- Speaker #0
Elles prennent la parole et leur voix devient levier d'influence, d'action, de transformation et de pouvoir. Rebond, parole de femmes leaders, pouvoir d'agir, donne la voix aux femmes qui incarnent leur leadership dans un monde qui les invisibilise encore. Chaque semaine, je reçois des femmes leaders puissantes qui partagent leur rapport intime à la prise de parole en public. Les blocages Les percées, les silences stratégiques, les mots qui transforment une trajectoire. Si toi aussi, tu veux développer ton autonomie et ton pouvoir par la parole, la persuasion, je te propose un accompagnement personnalisé adapté à tes enjeux et ambitions. Regarde la déception du podcast.
- Speaker #1
Mes angles, c'est chaud. Country Manager, Zekra. Au Vietnam,
- Speaker #0
experte automobile et mobilité, avec plus de 20 ans d'expérience dans le monde du secteur automobile, comme directrice Business Development, Sales, Account Manager International. Cet échange se fait en 6 parties. Voici la seconde. On pourra retrouver les autres dans la description du podcast. Partons maintenant ensemble à sa rencontre. Et donc, c'est à ce moment-là que tu as découvert vraiment la prise de parole en public, l'argumentation et ces sujets-là ?
- Speaker #1
Notamment, oui. Notamment. Alors après, dans mes expériences de marketing, bien sûr, j'ai eu souvent à prendre la parole devant un public. Les premières fois, c'était compliqué. Je me rappelle de certaines fois où j'avais mes notes, je lisais mes notes. Ah ! Mes toutes premières expériences, j'étais tellement stressée, je voulais tellement bien faire que je me rappelle d'une réunion devant un grand public de clients où j'avais forcément mes notes et je lisais mes notes. Je me rappelle d'une anecdote où j'ai un collègue qui m'avait pris mes notes, je pense qu'il les avait balancées, il m'a dit « Bon, mais tu connais ton sujet, allez, détends-toi, ça va bien se passer. »
- Speaker #0
Oui, ne jamais faire. Lire son texte, non, c'est pas possible, s'il vous plaît. Parce que c'est le meilleur moyen de déconnecter de votre auditoire et c'est le meilleur moyen que votre auditoire ne passe jamais à l'action. Mais on est tous passés par là.
- Speaker #1
Donc je ne le fais plus.
- Speaker #0
C'est bien, c'est bien. Mais on est tous passés par là. Parce qu'après, je suppose que t'as pu... tu as dû être aussi manager et puis directrice et peut-être, je crois après, des postes assez stratégiques avec, je suppose, pas mal de collaborateurs en équipe. Comment la prise de parole t'a aidé à être meilleure à ce genre de poste, que ce soit aujourd'hui ou avant ?
- Speaker #1
Comment ça vous...
- Speaker #0
Déjà, est-ce que tu peux présenter un peu ce que tu as fait en termes de... de ton parcours sur ces postes-là pour permettre à nos éditeurs de bien savoir de là où tu parles.
- Speaker #1
Tu veux dire sur mon poste actuel ou toujours sur ma partie ? Peut-être sur ton poste actuel,
- Speaker #0
si tu le souhaites.
- Speaker #1
Alors, sur le poste actuel, j'ai en effet mes prises de parole. Alors, il y a à la fois des prises de parole, c'est-à-dire... avec la hiérarchie, avec le COMEX, notamment quand j'ai dû présenter ma stratégie, mes axes stratégiques pour Décra en ce qui concerne la mobilité du futur. Ça a été un des premiers jalons quand j'ai commencé ce rôle. Et donc, l'une des difficultés, ça a été de fédérer un public. assez divers avec des intérêts différents dans un comex, tu peux imaginer. Donc l'enjeu, ça a été de bien sûr bien travailler sur mes interventions, mais également beaucoup de offres sur des entretiens en amont, bien préparer le terrain en plus petit comité. et pas seulement travailler sur le COMEX lui-même, mais travailler sur les... les jeux d'influence, les autres personnes, les équipes transversales, et l'importance d'identifier ce réseau d'influence, de convaincre tout ce réseau d'influence avant même d'avoir à convaincre le COMEX.
- Speaker #0
Moi, c'est ce que je dis toujours, c'est que la prise de parole en public, la rhétorique, donc l'art de la persuasion, c'est au minimum. 90% de préparation et 10% d'exécution, c'est là où on prend la parole. Et je pense que même là où tu es, quand tu es membre du COMEX ou quand c'est des prises de parole qui sont stratégiques, je dirais que c'est même plus, peut-être 95%. Parce que le but, comme tu le décris bien, mais en fait, il faut connaître les membres du COMEX, connaître leurs enjeux, connaître leurs priorités, connaître leurs intérêts qui sont différents des tiennes et différents entre chaque secteur. Le travail de connaissance de l'audience et de connaissance des membres du COMEX, en tout cas pour moi, c'est vraiment au moins la moitié du temps de préparation parce que tu ne peux pas arriver comme ça en mode, tiens, j'ai une idée peut-être stratégique, mais si ça ne répond pas le plus possible à des enjeux... à des enjeux des membres du COMEX et ou à des enjeux business et stratégiques, mais orientés business et ou images ou autres, c'est très difficile de convaincre et c'est souvent un échec. Et donc, ça relève aussi du politique dans le sens de l'intérêt de l'entreprise.
- Speaker #1
Oui, enfin, ce n'est pas facile. Il a fallu que je m'y prenne à plusieurs reprises quand même.
- Speaker #0
Ce n'est pas, c'est jamais évident.
- Speaker #1
parentes et vis-à-vis de mon auditoire. Et surtout, il y aura forcément quelques collègues qui vont certainement entendre ce podcast. Ce n'est pas facile, surtout quand tu évolues dans un grand groupe où il y a énormément d'acteurs, de jeux de pouvoir. Ce n'est pas toujours évident.
- Speaker #0
J'ai assisté à un événement, justement, avec des personnes qui étaient des femmes dg etc il me disait ouais les jeux de pouvoir les codes en plus ces codes là on les connaît pas forcément donc on les découvre et c'est pas et c'est pas c'est pas évident mais mais après c'est faisable quand quand en fait on on est obligé de s'y intéresser ou léger de s'intégrer même si parfois Il peut y avoir des choses qui peuvent être perturbantes ou choquantes, mais malheureusement, ça fait partie des steps qu'il faut avoir pour pouvoir influencer des décisions.
- Speaker #1
Oui. Après, il y a eu une partie, il y a eu un aspect au-delà de la stratégie même du groupe sur lequel j'ai travaillé. Il y a tout un aspect communication externe, promouvoir et le positionnement d'ECRA dans l'écosystème des mobilités. Là, je suis pas mal intervenue ces dernières années sur des interventions, sur des conférences, des événements, en tant qu'experte sur des thématiques sur la mobilité électrique, la mobilité autonome. Ça, c'est pas un exercice évident non plus, mais je dois dire qu'au début, j'avais du mal et je dois avouer que plus j'en fais, et plus c'est un exercice que je trouve intéressant. dans lequel je me sens de mieux en mieux, même si j'ai encore une marge de progrès, je pense. Mais c'est un exercice que je trouve intéressant. Et ce qui me bloquait au début, c'était que je considérais, tu vois, c'est comme les certains biais que j'avais vis-à-vis du bon commercial, c'était que j'estimais que si j'intervenais dans des conférences, il fallait que je sois hyper experte. Tu sais ? hyper experte, que je connaisse tous les détails techniques, que je connaisse absolument tout sur le sujet. Sinon, je ne me sentais pas légitime d'intervenir. Et en fait, je me suis rendue compte, moi-même, parce que parfois j'entendais d'autres interlocuteurs qui étaient censés être hyper experts, hyper techniques, mais en fait, ils étaient complètement ennuyeux. Ils étaient complètement ennuyeux, ils n'arrivaient pas à embarquer leur public, ils utilisaient des mots et du jargon technique que personne ne comprenait. Et je me suis rendue compte en écoutant d'autres intervenants qu'il y avait une façon d'aborder certains thèmes, qu'on devait s'exprimer avec des mots ou des concepts beaucoup plus clairs pour pouvoir embarquer une audience qui est souvent variée et pas forcément... Hyper expert.
- Speaker #0
Tu décris très très bien un biais cognitif que je vois, en termes de prise de parole, que je vois chez plusieurs types de personnes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ces types de personnes sont les passionnés.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Les ingénieurs et les experts.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et en fait, ce biais cognitif, ça s'appelle la malédiction du savoir.
- Speaker #1
La malédiction du savoir, ok.
- Speaker #0
La malédiction du savoir, c'est un biais cognitif qui est ultra simple, c'est que tu es tellement passionné du sujet. Tu es tellement expert du sujet que inconsciemment, tu considères que l'auditoire qui est en face de toi est au même niveau de connaissance.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et donc, comme l'auditoire est au même niveau de connaissance, tu peux rentrer dans le détail précis de la virgule du dossier ou alors du chiffre statistique de telle chose ou alors de telle matière sur tel véhicule. Mais en fait... À moins que ton auditoire soit composé d'experts comme toi. Donc le seul cas de figure où ça peut marcher, c'est des colloques de chercheurs.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Là, c'est possible. Mais sinon, ça n'arrive jamais. Et donc, en fait, quand on est victime de la malédiction du savoir, on va aller vraiment dans le détail précis de la présentation parce que le chemin de pensée est ultra important, parce qu'il faut être authentique et sincère avec... toute la réflexion de la pensée. Et en fait, c'est très chiant et c'est très ennuyant à écouter parce que l'auditoire qui est en face n'a pas le même niveau de connaissance. Donc c'est comme si, si je fais une référence culinaire, c'est comme si demain on te dit que tu es expert du Saint-Honoré, qui est un très très bon gâteau, mais qui fait partie des gâteaux les plus difficiles à réaliser. Mais qu'en fait, tu ne maîtrises pas la pâte feuilletée et tu ne maîtrises pas la pâte à choux. Bon, bah, on ne va pas t'embarquer dans un Saint-Honoré si tu ne connais pas ces deux éléments de base, tu vois. Donc, c'est toujours... Et donc, c'est aussi en lien avec la honte. Moi, je le vois avec les femmes que j'accompagne aussi. C'est écouter, comprendre les besoins, comprendre à qui tu parles, quels sont leurs enjeux. Quels sont les bénéfices de ton intervention que tu peux leur apporter ? Parce que moi, c'est ma conviction profonde, une prise de parole, quelle qu'elle soit, elle doit faire réagir l'auditoire, elle doit faire passer à l'action le public. Sinon, la prise de parole ne sert à rien. Tu fais un webinaire, tu expliques tes deux heures de détail, etc. Mais sinon, ça ne sert strictement à rien. Et même que ce soit peut-être en interne, et peut-être que tu as des expériences aussi avec tes équipes, mais une réunion où il n'y a pas d'action derrière, où les personnes ne s'engagent pas sur les projets, où il n'y a pas de signature de client, où il n'y a pas d'impact soit business, soit d'image, soit de relation, ça ne sert strictement à rien de prendre la parole. Hop, hop, hop ! Si cette interview te plaît, t'inspire, n'hésite pas à mettre 5 étoiles. sur ta plateforme de podcast préférée et à t'abonner. Cela va m'aider à le faire connaître pour faire rayonner la parole des femmes leaders et avoir des invités encore plus prestigieuses et inspirantes. Alors, n'hésite pas, agis maintenant. On repart tout de suite dans notre échange.
- Speaker #1
Mais quand... Quand ton auditoire est très divers, parce que quand tu vois, lors de mon dernière intervention, il y avait, je ne sais pas combien de personnes, avec un public où il y avait des politiques, il y avait des industriels, il y avait un peu de tout. Donc, quand tu dois intervenir auprès d'une audience si large, qui a des attentes très différentes, c'est pareil qu'un comex, comment est-ce que tu… Comment est-ce que tu cadres ton intervention pour toucher un maximum de publics ? Ou alors, ce n'est peut-être pas la stratégie ?
- Speaker #0
En fait, il faut trouver les points communs. Donc, il faut trouver les points communs. Déjà, il faut définir ce que tu veux à la fin. On dit souvent que la prise de parole, c'est faire passer ces trois messages clés. Moi, je vais beaucoup plus loin. Moi, c'est deux questions que je dis à chaque cliente. que je dis, c'est avant chaque prise de parole, c'est 1. Quelle action je veux faire faire à mon public à la fin ? Et une action, c'est pas quelque chose de très précis. C'est-à-dire que cette action-là, elle peut être faite dès la fin de l'intervention. Donc une action précise, ça va être une signature de prospect. Ça peut être que telle ou telle personne, je parle en interne, fasse réellement le projet et qu'il ait envie de le faire. ça peut être une transmission d'informations, de connaissances. Donc là, on est vraiment plutôt dans un but pédagogique. Donc, il faut vraiment être au clair sur, à la fin, mon ROI, mon résultat, c'est je veux que mon public fasse ça. Et ensuite, la deuxième question, c'est comment mon intervention va répondre aux besoins et aux problématiques de l'auditoire. Donc après, sur comment cadrer quand on a des publics qui sont très divers, il faut trouver les points communs. Et si vraiment c'est très, très divers, on peut se retrouver un ou deux points communs. Mais par exemple, je suppose que tu vois dans un comex, alors je dis ça, tu me plantes, mais tu me dis si je me plante, mais un des points communs du comex, c'est la survie financière ou l'accroissement financier du groupe ou de l'entreprise. Et là, que tu sois RH, comptable, marketing ou autre, ça, c'est un des points communs. qui est vitale, qui est commun à toutes les business units. Donc, comment ensuite ton projet va répondre à cet enjeu ? Sur des enjeux politiques ou autres, c'est trouver les points communs. Par exemple, sur des enjeux politiques, ça c'est une stratégie de lobbying bien connue, tu vas parler plus de développement d'emplois, l'attractivité du territoire, etc. Et après, si tu as des enjeux plus économiques ou industriels, comment tu fais le lien entre développement de l'emploi et accroissement du CA ? Donc voilà, c'est trouver toujours les points communs. Et après, ça, c'est sur vraiment l'objectif, quelle action tu veux faire faire. Si vraiment c'est varié, il y a peut-être deux actions, mais c'est dans le cas où c'est varié, mais généralement, il n'y a qu'une action à faire. Donc trouver les points communs. Et après, c'est faire trouver des... Donc les assumer, puis après trouver des éléments dans le discours qui vont faire que ça va pas être un truc professoral, expert, chiant.
- Speaker #1
Moi j'ai dit ennuyeux.
- Speaker #0
Oui mais en fait toi t'es à un poste où tu peux pas dire ce genre de propos, donc moi je le dis. Et je suis très directe comme ça avec mes clientes aussi. Là je me souviens une cliente, j'ai dit moi c'était très bien comme somnifère. Vraiment c'était très chouette. Mais bon, je ne passe pas à l'action après. Maintenant, les gens passent facilement à l'action et ça, c'est très intéressant. C'est comment tu passes d'un rôle de professeur des années 60 à un rôle de leader qu'on a envie de suivre, qu'on a envie d'inspirer et qui répond à nos besoins. Et en fait, avec l'appel à l'action, tu leur proposes une action simple qui répond à ce besoin-là. Je ne sais pas comment ça te parle.
- Speaker #1
Oui. mais je ne connaissais pas ce biais connectif. Je t'ai posé un mot sur ce biais-là, la malédiction du savoir, je me le suis noté. Parce que vraiment, ça me parle. Ça me parle et je l'ai vécu moi-même parce que j'ai assisté à tellement de conférences, d'événements où j'ai bien vu la différence entre quelqu'un qui... qui donne envie qu'on creuse son sujet, qu'on le contacte. Et d'autres personnes qui étaient, mais... qui noyaient l'audience dans des détails techniques que personne ne comprenait, on ne comprenait pas le fil rouge. Mais oui, je vois tout à fait.
- Speaker #0
En fait, il y a trois catégories de personnes, je pense, dans la prise de parole. Et c'est totalement arbitral ce que je dis, subjectif. Il y a ceux qui sont victimes de la malédiction du savoir. Souvent, ils n'ont pas conscience. Et en fait, dans ces genres d'événements-là, comme c'est des événements qui sont professionnels, donc respectueux, quelle est la marque qui va être faite ? C'est que les gens vont applaudir poliment. Mais parce qu'il faut être respectueux et donc c'est un code social d'applaudir. Mais après, je ne suis pas sûr que les gens qui applaudissent comprennent et qu'en plus aient envie de voir l'intervenant après. Et donc, il n'y a zéro passage à l'action. Donc en fait, quand tu es dans la malédiction du savoir, dans ce cadre-là, tu ne sais jamais que tu fais une intervention qui n'est pas du tout impactante parce que tu reçois des applaudissements et donc c'est assez bénéfique. selon toi, selon ta perception. Ensuite, tu as une deuxième catégorie, peut-être que tu en as aussi vu et entendu, c'est les beaux parleurs. Ceux qui aiment parler d'eux-mêmes, ceux qui aiment beaucoup en jeu, ceux qui aiment se valoriser, ceux qui parfois aussi prennent les idées des autres pour les valoriser soi-même. Ça sent le vécu de ton côté. Et donc là, on est vraiment sur cette catégorie de Moi d'abord, et limite au détriment du public. En fait, la malédiction du savoir, c'est un peu neutre. Bon, je m'ennuie, voilà. Là, le côté beau parleur, ça peut être très négatif pour le public, en mode, c'est bizarre parce qu'entre ce qu'il dit et ce qu'il fait, il y a une différence. Entre ce qu'il propose et la réalité, il y a une différence. Ah tiens, il y a telle idée que j'ai soumise qu'il le met en place. Voilà. Et là, c'est un côté négatif, parfois toxique.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu as eu des expériences comme ça.
- Speaker #1
Alors peut-être pas aussi flagrante, mais je vois bien de quoi tu veux parler. Peut-être plus en interne, tu vois, par contre.
- Speaker #0
Ah, c'est totalement en interne. Oui, non, ce que je veux dire, c'est en externe,
- Speaker #1
tu n'as pas de client,
- Speaker #0
quoi. Enfin, en termes d'image de marque,
- Speaker #1
ce n'est pas... Tu vois, récolter un peu les fruits, mettre en avant, voilà. Moi, j'ai fait ça, Plus en interne,
- Speaker #0
oui. Oui, mais si tu fais en externe, en termes d'images de marque et en termes d'images que tu donnes à la boîte, c'est déplorable. Donc, c'est souvent en interne. Et après, c'est le troisième type de prise de parole. Et moi, c'est ça à quoi j'accompagne et je forme. C'est la prise de parole, c'est-à-dire du leader inspirant qu'on a envie de suivre, qu'on a envie de faire des choses parce que ça nous concerne, parce que ça nous plaît et parce que c'est captivant et engageant. Et moi, c'est à ça que j'aspire et c'est à ça que j'aspire faire pour les femmes que j'accompagne. Et vraiment, ce n'est pas si compliqué que ça. parce que moi j'aime beaucoup le profil des femmes qui sont expertes parce que le fond est, comment dire, soldé. Il n'y a pas besoin de revoir sur le fond, mais il y a tout un travail sur la manière. Et ça, en quelques semaines, on peut transformer quelqu'un pour de la rendre timide ou professorale vers quelque chose d'inspirant et captivant et après qui permet de générer des opportunités assez fortes.
- Speaker #1
J'imagine que ce sont également des techniques, de la préparation. Bien sûr, ça, de toute façon, il y a la préparation. Il faut de la préparation, de la répétition. Mais j'imagine que c'est beaucoup de techniques également.
- Speaker #0
Oui, beaucoup. Mais en fait, c'est très lié au rôle de commercial. C'est comment tu vas écouter, comment tu vas présenter la manière. exemple très très tu vois par exemple d'une métaphore, exemple tu vois très concret pour que ce soit très parlant, moi ça m'arrive parce que moi j'ai un parcours où j'étais harcelé à l'école pendant quelques années et donc ça m'arrive parfois de faire des interventions en milieu scolaire ou en milieu pour adultes pour faire du témoignage de vie et donc je mets toujours deux accroches différentes, la première accroche Je dis ça et tu me dis après ce que tu en penses. Moi, on ressentit. 10% des élèves en France sont harcelés à l'école, selon le ministère de l'Éducation nationale.
- Speaker #1
C'est beaucoup.
- Speaker #0
Deuxième accroche, vous êtes 70 dans la salle. Selon le ministère de l'Éducation nationale, 7 d'entre vous ont été harcelés et les autres, vous êtes soit des harceleurs, soit des témoins. Qu'est-ce que tu vois de différent entre les deux ?
- Speaker #1
La première accroche, elle est plus neutre. Et la deuxième accroche, je pense qu'elle permet au public de... d'accrocher plus rapidement. Ça permet d'attirer leur attention beaucoup plus. Alors que la première, c'est un fait, mais c'est beaucoup plus neutre. Tandis que dans la deuxième, tu as plus de chances d'attirer l'attention de ton audience.
- Speaker #0
Et pourtant, je transmis la même information.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, tu vois, c'est ça qui fait que tu deviens inspirante. C'est dans la manière dont tu présentes les choses. Là, c'est une technique. Mais il y en a plein d'autres. Et en fait, le but, c'est ça un peu le secret, c'est qu'il faut que les gens ne se rendent pas compte que tu utilises des techniques, toutes ces techniques-là. Mais c'est des choses qui sont assez simples. On n'est pas sur un problème d'ingénieur complexe. On est vraiment sur comment tu rends visible ce que tu fais et comment tu crées cette connexion avec l'auditoire. Comme quand tu es sales, comment tu crées cette connexion avec tes clients. pour répondre vraiment à leurs besoins. Il y a beaucoup de similitudes.
- Speaker #1
L'importance du bris de glace aussi, du premier contact.
- Speaker #0
Oui, c'est l'accroche, tu vois, l'accroche dans la pose de parole, c'est ça.
- Speaker #1
Ce que j'appelle moi en vente le bris de glace. Le bris de glace, c'est vraiment la première impression qui est hyper importante.
- Speaker #0
Tu vois, je prends l'exemple de ce que je te dis sur le harcèlement scolaire, la deuxième approche, là, moi, c'est ce que je dis en... Les deux premières phrases, c'est ça. Et bien, en deux phrases, j'ai l'attention du public pour tout le reste de mon intervention. Donc, c'est un travail sur l'accroche. Mais en fait, c'est vraiment un travail sur comment on raconte les choses. Et ça, ça s'apprend. Et ce n'est pas inné. Et ce n'est surtout pas genré. Et les femmes sont aussi, voire plus compétentes que les hommes sur ces sujets quand on transmet les bonnes façons de faire. Et quand je dis bonne façon de faire, c'est que c'est des façons de faire qui datent depuis plus de deux millénaires. Donc, la preuve du concept a déjà été approuvée depuis au moins 1500 ans. Donc, ça marche très bien.
- Speaker #1
Oui, d'accord. 1500 ans, ça date de...
- Speaker #0
Aristote, les premiers trucs de la rhétorique... La rhétorique, c'est l'art de la persuasion, c'est la base du commercial, c'est la base des RH, c'est la base du marketing, c'est la base des relations humaines. C'est la base des relations publiques et ça date d'Aristote 2600 ans. Depuis 2600 ans, tu as des personnes sur Terre depuis Aristote qui pensent à comment on fait pour influencer un public, le faire passer à l'action. Et tu vois ce que tu dis de comment comprendre les besoins des clients comme sales. C'est des choses que par exemple un homme politique romain qui s'appelle Cicéron a déjà pensé il y a plus de 2000 ans et a dit à peu près les mêmes termes. Donc c'est tout sauf imaginaire et nouveau. Mais c'est souvent mal fait.
- Speaker #1
Peut-être qu'à l'époque, ils n'utilisaient pas le terme de pitch.
- Speaker #0
Ah non, ça non. Mais le résultat final est le même. Tu pars la parole devant des gens et ils doivent passer à l'action. Ils doivent être convaincus et persuadés de ce que tu dis.
- Speaker #1
Oui. Et après, il y a également, là tu parles de savoir raconter des histoires, et c'est vrai qu'on n'a pas encore abordé tout ce qui est non-verbal, l'importance de la posture, de la voix.
- Speaker #0
Le non-verbal, il n'est pas... Parce qu'il y a une fameuse étude qui dit que 93% c'est non-verbal et 7% non-verbal, qui est d'Albert Mérabian. Cette étude est totalement fausse. Donc le non-verbal, il est en soutien du verbal. et Et pas l'inverse. Et en fait, là, moi, je le vois sur ma pratique, mais aussi sur l'accompagnement des femmes que je fais, c'est que quand tu es sûr du verbal, c'est-à-dire tu es sûr du fond, tu es sûr de la manière de dire les choses, la forme, la forme de l'écrit, le non-verbal vient beaucoup plus facilement après, par la suite. Parce que tu es sûr de ce que tu dis. Donc, c'est plus en confiance. La posture est importante, la voix est importante, mais ça vient en support de... Quand tu es sûr de ce que tu décris, en fait, le non-verbal, la posture, la voix vient assez facilement. Il y a bien sûr des techniques et des manières de faire, mais moi, je préfère quelqu'un qui n'est pas très assuré, qui n'a pas forcément une posture. Mais en termes de fond et de forme de l'écrit, c'est carré. Parce qu'après, c'est des détails qui s'apprennent. Que quelqu'un qui a une posture exceptionnelle, une voix charismatique, le fond est mauvais ou mensonger, là, tu es dans la manipulation profonde. Donc, voilà, c'est des astuces qui datent depuis plus de 2000 ans, mais qui sont... que moi, je transmets, mais qui sont... Peu connus, vraiment très peu connus, mais une fois que tu les maîtrises, c'est d'une efficacité redoutable. Là, on est dans le domaine de l'efficience de la prise de parole, c'est extrêmement redoutable après pour la suite. Merci à toi d'avoir écouté notre échange. Partage-moi en commentaire ce qui t'a inspiré. N'hésite pas à rejoindre ma newsletter pour découvrir les coulisses de la parole. puissante et qui développe ton autorité et tes opportunités. Partage le podcast autour de toi et mets 5 étoiles sur ta plateforme de podcast préférée. A bientôt pour une prochaine rencontre.