- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Reconnect, le podcast des femmes épuisées. Je suis Séverine Lapp, coach et naturopathe. Je crois au pouvoir des femmes qui se reconnectent à leur essence, qui se révèlent et qui osent suivre leurs rêves pour réinventer leur vie. J'accompagne les femmes qui traversent l'effondrement du burn-out pour qu'elles renouent avec leur force intérieure, s'affirment sans compromis et prennent pleinement leur place dans un monde qu'elles contribuent à transformer. Bonne écoute !
- Speaker #1
Bonjour Pauline, je suis ravie de te recevoir aujourd'hui dans ce nouvel épisode de podcast. Je vais te laisser te présenter.
- Speaker #2
Bonjour Séverine, je suis ravie aussi d'être à tes côtés aujourd'hui. Je m'appelle Pauline Blanpatin, je suis médecin psychiatre et je travaille depuis environ 6 ans dans un service d'urgence psychiatrique et on a aussi à côté un petit service de post-urgence. On accueille des patients sur un temps court.
- Speaker #1
D'accord. Moi, je t'ai rencontrée sur les réseaux sociaux et du coup, je me suis dit, ah tiens, une psychiatre, j'aimerais bien l'interviewer, voir ce qu'elle pense. Voilà, des différentes questions que j'ai envie de poser. Alors déjà, il y a quelque chose qui revient souvent dans le cadre de mes consultations, c'est que les gens ne savent pas trop la différence entre un psychiatre, un psychologue, un psychothérapeute, un psychiatre. un psychanalyste. Est-ce que tu pourrais nous éclairer sur ces différents termes ?
- Speaker #2
Je suis tout à fait d'accord avec toi. On me pose très souvent la question, donc je pense que c'est important d'essayer d'y répondre. Déjà, la différence entre psychologue et psychiatre, je pense qu'on peut commencer par là. Un psychologue, c'est un professionnel qui fait la faculté de psychologie, qui se forment. à la faculté de psychologie. Donc, en général, c'est un master sur cinq ans. Voilà. Du coup, à la fin, il se base, du coup, sa thérapie sur la psychothérapie, avec les outils qu'il a pu apprendre à la faculté. Et du coup, il n'est pas habilité à prescrire des médicaments. Et ça, je crois que c'est, du coup, la principale différence avec le psychiatre. Le psychiatre. qui lui du coup fait des études de médecine à la faculté de médecine. Alors aujourd'hui c'est 11 ans, c'est passé à 11 ans, c'est 6 ans de tronc commun et puis 5 ans derrière de spécialisation où in fine en fait on passe une thèse pour devenir docteur en médecine et puis un DESS, un diplôme d'études spécialisées pour être psychiatre. Voilà. C'est long.
- Speaker #1
Je ne savais pas, j'avais...
- Speaker #2
Ça a été rallongé il y a peu de temps, d'un an. D'accord. On peut dire que c'est très long quand même. En tout cas, après, derrière, le psychiatre, il a des outils de psychothérapie et il a aussi les connaissances pour pouvoir prescrire des thérapies médicamenteuses. D'accord. Voilà. Après, tu parlais de psychanalyste. Alors, psychanalyste, en fait, c'est un thérapeute qui base son travail sur la méthode psychanalytique, du coup. Alors, le psychanalyste, en général, il peut être psychologue ou psychiatre, à la base. Et après, il décide de se former. Alors, il n'y a pas de diplôme d'État ou de diplôme vraiment réglementaire, mais il décide de poursuivre sa formation. dans une école psychanalytique, pour avoir le titre de psychanalyste. Voilà. Et c'est aussi une formation qui demande beaucoup d'investissement, parce que du coup, il y a déjà eu des diplômes antérieurs, et ça sous-entend aussi de faire une analyse personnelle, souvent, pour pouvoir accéder à l'école. qui peut être longue, et puis ensuite d'avoir de la supervision, d'acquérir des connaissances pour pouvoir assurer des thérapies. Voilà.
- Speaker #1
Ok. Et le terme psychothérapeute, est-ce que ça renvoie vers un niveau d'études ?
- Speaker #2
Non. Alors, le terme psychothérapeute, ça ne renvoie pas vers un niveau d'études. Psychothérapeute, ça veut dire qu'on utilise la psychothérapie au quotidien. Ça n'a rien de vraiment réglementaire, enfin voilà. Du coup, maintenant, on a quand même décidé de formaliser un petit peu les choses. Et pour avoir le titre de psychothérapeute, il faut quand même faire une formation en psychothérapie clinique et avoir des heures de pratique. Mais il n'y a pas d'études « formalisées » . Les titres qui sont vraiment réglementés, c'est psychologue et psychiatre. D'accord. Je sais que c'est complexe.
- Speaker #1
J'ai compris. La différence entre un psychologue et un psychiatre, c'est que le psychiatre, c'est un médecin et que par ce biais, il peut proposer des traitements médicaux. C'est ça ? Voilà.
- Speaker #2
Le psychologue se base sur la psychothérapie avec les outils qu'il a pu acquérir. Il y a différentes spécialisations aussi. Du coup, la faculté de psychologie qui sont possibles. Après, le reste, c'est moins réglementaire. Donc, ça veut dire aussi, pour moi, méfiance. Méfiance par rapport aux autres types de professionnels, même s'il y en a qui peuvent proposer des choses très utiles et concrètes pour les patients. Méfiance quand même.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on est dans l'année de la santé mentale. On sait très bien, effectivement, qu'aujourd'hui, et beaucoup de personnes vont moins bien depuis notamment la crise sanitaire. J'avais vu des chiffres par rapport aux troubles anxieux, par rapport aux dépressions, etc. Et donc, on ne confie pas sa santé mentale effectivement à n'importe qui quelque part. C'est ça le message.
- Speaker #2
Je suis tout à fait d'accord. Les gens sont bien et en même temps, on manque de professionnels aussi formés. Effectivement. Il y a des listes d'attente, il y a beaucoup de difficultés pour certains patients d'accéder à des thérapies. Donc oui, je suis tout à fait d'accord.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que moi j'oriente en général, parce que j'accompagne principalement des femmes en burn-out. Donc j'oriente vers des psychiatres et souvent le retour que j'ai effectivement, c'est que les délais d'attente sont longs. Il faut attendre quelque part qu'il y ait un patient qui est fini pour que le psychiatre puisse prendre quelqu'un. et de l'autre côté sur les psychologues vers lesquels j'oriente les délais sont. parfois un peu long aussi, malheureusement. Alors là, je parlais effectivement de dépression et de burn-out. Pour toi, quelle est la différence entre les deux ? Est-ce qu'il y en a une ?
- Speaker #2
Oui, je pense qu'il y a quand même pas mal de différences, enfin, sur différents points. Je me dis que la première, c'est déjà l'origine, en fait, du trouble. Pour moi, le burn-out, c'est du... principalement relié à tout ce qui est professionnel. On la connaît, cette origine, finalement, alors que la dépression, ça a un côté très multifactoriel et ce n'est pas forcément simple, des fois, de retrouver l'origine, l'entrée en dépression, l'origine, les facteurs déclenchant. Donc voilà, je dirais en premier l'origine. Après, il faut bien préciser que la dépression est reconnue comme une maladie. Aujourd'hui, elle est classée dans les classifications internationales dans les maladies psychiatriques, alors que le burn-out, non. Dans la dernière classification, la SIM11, du coup, c'est classé dans les facteurs qui influencent le recours. recours aux soins, facteur qui influe sur l'état de santé, le recours aux soins. Donc ce n'est pas encore reconnu comme une maladie en tant que telle. Et puis il y a aussi quand même des différences évidemment au niveau des symptômes, au niveau des symptômes que présentent les patients et les patientes. Dans le burn-out, c'est la conséquence d'un stress chronique. d'un stress important chronique au travail. Et derrière, il y a une fatigue importante, même très importante. Il y a un désengagement émotionnel, il y a un sentiment d'inefficacité au travail. Ce n'est pas tout à fait les mêmes symptômes qu'on va retrouver dans la dépression ou dans le symptôme dépressif. On a la tristesse de l'humeur. Le manque d'envie, le manque de plaisir, du coup la perte d'appétit, la perte de sommeil. Enfin voilà, il y a plein de choses et des critères diagnostiques qui sont bien codifiés.
- Speaker #1
Alors, merci pour ces précisions parce que c'est vrai que souvent, moi, mes clientes me disent « Oui, donc je suis en burn-out, mais le médecin n'a pas mis burn-out sur mon arrêt de travail. » Et c'est ce que tu expliques, c'est parce qu'aujourd'hui, le burn-out n'est pas recommandé. reconnue comme une maladie au niveau des classifications internationales. C'est pour cette raison que ce n'est pas reconnu du côté de la sécurité sociale et que le médecin ne met pas burn-out sur la maladie.
- Speaker #2
Ça peut être effectivement. Il peut y avoir quelques similarités dans les symptômes avec la dépression. On peut affiniser la dépression à l'anxiété chronique. Mais en soi, ce n'est pas ça. On peut effectivement peut-être le faire reconnaître comme ça.
- Speaker #1
Et du coup, la dépression, moi souvent ce que je dis pour différencier les deux, c'est que dans le burn-out, effectivement il y a une grande fatigue, un épuisement, c'est un effondrement du système nerveux. Et j'explique que le premier symptôme c'est une fatigue. Mais si on avait la capacité de retourner travailler, on y retournerait. Alors que dans la dépression, souvent on perd. cette notion de plaisir sur tous les aspects de sa vie, que ce soit du côté perso et pro.
- Speaker #2
Exactement. Dans la dépression, on ne peut pas parce qu'on n'a plus l'énergie, on n'a plus aucun plaisir à faire et plus l'envie du tout. La seule envie qu'on a, c'est de rien faire. Oui, je suis tout à fait d'accord. Alors que dans le burn-out, il y a ce côté où on va lutter jusqu'au bout, du bout, du bout, pour y aller et continuer.
- Speaker #1
C'est vrai que parfois, ce n'est pas toujours suffisamment clair. Et effectivement, parce que des personnes que j'accompagne en burn-out peuvent se trouver à un moment sous traitement antidépresseur. Et du coup, ça peut induire en erreur. Oui, c'est vrai.
- Speaker #2
Alors après, si. Je pense qu'il faut quand même préciser que c'est différent, mais il peut y avoir dans les complications du burn-out une dépression.
- Speaker #1
Je suis d'accord avec toi.
- Speaker #2
Il peut y avoir une vraie dépression dans les complications du burn-out.
- Speaker #1
En fait, un burn-out qui n'est pas pris en charge correctement, alors correctement, ce n'est peut-être pas le bon terme, mais où il n'y a pas une prise en charge du côté médecin traitant, Merci. psychiatrique aussi, parce que c'est souvent le parcours conventionnel qui est proposé, peut déboucher sur une dépression, si effectivement la perte d'envie, de plaisir se retrouve sur tous les aspects de la vie. Moi je l'analyse un peu comme ça, parce que parfois le burn-out, de ce que je constate, c'est la face visible de l'iceberg. En fait on a mis toute son énergie à un moment au travail, mais à la maison parfois ça ne se passait pas non plus. super super bien et du coup ça a explosé d'un côté parfois le reste suit donc dans ce cas là effectivement
- Speaker #2
Après non justement dans les prises en charge direct normalement pour le burn out on peut plutôt se diriger vers le médecin traitant et la médecine du travail oui pour moi le principal facteur pour avancer, reste de faire la concure avec le travail et de mettre des choses en place au travail. Et pour la dépression, du coup, ça va être une prise en charge médicale spécialisée, effectivement, avec des psychologues, psychiatres, et médecins traitants en première intention.
- Speaker #1
Ok, en tout cas, merci beaucoup pour ton éclairage. Ça va sans doute aider pas mal de personnes ou de femmes qui nous écoutent. Toi, avec ton activité en service psychiatrique, ta vie de famille, ton fils, comment est-ce que tu arrives à gérer tous les aspects de ta vie sans t'épuiser justement ?
- Speaker #2
Alors, il faut déjà dire, ce n'est pas simple tous les jours. Ce n'est pas simple tous les jours. Il faut des périodes d'adaptation. je pense par exemple À l'arrivée de mon fils, il a fallu quand même des périodes d'adaptation. Mais je dirais, les principales choses que j'ai essayé de mettre en place pour ne pas m'épuiser, c'est du coup quand même de garder du temps pour moi. Alors moi, personnellement, j'arrive à le faire le matin, parce que je suis quelqu'un qui ait beaucoup d'énergie le matin, donc j'arrive à me lever plus tôt et prendre du temps pour moi à ce moment-là. J'essaie de répartir un maximum les tâches, je pense surtout aux tâches ménagères, quotidiennes, répartir au maximum dans la semaine pour pas que ça soit trop fatigant. Et puis, je crois qu'on ne le répète jamais assez, mais essayer de garder une bonne hygiène de vie en ayant un sommeil régulier et puis suffisant pour moi. C'est pas forcément beaucoup pour d'autres, mais... mais suffisant pour moi et surtout régulier, de garder, de bouger. J'ai la chance d'avoir un métier où il y a quand même de l'activité, où je peux bouger même à l'hôpital, mais je bouge au quotidien. Et puis je dirais aussi accepter de déléguer ce que je peux. Voilà, parce que je pense que ça passe par là aussi. Déléguer certaines choses à mon mari qui peut le faire et qui le fait très bien. Apprendre à déléguer les tâches qu'on ne doit pas forcément faire au niveau professionnel. Voilà, c'est à peu près les choses que j'essayais de mettre en place au quotidien.
- Speaker #1
Non, ouais. Déjà, ce que tu donnes comme conseil, c'est chouette, parce que souvent, les femmes qui vont jusqu'au burn-out, c'est des femmes qui ont du mal à demander de l'aide et qui ont du mal à déléguer, parce que souvent, ce sont des personnes qui peuvent être perfectionnistes et qui, du coup, aiment que les choses soient bien faites, parfaitement faites, et n'aiment pas forcément que c'est une autre personne qui le fait, finalement, dans ton hygiène de vie. donc j'ai entendu Hygiène de sommeil, bouger son corps. En termes d'alimentation, tu as des petits tips ? Est-ce que tu prends un petit déj ? Ça, c'est une de mes questions.
- Speaker #2
Alors, des tips, oui. Du coup, bouger, oui. Parce que moi, je ne fais pas d'activité poussée, on va dire. Je n'ai pas d'activité régulière, mais j'aime bien faire plein de choses le week-end, bouger, faire des choses différentes. Après, au niveau de l'alimentation, non. J'essaye de manger un maximum de tout.
- Speaker #1
Oui, manger variement.
- Speaker #2
De ne pas sauter de repas.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Ça, c'est quelque chose que j'essaye de garder. Et puis, oui, je déjeune le matin. Mais alors, pourquoi ? Parce que je viens de le dire, je me lève très tôt.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
du coup, j'avoue que ça ferait long quand même. Je me lève tôt. En général, je déjeune tard au travail. Donc, ça serait un laps de temps trop long pour tenir.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #2
Je déjeune tous les matins.
- Speaker #1
Très bien, je pose la question parce que justement dans mes accompagnements, j'insiste beaucoup sur les petits déjeuners pour avoir le carburant nécessaire à la fois en termes d'énergie pour tenir jusqu'à l'heure du déjeuner sans se jeter sur les petits pains, le chocolat et tout ça dans la matinée, mais aussi parce que les neurotransmetteurs et les hormones ont besoin de certaines petites briques qu'on trouve dans l'alimentation pour être fabriquées. Et les neurotransmetteurs, notamment, sont fabriqués à partir d'acides aminés, à partir de protéines. Donc, moi, j'insiste beaucoup sur des petits déjeuners protéinés. Donc, petits déjeuners salés pour celles qui aiment bien, du type les œufs, du jambon de qualité, du hummus pour les personnes qui ont plus une tendance végétarienne. En tout cas, d'avoir des protéines et du gras au petit-déj, ça permet de soutenir le système nerveux, qu'on soit en dépression ou qu'on soit en burn-out. en tout cas pour tout ce qui... troubles liés au système nerveux. Voilà.
- Speaker #2
Oui, je trouve ça très intéressant ce que tu dis. Voilà, moi je ne suis pas une grosse mangeuse, on me le dit souvent, mais pour autant, je ne loupe pas de repas. Et c'est vrai que je bosse aux urgences et le midi, ce n'est pas toujours simple de prendre une pause parce que l'activité des urgences, ça sous-entend qu'il n'y a pas de coupure. Il faut une permanence, du coup, toute la journée. Et avec l'expérience, je me suis attirée à faire une pause tous les midis. Voilà. Alors, je peux garder mon téléphone s'il faut. Je suis joignable. Mais je fais quand même une pause où je mange à l'heure régulière le midi. Et ça, je pense que c'est super important aussi.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #2
C'est un petit sens de décompression qui, pour moi, est quand même indispensable.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on ne peut pas être en non-stop du matin au soir. C'est en termes de concentration. Là, c'est le système nerveux sympathique, qui tournait vers l'action de faire ou de réfléchir, qui est mobilisé en non-stop au détriment du parasympathique. Donc, quand on n'a pas de coupure, c'est qu'on est déjà en train de tirer à fond sur la corde.
- Speaker #2
Et ça, c'était pas facile quand j'étais interne, parce que laisser du travail s'accumuler, des situations s'accumuler, c'est pas simple. Mais maintenant, je le fais, j'arrive à le faire sans trop culpabiliser, parce que je sais que c'est indispensable pour moi et pour la prise en charge des patients sur le reste de la journée.
- Speaker #1
Ouais, ouais. Qu'est-ce que tu pourrais donner comme autre conseil à une femme qui traverse une période difficile comme la dépression ou le burn-out ?
- Speaker #2
Je dirais en premier, en parler. En parler et en parler. Non mais voilà, je pense que la principale chose c'est qu'il ne faut pas rester seule avec ses difficultés. Il faut en parler soit aux proches ou aux collègues dans le cadre du Burnout. Je pense qu'on a des collègues avec qui on peut quand même échanger au quotidien et sinon des professionnels.
- Speaker #1
Demander de l'aide.
- Speaker #2
Oui, demander de l'aide. Et puis, c'est les professionnels qui pourront donner leur avis et proposer des prises en charge adaptées. Peut-être déjà poser un diagnostic, pour le premier, fiable. Et puis après, proposer derrière les prises en charge adaptées.
- Speaker #1
Toi, du coup, dans les personnes que tu reçois dans le cadre de l'hôpital psychiatrique, tu as des personnes dépressives ou en burn-out ?
- Speaker #2
Alors, moi, je reçois des gens sur un critère d'urgence. Donc, il y a une évaluation aux urgences et puis derrière, plus ou moins, une hospitalisation. Donc, c'est principalement des personnes qui sont dans un état, on va dire, sévère, enfin en crise, dans un état sévère. Donc, plutôt dépression sévère, on va dire, avec l'idée aussi qu'il faut protéger des personnes qui ont des idées suicidaires.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
C'est en charge de la crise suicidaire aussi,
- Speaker #1
principalement. J'ai vu effectivement, tu as lancé une série de posts à ce sujet sur Instagram. Et c'est vrai que dans le burn-out ou la dépression, ça peut être effectivement un signe très fort. Il y a eu des exemples dans l'actualité d'entreprises dans lesquelles des personnes se sont suicidées sur leur lieu de travail. Effectivement,
- Speaker #2
oui. Alors, moi, c'est ce que je vais appeler... Pour moi, ça rentre du coup dans la crise de ce qu'on appelle le psychosocial. C'est-à-dire que c'est une crise suicidaire qui n'est pas liée à une pathologie psychiatrique, à proprement dit, quand on parle du burn-out, mais plutôt à des difficultés sociales. Donc là, on vient avec le travail. Mais c'est une crise qu'il faut absolument prendre en charge et qui peut nécessiter d'être mise en... En sécurité, en urgence, évidemment.
- Speaker #1
Oui. Est-ce que... Alors, si on est confronté justement à... Par exemple, si j'ai un collègue qui est en difficulté sur mon lieu de travail par rapport à ça, qui est-ce que je contacte ? Les pompiers ? Est-ce qu'il y a un système d'urgence psychiatrique ?
- Speaker #2
Alors, je dirais effectivement, s'il y a un critère d'urgence, qu'il s'agit qu'on est inquiet sur un danger imminent, pour la personne qui pourrait faire un geste suicidaire, oui, il faut appeler le 15. Et après, le 15 oriente sur les urgences qui sont soit le plus proche, soit le plus adapté. Et alors, en tout cas, moi, dans les secteurs que je connais, il y a toujours recours possible aux urgences psychiatriques, enfin, un avis psychiatrique en urgence.
- Speaker #1
D'accord. Est-ce qu'il y aurait un autre message que tu aimerais passer à nos auditrices ?
- Speaker #2
Ben écoute, je crois qu'on a parlé de pas mal de choses. Là, comme ça, il n'y a rien qui me vient.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup pour notre échange. Moi, je vais laisser tes coordonnées sous l'épisode pour que les personnes qui nous écoutent puissent te suivre si elles le souhaitent sur les réseaux sociaux parce que je trouve que ce que tu partages peut inspirer beaucoup de femmes.
- Speaker #2
Merci beaucoup pour ce retour positif. Merci encore une fois, merci de m'avoir... invité et puis peut-être à une prochaine.
- Speaker #1
À bientôt. Au revoir. Au revoir.
- Speaker #0
J'espère que cet épisode vous a plu. Vous pouvez laisser un commentaire ou rejoindre l'un de mes programmes d'accompagnement en ligne. Reconnect Body & Soul pour les femmes prêtes à retrouver énergie, clarté et confiance pour transformer leur vie après leur burn-out. Reconnect Job pour les femmes en perte de sens qui veulent kiffer leur vie pro sans risque de rechute. Et Reconnect Business Club pour les femmes qui veulent se tourner vers l'entrepreneuriat après leur burn-out ou celles qui entreprennent et s'épuisent sans vivre de leur actime.