- Speaker #0
Bonjour à toutes, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de podcast. Aujourd'hui, j'ai la joie d'accueillir Patricia. Patricia, je l'ai rencontrée il y a quelques mois et on a tout de suite matché, si on peut dire ça. Du coup, je vais te laisser la parole, je vais te laisser te présenter.
- Speaker #1
Alors bonjour à tous, à toutes. Donc oui, je m'appelle Patricia. Et je suis sophrologue depuis un an maintenant, ça y est, un an. Et oui, on a tout de suite matché, effectivement. J'ai été invitée à participer à un atelier pour découvrir un peu ce que c'était la sophro. Et aujourd'hui, je voulais partager avec vous ce que c'est. la sophro d'abord, comment je suis arrivée à en faire, à devenir sophrologue. Il y a deux ans, j'ai décidé de quitter mon poste de secrétaire médicale dans une clinique pour faire une formation de sophrologie. Alors pourquoi la sophrologie ? J'ai traversé un burn-out il y a maintenant cinq ans. Et suite à ce burn-out, je me suis remise en question et j'ai fait un bilan de compétences. Et il s'est avéré que dans ce bilan de compétences, on me proposait ce métier de sophrologue. Alors, qu'est-ce que c'est la sophrologie ? C'est une thérapie, mais une thérapie brève, dans laquelle vous allez faire des... Je vais vous inviter à faire des… des exercices d'abord de relaxation dynamique qui sont associés à des exercices de visualisation et le but c'est de pouvoir refaire ces exercices en toute autonomie à la maison quand vous en avez besoin en fait dans des situations. Par exemple, on peut prendre l'exemple du stress ou des émotions un peu désagréables. La sophrologie peut vous aider à réguler ce stress ou ces émotions désagréables par ces exercices de relaxation et de respiration, parce que l'un ne va pas sans l'autre. En fait, la sophrologie, c'est un peu… On peut le prendre comme un outil, comme une béquille dans son quotidien, pour justement aider dans les moments où on sent que ça ne va pas trop. Donc je l'ai beaucoup utilisé pour moi au début, et puis ensuite je me suis lancée dans cette formation de sophrologue.
- Speaker #0
Toi, tu as découvert la sophrologie quand tu étais en reconstruction post-burnout. C'est là que tu as découvert.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et j'avais la chance aussi d'avoir dans mon entourage ma belle-sœur qui est sophrologue. Donc, j'ai pu échanger avec elle d'abord avant de me lancer dans cette formation qui m'a beaucoup apporté.
- Speaker #0
Toi, durant ta reconstruction post-burnout, la sophrologie, ça a permis quoi ? concrètement, pour des personnes qui ne connaissent pas ?
- Speaker #1
Concrètement, déjà, à me reconstruire, à me reconstruire, oui. Quand on passe par un burn-out, on est en… Alors, pour ma part, je ne sais pas pour d'autres personnes, mais pour ma part, j'étais en quête, pas en quête, en besoin de reconnaissance dans mon travail, dans le travail où j'ai fait ce burn-out. J'étais en recherche de reconnaissance, un merci pour le travail fourni. Et en fait, j'en faisais toujours plus, mais je m'épuisais. Je m'épuisais physiquement, je m'épuisais psychologiquement. Et en fait, avec la sophrologie, j'ai réussi, toujours avec ces exercices de relaxation et de respiration. à lâcher prise, à lâcher prise et à être beaucoup plus sereine, beaucoup plus apaisée aujourd'hui par rapport à cette période où c'était plus compliqué.
- Speaker #0
donc j'entends relaxation, détente et effectivement je t'ai fait intervenir dans mon parcours Reconnect Job pour les femmes qui sont en reconstruction post-burnout et en quête de sens du côté professionnel et c'est vrai que le souvenir que j'ai de la séance c'est d'avoir ressenti vraiment un relâchement corporel Merci. Avec l'exercice de visualisation, je ne sais plus si on avait fait un exercice de visualisation. Non,
- Speaker #1
juste de la surprenisation de base.
- Speaker #0
De la surprenisation de base, ok. Donc, état de relâchement. Et puis, quand c'était fini, je me suis souvenu que moi, je baillais. Il y en a dans le groupe qui s'étiraient. Donc, en fait, on est passé dans ce qu'on appelle, ce que j'utilise moi en naturopathie, en système nerveux parasympathique. Celui qui gère le calme, le repos, la digestion. fonctionner en équilibre avec le sympathique qui est tourné vers l'action de faire ou de réfléchir. Et c'est vrai que les personnes qui vont jusqu'à l'effondrement du burn-out, ce sont souvent des personnes qui sont en sympathique plus-plus. Donc tout le temps en train de réfléchir, tout le temps en train de faire des choses et qui n'ont plus suffisamment d'espace pour laisser la place au système nerveux parasympathique. Donc la sophrologie, en fait, elle permet de basculer en parasympathique pour retrouver un espace qui va vous permettre de vous rééquilibrer, de réguler ce qu'on voit beaucoup aujourd'hui sur les réseaux sociaux, réguler le système nerveux. Je préfère dire équilibrer parce que les deux vont ensemble. Et pour une personne qui fonctionne, on va dire, de manière optimale, c'est un peu l'alternance entre l'éveil et le sommeil, l'éveil de la nuit, le rythme circadien entre vous. On est éveillé, on est en activité, les moments, on est endormi et on se ressource. Et c'est vrai que dans le groupe, le souvenir que j'en ai, c'est cet état de relaxation, alors que certaines sont arrivées angoissées par rapport au questionnement sur l'avenir professionnel. Et j'insiste énormément dans mes parcours d'accompagnement et en rendez-vous individuels sur le fait d'avoir une boîte à outils. La sophrologie peut faire partie, mais il y a d'autres techniques. Une boîte à outils qu'on utilise au quotidien, parce que l'équilibre du système nerveux, c'est du quotidien.
- Speaker #1
C'est ça. C'est vraiment ce que j'ai aimé dans cette thérapie. Bref, c'est que justement, ça fait partie d'outils qu'on peut utiliser à terme tout seul, à la maison, dès qu'on en a besoin en fait. on n'a pas besoin de quelqu'un pour pouvoir le faire. On apprend à faire les exercices. Et c'est en les faisant entre les séances qu'on apprend à gérer, à gérer, oui, à gérer les moments où on se sent moins bien. Donc, c'est ce que j'avais aimé, j'avais apprécié avec la sophrologie.
- Speaker #0
Oui. Tu avais utilisé d'autres choses durant ton parcours de reconstruction ? D'autres techniques ou d'autres outils ?
- Speaker #1
Non. Non. Non, uniquement la sophrologie. Donc là, non.
- Speaker #0
Et donc la formation, pour des personnes qui voudraient éventuellement faire un parcours en restriction, il y a combien de temps ?
- Speaker #1
C'était une formation qui a duré dix mois en tout. Au départ, huit, dix. Et j'ai fait dans un... OUH La téléconférence, ça s'appelle Hippocratus.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Avec une certification à la fin.
- Speaker #0
Ok. Tu avais un mémoire à faire aussi, je crois. Oui,
- Speaker #1
tout à fait, oui. Sur l'accompagnement, on avait deux personnes accompagnées sur huit séances. Et le jury, qui était composé de cinq sophrologues confirmés, ont choisi une des deux personnes que j'ai accompagnées. pour présenter lors de l'examen final.
- Speaker #0
Donc aujourd'hui, tu es sophrologue certifiée. Est-ce que tu as une autre activité encore en parallèle ou tu t'es lancée dans le grand bain ?
- Speaker #1
Non, je ne me suis pas lancée dans le grand bain. Je suis toujours secrétaire médicale dans un petit cabinet. Maintenant, je ne suis plus dans une grande structure. Mais ce qui m'aide beaucoup aussi, parce que le contact, avec les patients, ça... Ça m'apprend beaucoup encore et ça m'aide dans mon métier de sophrologue, le contact avec les patients.
- Speaker #0
Tu utilises du coup avec les clients que tu accompagnes, au sein de ton cabinet, tu utilises d'autres techniques ?
- Speaker #1
Pour l'instant, je n'utilise que la sophrologie. Je suis ambassadrice maintenant depuis peu des huiles essentielles Altera. Donc, c'est des huiles essentielles de couleur, des parfums de couleur qui sont couplés à des émotions. C'est les émotions de couleur. Donc ça, j'utilise en début de séance. Je les fais respirer. C'est olfactif. Je fais respirer aux personnes que j'accompagne. qu'on appelle les sophronisés, je leur fais respirer pour voir l'état intérieur, leurs émotions, l'émotion qui prime quand ils commencent la séance avec moi. Mais c'est ce que j'utilise, oui, avec la sophrologie.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que c'est ça que j'avais vu quand on s'était rencontrés pour la première fois. Et j'adore, moi je suis vraiment une grande fan du pouvoir des huiles essentielles en olfaction. Pour moi, c'est vraiment… la voie royale avec l'utilisation aussi en application cutanée mais quand on est en olfaction en fait on vient court-circuiter on vient court-circuiter le cortex préfrontal tout ce qui est cerveau logique pour aller directement au cerveau émotionnel pour
- Speaker #1
moi les odeurs elles fonctionnent comme la madeleine de Proust c'est ça exactement c'est la même chose c'est la même Ouais.
- Speaker #0
C'est vrai que dans la boîte à outils que vous pouvez utiliser si vous êtes en reconstruction post-burnout, pensez à la sophrologie, pensez aux huiles au pouvoir des huiles essentielles. Elles fonctionnent aussi sur une fréquence vibratoire et ça c'est très intéressant à comprendre d'un point de vue un peu plus énergétique. Il y a des huiles essentielles qui vont vraiment vous redynamiser, vous ramener vers un état d'équilibre, vers une fréquence vibratoire de bonne santé. Ça peut paraître. pas complètement perché quand je te dis comme ça mais typiquement tout à fait et aujourd'hui quand tu regardes en arrière est-ce que tu te souviens un petit peu de comment tu te sentais avant ton burn-out est-ce que ton corps t'envoyait des signaux d'alerte comment est-ce que tu as vécu tout ça
- Speaker #1
J'ai eu des signaux d'alerte que je n'ai pas écoutés, forcément, comme beaucoup d'entre nous. J'ai fini, enfin, c'est mon corps qui a fini par lâcher, puisque le corps et l'esprit sont indissociables. Mais j'avais verrouillé, c'était que la tête qui fonctionnait. Et un jour, mon corps m'a dit stop. Et c'est à partir de là que... je me suis dit « Ah ok, le corps me parle et il faudrait peut-être que je l'écoute. » Parce que c'est sûr qu'avoir un emploi, c'est important, mais vous n'êtes pas indispensable. On n'est pas indispensable pour un employeur alors qu'on est indispensable pour notre famille. Et donc, quand j'ai eu ce burn-out, je me suis rendu compte que je donnais beaucoup. et que finalement, pourquoi ? Et là, vraiment, la sophrologie m'a beaucoup aidée à... Toujours pareil avec les exercices de relaxation qui sont indissociables, le corps et l'esprit sont entremêlés, je me suis rendue compte de plein de choses. Mais effectivement, tout au début... on cogite beaucoup, on rumine beaucoup on se pose beaucoup de questions on a peur du regard des autres, de l'autre aussi qu'est-ce qu'on va dire de nous qu'on est des incapables qu'on n'y arrive pas, pourquoi les autres y arrivent et pas nous et tout ça ça fait que mon corps il m'a dit stop mais aujourd'hui c'est derrière moi Merci. Franchement, c'est derrière moi. Je me suis reconstruite. J'ai rencontré les bonnes personnes. Merci à toi d'être sur mon chemin. Et ouais, voilà. J'ai rencontré les bonnes personnes qui m'ont beaucoup aidée. Aujourd'hui, je peux dire que je suis heureuse.
- Speaker #0
Je suis heureuse,
- Speaker #1
oui, par rapport à il y a cinq ans.
- Speaker #0
Et le chemin de reconstruction, c'est vrai que je partageais sur les réseaux sociaux aussi. Parfois, on laisse aller aussi certaines relations, des relations professionnelles, parfois des relations amicales, parfois même amoureuses, pour aller vers quelque chose de plus juste pour nous, pour un nouvel équilibre, quelque part on fait de l'esprit. espace aussi pour accueillir quelque chose d'autre sur notre chemin et c'est vrai qu'après il y a des belles rencontres d'âmes qui se font clairement clairement, oui on se réaligne en fait comme tu disais un corps-esprit, moi je vais parfois même plus loin cœur et âme tout ça on peut le voir aussi d'une façon un peu symbolique comme la nuit noire de l'âme Avec les symptômes dépressifs qui vont parfois avec aussi. Le burn-out n'est pas une dépression, je précise, mais le burn-out peut déboucher sur une dépression s'il n'est pas traité de la bonne manière, ou pris en charge de la bonne manière. Tout à fait. C'est vrai que quand on fait tout ce travail, qui est très, très inconfortable, tu parlais des ruminations, des angoisses, il y a de tout ça qui tourne en boucle dans sa tête. C'est un travail qu'on fait aussi d'introspection, de meilleure connaissance de soi pour aller vers quelque chose qui est plus juste, plus nourrissant pour la suite de sa vie personnelle et professionnelle.
- Speaker #1
J'ai juste envie de dire aussi, vous n'êtes pas seul.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Vous n'êtes pas seul. Combien on est à traverser un burn-out ? Mais oui, on rencontre les bonnes personnes au bon moment sur notre parcours et ça, c'est important. important. C'est vraiment important. Et on n'est pas seul.
- Speaker #0
On n'est pas seul. Aller demander de l'aide aussi, parce que parfois, on n'ose pas, parce qu'on a été fortes. Très, très longtemps. On ne se reconnaît pas.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
On ne se reconnaît pas.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas une faiblesse de demander de l'aide. Au contraire, c'est une preuve de courage.
- Speaker #0
Pour toutes les personnes qui nous écoutent, vous êtes courageuses, vous êtes fortes, vous avez les ressources en vous pour rebondir et pour construire une vie qui vous correspond davantage. C'est un passage. J'utilise souvent cette image aussi en disant que la reconstruction, c'est comme si on était dans un cocon et on est en train de se ressourcer, on est en train de recharger pour un moment. laisser éclore une nouvelle version de soi, ni mieux ni moins bien, mais une version qui va être plus à l'écoute de ses besoins, qui va réussir à poser des limites, qui va réussir à dire non, qui va réussir à faire passer ses propres besoins avant les besoins de tout le monde.
- Speaker #1
Mon cabinet s'appelle l'envol du papillon.
- Speaker #0
C'est très bien.
- Speaker #1
Oui, donc pareil. l'image d'être dans son cocon et un jour, on prend son envol. On réussit à prendre son envol. Ça, c'est important. Tout à fait.
- Speaker #0
Si tu avais un conseil à donner aujourd'hui à une personne qui est en train de traverser une période comme le burn-out, l'effondrement, la perte de sens au travail, voire une dépression, qu'est-ce que tu aimerais lui dire ?
- Speaker #1
Ce que j'ai déjà dit tout à l'heure, qu'elle n'est pas seule et qu'il faut Merci. pour oser tendre la main, dire que ce n'est pas facile. Je sais parce que longtemps, je me suis dit non, je suis capable, Et puis un jour, on se rend compte que non, on est des êtres humains déjà, avec nos faiblesses, et que ce n'est pas... vouloir réussir à tout, parce qu'on est dans une société où il y a la compétition, où la réussite, mais on peut aimer son travail, faire son travail correctement, sans avoir besoin d'être, aller au-delà de ses limites, tout ça pour avoir de la reconnaissance, pour avoir... Donc, ne pas hésiter et oser demander de l'aide quand on sent que… qu'on en a besoin et d'ailleurs pas attendre que votre corps vous le dise. C'est important aussi, pas attendre que vous vous sentez submergé par les émotions. Déjà le premier signe c'est la fatigue physique, morale. Cette impression, moi j'avais l'impression de couler. vous imaginez l'océan et vous coulez, vous coulez, vous ne voyez pas la surface et puis vous essayez de nager, de nager pour remonter à la surface mais vous continuez à couler et c'est un peu ça. Et dès que vous avez cette sensation de ne plus arriver à être à la surface, de ne plus arriver à respirer, ne serait-ce que ça, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide.
- Speaker #0
C'est vrai qu'en plus, les femmes, j'entends ce côté réussite, recherche de reconnaissance. Moi, j'ai souvent, après un burn-out, on redéfinit aussi ce que ça veut dire réussir sa vie. Tu en as parlé tout à l'heure à l'équilibre entre le travail, la vie de famille aussi. Oui. Les femmes sont malheureusement plus touchées par le burn-out aussi du fait de la charge mentale, liée à la logistique de la maison. Ce sont des emplois qui sont occupés, qui sont parfois aussi un petit peu plus précaires. Il y a beaucoup de choses qui se jouent sur le burn-out féminin. Une période particulière dans notre vie de femme aussi, autour de la quarantaine, avec ce qui se dessine un petit peu par rapport à l'arrivée. La préparation du corps à la péridion. Et dont on ne parle pas suffisamment non plus. Non.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En tout cas, merci beaucoup Patricia pour ton échange. Je laisse tes coordonnées pour les personnes qui souhaitent faire appel à toi pour trouver de l'apaisement, de la sérénité durant leur... parcours de reconstruction, donc je laisserai des coordonnées juste sous la vidéo.
- Speaker #1
Avec un grand plaisir. Merci à toi en tout cas. Merci.
- Speaker #0
Merci Patricia.