Speaker #0Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Reconnect. Aujourd'hui, j'ai envie de vous proposer un épisode un peu particulier. Il n'y a pas d'invité, juste moi, mon expérience et les conversations que j'ai très souvent avec les femmes que j'accompagne. Des femmes courageuses, débattantes, des femmes très investies, mais des femmes souvent profondément épuisées. Épuisées d'un travail qui ne leur ressemble plus, épuisées d'avoir donné beaucoup pendant des années, épuisées de ne plus trouver de sens dans leur métier. « Épuisé de se lever le matin avec cette petite voix qui murmure « je ne suis plus à la bonne place » . Souvent après un burn-out, une idée commence doucement à apparaître. Et si je changeais de vie ? Et si je créais quelque chose qui correspond vraiment à mes valeurs ? Et si je lançais un projet qui fait sens pour moi ? Mais très vite, d'autres petites voix apparaissent dans votre tête, des pensées qui deviennent comme des obstacles. « Je ne sais pas vraiment ce que je veux. Cette idée, c'est juste un rêve. Je ne sais rien faire d'autre. » Je manque de confiance en moi. Ces petites voix, ce sont vos peurs. Et ces peurs, elles peuvent être tellement fortes qu'elles finissent par vous freiner ou vous paralyser. Moi aussi, je suis passée par là. Après mon burn-out, j'étais dans un flou total. Je ne savais pas qui j'étais, je ne savais plus qui j'étais, parce que le burn-out, contrairement à ce qu'on croit, ce n'est pas juste un petit coup de fatigue et tu repars comme avant. Le burn-out, c'est un effondrement de ton identité. Je ne savais plus qui j'étais. Et quand tu ne sais plus qui tu es, forcément tu manques de clarté pour avancer. Quand j'ai commencé ma certification en naturopathie, je ne savais même pas que j'allais en faire mon métier. Mais quelque chose bougeait à l'intérieur. Quelque chose commençait doucement à se dessiner. À côté de ma formation, j'avais pris un job alimentaire. Je l'ai gardé même après avoir été certifiée. Je pensais que ça me sécurisait. Un jour, quand j'étais en vacances, loin de tout, D'ailleurs j'ai souvent des déclics comme ça quand je suis en vacances, quand je sors du cadre, quand je ne suis plus dans la routine. Donc j'étais en vacances et j'ai compris qu'en fait ce job alimentaire, il m'empêchait surtout de me déployer. Quand j'ai eu de l'espace mental pour réfléchir à mon avenir, c'est là que j'ai décidé de tout lâcher. De sortir d'une forme de prison dorée que je m'étais moi-même créée. de tout ce que j'avais toujours connu. Pour moi le CDI c'était quelque chose qui faisait partie de la norme mais en fait je voulais sortir de tout ça parce que moi je m'y retrouvais plus. Donc j'ai demandé une rupture conventionnelle et je me suis lancée. J'ai osé. Quelques jours avant le confinement de 2020, je n'avais pas forcément choisi le bon moment. Autant vous dire que j'étais rempli de peur et ce qui est vraiment important de comprendre C'est que la peur est naturelle. Notre cerveau, il est programmé pour nous protéger et nous maintenir en vie. Ça, j'aurais aimé qu'on me l'explique bien plus tôt. Notre cerveau, il préférera toujours nous maintenir dans ce qu'il connaît, même si ce qu'on vit ne nous épanouit plus. C'est ce qu'on appelle la zone de confort, même quand elle est complètement inconfortable. Parce que dans cette zone, vous avez le sentiment d'avoir le contrôle. Mais dès que vous envisagez autre chose, la peur apparaît. Avec le recul, je réalise que ces peurs sont exactement les mêmes que celles que j'entends aujourd'hui chez presque toutes les femmes qui envisagent l'entrepreneuriat. Alors dans cet épisode, j'ai envie de vous parler des 5 grandes peurs qui empêchent les femmes de se lancer dans une vie qui leur ressemble vraiment. La première peur, c'est celle de se tromper. C'est souvent celle qui vient en premier. Et si je faisais le mauvais choix ? Changer de voie. quitter le cadre stable du CDI, créer son activité. Ça donne l'impression de prendre une décision irréversible. En réalité, très peu de décisions dans la vie sont vraiment définitives. On ne signe pas un contrat pour les 40 prochaines années. On fait simplement un pas vers quelque chose qui nous appelle. L'entrepreneuriat, ce n'est pas une ligne droite, c'est un chemin. Quand on sort d'un burn-out, on a souvent l'impression qu'on n'a plus le droit de se tromper. On se dit, je me suis déjà trompé une fois. J'ai le sentiment d'avoir échoué, j'en ai beaucoup bavé, je ne veux surtout pas recommencer. Alors on analyse tout, on réfléchit beaucoup, on attend le moment parfait. Mais ce moment parfait, il n'arrivera jamais. Parce qu'on ne trouve pas son chemin en réfléchissant uniquement. On ne le trouve pas quand on n'est que dans sa tête. On le trouve en avançant, en remettant de la sécurité dans son corps. Ce point qui est bien souvent négligé dans l'équilibre de votre système nerveux. Comme moi quand j'ai commencé la naturopathie et que j'ai commencé le coaching, j'avais pas toutes les réponses mais j'avançais vers ma vision. Et aujourd'hui je sais qu'on peut se réinventer plusieurs fois dans sa vie. Deuxième peur, la peur de ne pas être à la hauteur. Celle-ci, je l'entends presque tous les jours. Je ne suis pas assez experte, je ne suis pas assez avancée. Mais qui suis-je moi pour aider les autres ? Et souvent derrière cette peur, derrière ce syndrome de l'imposteur, il y a une idée très ancrée. L'idée qu'il faudrait être parfaite avant même de commencer. Personnellement, je pense que c'est une belle forme d'humilité de reconnaître qu'on ne sait pas tout. Et de rester capable de se remettre en question. Dans la réalité, les personnes qui accompagnent le mieux ne sont pas celles qui savent tout, ce sont celles qui se connaissent, qui ont travaillé sur elles pour savoir qui elles sont, sous les masques de la suradaptation. Celles qui ont compris que l'injonction soit parfaite est un pilotage automatique qui les a amenées à brûler. Celles qui acceptent que leur sensibilité et leur empathie naturelle sont des atouts. Celles qui arrêtent d'attendre le bon moment pour y aller. Moi par exemple, à chaque fois que je lance un programme d'accompagnement, j'ai un moment de peur. Peur que ce que je propose ne suffise pas, que je ne fournis pas assez d'efforts, que je ne travaille pas assez dur, que ce ne soit pas parfait. Mais avec l'expérience, j'arrive très vite à chasser mes doutes. Car j'ai bien compris que derrière le perfectionnisme se cache la peur de ne plus être aimé, d'être rejeté, d'échouer. Quand tu es passé par un burnout, tu comprends que l'échec n'existe pas. Chaque épreuve, même douloureuse. peut être une source d'apprentissage. Troisième peur, la peur de ne pas être légitime. Cette peur est très proche de la peur de ne pas être à la hauteur. Elle fait partie aussi du syndrome de l'imposteur, mais elle touche quelque chose d'encore plus profond, le sentiment de légitimité. Parce que parfois on pense en fait avoir besoin d'une validation extérieure, quelqu'un qui nous dirait, maintenant tu peux y aller. Je ne dis pas que ce n'est pas chouette d'avoir du soutien, des encouragements de ses proches, mais le manque de légitimité, c'est ne pas avoir suffisamment confiance en toi, en vous, en tes capacités à rebondir. Le burn-out te fait croire que tu ne vaux plus rien. Quand vient la question de l'après, de la reconversion, du choix de l'entrepreneuriat, vous pouvez chercher la bonne formation. Parfois même vous enchaînez les formations pour avoir l'impression d'avancer, sans pour autant oser franchir le cap. Pour moi, aujourd'hui, je sais que c'est une forme de procrastination déguisée. Tant qu'on attend une validation extérieure, rien ne se passe. C'est à nous, c'est à vous de vous autoriser à y aller, à oser, à passer à l'action, car la légitimité, elle se construit en faisant, pas en attendant. Comme je vous le disais tout à l'heure, on n'attend pas le bon moment. Le moment parfait n'existe pas. C'est pareil pour la légitimité. Moi non plus, je ne me sentais pas légitime quand je me suis lancée dans la nature. J'avais l'impression que ma formation n'était pas assez solide. Mais ce que j'ai appris depuis, c'est qu'on peut se lancer tout en continuant à développer ses savoirs, ses connaissances, ses compétences. Dépasser le sentiment de ne pas être légitime, c'est se développer avec une confiance, retrouver avec une estime de soi, rebooster pour oser, pour aller de l'avant. Quatrième peur, la peur du regard des autres. C'est une peur qui influence énormément de décisions. Qu'est-ce que les autres vont penser ? Mes amis vont croire que je me prends pour quelqu'un d'autre. Ma famille ne va pas comprendre. Quand on décide de se lancer, on ne change pas seulement de travail, on se change aussi quelque part d'identité. On passe de salarié à entrepreneur, je dirais même chef d'entreprise. Pour moi, le burn-out, c'est vraiment une perte d'identité. Souvent, la question qui vient, c'est qui suis-je ? en dehors de mon travail. Et là, c'est souvent le flou. Quand on décide de se lancer dans l'entrepreneuriat, ce qui est important de comprendre, c'est de bien dissocier ce qu'on fait de qui on est. Qui on est quand on se lance, c'est quelqu'un qui sort d'un cadre pour créer le sien. Et forcément, ça peut déranger, parce que vos priorités ne sont plus les mêmes, vos discussions ne sont plus les mêmes, vous vous responsabilisez pour gagner de l'argent. Mais cela peut aussi réveiller des peurs, beaucoup d'insécurité. D'où encore une fois l'importance d'avoir votre boîte à outils pour apaiser votre système nerveux au quotidien quand il s'emballe, quand l'anxiété vous freine, quand l'anxiété vous paralyse. Quand vous-même vous osez changer, cela devient parfois difficile pour les autres, parce qu'en fait ils questionnent eux-mêmes leur propre choix. Ce qu'il faut garder en tête par rapport à... La peur du regard des autres, c'est que finalement, la plupart des gens pensent beaucoup moins à vous que ce que vous imaginez. Et surtout, les personnes qui critiquent, ce sont souvent celles qui n'osent pas elles-mêmes passer à l'action. Il y a une forme peut-être d'envie ou de jalousie. Autre peur très fréquente, la peur que ça ne marche pas. C'est une peur vraiment très concrète. Si je ne trouve pas de client, si je n'arrive pas à gagner ma vie, si je perds ma sécurité financière, ces questions sont tout à fait normales. Créer une activité, créer votre activité, c'est sortir d'un cadre connu. Mais ce que beaucoup de femmes oublient, c'est qu'il y a aussi un risque énorme à rester là où. Vous êtes là où elles sont. Pour moi, l'entrepreneuriat, c'est avoir la liberté de choisir ses contraintes. Si j'ai choisi l'entrepreneuriat, à un moment, c'est que j'ai décidé de ne plus avoir de plan B. J'ai quitté mon job alimentaire en me disant, non, tu ne peux pas continuer de cette façon-là, parce que tu es finalement partout et nulle part. Et c'est à partir de là, en fait, que j'ai vraiment eu foi en mon projet, que je savais que ça marcherait, quoi qu'il m'en coûte quelque part. mais que j'avais la capacité pour rebondir. Derrière finalement cette peur que ça ne marche pas, qu'on a peur de ne pas trouver de client, il y a souvent une peur de réussir. Et cette peur, on n'en parle pas très souvent, parce qu'elle est surprenante. C'est vraiment une peur très inconsciente, mais extrêmement fréquente. Moi, je l'ai mise en lumière quand je bloquais, quand je stagnais dans mon chiffre d'affaires. Je me développais, j'avais de plus en plus de clientes, mais il y avait un palier que je n'arrivais pas à dépasser. Donc cette peur en fait de réussir, elle implique aussi des changements en soi. C'est être peut-être plus visible, d'oser prendre sa place, peut-être gagner même plus que de l'argent. Assumer pleinement qui l'on est. Et pour certaines femmes, comme moi, qui ont appris à être discrètes, à ne pas déranger, à rester sages. Voilà, souvent ces femmes qui vont jusqu'à l'épuisement, ces bons petits soldats, ça peut être déstabilisant. Donc on peut se saboter, pas par peur d'échouer, on se sabote par peur de changer. En fait, la peur, elle est présente dans toutes nos décisions importantes. C'est normal, c'est humain. Le vrai problème, ce n'est pas la peur. Le vrai problème, c'est quand la peur, elle décide à votre place. Parce que tant que vous attendez de ne plus avoir peur pour avancer, vous lui donnez tout le pouvoir. Et pourtant vous êtes des femmes courageuses. Si vous êtes allées jusqu'à l'épuisement, jusqu'à l'effondrement, c'est que vous aviez des ressources en vous. Vous êtes courageuses. Donc le courage ce n'est pas de ne plus avoir peur. Le courage c'est d'avancer avec la peur. Moi j'ai jamais cessé d'avoir peur. Mais il y a une chose qui a changé, j'ai cessé de lui obéir. Je la regarde en face. Alors aujourd'hui si vous sentez cet appel, si une petite voix en vous vous dit j'aimerais faire autre chose, j'aimerais ne pas repartir comme avant, j'aimerais que mon burn out ou ma dépression ou cette perte de sens que je sens au travail m'amène à créer quelque chose d'autre, j'aimerais peut-être aider les autres. Je vous invite vraiment à vous poser une question simple. Si vous dites non à cet appel du changement, Est-ce que c'est vraiment vous qui prenez la décision ou est-ce que c'est votre peur ? Pour terminer cet épisode, j'aimerais vous proposer quelque chose de très simple. Plutôt que d'essayer de supprimer la peur, on sait qu'on ne peut pas la supprimer. Elle est normale, elle est naturelle dès qu'on sort de cette zone qu'on connaît, cette zone confortable dans laquelle notre cerveau veut nous maintenir. Donc plutôt que d'essayer de supprimer la peur, commencez par la regarder en face demandez vous qu'est ce qui me fait vraiment peur est ce que c'est le rejet est ce que c'est l'échec est ce que c'est le regard des autres est ce que c'est le sentiment de ne pas être suffisamment parfaite est ce que je souffre du syndrome de l'imposteur ensuite vous pouvez transformer une fois que vous l'avez identifié vous pouvez transformer cette peur en petit défi réalisable par exemple expérimenter de nouvelles choses rencontrer une nouvelle personne. Oser dire non quand quelque chose ne vous convient pas. Chaque petit acte que vous allez faire est un petit acte de courage qui entraîne le suivant. Et petit à petit, la peur perd de son pouvoir. Oui, il y aura des moments inconfortables. Oui, parfois vous vous sentirez maladroite, angoissée. Mais chaque pas vous rapproche d'une chose essentielle, une vie qui vous ressemble vraiment. Et un jour, vous regarderez comme moi le chemin parcouru et vous direz « Waouh, j'ai vraiment fait tout ça et ce sentiment-là, il n'a pas de prix » . Merci d'avoir écouté cet épisode et si ces mots résonnent en vous, je vous invite à partager cet épisode à une femme qui se pose peut-être les mêmes questions. Et parce que parfois tout commence également par une simple conversation, je suis à votre écoute lors d'une séance découverte pour peut-être trouver, lancer votre projet propose burn-out, ou bien même vous libérer des blocages qui vous empêchent en tant qu'entrepreneur, en tant que chef d'entreprise. de vivre de votre activité. Prenez bien soin de vous.