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Radio Peyi

Kozé FAPEEG : L'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle

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1h01 |27/03/2025
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Transcription

  • Speaker #0

    Avec nous ce matin dans le CosefAPEG de ce mercredi 19 mars, nous allons parler d'un sujet essentiel mais parfois controversé, l'ivrace, l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Un programme a été mis en place pour accompagner les jeunes dans leur compréhension des relations humaines, du respect, du consentement et de la sexualité. Pourquoi est-il important d'en parler dès le plus jeune âge ? Quels sont les enjeux ? de cette éducation dans notre société actuelle et pourquoi suscite-t-elle parfois autant de débats ? Pour en discuter ce matin, plusieurs personnes, dont la présidente de la FAPEG, Aïssa Touchambo. Bonjour.

  • Speaker #1

    Bonjour Kylian, comment ça va ?

  • Speaker #0

    Un plaisir de vous retrouver, franchement ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    Ah, mais c'est gentil.

  • Speaker #0

    Ça fait très longtemps.

  • Speaker #1

    Oui, très longtemps, obligation professionnelle oblige.

  • Speaker #0

    C'est que ça travaille très très bien. Également à côté de vous, Nathalie Barthélémy, bonjour.

  • Speaker #2

    Oui, bonjour monsieur, bonjour aux auditeurs.

  • Speaker #0

    Vous êtes chargé de mission SSR au pôle santé sociale du rectorat de Guyane, c'est bien ça ? Oui, c'est bien ça. Dans cette discussion que nous allons avoir ce matin, et Valérie Hinton qui est en chemin, qui va nous rejoindre également, qui est sexologue et qui est intervenante à Evras, dans cette discussion que nous allons entamer ce matin, nous allons également inclure les auditeurs du Radio-Pays qui sont comme à chaque fois les bienvenus au 05 94 36 36 06 et ensemble nous allons éclaircir réellement ce qu'est l'Evras, démontrer, démonter... certaines idées reçues et voir comment elle peut être un outil puissant pour prévenir la violence et favoriser le bien-être des jeunes.

  • Speaker #1

    Effectivement, Kylian, merci pour cette entrée en matière. Alors, c'est vrai qu'on a, ça fait un moment qu'on voulait aborder cette thématique, puisqu'on est, au niveau de la FAPEC, sollicité par pas mal de parents. C'est un sujet, les VARs ou les VRAs, je ne sais pas quel est le bon terme, qui fait débat au sein de la communauté éducative. Et il y a beaucoup de parents qui sont... opposés et là on a cherché à comprendre pourquoi on sait qu'il y a eu des dérives par le passé sur certains contenus les contenus qui étaient diffusés aux enfants, donc là on va mettre les choses à plat pour essayer de comprendre le sujet alors c'est un sujet qui n'est pas nouveau puisqu'il est issu de la loi du 4 juillet 2001 alors je vais lire rapidement qui dit que l'éducation à la sexualité est une éducation obligatoire. C'est dans le Code de l'éducation qui précise qu'elle doit être dispensée dans les écoles, les collèges, les lycées, à raison d'au moins trois séances annuelles par groupe d'âge homogène. Les modalités de mise en œuvre par le personnel de l'éducation nationale sont définies par la circulaire du 4 février 2025. Alors c'est vrai que ça fait un delta, 2001-2025, 24 ans pour une circulaire d'application. Pourquoi ? Donc j'espère que... Notre invitée, Mme Barthélémy, pourra répondre à toutes nos questions.

  • Speaker #0

    Mme Barthélémy, merci d'être là ce matin dans le cause FAPEG. Tout d'abord, et ça semble évident, nous allons commencer par la base, ce qu'est l'ivrace exactement et quels en sont les objectifs ?

  • Speaker #2

    Alors l'ivrace, c'est l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Après, il y a d'autres appellations, l'éducation à la sexualité, on a parlé aussi des varaces. L'objectif premier, c'est vraiment d'éduquer, de donner les connaissances et surtout les compétences aux enfants pour avant tout les prévenir contre les violences sexuelles. Ça, c'est vraiment un objectif premier et très, très important au regard du nombre d'enfants qui subissent des agressions, des violences sexuelles avant même l'entrée au collège. Donc c'est un objectif, on va dire, fondamental. Premier objectif de cette loi de 2001, prévenir les violences sexuelles. Et en 2001, il y avait aussi l'idée au collège, au lycée, de faire en sorte que les enfants se protègent aussi de certaines maladies et aussi évitent les comportements violents, des relations, on va dire, nocives, toxiques. Donc voilà, c'était l'idée d'apporter... le respect dans la relation, le respect de soi et le respect de l'autre. Voilà, de pouvoir protéger son intégrité physique. Il faut vraiment entendre que c'est un objectif phare. Le deuxième objectif, c'est d'atteindre, en tout cas d'atteindre une égalité entre les filles et les garçons. Égalité essentielle parce que quand on n'est pas dans cet aspect d'égalité, eh bien, il s'avère que les préjugés sexistes, à savoir les... L'idée qu'une fille doit faire ça, se comporter de la sorte, et qu'un garçon doit, au regard du rôle que la société lui donne, se comporter de la sorte, et bien ça crée un sexisme, c'est-à-dire une manière différente de considérer les garçons et les filles dès le plus jeune âge. Voilà, donc le deuxième objectif c'est de déjà leur donner les outils, les moyens de compréhension pour qu'ils puissent... être dans ce respect entre les filles et les garçons.

  • Speaker #0

    Ça veut dire qu'il y a vraiment beaucoup de prise de conscience, parce que le débat est très large, et à travers les doubles adjectifs que vous avez cités, il y a énormément de choses. J'ai pu noter des choses très intéressantes dans ce que vous venez de dire, notamment le fait de pouvoir créer un maillage encore beaucoup plus fin pour pouvoir détecter les enfants qui seraient victimes de violences sexuelles à domicile ou bien à l'extérieur des établissements scolaires. détecter et repérer ses enfants le plus rapidement et de permettre également de donner à ses enfants ces codes nouveaux de la société puisque les enjeux sociétaux ont énormément évolué sur les relations entre les hommes et les femmes et les relations entre les êtres humains en tout cours entre eux. Donc c'est permettre d'avoir encore une fois une conscientisation. Ça veut dire qu'aujourd'hui, au sein du gouvernement, au sein du ministère de l'Éducation nationale, il y a vraiment cette volonté d'outiller, dès le plus jeune âge, les jeunes à une compréhension des interactions qu'ils pourront avoir avec leurs camarades ou bien avec des adultes ?

  • Speaker #2

    Oui, mais comme l'a dit Adam précédemment, ça date de 2001.

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ?

  • Speaker #2

    Il y a eu énormément de lois entre-temps qui ont rappelé. Il y a une loi très importante en 2018 qui a rappelé ces trois séances annuelles obligatoires. Mais cette loi de 2018 a rappelé aussi toutes les thématiques. qui devrait être abordée dès le plus jeune âge. Il était même question en 2018 d'avoir l'éducation à la vie relationnelle et affective dès la petite section. Puisque l'idée, une fois de plus, c'est de donner les éléments aux plus jeunes enfants pour qu'ils puissent se protéger contre les agressions et surtout quand ils en subissent, qu'ils puissent libérer la parole. Parce que les enfants ont du mal à... à parler de ces violences subies et nous on leur explique, on leur donne la possibilité d'aller voir des personnes éducation nationale pour lesquelles ils ont un minimum de confiance pour pouvoir exprimer ce qu'ils des fois subissent et après on peut enclencher les procédures. Mais je voulais quand même rappeler que l'objectif c'est d'être dans la prévention. Alors oui, évidemment qu'il faut dépister et agir au plus vite. pour ces enfants qui subissent des violences. Mais nous, on est dans la prévention. On essaye d'agir en amont, justement, pour éviter que les enfants, dès le plus jeune âge, mais aussi les collégiens et les lycéens, se retrouvent en situation de vulnérabilité. Et cette situation de vulnérabilité est de plus en plus fréquente au collège parce que les réseaux sociaux peuvent aider au harcèlement.

  • Speaker #1

    Alors justement, Mme Barthélémy, concrètement, à l'école maternelle, en tout cas à l'école primaire, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ? Qu'est-ce qui est diffusé comme information ou comme contenu ? Puisqu'il y a beaucoup de parents qui disent que c'est de la sexualité qu'on apprend aux enfants à faire ceci ou cela. Concrètement, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ?

  • Speaker #2

    Alors, avant tout, on ne parle pas d'éducation à la sexualité. Au plus jeune âge, on va parler de compétences. psychosociale. Vous allez entendre ce terme de plus en plus souvent puisqu'il y a vraiment une volonté de déployer les compétences psychosociales dès le plus jeune âge. Alors les compétences psychosociales c'est apprendre à l'enfant à se connaître, connaître ses émotions, connaître les émotions des autres et à pouvoir développer une connaissance de soi, une estime de soi, connaître l'autre et dans le respect de l'autre. Donc avant tout, là on ne parle pas de sexualité. Là on est vraiment dans des... des relations affectives. Et à partir du SEM1, SEM2, on va apprendre aux enfants la connaissance du corps, des parties intimes. Et voilà, on va s'arrêter à ça, c'est-à-dire ce sont vos parties intimes. Et n'importe quelle personne ne peut pas toucher vos parties intimes. Et voilà, nous on va de manière très concrète s'arrêter à ça concernant la sexualité.

  • Speaker #1

    Donc c'est de la prévention.

  • Speaker #2

    On est dans de la prévention et en élémentaire on n'est absolument pas sur des pratiques sexuelles. On est vraiment sur la connaissance de son corps, sur la connaissance des modifications et une fois de plus j'insiste sur la protection de l'autre. À l'heure du téléphone, à l'heure des réseaux sociaux, il faut savoir que les enfants peuvent se retrouver dans des situations de vulnérabilité, où vous avez des adultes qui peuvent, à travers le téléphone, les contacter, leur envoyer des images à caractère pornographique. Donc nous, on s'attelle dès l'école élémentaire à les protéger, et après au collège, on va rentrer un peu plus dans ce qu'on appelle s'appelle l'éducation à la sexualité.

  • Speaker #0

    Sacré débat, un sacré débat sur les réseaux sociaux. Et merci beaucoup à Valérie Linton qui est en train de nous rejoindre. Cette voix que vous connaissez également puisque c'est son jour, le mercredi. Donc ça fera double journée pour elle sur Radio-Pays. Merci beaucoup Valérie. Bonjour. On va installer le micro. Bonjour Valérie, ça va ? Merci d'être là. C'est un sacré débat, je le disais à l'instant, l'Evrace avec beaucoup de parents qui estiment deux choses qui sont d'ailleurs totalement légitimes et que l'on peut entendre. La première étant que ce n'est pas à l'école, à l'éducation nationale à faire l'éducation sexuelle de leurs enfants ou en tout cas à amener des informations concernant l'éducation sexuelle. Et d'autres vont encore plus loin en disant qu'il y a quand même ce jeu habile qui ressemblerait à un travail de dépossession. de la parentalité, que ce que les parents doivent faire, ils sont en train de se retrouver dépossédés par le système d'éducation nationale. Donc, quelque part, qu'il y aura double voie. Il y aura celle des parents, celle de l'éducation nationale, et qu'ils n'ont pas envie que dans la tête de leurs enfants, il y ait ce bras de fer concernant des choses aussi sensibles, notamment que la sexualité.

  • Speaker #2

    Alors, il n'est vraiment pas question de prendre la place des parents, mais absolument pas. Par contre, il s'avère qu'il y a un réel tabou sur la sexualité. Il est très très difficile souvent aux parents de parler de sexualité avec les enfants. Et du fait de ce tabou, les enfants s'expriment peu avec les parents sur leur sexualité, sur les comportements sexuels qu'ils peuvent observer très très très tôt. Je rappelle qu'à l'entrée en sixième, on a quasi un enfant sur deux qui s'est retrouvé face à des images à caractère. acteurs pornographiques, des images qu'il n'aura pas recherché à voir à travers, le plus souvent.

  • Speaker #0

    Donc, il est victime, il se retrouve en tant que victime exposé à des images pornographiques.

  • Speaker #2

    Mais un enfant ne va pas facilement parler, sauf si, dans la famille, on va vraiment lui tendre la perche pour discuter sexualité. Mais il s'avère qu'en discutant, les parents nous disent eux-mêmes qu'il est quand même assez difficile de parler sexualité. Et donc, c'est souvent... par des tabous, par des... Comment dire ça ? Souvent, les parents vont interdire, ne vont pas vouloir.

  • Speaker #0

    Plutôt que de parler, ils vont carrément interdire et mettre encore une chape de plan supplémentaire sur le sujet. Alors que selon vous, il faudrait vraiment libérer la parole ?

  • Speaker #2

    Il faut libérer la parole. Absolument. D'autant plus qu'il se passe quand même des échanges à travers les réseaux sociaux qui sont... Ils sont objets à... comment dire ça... qui font craindre quand même la suite et dans ces moments les enfants vont rarement vers les parents pour discuter. Ils vont aller vers des camarades, mais les camarades des fois ne sont pas plus outillés.

  • Speaker #0

    Oui, c'est une connaissance empirique parfois qui se base sur des choses qui sont totalement erronées. Valérie Linton est sexologue, vous la connaissez, c'est la voix de Wishi Wishi, l'une des voix de Wishi Wishi le mercredi soir, mais qui est également intervenante en ivra. C'est comme ça qu'on dit Valérie ? Oui, c'est ça. Intervenant en ivrasse, ce n'est pas la première fois que nous entamons cette discussion sur Radio-Pays et à chaque fois nous nous heurtons à ce même bloc de réticence, de crainte, de peur de certains parents. D'où vient le problème ? Pourquoi il y a cette opposition aussi forte qui parfois même refuse d'entendre que le programme est vraiment très sécurisé et il aborde de manière très saine et qu'il y a des niveaux ? On ne parle pas de sexualité à des enfants qui sont à l'école primaire, on ne va pas parler d'actes sexuels aux enfants de l'école primaire. Pourquoi ça n'est pas entendable pour certains parents ?

  • Speaker #3

    Un petit peu, je vais faire un peu ce que dit Mme Barthelmy. Mais en fait, je pense vraiment que déjà, il y a un tabou qui est là. C'est sûr, il y a un tabou. On dit qu'on peut très bien parler sexualité dans notre département sous forme de rigolade, de plaisanterie entre amis. Mais dès lors où ça devient sérieux, là, c'est un petit peu plus compliqué.

  • Speaker #0

    Ça touche aux enfants aussi ?

  • Speaker #3

    Alors ça touche aux enfants, mais là, du coup, j'ai envie de dire qu'il y a un deuxième point en dehors du tabou. Je pense que c'est aussi l'éducation, justement ce que je fais, l'éducation à la vie relationnelle et vie affective et sexuelle qu'en fait les parents n'ont peut-être pas eu. Du coup, c'est souvent les mêmes arguments qui arrivent. Mais moi, j'ai appris seule. On ne m'a pas appris, on ne m'a pas montré. Et on montre effectivement qu'il n'y a pas eu cette éducation à la sexualité, qu'elle soit dans le cercle familial. ou alors à l'école. Donc on voit bien que le fait qu'il y ait méconnaissance de ce sujet et qu'au final, certains parents aient dû apprendre seuls, et quand je dis seuls, on parle d'une sexualité active, on ne parle pas d'émotion, on ne parle pas de notre rapport aux autres, parce qu'il est question de ça en fait, dans les ateliers que je peux prodiguer aux élèves. On ne parle pas que de sexualité telle que le pense l'adulte.

  • Speaker #0

    Comment l'adulte le voit ? Je pose la question parce que c'est vrai que très souvent, on a une espèce de cloisonnement de trois visions différentes. Celle des adolescents, des enfants, celle des intervenants en Evras, et celle des parents. Quelles sont les trois visions ? Comment elles se matérialisent ces trois visions différentes ?

  • Speaker #3

    Celle des parents, avec le recul pour discuter pas mal avec eux, j'ai envie de dire qu'ils... C'est tel que ça se fait dans le lit, dans la chambre.

  • Speaker #0

    Ah oui d'accord, on est dans l'intimité même du coup.

  • Speaker #3

    On est vraiment dans l'intimité en fait. Et ils pensent que du coup l'intervenante en Evrace va venir expliquer à leurs enfants ce qui se passe dans la chambre à coucher. Tel que eux ils la font, tel que eux ils font leur sexualité, tel que... Du coup comme on a tous une sexualité différente, du coup ils pensent que c'est personnel de dire mais attendez vous allez expliquer à mon enfant comment moi je fais l'amour avec mon mari. Mais en fait il n'est pas question de ça. Et puis en plus... Ce que je trouve d'autant mieux encore cette année, c'est qu'avec le nouveau programme qui a apparu fin janvier, c'est que là, tout est expliqué. Donc, à partir du moment où, ok, vous n'êtes pas d'accord, mais que vous voulez quand même vous y intéresser parce que c'est obligatoire. Donc, au bout d'un moment, que vous vouliez ou pas, vous aurez toujours la possibilité de ne pas mettre vos enfants à l'école ce jour-là. Mais à un moment donné, il y a de l'interaction entre eux. C'est là où ils passent le plus clair de leur temps. C'est là où se passent leurs interactions. C'est là où se passe beaucoup de choses. Pas plus tard qu'hier, en intervention en Évrace, j'entends des choses qui se passent dans l'enceinte de l'école. Donc il faut que l'école, oui, et pour rebondir à ce que disait Mme Barthelmy, on n'est pas là en tant qu'intervenant en Évrace pour remplacer les parents, on vient en complément des parents. Et il faut aussi se dire que tous les parents ne parlent pas de sexualité, pour toutes les raisons que j'ai évoquées, et que du coup, il faut donner cette éducation à tous les enfants, que tous les enfants aient... Justement, ce rapport aux autres, et puis quand je parle de rapport aux autres, je parle aussi de différence. Parce que oui, je sais qu'il y a beaucoup de personnes, la dernière fois qu'il y avait appelé, je me rappelle d'un monsieur qui avait appelé pour dire oui, on va parler d'homosexualité. Ben oui, parce que c'est ce qui fait notre société transsexuelle, homosexuelle, les personnes, les différents genres. Il faut qu'on en parle, puisque c'est notre société. On ne peut pas cloisonner en fait.

  • Speaker #2

    Tout à fait d'accord, Madame Linton, mais en école élémentaire, là je voudrais quand même rassurer les parents, en école élémentaire, on va leur donner les compétences pour qu'ils puissent respecter les choix des autres.

  • Speaker #0

    Donc on parle de la notion de consentement.

  • Speaker #2

    On parle de la notion de respect avant tout, en école élémentaire, respect de la différence. Donc il s'avère que oui... Plus l'enfant va grandir, il sera collégien, lycéen, et plus on va aborder ses orientations.

  • Speaker #0

    J'ai une question concernant le consentement tout à l'heure. Mettez vos casques, mesdames, parce que nous avons les premiers appels qui arrivent ce matin. Je vous rappelle que vous êtes au cœur du Cosef APEC de ce mercredi 19 mars et que nous parlons de l'Evras, l'éducation. à la vie relationnelle, affective et sexuelle et savoir ce qu'on doit en penser et ce qu'on doit en faire, nous, en tant que parents, afin de mieux comprendre ce à quoi seront exposés, et je mets des guillemets autour d'exposés, nos enfants dans les établissements scolaires. Vous êtes sur Radio-Pays, 05 94 36 36 06. Bonjour.

  • Speaker #4

    Allô ? Oui, bonjour, Kylian,

  • Speaker #0

    c'est Bébert. Bonjour, Bébert, comment ça va ?

  • Speaker #4

    Ça va, bonjour. On peut appeler au téléphone, je ne sais pas. Elles sont trois. Elles sont trois, c'est bon. Bonjour. Bonjour,

  • Speaker #0

    bébé.

  • Speaker #4

    Bonjour,

  • Speaker #1

    monsieur.

  • Speaker #4

    Je vous demande, c'est moi, je suis en train de faire l'opinion, et je respecte les opinions de chaque personne. Je pense qu'on vit dans une société de malades, et vraiment malades. Et les gens qui ont décidé de faire ce genre de programme pour mettre à l'école, c'est eux. Je pense qu'on est arrivé au bout de la société. On est arrivé à un truc aujourd'hui, mais comment le qualifier ? Je ne trouve pas les mots pour le qualifier. En tout cas, moi, je suis content d'être au programme. Moi, je suis père, mes enfants sont grands, et ils ont été à l'école, ils sont mariés, ils ont des enfants. Ils n'ont pas fait des cours de l'éducation à l'école. Et aujourd'hui, et j'en ai fait, leur maman aussi, il n'y a pas de problème, ils ont des éducations à l'école. Et bien, aujourd'hui, ils ont des enfants. Et puis, ils sont bien, ils sont très épanouis dans la relation sexuelle avec leur épouse. Donc aujourd'hui, est-ce qu'aujourd'hui, il faut démontrer, aux autres, les parents disent que oui, c'est dans la somme que ça se passe, blablabla. Je crois que tout le monde, je ne sais pas si tout le monde est dans le même sac, il y a des parents, beaucoup de parents qui font l'éducation sexuelle de leurs enfants. pas uniquement au niveau de la pro-sexuelle, il y a beaucoup de choses dans la sexualité. Mais les parents, vous avez dit beaucoup de parents, et là moi je m'indiffuse quelque fois de me dire sur le plateau, de me donner des statistiques aujourd'hui pour me dire quel est le nombre de parents qui ne parlent pas de sexualité à leurs enfants. Je veux mieux savoir ça, mais je maintiens ma position, on vit dans un monde de malades, mais vraiment de malades.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Bébert. Mesdames ?

  • Speaker #3

    Alors moi, j'ai envie de répondre à Bébert en lui disant que, effectivement, et tant mieux si ses enfants ont pu bénéficier de rapports pour parler, en tout cas de dialogue avec lui, pour pouvoir parler de l'éducation sexuelle. Mais ce n'est pas le cas de tous les parents et que dans nos interventions, on doit englober tous les enfants. Et je trouve que c'est... C'est un peu mettre de côté ceux qui n'ont pas cette chance, comme les enfants de ce monsieur par exemple, de pouvoir parler de sexualité. Et je voulais aussi dire une deuxième chose, c'est que dans le programme, parce que je n'avais pas tout à fait terminé, de dire que dans ce programme, d'où j'incite vraiment les gens à le regarder, parce qu'il est quand même bien fait, où on montre vraiment que de l'école maternelle et l'école primaire, on ne parle pas de sexualité. qu'on parle du respect, qu'on parle du consentement, qu'on parle de connaissance du corps. C'est quand même bien fait avec 4 ans, 5 ans. Ce qu'on va parler, à quel âge ? Parce que bien sûr, on va se mettre aussi... En fonction de l'âge de l'enfant, on va avoir un discours. On ne peut pas parler à un enfant de collège comme à un enfant de primaire ou de maternelle. Donc j'insiste sur ce fait vraiment. Et encore une fois, j'ai envie de dire, je suis désolée parce que... envie de pousser, et là c'est peut-être la thérapeute de couple qui parle, alors oui peut-être que Bébert il a parlé à ses enfants et c'est une parenthèse que je fais mais en fait ils ont eu des enfants il n'y a pas de problème, mais en fait vous ne savez pas vraiment ce qui se passe dans leur intimité en fait vous ne savez pas vos filles et vos garçons je ne sais pas si c'est que des filles ou des garçons si c'est mélangé, vous ne savez pas en fait comment eux ils vivent cette sexualité parce qu'en fait peut-être qu'ils ne vont pas venir à un moment donné il y a une espèce Pas de secret, mais je veux dire... De gêne ? Non, pas de gêne, mais à un âge, on ne parle plus de... On va avoir cette nuance où on ne va pas parler de sexualité, de comment ça se passe avec son mari, dans le lit, avec ses parents. J'en reçois tous les jours des couples qui me disent, oui, c'est vrai, mes parents ont abordé certaines choses, mais là, je suis en train d'en découvrir, parce qu'elle est en interaction ou il est en interaction avec un homme ou une femme. Et du coup, tout ça se mélange. Donc en fait, oui, il a peut-être donné une base à ses enfants, et ça, je n'en dis ce qu'on ne vient pas. Mais de dire qu'il n'y a aucun problème, ça en fait, il ne sait pas.

  • Speaker #0

    En gros, c'est la différence qu'il y a entre dire à ses parents « j'ai un copain » , d'avouer à demi-moi à ses parents qu'on commence à avoir des relations sexuelles et de ne pas dire à ses parents comment se passent ces relations sexuelles. C'est un peu ça.

  • Speaker #3

    On va dire que c'est un peu ça. C'est un peu ça. C'est pas un peu ça, c'est souvent.

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça. Dardeville est avec nous ce matin. Mettez vos casques, mesdames. 05 94 36 36 06. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour Dardeville.

  • Speaker #5

    Bonjour, M.

  • Speaker #3

    D'Ardeville.

  • Speaker #5

    Alors, vous avez vu, moi, je suis venu dans votre... Je me suis déplacé.

  • Speaker #3

    Je vais vous en remettre.

  • Speaker #5

    C'est toujours parce que... Je vais à l'information pour que tu ne me parles pas, quand il est à côté de nous, blou blou blou. Mais je regarde ce qui se passe aussi là-bas. Peut-être que vous êtes sincère dans ce que vous faites, mais les dérives s'installent tellement vite. Et c'est là que beaucoup de parents ont peur. Des parents qui suivent leurs enfants, parce que les parents ne suivent pas leurs enfants. Alors moi, la question que j'aurais à vous poser, c'est pourquoi ne pas faire ces cours-là aux parents ?

  • Speaker #0

    Parce que vous êtes en train de me dire là, la plupart du temps, que les parents ne font pas, il y en a 10% qui le font sur une classe. 10% m'en trouvais beaucoup. Bon, enfin bref, 10% qui le font. Mais, c'est aux parents, mais vous voyez même que les parents ne s'intéressent pas à ça. C'est ce que j'ai dit,

  • Speaker #1

    depuis que j'y suis allée,

  • Speaker #0

    il n'y avait que trois parents.

  • Speaker #1

    Vous avez vu que ce que je proposais, c'était surtout aussi d'inclure les parents. parents dans l'Evrace, si vous avez vu le monde d'intervention.

  • Speaker #0

    L'idéal, c'est déjà de faire l'école, faire un truc à l'école avec les parents. Ça, ce serait déjà de meilleure augure. La deuxième chose, moi, ce qui me gêne beaucoup, c'est le mot que vous avez employé tout à l'heure, où l'enfant aura l'idée du consentement. je perds au consentement. Sauf quand vous êtes devant des hommes ou femmes manipulateurs, parce que là, on remettait tous les deux là-dedans, les hommes comme des femmes manipulateurs, et qui savent comment se prendre avec un enfant, et qui savent maintenant que l'enfant a cette possibilité d'adhérer ou pas, va pouvoir plus facilement... arranger les choses et devant une cour de justice pour casser cette innocence de l'enfant, comme il a eu l'information à l'école, donc l'enfant a accepté. Et c'est là que beaucoup de parents, je pense, ont peur.

  • Speaker #2

    Le raccourci, il est vraiment vite fait. Je te pose la question d'Ardeville. Est-ce qu'un enfant informé, justement, n'est pas un enfant qui peut-être aura... Parce que moi je fais confiance à l'intelligence des enfants, il faut leur faire confiance. Est-ce que l'enfant justement ne pourra pas mieux voir les outils de manipulation qu'il y a en face de lui ?

  • Speaker #0

    Alors déjà une femme adulte ou un homme adulte n'arrive pas à voir en face la manipulation. Anne-Symone, qui est moins fragile, a arrêté Kylian. Oui mais au moins il pourrait le dire.

  • Speaker #1

    Déjà une femme qui sait déjà.

  • Speaker #0

    Non mais une femme déjà qui sait. qui connaît, qui arrive à se faire... qui arrive... c'est pas un enfant. Un adulte, un adulte, un enfant déjà, la plupart du temps, respecte un adulte. Un enfant pense qu'un adulte est toujours là pour le protéger.

  • Speaker #2

    En 2025,

  • Speaker #0

    alors ?

  • Speaker #3

    Dans le quart de ville, ça veut dire qu'il ne faut pas faire de prévention à l'école.

  • Speaker #0

    sur ce côté-là, je vous le dis encore une fois, commencez par les parents, faites ce truc-là à l'école avec les parents, comme ils viennent chercher les enfants, parce que la plupart du temps, quasiment tous les parents sont là pour venir récupérer leurs enfants. Prenez-leur là déjà, et faites-leur le courant, et vous verrez les réponses. Et puis je termine avec une dernière chose, vous savez pourquoi les enfants ne parlent pas de sexualité à leurs parents ?

  • Speaker #3

    C'est pas beau.

  • Speaker #0

    Parce que c'est quelque chose d'intime. Vous, vous êtes sexologue, vous... savez de quoi vous parlez. Comme les personnes viennent, les personnes qui viennent vous voir, c'est de quoi ils parlent. Mais la plupart du temps, les personnes se refusent parce que c'est intime. Je dis ça, je dis rien sur ce point. Je ne vais pas m'en obliger.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup, Dardoville. Je prends un autre appel également et vous pourrez répondre, mesdames. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #4

    bonjour. Bonjour, Mme. Aurélien, à l'appareil.

  • Speaker #2

    Bonjour Soria.

  • Speaker #4

    Donc, je vais tout de suite rebondir sur les propos du monsieur, donc juste avant moi, pour montrer en fait le paradoxe et ce paradoxe évoqué montre l'importance de ce genre de programme à l'école parce que quand bien même les parents seraient formés à ce programme, il évoque bien la peur, la gêne des enfants de par ce côté très intime, très personnel. pour les enfants d'aborder ce genre de sujet avec les parents. Donc c'est d'autant plus important à mon sens d'éveiller les enfants à cette libération de la parole pour pouvoir briser ce tabou et permettre de relier le dialogue parents-enfants sur ce sujet qui est aussi sensible. Le deuxième point que je voulais aborder également, et on n'en a pas suffisamment parlé à mon sens, c'est de ne pas oublier qu'on est quand même sur un territoire où... Le poids de la religion n'est pas, à mon sens, un facteur à dénoncer et à écarter de ce genre de débat. Le poids de la religion est aujourd'hui un fondement culturel en Guyane qui ancre les pratiques des parents et ceux qui ont bien même une bonne volonté à essayer de raccorder le dialogue sur l'apprentissage de la sexualité et de la protection. de leurs enfants. Donc je pense que... Et ces deux facteurs-là sont d'autant plus forts quant à l'importance de ce genre de programme au sein des écoles. Donc voilà, j'encourage tous les professionnels de santé et nos deux éditeurs actuellement à l'antenne à continuer leur travail en la matière.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup Soraya. On prend un autre appel. Il y a énormément de personnes qui appellent ce matin. Je suis sur quelle ligne ? Bonjour.

  • Speaker #5

    Oui, bonjour.

  • Speaker #2

    Bonjour Alizé, on vous écoute.

  • Speaker #5

    Oui, en fait, je voulais juste dire que je veux faire un focus sur les familles monoparentales, en fait, qui se retrouvent parfois avec un ou plusieurs enfants en garde partagée et qui, finalement, malgré un certain dialogue, on n'arrive pas à rentrer, finalement, peut-être dans des discussions de l'ordre de l'intime avec leurs enfants. Du coup, finalement, il y a des non-dits en France. Et donc, ce n'est pas faute des parents, mais est-ce qu'il n'y aurait pas aussi peut-être de la timidité de la part des enfants, ou bien une communication qui est là, mais qui n'arrive pas à aller plus loin aussi. Donc, l'idée de poser des questions à ses enfants, certes, je pense qu'il y en a beaucoup. Beaucoup de parents posent des questions à leurs enfants pour savoir si ça se passe bien avec, imaginons, un douceau ou un petit copain. Ça, c'est normal. Après, pour rentrer dans l'intime, c'est plus complexe. Alors, après, c'est aussi la notion... donner la notion à l'enfant de se poser lui-même des questions en disant est-ce que j'ai pas passé la limite ? Et finalement l'idée c'est ensuite à l'enfant de dire tiens j'ai un de mes parents avec qui je peux parler et je peux lui dire. Déjà ça c'est quelque chose de très bien, parce que sinon il y a un déni parfois qui emmène à des... à des grossesses et ça, ça peut être dommageable. Et donc, juste pour dire aussi que finalement, des fois au sein d'une famille, ce n'est pas les parents qui peuvent être, on va dire les conciliants, ça pourrait être aussi quelqu'un de l'extérieur. Et je fais juste un focus sur la pédiatrie, pour le pédiatrique, femmes, enfants, l'hôpital où finalement il y a des psychologues qui finalement se retrouvent parfois avec des adolescents qui Si on a pu dire des choses qu'ils n'ont pas dit à leurs parents.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup pour votre appel. On a pu entendre ces auditeurs. Je vous pose une question en supplément, mesdames. Est-ce que dans cette compréhension, dans ce qu'on entend par l'ivrace, est-ce que les parents, en tout cas les opposants, n'entendent que la partie sexuelle qui arrive à la fin, alors qu'avant, il y a éducation à la vie relationnelle, affective ? avant d'arriver à sexuel. Est-ce que les app, cette partie-là ?

  • Speaker #1

    C'est ce que j'ai dit la dernière fois lorsque j'ai fait mon atelier justement qui était ouvert aux parents, la réunion d'information. Je leur ai dit dans ce mot Evras en fait on n'entend que ça, on n'entend que la fin. Et je leur avais posé une deuxième question et Dardeville d'ailleurs c'est vrai s'était déplacé, monsieur Dardeville pardon s'était déplacé, c'est l'habitude. J'avais dit voilà. qu'est-ce que, j'avais marqué le mot sexuel ou sexe et j'avais dit voilà dites-moi ce que ça vous parle, ce que ça vous dit et en fait il y a eu plein de choses qui ont été dites et le monsieur le premier je crois que c'est Bébert qui là pour le coup je suis d'accord avec lui il n'y a pas que la sexualité telle qu'elle est pensée par les adultes il y a plein d'autres choses qui englobent cette partie sexuelle il y a la prévention des grossesses précoces, il y a le consentement il y a plein de choses, il y a la contraception il y a plein de choses en fait ... Mais pour rebondir à ce qu'a dit le dernier auditeur, je pense que c'est aussi une habitude, si dès tout petit, vous commencez déjà à juste dire un mot est un mot. L'apprentissage des noms du corps.

  • Speaker #2

    Ça avait coincé la dernière fois quand on en avait parlé.

  • Speaker #1

    Ça avait coincé parce que...

  • Speaker #2

    Dire à un enfant de 5 ans que ce n'est pas un zizi, c'est un pénis. Il y a des parents qui, pour eux, ça coince un peu.

  • Speaker #1

    Ils sont contre, mais pourquoi en fait ? C'est pas comme ça que ça s'appelle vraiment ? Si ça gêne, c'est que déjà là, on pense à autre chose. On est parti sur autre chose. Pourquoi quand je dis un bras, une main, des doigts, ça ne pose pas de problème ? Après, c'est pas tant que... Dire un mot à partir du moment où il sait que où est placée cette partie intime de lui, je ne veux pas absolument forcer les parents à dire, mais sachez qu'un mot est un mot. Si je dis bras, si je dis doigts, si je dis oreilles, là ça ne choque pas. À partir du moment où j'ai dit vulve, vagin, pénis, ça y est. Parce qu'en fait, de suite, on fait la connotation sexuelle. Alors qu'un petit garçon de 4 ans, une petite fille de 4 ans, lorsqu'elle dit pénis, elle ne voit pas encore ce que c'est, elle n'y est pas encore là.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on le voit, même avec les petits noms, quand les enfants commencent à parler et qu'ils disent ces choses-là, pour eux, c'est innocent dans leur bouche. Parce que c'est des choses qu'ils ont également entendues. Donc, utiliser l'apprentissage pour leur permettre également de se prémunir des violences sexuelles, c'est ça l'idée ?

  • Speaker #6

    Et vous la rajoutez aussi, le terme sexualité choque les parents. Mais on rappelle que les agressions, les violences sexuelles touchent les enfants avant l'entrée au collège. Une agression sur deux. concerne un enfant qui n'a pas encore eu ses enceintes, qui n'a pas fêté son deuxième anniversaire. Une agression sexuelle,

  • Speaker #2

    c'est de la sexualité. Pourquoi on ne communique pas plus largement sur ces chiffres-là ? Parce que communiquer sur des choses qui restent malheureusement confidentielles ne permet pas de mieux comprendre la pertinence de la mise en place de ce programme. Sauf que ces chiffres, ils sont effrayants. Ils deviennent de plus en plus éloquents chaque année. On entend parler dans les établissements scolaires de plus en plus ... de comportements violents, sexuels, des adolescents entre eux, de choses qu'ils subissent à l'extérieur. Pourquoi on n'a pas accès à ces chiffres ? Pourquoi ils ne sont pas diffusés largement ? Pour justement permettre aux parents de comprendre la légitimité et la volonté de vouloir protéger les enfants à l'école et en dehors.

  • Speaker #6

    Alors, ce sont des chiffres qui relèvent de la protection de l'enfance. Et donc, on a des chiffres de la justice et les chiffres... Donc... qui viennent de la CTG, pour tout ce qui est...

  • Speaker #1

    Il y a l'ARX.

  • Speaker #6

    ...administrative. Donc, il y a des chiffres qui sont présents, mais c'est vrai que nous, on aurait peut-être dû, au préalable, faire un plaidoyer, c'est ce qu'on appelle un plaidoyer, expliquer pourquoi l'éducation à la sexualité. Sauf que là, les parents ont l'impression que c'est nouveau. Mais ça fait...

  • Speaker #1

    Ça existe depuis 2001.

  • Speaker #6

    Enfin, ça existe officiellement depuis 2001, mais depuis très longtemps, depuis des décennies, il est question... à un moment donné.

  • Speaker #3

    On faisait science naturelle à l'école.

  • Speaker #6

    Quelque part, c'est la citoyenneté. Expliquez aux enfants le respect de l'autre. Ce soir, vous allez parler pornographie. Là encore, les jeunes, les collégiens, les partenaires qui interviennent dans nos établissements scolaires disent tous qu'en quatrième, les enfants ont des préjugés sexistes et des préjugés sur les comportements sexuels qui sont quand même effarants. Parce que les films pornographiques, une fois de plus, un collégien Contrairement à ce que les parents peuvent penser, même quand les parents sont très stricts là-dessus, ils ont quand même accès à la pornographie.

  • Speaker #2

    Parce qu'il y a un camarade qui a des smartphones et qui montre une vidéo.

  • Speaker #6

    Très au collège, ils ont déjà accès à la pornographie. Ça veut dire qu'ils vont construire leur relation à l'autre à partir des films pornographiques, à partir de scènes qui sont quasi systématiquement des scènes violentes. Ça aussi, c'est quand même avec des pratiques qui ne sont absolument pas des pratiques altruistes, des pratiques... qui se veulent donner aussi du plaisir à l'autre.

  • Speaker #2

    Dans le partage, dans la transversalité relationnelle.

  • Speaker #6

    On a aussi des pratiques qui sont complètement mûrées, qui ne respectent pas du tout les...

  • Speaker #2

    Qui sont avélissantes.

  • Speaker #6

    Voilà, avélissantes et qui... qui ne respectent pas la mécanique même et des appareils génitaux. Oui, qui s'émancent du désir. Ils viennent complètement en entendre dans des scènes qui sont des fois surréalistes.

  • Speaker #2

    Et quand vous dites ça, c'est que vous avez eu accès à ces vidéos que ces jeunes regardent. Vous savez, parce qu'on voit parfois...

  • Speaker #1

    Ils nous en parlent dans les affaires des vrasses.

  • Speaker #2

    Ils nous en parlent. Ils nous en parlent. Je vous pose la question à toutes les deux. Ça veut dire qu'il faut quand même que les parents qui nous écoutent puissent... Admettre, entendre que leurs enfants... Ils sont beaucoup plus libres dans leur temps de parole, dans ce qu'ils partagent, avec les intervenants en Évrace, avec les infirmières scolaires qu'avec eux. Ils disent plus de choses.

  • Speaker #1

    Je pense, oui. Ils se confient plus facilement. Vraiment, ils se confient bien.

  • Speaker #3

    De façon générale.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Il y a de la confiance. Vous savez, on les voit tout le temps, systématiquement. Pour certains, ce n'est pas trois séances dans l'année, malheureusement, parce qu'il y a aussi cette difficulté ici, sur notre territoire, mais bien sûr ailleurs aussi. Mais là, je parle de ce qui se passe en Guyane. Il faut savoir que normalement c'est trois séances annuelles par an, mais malheureusement tous ces enfants n'ont pas accès. Donc heureusement oui, qu'il y a les infirmières scolaires, qu'il y a les psychologues scolaires, qu'il y ait ces personnes en fait qui font partie des établissements pour en parler, puis d'autres plateformes aussi.

  • Speaker #3

    J'ai une question, pardon, qui s'adresse peut-être plus particulièrement à Mme Barthélémy, puisque vous dites que les choses sont bien cadrées, notamment depuis la circulaire de février 2025. Malgré tout, il y a quand même, on l'a entendu, par rapport aux auditeurs, qui ont appelé beaucoup de parents réfractaires à ce que les questions de sexualité même de prévention soit abordée à l'école les estime que ça doit être abordé à la maison donc au niveau de l'éducation nationale est ce qu'il est prévu pour rebondir sur ce que disait un des auditeurs est ce qu'il est prévu des ateliers pour les parents et même d'associer les parents à l'évrace je

  • Speaker #1

    réponds de mon expérience en fait via le rectorat il ya des associations dont je fais partie Qui me demande, parce que moi je travaille auprès des élèves, parce que c'est une association qui m'y envoie, et il y a des cafés parentalité. Donc je donne aussi aux parents, et j'invite les parents à venir, mais des fois c'est pas toujours évident, pour trouver la bonne heure, pour trouver le bon jour, pour que les parents puissent aussi, comme disait, je crois que c'est Soraya aussi, il y a beaucoup de freins qui empêchent les parents de venir.

  • Speaker #2

    Il y a la religion, il y a une poids communautaire également.

  • Speaker #1

    Vous savez, contrairement à ce qu'on peut penser, bien sûr... Je ne veux pas impacter les parents qui, eux, n'y arrivent pas. Et ça, ce n'est pas grave, mais si vous n'y arrivez pas, faites-vous aider. Mais par contre, effectivement, pour rebondir et répondre à votre question, il y a des cafés parentalités. Moi, j'en ai déjà fait dans pas mal d'établissements scolaires, principalement école primaire et collège, lycée, non. Mais c'est vrai que les cafés parentalités, c'est fait pour expliquer justement ce qu'est les grâces, pour leur expliquer ce qu'on va faire pendant cette année scolaire. avec les ateliers, parler de l'intervenant, en l'occurrence moi ou d'autres, de l'association, de tout ce qui est mis en œuvre. Donc oui, les cafés parentalités existent, peut-être pas dans tous les établissements, mais voilà.

  • Speaker #2

    Et on choisit les intervenants.

  • Speaker #6

    Au conseil d'école également, la directrice ou le directeur peut présenter la partie séance éducation à la vie affective et relationnelle aux parents. Donc là, on essaie vraiment d'être transparent. Et depuis 2022... devrait inscrire systématiquement les VARS au conseil d'école, de la même manière qu'il doit y avoir une réflexion collective dans les collèges et lycées pour qu'à un moment donné, ce soit pris en compte dans les projets d'établissement, les interventions. Et je voulais juste rajouter, pour compléter les propos de Mme Linton, qu'au-delà des interventions des partenaires extérieurs et infirmières scolaires, ce qui est très important depuis quelques années, c'est que le programme, Ils visent les enseignants, toutes les disciplines.

  • Speaker #2

    Donc ils sont englobés également.

  • Speaker #6

    Voilà, c'est parler égalité, figueur,

  • Speaker #3

    santé,

  • Speaker #6

    respect, oui. Alors on va en discuter. Parler respect et sexualité à travers les enseignements disciplinaires. Et on peut le faire à travers le français, les mathématiques, il n'y a pas que la biologie ou l'SVT. C'est-à-dire qu'on peut appréhender cette éducation à travers tous les enseignements disciplinaires. Et là, ça va être vraiment un plus. Là encore, il faut entendre que depuis 2021, il y a un programme Égalité Fille-Garçon. C'est-à-dire que je suis enseignante demain en histoire géo. J'ai une classe de quatrième. Eh bien, j'ai un programme. du ministère de l'éducation nationale qui me dit ben tiens quand je vais aborder telle partie du programme je peux évoquer avec les enfants cet aspect de l'éducation à la sexualité et je pense que ça c'est important parce que ça va faire vraiment une culture du respect de l'autre dans les écoles et dans les établissements scolaires parce qu'il est question de ça avant tout consentement et tout c'est du respect de l'autre alors qu'il y a tu posais la question

  • Speaker #3

    Comment sont choisis les intervenants et je rajoute même qui les forme ces intervenants ?

  • Speaker #6

    Alors, nous avons donc un parcours de formation à l'école académique de formation continue qui est donc ouvert aux enseignants. C'est vrai qu'il est plus difficile d'avoir des enseignants disponibles pour les formations puisqu'ils ne doivent pas quitter leur classe. Autrement dit, on doit arriver à les former hors des temps scolaires. Et ça depuis deux ans c'est vraiment très contraignant pour nous. Néanmoins, ils sont formés, il y aura bientôt un magistère à savoir une formation en webinaire. Pas besoin d'être présent pour être formé. Donc voilà, c'est ce qui est prévu pour la rentrée 2025 avec six séances d'une heure et demie pour les enseignants. Mais il faut savoir aussi que les associations et les structures qui interviennent dans les établissements seculaires, Pour les associations, un agrément, soit national, soit un agrément académique, et que les structures comme la maison des adolescents, qui dépend par exemple d'un centre hospitalier, vont quand même signer une convention avec le rectorat. Et on est vraiment très transparent, on travaille avec eux, on va à ce qu'on appelle leur copil, c'est-à-dire leur réunion bilan, et qui vont présenter aussi leurs actions futures. Nous, rectorat, nous sommes... invité dans les copies des associations, donc il y a vraiment une transparence et une bienveillance.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, vous avez donc un regard précis sur les associations, donc vous savez ce qu'elles font. Ces associations, avez-vous le même regard très précis sur les personnes qui font partie de ces associations qui vont aller devant les élèves ?

  • Speaker #6

    Alors, les personnes sont formées par notamment des associations qui sont habilitées à le faire, sont formées aussi par GPR, vous avez entendu parler de Guyane Prévention Santé qui offre un panel de formations vraiment intéressant. Vous avez aussi des associations comme GADGE qui forment Idées Santé mais aussi évidemment le Rectorat qui ouvre les formations éducation nationale aux partenaires Et on essaie de mettre en place ce qu'on appelle des formations mixtes.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, je vais encore insister, je vais être plus précis sur ma question. Quelle garantie vous avez que ces personnes qui sont formées, qui font partie d'associations, ne puissent pas passer à travers les mailles du filet et une fois se retrouver devant les enfants raconter n'importe quoi ?

  • Speaker #3

    Oui, alors je complète parce que l'association a l'agrément, mais est-ce que les personnes qui interviennent dans l'association, elles ont un agrément spécifique, individuel ?

  • Speaker #1

    Alors je vais parler pour moi. Parce que je suis intervenante en E.Vras, auprès aussi de GADGE. Et quand j'ai fait ces interventions, on me demande de mes formations ou d'autres associations, pas que GADGE. Mais on va me demander quel est mon parcours. Je dois aussi fournir mes attestations. Et souvent, soit au premier atelier, vous êtes accompagnée de la directrice ou de quelqu'un qui, elle, a l'habitude pour voir. quel va être votre discours, parce qu'effectivement, à partir du moment où on a été formés ici ou ailleurs, moi j'ai été formée ailleurs, j'ai été formée en Guyane, mais oui, ils m'ont fait confiance, mais ça n'a pas été que là en fait. Ils se sont déplacés, on en a discuté, ils ont vu quelle était aussi ma position par rapport à l'Evrace, il y a plein de choses qui se font. Ce n'est pas juste envoyer les gens comme ça, il y a tout un panel de choses en fait avant aussi, mais ça, ça... Ça revient à la directrice ou au directeur de l'association en question de pouvoir se déplacer, d'aller discuter avec son futur partenaire. C'est hyper important.

  • Speaker #6

    Et très important, c'est que dans le premier degré, l'enseignant est présent, systématiquement présent.

  • Speaker #2

    Est-ce que dans cette chaîne, il n'y aurait pas un maillon à rajouter ? Les enseignants sont au courant. Une fois que le rectorat est au courant, que tout le monde a eu la validation, que tout a été signé, est-ce qu'il ne faudrait pas inclure une réunion pour présenter aux parents les personnes qui vont intervenir auprès de leurs enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça le café parentalité,

  • Speaker #3

    mais tu sais que c'est un postériorisme.

  • Speaker #1

    Mais le café parentalité est avant l'association qui va faire les enseignements.

  • Speaker #2

    Est-ce que ce ne serait pas justement, et je prends le problème avec eux, et le problème non ce n'est pas un... Mais je prends le débat avec un peu plus de hauteur. Est-ce que ce ne serait pas au rectorat à impulser ce genre de rendez-vous pour justement montrer le côté solennel de la chose ? À dire qu'une association...

  • Speaker #1

    En partir du moment où vous recevez dans le carnet, moi je sais comment c'est fait. À partir du moment où vous recevez, la maîtresse, la directrice va préparer le mot, ou c'est des fois la directrice, le directeur de l'établissement qui met le mot dans le cahier. Mais ça peut être aussi la maîtresse. À partir du moment où, quelle que soit, maîtresse, directeur ou directrice, mais ou maître, Mets le mot dans le carnet de votre enfant, à mon sens.

  • Speaker #3

    Sauf que, pardon, mais ça ne se fait pas systématiquement. Il y a beaucoup de parents qui nous font remonter aussi qu'ils ne sont pas informés des dates de tenue des ateliers à destination de leurs enfants. Ils ne sont pas informés du tout. Et je rebondis sur la question de Kylian. Effectivement, est-ce que ça ne devrait pas être le rectorat qui met en place, qui généralise ? ces informations, ces sessions d'information à destination des parents, plutôt que ce soit la tâche d'une association qui ne peut pas être partout.

  • Speaker #6

    Mais l'établissement scolaire, il y a ce qu'on appelle dans les établissements scolaires, collèges et lycées, le CESCE. Qui ne se réunit pas forcément toujours. Mais qui se réunit quand même majoritairement et qui présente, je sais que ce n'est pas systématique, mais très souvent, on va présenter les actions qui vont être menées. sur le domaine de la santé et le domaine social aux parents. Mais vous avez aussi à travers Pronote souvent les dates des séances prévues. On a dans certains établissements sur leur site académique la présentation des séances. Le souci, ce qu'on a au rectorat, c'est qu'on ne peut pas généraliser. Il faut savoir que les interventions sont adaptées au climat. de l'établissement scolaire. Il y a des collèges dans lesquels on va nous demander d'intervenir en urgence parce qu'il y a vraiment des problèmes par exemple de nudes.

  • Speaker #2

    On va dire presque comme des brigades d'intervention.

  • Speaker #6

    On aimerait toujours travailler en amont et dans certains cas, on va nous appeler pour dire qu'on a un souci parce qu'il y a eu par exemple ce qu'on appelle plusieurs actions de revenge porn. Ça voit. Des jeunes filles qui ont été filmées.

  • Speaker #2

    Le revenge porn, c'est quelque chose qui est courant dans nos établissements ?

  • Speaker #6

    C'est quelque chose qui est de plus en plus courant. Et juste pour vous dire que, justement, c'est de plus en plus courant au collège, au lycée. D'où l'intérêt, en amont, dès le plus jeune âge, de protéger les jeunes, de leur expliquer les risques.

  • Speaker #2

    Nathalie Barthélémy, est-ce que les parents qui nous écoutent, ceux qui sont pour ou contre l'Evrace, sont... au courant de la violence sociétale qu'il y a au sein des établissements scolaires entre les élèves.

  • Speaker #1

    Clairement, je ne pense pas qu'ils se doutent à quel point. Je ne pense pas.

  • Speaker #2

    Parce que du revenge porn, pour ceux qui ne savent pas, dans la vie extérieure au collège, c'est quand messieurs ou mesdames vous avez envoyé des dénudes, c'est comme ça qu'on les appelle, à votre ancien partenaire, et au moment de la séparation, décident de faire circuler ces photos à tout le monde, à votre insu.

  • Speaker #1

    Si...

  • Speaker #2

    En tant qu'adulte, ce sont des choses qui peuvent nous faire très mal. Imaginez la double sanction pour quelqu'un qui voit son intimité exposée, mais qui devra expliquer à ses parents les raisons pour lesquelles les photos ont été faites.

  • Speaker #1

    Je pense vraiment pas que les parents se doutent de ce qui se passe dans l'établissement parce que ben on l'a dit tout à l'heure il y a plein de raisons à ça alors peut-être qu'il y en a qui se doutent parce qu'ils travaillent dedans ou peut-être qu'il y a plein de raisons à ça c'est que pour tous il y a un point commun de toutes les personnes qui ont appelé c'est que ça revient de l'intime et qu'effectivement s'il y a certaines habitudes ou même sans habitude il y a des fois on n'a pas forcément envie de raconter telle ou telle chose. À nos parents, en fait, nous les intervenants ou les personnes qui sont aptes à faire de l'Evrace, en tout cas, on a ça, on a cette chance, moi j'ai envie de dire, de pouvoir par notre professionnalisme et notre attitude aussi, parce qu'on a une attitude à adopter, de pouvoir récolter ce genre d'informations. Parce que, par exemple, et là je parle pour moi, je laisse toujours une porte ouverte à la fin de ces séances si vous souhaitez me parler. Vous pouvez très bien laisser tout le monde partir et venir me parler, je donne mon numéro de téléphone. pour qu'ils puissent me contacter via WhatsApp, je crée vraiment le lien avec eux et je vous promets que ça marche, ça fonctionne. Et pour revenir un point encore de ce qui se fait aussi dans les établissements, de tout ce qui peut y se passer, entre autres, il y a aussi des stages de citoyenneté où on va y inclure aussi de l'Evras.

  • Speaker #2

    Combien d'intervenants sont l'ensemble du territoire ?

  • Speaker #6

    Alors de partenaires, on en a 18, partenaires différents, associatifs ou institutionnels, mais peu dans le premier degré. Ils sont que... quatre intervenir au niveau des écoles élémentaires. Donc on a très très peu d'écoles qui sont concernées.

  • Speaker #2

    C'est une association par établissement ou bien ça tourne ?

  • Speaker #6

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #3

    Allez-y. Alors j'ai une question de parents qui nous revient aussi souvent. Est-ce que l'Evras fait la propagande de la théorie du genre ?

  • Speaker #1

    J'adore, je savais qu'elle allait arriver cette question. J'ai envie de dire, nous on n'est pas là pour vous dire le genre qui sera le mieux, pas mieux, ce que vous dites. Nous on n'est pas là pour ça. Encore une fois, c'est ce que disait madame Bertelmi et c'est ce que je dis aussi, on est là pour...

  • Speaker #0

    dire ce qui se passe dans la société dans laquelle vous allez vivre. On est là aussi pour informer les élus.

  • Speaker #1

    Donc vous partagez l'information.

  • Speaker #0

    On partage l'information et on récolte surtout aussi ce qu'eux vont nous dire. Parce qu'on n'est pas là juste pour faire de la bonne parole. On est là pour aussi comprendre et entendre ce qui se dit, leur point de vue. Et c'est vrai qu'il y a quand même un point, moi, que j'accentue, et ça je le vois dès l'entrée du collège, pas en primaire. Au collège, j'ai su... Tout au lycée, mais au collège, ça commence. Et toute cette misogynie, toute cette... Si vous savez, il y a quelque chose qui est en train de monter là, c'est vraiment la haine de la femme. On va parler...

  • Speaker #1

    La haine de la femme.

  • Speaker #0

    La haine de la femme. Il y a un truc qui se passe là.

  • Speaker #1

    Dans les collèges et dans les lycées de Guyane.

  • Speaker #2

    Pas seulement. Vraiment. Pas seulement. Mais il y a d'écouter les chansons. Oui. Enfin, écouter un peu ce que...

  • Speaker #1

    Les chansons que les écoutent.

  • Speaker #2

    Oui, écouter les paroles. Regarder un petit peu ce qui se passe à travers les réseaux sociaux.

  • Speaker #1

    Les paroles des chansons que les jeunes écoutent. C'est...

  • Speaker #0

    qu'on est hyper violents. Sur tous les réseaux.

  • Speaker #2

    Et les réseaux, il y a quand même une violence même verbale.

  • Speaker #1

    Je vais vous rassurer, ce n'est pas nouveau. Pour ceux qui ont écouté la musique urbaine il y a 20 ans, il y avait des paroles du même genre.

  • Speaker #0

    Oui, mais je parle aujourd'hui, vraiment, moi, ce que je vois, c'est, alors en dehors des chansons, là, ce qui est le plus impactant pour nos jeunes, c'est les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce qu'il y a clairement des personnes Alors, je ne sais pas en Guyane, mais moi j'en vois, mais ils ne sont pas en Guyane, mais ils ont accès à ça maintenant, parce que c'est réseau social, qu'ils vont vraiment faire cette propagande de ce qu'on appelle la masculinité. Et du coup, vous allez avoir, soit par le corps, donc le sport, un discours, parce que c'est comme ça qu'ils commencent à venir intégrer les jeunes. Ils commencent à dire, oui, tu seras un homme si tu es musclé, tu sais, tu sais, tu sais cela. Et ensuite, c'est comme ça que ça commence à remonter. sur le rapport avec la femme, sur comment elle devrait être, sur comment elle ne devrait pas être. Ça n'a pas l'air comme ça quand je le dis. Peut-être, j'espère être impactante, mais il y a vraiment quelque chose qui se passe là en ce moment sur ça. Parce que lorsqu'on parle de la femme, parce que moi je les inclue, je ne fais pas forcément toujours des demi-groupes. J'aime bien inclure garçons et filles pour voir un petit peu le mélange des pensées.

  • Speaker #1

    Comment ça interagit.

  • Speaker #0

    Comment ça interagit. Et c'est impressionnant à quel point... point les garçons ont vraiment, et les filles aussi, attention, une idée bien préconçue de comment ils doivent se comporter ou ils devront se comporter. C'était il n'y a pas longtemps, le 8 mars, mais ils étaient en vacances, la journée internationale des droits des femmes. Et j'ai fait dans le cadre de cette journée un atelier. Je leur ai posé certaines questions aux jeunes qui étaient là. Donc, il y avait des bacs pro, il y avait des lycéens, c'était dans un lycée.

  • Speaker #1

    Donc ceux qui sont dans quelques années dans la vie active.

  • Speaker #0

    Voilà, par exemple, j'ai eu droit, mais ma copine doit me demander comment elle doit s'habiller avant de sortir. Je dois, à partir du moment où je sors avec une fille, avoir la main mise sur ce qu'elle va mettre, parce que pour ce qu'on pourrait penser de moi, ce qu'on pourrait penser d'elle. Et j'invite tout le monde, pour juste finir, à regarder, donc je vais faire de la pub, regardez le film Adolescence, qui vient de sortir sur Netflix, pour vous faire comprendre que... Le danger n'est pas forcément à l'extérieur comme on peut le penser, c'est-à-dire rentre à telle heure, attention à tes fréquentations. Le danger est peut-être à l'intérieur de votre maison puisque c'est le portable et le portable c'est les réseaux sociaux. Ce film met le cadre, c'est une série, il met le cadre de l'entrée, juste le synopsis, un petit garçon de 13 ans qui est accusé de meurtre. Et c'est comme ça où on se rend compte à quel point les réseaux sociaux et les parents complètement...

  • Speaker #2

    affolé en découvrant un enfant qu'il pensait connaître et ben ouais les réseaux et qui se retrouvent et on a des relations d'emprise de plus en plus fréquentes même chez des garçons qui sont des collégiens donc des relations d'emprise vis-à-vis de jeunes filles alors même qu'ils sont en train de construire une relation amoureuse et voilà et ça c'est assez inquiétant pour rebondir ce que vous voulez dire et en effet le terreau c'est quand même la misogynie L'évolution d'une misogynie très très très agréable.

  • Speaker #3

    C'est vrai que j'ai deux dernières questions. Est-ce que le fait que certains intervenants ne soient pas d'ici, se viennent de métropole, ça ne génère pas des frictions au niveau des parents par rapport à la culture qui est différente, à ce qui est véhiculé ? Je parlais de la théorie du genre tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Je ne vais pas faire de langue de bois. Oui et non, ça dépend des parents, mais je pense qu'à un moment donné, il faut être ouvert. Il faut pouvoir aussi, je pense que c'est aux associations, quand il y a des gens de métropole ou d'ailleurs qui viennent. Peut-être de former aussi, de dire voilà notre réalité, voilà ce qui se passe dans notre pays. Peut-être les inciter à aller sur le fleuve, à aller à la rencontre, pour comprendre la culture et comment ça se passe. Je pense que c'est aussi aux associations ou au rectorat, je ne sais pas, mais d'en faire aussi ce travail-là.

  • Speaker #2

    Les partenaires qui interviennent en commun isolé, dans leur groupe d'intervenants, des médiateurs socioculturés, des médiateurs en santé. ou des médiateurs sociaux pour pouvoir vraiment rester proche de la réalité des différentes communautés. Mais une fois de plus, comme on n'est pas là pour présenter des pratiques, on n'est pas là pour être dans un jugement de valeur ou une imposition, on est là une fois de plus pour expliquer le respect dans les relations à l'autre, la connaissance de l'autre et surtout éviter les... de tomber dans des préjugés sexistes.

  • Speaker #1

    La dernière question, très rapidement.

  • Speaker #3

    La dernière question, est-ce que les parents ont le droit de refuser que leurs enfants participent à ces séances et un enfant qui n'y participe pas, est-ce qu'il risque d'être pénalisé ?

  • Speaker #2

    Alors, il faut savoir qu'il y a quand même une obligation, nous, de mettre en place des séances d'éducation à la sexualité. À mon sens, le parent peut refuser que l'enfant soit présent. Néanmoins... Il faut vraiment entendre que ça reste des séances qui sont là vraiment pour les enfants et qui se font dans la bienveillance. Pour mon final, je voudrais dire vraiment aux parents de faire très attention à ce qu'ils circulent dans les réseaux sociaux parce qu'il y a beaucoup de fakes. Il y a beaucoup de cas qui ont été pris de... Belgique, notamment, et qui a fait passer pour des cas français, avec des programmes français, alors que c'était tout à fait faux, et donc de faire très très attention. Et même quand on pointe du doigt des associations qui, dans l'hexagone, ont été trop loin, mais il faut savoir que ça reste des cas exceptionnels. Et malheureusement, les réseaux s'attachent à faire croire que ces exceptions sont la réalité.

  • Speaker #0

    Pour preuve, le jour de la rentrée, le 10, là, c'est récent, 10 mars, il y a eu tout un... un truc, il disait oui, mettez pas vos enfants à l'école, enfin tout ça c'était du fake c'était pour dire oui, il y aura de l'évrase ce jour-là mettez pas vos enfants à l'école et après pour dire,

  • Speaker #2

    en fait c'était un fake regardez le programme il est accessible sur internet il est simple, vous verrez, il n'y a pas de quoi

  • Speaker #1

    Mesdames, merci beaucoup à toutes les deux, Nathalie Barthélémy, Valérie Linton de retour ce soir dès 20h sur Radio Pays dans le Wishi Wishi, nous parlerons pornographie excitant ou dégoûtant, vous viendrez parler de tout cela. Coucher les enfants.

  • Speaker #0

    C'est pour les parents.

  • Speaker #1

    Coucher les enfants. Coucher les enfants. S'il vous plaît. Là, il n'y a aucune ambiguïté. Si les enfants se retrouvent devant la radio avec vous, ce n'est pas un programme familial.

  • Speaker #3

    J'ai un peu d'actualité FAPEG. Oui,

  • Speaker #1

    rapidement.

  • Speaker #0

    Alors,

  • Speaker #3

    en fin de semaine, on diffusera un sondage à l'attention des parents justement sur les VARS. Et samedi 29, à l'accord d'heure, à partir de 9h, il y aura un carbet des parents, donc un temps d'échange sur les VARS justement avec nos deux intervenantes du jour.

Transcription

  • Speaker #0

    Avec nous ce matin dans le CosefAPEG de ce mercredi 19 mars, nous allons parler d'un sujet essentiel mais parfois controversé, l'ivrace, l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Un programme a été mis en place pour accompagner les jeunes dans leur compréhension des relations humaines, du respect, du consentement et de la sexualité. Pourquoi est-il important d'en parler dès le plus jeune âge ? Quels sont les enjeux ? de cette éducation dans notre société actuelle et pourquoi suscite-t-elle parfois autant de débats ? Pour en discuter ce matin, plusieurs personnes, dont la présidente de la FAPEG, Aïssa Touchambo. Bonjour.

  • Speaker #1

    Bonjour Kylian, comment ça va ?

  • Speaker #0

    Un plaisir de vous retrouver, franchement ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    Ah, mais c'est gentil.

  • Speaker #0

    Ça fait très longtemps.

  • Speaker #1

    Oui, très longtemps, obligation professionnelle oblige.

  • Speaker #0

    C'est que ça travaille très très bien. Également à côté de vous, Nathalie Barthélémy, bonjour.

  • Speaker #2

    Oui, bonjour monsieur, bonjour aux auditeurs.

  • Speaker #0

    Vous êtes chargé de mission SSR au pôle santé sociale du rectorat de Guyane, c'est bien ça ? Oui, c'est bien ça. Dans cette discussion que nous allons avoir ce matin, et Valérie Hinton qui est en chemin, qui va nous rejoindre également, qui est sexologue et qui est intervenante à Evras, dans cette discussion que nous allons entamer ce matin, nous allons également inclure les auditeurs du Radio-Pays qui sont comme à chaque fois les bienvenus au 05 94 36 36 06 et ensemble nous allons éclaircir réellement ce qu'est l'Evras, démontrer, démonter... certaines idées reçues et voir comment elle peut être un outil puissant pour prévenir la violence et favoriser le bien-être des jeunes.

  • Speaker #1

    Effectivement, Kylian, merci pour cette entrée en matière. Alors, c'est vrai qu'on a, ça fait un moment qu'on voulait aborder cette thématique, puisqu'on est, au niveau de la FAPEC, sollicité par pas mal de parents. C'est un sujet, les VARs ou les VRAs, je ne sais pas quel est le bon terme, qui fait débat au sein de la communauté éducative. Et il y a beaucoup de parents qui sont... opposés et là on a cherché à comprendre pourquoi on sait qu'il y a eu des dérives par le passé sur certains contenus les contenus qui étaient diffusés aux enfants, donc là on va mettre les choses à plat pour essayer de comprendre le sujet alors c'est un sujet qui n'est pas nouveau puisqu'il est issu de la loi du 4 juillet 2001 alors je vais lire rapidement qui dit que l'éducation à la sexualité est une éducation obligatoire. C'est dans le Code de l'éducation qui précise qu'elle doit être dispensée dans les écoles, les collèges, les lycées, à raison d'au moins trois séances annuelles par groupe d'âge homogène. Les modalités de mise en œuvre par le personnel de l'éducation nationale sont définies par la circulaire du 4 février 2025. Alors c'est vrai que ça fait un delta, 2001-2025, 24 ans pour une circulaire d'application. Pourquoi ? Donc j'espère que... Notre invitée, Mme Barthélémy, pourra répondre à toutes nos questions.

  • Speaker #0

    Mme Barthélémy, merci d'être là ce matin dans le cause FAPEG. Tout d'abord, et ça semble évident, nous allons commencer par la base, ce qu'est l'ivrace exactement et quels en sont les objectifs ?

  • Speaker #2

    Alors l'ivrace, c'est l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Après, il y a d'autres appellations, l'éducation à la sexualité, on a parlé aussi des varaces. L'objectif premier, c'est vraiment d'éduquer, de donner les connaissances et surtout les compétences aux enfants pour avant tout les prévenir contre les violences sexuelles. Ça, c'est vraiment un objectif premier et très, très important au regard du nombre d'enfants qui subissent des agressions, des violences sexuelles avant même l'entrée au collège. Donc c'est un objectif, on va dire, fondamental. Premier objectif de cette loi de 2001, prévenir les violences sexuelles. Et en 2001, il y avait aussi l'idée au collège, au lycée, de faire en sorte que les enfants se protègent aussi de certaines maladies et aussi évitent les comportements violents, des relations, on va dire, nocives, toxiques. Donc voilà, c'était l'idée d'apporter... le respect dans la relation, le respect de soi et le respect de l'autre. Voilà, de pouvoir protéger son intégrité physique. Il faut vraiment entendre que c'est un objectif phare. Le deuxième objectif, c'est d'atteindre, en tout cas d'atteindre une égalité entre les filles et les garçons. Égalité essentielle parce que quand on n'est pas dans cet aspect d'égalité, eh bien, il s'avère que les préjugés sexistes, à savoir les... L'idée qu'une fille doit faire ça, se comporter de la sorte, et qu'un garçon doit, au regard du rôle que la société lui donne, se comporter de la sorte, et bien ça crée un sexisme, c'est-à-dire une manière différente de considérer les garçons et les filles dès le plus jeune âge. Voilà, donc le deuxième objectif c'est de déjà leur donner les outils, les moyens de compréhension pour qu'ils puissent... être dans ce respect entre les filles et les garçons.

  • Speaker #0

    Ça veut dire qu'il y a vraiment beaucoup de prise de conscience, parce que le débat est très large, et à travers les doubles adjectifs que vous avez cités, il y a énormément de choses. J'ai pu noter des choses très intéressantes dans ce que vous venez de dire, notamment le fait de pouvoir créer un maillage encore beaucoup plus fin pour pouvoir détecter les enfants qui seraient victimes de violences sexuelles à domicile ou bien à l'extérieur des établissements scolaires. détecter et repérer ses enfants le plus rapidement et de permettre également de donner à ses enfants ces codes nouveaux de la société puisque les enjeux sociétaux ont énormément évolué sur les relations entre les hommes et les femmes et les relations entre les êtres humains en tout cours entre eux. Donc c'est permettre d'avoir encore une fois une conscientisation. Ça veut dire qu'aujourd'hui, au sein du gouvernement, au sein du ministère de l'Éducation nationale, il y a vraiment cette volonté d'outiller, dès le plus jeune âge, les jeunes à une compréhension des interactions qu'ils pourront avoir avec leurs camarades ou bien avec des adultes ?

  • Speaker #2

    Oui, mais comme l'a dit Adam précédemment, ça date de 2001.

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ?

  • Speaker #2

    Il y a eu énormément de lois entre-temps qui ont rappelé. Il y a une loi très importante en 2018 qui a rappelé ces trois séances annuelles obligatoires. Mais cette loi de 2018 a rappelé aussi toutes les thématiques. qui devrait être abordée dès le plus jeune âge. Il était même question en 2018 d'avoir l'éducation à la vie relationnelle et affective dès la petite section. Puisque l'idée, une fois de plus, c'est de donner les éléments aux plus jeunes enfants pour qu'ils puissent se protéger contre les agressions et surtout quand ils en subissent, qu'ils puissent libérer la parole. Parce que les enfants ont du mal à... à parler de ces violences subies et nous on leur explique, on leur donne la possibilité d'aller voir des personnes éducation nationale pour lesquelles ils ont un minimum de confiance pour pouvoir exprimer ce qu'ils des fois subissent et après on peut enclencher les procédures. Mais je voulais quand même rappeler que l'objectif c'est d'être dans la prévention. Alors oui, évidemment qu'il faut dépister et agir au plus vite. pour ces enfants qui subissent des violences. Mais nous, on est dans la prévention. On essaye d'agir en amont, justement, pour éviter que les enfants, dès le plus jeune âge, mais aussi les collégiens et les lycéens, se retrouvent en situation de vulnérabilité. Et cette situation de vulnérabilité est de plus en plus fréquente au collège parce que les réseaux sociaux peuvent aider au harcèlement.

  • Speaker #1

    Alors justement, Mme Barthélémy, concrètement, à l'école maternelle, en tout cas à l'école primaire, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ? Qu'est-ce qui est diffusé comme information ou comme contenu ? Puisqu'il y a beaucoup de parents qui disent que c'est de la sexualité qu'on apprend aux enfants à faire ceci ou cela. Concrètement, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ?

  • Speaker #2

    Alors, avant tout, on ne parle pas d'éducation à la sexualité. Au plus jeune âge, on va parler de compétences. psychosociale. Vous allez entendre ce terme de plus en plus souvent puisqu'il y a vraiment une volonté de déployer les compétences psychosociales dès le plus jeune âge. Alors les compétences psychosociales c'est apprendre à l'enfant à se connaître, connaître ses émotions, connaître les émotions des autres et à pouvoir développer une connaissance de soi, une estime de soi, connaître l'autre et dans le respect de l'autre. Donc avant tout, là on ne parle pas de sexualité. Là on est vraiment dans des... des relations affectives. Et à partir du SEM1, SEM2, on va apprendre aux enfants la connaissance du corps, des parties intimes. Et voilà, on va s'arrêter à ça, c'est-à-dire ce sont vos parties intimes. Et n'importe quelle personne ne peut pas toucher vos parties intimes. Et voilà, nous on va de manière très concrète s'arrêter à ça concernant la sexualité.

  • Speaker #1

    Donc c'est de la prévention.

  • Speaker #2

    On est dans de la prévention et en élémentaire on n'est absolument pas sur des pratiques sexuelles. On est vraiment sur la connaissance de son corps, sur la connaissance des modifications et une fois de plus j'insiste sur la protection de l'autre. À l'heure du téléphone, à l'heure des réseaux sociaux, il faut savoir que les enfants peuvent se retrouver dans des situations de vulnérabilité, où vous avez des adultes qui peuvent, à travers le téléphone, les contacter, leur envoyer des images à caractère pornographique. Donc nous, on s'attelle dès l'école élémentaire à les protéger, et après au collège, on va rentrer un peu plus dans ce qu'on appelle s'appelle l'éducation à la sexualité.

  • Speaker #0

    Sacré débat, un sacré débat sur les réseaux sociaux. Et merci beaucoup à Valérie Linton qui est en train de nous rejoindre. Cette voix que vous connaissez également puisque c'est son jour, le mercredi. Donc ça fera double journée pour elle sur Radio-Pays. Merci beaucoup Valérie. Bonjour. On va installer le micro. Bonjour Valérie, ça va ? Merci d'être là. C'est un sacré débat, je le disais à l'instant, l'Evrace avec beaucoup de parents qui estiment deux choses qui sont d'ailleurs totalement légitimes et que l'on peut entendre. La première étant que ce n'est pas à l'école, à l'éducation nationale à faire l'éducation sexuelle de leurs enfants ou en tout cas à amener des informations concernant l'éducation sexuelle. Et d'autres vont encore plus loin en disant qu'il y a quand même ce jeu habile qui ressemblerait à un travail de dépossession. de la parentalité, que ce que les parents doivent faire, ils sont en train de se retrouver dépossédés par le système d'éducation nationale. Donc, quelque part, qu'il y aura double voie. Il y aura celle des parents, celle de l'éducation nationale, et qu'ils n'ont pas envie que dans la tête de leurs enfants, il y ait ce bras de fer concernant des choses aussi sensibles, notamment que la sexualité.

  • Speaker #2

    Alors, il n'est vraiment pas question de prendre la place des parents, mais absolument pas. Par contre, il s'avère qu'il y a un réel tabou sur la sexualité. Il est très très difficile souvent aux parents de parler de sexualité avec les enfants. Et du fait de ce tabou, les enfants s'expriment peu avec les parents sur leur sexualité, sur les comportements sexuels qu'ils peuvent observer très très très tôt. Je rappelle qu'à l'entrée en sixième, on a quasi un enfant sur deux qui s'est retrouvé face à des images à caractère. acteurs pornographiques, des images qu'il n'aura pas recherché à voir à travers, le plus souvent.

  • Speaker #0

    Donc, il est victime, il se retrouve en tant que victime exposé à des images pornographiques.

  • Speaker #2

    Mais un enfant ne va pas facilement parler, sauf si, dans la famille, on va vraiment lui tendre la perche pour discuter sexualité. Mais il s'avère qu'en discutant, les parents nous disent eux-mêmes qu'il est quand même assez difficile de parler sexualité. Et donc, c'est souvent... par des tabous, par des... Comment dire ça ? Souvent, les parents vont interdire, ne vont pas vouloir.

  • Speaker #0

    Plutôt que de parler, ils vont carrément interdire et mettre encore une chape de plan supplémentaire sur le sujet. Alors que selon vous, il faudrait vraiment libérer la parole ?

  • Speaker #2

    Il faut libérer la parole. Absolument. D'autant plus qu'il se passe quand même des échanges à travers les réseaux sociaux qui sont... Ils sont objets à... comment dire ça... qui font craindre quand même la suite et dans ces moments les enfants vont rarement vers les parents pour discuter. Ils vont aller vers des camarades, mais les camarades des fois ne sont pas plus outillés.

  • Speaker #0

    Oui, c'est une connaissance empirique parfois qui se base sur des choses qui sont totalement erronées. Valérie Linton est sexologue, vous la connaissez, c'est la voix de Wishi Wishi, l'une des voix de Wishi Wishi le mercredi soir, mais qui est également intervenante en ivra. C'est comme ça qu'on dit Valérie ? Oui, c'est ça. Intervenant en ivrasse, ce n'est pas la première fois que nous entamons cette discussion sur Radio-Pays et à chaque fois nous nous heurtons à ce même bloc de réticence, de crainte, de peur de certains parents. D'où vient le problème ? Pourquoi il y a cette opposition aussi forte qui parfois même refuse d'entendre que le programme est vraiment très sécurisé et il aborde de manière très saine et qu'il y a des niveaux ? On ne parle pas de sexualité à des enfants qui sont à l'école primaire, on ne va pas parler d'actes sexuels aux enfants de l'école primaire. Pourquoi ça n'est pas entendable pour certains parents ?

  • Speaker #3

    Un petit peu, je vais faire un peu ce que dit Mme Barthelmy. Mais en fait, je pense vraiment que déjà, il y a un tabou qui est là. C'est sûr, il y a un tabou. On dit qu'on peut très bien parler sexualité dans notre département sous forme de rigolade, de plaisanterie entre amis. Mais dès lors où ça devient sérieux, là, c'est un petit peu plus compliqué.

  • Speaker #0

    Ça touche aux enfants aussi ?

  • Speaker #3

    Alors ça touche aux enfants, mais là, du coup, j'ai envie de dire qu'il y a un deuxième point en dehors du tabou. Je pense que c'est aussi l'éducation, justement ce que je fais, l'éducation à la vie relationnelle et vie affective et sexuelle qu'en fait les parents n'ont peut-être pas eu. Du coup, c'est souvent les mêmes arguments qui arrivent. Mais moi, j'ai appris seule. On ne m'a pas appris, on ne m'a pas montré. Et on montre effectivement qu'il n'y a pas eu cette éducation à la sexualité, qu'elle soit dans le cercle familial. ou alors à l'école. Donc on voit bien que le fait qu'il y ait méconnaissance de ce sujet et qu'au final, certains parents aient dû apprendre seuls, et quand je dis seuls, on parle d'une sexualité active, on ne parle pas d'émotion, on ne parle pas de notre rapport aux autres, parce qu'il est question de ça en fait, dans les ateliers que je peux prodiguer aux élèves. On ne parle pas que de sexualité telle que le pense l'adulte.

  • Speaker #0

    Comment l'adulte le voit ? Je pose la question parce que c'est vrai que très souvent, on a une espèce de cloisonnement de trois visions différentes. Celle des adolescents, des enfants, celle des intervenants en Evras, et celle des parents. Quelles sont les trois visions ? Comment elles se matérialisent ces trois visions différentes ?

  • Speaker #3

    Celle des parents, avec le recul pour discuter pas mal avec eux, j'ai envie de dire qu'ils... C'est tel que ça se fait dans le lit, dans la chambre.

  • Speaker #0

    Ah oui d'accord, on est dans l'intimité même du coup.

  • Speaker #3

    On est vraiment dans l'intimité en fait. Et ils pensent que du coup l'intervenante en Evrace va venir expliquer à leurs enfants ce qui se passe dans la chambre à coucher. Tel que eux ils la font, tel que eux ils font leur sexualité, tel que... Du coup comme on a tous une sexualité différente, du coup ils pensent que c'est personnel de dire mais attendez vous allez expliquer à mon enfant comment moi je fais l'amour avec mon mari. Mais en fait il n'est pas question de ça. Et puis en plus... Ce que je trouve d'autant mieux encore cette année, c'est qu'avec le nouveau programme qui a apparu fin janvier, c'est que là, tout est expliqué. Donc, à partir du moment où, ok, vous n'êtes pas d'accord, mais que vous voulez quand même vous y intéresser parce que c'est obligatoire. Donc, au bout d'un moment, que vous vouliez ou pas, vous aurez toujours la possibilité de ne pas mettre vos enfants à l'école ce jour-là. Mais à un moment donné, il y a de l'interaction entre eux. C'est là où ils passent le plus clair de leur temps. C'est là où se passent leurs interactions. C'est là où se passe beaucoup de choses. Pas plus tard qu'hier, en intervention en Évrace, j'entends des choses qui se passent dans l'enceinte de l'école. Donc il faut que l'école, oui, et pour rebondir à ce que disait Mme Barthelmy, on n'est pas là en tant qu'intervenant en Évrace pour remplacer les parents, on vient en complément des parents. Et il faut aussi se dire que tous les parents ne parlent pas de sexualité, pour toutes les raisons que j'ai évoquées, et que du coup, il faut donner cette éducation à tous les enfants, que tous les enfants aient... Justement, ce rapport aux autres, et puis quand je parle de rapport aux autres, je parle aussi de différence. Parce que oui, je sais qu'il y a beaucoup de personnes, la dernière fois qu'il y avait appelé, je me rappelle d'un monsieur qui avait appelé pour dire oui, on va parler d'homosexualité. Ben oui, parce que c'est ce qui fait notre société transsexuelle, homosexuelle, les personnes, les différents genres. Il faut qu'on en parle, puisque c'est notre société. On ne peut pas cloisonner en fait.

  • Speaker #2

    Tout à fait d'accord, Madame Linton, mais en école élémentaire, là je voudrais quand même rassurer les parents, en école élémentaire, on va leur donner les compétences pour qu'ils puissent respecter les choix des autres.

  • Speaker #0

    Donc on parle de la notion de consentement.

  • Speaker #2

    On parle de la notion de respect avant tout, en école élémentaire, respect de la différence. Donc il s'avère que oui... Plus l'enfant va grandir, il sera collégien, lycéen, et plus on va aborder ses orientations.

  • Speaker #0

    J'ai une question concernant le consentement tout à l'heure. Mettez vos casques, mesdames, parce que nous avons les premiers appels qui arrivent ce matin. Je vous rappelle que vous êtes au cœur du Cosef APEC de ce mercredi 19 mars et que nous parlons de l'Evras, l'éducation. à la vie relationnelle, affective et sexuelle et savoir ce qu'on doit en penser et ce qu'on doit en faire, nous, en tant que parents, afin de mieux comprendre ce à quoi seront exposés, et je mets des guillemets autour d'exposés, nos enfants dans les établissements scolaires. Vous êtes sur Radio-Pays, 05 94 36 36 06. Bonjour.

  • Speaker #4

    Allô ? Oui, bonjour, Kylian,

  • Speaker #0

    c'est Bébert. Bonjour, Bébert, comment ça va ?

  • Speaker #4

    Ça va, bonjour. On peut appeler au téléphone, je ne sais pas. Elles sont trois. Elles sont trois, c'est bon. Bonjour. Bonjour,

  • Speaker #0

    bébé.

  • Speaker #4

    Bonjour,

  • Speaker #1

    monsieur.

  • Speaker #4

    Je vous demande, c'est moi, je suis en train de faire l'opinion, et je respecte les opinions de chaque personne. Je pense qu'on vit dans une société de malades, et vraiment malades. Et les gens qui ont décidé de faire ce genre de programme pour mettre à l'école, c'est eux. Je pense qu'on est arrivé au bout de la société. On est arrivé à un truc aujourd'hui, mais comment le qualifier ? Je ne trouve pas les mots pour le qualifier. En tout cas, moi, je suis content d'être au programme. Moi, je suis père, mes enfants sont grands, et ils ont été à l'école, ils sont mariés, ils ont des enfants. Ils n'ont pas fait des cours de l'éducation à l'école. Et aujourd'hui, et j'en ai fait, leur maman aussi, il n'y a pas de problème, ils ont des éducations à l'école. Et bien, aujourd'hui, ils ont des enfants. Et puis, ils sont bien, ils sont très épanouis dans la relation sexuelle avec leur épouse. Donc aujourd'hui, est-ce qu'aujourd'hui, il faut démontrer, aux autres, les parents disent que oui, c'est dans la somme que ça se passe, blablabla. Je crois que tout le monde, je ne sais pas si tout le monde est dans le même sac, il y a des parents, beaucoup de parents qui font l'éducation sexuelle de leurs enfants. pas uniquement au niveau de la pro-sexuelle, il y a beaucoup de choses dans la sexualité. Mais les parents, vous avez dit beaucoup de parents, et là moi je m'indiffuse quelque fois de me dire sur le plateau, de me donner des statistiques aujourd'hui pour me dire quel est le nombre de parents qui ne parlent pas de sexualité à leurs enfants. Je veux mieux savoir ça, mais je maintiens ma position, on vit dans un monde de malades, mais vraiment de malades.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Bébert. Mesdames ?

  • Speaker #3

    Alors moi, j'ai envie de répondre à Bébert en lui disant que, effectivement, et tant mieux si ses enfants ont pu bénéficier de rapports pour parler, en tout cas de dialogue avec lui, pour pouvoir parler de l'éducation sexuelle. Mais ce n'est pas le cas de tous les parents et que dans nos interventions, on doit englober tous les enfants. Et je trouve que c'est... C'est un peu mettre de côté ceux qui n'ont pas cette chance, comme les enfants de ce monsieur par exemple, de pouvoir parler de sexualité. Et je voulais aussi dire une deuxième chose, c'est que dans le programme, parce que je n'avais pas tout à fait terminé, de dire que dans ce programme, d'où j'incite vraiment les gens à le regarder, parce qu'il est quand même bien fait, où on montre vraiment que de l'école maternelle et l'école primaire, on ne parle pas de sexualité. qu'on parle du respect, qu'on parle du consentement, qu'on parle de connaissance du corps. C'est quand même bien fait avec 4 ans, 5 ans. Ce qu'on va parler, à quel âge ? Parce que bien sûr, on va se mettre aussi... En fonction de l'âge de l'enfant, on va avoir un discours. On ne peut pas parler à un enfant de collège comme à un enfant de primaire ou de maternelle. Donc j'insiste sur ce fait vraiment. Et encore une fois, j'ai envie de dire, je suis désolée parce que... envie de pousser, et là c'est peut-être la thérapeute de couple qui parle, alors oui peut-être que Bébert il a parlé à ses enfants et c'est une parenthèse que je fais mais en fait ils ont eu des enfants il n'y a pas de problème, mais en fait vous ne savez pas vraiment ce qui se passe dans leur intimité en fait vous ne savez pas vos filles et vos garçons je ne sais pas si c'est que des filles ou des garçons si c'est mélangé, vous ne savez pas en fait comment eux ils vivent cette sexualité parce qu'en fait peut-être qu'ils ne vont pas venir à un moment donné il y a une espèce Pas de secret, mais je veux dire... De gêne ? Non, pas de gêne, mais à un âge, on ne parle plus de... On va avoir cette nuance où on ne va pas parler de sexualité, de comment ça se passe avec son mari, dans le lit, avec ses parents. J'en reçois tous les jours des couples qui me disent, oui, c'est vrai, mes parents ont abordé certaines choses, mais là, je suis en train d'en découvrir, parce qu'elle est en interaction ou il est en interaction avec un homme ou une femme. Et du coup, tout ça se mélange. Donc en fait, oui, il a peut-être donné une base à ses enfants, et ça, je n'en dis ce qu'on ne vient pas. Mais de dire qu'il n'y a aucun problème, ça en fait, il ne sait pas.

  • Speaker #0

    En gros, c'est la différence qu'il y a entre dire à ses parents « j'ai un copain » , d'avouer à demi-moi à ses parents qu'on commence à avoir des relations sexuelles et de ne pas dire à ses parents comment se passent ces relations sexuelles. C'est un peu ça.

  • Speaker #3

    On va dire que c'est un peu ça. C'est un peu ça. C'est pas un peu ça, c'est souvent.

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça. Dardeville est avec nous ce matin. Mettez vos casques, mesdames. 05 94 36 36 06. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour Dardeville.

  • Speaker #5

    Bonjour, M.

  • Speaker #3

    D'Ardeville.

  • Speaker #5

    Alors, vous avez vu, moi, je suis venu dans votre... Je me suis déplacé.

  • Speaker #3

    Je vais vous en remettre.

  • Speaker #5

    C'est toujours parce que... Je vais à l'information pour que tu ne me parles pas, quand il est à côté de nous, blou blou blou. Mais je regarde ce qui se passe aussi là-bas. Peut-être que vous êtes sincère dans ce que vous faites, mais les dérives s'installent tellement vite. Et c'est là que beaucoup de parents ont peur. Des parents qui suivent leurs enfants, parce que les parents ne suivent pas leurs enfants. Alors moi, la question que j'aurais à vous poser, c'est pourquoi ne pas faire ces cours-là aux parents ?

  • Speaker #0

    Parce que vous êtes en train de me dire là, la plupart du temps, que les parents ne font pas, il y en a 10% qui le font sur une classe. 10% m'en trouvais beaucoup. Bon, enfin bref, 10% qui le font. Mais, c'est aux parents, mais vous voyez même que les parents ne s'intéressent pas à ça. C'est ce que j'ai dit,

  • Speaker #1

    depuis que j'y suis allée,

  • Speaker #0

    il n'y avait que trois parents.

  • Speaker #1

    Vous avez vu que ce que je proposais, c'était surtout aussi d'inclure les parents. parents dans l'Evrace, si vous avez vu le monde d'intervention.

  • Speaker #0

    L'idéal, c'est déjà de faire l'école, faire un truc à l'école avec les parents. Ça, ce serait déjà de meilleure augure. La deuxième chose, moi, ce qui me gêne beaucoup, c'est le mot que vous avez employé tout à l'heure, où l'enfant aura l'idée du consentement. je perds au consentement. Sauf quand vous êtes devant des hommes ou femmes manipulateurs, parce que là, on remettait tous les deux là-dedans, les hommes comme des femmes manipulateurs, et qui savent comment se prendre avec un enfant, et qui savent maintenant que l'enfant a cette possibilité d'adhérer ou pas, va pouvoir plus facilement... arranger les choses et devant une cour de justice pour casser cette innocence de l'enfant, comme il a eu l'information à l'école, donc l'enfant a accepté. Et c'est là que beaucoup de parents, je pense, ont peur.

  • Speaker #2

    Le raccourci, il est vraiment vite fait. Je te pose la question d'Ardeville. Est-ce qu'un enfant informé, justement, n'est pas un enfant qui peut-être aura... Parce que moi je fais confiance à l'intelligence des enfants, il faut leur faire confiance. Est-ce que l'enfant justement ne pourra pas mieux voir les outils de manipulation qu'il y a en face de lui ?

  • Speaker #0

    Alors déjà une femme adulte ou un homme adulte n'arrive pas à voir en face la manipulation. Anne-Symone, qui est moins fragile, a arrêté Kylian. Oui mais au moins il pourrait le dire.

  • Speaker #1

    Déjà une femme qui sait déjà.

  • Speaker #0

    Non mais une femme déjà qui sait. qui connaît, qui arrive à se faire... qui arrive... c'est pas un enfant. Un adulte, un adulte, un enfant déjà, la plupart du temps, respecte un adulte. Un enfant pense qu'un adulte est toujours là pour le protéger.

  • Speaker #2

    En 2025,

  • Speaker #0

    alors ?

  • Speaker #3

    Dans le quart de ville, ça veut dire qu'il ne faut pas faire de prévention à l'école.

  • Speaker #0

    sur ce côté-là, je vous le dis encore une fois, commencez par les parents, faites ce truc-là à l'école avec les parents, comme ils viennent chercher les enfants, parce que la plupart du temps, quasiment tous les parents sont là pour venir récupérer leurs enfants. Prenez-leur là déjà, et faites-leur le courant, et vous verrez les réponses. Et puis je termine avec une dernière chose, vous savez pourquoi les enfants ne parlent pas de sexualité à leurs parents ?

  • Speaker #3

    C'est pas beau.

  • Speaker #0

    Parce que c'est quelque chose d'intime. Vous, vous êtes sexologue, vous... savez de quoi vous parlez. Comme les personnes viennent, les personnes qui viennent vous voir, c'est de quoi ils parlent. Mais la plupart du temps, les personnes se refusent parce que c'est intime. Je dis ça, je dis rien sur ce point. Je ne vais pas m'en obliger.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup, Dardoville. Je prends un autre appel également et vous pourrez répondre, mesdames. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #4

    bonjour. Bonjour, Mme. Aurélien, à l'appareil.

  • Speaker #2

    Bonjour Soria.

  • Speaker #4

    Donc, je vais tout de suite rebondir sur les propos du monsieur, donc juste avant moi, pour montrer en fait le paradoxe et ce paradoxe évoqué montre l'importance de ce genre de programme à l'école parce que quand bien même les parents seraient formés à ce programme, il évoque bien la peur, la gêne des enfants de par ce côté très intime, très personnel. pour les enfants d'aborder ce genre de sujet avec les parents. Donc c'est d'autant plus important à mon sens d'éveiller les enfants à cette libération de la parole pour pouvoir briser ce tabou et permettre de relier le dialogue parents-enfants sur ce sujet qui est aussi sensible. Le deuxième point que je voulais aborder également, et on n'en a pas suffisamment parlé à mon sens, c'est de ne pas oublier qu'on est quand même sur un territoire où... Le poids de la religion n'est pas, à mon sens, un facteur à dénoncer et à écarter de ce genre de débat. Le poids de la religion est aujourd'hui un fondement culturel en Guyane qui ancre les pratiques des parents et ceux qui ont bien même une bonne volonté à essayer de raccorder le dialogue sur l'apprentissage de la sexualité et de la protection. de leurs enfants. Donc je pense que... Et ces deux facteurs-là sont d'autant plus forts quant à l'importance de ce genre de programme au sein des écoles. Donc voilà, j'encourage tous les professionnels de santé et nos deux éditeurs actuellement à l'antenne à continuer leur travail en la matière.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup Soraya. On prend un autre appel. Il y a énormément de personnes qui appellent ce matin. Je suis sur quelle ligne ? Bonjour.

  • Speaker #5

    Oui, bonjour.

  • Speaker #2

    Bonjour Alizé, on vous écoute.

  • Speaker #5

    Oui, en fait, je voulais juste dire que je veux faire un focus sur les familles monoparentales, en fait, qui se retrouvent parfois avec un ou plusieurs enfants en garde partagée et qui, finalement, malgré un certain dialogue, on n'arrive pas à rentrer, finalement, peut-être dans des discussions de l'ordre de l'intime avec leurs enfants. Du coup, finalement, il y a des non-dits en France. Et donc, ce n'est pas faute des parents, mais est-ce qu'il n'y aurait pas aussi peut-être de la timidité de la part des enfants, ou bien une communication qui est là, mais qui n'arrive pas à aller plus loin aussi. Donc, l'idée de poser des questions à ses enfants, certes, je pense qu'il y en a beaucoup. Beaucoup de parents posent des questions à leurs enfants pour savoir si ça se passe bien avec, imaginons, un douceau ou un petit copain. Ça, c'est normal. Après, pour rentrer dans l'intime, c'est plus complexe. Alors, après, c'est aussi la notion... donner la notion à l'enfant de se poser lui-même des questions en disant est-ce que j'ai pas passé la limite ? Et finalement l'idée c'est ensuite à l'enfant de dire tiens j'ai un de mes parents avec qui je peux parler et je peux lui dire. Déjà ça c'est quelque chose de très bien, parce que sinon il y a un déni parfois qui emmène à des... à des grossesses et ça, ça peut être dommageable. Et donc, juste pour dire aussi que finalement, des fois au sein d'une famille, ce n'est pas les parents qui peuvent être, on va dire les conciliants, ça pourrait être aussi quelqu'un de l'extérieur. Et je fais juste un focus sur la pédiatrie, pour le pédiatrique, femmes, enfants, l'hôpital où finalement il y a des psychologues qui finalement se retrouvent parfois avec des adolescents qui Si on a pu dire des choses qu'ils n'ont pas dit à leurs parents.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup pour votre appel. On a pu entendre ces auditeurs. Je vous pose une question en supplément, mesdames. Est-ce que dans cette compréhension, dans ce qu'on entend par l'ivrace, est-ce que les parents, en tout cas les opposants, n'entendent que la partie sexuelle qui arrive à la fin, alors qu'avant, il y a éducation à la vie relationnelle, affective ? avant d'arriver à sexuel. Est-ce que les app, cette partie-là ?

  • Speaker #1

    C'est ce que j'ai dit la dernière fois lorsque j'ai fait mon atelier justement qui était ouvert aux parents, la réunion d'information. Je leur ai dit dans ce mot Evras en fait on n'entend que ça, on n'entend que la fin. Et je leur avais posé une deuxième question et Dardeville d'ailleurs c'est vrai s'était déplacé, monsieur Dardeville pardon s'était déplacé, c'est l'habitude. J'avais dit voilà. qu'est-ce que, j'avais marqué le mot sexuel ou sexe et j'avais dit voilà dites-moi ce que ça vous parle, ce que ça vous dit et en fait il y a eu plein de choses qui ont été dites et le monsieur le premier je crois que c'est Bébert qui là pour le coup je suis d'accord avec lui il n'y a pas que la sexualité telle qu'elle est pensée par les adultes il y a plein d'autres choses qui englobent cette partie sexuelle il y a la prévention des grossesses précoces, il y a le consentement il y a plein de choses, il y a la contraception il y a plein de choses en fait ... Mais pour rebondir à ce qu'a dit le dernier auditeur, je pense que c'est aussi une habitude, si dès tout petit, vous commencez déjà à juste dire un mot est un mot. L'apprentissage des noms du corps.

  • Speaker #2

    Ça avait coincé la dernière fois quand on en avait parlé.

  • Speaker #1

    Ça avait coincé parce que...

  • Speaker #2

    Dire à un enfant de 5 ans que ce n'est pas un zizi, c'est un pénis. Il y a des parents qui, pour eux, ça coince un peu.

  • Speaker #1

    Ils sont contre, mais pourquoi en fait ? C'est pas comme ça que ça s'appelle vraiment ? Si ça gêne, c'est que déjà là, on pense à autre chose. On est parti sur autre chose. Pourquoi quand je dis un bras, une main, des doigts, ça ne pose pas de problème ? Après, c'est pas tant que... Dire un mot à partir du moment où il sait que où est placée cette partie intime de lui, je ne veux pas absolument forcer les parents à dire, mais sachez qu'un mot est un mot. Si je dis bras, si je dis doigts, si je dis oreilles, là ça ne choque pas. À partir du moment où j'ai dit vulve, vagin, pénis, ça y est. Parce qu'en fait, de suite, on fait la connotation sexuelle. Alors qu'un petit garçon de 4 ans, une petite fille de 4 ans, lorsqu'elle dit pénis, elle ne voit pas encore ce que c'est, elle n'y est pas encore là.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on le voit, même avec les petits noms, quand les enfants commencent à parler et qu'ils disent ces choses-là, pour eux, c'est innocent dans leur bouche. Parce que c'est des choses qu'ils ont également entendues. Donc, utiliser l'apprentissage pour leur permettre également de se prémunir des violences sexuelles, c'est ça l'idée ?

  • Speaker #6

    Et vous la rajoutez aussi, le terme sexualité choque les parents. Mais on rappelle que les agressions, les violences sexuelles touchent les enfants avant l'entrée au collège. Une agression sur deux. concerne un enfant qui n'a pas encore eu ses enceintes, qui n'a pas fêté son deuxième anniversaire. Une agression sexuelle,

  • Speaker #2

    c'est de la sexualité. Pourquoi on ne communique pas plus largement sur ces chiffres-là ? Parce que communiquer sur des choses qui restent malheureusement confidentielles ne permet pas de mieux comprendre la pertinence de la mise en place de ce programme. Sauf que ces chiffres, ils sont effrayants. Ils deviennent de plus en plus éloquents chaque année. On entend parler dans les établissements scolaires de plus en plus ... de comportements violents, sexuels, des adolescents entre eux, de choses qu'ils subissent à l'extérieur. Pourquoi on n'a pas accès à ces chiffres ? Pourquoi ils ne sont pas diffusés largement ? Pour justement permettre aux parents de comprendre la légitimité et la volonté de vouloir protéger les enfants à l'école et en dehors.

  • Speaker #6

    Alors, ce sont des chiffres qui relèvent de la protection de l'enfance. Et donc, on a des chiffres de la justice et les chiffres... Donc... qui viennent de la CTG, pour tout ce qui est...

  • Speaker #1

    Il y a l'ARX.

  • Speaker #6

    ...administrative. Donc, il y a des chiffres qui sont présents, mais c'est vrai que nous, on aurait peut-être dû, au préalable, faire un plaidoyer, c'est ce qu'on appelle un plaidoyer, expliquer pourquoi l'éducation à la sexualité. Sauf que là, les parents ont l'impression que c'est nouveau. Mais ça fait...

  • Speaker #1

    Ça existe depuis 2001.

  • Speaker #6

    Enfin, ça existe officiellement depuis 2001, mais depuis très longtemps, depuis des décennies, il est question... à un moment donné.

  • Speaker #3

    On faisait science naturelle à l'école.

  • Speaker #6

    Quelque part, c'est la citoyenneté. Expliquez aux enfants le respect de l'autre. Ce soir, vous allez parler pornographie. Là encore, les jeunes, les collégiens, les partenaires qui interviennent dans nos établissements scolaires disent tous qu'en quatrième, les enfants ont des préjugés sexistes et des préjugés sur les comportements sexuels qui sont quand même effarants. Parce que les films pornographiques, une fois de plus, un collégien Contrairement à ce que les parents peuvent penser, même quand les parents sont très stricts là-dessus, ils ont quand même accès à la pornographie.

  • Speaker #2

    Parce qu'il y a un camarade qui a des smartphones et qui montre une vidéo.

  • Speaker #6

    Très au collège, ils ont déjà accès à la pornographie. Ça veut dire qu'ils vont construire leur relation à l'autre à partir des films pornographiques, à partir de scènes qui sont quasi systématiquement des scènes violentes. Ça aussi, c'est quand même avec des pratiques qui ne sont absolument pas des pratiques altruistes, des pratiques... qui se veulent donner aussi du plaisir à l'autre.

  • Speaker #2

    Dans le partage, dans la transversalité relationnelle.

  • Speaker #6

    On a aussi des pratiques qui sont complètement mûrées, qui ne respectent pas du tout les...

  • Speaker #2

    Qui sont avélissantes.

  • Speaker #6

    Voilà, avélissantes et qui... qui ne respectent pas la mécanique même et des appareils génitaux. Oui, qui s'émancent du désir. Ils viennent complètement en entendre dans des scènes qui sont des fois surréalistes.

  • Speaker #2

    Et quand vous dites ça, c'est que vous avez eu accès à ces vidéos que ces jeunes regardent. Vous savez, parce qu'on voit parfois...

  • Speaker #1

    Ils nous en parlent dans les affaires des vrasses.

  • Speaker #2

    Ils nous en parlent. Ils nous en parlent. Je vous pose la question à toutes les deux. Ça veut dire qu'il faut quand même que les parents qui nous écoutent puissent... Admettre, entendre que leurs enfants... Ils sont beaucoup plus libres dans leur temps de parole, dans ce qu'ils partagent, avec les intervenants en Évrace, avec les infirmières scolaires qu'avec eux. Ils disent plus de choses.

  • Speaker #1

    Je pense, oui. Ils se confient plus facilement. Vraiment, ils se confient bien.

  • Speaker #3

    De façon générale.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Il y a de la confiance. Vous savez, on les voit tout le temps, systématiquement. Pour certains, ce n'est pas trois séances dans l'année, malheureusement, parce qu'il y a aussi cette difficulté ici, sur notre territoire, mais bien sûr ailleurs aussi. Mais là, je parle de ce qui se passe en Guyane. Il faut savoir que normalement c'est trois séances annuelles par an, mais malheureusement tous ces enfants n'ont pas accès. Donc heureusement oui, qu'il y a les infirmières scolaires, qu'il y a les psychologues scolaires, qu'il y ait ces personnes en fait qui font partie des établissements pour en parler, puis d'autres plateformes aussi.

  • Speaker #3

    J'ai une question, pardon, qui s'adresse peut-être plus particulièrement à Mme Barthélémy, puisque vous dites que les choses sont bien cadrées, notamment depuis la circulaire de février 2025. Malgré tout, il y a quand même, on l'a entendu, par rapport aux auditeurs, qui ont appelé beaucoup de parents réfractaires à ce que les questions de sexualité même de prévention soit abordée à l'école les estime que ça doit être abordé à la maison donc au niveau de l'éducation nationale est ce qu'il est prévu pour rebondir sur ce que disait un des auditeurs est ce qu'il est prévu des ateliers pour les parents et même d'associer les parents à l'évrace je

  • Speaker #1

    réponds de mon expérience en fait via le rectorat il ya des associations dont je fais partie Qui me demande, parce que moi je travaille auprès des élèves, parce que c'est une association qui m'y envoie, et il y a des cafés parentalité. Donc je donne aussi aux parents, et j'invite les parents à venir, mais des fois c'est pas toujours évident, pour trouver la bonne heure, pour trouver le bon jour, pour que les parents puissent aussi, comme disait, je crois que c'est Soraya aussi, il y a beaucoup de freins qui empêchent les parents de venir.

  • Speaker #2

    Il y a la religion, il y a une poids communautaire également.

  • Speaker #1

    Vous savez, contrairement à ce qu'on peut penser, bien sûr... Je ne veux pas impacter les parents qui, eux, n'y arrivent pas. Et ça, ce n'est pas grave, mais si vous n'y arrivez pas, faites-vous aider. Mais par contre, effectivement, pour rebondir et répondre à votre question, il y a des cafés parentalités. Moi, j'en ai déjà fait dans pas mal d'établissements scolaires, principalement école primaire et collège, lycée, non. Mais c'est vrai que les cafés parentalités, c'est fait pour expliquer justement ce qu'est les grâces, pour leur expliquer ce qu'on va faire pendant cette année scolaire. avec les ateliers, parler de l'intervenant, en l'occurrence moi ou d'autres, de l'association, de tout ce qui est mis en œuvre. Donc oui, les cafés parentalités existent, peut-être pas dans tous les établissements, mais voilà.

  • Speaker #2

    Et on choisit les intervenants.

  • Speaker #6

    Au conseil d'école également, la directrice ou le directeur peut présenter la partie séance éducation à la vie affective et relationnelle aux parents. Donc là, on essaie vraiment d'être transparent. Et depuis 2022... devrait inscrire systématiquement les VARS au conseil d'école, de la même manière qu'il doit y avoir une réflexion collective dans les collèges et lycées pour qu'à un moment donné, ce soit pris en compte dans les projets d'établissement, les interventions. Et je voulais juste rajouter, pour compléter les propos de Mme Linton, qu'au-delà des interventions des partenaires extérieurs et infirmières scolaires, ce qui est très important depuis quelques années, c'est que le programme, Ils visent les enseignants, toutes les disciplines.

  • Speaker #2

    Donc ils sont englobés également.

  • Speaker #6

    Voilà, c'est parler égalité, figueur,

  • Speaker #3

    santé,

  • Speaker #6

    respect, oui. Alors on va en discuter. Parler respect et sexualité à travers les enseignements disciplinaires. Et on peut le faire à travers le français, les mathématiques, il n'y a pas que la biologie ou l'SVT. C'est-à-dire qu'on peut appréhender cette éducation à travers tous les enseignements disciplinaires. Et là, ça va être vraiment un plus. Là encore, il faut entendre que depuis 2021, il y a un programme Égalité Fille-Garçon. C'est-à-dire que je suis enseignante demain en histoire géo. J'ai une classe de quatrième. Eh bien, j'ai un programme. du ministère de l'éducation nationale qui me dit ben tiens quand je vais aborder telle partie du programme je peux évoquer avec les enfants cet aspect de l'éducation à la sexualité et je pense que ça c'est important parce que ça va faire vraiment une culture du respect de l'autre dans les écoles et dans les établissements scolaires parce qu'il est question de ça avant tout consentement et tout c'est du respect de l'autre alors qu'il y a tu posais la question

  • Speaker #3

    Comment sont choisis les intervenants et je rajoute même qui les forme ces intervenants ?

  • Speaker #6

    Alors, nous avons donc un parcours de formation à l'école académique de formation continue qui est donc ouvert aux enseignants. C'est vrai qu'il est plus difficile d'avoir des enseignants disponibles pour les formations puisqu'ils ne doivent pas quitter leur classe. Autrement dit, on doit arriver à les former hors des temps scolaires. Et ça depuis deux ans c'est vraiment très contraignant pour nous. Néanmoins, ils sont formés, il y aura bientôt un magistère à savoir une formation en webinaire. Pas besoin d'être présent pour être formé. Donc voilà, c'est ce qui est prévu pour la rentrée 2025 avec six séances d'une heure et demie pour les enseignants. Mais il faut savoir aussi que les associations et les structures qui interviennent dans les établissements seculaires, Pour les associations, un agrément, soit national, soit un agrément académique, et que les structures comme la maison des adolescents, qui dépend par exemple d'un centre hospitalier, vont quand même signer une convention avec le rectorat. Et on est vraiment très transparent, on travaille avec eux, on va à ce qu'on appelle leur copil, c'est-à-dire leur réunion bilan, et qui vont présenter aussi leurs actions futures. Nous, rectorat, nous sommes... invité dans les copies des associations, donc il y a vraiment une transparence et une bienveillance.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, vous avez donc un regard précis sur les associations, donc vous savez ce qu'elles font. Ces associations, avez-vous le même regard très précis sur les personnes qui font partie de ces associations qui vont aller devant les élèves ?

  • Speaker #6

    Alors, les personnes sont formées par notamment des associations qui sont habilitées à le faire, sont formées aussi par GPR, vous avez entendu parler de Guyane Prévention Santé qui offre un panel de formations vraiment intéressant. Vous avez aussi des associations comme GADGE qui forment Idées Santé mais aussi évidemment le Rectorat qui ouvre les formations éducation nationale aux partenaires Et on essaie de mettre en place ce qu'on appelle des formations mixtes.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, je vais encore insister, je vais être plus précis sur ma question. Quelle garantie vous avez que ces personnes qui sont formées, qui font partie d'associations, ne puissent pas passer à travers les mailles du filet et une fois se retrouver devant les enfants raconter n'importe quoi ?

  • Speaker #3

    Oui, alors je complète parce que l'association a l'agrément, mais est-ce que les personnes qui interviennent dans l'association, elles ont un agrément spécifique, individuel ?

  • Speaker #1

    Alors je vais parler pour moi. Parce que je suis intervenante en E.Vras, auprès aussi de GADGE. Et quand j'ai fait ces interventions, on me demande de mes formations ou d'autres associations, pas que GADGE. Mais on va me demander quel est mon parcours. Je dois aussi fournir mes attestations. Et souvent, soit au premier atelier, vous êtes accompagnée de la directrice ou de quelqu'un qui, elle, a l'habitude pour voir. quel va être votre discours, parce qu'effectivement, à partir du moment où on a été formés ici ou ailleurs, moi j'ai été formée ailleurs, j'ai été formée en Guyane, mais oui, ils m'ont fait confiance, mais ça n'a pas été que là en fait. Ils se sont déplacés, on en a discuté, ils ont vu quelle était aussi ma position par rapport à l'Evrace, il y a plein de choses qui se font. Ce n'est pas juste envoyer les gens comme ça, il y a tout un panel de choses en fait avant aussi, mais ça, ça... Ça revient à la directrice ou au directeur de l'association en question de pouvoir se déplacer, d'aller discuter avec son futur partenaire. C'est hyper important.

  • Speaker #6

    Et très important, c'est que dans le premier degré, l'enseignant est présent, systématiquement présent.

  • Speaker #2

    Est-ce que dans cette chaîne, il n'y aurait pas un maillon à rajouter ? Les enseignants sont au courant. Une fois que le rectorat est au courant, que tout le monde a eu la validation, que tout a été signé, est-ce qu'il ne faudrait pas inclure une réunion pour présenter aux parents les personnes qui vont intervenir auprès de leurs enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça le café parentalité,

  • Speaker #3

    mais tu sais que c'est un postériorisme.

  • Speaker #1

    Mais le café parentalité est avant l'association qui va faire les enseignements.

  • Speaker #2

    Est-ce que ce ne serait pas justement, et je prends le problème avec eux, et le problème non ce n'est pas un... Mais je prends le débat avec un peu plus de hauteur. Est-ce que ce ne serait pas au rectorat à impulser ce genre de rendez-vous pour justement montrer le côté solennel de la chose ? À dire qu'une association...

  • Speaker #1

    En partir du moment où vous recevez dans le carnet, moi je sais comment c'est fait. À partir du moment où vous recevez, la maîtresse, la directrice va préparer le mot, ou c'est des fois la directrice, le directeur de l'établissement qui met le mot dans le cahier. Mais ça peut être aussi la maîtresse. À partir du moment où, quelle que soit, maîtresse, directeur ou directrice, mais ou maître, Mets le mot dans le carnet de votre enfant, à mon sens.

  • Speaker #3

    Sauf que, pardon, mais ça ne se fait pas systématiquement. Il y a beaucoup de parents qui nous font remonter aussi qu'ils ne sont pas informés des dates de tenue des ateliers à destination de leurs enfants. Ils ne sont pas informés du tout. Et je rebondis sur la question de Kylian. Effectivement, est-ce que ça ne devrait pas être le rectorat qui met en place, qui généralise ? ces informations, ces sessions d'information à destination des parents, plutôt que ce soit la tâche d'une association qui ne peut pas être partout.

  • Speaker #6

    Mais l'établissement scolaire, il y a ce qu'on appelle dans les établissements scolaires, collèges et lycées, le CESCE. Qui ne se réunit pas forcément toujours. Mais qui se réunit quand même majoritairement et qui présente, je sais que ce n'est pas systématique, mais très souvent, on va présenter les actions qui vont être menées. sur le domaine de la santé et le domaine social aux parents. Mais vous avez aussi à travers Pronote souvent les dates des séances prévues. On a dans certains établissements sur leur site académique la présentation des séances. Le souci, ce qu'on a au rectorat, c'est qu'on ne peut pas généraliser. Il faut savoir que les interventions sont adaptées au climat. de l'établissement scolaire. Il y a des collèges dans lesquels on va nous demander d'intervenir en urgence parce qu'il y a vraiment des problèmes par exemple de nudes.

  • Speaker #2

    On va dire presque comme des brigades d'intervention.

  • Speaker #6

    On aimerait toujours travailler en amont et dans certains cas, on va nous appeler pour dire qu'on a un souci parce qu'il y a eu par exemple ce qu'on appelle plusieurs actions de revenge porn. Ça voit. Des jeunes filles qui ont été filmées.

  • Speaker #2

    Le revenge porn, c'est quelque chose qui est courant dans nos établissements ?

  • Speaker #6

    C'est quelque chose qui est de plus en plus courant. Et juste pour vous dire que, justement, c'est de plus en plus courant au collège, au lycée. D'où l'intérêt, en amont, dès le plus jeune âge, de protéger les jeunes, de leur expliquer les risques.

  • Speaker #2

    Nathalie Barthélémy, est-ce que les parents qui nous écoutent, ceux qui sont pour ou contre l'Evrace, sont... au courant de la violence sociétale qu'il y a au sein des établissements scolaires entre les élèves.

  • Speaker #1

    Clairement, je ne pense pas qu'ils se doutent à quel point. Je ne pense pas.

  • Speaker #2

    Parce que du revenge porn, pour ceux qui ne savent pas, dans la vie extérieure au collège, c'est quand messieurs ou mesdames vous avez envoyé des dénudes, c'est comme ça qu'on les appelle, à votre ancien partenaire, et au moment de la séparation, décident de faire circuler ces photos à tout le monde, à votre insu.

  • Speaker #1

    Si...

  • Speaker #2

    En tant qu'adulte, ce sont des choses qui peuvent nous faire très mal. Imaginez la double sanction pour quelqu'un qui voit son intimité exposée, mais qui devra expliquer à ses parents les raisons pour lesquelles les photos ont été faites.

  • Speaker #1

    Je pense vraiment pas que les parents se doutent de ce qui se passe dans l'établissement parce que ben on l'a dit tout à l'heure il y a plein de raisons à ça alors peut-être qu'il y en a qui se doutent parce qu'ils travaillent dedans ou peut-être qu'il y a plein de raisons à ça c'est que pour tous il y a un point commun de toutes les personnes qui ont appelé c'est que ça revient de l'intime et qu'effectivement s'il y a certaines habitudes ou même sans habitude il y a des fois on n'a pas forcément envie de raconter telle ou telle chose. À nos parents, en fait, nous les intervenants ou les personnes qui sont aptes à faire de l'Evrace, en tout cas, on a ça, on a cette chance, moi j'ai envie de dire, de pouvoir par notre professionnalisme et notre attitude aussi, parce qu'on a une attitude à adopter, de pouvoir récolter ce genre d'informations. Parce que, par exemple, et là je parle pour moi, je laisse toujours une porte ouverte à la fin de ces séances si vous souhaitez me parler. Vous pouvez très bien laisser tout le monde partir et venir me parler, je donne mon numéro de téléphone. pour qu'ils puissent me contacter via WhatsApp, je crée vraiment le lien avec eux et je vous promets que ça marche, ça fonctionne. Et pour revenir un point encore de ce qui se fait aussi dans les établissements, de tout ce qui peut y se passer, entre autres, il y a aussi des stages de citoyenneté où on va y inclure aussi de l'Evras.

  • Speaker #2

    Combien d'intervenants sont l'ensemble du territoire ?

  • Speaker #6

    Alors de partenaires, on en a 18, partenaires différents, associatifs ou institutionnels, mais peu dans le premier degré. Ils sont que... quatre intervenir au niveau des écoles élémentaires. Donc on a très très peu d'écoles qui sont concernées.

  • Speaker #2

    C'est une association par établissement ou bien ça tourne ?

  • Speaker #6

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #3

    Allez-y. Alors j'ai une question de parents qui nous revient aussi souvent. Est-ce que l'Evras fait la propagande de la théorie du genre ?

  • Speaker #1

    J'adore, je savais qu'elle allait arriver cette question. J'ai envie de dire, nous on n'est pas là pour vous dire le genre qui sera le mieux, pas mieux, ce que vous dites. Nous on n'est pas là pour ça. Encore une fois, c'est ce que disait madame Bertelmi et c'est ce que je dis aussi, on est là pour...

  • Speaker #0

    dire ce qui se passe dans la société dans laquelle vous allez vivre. On est là aussi pour informer les élus.

  • Speaker #1

    Donc vous partagez l'information.

  • Speaker #0

    On partage l'information et on récolte surtout aussi ce qu'eux vont nous dire. Parce qu'on n'est pas là juste pour faire de la bonne parole. On est là pour aussi comprendre et entendre ce qui se dit, leur point de vue. Et c'est vrai qu'il y a quand même un point, moi, que j'accentue, et ça je le vois dès l'entrée du collège, pas en primaire. Au collège, j'ai su... Tout au lycée, mais au collège, ça commence. Et toute cette misogynie, toute cette... Si vous savez, il y a quelque chose qui est en train de monter là, c'est vraiment la haine de la femme. On va parler...

  • Speaker #1

    La haine de la femme.

  • Speaker #0

    La haine de la femme. Il y a un truc qui se passe là.

  • Speaker #1

    Dans les collèges et dans les lycées de Guyane.

  • Speaker #2

    Pas seulement. Vraiment. Pas seulement. Mais il y a d'écouter les chansons. Oui. Enfin, écouter un peu ce que...

  • Speaker #1

    Les chansons que les écoutent.

  • Speaker #2

    Oui, écouter les paroles. Regarder un petit peu ce qui se passe à travers les réseaux sociaux.

  • Speaker #1

    Les paroles des chansons que les jeunes écoutent. C'est...

  • Speaker #0

    qu'on est hyper violents. Sur tous les réseaux.

  • Speaker #2

    Et les réseaux, il y a quand même une violence même verbale.

  • Speaker #1

    Je vais vous rassurer, ce n'est pas nouveau. Pour ceux qui ont écouté la musique urbaine il y a 20 ans, il y avait des paroles du même genre.

  • Speaker #0

    Oui, mais je parle aujourd'hui, vraiment, moi, ce que je vois, c'est, alors en dehors des chansons, là, ce qui est le plus impactant pour nos jeunes, c'est les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce qu'il y a clairement des personnes Alors, je ne sais pas en Guyane, mais moi j'en vois, mais ils ne sont pas en Guyane, mais ils ont accès à ça maintenant, parce que c'est réseau social, qu'ils vont vraiment faire cette propagande de ce qu'on appelle la masculinité. Et du coup, vous allez avoir, soit par le corps, donc le sport, un discours, parce que c'est comme ça qu'ils commencent à venir intégrer les jeunes. Ils commencent à dire, oui, tu seras un homme si tu es musclé, tu sais, tu sais, tu sais cela. Et ensuite, c'est comme ça que ça commence à remonter. sur le rapport avec la femme, sur comment elle devrait être, sur comment elle ne devrait pas être. Ça n'a pas l'air comme ça quand je le dis. Peut-être, j'espère être impactante, mais il y a vraiment quelque chose qui se passe là en ce moment sur ça. Parce que lorsqu'on parle de la femme, parce que moi je les inclue, je ne fais pas forcément toujours des demi-groupes. J'aime bien inclure garçons et filles pour voir un petit peu le mélange des pensées.

  • Speaker #1

    Comment ça interagit.

  • Speaker #0

    Comment ça interagit. Et c'est impressionnant à quel point... point les garçons ont vraiment, et les filles aussi, attention, une idée bien préconçue de comment ils doivent se comporter ou ils devront se comporter. C'était il n'y a pas longtemps, le 8 mars, mais ils étaient en vacances, la journée internationale des droits des femmes. Et j'ai fait dans le cadre de cette journée un atelier. Je leur ai posé certaines questions aux jeunes qui étaient là. Donc, il y avait des bacs pro, il y avait des lycéens, c'était dans un lycée.

  • Speaker #1

    Donc ceux qui sont dans quelques années dans la vie active.

  • Speaker #0

    Voilà, par exemple, j'ai eu droit, mais ma copine doit me demander comment elle doit s'habiller avant de sortir. Je dois, à partir du moment où je sors avec une fille, avoir la main mise sur ce qu'elle va mettre, parce que pour ce qu'on pourrait penser de moi, ce qu'on pourrait penser d'elle. Et j'invite tout le monde, pour juste finir, à regarder, donc je vais faire de la pub, regardez le film Adolescence, qui vient de sortir sur Netflix, pour vous faire comprendre que... Le danger n'est pas forcément à l'extérieur comme on peut le penser, c'est-à-dire rentre à telle heure, attention à tes fréquentations. Le danger est peut-être à l'intérieur de votre maison puisque c'est le portable et le portable c'est les réseaux sociaux. Ce film met le cadre, c'est une série, il met le cadre de l'entrée, juste le synopsis, un petit garçon de 13 ans qui est accusé de meurtre. Et c'est comme ça où on se rend compte à quel point les réseaux sociaux et les parents complètement...

  • Speaker #2

    affolé en découvrant un enfant qu'il pensait connaître et ben ouais les réseaux et qui se retrouvent et on a des relations d'emprise de plus en plus fréquentes même chez des garçons qui sont des collégiens donc des relations d'emprise vis-à-vis de jeunes filles alors même qu'ils sont en train de construire une relation amoureuse et voilà et ça c'est assez inquiétant pour rebondir ce que vous voulez dire et en effet le terreau c'est quand même la misogynie L'évolution d'une misogynie très très très agréable.

  • Speaker #3

    C'est vrai que j'ai deux dernières questions. Est-ce que le fait que certains intervenants ne soient pas d'ici, se viennent de métropole, ça ne génère pas des frictions au niveau des parents par rapport à la culture qui est différente, à ce qui est véhiculé ? Je parlais de la théorie du genre tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Je ne vais pas faire de langue de bois. Oui et non, ça dépend des parents, mais je pense qu'à un moment donné, il faut être ouvert. Il faut pouvoir aussi, je pense que c'est aux associations, quand il y a des gens de métropole ou d'ailleurs qui viennent. Peut-être de former aussi, de dire voilà notre réalité, voilà ce qui se passe dans notre pays. Peut-être les inciter à aller sur le fleuve, à aller à la rencontre, pour comprendre la culture et comment ça se passe. Je pense que c'est aussi aux associations ou au rectorat, je ne sais pas, mais d'en faire aussi ce travail-là.

  • Speaker #2

    Les partenaires qui interviennent en commun isolé, dans leur groupe d'intervenants, des médiateurs socioculturés, des médiateurs en santé. ou des médiateurs sociaux pour pouvoir vraiment rester proche de la réalité des différentes communautés. Mais une fois de plus, comme on n'est pas là pour présenter des pratiques, on n'est pas là pour être dans un jugement de valeur ou une imposition, on est là une fois de plus pour expliquer le respect dans les relations à l'autre, la connaissance de l'autre et surtout éviter les... de tomber dans des préjugés sexistes.

  • Speaker #1

    La dernière question, très rapidement.

  • Speaker #3

    La dernière question, est-ce que les parents ont le droit de refuser que leurs enfants participent à ces séances et un enfant qui n'y participe pas, est-ce qu'il risque d'être pénalisé ?

  • Speaker #2

    Alors, il faut savoir qu'il y a quand même une obligation, nous, de mettre en place des séances d'éducation à la sexualité. À mon sens, le parent peut refuser que l'enfant soit présent. Néanmoins... Il faut vraiment entendre que ça reste des séances qui sont là vraiment pour les enfants et qui se font dans la bienveillance. Pour mon final, je voudrais dire vraiment aux parents de faire très attention à ce qu'ils circulent dans les réseaux sociaux parce qu'il y a beaucoup de fakes. Il y a beaucoup de cas qui ont été pris de... Belgique, notamment, et qui a fait passer pour des cas français, avec des programmes français, alors que c'était tout à fait faux, et donc de faire très très attention. Et même quand on pointe du doigt des associations qui, dans l'hexagone, ont été trop loin, mais il faut savoir que ça reste des cas exceptionnels. Et malheureusement, les réseaux s'attachent à faire croire que ces exceptions sont la réalité.

  • Speaker #0

    Pour preuve, le jour de la rentrée, le 10, là, c'est récent, 10 mars, il y a eu tout un... un truc, il disait oui, mettez pas vos enfants à l'école, enfin tout ça c'était du fake c'était pour dire oui, il y aura de l'évrase ce jour-là mettez pas vos enfants à l'école et après pour dire,

  • Speaker #2

    en fait c'était un fake regardez le programme il est accessible sur internet il est simple, vous verrez, il n'y a pas de quoi

  • Speaker #1

    Mesdames, merci beaucoup à toutes les deux, Nathalie Barthélémy, Valérie Linton de retour ce soir dès 20h sur Radio Pays dans le Wishi Wishi, nous parlerons pornographie excitant ou dégoûtant, vous viendrez parler de tout cela. Coucher les enfants.

  • Speaker #0

    C'est pour les parents.

  • Speaker #1

    Coucher les enfants. Coucher les enfants. S'il vous plaît. Là, il n'y a aucune ambiguïté. Si les enfants se retrouvent devant la radio avec vous, ce n'est pas un programme familial.

  • Speaker #3

    J'ai un peu d'actualité FAPEG. Oui,

  • Speaker #1

    rapidement.

  • Speaker #0

    Alors,

  • Speaker #3

    en fin de semaine, on diffusera un sondage à l'attention des parents justement sur les VARS. Et samedi 29, à l'accord d'heure, à partir de 9h, il y aura un carbet des parents, donc un temps d'échange sur les VARS justement avec nos deux intervenantes du jour.

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Transcription

  • Speaker #0

    Avec nous ce matin dans le CosefAPEG de ce mercredi 19 mars, nous allons parler d'un sujet essentiel mais parfois controversé, l'ivrace, l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Un programme a été mis en place pour accompagner les jeunes dans leur compréhension des relations humaines, du respect, du consentement et de la sexualité. Pourquoi est-il important d'en parler dès le plus jeune âge ? Quels sont les enjeux ? de cette éducation dans notre société actuelle et pourquoi suscite-t-elle parfois autant de débats ? Pour en discuter ce matin, plusieurs personnes, dont la présidente de la FAPEG, Aïssa Touchambo. Bonjour.

  • Speaker #1

    Bonjour Kylian, comment ça va ?

  • Speaker #0

    Un plaisir de vous retrouver, franchement ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    Ah, mais c'est gentil.

  • Speaker #0

    Ça fait très longtemps.

  • Speaker #1

    Oui, très longtemps, obligation professionnelle oblige.

  • Speaker #0

    C'est que ça travaille très très bien. Également à côté de vous, Nathalie Barthélémy, bonjour.

  • Speaker #2

    Oui, bonjour monsieur, bonjour aux auditeurs.

  • Speaker #0

    Vous êtes chargé de mission SSR au pôle santé sociale du rectorat de Guyane, c'est bien ça ? Oui, c'est bien ça. Dans cette discussion que nous allons avoir ce matin, et Valérie Hinton qui est en chemin, qui va nous rejoindre également, qui est sexologue et qui est intervenante à Evras, dans cette discussion que nous allons entamer ce matin, nous allons également inclure les auditeurs du Radio-Pays qui sont comme à chaque fois les bienvenus au 05 94 36 36 06 et ensemble nous allons éclaircir réellement ce qu'est l'Evras, démontrer, démonter... certaines idées reçues et voir comment elle peut être un outil puissant pour prévenir la violence et favoriser le bien-être des jeunes.

  • Speaker #1

    Effectivement, Kylian, merci pour cette entrée en matière. Alors, c'est vrai qu'on a, ça fait un moment qu'on voulait aborder cette thématique, puisqu'on est, au niveau de la FAPEC, sollicité par pas mal de parents. C'est un sujet, les VARs ou les VRAs, je ne sais pas quel est le bon terme, qui fait débat au sein de la communauté éducative. Et il y a beaucoup de parents qui sont... opposés et là on a cherché à comprendre pourquoi on sait qu'il y a eu des dérives par le passé sur certains contenus les contenus qui étaient diffusés aux enfants, donc là on va mettre les choses à plat pour essayer de comprendre le sujet alors c'est un sujet qui n'est pas nouveau puisqu'il est issu de la loi du 4 juillet 2001 alors je vais lire rapidement qui dit que l'éducation à la sexualité est une éducation obligatoire. C'est dans le Code de l'éducation qui précise qu'elle doit être dispensée dans les écoles, les collèges, les lycées, à raison d'au moins trois séances annuelles par groupe d'âge homogène. Les modalités de mise en œuvre par le personnel de l'éducation nationale sont définies par la circulaire du 4 février 2025. Alors c'est vrai que ça fait un delta, 2001-2025, 24 ans pour une circulaire d'application. Pourquoi ? Donc j'espère que... Notre invitée, Mme Barthélémy, pourra répondre à toutes nos questions.

  • Speaker #0

    Mme Barthélémy, merci d'être là ce matin dans le cause FAPEG. Tout d'abord, et ça semble évident, nous allons commencer par la base, ce qu'est l'ivrace exactement et quels en sont les objectifs ?

  • Speaker #2

    Alors l'ivrace, c'est l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Après, il y a d'autres appellations, l'éducation à la sexualité, on a parlé aussi des varaces. L'objectif premier, c'est vraiment d'éduquer, de donner les connaissances et surtout les compétences aux enfants pour avant tout les prévenir contre les violences sexuelles. Ça, c'est vraiment un objectif premier et très, très important au regard du nombre d'enfants qui subissent des agressions, des violences sexuelles avant même l'entrée au collège. Donc c'est un objectif, on va dire, fondamental. Premier objectif de cette loi de 2001, prévenir les violences sexuelles. Et en 2001, il y avait aussi l'idée au collège, au lycée, de faire en sorte que les enfants se protègent aussi de certaines maladies et aussi évitent les comportements violents, des relations, on va dire, nocives, toxiques. Donc voilà, c'était l'idée d'apporter... le respect dans la relation, le respect de soi et le respect de l'autre. Voilà, de pouvoir protéger son intégrité physique. Il faut vraiment entendre que c'est un objectif phare. Le deuxième objectif, c'est d'atteindre, en tout cas d'atteindre une égalité entre les filles et les garçons. Égalité essentielle parce que quand on n'est pas dans cet aspect d'égalité, eh bien, il s'avère que les préjugés sexistes, à savoir les... L'idée qu'une fille doit faire ça, se comporter de la sorte, et qu'un garçon doit, au regard du rôle que la société lui donne, se comporter de la sorte, et bien ça crée un sexisme, c'est-à-dire une manière différente de considérer les garçons et les filles dès le plus jeune âge. Voilà, donc le deuxième objectif c'est de déjà leur donner les outils, les moyens de compréhension pour qu'ils puissent... être dans ce respect entre les filles et les garçons.

  • Speaker #0

    Ça veut dire qu'il y a vraiment beaucoup de prise de conscience, parce que le débat est très large, et à travers les doubles adjectifs que vous avez cités, il y a énormément de choses. J'ai pu noter des choses très intéressantes dans ce que vous venez de dire, notamment le fait de pouvoir créer un maillage encore beaucoup plus fin pour pouvoir détecter les enfants qui seraient victimes de violences sexuelles à domicile ou bien à l'extérieur des établissements scolaires. détecter et repérer ses enfants le plus rapidement et de permettre également de donner à ses enfants ces codes nouveaux de la société puisque les enjeux sociétaux ont énormément évolué sur les relations entre les hommes et les femmes et les relations entre les êtres humains en tout cours entre eux. Donc c'est permettre d'avoir encore une fois une conscientisation. Ça veut dire qu'aujourd'hui, au sein du gouvernement, au sein du ministère de l'Éducation nationale, il y a vraiment cette volonté d'outiller, dès le plus jeune âge, les jeunes à une compréhension des interactions qu'ils pourront avoir avec leurs camarades ou bien avec des adultes ?

  • Speaker #2

    Oui, mais comme l'a dit Adam précédemment, ça date de 2001.

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ?

  • Speaker #2

    Il y a eu énormément de lois entre-temps qui ont rappelé. Il y a une loi très importante en 2018 qui a rappelé ces trois séances annuelles obligatoires. Mais cette loi de 2018 a rappelé aussi toutes les thématiques. qui devrait être abordée dès le plus jeune âge. Il était même question en 2018 d'avoir l'éducation à la vie relationnelle et affective dès la petite section. Puisque l'idée, une fois de plus, c'est de donner les éléments aux plus jeunes enfants pour qu'ils puissent se protéger contre les agressions et surtout quand ils en subissent, qu'ils puissent libérer la parole. Parce que les enfants ont du mal à... à parler de ces violences subies et nous on leur explique, on leur donne la possibilité d'aller voir des personnes éducation nationale pour lesquelles ils ont un minimum de confiance pour pouvoir exprimer ce qu'ils des fois subissent et après on peut enclencher les procédures. Mais je voulais quand même rappeler que l'objectif c'est d'être dans la prévention. Alors oui, évidemment qu'il faut dépister et agir au plus vite. pour ces enfants qui subissent des violences. Mais nous, on est dans la prévention. On essaye d'agir en amont, justement, pour éviter que les enfants, dès le plus jeune âge, mais aussi les collégiens et les lycéens, se retrouvent en situation de vulnérabilité. Et cette situation de vulnérabilité est de plus en plus fréquente au collège parce que les réseaux sociaux peuvent aider au harcèlement.

  • Speaker #1

    Alors justement, Mme Barthélémy, concrètement, à l'école maternelle, en tout cas à l'école primaire, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ? Qu'est-ce qui est diffusé comme information ou comme contenu ? Puisqu'il y a beaucoup de parents qui disent que c'est de la sexualité qu'on apprend aux enfants à faire ceci ou cela. Concrètement, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ?

  • Speaker #2

    Alors, avant tout, on ne parle pas d'éducation à la sexualité. Au plus jeune âge, on va parler de compétences. psychosociale. Vous allez entendre ce terme de plus en plus souvent puisqu'il y a vraiment une volonté de déployer les compétences psychosociales dès le plus jeune âge. Alors les compétences psychosociales c'est apprendre à l'enfant à se connaître, connaître ses émotions, connaître les émotions des autres et à pouvoir développer une connaissance de soi, une estime de soi, connaître l'autre et dans le respect de l'autre. Donc avant tout, là on ne parle pas de sexualité. Là on est vraiment dans des... des relations affectives. Et à partir du SEM1, SEM2, on va apprendre aux enfants la connaissance du corps, des parties intimes. Et voilà, on va s'arrêter à ça, c'est-à-dire ce sont vos parties intimes. Et n'importe quelle personne ne peut pas toucher vos parties intimes. Et voilà, nous on va de manière très concrète s'arrêter à ça concernant la sexualité.

  • Speaker #1

    Donc c'est de la prévention.

  • Speaker #2

    On est dans de la prévention et en élémentaire on n'est absolument pas sur des pratiques sexuelles. On est vraiment sur la connaissance de son corps, sur la connaissance des modifications et une fois de plus j'insiste sur la protection de l'autre. À l'heure du téléphone, à l'heure des réseaux sociaux, il faut savoir que les enfants peuvent se retrouver dans des situations de vulnérabilité, où vous avez des adultes qui peuvent, à travers le téléphone, les contacter, leur envoyer des images à caractère pornographique. Donc nous, on s'attelle dès l'école élémentaire à les protéger, et après au collège, on va rentrer un peu plus dans ce qu'on appelle s'appelle l'éducation à la sexualité.

  • Speaker #0

    Sacré débat, un sacré débat sur les réseaux sociaux. Et merci beaucoup à Valérie Linton qui est en train de nous rejoindre. Cette voix que vous connaissez également puisque c'est son jour, le mercredi. Donc ça fera double journée pour elle sur Radio-Pays. Merci beaucoup Valérie. Bonjour. On va installer le micro. Bonjour Valérie, ça va ? Merci d'être là. C'est un sacré débat, je le disais à l'instant, l'Evrace avec beaucoup de parents qui estiment deux choses qui sont d'ailleurs totalement légitimes et que l'on peut entendre. La première étant que ce n'est pas à l'école, à l'éducation nationale à faire l'éducation sexuelle de leurs enfants ou en tout cas à amener des informations concernant l'éducation sexuelle. Et d'autres vont encore plus loin en disant qu'il y a quand même ce jeu habile qui ressemblerait à un travail de dépossession. de la parentalité, que ce que les parents doivent faire, ils sont en train de se retrouver dépossédés par le système d'éducation nationale. Donc, quelque part, qu'il y aura double voie. Il y aura celle des parents, celle de l'éducation nationale, et qu'ils n'ont pas envie que dans la tête de leurs enfants, il y ait ce bras de fer concernant des choses aussi sensibles, notamment que la sexualité.

  • Speaker #2

    Alors, il n'est vraiment pas question de prendre la place des parents, mais absolument pas. Par contre, il s'avère qu'il y a un réel tabou sur la sexualité. Il est très très difficile souvent aux parents de parler de sexualité avec les enfants. Et du fait de ce tabou, les enfants s'expriment peu avec les parents sur leur sexualité, sur les comportements sexuels qu'ils peuvent observer très très très tôt. Je rappelle qu'à l'entrée en sixième, on a quasi un enfant sur deux qui s'est retrouvé face à des images à caractère. acteurs pornographiques, des images qu'il n'aura pas recherché à voir à travers, le plus souvent.

  • Speaker #0

    Donc, il est victime, il se retrouve en tant que victime exposé à des images pornographiques.

  • Speaker #2

    Mais un enfant ne va pas facilement parler, sauf si, dans la famille, on va vraiment lui tendre la perche pour discuter sexualité. Mais il s'avère qu'en discutant, les parents nous disent eux-mêmes qu'il est quand même assez difficile de parler sexualité. Et donc, c'est souvent... par des tabous, par des... Comment dire ça ? Souvent, les parents vont interdire, ne vont pas vouloir.

  • Speaker #0

    Plutôt que de parler, ils vont carrément interdire et mettre encore une chape de plan supplémentaire sur le sujet. Alors que selon vous, il faudrait vraiment libérer la parole ?

  • Speaker #2

    Il faut libérer la parole. Absolument. D'autant plus qu'il se passe quand même des échanges à travers les réseaux sociaux qui sont... Ils sont objets à... comment dire ça... qui font craindre quand même la suite et dans ces moments les enfants vont rarement vers les parents pour discuter. Ils vont aller vers des camarades, mais les camarades des fois ne sont pas plus outillés.

  • Speaker #0

    Oui, c'est une connaissance empirique parfois qui se base sur des choses qui sont totalement erronées. Valérie Linton est sexologue, vous la connaissez, c'est la voix de Wishi Wishi, l'une des voix de Wishi Wishi le mercredi soir, mais qui est également intervenante en ivra. C'est comme ça qu'on dit Valérie ? Oui, c'est ça. Intervenant en ivrasse, ce n'est pas la première fois que nous entamons cette discussion sur Radio-Pays et à chaque fois nous nous heurtons à ce même bloc de réticence, de crainte, de peur de certains parents. D'où vient le problème ? Pourquoi il y a cette opposition aussi forte qui parfois même refuse d'entendre que le programme est vraiment très sécurisé et il aborde de manière très saine et qu'il y a des niveaux ? On ne parle pas de sexualité à des enfants qui sont à l'école primaire, on ne va pas parler d'actes sexuels aux enfants de l'école primaire. Pourquoi ça n'est pas entendable pour certains parents ?

  • Speaker #3

    Un petit peu, je vais faire un peu ce que dit Mme Barthelmy. Mais en fait, je pense vraiment que déjà, il y a un tabou qui est là. C'est sûr, il y a un tabou. On dit qu'on peut très bien parler sexualité dans notre département sous forme de rigolade, de plaisanterie entre amis. Mais dès lors où ça devient sérieux, là, c'est un petit peu plus compliqué.

  • Speaker #0

    Ça touche aux enfants aussi ?

  • Speaker #3

    Alors ça touche aux enfants, mais là, du coup, j'ai envie de dire qu'il y a un deuxième point en dehors du tabou. Je pense que c'est aussi l'éducation, justement ce que je fais, l'éducation à la vie relationnelle et vie affective et sexuelle qu'en fait les parents n'ont peut-être pas eu. Du coup, c'est souvent les mêmes arguments qui arrivent. Mais moi, j'ai appris seule. On ne m'a pas appris, on ne m'a pas montré. Et on montre effectivement qu'il n'y a pas eu cette éducation à la sexualité, qu'elle soit dans le cercle familial. ou alors à l'école. Donc on voit bien que le fait qu'il y ait méconnaissance de ce sujet et qu'au final, certains parents aient dû apprendre seuls, et quand je dis seuls, on parle d'une sexualité active, on ne parle pas d'émotion, on ne parle pas de notre rapport aux autres, parce qu'il est question de ça en fait, dans les ateliers que je peux prodiguer aux élèves. On ne parle pas que de sexualité telle que le pense l'adulte.

  • Speaker #0

    Comment l'adulte le voit ? Je pose la question parce que c'est vrai que très souvent, on a une espèce de cloisonnement de trois visions différentes. Celle des adolescents, des enfants, celle des intervenants en Evras, et celle des parents. Quelles sont les trois visions ? Comment elles se matérialisent ces trois visions différentes ?

  • Speaker #3

    Celle des parents, avec le recul pour discuter pas mal avec eux, j'ai envie de dire qu'ils... C'est tel que ça se fait dans le lit, dans la chambre.

  • Speaker #0

    Ah oui d'accord, on est dans l'intimité même du coup.

  • Speaker #3

    On est vraiment dans l'intimité en fait. Et ils pensent que du coup l'intervenante en Evrace va venir expliquer à leurs enfants ce qui se passe dans la chambre à coucher. Tel que eux ils la font, tel que eux ils font leur sexualité, tel que... Du coup comme on a tous une sexualité différente, du coup ils pensent que c'est personnel de dire mais attendez vous allez expliquer à mon enfant comment moi je fais l'amour avec mon mari. Mais en fait il n'est pas question de ça. Et puis en plus... Ce que je trouve d'autant mieux encore cette année, c'est qu'avec le nouveau programme qui a apparu fin janvier, c'est que là, tout est expliqué. Donc, à partir du moment où, ok, vous n'êtes pas d'accord, mais que vous voulez quand même vous y intéresser parce que c'est obligatoire. Donc, au bout d'un moment, que vous vouliez ou pas, vous aurez toujours la possibilité de ne pas mettre vos enfants à l'école ce jour-là. Mais à un moment donné, il y a de l'interaction entre eux. C'est là où ils passent le plus clair de leur temps. C'est là où se passent leurs interactions. C'est là où se passe beaucoup de choses. Pas plus tard qu'hier, en intervention en Évrace, j'entends des choses qui se passent dans l'enceinte de l'école. Donc il faut que l'école, oui, et pour rebondir à ce que disait Mme Barthelmy, on n'est pas là en tant qu'intervenant en Évrace pour remplacer les parents, on vient en complément des parents. Et il faut aussi se dire que tous les parents ne parlent pas de sexualité, pour toutes les raisons que j'ai évoquées, et que du coup, il faut donner cette éducation à tous les enfants, que tous les enfants aient... Justement, ce rapport aux autres, et puis quand je parle de rapport aux autres, je parle aussi de différence. Parce que oui, je sais qu'il y a beaucoup de personnes, la dernière fois qu'il y avait appelé, je me rappelle d'un monsieur qui avait appelé pour dire oui, on va parler d'homosexualité. Ben oui, parce que c'est ce qui fait notre société transsexuelle, homosexuelle, les personnes, les différents genres. Il faut qu'on en parle, puisque c'est notre société. On ne peut pas cloisonner en fait.

  • Speaker #2

    Tout à fait d'accord, Madame Linton, mais en école élémentaire, là je voudrais quand même rassurer les parents, en école élémentaire, on va leur donner les compétences pour qu'ils puissent respecter les choix des autres.

  • Speaker #0

    Donc on parle de la notion de consentement.

  • Speaker #2

    On parle de la notion de respect avant tout, en école élémentaire, respect de la différence. Donc il s'avère que oui... Plus l'enfant va grandir, il sera collégien, lycéen, et plus on va aborder ses orientations.

  • Speaker #0

    J'ai une question concernant le consentement tout à l'heure. Mettez vos casques, mesdames, parce que nous avons les premiers appels qui arrivent ce matin. Je vous rappelle que vous êtes au cœur du Cosef APEC de ce mercredi 19 mars et que nous parlons de l'Evras, l'éducation. à la vie relationnelle, affective et sexuelle et savoir ce qu'on doit en penser et ce qu'on doit en faire, nous, en tant que parents, afin de mieux comprendre ce à quoi seront exposés, et je mets des guillemets autour d'exposés, nos enfants dans les établissements scolaires. Vous êtes sur Radio-Pays, 05 94 36 36 06. Bonjour.

  • Speaker #4

    Allô ? Oui, bonjour, Kylian,

  • Speaker #0

    c'est Bébert. Bonjour, Bébert, comment ça va ?

  • Speaker #4

    Ça va, bonjour. On peut appeler au téléphone, je ne sais pas. Elles sont trois. Elles sont trois, c'est bon. Bonjour. Bonjour,

  • Speaker #0

    bébé.

  • Speaker #4

    Bonjour,

  • Speaker #1

    monsieur.

  • Speaker #4

    Je vous demande, c'est moi, je suis en train de faire l'opinion, et je respecte les opinions de chaque personne. Je pense qu'on vit dans une société de malades, et vraiment malades. Et les gens qui ont décidé de faire ce genre de programme pour mettre à l'école, c'est eux. Je pense qu'on est arrivé au bout de la société. On est arrivé à un truc aujourd'hui, mais comment le qualifier ? Je ne trouve pas les mots pour le qualifier. En tout cas, moi, je suis content d'être au programme. Moi, je suis père, mes enfants sont grands, et ils ont été à l'école, ils sont mariés, ils ont des enfants. Ils n'ont pas fait des cours de l'éducation à l'école. Et aujourd'hui, et j'en ai fait, leur maman aussi, il n'y a pas de problème, ils ont des éducations à l'école. Et bien, aujourd'hui, ils ont des enfants. Et puis, ils sont bien, ils sont très épanouis dans la relation sexuelle avec leur épouse. Donc aujourd'hui, est-ce qu'aujourd'hui, il faut démontrer, aux autres, les parents disent que oui, c'est dans la somme que ça se passe, blablabla. Je crois que tout le monde, je ne sais pas si tout le monde est dans le même sac, il y a des parents, beaucoup de parents qui font l'éducation sexuelle de leurs enfants. pas uniquement au niveau de la pro-sexuelle, il y a beaucoup de choses dans la sexualité. Mais les parents, vous avez dit beaucoup de parents, et là moi je m'indiffuse quelque fois de me dire sur le plateau, de me donner des statistiques aujourd'hui pour me dire quel est le nombre de parents qui ne parlent pas de sexualité à leurs enfants. Je veux mieux savoir ça, mais je maintiens ma position, on vit dans un monde de malades, mais vraiment de malades.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Bébert. Mesdames ?

  • Speaker #3

    Alors moi, j'ai envie de répondre à Bébert en lui disant que, effectivement, et tant mieux si ses enfants ont pu bénéficier de rapports pour parler, en tout cas de dialogue avec lui, pour pouvoir parler de l'éducation sexuelle. Mais ce n'est pas le cas de tous les parents et que dans nos interventions, on doit englober tous les enfants. Et je trouve que c'est... C'est un peu mettre de côté ceux qui n'ont pas cette chance, comme les enfants de ce monsieur par exemple, de pouvoir parler de sexualité. Et je voulais aussi dire une deuxième chose, c'est que dans le programme, parce que je n'avais pas tout à fait terminé, de dire que dans ce programme, d'où j'incite vraiment les gens à le regarder, parce qu'il est quand même bien fait, où on montre vraiment que de l'école maternelle et l'école primaire, on ne parle pas de sexualité. qu'on parle du respect, qu'on parle du consentement, qu'on parle de connaissance du corps. C'est quand même bien fait avec 4 ans, 5 ans. Ce qu'on va parler, à quel âge ? Parce que bien sûr, on va se mettre aussi... En fonction de l'âge de l'enfant, on va avoir un discours. On ne peut pas parler à un enfant de collège comme à un enfant de primaire ou de maternelle. Donc j'insiste sur ce fait vraiment. Et encore une fois, j'ai envie de dire, je suis désolée parce que... envie de pousser, et là c'est peut-être la thérapeute de couple qui parle, alors oui peut-être que Bébert il a parlé à ses enfants et c'est une parenthèse que je fais mais en fait ils ont eu des enfants il n'y a pas de problème, mais en fait vous ne savez pas vraiment ce qui se passe dans leur intimité en fait vous ne savez pas vos filles et vos garçons je ne sais pas si c'est que des filles ou des garçons si c'est mélangé, vous ne savez pas en fait comment eux ils vivent cette sexualité parce qu'en fait peut-être qu'ils ne vont pas venir à un moment donné il y a une espèce Pas de secret, mais je veux dire... De gêne ? Non, pas de gêne, mais à un âge, on ne parle plus de... On va avoir cette nuance où on ne va pas parler de sexualité, de comment ça se passe avec son mari, dans le lit, avec ses parents. J'en reçois tous les jours des couples qui me disent, oui, c'est vrai, mes parents ont abordé certaines choses, mais là, je suis en train d'en découvrir, parce qu'elle est en interaction ou il est en interaction avec un homme ou une femme. Et du coup, tout ça se mélange. Donc en fait, oui, il a peut-être donné une base à ses enfants, et ça, je n'en dis ce qu'on ne vient pas. Mais de dire qu'il n'y a aucun problème, ça en fait, il ne sait pas.

  • Speaker #0

    En gros, c'est la différence qu'il y a entre dire à ses parents « j'ai un copain » , d'avouer à demi-moi à ses parents qu'on commence à avoir des relations sexuelles et de ne pas dire à ses parents comment se passent ces relations sexuelles. C'est un peu ça.

  • Speaker #3

    On va dire que c'est un peu ça. C'est un peu ça. C'est pas un peu ça, c'est souvent.

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça. Dardeville est avec nous ce matin. Mettez vos casques, mesdames. 05 94 36 36 06. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour Dardeville.

  • Speaker #5

    Bonjour, M.

  • Speaker #3

    D'Ardeville.

  • Speaker #5

    Alors, vous avez vu, moi, je suis venu dans votre... Je me suis déplacé.

  • Speaker #3

    Je vais vous en remettre.

  • Speaker #5

    C'est toujours parce que... Je vais à l'information pour que tu ne me parles pas, quand il est à côté de nous, blou blou blou. Mais je regarde ce qui se passe aussi là-bas. Peut-être que vous êtes sincère dans ce que vous faites, mais les dérives s'installent tellement vite. Et c'est là que beaucoup de parents ont peur. Des parents qui suivent leurs enfants, parce que les parents ne suivent pas leurs enfants. Alors moi, la question que j'aurais à vous poser, c'est pourquoi ne pas faire ces cours-là aux parents ?

  • Speaker #0

    Parce que vous êtes en train de me dire là, la plupart du temps, que les parents ne font pas, il y en a 10% qui le font sur une classe. 10% m'en trouvais beaucoup. Bon, enfin bref, 10% qui le font. Mais, c'est aux parents, mais vous voyez même que les parents ne s'intéressent pas à ça. C'est ce que j'ai dit,

  • Speaker #1

    depuis que j'y suis allée,

  • Speaker #0

    il n'y avait que trois parents.

  • Speaker #1

    Vous avez vu que ce que je proposais, c'était surtout aussi d'inclure les parents. parents dans l'Evrace, si vous avez vu le monde d'intervention.

  • Speaker #0

    L'idéal, c'est déjà de faire l'école, faire un truc à l'école avec les parents. Ça, ce serait déjà de meilleure augure. La deuxième chose, moi, ce qui me gêne beaucoup, c'est le mot que vous avez employé tout à l'heure, où l'enfant aura l'idée du consentement. je perds au consentement. Sauf quand vous êtes devant des hommes ou femmes manipulateurs, parce que là, on remettait tous les deux là-dedans, les hommes comme des femmes manipulateurs, et qui savent comment se prendre avec un enfant, et qui savent maintenant que l'enfant a cette possibilité d'adhérer ou pas, va pouvoir plus facilement... arranger les choses et devant une cour de justice pour casser cette innocence de l'enfant, comme il a eu l'information à l'école, donc l'enfant a accepté. Et c'est là que beaucoup de parents, je pense, ont peur.

  • Speaker #2

    Le raccourci, il est vraiment vite fait. Je te pose la question d'Ardeville. Est-ce qu'un enfant informé, justement, n'est pas un enfant qui peut-être aura... Parce que moi je fais confiance à l'intelligence des enfants, il faut leur faire confiance. Est-ce que l'enfant justement ne pourra pas mieux voir les outils de manipulation qu'il y a en face de lui ?

  • Speaker #0

    Alors déjà une femme adulte ou un homme adulte n'arrive pas à voir en face la manipulation. Anne-Symone, qui est moins fragile, a arrêté Kylian. Oui mais au moins il pourrait le dire.

  • Speaker #1

    Déjà une femme qui sait déjà.

  • Speaker #0

    Non mais une femme déjà qui sait. qui connaît, qui arrive à se faire... qui arrive... c'est pas un enfant. Un adulte, un adulte, un enfant déjà, la plupart du temps, respecte un adulte. Un enfant pense qu'un adulte est toujours là pour le protéger.

  • Speaker #2

    En 2025,

  • Speaker #0

    alors ?

  • Speaker #3

    Dans le quart de ville, ça veut dire qu'il ne faut pas faire de prévention à l'école.

  • Speaker #0

    sur ce côté-là, je vous le dis encore une fois, commencez par les parents, faites ce truc-là à l'école avec les parents, comme ils viennent chercher les enfants, parce que la plupart du temps, quasiment tous les parents sont là pour venir récupérer leurs enfants. Prenez-leur là déjà, et faites-leur le courant, et vous verrez les réponses. Et puis je termine avec une dernière chose, vous savez pourquoi les enfants ne parlent pas de sexualité à leurs parents ?

  • Speaker #3

    C'est pas beau.

  • Speaker #0

    Parce que c'est quelque chose d'intime. Vous, vous êtes sexologue, vous... savez de quoi vous parlez. Comme les personnes viennent, les personnes qui viennent vous voir, c'est de quoi ils parlent. Mais la plupart du temps, les personnes se refusent parce que c'est intime. Je dis ça, je dis rien sur ce point. Je ne vais pas m'en obliger.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup, Dardoville. Je prends un autre appel également et vous pourrez répondre, mesdames. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #4

    bonjour. Bonjour, Mme. Aurélien, à l'appareil.

  • Speaker #2

    Bonjour Soria.

  • Speaker #4

    Donc, je vais tout de suite rebondir sur les propos du monsieur, donc juste avant moi, pour montrer en fait le paradoxe et ce paradoxe évoqué montre l'importance de ce genre de programme à l'école parce que quand bien même les parents seraient formés à ce programme, il évoque bien la peur, la gêne des enfants de par ce côté très intime, très personnel. pour les enfants d'aborder ce genre de sujet avec les parents. Donc c'est d'autant plus important à mon sens d'éveiller les enfants à cette libération de la parole pour pouvoir briser ce tabou et permettre de relier le dialogue parents-enfants sur ce sujet qui est aussi sensible. Le deuxième point que je voulais aborder également, et on n'en a pas suffisamment parlé à mon sens, c'est de ne pas oublier qu'on est quand même sur un territoire où... Le poids de la religion n'est pas, à mon sens, un facteur à dénoncer et à écarter de ce genre de débat. Le poids de la religion est aujourd'hui un fondement culturel en Guyane qui ancre les pratiques des parents et ceux qui ont bien même une bonne volonté à essayer de raccorder le dialogue sur l'apprentissage de la sexualité et de la protection. de leurs enfants. Donc je pense que... Et ces deux facteurs-là sont d'autant plus forts quant à l'importance de ce genre de programme au sein des écoles. Donc voilà, j'encourage tous les professionnels de santé et nos deux éditeurs actuellement à l'antenne à continuer leur travail en la matière.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup Soraya. On prend un autre appel. Il y a énormément de personnes qui appellent ce matin. Je suis sur quelle ligne ? Bonjour.

  • Speaker #5

    Oui, bonjour.

  • Speaker #2

    Bonjour Alizé, on vous écoute.

  • Speaker #5

    Oui, en fait, je voulais juste dire que je veux faire un focus sur les familles monoparentales, en fait, qui se retrouvent parfois avec un ou plusieurs enfants en garde partagée et qui, finalement, malgré un certain dialogue, on n'arrive pas à rentrer, finalement, peut-être dans des discussions de l'ordre de l'intime avec leurs enfants. Du coup, finalement, il y a des non-dits en France. Et donc, ce n'est pas faute des parents, mais est-ce qu'il n'y aurait pas aussi peut-être de la timidité de la part des enfants, ou bien une communication qui est là, mais qui n'arrive pas à aller plus loin aussi. Donc, l'idée de poser des questions à ses enfants, certes, je pense qu'il y en a beaucoup. Beaucoup de parents posent des questions à leurs enfants pour savoir si ça se passe bien avec, imaginons, un douceau ou un petit copain. Ça, c'est normal. Après, pour rentrer dans l'intime, c'est plus complexe. Alors, après, c'est aussi la notion... donner la notion à l'enfant de se poser lui-même des questions en disant est-ce que j'ai pas passé la limite ? Et finalement l'idée c'est ensuite à l'enfant de dire tiens j'ai un de mes parents avec qui je peux parler et je peux lui dire. Déjà ça c'est quelque chose de très bien, parce que sinon il y a un déni parfois qui emmène à des... à des grossesses et ça, ça peut être dommageable. Et donc, juste pour dire aussi que finalement, des fois au sein d'une famille, ce n'est pas les parents qui peuvent être, on va dire les conciliants, ça pourrait être aussi quelqu'un de l'extérieur. Et je fais juste un focus sur la pédiatrie, pour le pédiatrique, femmes, enfants, l'hôpital où finalement il y a des psychologues qui finalement se retrouvent parfois avec des adolescents qui Si on a pu dire des choses qu'ils n'ont pas dit à leurs parents.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup pour votre appel. On a pu entendre ces auditeurs. Je vous pose une question en supplément, mesdames. Est-ce que dans cette compréhension, dans ce qu'on entend par l'ivrace, est-ce que les parents, en tout cas les opposants, n'entendent que la partie sexuelle qui arrive à la fin, alors qu'avant, il y a éducation à la vie relationnelle, affective ? avant d'arriver à sexuel. Est-ce que les app, cette partie-là ?

  • Speaker #1

    C'est ce que j'ai dit la dernière fois lorsque j'ai fait mon atelier justement qui était ouvert aux parents, la réunion d'information. Je leur ai dit dans ce mot Evras en fait on n'entend que ça, on n'entend que la fin. Et je leur avais posé une deuxième question et Dardeville d'ailleurs c'est vrai s'était déplacé, monsieur Dardeville pardon s'était déplacé, c'est l'habitude. J'avais dit voilà. qu'est-ce que, j'avais marqué le mot sexuel ou sexe et j'avais dit voilà dites-moi ce que ça vous parle, ce que ça vous dit et en fait il y a eu plein de choses qui ont été dites et le monsieur le premier je crois que c'est Bébert qui là pour le coup je suis d'accord avec lui il n'y a pas que la sexualité telle qu'elle est pensée par les adultes il y a plein d'autres choses qui englobent cette partie sexuelle il y a la prévention des grossesses précoces, il y a le consentement il y a plein de choses, il y a la contraception il y a plein de choses en fait ... Mais pour rebondir à ce qu'a dit le dernier auditeur, je pense que c'est aussi une habitude, si dès tout petit, vous commencez déjà à juste dire un mot est un mot. L'apprentissage des noms du corps.

  • Speaker #2

    Ça avait coincé la dernière fois quand on en avait parlé.

  • Speaker #1

    Ça avait coincé parce que...

  • Speaker #2

    Dire à un enfant de 5 ans que ce n'est pas un zizi, c'est un pénis. Il y a des parents qui, pour eux, ça coince un peu.

  • Speaker #1

    Ils sont contre, mais pourquoi en fait ? C'est pas comme ça que ça s'appelle vraiment ? Si ça gêne, c'est que déjà là, on pense à autre chose. On est parti sur autre chose. Pourquoi quand je dis un bras, une main, des doigts, ça ne pose pas de problème ? Après, c'est pas tant que... Dire un mot à partir du moment où il sait que où est placée cette partie intime de lui, je ne veux pas absolument forcer les parents à dire, mais sachez qu'un mot est un mot. Si je dis bras, si je dis doigts, si je dis oreilles, là ça ne choque pas. À partir du moment où j'ai dit vulve, vagin, pénis, ça y est. Parce qu'en fait, de suite, on fait la connotation sexuelle. Alors qu'un petit garçon de 4 ans, une petite fille de 4 ans, lorsqu'elle dit pénis, elle ne voit pas encore ce que c'est, elle n'y est pas encore là.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on le voit, même avec les petits noms, quand les enfants commencent à parler et qu'ils disent ces choses-là, pour eux, c'est innocent dans leur bouche. Parce que c'est des choses qu'ils ont également entendues. Donc, utiliser l'apprentissage pour leur permettre également de se prémunir des violences sexuelles, c'est ça l'idée ?

  • Speaker #6

    Et vous la rajoutez aussi, le terme sexualité choque les parents. Mais on rappelle que les agressions, les violences sexuelles touchent les enfants avant l'entrée au collège. Une agression sur deux. concerne un enfant qui n'a pas encore eu ses enceintes, qui n'a pas fêté son deuxième anniversaire. Une agression sexuelle,

  • Speaker #2

    c'est de la sexualité. Pourquoi on ne communique pas plus largement sur ces chiffres-là ? Parce que communiquer sur des choses qui restent malheureusement confidentielles ne permet pas de mieux comprendre la pertinence de la mise en place de ce programme. Sauf que ces chiffres, ils sont effrayants. Ils deviennent de plus en plus éloquents chaque année. On entend parler dans les établissements scolaires de plus en plus ... de comportements violents, sexuels, des adolescents entre eux, de choses qu'ils subissent à l'extérieur. Pourquoi on n'a pas accès à ces chiffres ? Pourquoi ils ne sont pas diffusés largement ? Pour justement permettre aux parents de comprendre la légitimité et la volonté de vouloir protéger les enfants à l'école et en dehors.

  • Speaker #6

    Alors, ce sont des chiffres qui relèvent de la protection de l'enfance. Et donc, on a des chiffres de la justice et les chiffres... Donc... qui viennent de la CTG, pour tout ce qui est...

  • Speaker #1

    Il y a l'ARX.

  • Speaker #6

    ...administrative. Donc, il y a des chiffres qui sont présents, mais c'est vrai que nous, on aurait peut-être dû, au préalable, faire un plaidoyer, c'est ce qu'on appelle un plaidoyer, expliquer pourquoi l'éducation à la sexualité. Sauf que là, les parents ont l'impression que c'est nouveau. Mais ça fait...

  • Speaker #1

    Ça existe depuis 2001.

  • Speaker #6

    Enfin, ça existe officiellement depuis 2001, mais depuis très longtemps, depuis des décennies, il est question... à un moment donné.

  • Speaker #3

    On faisait science naturelle à l'école.

  • Speaker #6

    Quelque part, c'est la citoyenneté. Expliquez aux enfants le respect de l'autre. Ce soir, vous allez parler pornographie. Là encore, les jeunes, les collégiens, les partenaires qui interviennent dans nos établissements scolaires disent tous qu'en quatrième, les enfants ont des préjugés sexistes et des préjugés sur les comportements sexuels qui sont quand même effarants. Parce que les films pornographiques, une fois de plus, un collégien Contrairement à ce que les parents peuvent penser, même quand les parents sont très stricts là-dessus, ils ont quand même accès à la pornographie.

  • Speaker #2

    Parce qu'il y a un camarade qui a des smartphones et qui montre une vidéo.

  • Speaker #6

    Très au collège, ils ont déjà accès à la pornographie. Ça veut dire qu'ils vont construire leur relation à l'autre à partir des films pornographiques, à partir de scènes qui sont quasi systématiquement des scènes violentes. Ça aussi, c'est quand même avec des pratiques qui ne sont absolument pas des pratiques altruistes, des pratiques... qui se veulent donner aussi du plaisir à l'autre.

  • Speaker #2

    Dans le partage, dans la transversalité relationnelle.

  • Speaker #6

    On a aussi des pratiques qui sont complètement mûrées, qui ne respectent pas du tout les...

  • Speaker #2

    Qui sont avélissantes.

  • Speaker #6

    Voilà, avélissantes et qui... qui ne respectent pas la mécanique même et des appareils génitaux. Oui, qui s'émancent du désir. Ils viennent complètement en entendre dans des scènes qui sont des fois surréalistes.

  • Speaker #2

    Et quand vous dites ça, c'est que vous avez eu accès à ces vidéos que ces jeunes regardent. Vous savez, parce qu'on voit parfois...

  • Speaker #1

    Ils nous en parlent dans les affaires des vrasses.

  • Speaker #2

    Ils nous en parlent. Ils nous en parlent. Je vous pose la question à toutes les deux. Ça veut dire qu'il faut quand même que les parents qui nous écoutent puissent... Admettre, entendre que leurs enfants... Ils sont beaucoup plus libres dans leur temps de parole, dans ce qu'ils partagent, avec les intervenants en Évrace, avec les infirmières scolaires qu'avec eux. Ils disent plus de choses.

  • Speaker #1

    Je pense, oui. Ils se confient plus facilement. Vraiment, ils se confient bien.

  • Speaker #3

    De façon générale.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Il y a de la confiance. Vous savez, on les voit tout le temps, systématiquement. Pour certains, ce n'est pas trois séances dans l'année, malheureusement, parce qu'il y a aussi cette difficulté ici, sur notre territoire, mais bien sûr ailleurs aussi. Mais là, je parle de ce qui se passe en Guyane. Il faut savoir que normalement c'est trois séances annuelles par an, mais malheureusement tous ces enfants n'ont pas accès. Donc heureusement oui, qu'il y a les infirmières scolaires, qu'il y a les psychologues scolaires, qu'il y ait ces personnes en fait qui font partie des établissements pour en parler, puis d'autres plateformes aussi.

  • Speaker #3

    J'ai une question, pardon, qui s'adresse peut-être plus particulièrement à Mme Barthélémy, puisque vous dites que les choses sont bien cadrées, notamment depuis la circulaire de février 2025. Malgré tout, il y a quand même, on l'a entendu, par rapport aux auditeurs, qui ont appelé beaucoup de parents réfractaires à ce que les questions de sexualité même de prévention soit abordée à l'école les estime que ça doit être abordé à la maison donc au niveau de l'éducation nationale est ce qu'il est prévu pour rebondir sur ce que disait un des auditeurs est ce qu'il est prévu des ateliers pour les parents et même d'associer les parents à l'évrace je

  • Speaker #1

    réponds de mon expérience en fait via le rectorat il ya des associations dont je fais partie Qui me demande, parce que moi je travaille auprès des élèves, parce que c'est une association qui m'y envoie, et il y a des cafés parentalité. Donc je donne aussi aux parents, et j'invite les parents à venir, mais des fois c'est pas toujours évident, pour trouver la bonne heure, pour trouver le bon jour, pour que les parents puissent aussi, comme disait, je crois que c'est Soraya aussi, il y a beaucoup de freins qui empêchent les parents de venir.

  • Speaker #2

    Il y a la religion, il y a une poids communautaire également.

  • Speaker #1

    Vous savez, contrairement à ce qu'on peut penser, bien sûr... Je ne veux pas impacter les parents qui, eux, n'y arrivent pas. Et ça, ce n'est pas grave, mais si vous n'y arrivez pas, faites-vous aider. Mais par contre, effectivement, pour rebondir et répondre à votre question, il y a des cafés parentalités. Moi, j'en ai déjà fait dans pas mal d'établissements scolaires, principalement école primaire et collège, lycée, non. Mais c'est vrai que les cafés parentalités, c'est fait pour expliquer justement ce qu'est les grâces, pour leur expliquer ce qu'on va faire pendant cette année scolaire. avec les ateliers, parler de l'intervenant, en l'occurrence moi ou d'autres, de l'association, de tout ce qui est mis en œuvre. Donc oui, les cafés parentalités existent, peut-être pas dans tous les établissements, mais voilà.

  • Speaker #2

    Et on choisit les intervenants.

  • Speaker #6

    Au conseil d'école également, la directrice ou le directeur peut présenter la partie séance éducation à la vie affective et relationnelle aux parents. Donc là, on essaie vraiment d'être transparent. Et depuis 2022... devrait inscrire systématiquement les VARS au conseil d'école, de la même manière qu'il doit y avoir une réflexion collective dans les collèges et lycées pour qu'à un moment donné, ce soit pris en compte dans les projets d'établissement, les interventions. Et je voulais juste rajouter, pour compléter les propos de Mme Linton, qu'au-delà des interventions des partenaires extérieurs et infirmières scolaires, ce qui est très important depuis quelques années, c'est que le programme, Ils visent les enseignants, toutes les disciplines.

  • Speaker #2

    Donc ils sont englobés également.

  • Speaker #6

    Voilà, c'est parler égalité, figueur,

  • Speaker #3

    santé,

  • Speaker #6

    respect, oui. Alors on va en discuter. Parler respect et sexualité à travers les enseignements disciplinaires. Et on peut le faire à travers le français, les mathématiques, il n'y a pas que la biologie ou l'SVT. C'est-à-dire qu'on peut appréhender cette éducation à travers tous les enseignements disciplinaires. Et là, ça va être vraiment un plus. Là encore, il faut entendre que depuis 2021, il y a un programme Égalité Fille-Garçon. C'est-à-dire que je suis enseignante demain en histoire géo. J'ai une classe de quatrième. Eh bien, j'ai un programme. du ministère de l'éducation nationale qui me dit ben tiens quand je vais aborder telle partie du programme je peux évoquer avec les enfants cet aspect de l'éducation à la sexualité et je pense que ça c'est important parce que ça va faire vraiment une culture du respect de l'autre dans les écoles et dans les établissements scolaires parce qu'il est question de ça avant tout consentement et tout c'est du respect de l'autre alors qu'il y a tu posais la question

  • Speaker #3

    Comment sont choisis les intervenants et je rajoute même qui les forme ces intervenants ?

  • Speaker #6

    Alors, nous avons donc un parcours de formation à l'école académique de formation continue qui est donc ouvert aux enseignants. C'est vrai qu'il est plus difficile d'avoir des enseignants disponibles pour les formations puisqu'ils ne doivent pas quitter leur classe. Autrement dit, on doit arriver à les former hors des temps scolaires. Et ça depuis deux ans c'est vraiment très contraignant pour nous. Néanmoins, ils sont formés, il y aura bientôt un magistère à savoir une formation en webinaire. Pas besoin d'être présent pour être formé. Donc voilà, c'est ce qui est prévu pour la rentrée 2025 avec six séances d'une heure et demie pour les enseignants. Mais il faut savoir aussi que les associations et les structures qui interviennent dans les établissements seculaires, Pour les associations, un agrément, soit national, soit un agrément académique, et que les structures comme la maison des adolescents, qui dépend par exemple d'un centre hospitalier, vont quand même signer une convention avec le rectorat. Et on est vraiment très transparent, on travaille avec eux, on va à ce qu'on appelle leur copil, c'est-à-dire leur réunion bilan, et qui vont présenter aussi leurs actions futures. Nous, rectorat, nous sommes... invité dans les copies des associations, donc il y a vraiment une transparence et une bienveillance.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, vous avez donc un regard précis sur les associations, donc vous savez ce qu'elles font. Ces associations, avez-vous le même regard très précis sur les personnes qui font partie de ces associations qui vont aller devant les élèves ?

  • Speaker #6

    Alors, les personnes sont formées par notamment des associations qui sont habilitées à le faire, sont formées aussi par GPR, vous avez entendu parler de Guyane Prévention Santé qui offre un panel de formations vraiment intéressant. Vous avez aussi des associations comme GADGE qui forment Idées Santé mais aussi évidemment le Rectorat qui ouvre les formations éducation nationale aux partenaires Et on essaie de mettre en place ce qu'on appelle des formations mixtes.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, je vais encore insister, je vais être plus précis sur ma question. Quelle garantie vous avez que ces personnes qui sont formées, qui font partie d'associations, ne puissent pas passer à travers les mailles du filet et une fois se retrouver devant les enfants raconter n'importe quoi ?

  • Speaker #3

    Oui, alors je complète parce que l'association a l'agrément, mais est-ce que les personnes qui interviennent dans l'association, elles ont un agrément spécifique, individuel ?

  • Speaker #1

    Alors je vais parler pour moi. Parce que je suis intervenante en E.Vras, auprès aussi de GADGE. Et quand j'ai fait ces interventions, on me demande de mes formations ou d'autres associations, pas que GADGE. Mais on va me demander quel est mon parcours. Je dois aussi fournir mes attestations. Et souvent, soit au premier atelier, vous êtes accompagnée de la directrice ou de quelqu'un qui, elle, a l'habitude pour voir. quel va être votre discours, parce qu'effectivement, à partir du moment où on a été formés ici ou ailleurs, moi j'ai été formée ailleurs, j'ai été formée en Guyane, mais oui, ils m'ont fait confiance, mais ça n'a pas été que là en fait. Ils se sont déplacés, on en a discuté, ils ont vu quelle était aussi ma position par rapport à l'Evrace, il y a plein de choses qui se font. Ce n'est pas juste envoyer les gens comme ça, il y a tout un panel de choses en fait avant aussi, mais ça, ça... Ça revient à la directrice ou au directeur de l'association en question de pouvoir se déplacer, d'aller discuter avec son futur partenaire. C'est hyper important.

  • Speaker #6

    Et très important, c'est que dans le premier degré, l'enseignant est présent, systématiquement présent.

  • Speaker #2

    Est-ce que dans cette chaîne, il n'y aurait pas un maillon à rajouter ? Les enseignants sont au courant. Une fois que le rectorat est au courant, que tout le monde a eu la validation, que tout a été signé, est-ce qu'il ne faudrait pas inclure une réunion pour présenter aux parents les personnes qui vont intervenir auprès de leurs enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça le café parentalité,

  • Speaker #3

    mais tu sais que c'est un postériorisme.

  • Speaker #1

    Mais le café parentalité est avant l'association qui va faire les enseignements.

  • Speaker #2

    Est-ce que ce ne serait pas justement, et je prends le problème avec eux, et le problème non ce n'est pas un... Mais je prends le débat avec un peu plus de hauteur. Est-ce que ce ne serait pas au rectorat à impulser ce genre de rendez-vous pour justement montrer le côté solennel de la chose ? À dire qu'une association...

  • Speaker #1

    En partir du moment où vous recevez dans le carnet, moi je sais comment c'est fait. À partir du moment où vous recevez, la maîtresse, la directrice va préparer le mot, ou c'est des fois la directrice, le directeur de l'établissement qui met le mot dans le cahier. Mais ça peut être aussi la maîtresse. À partir du moment où, quelle que soit, maîtresse, directeur ou directrice, mais ou maître, Mets le mot dans le carnet de votre enfant, à mon sens.

  • Speaker #3

    Sauf que, pardon, mais ça ne se fait pas systématiquement. Il y a beaucoup de parents qui nous font remonter aussi qu'ils ne sont pas informés des dates de tenue des ateliers à destination de leurs enfants. Ils ne sont pas informés du tout. Et je rebondis sur la question de Kylian. Effectivement, est-ce que ça ne devrait pas être le rectorat qui met en place, qui généralise ? ces informations, ces sessions d'information à destination des parents, plutôt que ce soit la tâche d'une association qui ne peut pas être partout.

  • Speaker #6

    Mais l'établissement scolaire, il y a ce qu'on appelle dans les établissements scolaires, collèges et lycées, le CESCE. Qui ne se réunit pas forcément toujours. Mais qui se réunit quand même majoritairement et qui présente, je sais que ce n'est pas systématique, mais très souvent, on va présenter les actions qui vont être menées. sur le domaine de la santé et le domaine social aux parents. Mais vous avez aussi à travers Pronote souvent les dates des séances prévues. On a dans certains établissements sur leur site académique la présentation des séances. Le souci, ce qu'on a au rectorat, c'est qu'on ne peut pas généraliser. Il faut savoir que les interventions sont adaptées au climat. de l'établissement scolaire. Il y a des collèges dans lesquels on va nous demander d'intervenir en urgence parce qu'il y a vraiment des problèmes par exemple de nudes.

  • Speaker #2

    On va dire presque comme des brigades d'intervention.

  • Speaker #6

    On aimerait toujours travailler en amont et dans certains cas, on va nous appeler pour dire qu'on a un souci parce qu'il y a eu par exemple ce qu'on appelle plusieurs actions de revenge porn. Ça voit. Des jeunes filles qui ont été filmées.

  • Speaker #2

    Le revenge porn, c'est quelque chose qui est courant dans nos établissements ?

  • Speaker #6

    C'est quelque chose qui est de plus en plus courant. Et juste pour vous dire que, justement, c'est de plus en plus courant au collège, au lycée. D'où l'intérêt, en amont, dès le plus jeune âge, de protéger les jeunes, de leur expliquer les risques.

  • Speaker #2

    Nathalie Barthélémy, est-ce que les parents qui nous écoutent, ceux qui sont pour ou contre l'Evrace, sont... au courant de la violence sociétale qu'il y a au sein des établissements scolaires entre les élèves.

  • Speaker #1

    Clairement, je ne pense pas qu'ils se doutent à quel point. Je ne pense pas.

  • Speaker #2

    Parce que du revenge porn, pour ceux qui ne savent pas, dans la vie extérieure au collège, c'est quand messieurs ou mesdames vous avez envoyé des dénudes, c'est comme ça qu'on les appelle, à votre ancien partenaire, et au moment de la séparation, décident de faire circuler ces photos à tout le monde, à votre insu.

  • Speaker #1

    Si...

  • Speaker #2

    En tant qu'adulte, ce sont des choses qui peuvent nous faire très mal. Imaginez la double sanction pour quelqu'un qui voit son intimité exposée, mais qui devra expliquer à ses parents les raisons pour lesquelles les photos ont été faites.

  • Speaker #1

    Je pense vraiment pas que les parents se doutent de ce qui se passe dans l'établissement parce que ben on l'a dit tout à l'heure il y a plein de raisons à ça alors peut-être qu'il y en a qui se doutent parce qu'ils travaillent dedans ou peut-être qu'il y a plein de raisons à ça c'est que pour tous il y a un point commun de toutes les personnes qui ont appelé c'est que ça revient de l'intime et qu'effectivement s'il y a certaines habitudes ou même sans habitude il y a des fois on n'a pas forcément envie de raconter telle ou telle chose. À nos parents, en fait, nous les intervenants ou les personnes qui sont aptes à faire de l'Evrace, en tout cas, on a ça, on a cette chance, moi j'ai envie de dire, de pouvoir par notre professionnalisme et notre attitude aussi, parce qu'on a une attitude à adopter, de pouvoir récolter ce genre d'informations. Parce que, par exemple, et là je parle pour moi, je laisse toujours une porte ouverte à la fin de ces séances si vous souhaitez me parler. Vous pouvez très bien laisser tout le monde partir et venir me parler, je donne mon numéro de téléphone. pour qu'ils puissent me contacter via WhatsApp, je crée vraiment le lien avec eux et je vous promets que ça marche, ça fonctionne. Et pour revenir un point encore de ce qui se fait aussi dans les établissements, de tout ce qui peut y se passer, entre autres, il y a aussi des stages de citoyenneté où on va y inclure aussi de l'Evras.

  • Speaker #2

    Combien d'intervenants sont l'ensemble du territoire ?

  • Speaker #6

    Alors de partenaires, on en a 18, partenaires différents, associatifs ou institutionnels, mais peu dans le premier degré. Ils sont que... quatre intervenir au niveau des écoles élémentaires. Donc on a très très peu d'écoles qui sont concernées.

  • Speaker #2

    C'est une association par établissement ou bien ça tourne ?

  • Speaker #6

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #3

    Allez-y. Alors j'ai une question de parents qui nous revient aussi souvent. Est-ce que l'Evras fait la propagande de la théorie du genre ?

  • Speaker #1

    J'adore, je savais qu'elle allait arriver cette question. J'ai envie de dire, nous on n'est pas là pour vous dire le genre qui sera le mieux, pas mieux, ce que vous dites. Nous on n'est pas là pour ça. Encore une fois, c'est ce que disait madame Bertelmi et c'est ce que je dis aussi, on est là pour...

  • Speaker #0

    dire ce qui se passe dans la société dans laquelle vous allez vivre. On est là aussi pour informer les élus.

  • Speaker #1

    Donc vous partagez l'information.

  • Speaker #0

    On partage l'information et on récolte surtout aussi ce qu'eux vont nous dire. Parce qu'on n'est pas là juste pour faire de la bonne parole. On est là pour aussi comprendre et entendre ce qui se dit, leur point de vue. Et c'est vrai qu'il y a quand même un point, moi, que j'accentue, et ça je le vois dès l'entrée du collège, pas en primaire. Au collège, j'ai su... Tout au lycée, mais au collège, ça commence. Et toute cette misogynie, toute cette... Si vous savez, il y a quelque chose qui est en train de monter là, c'est vraiment la haine de la femme. On va parler...

  • Speaker #1

    La haine de la femme.

  • Speaker #0

    La haine de la femme. Il y a un truc qui se passe là.

  • Speaker #1

    Dans les collèges et dans les lycées de Guyane.

  • Speaker #2

    Pas seulement. Vraiment. Pas seulement. Mais il y a d'écouter les chansons. Oui. Enfin, écouter un peu ce que...

  • Speaker #1

    Les chansons que les écoutent.

  • Speaker #2

    Oui, écouter les paroles. Regarder un petit peu ce qui se passe à travers les réseaux sociaux.

  • Speaker #1

    Les paroles des chansons que les jeunes écoutent. C'est...

  • Speaker #0

    qu'on est hyper violents. Sur tous les réseaux.

  • Speaker #2

    Et les réseaux, il y a quand même une violence même verbale.

  • Speaker #1

    Je vais vous rassurer, ce n'est pas nouveau. Pour ceux qui ont écouté la musique urbaine il y a 20 ans, il y avait des paroles du même genre.

  • Speaker #0

    Oui, mais je parle aujourd'hui, vraiment, moi, ce que je vois, c'est, alors en dehors des chansons, là, ce qui est le plus impactant pour nos jeunes, c'est les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce qu'il y a clairement des personnes Alors, je ne sais pas en Guyane, mais moi j'en vois, mais ils ne sont pas en Guyane, mais ils ont accès à ça maintenant, parce que c'est réseau social, qu'ils vont vraiment faire cette propagande de ce qu'on appelle la masculinité. Et du coup, vous allez avoir, soit par le corps, donc le sport, un discours, parce que c'est comme ça qu'ils commencent à venir intégrer les jeunes. Ils commencent à dire, oui, tu seras un homme si tu es musclé, tu sais, tu sais, tu sais cela. Et ensuite, c'est comme ça que ça commence à remonter. sur le rapport avec la femme, sur comment elle devrait être, sur comment elle ne devrait pas être. Ça n'a pas l'air comme ça quand je le dis. Peut-être, j'espère être impactante, mais il y a vraiment quelque chose qui se passe là en ce moment sur ça. Parce que lorsqu'on parle de la femme, parce que moi je les inclue, je ne fais pas forcément toujours des demi-groupes. J'aime bien inclure garçons et filles pour voir un petit peu le mélange des pensées.

  • Speaker #1

    Comment ça interagit.

  • Speaker #0

    Comment ça interagit. Et c'est impressionnant à quel point... point les garçons ont vraiment, et les filles aussi, attention, une idée bien préconçue de comment ils doivent se comporter ou ils devront se comporter. C'était il n'y a pas longtemps, le 8 mars, mais ils étaient en vacances, la journée internationale des droits des femmes. Et j'ai fait dans le cadre de cette journée un atelier. Je leur ai posé certaines questions aux jeunes qui étaient là. Donc, il y avait des bacs pro, il y avait des lycéens, c'était dans un lycée.

  • Speaker #1

    Donc ceux qui sont dans quelques années dans la vie active.

  • Speaker #0

    Voilà, par exemple, j'ai eu droit, mais ma copine doit me demander comment elle doit s'habiller avant de sortir. Je dois, à partir du moment où je sors avec une fille, avoir la main mise sur ce qu'elle va mettre, parce que pour ce qu'on pourrait penser de moi, ce qu'on pourrait penser d'elle. Et j'invite tout le monde, pour juste finir, à regarder, donc je vais faire de la pub, regardez le film Adolescence, qui vient de sortir sur Netflix, pour vous faire comprendre que... Le danger n'est pas forcément à l'extérieur comme on peut le penser, c'est-à-dire rentre à telle heure, attention à tes fréquentations. Le danger est peut-être à l'intérieur de votre maison puisque c'est le portable et le portable c'est les réseaux sociaux. Ce film met le cadre, c'est une série, il met le cadre de l'entrée, juste le synopsis, un petit garçon de 13 ans qui est accusé de meurtre. Et c'est comme ça où on se rend compte à quel point les réseaux sociaux et les parents complètement...

  • Speaker #2

    affolé en découvrant un enfant qu'il pensait connaître et ben ouais les réseaux et qui se retrouvent et on a des relations d'emprise de plus en plus fréquentes même chez des garçons qui sont des collégiens donc des relations d'emprise vis-à-vis de jeunes filles alors même qu'ils sont en train de construire une relation amoureuse et voilà et ça c'est assez inquiétant pour rebondir ce que vous voulez dire et en effet le terreau c'est quand même la misogynie L'évolution d'une misogynie très très très agréable.

  • Speaker #3

    C'est vrai que j'ai deux dernières questions. Est-ce que le fait que certains intervenants ne soient pas d'ici, se viennent de métropole, ça ne génère pas des frictions au niveau des parents par rapport à la culture qui est différente, à ce qui est véhiculé ? Je parlais de la théorie du genre tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Je ne vais pas faire de langue de bois. Oui et non, ça dépend des parents, mais je pense qu'à un moment donné, il faut être ouvert. Il faut pouvoir aussi, je pense que c'est aux associations, quand il y a des gens de métropole ou d'ailleurs qui viennent. Peut-être de former aussi, de dire voilà notre réalité, voilà ce qui se passe dans notre pays. Peut-être les inciter à aller sur le fleuve, à aller à la rencontre, pour comprendre la culture et comment ça se passe. Je pense que c'est aussi aux associations ou au rectorat, je ne sais pas, mais d'en faire aussi ce travail-là.

  • Speaker #2

    Les partenaires qui interviennent en commun isolé, dans leur groupe d'intervenants, des médiateurs socioculturés, des médiateurs en santé. ou des médiateurs sociaux pour pouvoir vraiment rester proche de la réalité des différentes communautés. Mais une fois de plus, comme on n'est pas là pour présenter des pratiques, on n'est pas là pour être dans un jugement de valeur ou une imposition, on est là une fois de plus pour expliquer le respect dans les relations à l'autre, la connaissance de l'autre et surtout éviter les... de tomber dans des préjugés sexistes.

  • Speaker #1

    La dernière question, très rapidement.

  • Speaker #3

    La dernière question, est-ce que les parents ont le droit de refuser que leurs enfants participent à ces séances et un enfant qui n'y participe pas, est-ce qu'il risque d'être pénalisé ?

  • Speaker #2

    Alors, il faut savoir qu'il y a quand même une obligation, nous, de mettre en place des séances d'éducation à la sexualité. À mon sens, le parent peut refuser que l'enfant soit présent. Néanmoins... Il faut vraiment entendre que ça reste des séances qui sont là vraiment pour les enfants et qui se font dans la bienveillance. Pour mon final, je voudrais dire vraiment aux parents de faire très attention à ce qu'ils circulent dans les réseaux sociaux parce qu'il y a beaucoup de fakes. Il y a beaucoup de cas qui ont été pris de... Belgique, notamment, et qui a fait passer pour des cas français, avec des programmes français, alors que c'était tout à fait faux, et donc de faire très très attention. Et même quand on pointe du doigt des associations qui, dans l'hexagone, ont été trop loin, mais il faut savoir que ça reste des cas exceptionnels. Et malheureusement, les réseaux s'attachent à faire croire que ces exceptions sont la réalité.

  • Speaker #0

    Pour preuve, le jour de la rentrée, le 10, là, c'est récent, 10 mars, il y a eu tout un... un truc, il disait oui, mettez pas vos enfants à l'école, enfin tout ça c'était du fake c'était pour dire oui, il y aura de l'évrase ce jour-là mettez pas vos enfants à l'école et après pour dire,

  • Speaker #2

    en fait c'était un fake regardez le programme il est accessible sur internet il est simple, vous verrez, il n'y a pas de quoi

  • Speaker #1

    Mesdames, merci beaucoup à toutes les deux, Nathalie Barthélémy, Valérie Linton de retour ce soir dès 20h sur Radio Pays dans le Wishi Wishi, nous parlerons pornographie excitant ou dégoûtant, vous viendrez parler de tout cela. Coucher les enfants.

  • Speaker #0

    C'est pour les parents.

  • Speaker #1

    Coucher les enfants. Coucher les enfants. S'il vous plaît. Là, il n'y a aucune ambiguïté. Si les enfants se retrouvent devant la radio avec vous, ce n'est pas un programme familial.

  • Speaker #3

    J'ai un peu d'actualité FAPEG. Oui,

  • Speaker #1

    rapidement.

  • Speaker #0

    Alors,

  • Speaker #3

    en fin de semaine, on diffusera un sondage à l'attention des parents justement sur les VARS. Et samedi 29, à l'accord d'heure, à partir de 9h, il y aura un carbet des parents, donc un temps d'échange sur les VARS justement avec nos deux intervenantes du jour.

Transcription

  • Speaker #0

    Avec nous ce matin dans le CosefAPEG de ce mercredi 19 mars, nous allons parler d'un sujet essentiel mais parfois controversé, l'ivrace, l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Un programme a été mis en place pour accompagner les jeunes dans leur compréhension des relations humaines, du respect, du consentement et de la sexualité. Pourquoi est-il important d'en parler dès le plus jeune âge ? Quels sont les enjeux ? de cette éducation dans notre société actuelle et pourquoi suscite-t-elle parfois autant de débats ? Pour en discuter ce matin, plusieurs personnes, dont la présidente de la FAPEG, Aïssa Touchambo. Bonjour.

  • Speaker #1

    Bonjour Kylian, comment ça va ?

  • Speaker #0

    Un plaisir de vous retrouver, franchement ça fait plaisir.

  • Speaker #1

    Ah, mais c'est gentil.

  • Speaker #0

    Ça fait très longtemps.

  • Speaker #1

    Oui, très longtemps, obligation professionnelle oblige.

  • Speaker #0

    C'est que ça travaille très très bien. Également à côté de vous, Nathalie Barthélémy, bonjour.

  • Speaker #2

    Oui, bonjour monsieur, bonjour aux auditeurs.

  • Speaker #0

    Vous êtes chargé de mission SSR au pôle santé sociale du rectorat de Guyane, c'est bien ça ? Oui, c'est bien ça. Dans cette discussion que nous allons avoir ce matin, et Valérie Hinton qui est en chemin, qui va nous rejoindre également, qui est sexologue et qui est intervenante à Evras, dans cette discussion que nous allons entamer ce matin, nous allons également inclure les auditeurs du Radio-Pays qui sont comme à chaque fois les bienvenus au 05 94 36 36 06 et ensemble nous allons éclaircir réellement ce qu'est l'Evras, démontrer, démonter... certaines idées reçues et voir comment elle peut être un outil puissant pour prévenir la violence et favoriser le bien-être des jeunes.

  • Speaker #1

    Effectivement, Kylian, merci pour cette entrée en matière. Alors, c'est vrai qu'on a, ça fait un moment qu'on voulait aborder cette thématique, puisqu'on est, au niveau de la FAPEC, sollicité par pas mal de parents. C'est un sujet, les VARs ou les VRAs, je ne sais pas quel est le bon terme, qui fait débat au sein de la communauté éducative. Et il y a beaucoup de parents qui sont... opposés et là on a cherché à comprendre pourquoi on sait qu'il y a eu des dérives par le passé sur certains contenus les contenus qui étaient diffusés aux enfants, donc là on va mettre les choses à plat pour essayer de comprendre le sujet alors c'est un sujet qui n'est pas nouveau puisqu'il est issu de la loi du 4 juillet 2001 alors je vais lire rapidement qui dit que l'éducation à la sexualité est une éducation obligatoire. C'est dans le Code de l'éducation qui précise qu'elle doit être dispensée dans les écoles, les collèges, les lycées, à raison d'au moins trois séances annuelles par groupe d'âge homogène. Les modalités de mise en œuvre par le personnel de l'éducation nationale sont définies par la circulaire du 4 février 2025. Alors c'est vrai que ça fait un delta, 2001-2025, 24 ans pour une circulaire d'application. Pourquoi ? Donc j'espère que... Notre invitée, Mme Barthélémy, pourra répondre à toutes nos questions.

  • Speaker #0

    Mme Barthélémy, merci d'être là ce matin dans le cause FAPEG. Tout d'abord, et ça semble évident, nous allons commencer par la base, ce qu'est l'ivrace exactement et quels en sont les objectifs ?

  • Speaker #2

    Alors l'ivrace, c'est l'éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Après, il y a d'autres appellations, l'éducation à la sexualité, on a parlé aussi des varaces. L'objectif premier, c'est vraiment d'éduquer, de donner les connaissances et surtout les compétences aux enfants pour avant tout les prévenir contre les violences sexuelles. Ça, c'est vraiment un objectif premier et très, très important au regard du nombre d'enfants qui subissent des agressions, des violences sexuelles avant même l'entrée au collège. Donc c'est un objectif, on va dire, fondamental. Premier objectif de cette loi de 2001, prévenir les violences sexuelles. Et en 2001, il y avait aussi l'idée au collège, au lycée, de faire en sorte que les enfants se protègent aussi de certaines maladies et aussi évitent les comportements violents, des relations, on va dire, nocives, toxiques. Donc voilà, c'était l'idée d'apporter... le respect dans la relation, le respect de soi et le respect de l'autre. Voilà, de pouvoir protéger son intégrité physique. Il faut vraiment entendre que c'est un objectif phare. Le deuxième objectif, c'est d'atteindre, en tout cas d'atteindre une égalité entre les filles et les garçons. Égalité essentielle parce que quand on n'est pas dans cet aspect d'égalité, eh bien, il s'avère que les préjugés sexistes, à savoir les... L'idée qu'une fille doit faire ça, se comporter de la sorte, et qu'un garçon doit, au regard du rôle que la société lui donne, se comporter de la sorte, et bien ça crée un sexisme, c'est-à-dire une manière différente de considérer les garçons et les filles dès le plus jeune âge. Voilà, donc le deuxième objectif c'est de déjà leur donner les outils, les moyens de compréhension pour qu'ils puissent... être dans ce respect entre les filles et les garçons.

  • Speaker #0

    Ça veut dire qu'il y a vraiment beaucoup de prise de conscience, parce que le débat est très large, et à travers les doubles adjectifs que vous avez cités, il y a énormément de choses. J'ai pu noter des choses très intéressantes dans ce que vous venez de dire, notamment le fait de pouvoir créer un maillage encore beaucoup plus fin pour pouvoir détecter les enfants qui seraient victimes de violences sexuelles à domicile ou bien à l'extérieur des établissements scolaires. détecter et repérer ses enfants le plus rapidement et de permettre également de donner à ses enfants ces codes nouveaux de la société puisque les enjeux sociétaux ont énormément évolué sur les relations entre les hommes et les femmes et les relations entre les êtres humains en tout cours entre eux. Donc c'est permettre d'avoir encore une fois une conscientisation. Ça veut dire qu'aujourd'hui, au sein du gouvernement, au sein du ministère de l'Éducation nationale, il y a vraiment cette volonté d'outiller, dès le plus jeune âge, les jeunes à une compréhension des interactions qu'ils pourront avoir avec leurs camarades ou bien avec des adultes ?

  • Speaker #2

    Oui, mais comme l'a dit Adam précédemment, ça date de 2001.

  • Speaker #0

    Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ?

  • Speaker #2

    Il y a eu énormément de lois entre-temps qui ont rappelé. Il y a une loi très importante en 2018 qui a rappelé ces trois séances annuelles obligatoires. Mais cette loi de 2018 a rappelé aussi toutes les thématiques. qui devrait être abordée dès le plus jeune âge. Il était même question en 2018 d'avoir l'éducation à la vie relationnelle et affective dès la petite section. Puisque l'idée, une fois de plus, c'est de donner les éléments aux plus jeunes enfants pour qu'ils puissent se protéger contre les agressions et surtout quand ils en subissent, qu'ils puissent libérer la parole. Parce que les enfants ont du mal à... à parler de ces violences subies et nous on leur explique, on leur donne la possibilité d'aller voir des personnes éducation nationale pour lesquelles ils ont un minimum de confiance pour pouvoir exprimer ce qu'ils des fois subissent et après on peut enclencher les procédures. Mais je voulais quand même rappeler que l'objectif c'est d'être dans la prévention. Alors oui, évidemment qu'il faut dépister et agir au plus vite. pour ces enfants qui subissent des violences. Mais nous, on est dans la prévention. On essaye d'agir en amont, justement, pour éviter que les enfants, dès le plus jeune âge, mais aussi les collégiens et les lycéens, se retrouvent en situation de vulnérabilité. Et cette situation de vulnérabilité est de plus en plus fréquente au collège parce que les réseaux sociaux peuvent aider au harcèlement.

  • Speaker #1

    Alors justement, Mme Barthélémy, concrètement, à l'école maternelle, en tout cas à l'école primaire, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ? Qu'est-ce qui est diffusé comme information ou comme contenu ? Puisqu'il y a beaucoup de parents qui disent que c'est de la sexualité qu'on apprend aux enfants à faire ceci ou cela. Concrètement, qu'est-ce qu'on apprend aux enfants ?

  • Speaker #2

    Alors, avant tout, on ne parle pas d'éducation à la sexualité. Au plus jeune âge, on va parler de compétences. psychosociale. Vous allez entendre ce terme de plus en plus souvent puisqu'il y a vraiment une volonté de déployer les compétences psychosociales dès le plus jeune âge. Alors les compétences psychosociales c'est apprendre à l'enfant à se connaître, connaître ses émotions, connaître les émotions des autres et à pouvoir développer une connaissance de soi, une estime de soi, connaître l'autre et dans le respect de l'autre. Donc avant tout, là on ne parle pas de sexualité. Là on est vraiment dans des... des relations affectives. Et à partir du SEM1, SEM2, on va apprendre aux enfants la connaissance du corps, des parties intimes. Et voilà, on va s'arrêter à ça, c'est-à-dire ce sont vos parties intimes. Et n'importe quelle personne ne peut pas toucher vos parties intimes. Et voilà, nous on va de manière très concrète s'arrêter à ça concernant la sexualité.

  • Speaker #1

    Donc c'est de la prévention.

  • Speaker #2

    On est dans de la prévention et en élémentaire on n'est absolument pas sur des pratiques sexuelles. On est vraiment sur la connaissance de son corps, sur la connaissance des modifications et une fois de plus j'insiste sur la protection de l'autre. À l'heure du téléphone, à l'heure des réseaux sociaux, il faut savoir que les enfants peuvent se retrouver dans des situations de vulnérabilité, où vous avez des adultes qui peuvent, à travers le téléphone, les contacter, leur envoyer des images à caractère pornographique. Donc nous, on s'attelle dès l'école élémentaire à les protéger, et après au collège, on va rentrer un peu plus dans ce qu'on appelle s'appelle l'éducation à la sexualité.

  • Speaker #0

    Sacré débat, un sacré débat sur les réseaux sociaux. Et merci beaucoup à Valérie Linton qui est en train de nous rejoindre. Cette voix que vous connaissez également puisque c'est son jour, le mercredi. Donc ça fera double journée pour elle sur Radio-Pays. Merci beaucoup Valérie. Bonjour. On va installer le micro. Bonjour Valérie, ça va ? Merci d'être là. C'est un sacré débat, je le disais à l'instant, l'Evrace avec beaucoup de parents qui estiment deux choses qui sont d'ailleurs totalement légitimes et que l'on peut entendre. La première étant que ce n'est pas à l'école, à l'éducation nationale à faire l'éducation sexuelle de leurs enfants ou en tout cas à amener des informations concernant l'éducation sexuelle. Et d'autres vont encore plus loin en disant qu'il y a quand même ce jeu habile qui ressemblerait à un travail de dépossession. de la parentalité, que ce que les parents doivent faire, ils sont en train de se retrouver dépossédés par le système d'éducation nationale. Donc, quelque part, qu'il y aura double voie. Il y aura celle des parents, celle de l'éducation nationale, et qu'ils n'ont pas envie que dans la tête de leurs enfants, il y ait ce bras de fer concernant des choses aussi sensibles, notamment que la sexualité.

  • Speaker #2

    Alors, il n'est vraiment pas question de prendre la place des parents, mais absolument pas. Par contre, il s'avère qu'il y a un réel tabou sur la sexualité. Il est très très difficile souvent aux parents de parler de sexualité avec les enfants. Et du fait de ce tabou, les enfants s'expriment peu avec les parents sur leur sexualité, sur les comportements sexuels qu'ils peuvent observer très très très tôt. Je rappelle qu'à l'entrée en sixième, on a quasi un enfant sur deux qui s'est retrouvé face à des images à caractère. acteurs pornographiques, des images qu'il n'aura pas recherché à voir à travers, le plus souvent.

  • Speaker #0

    Donc, il est victime, il se retrouve en tant que victime exposé à des images pornographiques.

  • Speaker #2

    Mais un enfant ne va pas facilement parler, sauf si, dans la famille, on va vraiment lui tendre la perche pour discuter sexualité. Mais il s'avère qu'en discutant, les parents nous disent eux-mêmes qu'il est quand même assez difficile de parler sexualité. Et donc, c'est souvent... par des tabous, par des... Comment dire ça ? Souvent, les parents vont interdire, ne vont pas vouloir.

  • Speaker #0

    Plutôt que de parler, ils vont carrément interdire et mettre encore une chape de plan supplémentaire sur le sujet. Alors que selon vous, il faudrait vraiment libérer la parole ?

  • Speaker #2

    Il faut libérer la parole. Absolument. D'autant plus qu'il se passe quand même des échanges à travers les réseaux sociaux qui sont... Ils sont objets à... comment dire ça... qui font craindre quand même la suite et dans ces moments les enfants vont rarement vers les parents pour discuter. Ils vont aller vers des camarades, mais les camarades des fois ne sont pas plus outillés.

  • Speaker #0

    Oui, c'est une connaissance empirique parfois qui se base sur des choses qui sont totalement erronées. Valérie Linton est sexologue, vous la connaissez, c'est la voix de Wishi Wishi, l'une des voix de Wishi Wishi le mercredi soir, mais qui est également intervenante en ivra. C'est comme ça qu'on dit Valérie ? Oui, c'est ça. Intervenant en ivrasse, ce n'est pas la première fois que nous entamons cette discussion sur Radio-Pays et à chaque fois nous nous heurtons à ce même bloc de réticence, de crainte, de peur de certains parents. D'où vient le problème ? Pourquoi il y a cette opposition aussi forte qui parfois même refuse d'entendre que le programme est vraiment très sécurisé et il aborde de manière très saine et qu'il y a des niveaux ? On ne parle pas de sexualité à des enfants qui sont à l'école primaire, on ne va pas parler d'actes sexuels aux enfants de l'école primaire. Pourquoi ça n'est pas entendable pour certains parents ?

  • Speaker #3

    Un petit peu, je vais faire un peu ce que dit Mme Barthelmy. Mais en fait, je pense vraiment que déjà, il y a un tabou qui est là. C'est sûr, il y a un tabou. On dit qu'on peut très bien parler sexualité dans notre département sous forme de rigolade, de plaisanterie entre amis. Mais dès lors où ça devient sérieux, là, c'est un petit peu plus compliqué.

  • Speaker #0

    Ça touche aux enfants aussi ?

  • Speaker #3

    Alors ça touche aux enfants, mais là, du coup, j'ai envie de dire qu'il y a un deuxième point en dehors du tabou. Je pense que c'est aussi l'éducation, justement ce que je fais, l'éducation à la vie relationnelle et vie affective et sexuelle qu'en fait les parents n'ont peut-être pas eu. Du coup, c'est souvent les mêmes arguments qui arrivent. Mais moi, j'ai appris seule. On ne m'a pas appris, on ne m'a pas montré. Et on montre effectivement qu'il n'y a pas eu cette éducation à la sexualité, qu'elle soit dans le cercle familial. ou alors à l'école. Donc on voit bien que le fait qu'il y ait méconnaissance de ce sujet et qu'au final, certains parents aient dû apprendre seuls, et quand je dis seuls, on parle d'une sexualité active, on ne parle pas d'émotion, on ne parle pas de notre rapport aux autres, parce qu'il est question de ça en fait, dans les ateliers que je peux prodiguer aux élèves. On ne parle pas que de sexualité telle que le pense l'adulte.

  • Speaker #0

    Comment l'adulte le voit ? Je pose la question parce que c'est vrai que très souvent, on a une espèce de cloisonnement de trois visions différentes. Celle des adolescents, des enfants, celle des intervenants en Evras, et celle des parents. Quelles sont les trois visions ? Comment elles se matérialisent ces trois visions différentes ?

  • Speaker #3

    Celle des parents, avec le recul pour discuter pas mal avec eux, j'ai envie de dire qu'ils... C'est tel que ça se fait dans le lit, dans la chambre.

  • Speaker #0

    Ah oui d'accord, on est dans l'intimité même du coup.

  • Speaker #3

    On est vraiment dans l'intimité en fait. Et ils pensent que du coup l'intervenante en Evrace va venir expliquer à leurs enfants ce qui se passe dans la chambre à coucher. Tel que eux ils la font, tel que eux ils font leur sexualité, tel que... Du coup comme on a tous une sexualité différente, du coup ils pensent que c'est personnel de dire mais attendez vous allez expliquer à mon enfant comment moi je fais l'amour avec mon mari. Mais en fait il n'est pas question de ça. Et puis en plus... Ce que je trouve d'autant mieux encore cette année, c'est qu'avec le nouveau programme qui a apparu fin janvier, c'est que là, tout est expliqué. Donc, à partir du moment où, ok, vous n'êtes pas d'accord, mais que vous voulez quand même vous y intéresser parce que c'est obligatoire. Donc, au bout d'un moment, que vous vouliez ou pas, vous aurez toujours la possibilité de ne pas mettre vos enfants à l'école ce jour-là. Mais à un moment donné, il y a de l'interaction entre eux. C'est là où ils passent le plus clair de leur temps. C'est là où se passent leurs interactions. C'est là où se passe beaucoup de choses. Pas plus tard qu'hier, en intervention en Évrace, j'entends des choses qui se passent dans l'enceinte de l'école. Donc il faut que l'école, oui, et pour rebondir à ce que disait Mme Barthelmy, on n'est pas là en tant qu'intervenant en Évrace pour remplacer les parents, on vient en complément des parents. Et il faut aussi se dire que tous les parents ne parlent pas de sexualité, pour toutes les raisons que j'ai évoquées, et que du coup, il faut donner cette éducation à tous les enfants, que tous les enfants aient... Justement, ce rapport aux autres, et puis quand je parle de rapport aux autres, je parle aussi de différence. Parce que oui, je sais qu'il y a beaucoup de personnes, la dernière fois qu'il y avait appelé, je me rappelle d'un monsieur qui avait appelé pour dire oui, on va parler d'homosexualité. Ben oui, parce que c'est ce qui fait notre société transsexuelle, homosexuelle, les personnes, les différents genres. Il faut qu'on en parle, puisque c'est notre société. On ne peut pas cloisonner en fait.

  • Speaker #2

    Tout à fait d'accord, Madame Linton, mais en école élémentaire, là je voudrais quand même rassurer les parents, en école élémentaire, on va leur donner les compétences pour qu'ils puissent respecter les choix des autres.

  • Speaker #0

    Donc on parle de la notion de consentement.

  • Speaker #2

    On parle de la notion de respect avant tout, en école élémentaire, respect de la différence. Donc il s'avère que oui... Plus l'enfant va grandir, il sera collégien, lycéen, et plus on va aborder ses orientations.

  • Speaker #0

    J'ai une question concernant le consentement tout à l'heure. Mettez vos casques, mesdames, parce que nous avons les premiers appels qui arrivent ce matin. Je vous rappelle que vous êtes au cœur du Cosef APEC de ce mercredi 19 mars et que nous parlons de l'Evras, l'éducation. à la vie relationnelle, affective et sexuelle et savoir ce qu'on doit en penser et ce qu'on doit en faire, nous, en tant que parents, afin de mieux comprendre ce à quoi seront exposés, et je mets des guillemets autour d'exposés, nos enfants dans les établissements scolaires. Vous êtes sur Radio-Pays, 05 94 36 36 06. Bonjour.

  • Speaker #4

    Allô ? Oui, bonjour, Kylian,

  • Speaker #0

    c'est Bébert. Bonjour, Bébert, comment ça va ?

  • Speaker #4

    Ça va, bonjour. On peut appeler au téléphone, je ne sais pas. Elles sont trois. Elles sont trois, c'est bon. Bonjour. Bonjour,

  • Speaker #0

    bébé.

  • Speaker #4

    Bonjour,

  • Speaker #1

    monsieur.

  • Speaker #4

    Je vous demande, c'est moi, je suis en train de faire l'opinion, et je respecte les opinions de chaque personne. Je pense qu'on vit dans une société de malades, et vraiment malades. Et les gens qui ont décidé de faire ce genre de programme pour mettre à l'école, c'est eux. Je pense qu'on est arrivé au bout de la société. On est arrivé à un truc aujourd'hui, mais comment le qualifier ? Je ne trouve pas les mots pour le qualifier. En tout cas, moi, je suis content d'être au programme. Moi, je suis père, mes enfants sont grands, et ils ont été à l'école, ils sont mariés, ils ont des enfants. Ils n'ont pas fait des cours de l'éducation à l'école. Et aujourd'hui, et j'en ai fait, leur maman aussi, il n'y a pas de problème, ils ont des éducations à l'école. Et bien, aujourd'hui, ils ont des enfants. Et puis, ils sont bien, ils sont très épanouis dans la relation sexuelle avec leur épouse. Donc aujourd'hui, est-ce qu'aujourd'hui, il faut démontrer, aux autres, les parents disent que oui, c'est dans la somme que ça se passe, blablabla. Je crois que tout le monde, je ne sais pas si tout le monde est dans le même sac, il y a des parents, beaucoup de parents qui font l'éducation sexuelle de leurs enfants. pas uniquement au niveau de la pro-sexuelle, il y a beaucoup de choses dans la sexualité. Mais les parents, vous avez dit beaucoup de parents, et là moi je m'indiffuse quelque fois de me dire sur le plateau, de me donner des statistiques aujourd'hui pour me dire quel est le nombre de parents qui ne parlent pas de sexualité à leurs enfants. Je veux mieux savoir ça, mais je maintiens ma position, on vit dans un monde de malades, mais vraiment de malades.

  • Speaker #0

    Merci beaucoup Bébert. Mesdames ?

  • Speaker #3

    Alors moi, j'ai envie de répondre à Bébert en lui disant que, effectivement, et tant mieux si ses enfants ont pu bénéficier de rapports pour parler, en tout cas de dialogue avec lui, pour pouvoir parler de l'éducation sexuelle. Mais ce n'est pas le cas de tous les parents et que dans nos interventions, on doit englober tous les enfants. Et je trouve que c'est... C'est un peu mettre de côté ceux qui n'ont pas cette chance, comme les enfants de ce monsieur par exemple, de pouvoir parler de sexualité. Et je voulais aussi dire une deuxième chose, c'est que dans le programme, parce que je n'avais pas tout à fait terminé, de dire que dans ce programme, d'où j'incite vraiment les gens à le regarder, parce qu'il est quand même bien fait, où on montre vraiment que de l'école maternelle et l'école primaire, on ne parle pas de sexualité. qu'on parle du respect, qu'on parle du consentement, qu'on parle de connaissance du corps. C'est quand même bien fait avec 4 ans, 5 ans. Ce qu'on va parler, à quel âge ? Parce que bien sûr, on va se mettre aussi... En fonction de l'âge de l'enfant, on va avoir un discours. On ne peut pas parler à un enfant de collège comme à un enfant de primaire ou de maternelle. Donc j'insiste sur ce fait vraiment. Et encore une fois, j'ai envie de dire, je suis désolée parce que... envie de pousser, et là c'est peut-être la thérapeute de couple qui parle, alors oui peut-être que Bébert il a parlé à ses enfants et c'est une parenthèse que je fais mais en fait ils ont eu des enfants il n'y a pas de problème, mais en fait vous ne savez pas vraiment ce qui se passe dans leur intimité en fait vous ne savez pas vos filles et vos garçons je ne sais pas si c'est que des filles ou des garçons si c'est mélangé, vous ne savez pas en fait comment eux ils vivent cette sexualité parce qu'en fait peut-être qu'ils ne vont pas venir à un moment donné il y a une espèce Pas de secret, mais je veux dire... De gêne ? Non, pas de gêne, mais à un âge, on ne parle plus de... On va avoir cette nuance où on ne va pas parler de sexualité, de comment ça se passe avec son mari, dans le lit, avec ses parents. J'en reçois tous les jours des couples qui me disent, oui, c'est vrai, mes parents ont abordé certaines choses, mais là, je suis en train d'en découvrir, parce qu'elle est en interaction ou il est en interaction avec un homme ou une femme. Et du coup, tout ça se mélange. Donc en fait, oui, il a peut-être donné une base à ses enfants, et ça, je n'en dis ce qu'on ne vient pas. Mais de dire qu'il n'y a aucun problème, ça en fait, il ne sait pas.

  • Speaker #0

    En gros, c'est la différence qu'il y a entre dire à ses parents « j'ai un copain » , d'avouer à demi-moi à ses parents qu'on commence à avoir des relations sexuelles et de ne pas dire à ses parents comment se passent ces relations sexuelles. C'est un peu ça.

  • Speaker #3

    On va dire que c'est un peu ça. C'est un peu ça. C'est pas un peu ça, c'est souvent.

  • Speaker #0

    C'est vraiment ça. Dardeville est avec nous ce matin. Mettez vos casques, mesdames. 05 94 36 36 06. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour Dardeville.

  • Speaker #5

    Bonjour, M.

  • Speaker #3

    D'Ardeville.

  • Speaker #5

    Alors, vous avez vu, moi, je suis venu dans votre... Je me suis déplacé.

  • Speaker #3

    Je vais vous en remettre.

  • Speaker #5

    C'est toujours parce que... Je vais à l'information pour que tu ne me parles pas, quand il est à côté de nous, blou blou blou. Mais je regarde ce qui se passe aussi là-bas. Peut-être que vous êtes sincère dans ce que vous faites, mais les dérives s'installent tellement vite. Et c'est là que beaucoup de parents ont peur. Des parents qui suivent leurs enfants, parce que les parents ne suivent pas leurs enfants. Alors moi, la question que j'aurais à vous poser, c'est pourquoi ne pas faire ces cours-là aux parents ?

  • Speaker #0

    Parce que vous êtes en train de me dire là, la plupart du temps, que les parents ne font pas, il y en a 10% qui le font sur une classe. 10% m'en trouvais beaucoup. Bon, enfin bref, 10% qui le font. Mais, c'est aux parents, mais vous voyez même que les parents ne s'intéressent pas à ça. C'est ce que j'ai dit,

  • Speaker #1

    depuis que j'y suis allée,

  • Speaker #0

    il n'y avait que trois parents.

  • Speaker #1

    Vous avez vu que ce que je proposais, c'était surtout aussi d'inclure les parents. parents dans l'Evrace, si vous avez vu le monde d'intervention.

  • Speaker #0

    L'idéal, c'est déjà de faire l'école, faire un truc à l'école avec les parents. Ça, ce serait déjà de meilleure augure. La deuxième chose, moi, ce qui me gêne beaucoup, c'est le mot que vous avez employé tout à l'heure, où l'enfant aura l'idée du consentement. je perds au consentement. Sauf quand vous êtes devant des hommes ou femmes manipulateurs, parce que là, on remettait tous les deux là-dedans, les hommes comme des femmes manipulateurs, et qui savent comment se prendre avec un enfant, et qui savent maintenant que l'enfant a cette possibilité d'adhérer ou pas, va pouvoir plus facilement... arranger les choses et devant une cour de justice pour casser cette innocence de l'enfant, comme il a eu l'information à l'école, donc l'enfant a accepté. Et c'est là que beaucoup de parents, je pense, ont peur.

  • Speaker #2

    Le raccourci, il est vraiment vite fait. Je te pose la question d'Ardeville. Est-ce qu'un enfant informé, justement, n'est pas un enfant qui peut-être aura... Parce que moi je fais confiance à l'intelligence des enfants, il faut leur faire confiance. Est-ce que l'enfant justement ne pourra pas mieux voir les outils de manipulation qu'il y a en face de lui ?

  • Speaker #0

    Alors déjà une femme adulte ou un homme adulte n'arrive pas à voir en face la manipulation. Anne-Symone, qui est moins fragile, a arrêté Kylian. Oui mais au moins il pourrait le dire.

  • Speaker #1

    Déjà une femme qui sait déjà.

  • Speaker #0

    Non mais une femme déjà qui sait. qui connaît, qui arrive à se faire... qui arrive... c'est pas un enfant. Un adulte, un adulte, un enfant déjà, la plupart du temps, respecte un adulte. Un enfant pense qu'un adulte est toujours là pour le protéger.

  • Speaker #2

    En 2025,

  • Speaker #0

    alors ?

  • Speaker #3

    Dans le quart de ville, ça veut dire qu'il ne faut pas faire de prévention à l'école.

  • Speaker #0

    sur ce côté-là, je vous le dis encore une fois, commencez par les parents, faites ce truc-là à l'école avec les parents, comme ils viennent chercher les enfants, parce que la plupart du temps, quasiment tous les parents sont là pour venir récupérer leurs enfants. Prenez-leur là déjà, et faites-leur le courant, et vous verrez les réponses. Et puis je termine avec une dernière chose, vous savez pourquoi les enfants ne parlent pas de sexualité à leurs parents ?

  • Speaker #3

    C'est pas beau.

  • Speaker #0

    Parce que c'est quelque chose d'intime. Vous, vous êtes sexologue, vous... savez de quoi vous parlez. Comme les personnes viennent, les personnes qui viennent vous voir, c'est de quoi ils parlent. Mais la plupart du temps, les personnes se refusent parce que c'est intime. Je dis ça, je dis rien sur ce point. Je ne vais pas m'en obliger.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup, Dardoville. Je prends un autre appel également et vous pourrez répondre, mesdames. Bienvenue sur Radio-Pays. Bonjour.

  • Speaker #1

    Oui,

  • Speaker #4

    bonjour. Bonjour, Mme. Aurélien, à l'appareil.

  • Speaker #2

    Bonjour Soria.

  • Speaker #4

    Donc, je vais tout de suite rebondir sur les propos du monsieur, donc juste avant moi, pour montrer en fait le paradoxe et ce paradoxe évoqué montre l'importance de ce genre de programme à l'école parce que quand bien même les parents seraient formés à ce programme, il évoque bien la peur, la gêne des enfants de par ce côté très intime, très personnel. pour les enfants d'aborder ce genre de sujet avec les parents. Donc c'est d'autant plus important à mon sens d'éveiller les enfants à cette libération de la parole pour pouvoir briser ce tabou et permettre de relier le dialogue parents-enfants sur ce sujet qui est aussi sensible. Le deuxième point que je voulais aborder également, et on n'en a pas suffisamment parlé à mon sens, c'est de ne pas oublier qu'on est quand même sur un territoire où... Le poids de la religion n'est pas, à mon sens, un facteur à dénoncer et à écarter de ce genre de débat. Le poids de la religion est aujourd'hui un fondement culturel en Guyane qui ancre les pratiques des parents et ceux qui ont bien même une bonne volonté à essayer de raccorder le dialogue sur l'apprentissage de la sexualité et de la protection. de leurs enfants. Donc je pense que... Et ces deux facteurs-là sont d'autant plus forts quant à l'importance de ce genre de programme au sein des écoles. Donc voilà, j'encourage tous les professionnels de santé et nos deux éditeurs actuellement à l'antenne à continuer leur travail en la matière.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup Soraya. On prend un autre appel. Il y a énormément de personnes qui appellent ce matin. Je suis sur quelle ligne ? Bonjour.

  • Speaker #5

    Oui, bonjour.

  • Speaker #2

    Bonjour Alizé, on vous écoute.

  • Speaker #5

    Oui, en fait, je voulais juste dire que je veux faire un focus sur les familles monoparentales, en fait, qui se retrouvent parfois avec un ou plusieurs enfants en garde partagée et qui, finalement, malgré un certain dialogue, on n'arrive pas à rentrer, finalement, peut-être dans des discussions de l'ordre de l'intime avec leurs enfants. Du coup, finalement, il y a des non-dits en France. Et donc, ce n'est pas faute des parents, mais est-ce qu'il n'y aurait pas aussi peut-être de la timidité de la part des enfants, ou bien une communication qui est là, mais qui n'arrive pas à aller plus loin aussi. Donc, l'idée de poser des questions à ses enfants, certes, je pense qu'il y en a beaucoup. Beaucoup de parents posent des questions à leurs enfants pour savoir si ça se passe bien avec, imaginons, un douceau ou un petit copain. Ça, c'est normal. Après, pour rentrer dans l'intime, c'est plus complexe. Alors, après, c'est aussi la notion... donner la notion à l'enfant de se poser lui-même des questions en disant est-ce que j'ai pas passé la limite ? Et finalement l'idée c'est ensuite à l'enfant de dire tiens j'ai un de mes parents avec qui je peux parler et je peux lui dire. Déjà ça c'est quelque chose de très bien, parce que sinon il y a un déni parfois qui emmène à des... à des grossesses et ça, ça peut être dommageable. Et donc, juste pour dire aussi que finalement, des fois au sein d'une famille, ce n'est pas les parents qui peuvent être, on va dire les conciliants, ça pourrait être aussi quelqu'un de l'extérieur. Et je fais juste un focus sur la pédiatrie, pour le pédiatrique, femmes, enfants, l'hôpital où finalement il y a des psychologues qui finalement se retrouvent parfois avec des adolescents qui Si on a pu dire des choses qu'ils n'ont pas dit à leurs parents.

  • Speaker #2

    Merci beaucoup pour votre appel. On a pu entendre ces auditeurs. Je vous pose une question en supplément, mesdames. Est-ce que dans cette compréhension, dans ce qu'on entend par l'ivrace, est-ce que les parents, en tout cas les opposants, n'entendent que la partie sexuelle qui arrive à la fin, alors qu'avant, il y a éducation à la vie relationnelle, affective ? avant d'arriver à sexuel. Est-ce que les app, cette partie-là ?

  • Speaker #1

    C'est ce que j'ai dit la dernière fois lorsque j'ai fait mon atelier justement qui était ouvert aux parents, la réunion d'information. Je leur ai dit dans ce mot Evras en fait on n'entend que ça, on n'entend que la fin. Et je leur avais posé une deuxième question et Dardeville d'ailleurs c'est vrai s'était déplacé, monsieur Dardeville pardon s'était déplacé, c'est l'habitude. J'avais dit voilà. qu'est-ce que, j'avais marqué le mot sexuel ou sexe et j'avais dit voilà dites-moi ce que ça vous parle, ce que ça vous dit et en fait il y a eu plein de choses qui ont été dites et le monsieur le premier je crois que c'est Bébert qui là pour le coup je suis d'accord avec lui il n'y a pas que la sexualité telle qu'elle est pensée par les adultes il y a plein d'autres choses qui englobent cette partie sexuelle il y a la prévention des grossesses précoces, il y a le consentement il y a plein de choses, il y a la contraception il y a plein de choses en fait ... Mais pour rebondir à ce qu'a dit le dernier auditeur, je pense que c'est aussi une habitude, si dès tout petit, vous commencez déjà à juste dire un mot est un mot. L'apprentissage des noms du corps.

  • Speaker #2

    Ça avait coincé la dernière fois quand on en avait parlé.

  • Speaker #1

    Ça avait coincé parce que...

  • Speaker #2

    Dire à un enfant de 5 ans que ce n'est pas un zizi, c'est un pénis. Il y a des parents qui, pour eux, ça coince un peu.

  • Speaker #1

    Ils sont contre, mais pourquoi en fait ? C'est pas comme ça que ça s'appelle vraiment ? Si ça gêne, c'est que déjà là, on pense à autre chose. On est parti sur autre chose. Pourquoi quand je dis un bras, une main, des doigts, ça ne pose pas de problème ? Après, c'est pas tant que... Dire un mot à partir du moment où il sait que où est placée cette partie intime de lui, je ne veux pas absolument forcer les parents à dire, mais sachez qu'un mot est un mot. Si je dis bras, si je dis doigts, si je dis oreilles, là ça ne choque pas. À partir du moment où j'ai dit vulve, vagin, pénis, ça y est. Parce qu'en fait, de suite, on fait la connotation sexuelle. Alors qu'un petit garçon de 4 ans, une petite fille de 4 ans, lorsqu'elle dit pénis, elle ne voit pas encore ce que c'est, elle n'y est pas encore là.

  • Speaker #2

    D'ailleurs, on le voit, même avec les petits noms, quand les enfants commencent à parler et qu'ils disent ces choses-là, pour eux, c'est innocent dans leur bouche. Parce que c'est des choses qu'ils ont également entendues. Donc, utiliser l'apprentissage pour leur permettre également de se prémunir des violences sexuelles, c'est ça l'idée ?

  • Speaker #6

    Et vous la rajoutez aussi, le terme sexualité choque les parents. Mais on rappelle que les agressions, les violences sexuelles touchent les enfants avant l'entrée au collège. Une agression sur deux. concerne un enfant qui n'a pas encore eu ses enceintes, qui n'a pas fêté son deuxième anniversaire. Une agression sexuelle,

  • Speaker #2

    c'est de la sexualité. Pourquoi on ne communique pas plus largement sur ces chiffres-là ? Parce que communiquer sur des choses qui restent malheureusement confidentielles ne permet pas de mieux comprendre la pertinence de la mise en place de ce programme. Sauf que ces chiffres, ils sont effrayants. Ils deviennent de plus en plus éloquents chaque année. On entend parler dans les établissements scolaires de plus en plus ... de comportements violents, sexuels, des adolescents entre eux, de choses qu'ils subissent à l'extérieur. Pourquoi on n'a pas accès à ces chiffres ? Pourquoi ils ne sont pas diffusés largement ? Pour justement permettre aux parents de comprendre la légitimité et la volonté de vouloir protéger les enfants à l'école et en dehors.

  • Speaker #6

    Alors, ce sont des chiffres qui relèvent de la protection de l'enfance. Et donc, on a des chiffres de la justice et les chiffres... Donc... qui viennent de la CTG, pour tout ce qui est...

  • Speaker #1

    Il y a l'ARX.

  • Speaker #6

    ...administrative. Donc, il y a des chiffres qui sont présents, mais c'est vrai que nous, on aurait peut-être dû, au préalable, faire un plaidoyer, c'est ce qu'on appelle un plaidoyer, expliquer pourquoi l'éducation à la sexualité. Sauf que là, les parents ont l'impression que c'est nouveau. Mais ça fait...

  • Speaker #1

    Ça existe depuis 2001.

  • Speaker #6

    Enfin, ça existe officiellement depuis 2001, mais depuis très longtemps, depuis des décennies, il est question... à un moment donné.

  • Speaker #3

    On faisait science naturelle à l'école.

  • Speaker #6

    Quelque part, c'est la citoyenneté. Expliquez aux enfants le respect de l'autre. Ce soir, vous allez parler pornographie. Là encore, les jeunes, les collégiens, les partenaires qui interviennent dans nos établissements scolaires disent tous qu'en quatrième, les enfants ont des préjugés sexistes et des préjugés sur les comportements sexuels qui sont quand même effarants. Parce que les films pornographiques, une fois de plus, un collégien Contrairement à ce que les parents peuvent penser, même quand les parents sont très stricts là-dessus, ils ont quand même accès à la pornographie.

  • Speaker #2

    Parce qu'il y a un camarade qui a des smartphones et qui montre une vidéo.

  • Speaker #6

    Très au collège, ils ont déjà accès à la pornographie. Ça veut dire qu'ils vont construire leur relation à l'autre à partir des films pornographiques, à partir de scènes qui sont quasi systématiquement des scènes violentes. Ça aussi, c'est quand même avec des pratiques qui ne sont absolument pas des pratiques altruistes, des pratiques... qui se veulent donner aussi du plaisir à l'autre.

  • Speaker #2

    Dans le partage, dans la transversalité relationnelle.

  • Speaker #6

    On a aussi des pratiques qui sont complètement mûrées, qui ne respectent pas du tout les...

  • Speaker #2

    Qui sont avélissantes.

  • Speaker #6

    Voilà, avélissantes et qui... qui ne respectent pas la mécanique même et des appareils génitaux. Oui, qui s'émancent du désir. Ils viennent complètement en entendre dans des scènes qui sont des fois surréalistes.

  • Speaker #2

    Et quand vous dites ça, c'est que vous avez eu accès à ces vidéos que ces jeunes regardent. Vous savez, parce qu'on voit parfois...

  • Speaker #1

    Ils nous en parlent dans les affaires des vrasses.

  • Speaker #2

    Ils nous en parlent. Ils nous en parlent. Je vous pose la question à toutes les deux. Ça veut dire qu'il faut quand même que les parents qui nous écoutent puissent... Admettre, entendre que leurs enfants... Ils sont beaucoup plus libres dans leur temps de parole, dans ce qu'ils partagent, avec les intervenants en Évrace, avec les infirmières scolaires qu'avec eux. Ils disent plus de choses.

  • Speaker #1

    Je pense, oui. Ils se confient plus facilement. Vraiment, ils se confient bien.

  • Speaker #3

    De façon générale.

  • Speaker #1

    C'est vrai. Il y a de la confiance. Vous savez, on les voit tout le temps, systématiquement. Pour certains, ce n'est pas trois séances dans l'année, malheureusement, parce qu'il y a aussi cette difficulté ici, sur notre territoire, mais bien sûr ailleurs aussi. Mais là, je parle de ce qui se passe en Guyane. Il faut savoir que normalement c'est trois séances annuelles par an, mais malheureusement tous ces enfants n'ont pas accès. Donc heureusement oui, qu'il y a les infirmières scolaires, qu'il y a les psychologues scolaires, qu'il y ait ces personnes en fait qui font partie des établissements pour en parler, puis d'autres plateformes aussi.

  • Speaker #3

    J'ai une question, pardon, qui s'adresse peut-être plus particulièrement à Mme Barthélémy, puisque vous dites que les choses sont bien cadrées, notamment depuis la circulaire de février 2025. Malgré tout, il y a quand même, on l'a entendu, par rapport aux auditeurs, qui ont appelé beaucoup de parents réfractaires à ce que les questions de sexualité même de prévention soit abordée à l'école les estime que ça doit être abordé à la maison donc au niveau de l'éducation nationale est ce qu'il est prévu pour rebondir sur ce que disait un des auditeurs est ce qu'il est prévu des ateliers pour les parents et même d'associer les parents à l'évrace je

  • Speaker #1

    réponds de mon expérience en fait via le rectorat il ya des associations dont je fais partie Qui me demande, parce que moi je travaille auprès des élèves, parce que c'est une association qui m'y envoie, et il y a des cafés parentalité. Donc je donne aussi aux parents, et j'invite les parents à venir, mais des fois c'est pas toujours évident, pour trouver la bonne heure, pour trouver le bon jour, pour que les parents puissent aussi, comme disait, je crois que c'est Soraya aussi, il y a beaucoup de freins qui empêchent les parents de venir.

  • Speaker #2

    Il y a la religion, il y a une poids communautaire également.

  • Speaker #1

    Vous savez, contrairement à ce qu'on peut penser, bien sûr... Je ne veux pas impacter les parents qui, eux, n'y arrivent pas. Et ça, ce n'est pas grave, mais si vous n'y arrivez pas, faites-vous aider. Mais par contre, effectivement, pour rebondir et répondre à votre question, il y a des cafés parentalités. Moi, j'en ai déjà fait dans pas mal d'établissements scolaires, principalement école primaire et collège, lycée, non. Mais c'est vrai que les cafés parentalités, c'est fait pour expliquer justement ce qu'est les grâces, pour leur expliquer ce qu'on va faire pendant cette année scolaire. avec les ateliers, parler de l'intervenant, en l'occurrence moi ou d'autres, de l'association, de tout ce qui est mis en œuvre. Donc oui, les cafés parentalités existent, peut-être pas dans tous les établissements, mais voilà.

  • Speaker #2

    Et on choisit les intervenants.

  • Speaker #6

    Au conseil d'école également, la directrice ou le directeur peut présenter la partie séance éducation à la vie affective et relationnelle aux parents. Donc là, on essaie vraiment d'être transparent. Et depuis 2022... devrait inscrire systématiquement les VARS au conseil d'école, de la même manière qu'il doit y avoir une réflexion collective dans les collèges et lycées pour qu'à un moment donné, ce soit pris en compte dans les projets d'établissement, les interventions. Et je voulais juste rajouter, pour compléter les propos de Mme Linton, qu'au-delà des interventions des partenaires extérieurs et infirmières scolaires, ce qui est très important depuis quelques années, c'est que le programme, Ils visent les enseignants, toutes les disciplines.

  • Speaker #2

    Donc ils sont englobés également.

  • Speaker #6

    Voilà, c'est parler égalité, figueur,

  • Speaker #3

    santé,

  • Speaker #6

    respect, oui. Alors on va en discuter. Parler respect et sexualité à travers les enseignements disciplinaires. Et on peut le faire à travers le français, les mathématiques, il n'y a pas que la biologie ou l'SVT. C'est-à-dire qu'on peut appréhender cette éducation à travers tous les enseignements disciplinaires. Et là, ça va être vraiment un plus. Là encore, il faut entendre que depuis 2021, il y a un programme Égalité Fille-Garçon. C'est-à-dire que je suis enseignante demain en histoire géo. J'ai une classe de quatrième. Eh bien, j'ai un programme. du ministère de l'éducation nationale qui me dit ben tiens quand je vais aborder telle partie du programme je peux évoquer avec les enfants cet aspect de l'éducation à la sexualité et je pense que ça c'est important parce que ça va faire vraiment une culture du respect de l'autre dans les écoles et dans les établissements scolaires parce qu'il est question de ça avant tout consentement et tout c'est du respect de l'autre alors qu'il y a tu posais la question

  • Speaker #3

    Comment sont choisis les intervenants et je rajoute même qui les forme ces intervenants ?

  • Speaker #6

    Alors, nous avons donc un parcours de formation à l'école académique de formation continue qui est donc ouvert aux enseignants. C'est vrai qu'il est plus difficile d'avoir des enseignants disponibles pour les formations puisqu'ils ne doivent pas quitter leur classe. Autrement dit, on doit arriver à les former hors des temps scolaires. Et ça depuis deux ans c'est vraiment très contraignant pour nous. Néanmoins, ils sont formés, il y aura bientôt un magistère à savoir une formation en webinaire. Pas besoin d'être présent pour être formé. Donc voilà, c'est ce qui est prévu pour la rentrée 2025 avec six séances d'une heure et demie pour les enseignants. Mais il faut savoir aussi que les associations et les structures qui interviennent dans les établissements seculaires, Pour les associations, un agrément, soit national, soit un agrément académique, et que les structures comme la maison des adolescents, qui dépend par exemple d'un centre hospitalier, vont quand même signer une convention avec le rectorat. Et on est vraiment très transparent, on travaille avec eux, on va à ce qu'on appelle leur copil, c'est-à-dire leur réunion bilan, et qui vont présenter aussi leurs actions futures. Nous, rectorat, nous sommes... invité dans les copies des associations, donc il y a vraiment une transparence et une bienveillance.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, vous avez donc un regard précis sur les associations, donc vous savez ce qu'elles font. Ces associations, avez-vous le même regard très précis sur les personnes qui font partie de ces associations qui vont aller devant les élèves ?

  • Speaker #6

    Alors, les personnes sont formées par notamment des associations qui sont habilitées à le faire, sont formées aussi par GPR, vous avez entendu parler de Guyane Prévention Santé qui offre un panel de formations vraiment intéressant. Vous avez aussi des associations comme GADGE qui forment Idées Santé mais aussi évidemment le Rectorat qui ouvre les formations éducation nationale aux partenaires Et on essaie de mettre en place ce qu'on appelle des formations mixtes.

  • Speaker #2

    Excusez-moi d'insister, je vais encore insister, je vais être plus précis sur ma question. Quelle garantie vous avez que ces personnes qui sont formées, qui font partie d'associations, ne puissent pas passer à travers les mailles du filet et une fois se retrouver devant les enfants raconter n'importe quoi ?

  • Speaker #3

    Oui, alors je complète parce que l'association a l'agrément, mais est-ce que les personnes qui interviennent dans l'association, elles ont un agrément spécifique, individuel ?

  • Speaker #1

    Alors je vais parler pour moi. Parce que je suis intervenante en E.Vras, auprès aussi de GADGE. Et quand j'ai fait ces interventions, on me demande de mes formations ou d'autres associations, pas que GADGE. Mais on va me demander quel est mon parcours. Je dois aussi fournir mes attestations. Et souvent, soit au premier atelier, vous êtes accompagnée de la directrice ou de quelqu'un qui, elle, a l'habitude pour voir. quel va être votre discours, parce qu'effectivement, à partir du moment où on a été formés ici ou ailleurs, moi j'ai été formée ailleurs, j'ai été formée en Guyane, mais oui, ils m'ont fait confiance, mais ça n'a pas été que là en fait. Ils se sont déplacés, on en a discuté, ils ont vu quelle était aussi ma position par rapport à l'Evrace, il y a plein de choses qui se font. Ce n'est pas juste envoyer les gens comme ça, il y a tout un panel de choses en fait avant aussi, mais ça, ça... Ça revient à la directrice ou au directeur de l'association en question de pouvoir se déplacer, d'aller discuter avec son futur partenaire. C'est hyper important.

  • Speaker #6

    Et très important, c'est que dans le premier degré, l'enseignant est présent, systématiquement présent.

  • Speaker #2

    Est-ce que dans cette chaîne, il n'y aurait pas un maillon à rajouter ? Les enseignants sont au courant. Une fois que le rectorat est au courant, que tout le monde a eu la validation, que tout a été signé, est-ce qu'il ne faudrait pas inclure une réunion pour présenter aux parents les personnes qui vont intervenir auprès de leurs enfants ?

  • Speaker #1

    C'est ça le café parentalité,

  • Speaker #3

    mais tu sais que c'est un postériorisme.

  • Speaker #1

    Mais le café parentalité est avant l'association qui va faire les enseignements.

  • Speaker #2

    Est-ce que ce ne serait pas justement, et je prends le problème avec eux, et le problème non ce n'est pas un... Mais je prends le débat avec un peu plus de hauteur. Est-ce que ce ne serait pas au rectorat à impulser ce genre de rendez-vous pour justement montrer le côté solennel de la chose ? À dire qu'une association...

  • Speaker #1

    En partir du moment où vous recevez dans le carnet, moi je sais comment c'est fait. À partir du moment où vous recevez, la maîtresse, la directrice va préparer le mot, ou c'est des fois la directrice, le directeur de l'établissement qui met le mot dans le cahier. Mais ça peut être aussi la maîtresse. À partir du moment où, quelle que soit, maîtresse, directeur ou directrice, mais ou maître, Mets le mot dans le carnet de votre enfant, à mon sens.

  • Speaker #3

    Sauf que, pardon, mais ça ne se fait pas systématiquement. Il y a beaucoup de parents qui nous font remonter aussi qu'ils ne sont pas informés des dates de tenue des ateliers à destination de leurs enfants. Ils ne sont pas informés du tout. Et je rebondis sur la question de Kylian. Effectivement, est-ce que ça ne devrait pas être le rectorat qui met en place, qui généralise ? ces informations, ces sessions d'information à destination des parents, plutôt que ce soit la tâche d'une association qui ne peut pas être partout.

  • Speaker #6

    Mais l'établissement scolaire, il y a ce qu'on appelle dans les établissements scolaires, collèges et lycées, le CESCE. Qui ne se réunit pas forcément toujours. Mais qui se réunit quand même majoritairement et qui présente, je sais que ce n'est pas systématique, mais très souvent, on va présenter les actions qui vont être menées. sur le domaine de la santé et le domaine social aux parents. Mais vous avez aussi à travers Pronote souvent les dates des séances prévues. On a dans certains établissements sur leur site académique la présentation des séances. Le souci, ce qu'on a au rectorat, c'est qu'on ne peut pas généraliser. Il faut savoir que les interventions sont adaptées au climat. de l'établissement scolaire. Il y a des collèges dans lesquels on va nous demander d'intervenir en urgence parce qu'il y a vraiment des problèmes par exemple de nudes.

  • Speaker #2

    On va dire presque comme des brigades d'intervention.

  • Speaker #6

    On aimerait toujours travailler en amont et dans certains cas, on va nous appeler pour dire qu'on a un souci parce qu'il y a eu par exemple ce qu'on appelle plusieurs actions de revenge porn. Ça voit. Des jeunes filles qui ont été filmées.

  • Speaker #2

    Le revenge porn, c'est quelque chose qui est courant dans nos établissements ?

  • Speaker #6

    C'est quelque chose qui est de plus en plus courant. Et juste pour vous dire que, justement, c'est de plus en plus courant au collège, au lycée. D'où l'intérêt, en amont, dès le plus jeune âge, de protéger les jeunes, de leur expliquer les risques.

  • Speaker #2

    Nathalie Barthélémy, est-ce que les parents qui nous écoutent, ceux qui sont pour ou contre l'Evrace, sont... au courant de la violence sociétale qu'il y a au sein des établissements scolaires entre les élèves.

  • Speaker #1

    Clairement, je ne pense pas qu'ils se doutent à quel point. Je ne pense pas.

  • Speaker #2

    Parce que du revenge porn, pour ceux qui ne savent pas, dans la vie extérieure au collège, c'est quand messieurs ou mesdames vous avez envoyé des dénudes, c'est comme ça qu'on les appelle, à votre ancien partenaire, et au moment de la séparation, décident de faire circuler ces photos à tout le monde, à votre insu.

  • Speaker #1

    Si...

  • Speaker #2

    En tant qu'adulte, ce sont des choses qui peuvent nous faire très mal. Imaginez la double sanction pour quelqu'un qui voit son intimité exposée, mais qui devra expliquer à ses parents les raisons pour lesquelles les photos ont été faites.

  • Speaker #1

    Je pense vraiment pas que les parents se doutent de ce qui se passe dans l'établissement parce que ben on l'a dit tout à l'heure il y a plein de raisons à ça alors peut-être qu'il y en a qui se doutent parce qu'ils travaillent dedans ou peut-être qu'il y a plein de raisons à ça c'est que pour tous il y a un point commun de toutes les personnes qui ont appelé c'est que ça revient de l'intime et qu'effectivement s'il y a certaines habitudes ou même sans habitude il y a des fois on n'a pas forcément envie de raconter telle ou telle chose. À nos parents, en fait, nous les intervenants ou les personnes qui sont aptes à faire de l'Evrace, en tout cas, on a ça, on a cette chance, moi j'ai envie de dire, de pouvoir par notre professionnalisme et notre attitude aussi, parce qu'on a une attitude à adopter, de pouvoir récolter ce genre d'informations. Parce que, par exemple, et là je parle pour moi, je laisse toujours une porte ouverte à la fin de ces séances si vous souhaitez me parler. Vous pouvez très bien laisser tout le monde partir et venir me parler, je donne mon numéro de téléphone. pour qu'ils puissent me contacter via WhatsApp, je crée vraiment le lien avec eux et je vous promets que ça marche, ça fonctionne. Et pour revenir un point encore de ce qui se fait aussi dans les établissements, de tout ce qui peut y se passer, entre autres, il y a aussi des stages de citoyenneté où on va y inclure aussi de l'Evras.

  • Speaker #2

    Combien d'intervenants sont l'ensemble du territoire ?

  • Speaker #6

    Alors de partenaires, on en a 18, partenaires différents, associatifs ou institutionnels, mais peu dans le premier degré. Ils sont que... quatre intervenir au niveau des écoles élémentaires. Donc on a très très peu d'écoles qui sont concernées.

  • Speaker #2

    C'est une association par établissement ou bien ça tourne ?

  • Speaker #6

    Oui, oui, oui.

  • Speaker #3

    Allez-y. Alors j'ai une question de parents qui nous revient aussi souvent. Est-ce que l'Evras fait la propagande de la théorie du genre ?

  • Speaker #1

    J'adore, je savais qu'elle allait arriver cette question. J'ai envie de dire, nous on n'est pas là pour vous dire le genre qui sera le mieux, pas mieux, ce que vous dites. Nous on n'est pas là pour ça. Encore une fois, c'est ce que disait madame Bertelmi et c'est ce que je dis aussi, on est là pour...

  • Speaker #0

    dire ce qui se passe dans la société dans laquelle vous allez vivre. On est là aussi pour informer les élus.

  • Speaker #1

    Donc vous partagez l'information.

  • Speaker #0

    On partage l'information et on récolte surtout aussi ce qu'eux vont nous dire. Parce qu'on n'est pas là juste pour faire de la bonne parole. On est là pour aussi comprendre et entendre ce qui se dit, leur point de vue. Et c'est vrai qu'il y a quand même un point, moi, que j'accentue, et ça je le vois dès l'entrée du collège, pas en primaire. Au collège, j'ai su... Tout au lycée, mais au collège, ça commence. Et toute cette misogynie, toute cette... Si vous savez, il y a quelque chose qui est en train de monter là, c'est vraiment la haine de la femme. On va parler...

  • Speaker #1

    La haine de la femme.

  • Speaker #0

    La haine de la femme. Il y a un truc qui se passe là.

  • Speaker #1

    Dans les collèges et dans les lycées de Guyane.

  • Speaker #2

    Pas seulement. Vraiment. Pas seulement. Mais il y a d'écouter les chansons. Oui. Enfin, écouter un peu ce que...

  • Speaker #1

    Les chansons que les écoutent.

  • Speaker #2

    Oui, écouter les paroles. Regarder un petit peu ce qui se passe à travers les réseaux sociaux.

  • Speaker #1

    Les paroles des chansons que les jeunes écoutent. C'est...

  • Speaker #0

    qu'on est hyper violents. Sur tous les réseaux.

  • Speaker #2

    Et les réseaux, il y a quand même une violence même verbale.

  • Speaker #1

    Je vais vous rassurer, ce n'est pas nouveau. Pour ceux qui ont écouté la musique urbaine il y a 20 ans, il y avait des paroles du même genre.

  • Speaker #0

    Oui, mais je parle aujourd'hui, vraiment, moi, ce que je vois, c'est, alors en dehors des chansons, là, ce qui est le plus impactant pour nos jeunes, c'est les réseaux sociaux. Pourquoi ? Parce qu'il y a clairement des personnes Alors, je ne sais pas en Guyane, mais moi j'en vois, mais ils ne sont pas en Guyane, mais ils ont accès à ça maintenant, parce que c'est réseau social, qu'ils vont vraiment faire cette propagande de ce qu'on appelle la masculinité. Et du coup, vous allez avoir, soit par le corps, donc le sport, un discours, parce que c'est comme ça qu'ils commencent à venir intégrer les jeunes. Ils commencent à dire, oui, tu seras un homme si tu es musclé, tu sais, tu sais, tu sais cela. Et ensuite, c'est comme ça que ça commence à remonter. sur le rapport avec la femme, sur comment elle devrait être, sur comment elle ne devrait pas être. Ça n'a pas l'air comme ça quand je le dis. Peut-être, j'espère être impactante, mais il y a vraiment quelque chose qui se passe là en ce moment sur ça. Parce que lorsqu'on parle de la femme, parce que moi je les inclue, je ne fais pas forcément toujours des demi-groupes. J'aime bien inclure garçons et filles pour voir un petit peu le mélange des pensées.

  • Speaker #1

    Comment ça interagit.

  • Speaker #0

    Comment ça interagit. Et c'est impressionnant à quel point... point les garçons ont vraiment, et les filles aussi, attention, une idée bien préconçue de comment ils doivent se comporter ou ils devront se comporter. C'était il n'y a pas longtemps, le 8 mars, mais ils étaient en vacances, la journée internationale des droits des femmes. Et j'ai fait dans le cadre de cette journée un atelier. Je leur ai posé certaines questions aux jeunes qui étaient là. Donc, il y avait des bacs pro, il y avait des lycéens, c'était dans un lycée.

  • Speaker #1

    Donc ceux qui sont dans quelques années dans la vie active.

  • Speaker #0

    Voilà, par exemple, j'ai eu droit, mais ma copine doit me demander comment elle doit s'habiller avant de sortir. Je dois, à partir du moment où je sors avec une fille, avoir la main mise sur ce qu'elle va mettre, parce que pour ce qu'on pourrait penser de moi, ce qu'on pourrait penser d'elle. Et j'invite tout le monde, pour juste finir, à regarder, donc je vais faire de la pub, regardez le film Adolescence, qui vient de sortir sur Netflix, pour vous faire comprendre que... Le danger n'est pas forcément à l'extérieur comme on peut le penser, c'est-à-dire rentre à telle heure, attention à tes fréquentations. Le danger est peut-être à l'intérieur de votre maison puisque c'est le portable et le portable c'est les réseaux sociaux. Ce film met le cadre, c'est une série, il met le cadre de l'entrée, juste le synopsis, un petit garçon de 13 ans qui est accusé de meurtre. Et c'est comme ça où on se rend compte à quel point les réseaux sociaux et les parents complètement...

  • Speaker #2

    affolé en découvrant un enfant qu'il pensait connaître et ben ouais les réseaux et qui se retrouvent et on a des relations d'emprise de plus en plus fréquentes même chez des garçons qui sont des collégiens donc des relations d'emprise vis-à-vis de jeunes filles alors même qu'ils sont en train de construire une relation amoureuse et voilà et ça c'est assez inquiétant pour rebondir ce que vous voulez dire et en effet le terreau c'est quand même la misogynie L'évolution d'une misogynie très très très agréable.

  • Speaker #3

    C'est vrai que j'ai deux dernières questions. Est-ce que le fait que certains intervenants ne soient pas d'ici, se viennent de métropole, ça ne génère pas des frictions au niveau des parents par rapport à la culture qui est différente, à ce qui est véhiculé ? Je parlais de la théorie du genre tout à l'heure.

  • Speaker #0

    Je ne vais pas faire de langue de bois. Oui et non, ça dépend des parents, mais je pense qu'à un moment donné, il faut être ouvert. Il faut pouvoir aussi, je pense que c'est aux associations, quand il y a des gens de métropole ou d'ailleurs qui viennent. Peut-être de former aussi, de dire voilà notre réalité, voilà ce qui se passe dans notre pays. Peut-être les inciter à aller sur le fleuve, à aller à la rencontre, pour comprendre la culture et comment ça se passe. Je pense que c'est aussi aux associations ou au rectorat, je ne sais pas, mais d'en faire aussi ce travail-là.

  • Speaker #2

    Les partenaires qui interviennent en commun isolé, dans leur groupe d'intervenants, des médiateurs socioculturés, des médiateurs en santé. ou des médiateurs sociaux pour pouvoir vraiment rester proche de la réalité des différentes communautés. Mais une fois de plus, comme on n'est pas là pour présenter des pratiques, on n'est pas là pour être dans un jugement de valeur ou une imposition, on est là une fois de plus pour expliquer le respect dans les relations à l'autre, la connaissance de l'autre et surtout éviter les... de tomber dans des préjugés sexistes.

  • Speaker #1

    La dernière question, très rapidement.

  • Speaker #3

    La dernière question, est-ce que les parents ont le droit de refuser que leurs enfants participent à ces séances et un enfant qui n'y participe pas, est-ce qu'il risque d'être pénalisé ?

  • Speaker #2

    Alors, il faut savoir qu'il y a quand même une obligation, nous, de mettre en place des séances d'éducation à la sexualité. À mon sens, le parent peut refuser que l'enfant soit présent. Néanmoins... Il faut vraiment entendre que ça reste des séances qui sont là vraiment pour les enfants et qui se font dans la bienveillance. Pour mon final, je voudrais dire vraiment aux parents de faire très attention à ce qu'ils circulent dans les réseaux sociaux parce qu'il y a beaucoup de fakes. Il y a beaucoup de cas qui ont été pris de... Belgique, notamment, et qui a fait passer pour des cas français, avec des programmes français, alors que c'était tout à fait faux, et donc de faire très très attention. Et même quand on pointe du doigt des associations qui, dans l'hexagone, ont été trop loin, mais il faut savoir que ça reste des cas exceptionnels. Et malheureusement, les réseaux s'attachent à faire croire que ces exceptions sont la réalité.

  • Speaker #0

    Pour preuve, le jour de la rentrée, le 10, là, c'est récent, 10 mars, il y a eu tout un... un truc, il disait oui, mettez pas vos enfants à l'école, enfin tout ça c'était du fake c'était pour dire oui, il y aura de l'évrase ce jour-là mettez pas vos enfants à l'école et après pour dire,

  • Speaker #2

    en fait c'était un fake regardez le programme il est accessible sur internet il est simple, vous verrez, il n'y a pas de quoi

  • Speaker #1

    Mesdames, merci beaucoup à toutes les deux, Nathalie Barthélémy, Valérie Linton de retour ce soir dès 20h sur Radio Pays dans le Wishi Wishi, nous parlerons pornographie excitant ou dégoûtant, vous viendrez parler de tout cela. Coucher les enfants.

  • Speaker #0

    C'est pour les parents.

  • Speaker #1

    Coucher les enfants. Coucher les enfants. S'il vous plaît. Là, il n'y a aucune ambiguïté. Si les enfants se retrouvent devant la radio avec vous, ce n'est pas un programme familial.

  • Speaker #3

    J'ai un peu d'actualité FAPEG. Oui,

  • Speaker #1

    rapidement.

  • Speaker #0

    Alors,

  • Speaker #3

    en fin de semaine, on diffusera un sondage à l'attention des parents justement sur les VARS. Et samedi 29, à l'accord d'heure, à partir de 9h, il y aura un carbet des parents, donc un temps d'échange sur les VARS justement avec nos deux intervenantes du jour.

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