoup, Savana.
- Speaker #0
Merci. Sauf que j'ai répondu à toutes tes questions.
- Speaker #1
Je pense, je pense. J'ai été claire. Merci beaucoup.
- Speaker #0
de m'avoir accueilli aussi et bonne continuation de merci et si je peux rajouter un mot de la fin voilà l'amour ça doit faire du bien Pas du mal, merci.
- Speaker #1
Merci, ça va bien. Merci pour votre écoute. Je suis Pamela Mourinière et vous venez d'écouter un épisode de Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Si le podcast vous aide ou a aidé des personnes de votre entourage, soutenez-le à votre tour en en parlant autour de vous et en lui mettant 5 étoiles et un commentaire positif sur vos plateformes d'écoute préférées. Cela ne vous prendra que quelques minutes et c'est crucial pour rendre le podcast... plus visible et soutenir mon travail. Si vous souhaitez me contacter, me suggérer des invités ou de nouveaux thèmes à explorer dans le podcast, envoyez-moi un message à quelquechoseavoudirepodcast arrobas gmail.com quelquechoseavoudirepodcast arrobas gmail.com Si vous souhaitez suivre les aventures du podcast, rejoindre sa communauté, ou tout simplement vous tenir informé de l'actualité en lien avec la séparation et le divorce, suivez quelque chose à vous dire sur les réseaux sociaux, Instagram et LinkedIn. Et n'hésitez pas à interagir, c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, portez-vous bien. Ciao !