- Speaker #0
Je pense que du moment qu'on leur explique les choses, qu'on les aime, qu'on les écoute, qu'on les porte dans tous les sens du terme, ils n'ont pas de raison d'être pas bien. Et donc, ce que j'aimerais dire aux gens, c'est que oui, il y a des moments difficiles parce que c'est un équilibre qui a été bousculé. Donc, il faut que tout reprenne sa place. Mais voilà, tout finit par retomber et on peut vraiment, non seulement reconstruire quelque chose, mais reconstruire quelque chose de plus beau.
- Speaker #1
Vous écoutez Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Gare partagée, logement, école, finances, communication, la séparation bouscule nos vies et celles de nos enfants et l'on se sent souvent démuni quand tout s'écroule, que notre avenir devient flou. et que l'on doit apprendre à reconstruire, pas à pas, une nouvelle vie. Je suis Pamela Morinière et vous écoutez la saison 4 de Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Chaque semaine, je donne la parole à des parents séparés qui viennent partager leur expérience et les ressources qui les ont aidés à se préserver et à mieux accompagner leurs enfants. J'interview aussi des experts pour vous apporter des clés afin de mieux anticiper les choses. abonnez-vous et parlez-en autour de vous pour qu'ils puissent aider d'autres parents. Bonne écoute ! Salut les parents, j'espère que vous allez bien. On approche progressivement de la fin de la saison et je vous avoue que cette année a été très intense professionnellement et que j'ai hâte de lever le pied, comme beaucoup d'entre vous j'imagine. Vous êtes sans doute nombreuses et nombreux à tester cet été les vacances en mode séparé pour la première fois. C'est sans doute un grand chamboulement par rapport aux années précédentes, quand vous étiez encore en couple et vous appréhendez ce moment. Pour vous rassurer un tout petit peu sur ce point, je vous dirais ceci, ne soyez pas trop exigeant, ce ne sera pas parfait et ce n'est pas grave. Ce qui compte, c'est que vous ayez choisi une option qui soit sympa pour vos enfants, quel que soit leur âge, mais aussi pour vous, car vous avez besoin de vous reposer. Je me souviens de mes premières vacances en mode solo avec enfants. J'étais allée voir ma famille, je ne me sentais pas capable de partir en vacances seule avec eux. Cela me semblait insurmontable. Et ce fut parfait ainsi. On est allés en terrain connu, mais au moins j'ai eu de l'aide et ils se sont amusés avec leurs cousins. Écoutez-vous et ne cherchez pas à compenser votre séparation en vous mettant entre parenthèses. Vos enfants ont besoin de parents qui vont bien et pour cela, pensez à vous reposer. Je vous laisse avec l'épisode du jour. Bonne écoute. Épisode 63, Amélie. Dans l'avion qui l'éloigne progressivement de Londres, Amélie navigue entre sourire et larmes, et les émotions se succèdent. Fierté de voir son aîné prendre son envol dans cette ville pleine de promesses. Joie d'avoir réussi à lui offrir ce dont il rêvait, et de l'avoir accompagné avec tout son amour pendant toutes ces années. Et tristesse, évidemment, de voir son grand garçon quitter le nid. Il s'en est passé des choses depuis la séparation d'Amélie du père de ses enfants il y a dix ans. Quitter la maison construite ensemble en n'emportant rien, repartir de zéro, donner beaucoup d'amour, les ouvrir au monde et se sentir libre. Amélie a 45 ans, elle est maman de deux grands enfants de 18 et 13 ans. Elle m'a touchée dès notre première conversation, droite dans ses bottes, déterminée. L'épisode que vous allez entendre aujourd'hui est brut, tendre et plein d'espoir. Amélie nous y partage les décisions financières importantes qu'elle a dû prendre, le soutien de sa hiérarchie au travail, la flexibilité qu'elle et son ex ont accepté dès le départ et la fierté de voir ses enfants s'épanouir dans une nouvelle configuration familiale. En écoutant cet épisode, je suis persuadée que vous entendrez cette petite voix vous murmurer. Tu vois, on s'en sort. Merci Amélie pour ce partage de liberté. Bonne écoute.
- Speaker #0
Alors, je m'appelle Amélie, j'ai 45 ans. J'habite dans le sud de la France, près de Nice. J'envisage d'ailleurs une mobilité prochaine vers Paris. Et j'ai deux enfants ados, un aîné de 18 ans qui est parti faire ses études à l'étranger cette année, et une plus petite qui a 14 ans. Et ça fait 10 ans maintenant que je suis séparée de leur papa.
- Speaker #1
Merci à toi. On va quand même raconter notre histoire parce qu'il y a souvent une petite histoire derrière toutes ces interviews. En ce qui te concerne, comme certains d'entre vous et certains qui l'ont déjà fait, c'est toi qui m'as contactée parce que tu voulais me parler de ta séparation. Ça faisait déjà dix ans et tu avais envie de marquer le coup. Et puis tu m'as raconté ton histoire et ça m'a beaucoup touchée, beaucoup touchée, cette approche que tu as. Et on va revenir là-dessus. Donc, si tu pouvais, question un peu traditionnelle, si tu pouvais résumer ta séparation en un mot, ce serait lequel ?
- Speaker #0
Eh bien, malgré tout, je dirais, en un mot, je dirais positif. Parce que, bon, il y a eu, ça a été difficile sur plein d'aspects. Mais malgré tout, dix ans après, eh bien, finalement, c'est positif pour tout le monde. Les enfants l'ont vraiment très bien acceptée, très bien vécue, très bien comprise. Leur papa s'est remarié. Je pense qu'il est même plus heureux maintenant qu'avant. Alors moi, je ne suis pas remariée, mais je suis aussi beaucoup plus heureuse qu'avant. Et je pense que chacun est retombé sur ses pieds. Et on a vraiment reconstruit des belles choses.
- Speaker #1
Tu dis ça maintenant avec dix ans de recul sur ce qui s'est passé. J'imagine que ça n'a pas toujours été simple non plus. Sans venir sur les raisons pour lesquelles vous êtes séparés, qui ne nous concernent pas, mais est-ce que tu pourrais peut-être nous raconter comment au départ tu t'es organisée quand tu t'es séparée, avec tes enfants, les gardes, etc. ?
- Speaker #0
Alors en fait, moi, ce qui est important dans mon histoire, c'est que je n'ai pas d'aide familiale en fait, parce que mes parents, mes frères habitent très loin, à des centaines de kilomètres. Donc ça n'a jamais été une option pour moi de pouvoir me reposer sur quelqu'un pour l'organisation matérielle ou pour la garde des enfants. Donc j'ai organisé ma vie professionnelle autour de ça. Et c'est vrai que j'ai eu la chance d'avoir des chefs qui ont été au top par rapport à ça, qui ont été ultra compréhensifs, qui m'ont toujours fait des plannings compatibles avec ma vie de famille. Alors moi, je suis prof de maths en classe prépa.
- Speaker #1
D'accord. Je trouve ça important de le mentionner parce que ce n'est pas des horaires simples.
- Speaker #0
En fait, il y a énormément de travail, de préparation, de correction. Mais par contre, le gros avantage, c'est qu'une fois que j'ai fait mes heures de cours, je peux m'organiser comme je veux. Et ça, avec des enfants petits dont je devais m'occuper seule, ça n'a pas de prix. Vraiment, j'ai eu beaucoup de chance. Après, c'est de la chance, mais c'est aussi, j'ai passé des concours. J'ai fait plein de choses, plein de missions en plus, etc. Mais voilà, pour l'organisation, quand je me suis séparée de mon ex-mari, Comme l'initiative venait de moi, ça ne me paraissait pas correct vis-à-vis de lui de lui demander de partir de la maison. Donc c'est moi qui suis partie de la maison, ce qui honnêtement a été un crève-cœur, parce que c'est une maison qu'on avait fait construire, c'est moi qui avais fait les plans, qui avais dessiné, j'ai mis énormément de moi dans cette maison. Et ça a été hyper dur, hyper dur vraiment, de quitter cette maison. Pendant des années, je n'arrivais pas à y retourner. Quand j'allais chercher les enfants, ça a été vraiment très compliqué. Mais voilà, comme c'était mon... Comme c'était mon choix, je ne me sentais pas légitime de dire à mon ex-mari de lui partir. Ce n'était pas possible. Et puis, il y aurait eu la solution de vendre la maison. Mais en fait, je me suis dit que c'est aussi la maison des enfants. Et je ne me vois pas aller priver de cette maison qu'ils ont d'ailleurs toujours. Donc, en fait, j'avais pris le parti. Alors, avec le recul, je pense un peu à tort de laisser toutes leurs affaires dans cette maison en me disant que je ne veux pas déposséder les enfants de ça. Et donc, moi, j'ai cherché un appart en location. J'ai tout racheté.
- Speaker #1
Attends, tout leur affaire, ça veut dire tout leur jeu, tout leur... Absolument tout. Les vélos, les... Oui,
- Speaker #0
j'ai tout laissé. Oui, oui, je ne voulais pas qu'ils soient dépossédés de ce qu'ils avaient, etc. Donc, ça a été un peu compliqué, parce que je suis vraiment repartie de zéro. Mais je leur ai bien expliqué, à l'époque, qu'ils avaient 8 ans et 4 ans. Je leur ai bien expliqué les choses. Et je me souviens, le jour où on leur a dit qu'on se séparait, aujourd'hui. dit aux enfants, je dis, venez, je vais vous emmener dans notre nouvel appartement, je vais vous montrer. Donc l'appart, il était encore vide à ce moment-là. Et je m'en rappellerai toute ma vie du trajet pour aller à l'appartement, parce que mon fils avait emmené le maître et une fois arrivé là-bas, il a tout mesuré, il a regardé où il pouvait mettre ses affaires, etc. Enfin, il s'est vraiment projeté. Et ma fille qui avait 4 ans dans la voiture me dit, maman, tu sais, je t'aime vraiment très fort. Et ça, ça a été quelque chose d'incroyable. Ça m'a donné une force incroyable. Parce que bien sûr, ils ne comprenaient pas tous les tenants et les aboutissants. Mais ils me témoignaient une confiance infinie. Et ça, ça m'a vraiment portée toutes ces années. Et même encore, maintenant, j'ai un projet d'aller travailler à Paris. Et en fait, ma fille, elle est hyper enthousiaste. Elle veut venir avec moi, elle se projette. Je me dis, elle me suivrait au bout du monde. C'est incroyable. Donc ça, ça a été vraiment ma force. Après, sur les modalités de la garde, ça, assez rapidement, avec leur père, on est tombé d'accord. Alors au début, je les avais presque 75% du temps. Et puis au bout de deux ans, on s'est mis d'accord sur une garde alternée qu'on a conservée. Après, les enfants, ils savent maintenant qu'ils sont grands, ils peuvent venir quand ils veulent. Et puis maintenant que mon fils n'habite plus, il habite à Londres. Donc lui, quand il revient, il fait un peu sa vie. Mais voilà, sur la garde, ça a toujours été... plus ou moins flexible. Quand on a des impératifs avec mon ex-mari, on se contacte et on s'organise. Parfois, c'est un peu longtemps à l'avance, mais on arrive à s'entendre par rapport à ça. Voilà pour répondre à ta question. J'avais loin un appartement au départ et ça a duré comme ça deux ans. Après, j'ai racheté moi quelque chose quand j'ai récupéré ma part de l'ancienne maison.
- Speaker #1
Maintenant, vous vivez assez près l'un de l'autre ?
- Speaker #0
On est à un quart d'heure en voiture.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Pour les enfants, s'il manque un classeur, une paire de baskets, il n'y a pas de souci.
- Speaker #1
Donc, tu avais les enfants 75%, 75%. On est si un peu belges. Donc, 75% du temps. Et puis, tu es passée à une garde alternée. Donc, j'imagine une semaine, une semaine.
- Speaker #0
Oui. Alors, au début, comme ma fille était petite, on faisait des moitiés de semaine. En fait, je lui avais fait dans sa chambre un train de la semaine. avec des petits wagons. Et en fait, sous les jours avec maman, il y avait le petit dessin qu'elle avait dessiné de maman. Sous les jours avec papa, il y avait le petit dessin de papa. Comme ça, elle se repérait dans la semaine par rapport à ses activités, par rapport, etc. Et quand elle est rentrée en CP, on est passés à une semaine, une semaine.
- Speaker #1
Est-ce que c'était plus simple pour toi ?
- Speaker #0
Non, ça ne changeait pas grand-chose, en fait. Le tout, c'est de pouvoir anticiper, de s'organiser par rapport au travail et tout. Donc non, les deux me convenaient.
- Speaker #1
Et est-ce que tu as mis des choses en place pour... pouvoir justement, tu dis, il faut s'organiser, etc. Est-ce que t'avais une façon de t'organiser quand t'avais les enfants ? On en a déjà parlé, notamment dans le premier épisode du podcast, celui avec Sophie, où Sophie nous racontait qu'elle regardait un peu toutes les activités qui sortaient la semaine où elle avait des enfants, et bon, elle en faisait peut-être un peu trop même, mais elle voulait s'assurer qu'elle faisait plein de choses avec ses enfants, qu'elle les emmenait au théâtre, avec sa fille, elle avait une fille, qu'elle l'emmenait, qu'elle faisait beaucoup de choses avec sa fille, qu'elle l'emmenait au théâtre, que... Elle s'organisait beaucoup la semaine où elle avait sa fille, au niveau des courses, etc. Qu'est-ce que tu faisais, toi, de particulier ? Et que tu fais toujours, sans doute ?
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que c'est vraiment une organisation de cette garde alternée. Savoir que les week-ends impairs, j'ai mes enfants, les week-ends pères, je ne les ai pas. Il faut calculer des trucs et tout. Mais effectivement, on a un abonnement au théâtre depuis plusieurs années. Et quand je prends les spectacles, à chaque fois que je regarde, est-ce que ça tombe la bonne semaine, etc. Bon, sachant que, comme je te disais tout à l'heure, c'est assez flexible avec leur papa. Donc, si jamais il y a un super spectacle qui tombe sur sa semaine à lui, en général, il n'y a aucun souci pour que je prenne les enfants à ce moment-là.
- Speaker #1
Et est-ce que vous faites encore des choses ensemble, tous les quatre ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ou même avec sa nouvelle compagne ?
- Speaker #0
Non, c'est vrai que ça... Enfin, les choses se passent relativement bien. De là à dire qu'on est restés proches, peut-être pas quand même. Mais même, je pense que les enfants, ils trouveraient ça même bizarre.
- Speaker #1
Et comment vous vous organisez pour les questions médicales, par exemple, toutes les décisions qu'il faut prendre dans la vie d'un enfant ? Est-ce que je l'opère des dents de sagesse ou pas ? Est-ce que je l'envoie voir un psy ? Comment vous vous organisez pour prendre ce genre de décision ? C'est un coup de fil ?
- Speaker #0
Alors, ça a été rare. Je pense qu'en 10 ans, on a dû prendre deux cafés. Mais non, on fait beaucoup de messages au WhatsApp. Parfois, quand il y a un truc un peu embêtant, je l'appelle. Je pense que quand il voit que c'est moi qui appelle, il se dit qu'il y a un truc là. Par exemple, quand notre fils s'est installé à Londres pour ses études, au début, il y a eu un sujet par rapport à un truc d'absence à l'université, etc. Là, je trouvais que c'était important, donc j'ai appelé son père pour en parler. Après, c'est quand même beaucoup moi qui suis assez proactive sur les décisions, etc. Et donc, il s'occupe beaucoup moins des choses que moi, mais son gros avantage, c'est qu'il est toujours oui.
- Speaker #1
Bon, c'est déjà ça. C'est déjà pas quelqu'un qui est trop, comment on dit, pas contraignant, de quelqu'un qui est trop...
- Speaker #0
Voilà, parce que là, par exemple, pour le projet à Paris, ça, ça va redistribuer les cartes de la garde alternée. Donc, avec ma fille, on lui en a parlé. Et en fait, tout de suite, il a dit oui, en fait. Donc ça, c'est ce qui a lancé définitivement notre projet.
- Speaker #1
Quand on a préparé cette interview, tu m'as dit, moi, quand je suis allée installer mon fils à Londres, c'était comme si j'avais poussé un bobsleigh. Qu'est-ce que tu voulais dire par là ?
- Speaker #0
C'est vrai que, bon, moi, je suis très, très proche de... mes enfants, et en l'occurrence de mon fils. Je l'ai beaucoup, beaucoup suivi dans sa scolarité, dans son orientation scolaire, dans Parcoursup, ça a été le parcours du combattant, ce truc. Et il a eu son premier vœu sur Parcoursup, il voulait depuis très longtemps aller étudier à l'étranger, il avait mis en place plein de choses pour ça, il est vraiment méritant. Donc, même si ça représente un coup coût énorme les études à l'étranger, j'ai trouvé des solutions, je fais plein de choses au niveau de mon travail en plus, etc.
- Speaker #1
Non mais reviens là-dessus quand même, parce que c'est pas rien les solutions que t'as trouvées, si mes souvenirs sont bons.
- Speaker #0
Non, c'est pas rien, en fait, comme je te disais, deux ans après ma séparation, là j'ai réussi avec l'argent de ma maison à racheter une maison pour nous trois, et en fait entre le crédit, les frais d'entretien, de plein de trucs, c'était une vieille maison qui était sublime, mais qui avait toujours des problèmes. j'arrivais pas en fait à mettre de côté pour les études et donc je l'ai vendu en fait voilà mais ça a été dur ce que j'aimais beaucoup ma maison mais mais maintenant que mon fils est installé je regrette pas parce que je vois toutes les opportunités qui peut avoir et je me dis voilà j'ai bien fait c'était c'était que du matériel et qu'est ce que tu veux dire à lui notamment vu la maison ben en fait on en a on en a parlé et je pense pas du tout qu'il est vécu comme si j'avais fait un sacrifice parce que je ne l'ai pas présenté comme ça et je ne l'ai pas vécu comme ça en fait je sais qu'autour de moi même dans ma famille il y a des gens qui n'ont pas trop compris qui m'ont dit mais il n'y a qu'à faire autre chose pourquoi tu vends ta maison mais je pense qu'en fait cette maison c'était vraiment une grosse pression pour moi financière ça me mettait en difficulté ça me mettait beaucoup de stress Merci. j'avais beaucoup de choses à gérer je gérais tout, le jardin, la maison les travaux, je m'étais transformée en MacGyver et je pense que ça me fatiguait quand même beaucoup donc j'ai dit avec les enfants on va essayer de trouver une solution pour sortir de ça par le haut donc d'une part ça va me permettre de payer les études de mon fils et d'autre part ça va me permettre d'être plus cool de pouvoir avoir moins de stress par rapport à ça et c'est vrai que pour le coup c'est réussi Merci. Mais donc, oui, l'histoire du Bob's Lake, je l'ai installé à Londres, donc on est allé à Ikea, machin, il a fait sa petite chambre comme il voulait, etc. Et dans l'avion du retour, ça, c'est une expérience que je ne suis pas prête à oublier, je pense. Je pense, au niveau émotionnel, c'est ce que j'ai vécu de plus intense dans ma vie. Ce retour, je suis allée en avion avec lui, et je suis revenue toute seule, et dans l'avion, mais à la fois, je pleurais, parce que c'était... une étape de la vie. C'était une période où ça fait 10 ans qu'on était tous les trois. Et puis du coup, c'était plus comme ça. Un coup de vieux aussi, parce que je me dis, voilà, mon fils est parti. Mais en même temps, c'était une immense fierté parce qu'il était là où il voulait. Je savais que ça allait être bien. Être étudiant dans une ville comme Londres, c'est une expérience qui est extraordinaire. Et donc, dans l'avion, j'étais là à alterner le rire, les larmes. Je me disais, les voisins, ils veulent se dire, elle est hyper chérieuse. J'avais ce sentiment un peu du devoir accompli. C'est de dire, j'ai poussé mon fils, je l'ai porté à bout de bras, je l'ai poussé comme un bobsleigh. Et je l'ai envoyé le plus loin que j'ai pu. Et j'étais fière de moi parce que tout n'a pas été facile pendant dix ans loin de là. Et j'avais cette fierté. Et ça m'a vraiment fait du bien de ressentir ça.
- Speaker #1
Et on peut savoir ce qu'il fait comme études là-bas ? j'imagine que tout le monde se pose la question il fait de l'économie moi je trouve ça extrêmement touchant ce que tu racontes je trouve ça incroyable ce que tu as mis en place pour tes enfants dès que tu m'as raconté ton histoire je me suis dit waouh cette force et cette envie de les pousser les sacrifices que tu as pu faire aussi pour ça, puis il y a autre chose aussi que tu as fait qui m'a beaucoup touchée Merci. C'est ces voyages que tu organises tous les cinq ans, je crois que c'est ça. Oui,
- Speaker #0
tous les cinq ans.
- Speaker #1
Tu peux nous raconter un peu, parce que j'adore la manière dont tu as su recréer vraiment un cocon avec tes enfants et de continuer de les ouvrir sur le monde. Et puis il y a ces voyages justement, tu peux nous raconter ?
- Speaker #0
C'est vrai que pour moi, c'est important l'ouverture sur le monde. Et en fait, ils ont cinq ans d'écart. Et donc, je m'étais dit, à chaque anniversaire rond, donc les dix ans de l'un, les dix ans de l'autre, et puis bientôt, il va y avoir les vingt ans du premier, j'ai envie qu'on parte tous les trois et qu'on se fasse un grand voyage. Et puis, entre chaque grand voyage, donc il y a cinq ans pour me refaire un peu financièrement, entre chaque grand voyage, on fait des petits city trips. Donc, par exemple, pour les dix ans de mon fils, on est partis à New York tous les trois. Et c'était vraiment chouette. Moi, je n'étais jamais allée aux États-Unis de ma vie jusque-là. Et ils étaient petits. Et en fait, j'avais trouvé un hébergement à côté de Times Square. Parce qu'à l'époque, je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais nos hôtels ne faisaient pas payer en dessous de 12 ans. Donc, c'était parfait. Il n'y avait que moi qui payais. Donc, on avait tout fait à pied. On avait un dans chaque main. On était allé faire du patin à glace à Central Park. On était allé faire la visite de l'ONU pour les enfants. On avait fait plein de trucs. Et c'est vraiment des souvenirs qui sont très, très chouettes. Donc, on a recommencé cinq ans après pour les dix ans de ma fille. Là, on est partis un peu plus loin, un peu plus au soleil. C'était une autre ambiance.
- Speaker #1
Comment ? Au Maldives ? Oui. Ah oui, on va voir. Ce n'est pas le même délire.
- Speaker #0
Non, ce n'était pas le même délire. Mais bon, c'est un voyage que j'avais envie de faire depuis longtemps et je n'avais pas du tout l'occasion de le faire avant. Et ouais, c'était sympa. Et donc, 2027, normalement, il y a les 20 ans de mon fils. Donc, on a le projet de partir en Australie. En fait, ça fait très longtemps qu'on en parle. Et on voulait y aller, d'ailleurs, à la place des Maldives. Mais avec le Covid, ce n'était pas possible à l'époque où j'avais réservé les billets. Et en fait, il se trouve que leur papa et moi, on a été étudiants en Australie. On a habité un an à Sydney. Et puis, je m'étais toujours dit que j'y retournerais. Mais en fait, c'est tellement loin et c'est tellement cher qu'en fait, ça fait plus de 20 ans, jamais l'occasion s'est représentée. Et j'ai vraiment envie de leur faire découvrir à la fois le pays et puis leur montrer là où on a habité, l'université où on a étudié, plein de choses.
- Speaker #1
Et tu parles aussi de... Donc ça, c'est un grand voyage, mais tu habites aussi dans un pays qui est quand même assez beau, je dois dire, la France. Il y a quand même plein de points sympas. Est-ce que ça vous arrive aussi de bouger, je veux dire, en dehors des périodes où on retrouve la famille, etc. Mais est-ce que c'est quelque chose que... On peut aussi vivre, tu vois, pour les week-ends avec eux, les emmener visiter des coins en France, par exemple, un peu plus proche.
- Speaker #0
Oui, ça peut arriver. Là, par exemple, avec ma fille, parce qu'alors depuis qu'on s'est retrouvées toutes les deux, on se met bien, on se fait plein de trucs. On a pris bien nos marques avec notre fille. Là, par exemple, début décembre, on est allé faire la fête des Lumières et le marché de Noël à Lille-sur-la-Sorgue, dans le Vaucluse. On est parties toutes les deux. C'est à deux heures et demie, trois heures de route de chez nous. Et c'était vraiment très sympa. Il y a plein de petites boutiques de déco, d'antiquaires. Nous, on adore, donc on s'est régalé. On se fait parfois des week-ends à Paris. Après, j'ai la chance aussi d'avoir des frères qui habitent un peu aux quatre coins de la France. Donc, quand on va aller voir, ça nous permet de visiter des régions qui sont quand même sympas, genre le lac d'Annecy, la Normandie.
- Speaker #1
Est-ce que tu as des techniques particulières pour voyager ou des, comment dire, pas des techniques ? Pas des routines non plus, mais peut-être des astuces pour voyager, pour pas cher. Je ne sais pas, est-ce que tu es quelqu'un qui suit beaucoup les groupes Facebook pour te renseigner ? Comment tu organises un voyage généralement ?
- Speaker #0
Les groupes Facebook, pas trop, à part les groupes de Londres, mais c'était plus par rapport à l'installation de mon fils. Non, sinon je cherche, je fouine pas mal. Je regarde les billets d'avion, si on part telle date, quand vient telle date, mais si on décale, est-ce qu'on ne peut pas gratter un peu ? À New York, j'avais trouvé le Novotel où les enfants ne payaient pas, donc c'était super. Après, sur place... Maintenant qu'ils sont grands, c'est un peu différent, mais quand ils étaient plus petits, notamment à New York, j'avais pris pas mal de billets coupe-fil parce que je ne me voyais pas avec une petite de 4 ans faire 2 heures de queue à l'Empire State Building à la fin de la journée, après avoir marché déjà toute la journée. Donc j'essaye en fait, surtout quand ils étaient petits, j'essayais de faire en sorte que ce soit confortable pour eux et puis qu'il y ait des activités vraiment adaptées pour eux. Moi, si j'étais allée seule à New York, je pense que je n'aurais pas forcément fait les mêmes visites. Mais le fait d'être avec des petits, j'avais vraiment accès à ça pour qu'ils soient bien, pour que ça leur plaise à eux.
- Speaker #1
Avec le recul que tu as, est-ce qu'il y a des conseils ou des paroles que tu aurais bien aimé entendre au moment de ta séparation ? et qui t'aurait aidé à peut-être mieux cheminer.
- Speaker #0
La séparation, en fait, c'est quelque chose qui est difficile en premier lieu pour ceux qui la vivent. c'est-à-dire en l'occurrence mon ex-mari et moi. Et c'est très compliqué de gérer en plus la déception ou la tristesse ou l'incompréhension des membres de notre famille, en fait. Et c'est vrai que quand j'ai déménagé, que j'ai quitté ma maison, que j'ai racheté tous les trucs des enfants, que je ne savais pas trop où j'allais, où j'allais, mon appart, etc. Mais dans l'absolu, je me disais quand même, bon, là, j'espère que... que je fais bien, que je ne vais pas regretter. Je me posais quand même mille questions. C'est sûr que ça m'aurait aidée d'avoir des paroles un peu positives.
- Speaker #1
Toi, qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu'un qui est en train de nous écouter là et qui ne vit pas forcément sa meilleure vie maintenant, mais ça va aller mieux ? Qu'est-ce que tu dirais à cette personne, un homme ou une femme qui nous écoute là ?
- Speaker #0
C'est exactement pour ça que je fais ce podcast. C'est pour pouvoir dire à des gens qui sont dans ma situation d'il y a 10 ans, OK, effectivement, ce n'est pas votre meilleure vie. Il y a plein de conflits, il y a plein de problèmes, il y a plein d'obstacles. Mais franchement, on peut complètement se reconstruire, on peut complètement reformer une famille, même si on n'était que trois. Et on peut être très heureux et même plus heureux. Et finalement, une fois que tout le tumulte des premières années s'estompe, enfin, des premiers temps, en tout cas, on peut vraiment en sortir quelque chose de beau, quoi. Je pense que mes enfants, ils sont vraiment heureux, ils sont vraiment épanouis. Et bon, moi, j'avais entendu plein de choses à l'époque sur les enfants des parents divorcés, enfin, des trucs d'un autre temps. Et en fait... En fait, non, ils sont très bien. Je pense que du moment qu'on leur explique les choses, qu'on les aime, qu'on les écoute, qu'on les porte dans tous les sens du terme, ils n'ont pas de raison d'être pas bien, en fait. Et donc, ce que j'aimerais dire aux gens, c'est que oui, il y a des moments difficiles parce que c'est un équilibre qui a été bousculé. Donc, il faut que tout reprenne sa place. Mais voilà, tout finit par retomber. Et on peut vraiment, non seulement reconstruire quelque chose, mais reconstruire quelque chose de plus beau encore.
- Speaker #1
Alors ça, c'est pour les enfants et pour toi, parce que tu l'as dit aussi que tu étais plus heureuse maintenant. En quoi ? Qu'est-ce qui a changé dans ta vie ?
- Speaker #0
Alors, bizarrement, enfin bizarrement, contrairement à mon ex-mari, moi, je ne me suis pas remariée. Je ne suis pas avec quelqu'un en ce moment. Je n'ai pas reconstruit, refait ma vie, comme on dit. Je déteste cette expression. Alors,
- Speaker #1
ne l'utilisons pas. Je ne l'aime pas non plus.
- Speaker #0
Mais oui, je suis beaucoup plus heureuse parce que je suis beaucoup plus alignée, en fait. Je me connais beaucoup mieux, je sais ce que j'aime, je sais ce que je n'aime pas. Je suis hyper libre dans mes décisions. Ça, c'est une sensation qui est extraordinaire. J'aime beaucoup mon indépendance. J'ai envie de faire quelque chose, je le fais, je ne me pose pas de questions. Je suis vraiment au clair avec moi-même et joyeuse.
- Speaker #1
Ça donne envie tout ça. Est-ce que pour toi la séparation c'est un échec ? Alors, on a un peu la réponse, mais bon.
- Speaker #0
Enfin, si on considère le modèle familial, traditionnel, du couple, la famille, machin, ben oui, parce que factuellement, ça s'est arrêté. Mais pour autant, moi je suis convaincue que si j'étais restée avec mon ex-mari, je ne serais pas du tout celle que je suis aujourd'hui, je serais moins heureuse, je serais moins joyeuse, je pense que j'aurais un... une relation, un lien avec mes enfants qui serait beaucoup moins fort, je suis persuadée que les choses ne seraient pas forcément mieux si j'étais restée. Donc non, je ne dirais pas que c'est un échec.
- Speaker #1
Et la petite question pour clôturer notre discussion, Amélie, est-ce que tu aurais des podcasts à nous recommander qui te font vibrer, qui te plaisent, qui t'intéressent ?
- Speaker #0
Alors moi, c'est vrai que j'écoute énormément de musique. Donc, je n'écoute pas 50 millions de podcasts, mais il y en a quelques-uns que j'aime bien. Notamment un podcast de Céline Steyer qui s'appelle Nouvelles héroïnes. Moi, j'aime beaucoup les trajectoires de femmes. Voilà, ça m'inspire beaucoup. J'élève aussi beaucoup mes enfants dans cette optique de dire, voilà, quand on est une femme, on peut tout faire. Et c'est un podcast que j'aime beaucoup. J'aime beaucoup aussi Une philosophie de Charles Pépin. Charles Pépin, j'adore ce gars, il est hyper brillant, il communique ses idées avec une aisance qui me plaît beaucoup. Et puis parfois j'écoute un peu des podcasts politiques, mais alors c'est pas toujours les mêmes et c'est un peu éclectique.
- Speaker #1
Merci beaucoup Amélie, on embrasse Céline, il se trouve que je connais Céline, et Charles Pépin dont on a plusieurs fois parlé dans le podcast d'ailleurs, tes choix me parlent en tout cas à moi particulièrement, j'espère que vous allez foncer les écouter chers auditeurices. Merci mille fois Amélie, c'était super intéressant de te voir dans le podcast. Merci pour votre écoute. Je suis Pamela Mourinière et vous venez d'écouter un épisode de Quelque chose à vous dire, le podcast qui rebooste les parents séparés. Si le podcast vous aide ou a aidé des personnes de votre entourage, soutenez-le à votre tour en en parlant autour de vous et en lui mettant 5 étoiles et un commentaire positif sur vos plateformes d'écoute préférées. Cela ne vous prendra que quelques minutes et c'est crucial pour rendre le podcast plus visible et soutenir mon travail. Si vous souhaitez me contacter, me suggérer des invités ou de nouveaux thèmes à explorer dans le podcast, envoyez-moi un message à quelquechoseavoudirepodcast.com quelquechoseavoudirepodcast.com Si vous souhaitez suivre les aventures du podcast, rejoindre sa communauté ou tout simplement vous tenir informé de l'actualité en lien avec la séparation et le divorce, suivez Quelquechose à vous dire sur les réseaux sociaux Instagram et LinkedIn Et n'hésitez pas à interagir, c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre. Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode et d'ici là, portez-vous bien. Ciao !