Speaker #1Dans certains cas, évidemment l'enfant va intérioriser ses tensions, ses conflits, ses oppositions. Il y a un moment donné, le fait que nous sommes toujours en dette par rapport à nos parents, c'est ce qu'on appelle la dette de vie. Ça veut dire qu'il y a une dette... incommensurable qui va nous accompagner toute la vie. C'est pour ça d'ailleurs que quand nos parents vieillissent et que leur état de santé, mental ou physique, les amène à devoir être dans des lieux on va dire institutionnalisés, maisons de repos, de soins, eh bien, des enfants vont voir leurs parents. Et parfois même, les parents ont perdu leur faculté cognitive, les processus démentiels, ne reconnaissent même parfois plus leur entourage, ni même leur enfant. Mais les enfants, quand même, leur rendent visite. quand on leur demande, c'est autant par devoir que par amour. Donc il y a un devoir à l'égard de cette dette incommensurable, c'est ce qu'on appelle la dette de vie. Ça veut dire que tout individu a par rapport à son parent une forme comme ça de déférence, d'obligation. Il y a aussi bien sûr les liens d'attachement, d'amour, d'émotion, de partage, qui viennent évidemment renforcer ce lien premier en tout cas. Donc la loyauté va s'originer dans... tout ce contexte-là, et à un moment donné, c'est très compliqué, parce que comme il y a cette intériorisation, de cette opposition entre les parents, un enfant, il peut pas être casque bleu très longtemps. Il y en a qui essayent, mais à quel prix ? À quel prix ? Comme je disais tout à l'heure, ça occupe tellement l'enfant qu'il ne peut plus alors mobiliser son énergie pour apprendre, avoir du plaisir, pour faire du sport, être artiste, voir ses amis, ses copains, donc ça va le capter, ça va cette énergie. va effectivement l'occuper, et donc à un moment donné, ce conflit de loyauté va effectivement amener l'enfant à dire « j'en peux plus, je ne peux pas être casque bleu, je ne peux pas me partager de manière équitable » . Merci.