- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Reconnect, le podcast des femmes épuisées. Je suis Séverine Lapp, coach et naturopathe. Je crois au pouvoir des femmes qui se reconnectent à leur essence, qui se révèlent et qui osent suivre leurs rêves pour réinventer leur vie. J'accompagne les femmes qui traversent l'effondrement du burn-out pour qu'elles renouent avec leur force intérieure, s'affirment sans compromis et prennent pleinement leur place dans un monde qu'elles contribuent à transformer. Bonne écoute ! Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Reconnect, le podcast des femmes épuisées. Aujourd'hui, j'ai la joie immense d'accueillir Caroline, que j'ai rencontrée sur les réseaux sociaux, sur Instagram. Je ne vais pas en dire plus, je vais te laisser te présenter Caroline.
- Speaker #1
Bonjour Séverine, enchantée en tout cas et merci beaucoup pour ton invitation. Je m'appelle Caroline, j'ai créé un compte Instagram il n'y a vraiment pas longtemps. temps, ça fait peut-être quatre mois. Je vais me présenter autrement que d'habitude, on commence toujours par dire ce qu'on fait dans la vie. Je vais certainement parler de ce que je fais dans la vie aussi un peu, mais je vais surtout dire par quoi je suis passionnée. Je suis passionnée par l'art en général, le dessin, le théâtre, l'écriture, les romans graphiques, le cinéma et je suis donc en burnout depuis mars 2024. j'ai créé un compte insta qui s'appelle moi et mon burnout et je travaille dans le milieu culturel depuis environ 7 ans et en tout cas dans le milieu associatif depuis plus longtemps aussi donc actuellement tu es en arrêt de travail depuis
- Speaker #0
2024 c'est bien ça ?
- Speaker #1
oui
- Speaker #0
Est-ce que tu te souviens un peu des signaux d'alerte, de ce qui s'est passé pour toi avant d'être en arrêt de travail ?
- Speaker #1
Oui, disons que j'ai eu un gros truc qui s'est passé dans les couloirs à mon travail. J'ai eu un AIT, donc j'ai fait un accident échémique transitoire, c'est avant un AVC. Donc j'ai eu la moitié de mon corps qui s'est paralysé en fait, en partie. Je ne sentais plus ma joue par exemple. Je ne sentais plus, en tout cas mon bras, ma langue aussi. Ma langue ne voulait plus dire les mots correctement. Je n'arrivais plus à sortir des mots corrects. Et j'ai vu vraiment comme une sorte d'éclair qui me séparait en deux. Donc ça, ça a été déjà une alerte. Sauf que je suis allée aux urgences et ils m'ont dit que c'était une migraine accompagnée. J'ai été pas bien diagnostiquée. Et trois mois plus tard, je suis allée voir un neurologue qui m'a dit, mais enfin... Vous avez fait un accident chimique transitoire, il faut prendre des médicaments pour ne pas que ça arrive à nouveau. Ça aurait dû être une alerte, parce qu'à ce moment-là, il y avait vraiment un gros problème de management au travail. Et on m'avait donné beaucoup, beaucoup de travail d'ailleurs, pour remplacer une partie du travail de la direction qui n'était pas là. Et on a eu comme ça pendant plusieurs années, une direction, puis pas de direction, puis une nouvelle direction, puis pas de direction, puis encore une nouvelle direction. Et ça, c'était très, très compliqué. Et donc, on devait boucher les trous, colmater, ce qui a été mon cas. Et comme je faisais bien mon travail, que j'étais sur tous les plans et que j'étais intéressée partout et que je faisais tout, je pouvais tout faire. J'étais le super couteau suisse, la super woman. Et j'étais fière de l'être et d'y arriver. C'est une sorte de reconnaissance, de me dire que je pouvais faire tout ça. Et en fait, j'ai commencé à avoir des urcites, donc des douleurs aux épaules, donc des inflammations des épaules, et aussi une fâchite plantaire au niveau du pied droit. Ça a duré pendant un an et demi avant que j'aille voir quelqu'un pour dire que j'avais mal. Donc j'ai souffert. Et puis j'allais au travail avec des rhumes, de la fièvre, en me disant, de toute façon, il n'y a personne qui va pouvoir faire le truc, il va falloir que j'y aille. Et donc j'y allais en boitant, en devant aussi... parce que dans le milieu culturel ou en tout cas associatif, on déménage beaucoup de choses. On est des petites équipes, et puis alors qu'on est spécialiste en déménagement de tables, de chaises qui pèsent des tonnes, parce qu'il n'y a personne qui va investir dans des trucs avec des roulettes. Donc voilà, beaucoup d'inflammations, et j'ai attendu énormément de temps avant d'aller me dire, d'aller voir un docteur, puisque... Puisque de toute façon, je ne me mettais jamais au centre de rien et je me disais que ça allait passer.
- Speaker #0
Tu avais ce sentiment d'être indispensable sur ton lieu de travail, puis tu y retrouvais aussi une forme de reconnaissance, c'est ce que j'entends à travers tes paroles.
- Speaker #1
Je n'avais pas de reconnaissance directe, par exemple, de la hiérarchie, mais par rapport à ce que je faisais comme projet, j'étais fière de pouvoir mettre en place des gros projets. J'ai une idée. J'ai fait des fêtes de la musique, par exemple, avec 60 concerts sur trois jours. Et je gérais tout toute seule, par exemple. Il faut de la coordination. Donc, c'est des trucs, en fait, inhumains. Mais ce n'est pas que ça que je devais faire. En plus, c'était une partie de mon travail parmi d'autres projets.
- Speaker #0
Donc, j'entends surcharge d'activité, management défaillant. Donc, en fait, on est sur tout ce qui est risques psychosociaux, effectivement, tels qu'ils ont été décrits dans la littérature. Ce qui t'est arrivé, l'AIT, c'est aussi un signal d'alarme très, très fort, effectivement. Et c'est vrai que ta prise en charge, malheureusement, n'a peut-être pas été la bonne. Ça, je l'entends. Qu'est-ce que tu as ressenti quand ton médecin t'a mis en arrêt de travail ?
- Speaker #1
Alors, ça s'est passé en deux fois. Donc, la première fois, je suis allée simplement pour dire que j'avais mal aux épaules et qu'il fallait trouver une solution, peut-être aller voir un kiné ou quelque chose comme ça. Il m'a dit, mais est-ce que ça va au travail ? Et là, je me suis dit, vous fou là ! Et j'ai commencé à avoir les larmes aux yeux. Alors, il m'a dit, mais enfin Caroline, si vous ne me dites pas tout, moi, je ne sais pas deviner et je ne sais pas vous aider. Alors, je lui ai dit, ah ben moi, je viens vous dire, mais ça va prendre une demi-heure, quoi. Et donc, j'ai tout lâché. Évidemment, j'ai pleuré. Et il m'a dit, Caroline, il faut que vous arrêtez. Et j'ai dit, non, ça, ça ne va pas être possible. Alors il m'a dit Ok, en tout cas réfléchissez-y et vous revenez me voir quand vous voulez Et bien ça a pris une semaine C'est-à-dire qu'à partir du moment où il m'a dit il faut arrêter et que je lui ai dit non je suis repartie travailler pendant une semaine et une semaine après ça a été l'effondrement Je me suis littéralement effondrée dans mon bureau Ça a été un séisme et un tremblement de terre vraiment et Je suis allée le revoir tout de suite en lui disant, vous aviez raison, j'aurais dû vous écouter. Parce que j'aurais pu prévenir cet effondrement. Et j'ai continué à marcher à la main.
- Speaker #0
Le déni, cette forme, effectivement, on n'est pas d'accord tout de suite. Je pense à l'intérieur, souvent, on a cette petite voix qui nous dit, oui, si, ça te ferait du bien. Mais le mental, comme une forme d'intuition, mais le mental est encore trop fort. Tu te dis, mais si, tu peux continuer, tu as vu tout ce que tu as traversé, tu peux continuer, tu es beaucoup plus forte. Ce n'est pas une histoire d'être forte ou faible, c'est qu'à un moment, on a juste, on est allé trop loin finalement dans nos capacités d'adaptation, on a puisé trop loin dans nos ressources. Et ce que tu décris, je l'entends très fréquemment, moi aussi, j'alerte souvent des clientes quand je vois qu'elles sont sur une pente un peu glissante. c'est tant que Qu'on intègre effectivement que c'est nécessaire de s'arrêter et que la Terre ne s'arrête pas de tourner pour autant, en tout cas du côté professionnel, qu'on n'est pas indispensable comme on peut parfois le penser ou qu'on peut parfois aussi nous le faire croire. Ce déni c'est assez caractéristique et je pense que le fait que ton médecin t'ait parlé de l'arrêt de travail c'est un moment aussi quelque chose qui se passe de l'ordre j'ai le droit de. M'arrêter.
- Speaker #1
Oui, se donner le droit, s'autoriser. Chose que je ne faisais pas avec moi-même du tout. Autant je pouvais donner le droit à tout le monde, mais pas à moi. J'étais très, très exigeante avec moi-même. Et donc, même avec mes enfants, parfois, en tout cas, je ne comprenais pas parfois comment on pouvait laisser les choses aller. Donc avec moi-même, c'est vrai, j'étais très exigeante et je ne m'autorisais pas l'imperfection, en tout cas au niveau du boulot.
- Speaker #0
Oui, dans les profils qui s'épuisent, je le partage souvent, c'est les femmes fortes, les battantes. Tu as dit tout à l'heure, les superwomen, celles qui performent, celles qui sont très investies, très engagées dans leur travail, qui sont souvent perfectionnistes, qui aiment que les choses soient bien faites, parfaites. en fait et je trouve que le burn out c'est ce qui t'invite à un moment force à t'arrêter et il t'invite à réfléchir sur ton mode de fonctionnement, sur ce pilotage automatique qui t'a mené malheureusement jusqu'à l'effondrement. Qu'est-ce que tu t'es dit, quelles pensées est-ce que tu as eues quand tu t'es effondrée dans ton bureau, quand ton médecin t'a mis en arrêt de travail ?
- Speaker #1
Alors quand je me suis effondrée, c'est marrant parce que je me rappelle ce que j'ai dit. Ils y sont arrivés.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Ça y est, ils y sont arrivés. J'ai hurlé ça, en fait. Ils y sont arrivés à me mettre par terre, à me mettre en burn-out. Pourquoi ? Parce que je n'étais pas la première. J'avais ma collègue qui était dans le même bureau, qui venait de revenir d'un burn-out d'un an. J'avais une ancienne direction qui est tombée en burn-out après six mois de travail. Et actuellement, on est trois chargées de projet en burn-out. C'est-à-dire qu'il y a eu moi, puis ça fait mon autre collègue qui avait déjà fait un burn-out a rechuté, et une troisième qui n'avait jamais fait de burn-out est en burn-out. Il n'y a plus personne pour travailler. C'est un peu la catastrophe.
- Speaker #0
Oui, j'entends. On parlait des risques psychosociaux tout à l'heure, effectivement. Je dis que... Le burn-out, il est de la rencontre entre un salarié ou une salariée et une organisation d'entreprise. Sur l'organisation d'entreprise, l'entreprise a des devoirs. Elle fait partie du code du travail et doit protéger la santé ou le bien-être physique et mental de ses employés. Ça, c'est du côté de l'entreprise. donc là elle est défaillante dans le sens effectivement où Il y a une surcharge de travail, vous devez pallier aux absences des unes et des autres, il n'y a pas de direction claire, donc pas de sens aussi qui est donné en fait à l'organisation, à l'entreprise, à la stratégie. Et après, il y a cette rencontre aussi avec ta personnalité. La question, c'est souvent aussi pourquoi moi plutôt que quelqu'un d'autre ? Alors là, j'entends tes collègues sont passés malheureusement par cette étape aussi. et je trouve que Moi, dans mon approche, souvent je dis, bon, l'organisation de l'entreprise, malheureusement, on ne peut pas toujours y changer grand-chose. On peut alerter, on peut sensibiliser la hiérarchie. Quand elle est là, ce qu'on peut faire, c'est changer soi et son rapport au travail. C'est tout ce travail, en fait, de reconstruction qui prend du temps aussi. Au-delà du fait de retrouver de l'énergie, c'est sortir du pilotage inconscient. Tout ce qu'on se dit qu'il faudrait faire, qu'on est exigeante envers soi-même, on va trop loin quelque part. C'est souvent ce processus qui prend le plus de temps parce qu'on traverse de la honte, de la culpabilité. On est vraiment au niveau émotionnel effondré. Le burn-out, c'est un effondrement physique, psychique et émotionnel. Donc, quelque part, ils ont eu ta peau, c'est ça ? C'est ce que j'ai entendu.
- Speaker #1
Ils ont eu ma peau, oui. C'était, oui, ça y est, c'est arrivé. En fait, un collègue me disait, Caroline, attention, tu as des symptômes. Je le savais, mais je ne savais pas comment sortir de là. Je me disais, oui, OK, oui, j'ai des symptômes, donc j'ai un risque, mais tous les projets que je suis en train de mettre en place, qui va les faire ? C'est vrai que... quand je me suis effondrée, il y a eu ce côté « qu'est-ce que je vais faire de ma vie ? » « Est-ce que je vais pouvoir retourner ? » En tout cas, je savais que dans des conditions pareilles, ça allait être compliqué. Je savais que... Je ne savais pas le temps que ça allait mettre pour essayer de se remettre. Je ne me doutais pas du tout de ce que ça allait faire physiquement et mentalement. C'est-à-dire qu'une fois qu'on s'effondre, les jours qui suivent, ou en tout cas les mois qui suivent, c'est pire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à remonter la pente, moi. Non, non, non, on va encore plus profond après. C'est-à-dire qu'après, il y a tout qui lâche. Oui. Et on ne sait même plus se lever et on n'a plus la force même de prendre une douche, de se laver les cheveux. Je me suis retrouvée comme handicapée cette année. J'étais enfermée dans mon corps, parce que mon mental voulait toujours faire quelque chose et mon corps me suivait. Et cette sensation d'être enfermée comme ça dans son propre corps... C'est horrible. Parce qu'on se dit, mais combien de temps ça va durer ? Et on a la réminiscence de la personne d'avant, qui on était avant, avec toute cette énergie. Moi, j'étais shootée à l'adrénaline. Je sniffais mon adrénaline. Je vivais comme ça, quoi. J'étais tout le temps hyper tendue, en fait.
- Speaker #0
Ce que tu décris, c'est cette décompensation, tout lâche. Ça arrive fréquemment, effectivement. Chaque personne va décompenser d'une autre façon, mais cette fatigue profonde de laquelle on a du mal à récupérer, c'est vraiment le symptôme le plus flagrant du burn-out. Comme tu dis, on est dans l'incapacité de se laver les cheveux, de sortir de chez soi. J'ai certaines clientes qui passent leur journée au lit ou au canapé et ce n'est pas une dépression. Un burn-out peut se transformer en dépression en fonction de la prise en charge, etc. Mais le burn-out, si on pouvait, on retournerait travailler. Et on aimerait, ce que tu as dit, redevenir la version d'avant. Sauf que le burn-out... notes. ce qui est parfois aussi difficile à comprendre, c'est la fin, quelque part, d'une façon de fonctionner pour nous amener à apprendre à faire différemment et à apprendre à prendre soin de soi, à écouter ses propres besoins avant de faire passer tout le reste, les besoins de la famille, du travail, des amis, des proches, etc., avant les siens. Donc, là, tu... On parlait tout à l'heure de ton... ton compte Instagram ? Qu'est-ce qui t'a donné envie il y a quelques mois de créer ce compte ?
- Speaker #1
Alors, c'est un hasard complet. J'ai discuté avec ma meilleure amie que je connais depuis 43 ans et j'en ai 50. Et en fait, je me suis rendue compte que c'était très compliqué le burnout à expliquer puisqu'il se croit qu'on ne le vit pas, on ne sait pas ce que c'est. Et moi, ne l'ayant pas vécu avant, voyant d'autres personnes le vivre, je me disais, oui, c'est une fatigue. Mais vu de l'intérieur, c'est absolument atroce. On ne peut pas l'envivre. Mais le vivant, je me suis dit, ce serait bien de vous expliquer, en tout cas à mes enfants, d'abord, ça a commencé par ça, de leur expliquer, voilà ce que je ressens. Mais les mots, en fait, ça me... Ça ne passait pas spécialement, ils ne comprenaient pas plus que ça. Et je me suis dit, les proches, l'entourage ont tellement de mal à comprendre ce que c'est. Et j'ai eu envie de le dessiner, de le rendre visible. Et c'est vrai que ce que j'ai ressenti, je me suis dit, après cette discussion avec mon ami, je me suis dit, tiens, j'ai envie de dessiner mon pernaut. Et donc, j'ai dessiné une masse noire qui s'accrochait à moi, qui m'empêchait d'avancer. Et qui m'empêchait donc de... monter des escaliers, faire des gestes, tout ça, parce qu'elle prend plus de place que mon propre poids, en fait. Elle est là tout le temps. Et donc, j'ai eu envie de dessiner un peu de manière humoristique l'Overnote pour aussi prendre du recul, peut-être, parce que c'est ma personnalité, quelque chose comme ça. Et j'ai fait un premier dessin et je me suis dit, je vais le mettre sur Instagram. Et le premier truc qui m'est venu, c'est moi et l'Overnote. Alors, c'est marrant parce que d'habitude, on dit l'Overnote. et moi pour la langue française et là j'ai pas pensé à la langue française je me suis dit non non c'est moi d'abord et mon burnout c'est moi comment je me sens avec ce burnout donc j'ai inversé ça donc c'est devenu moi et mon burnout ah oui et du coup j'ai eu envie en fait ça m'a donné une sorte de de allez comment on appelle ça une envie bref voilà de Merci. dessiner, de redessiner, c'est-à-dire que le vide autour de moi a fait que ça a pris de la place dans mon esprit, ce vide a pris de la place et il m'a donné, il m'a redonné envie de dessiner parce que, voilà, j'ai fait des études de dessin à une époque et après du temps. Le dessin, il fait partie de ma vie, mais je dessine pas du tout tous les jours, c'est pas du tout une drogue pour moi, mais j'aime bien. Et j'avais complètement oublié le plaisir de se dessiner. Et je ne savais pas quoi dessiner aussi. J'adore les romans graphiques, donc je regarde beaucoup les dessins, j'ai beaucoup d'histoires. Et je me suis dit, je vais continuer à faire ce qui me vient, d'écrire ce que je vis avec de l'humour, avec un petit personnage et son pernaut. Et donc, je le mets un peu à toutes les sauces. Je me mets aussi à toutes les sauces. Et apparemment, ça fonctionne. Ça parle aux gens. Donc, c'est chouette parce que si ça peut justement visibiliser l'invisible...
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est le but.
- Speaker #0
C'est vrai que ce terme de burn-out, il est employé à tort et à travers. Et d'arriver à l'expliquer par des illustrations, je trouve ça, moi, très parlant. C'est comme ça que je t'ai connue. Ça m'a interpellée. Moi, je ne sais pas dessiner. Sinon, j'aurais peut-être eu cette idée aussi. Ce que tu dis, du coup... c'est qu'il y a un engouement autour de tes dessins. Il y a des échanges. Tu crées des échanges autour de ça ?
- Speaker #1
Oui. Je ne dis pas qu'il y a un engouement en façon de parler. Il y a des échanges super qui se passent. Moi, je découvre Instagram. Je ne savais pas qu'on pouvait rencontrer des gens via Instagram. Je ne savais pas que ça pouvait aider des gens. Je suis très contente. Le but, évidemment, c'est que ce soit... rendu visible, c'est ce fameux burn-out, qu'on le comprenne mieux, mais aussi le fait d'en rire aussi. Je trouve que ça désamorce un petit peu ce drame qu'on vit.
- Speaker #0
De dédramatiser une situation.
- Speaker #1
C'est possible aussi d'aller mieux. Je dessine ça depuis quelques mois, mais avant, je n'aurais pas pensé à le dessiner. C'est clair que ça n'a jamais été le rêve absolu de dessiner un compte Instagram sur le burn-out.
- Speaker #0
Ce n'est pas ton projet de vie. C'est mon projet de vie,
- Speaker #1
voilà. Je ne veux pas devoir le faire, mais ça s'est imposé, voilà. Et j'ai des super échanges, notamment, j'ai fait des rencontres, toi par exemple. J'ai rencontré aussi Nathalie Désier, qui est une coach qui travaillait avec l'EFT. J'ai rencontré une autre dame qui a écrit un livre sur le burn-out, qui m'a gentiment envoyé son bouquin. et depuis on communique et c'est vraiment super chouette parce que j'ai lu son bouquin et je me suis beaucoup retrouvée dedans, il y a des choses de ce que j'ai lu qui m'ont aussi parlé qui m'ont aidée on a des choses comme ça on s'entraide en fait oui,
- Speaker #0
ça crée une communauté autour d'un sujet effectivement qui est difficile mais et il y a quelque chose qui m'a marquée c'est que j'ai un dessin où je
- Speaker #1
où je dessinais ma tombe. J'étais morte et j'aimais qu'on peut en mourir du burn-out. J'aimais que tous les cimetières soient remplis de gens indispensables. Et c'est le dessin qui a fait le plus de vues. Quand je faisais ce dessin, je me suis dit, c'est fou la solitude des gens. Ils sont seuls avec ce burn-out. J'ai des gens qui m'ont dit, mon père s'est suicidé. D'autres qui m'ont encore dit, mon mari s'est suicidé. suite à cette maladie. Et donc, on ne comprend pas encore que c'est possible d'en opérer. Le fait de faire un dessin là-dessus, j'ai compris, j'ai eu des messages qui m'ont fait pleurer. Et ça a duré deux jours. Et j'ai compris l'ampleur de la souffrance des gens aussi à ce niveau-là et la solitude.
- Speaker #0
Tu le disais tout à l'heure, on se sent seule, incomprise. Parfois, on n'a pas non plus un entourage soutenant. Tout dépend aussi. Parce que parfois, le burn-out, c'est la face visible de l'iceberg. Ça s'effondre du côté professionnel. Et parfois, du côté personnel, c'était déjà un petit peu bancal. Et il y a finalement tout qui s'effondre. C'est pour ça que ça peut aussi devenir une dépression chez certaines personnes. Parce qu'on n'a plus rien à quoi se raccrocher. On ne trouve plus de sens. Tu utilisais aussi tout à l'heure le mot plaisir. Dans le burn-out, il y a ça aussi. Je trouve que c'est... C'est pour ça qu'on peut parfois le confondre avec une dépression. Il n'y a plus de plaisir à faire les choses. En tout cas, on ne sait plus. On a l'impression, je pense surtout au début, on ne ressent plus rien. Il y a une espèce de vide intérieur où les sentiments sont mélangés parce qu'on a eu besoin à un moment de se protéger, de tout mettre à distance. Et du coup, on ne sait plus ce qui nous fait plaisir, ce qui nous anime, ce qui nous donne envie. Et c'est quand on retrouve un peu cette notion de plaisir qu'on sent qu'on commence à sortir la tête de l'eau. Quand on renoue avec des choses qu'on faisait avant, qu'on ne faisait plus par manque de temps, ou parce que le cortisol et tout le système nerveux étaient en mode survie, quand on retrouve du plaisir à faire des choses avec ses enfants, en fait, quand on se dit qu'on a le luxe d'avoir le temps de faire les choses aussi. Même si pour la suite, ça reste encore un brouillard sur, oui, qu'est-ce qu'on va faire professionnellement, combien de temps on va encore être en arrêt, c'est un chemin, c'est tout un processus de reconstruction. Moi j'utilise beaucoup l'image de la maison qui brûle pour le décrire le burn-out. En fait c'est comme si on avait brûlé notre maison de l'intérieur, burn ça veut bien dire brûler, il ne reste que les fondations, c'est sur ces fondations qu'il est pour moi nécessaire de travailler, du coup sa personnalité, ses croyances, son système de valeurs. ce qui nous drive, les petites voix, le fait plaisir, sois forte, sois parfaite, dépêche-toi. Tout ça, de comprendre comment on fonctionne pour être plus en conscience. On reconsolide les fondations, puis après, on construit sa nouvelle maison, sa nouvelle version de soi par-dessus.
- Speaker #1
Je pense que c'est indispensable pour le travail à faire.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et ne pas tout de suite reprendre le travail. prendre le temps de se reconstruire, de trouver nos petites failles, de savoir pourquoi on en est arrivé là, aller si loin, en fait, pourquoi, et se faire respecter, mettre nos limites, faire tout un travail intérieur, se remettre au centre. Ce n'est pas évident parce qu'on ne nous apprend pas ça à l'école, surtout pas aux femmes.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est pour ça qu'il y a beaucoup de femmes qui en burnotent plus que d'hommes.
- Speaker #0
Oui, on est d'accord. Sur le burn-out féminin, effectivement, on est trois fois plus nombreux, nous les femmes, encore plus depuis la crise sanitaire. Et je pense qu'il ne faut pas oublier aussi qu'on a un fonctionnement hormonal spécifique qui n'est peut-être pas toujours suffisamment étudié, parce que nos hormones sexuelles ont un rôle à jouer aussi dans notre niveau d'énergie, dans notre capacité à résister au stress, dans notre niveau d'anxiété, dans notre qualité de sommeil. Et quand on avance dans l'âge, quand on est dans cette... période de périménopause, qui peut démarrer autour du début de la quarantaine. Je trouve que ce n'est pas anodin, tout ça. Le chamboulement hormonal, plus l'excès de stress, de cortisol, et l'effondrement du système qu'on appelle hypothalamus, hypophysio-surrénalien, du côté plus physiologique.
- Speaker #1
Je pense qu'on ne peut pas y échapper si on veut vraiment se remettre.
- Speaker #0
il faut faire une introspection et se faire accompagner pour moi c'est la clé moi j'ai fait moi ma reconstruction elle a été longue tu te posais tout à l'heure la question j'en ai pour combien de temps c'est une question qui revient souvent en consultation en rendez-vous également on a mis des années à s'effondrer il faut accepter malheureusement qu'il faut Plus que quelques semaines parfois pour s'en remettre. Et que ça peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années aussi pour certaines personnes. Et c'est ok. On a encore un certain nombre d'années à travailler. L'idée c'est aussi d'avancer dans l'âge en étant en forme. Donc de prendre ce temps pour se reconstruire, apprendre à prendre soin de soi, changer peut-être son alimentation pour avoir quelque chose de plus soutenant. Je parle du côté casquette naturopathie, soutenir l'équilibre du système nerveux. Moi j'ai mis trois ans pour remonter. Je pense qu'en termes d'énergie, assez rapidement, je suis remontée parce que je m'étais dit, je prends une année sabbatique. J'étais bien dans le déni de ce que j'avais traversé. J'avais quitté mon entreprise. Donc voilà, soulagée, j'ai quitté ma boîte, tout va bien. Je prends une année sabbatique. Ouais, je dormais beaucoup au début. Je ne me rendais pas compte en fait que j'avais des petits signaux du type, je n'avais pas du tout envie d'ouvrir l'ordinateur. Faire ma valise, c'était la croix et la bannière parce que j'étais beaucoup en déplacement dans ma vie professionnelle d'avant. Donc j'avais plein de petits signes comme ça, mais bon, je me disais, ouais, bon, c'est rien de dramatique. Mais c'était quand même là. Prendre l'autoroute, reprendre le trajet que je faisais pour aller sur mon lieu de travail, ça me créait aussi des tensions. Mais moi, j'étais forte pour tout mettre sous le tapis. Mais il y a tout ce que je ressentais sous cloche, et c'est quand j'étais à nouveau confrontée au monde du travail, quand j'ai décidé à un moment de reprendre une activité pro, que là, j'ai décompensé pour le coup. Pendant un an, j'étais à peu près tranquille et puis moi, c'est venu en plusieurs vagues, on va dire. Et souvent, en fait, quand on ne fait pas ce travail, parce que moi, je ne l'avais pas suffisamment fait pendant cette année. Donc, je repartais sur des postes comme celui que j'avais occupé par avant, sauf que en sortant des entretiens, les jobs, j'aurais pu les avoir, évidemment, parce que je sais me vendre. Bref, je mets la casquette tout d'un coup de nouveau de Wonder Woman. en tout cas le costume sauf que dans la voiture je pleurais c'est plus ça que je fais c'est ça qui est plus difficile on sait ce qu'on ne veut plus mais on ne sait pas encore ce
- Speaker #1
qu'on aimerait faire ce vers quoi se tourner on a envie de quelque chose qui est plus en accord avec nos valeurs on est devenu évidemment on doit apprendre ça je suis toujours en interrogation
- Speaker #0
Oui, ça prend du temps. C'est super,
- Speaker #1
mais il y a plus d'idées, mais c'est pas si violent que ça.
- Speaker #0
Oui, ça prend du temps, c'est pour ça que je dis qu'il faut se faire accompagner, parce que souvent, on s'y entourne en rond finalement dans les mêmes questions, donc même question, même réponse. D'avoir quelqu'un qui te prend un moment par la main, c'est pour t'aider à changer de regard peut-être, ou d'ouvrir d'autres perspectives. le burn-out en fait il te... On va dire dans ce qui est un peu séquel, c'est peur d'échouer. Elle est souvent là, cette peur d'échouer par la suite. On a peur en fait de rechuter, quel que soit finalement le type de poste qu'on prend. Il y a vraiment un état d'esprit qui est très axé sur de l'anxiété, sur de la peur. Alors on peut le ressentir du côté physique, mais on se fait les scénarii catastrophes, etc. principalement, moi c'est ce que je vivais aussi. Alors aujourd'hui, j'ai un autre discours, puisque moi le burnout date d'il y a 12 ans. Je sens plus que c'est normal d'avoir peur, parce que oui, on sort quelque part de notre zone qu'on connaît, ce qu'on appelle la zone de confort, quelque chose de connu, qui nous sécurise. On a besoin à un moment d'être dans ce cocon pour se reconstruire, puis à un moment, on sort du cocon, et ça fait peur, forcément. On est cette chrysalide-là qui se transforme en papillon et qui va commencer à battre ses ailes sans savoir encore vraiment quelle direction prendre.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Et souvent, les mots qui reviennent,
- Speaker #0
les mots physiques,
- Speaker #1
on s'est à disparaître avec la tension de repenser,
- Speaker #0
de repenser dans un nouveau travail,
- Speaker #1
de retourner à son travail. Il y a des tensions physiques qui réapparaissent.
- Speaker #0
Ça reste un traumatisme. Ah oui ? Vraiment, ça reste un traumatisme. Il peut y avoir aussi des cas de situation de harcèlement moral. Il y a beaucoup de choses qui se jouent. C'est pour ça que c'est important de se faire accompagner pour libérer tout ça aussi du côté émotionnel. Quand l'épisode va sortir, on sera en septembre, synonyme de rentrée, où en général, les agendas des femmes sont bien chargés. On reprend le boulot, les enfants reprennent l'école, il y a un nouveau rythme à trouver, parfois ils changent d'école, ils changent de classe, ils ont leurs activités. Comment est-ce qu'on fait, ou qu'est-ce que tu aimerais partager comme conseil auprès de toutes celles qui ont une vie de superwoman bien remplie ?
- Speaker #1
Eh bien, j'ai été de ces superwomen. Et je veux dire qu'on est des êtres humains en fait, pas des superwomen même si on a envie de dire qu'on l'est, mais il faut se rendre à l'évidence que l'être humain n'est pas fait pour le trop. L'être humain est fait pour vivre normalement et alors normalement, c'est quoi la norme en fait ? Et moi, ce qui m'aide beaucoup et ce qui pourrait aider d'autres personnes, c'est de regarder simplement la nature, comment elle fait. Parce qu'on fait partie de cette nature, on l'oublie avec tous nos écrans, tous nos téléphones, etc. Il y a simplement regarder des petites choses évoluer, comment elles poussent, comment elles meurent, comment la nature se régénère. Ça prend du temps.
- Speaker #2
Et voilà,
- Speaker #1
pour moi, la nature, quand elle est, elle ne va jamais dans la surcroissance. Il y a un rythme normal dans la nature.
- Speaker #2
Et nous,
- Speaker #1
êtres humains, avec un gros cerveau, très intelligents, on se dépasse tout le temps. Et en fait, ce n'est pas possible de se dépasser comme ça tout le temps, sans arrêt. à un moment donné on se prend un mur c'est mathématique et on ne veut pas le voir parce qu'on est très intelligent tellement intelligent qu'on ne ressent plus le corps il y a que la tête qui fonctionne et on est complètement déconnecté de son propre corps et on n'écoute plus les signaux on ne veut pas les entendre parce qu'on ne veut pas admettre peut-être qu'on fait partie de ce tout et que Merci. C'est important de revenir à l'essentiel.
- Speaker #0
Le burn-out, c'est un retour à l'essentiel. J'aime beaucoup ce que tu dis par rapport au rythme de la nature. On est rythmé. Il y a ce rythme saisonnier. On est rythmé par notre fonctionnement hormonal aussi en tant que femme. On n'en tient pas suffisamment compte non plus dans notre vie professionnelle, malheureusement, parce qu'on veut justement... exceller partout. Moi, si j'avais un conseil à donner, c'est diminuer les temps d'écran. Et passer justement plus de temps à l'extérieur, au contact des éléments naturels. Quand on est au contact de la nature, notre taux de cortisol diminue. Ça s'est prouvé vraiment par des études. Après trois semaines d'exposition, en tout cas de marche régulière, de balade régulière dans la nature, notre cortisol diminue. On est plus en pleine conscience aussi de ce qui se passe autour de soi, de ce rythme. Effectivement, je me souviens quand j'étais en burn-out, je passais des heures assise dans un parc à regarder la vie autour de moi. Et je voyais tout le monde qui était en train de courir sans arrêt. Je me suis dit, mais où est-ce qu'il est ?
- Speaker #2
Pourquoi en fait ?
- Speaker #0
Donc, diminuez votre temps d'écran. pour passer plus de temps dans la nature et pas d'écran le soir dodo plus tôt si possible avant
- Speaker #1
23h je suis pas d'accord avec toi j'ai eu la même impression avec ce burn-out, on est là, on est plus lent on sait pas aller plus vite en tout cas même le corps, même si tu veux il sait pas suivre et en effet tu remarques un rythme effréné chez tout le monde, sauf chez toi c'est vrai que je me dis je ne veux plus ce rythme je ne veux plus ce rythme mais c'est pas évident de ne pas le vouloir dans la société parce que tout nous mène à ça on est sollicité constamment c'est vraiment un fléau c'est un fléau et je ne sais pas du tout la suite malheureusement je pense qu'on est loin de voir la fin et on est dans les premières à avoir vécu ça Merci.
- Speaker #0
les gens qui sont autour de nous vont certainement vous passer à un moment donné donc tout ce qui est du domaine de la recherche autour du burn-out c'est quand même assez récent le terme il date des années 75 il a été il y a une cinquantaine d'années ça reste récent malgré tout dans notre évolution il vient des Etats-Unis c'est un psy psychiatre américain qui a utilisé ce terme pour décrire la souffrance au travail de ses collaborateurs dans une clinique dans laquelle il soignait des patients toxicomanes. Et par la suite, c'est Herbert Freudberg. Par la suite, c'est Christina Maslar qui s'est beaucoup intéressée à ce sujet, du côté vraiment de la recherche. Aujourd'hui, je pense qu'il y a vraiment beaucoup de choses à faire aussi du côté physiologique. On commence à s'y intéresser de plus en plus. sur ce burn-out, ce que ça crée vraiment dans le corps et pourquoi c'est si long pour s'en remettre. Parce que le burn-out, c'est de l'inflammation, c'est de la neuro-inflammation. Donc on détruit en fait des connexions neuronales, on détruit notre neuro-genèse, notre capacité à construire de nouveaux neurones. C'est pour ça qu'il y a 15% de ce qu'on estime, après une étude belge, ton pays peut-être un petit peu plus en avance que nous sur le sujet. D'après une étude belge, il y a 15% de femmes, de personnes qui ont des séquelles au niveau cognitif. Moi, je pense que ce qui reste principalement, c'est la fatigabilité et c'est tant mieux. Je dis ça, c'est tant mieux, parce qu'en fait, c'est notre signal d'alerte. Ce qu'on n'écoutait pas avant. Avant, on pensait avoir une réserve d'énergie inépuisable. Aujourd'hui, tu sais que le matin, tu te lèves, tu peux être chargé à 100%, comme ton téléphone, et que tu ne peux pas, humainement pas, utiliser 300% de charge si dans la journée, tu ne te reposes pas ou si tu ne veux pas des trucs qui te rechargent. Mathématiquement, ce n'est pas possible. Donc, en fait, le burn-out, c'est parce qu'à un moment, tu n'as plus écouté ce niveau de charge, tu es allé trop loin. C'est ce qui a créé aussi tous les mécanismes inflammatoires. Est-ce que tu as envie de partager encore quelque chose avec nos auditrices, Caroline ?
- Speaker #1
Oui. J'aurais envie de dire, essayer de se mettre au centre, de vraiment se reconnecter et d'essayer d'apprendre à le faire parce que que ce n'est pas appris à l'école, malheureusement. On devrait prévenir à l'école que quand les journées sont trop chargées, c'est qu'il y a un souci. Et que peut-être que si elles sont trop chargées, il faut enlever des choses. Autoriser à enlever des choses. Dire bon, ce n'est pas grave, il n'y a pas de mordome.
- Speaker #0
Tant pis si la cuisine n'est pas rangée avant d'aller se coucher. Voilà. Tant pis si le linge n'est pas fait.
- Speaker #1
Ne pas être une superwoman.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ou même un superman. Parce qu'il y a aussi des hommes dans le cas, il y en a moins, mais il y en a aussi. Et se dire que ce n'est pas grave si ce n'est pas fait. Et être bienveillant avec soi-même. Accepter aussi l'imperfection. Et c'est pour ça que, par exemple, avec mes dessins, je voulais des dessins pas parfaits. Alors, sincèrement... tout ce que j'ai mis sur Instagram c'est des premiers jets il y a un seul jet, j'ai jamais fait deux dessins et quand il est raté à mon sens tant pis, je le mets quand même c'est vraiment un truc moi-même que je dois faire voilà, il y a des lignes pas droites il y a des perspectives qui ne vont pas il y a plein de choses qui ne vont pas, mais je me dis tant pis moi je n'ai,
- Speaker #0
on en a déjà parlé, alors moi je ne le vois pas
- Speaker #1
Voilà, tant mieux. Mais je me dis tant pis parce que c'est aussi le message que je veux faire passer, c'est qu'on a le droit à l'erreur. Moi, à mon travail, on m'avait dit « tu n'as pas le droit à l'erreur » . J'ai trouvé ça hallucinant parce que je me disais « si, je suis un être humain, donc j'ai le droit à l'erreur » . On m'avait dit « tu n'as pas le droit à l'erreur » . Et là, je milite pour le droit à l'erreur. L'imperfection, le fait d'être un humain avec toutes ces imperfections, parce que c'est ça qui est parfait. c'est d'être un humain imparfait et c'est le message que je voudrais faire passer que rien n'est grave et que ressourçons-nous aux proches de la nature merci
- Speaker #0
beaucoup Caroline pour notre échange merci à toi aussi Séverine pour tout ce que tu fais et prenez bien soin de vous toutes les personnes qui nous écoutent On reste à votre disposition.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #3
J'espère que cet épisode vous a plu. Vous pouvez laisser un commentaire ou rejoindre l'un de mes programmes d'accompagnement en ligne. Reconnect Body & Soul pour les femmes prêtes à retrouver énergie, clarté et confiance pour transformer leur vie après leur burn-out. Reconnect Job pour les femmes en perte de sens qui veulent kiffer leur vie pro sans risque de rechute. Et Reconnect Business Club pour les femmes qui veulent se tourner vers l'entrepreneuriat après leur burn-out. ou celles qui entreprennent et s'épuisent sans vivre de leur activité.