Description
Avant les lignes, les horaires et les cadences, il y avait le taxico. Un modèle né ici, où l'arrêt et la montée se réglaient entre un chauffeur et son passager, et non selon la rentabilité d'une ligne. C'est sur ce modèle que le monde du travail martiniquais et l'urbanisation de l'île se sont organisés.
Puis on a importé un autre système, pensé ailleurs, pour des villes qui ne sont pas les nôtres. Aujourd'hui la fraude est massive, alors que le taxico, lui, était payé.
Cet épisode pose deux questions. Celle du modèle, d'abord : peut-on encore faire marche arrière ? Celle du bénéfice, ensuite, plus rarement posée : à qui profite un transport public qui ne fonctionne pas, quand il reste le crédit auto, l'essence et les concessionnaires ?
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